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Posts Tagged ‘roman culinaire’

Lu dans le cadre du mois anglais et 1 pavé par mois :

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Issy est indéniablement douée pour la pâtisserie ! Ses collègues de la City se régalent chaque semaine des délicieux gâteaux qu’elle apporte au bureau. Elle tient ce talent de son grand-père qui a consacré sa vie entière à sa boulangerie. C’est à ses côtés, dans la chaleur des fournils, qu’Issy a grandi et appris les secrets des cupcakes moelleux.

Quand elle est brutalement licenciée, Issy décide de suivre son cœur et de se consacrer à sa passion pâtissière. C’est aussi pour elle une façon de rendre hommage à son grand-père dont la santé décline peu à peu… Mais ouvrir une boutique à Londres n’est pas de tout repos. La jeune femme découvre rapidement que de nombreuses personnes sont prêtes à lui mettre des bâtons dans les roues pour faire capoter son projet de Cupcake Café.

Izzy est une jeune trentenaire responsable administrative dans un gros cabinet immobilier. Cette londonienne célibataire entretient depuis quelque temps et dans le plus grand secret une liaison avec son boss, le beau Graeme, au grand dam de sa meilleure amie et colocataire Helena qui pense qu’il ne s’engagera jamais et qu’elle perd son temps.

Bien que la jeune se contente de son poste bien plan plan, ce qu’elle adore faire, c’est de la pâtisserie et plus particulièrement des cupcakes dont elle régale ses collègues de bus et de bureau. Un virus qu’elle a contracté auprès de son Grampa Joe qui l’a élevé et qui était boulanger.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si il n’y avait pas la crise et le groupe immobilier pour lequel Izzy travaille décide de procéder à des licenciements afin de conforter ses marges. Isabel est convoquée comme l’ensemble de ses collègues et elle a la mauvaise surprise d’apprendre qu’elle fait partie des premiers licenciés.

Révoltée contre cette décision qu’elle estime injuste et contre Graeme, qui n’a pas hésité à la sacrifier, elle claque la porte et va connaître quelques semaines difficiles à traîner en pyjama toute la journée et à se goinfrer de gâteaux et de crèmes glacées jusqu’à ce que Helena la secoue suffisamment pour qu’elle se lance dans un projet fou : devenir chef d’entreprise en ouvrant son propre salon de thé…

L’été dernier j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde signé également Jenny Colgan, un feel-good book gourmand que j’avais dévoré sur la plage et que j’ai préféré à Rendez-vous au Cupcake Café qui lui ressemble trop sur bien des points : une jeune femme qui après un licenciement (une faillite dans La petite boulangerie…) se retrouve célibataire et qui décide de prendre une décision radicale, celle de changer de vie pour devenir dans un cas boulangère et dans l’autre pâtissière.

Le thème du nouveau départ n’est pas nouveau, il est même souvent au centre des feel-good books, généralement accompagné d’une romance avec triangle amoureux, ce qui est le cas ici et ce qui m’a un peu déçue.

Outre le fait qu’il ne sorte pas des sentiers battus et reste bien dans les clous de ce genre littéraire, il est trop calqué sur La petite boulangerie dont j’avais parfois l’impression de lire le remake, un peu dommage non ?

Néanmoins, la lecture est agréable, le roman est charmant et gourmand à souhait, on se laisse prendre au jeu, l’histoire est bien menée quoique l’on peut lui reprocher quelques longueurs, l’héroïne volontaire et attachante mais ce Rendez-vous au Cupcake Café reste trop prévisible à mon goût.

Ce que j’ai beaucoup aimé en revanche, c’est l’amitié et la solidarité entre les femmes qui côtoient Izzy, toutes de conditions sociales différentes et qui vont l’aider à mener à bien son projet et à faire de son salon de thé une réussite.

Autre point positif : la très belle relation qui unit Izzy à son Grampa, placé dans une maison de retraite, et qui vit ses derniers mois est touchante, émouvante et apporte un vrai plus à l’histoire sage et convenue.

Vous l’aurez compris, une lecture agréable et sympathique qui remplit parfaitement sa mission de détente mais si vous souhaitez découvrir Jenny Colgan, je vous conseille plutôt La petite boulangerie du bout du monde !

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Lu dans le cadre du challenge A year in England :

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Dès son enfance, Rosa Fiore trouve le réconfort dans la cuisine familiale. La Cucina – le coeur de la luxueuse propriété familiale – représente le lieu où des générations de Fiore ont préparé des somptueux banquets, et où le drame de la vie de famille s’est toujours joué autour de l’antique table.heart_4auteur-editeur-pagesla-cucina-lily-prior

Castiglione, début du 20è siècle. Rosa Fiore est à 8 ans la petite dernière de sa fratrie lorsque sa mère met au monde Pace et Guerra, ses petits frères siamois. Lors de cette longue nuit d’orage où chacun pense qu’Isabella Fiore va y laisser la vie, la petite Rosa s’est réfugiée comme toujours dans la cucina.

La cucina c’est le cœur de la maison et c’est l’endroit préféré de Rosa qui trouve un grand réconfort dans le fait de cuisiner pour les siens les produits siciliens de la ferme familiale.

Quelques années plus tard, Rosa vit sa première histoire d’amour avec Bartholomeo, leur union est hélas impossible car son père l’a déjà promis en mariage à une autre famille de la mafia. Les deux amoureux doivent s’enfuir en Amérique mais le jeune homme n’en aura pas le temps et sera assassiné le soir de son départ par son propre père.

Rosa est dévastée et s’enferme dans la Cucina pendant des semaines et inlassablement va cuisiner encore et encore, jusqu’a épuiser les réserves de la ferme, jusqu’à ce que sa mère lui demande d’arrêter.

Elle part alors pour Palerme où nous la retrouvons 25 ans plus tard, bibliothécaire et célibataire. Rosa s’est investie dans son travail et réfugiée dans la nourriture, elle est devenue grasse et elle se rend compte qu’elle s’est vraiment laissé aller lorsque un Inglese franchit la porte de la bibliothèque pour consulter des livres de recettes anciens.

Bien que moquée par ses jeunes collègues qui la trouvent bien désuète, elle se révèle au goût de l’anglais qui manque de la renverser sur une table des archives pour le lui prouver sur le champ…

Il m’a fallu près de trois ans et demi pour extirper ce roman de ma PAL et vous savez pourtant combien j’affectionne les romans culinaires, à fortiori s’ils ont pour cadre l’Italie, j’adore la cuisine italienne !

La cucina donne envie de se mettre derrière les fourneaux mais pas que. Le premier roman de l’anglaise Lily Prior est aussi gourmand que sensuel, une ode à la cuisine italienne mais aussi une célébration de la vie.

C’est une histoire qui ne paie pas de mine au départ mais qui finit par embarquer le lecteur et éveiller ses sens car gastronomie et amour sont au coeur du récit mais pour autant, les scènes de sexe ne tombent jamais dans la vulgarité et sont au contraire d’une sensualité folle.

Le personnage de Rosa Fiore n’a pas été épargnée par la vie et on pourrait ne voir en elle qu’une vieille fille aigrie et insipide mais elle se révèle très piquante, elle ose, s’affranchit des convenances à une époque, les années 50 très puritaines, d’autant plus en Sicile où la Mafia règne en maitre et où les familles n’hésitent pas à tuer leurs brebis galeuses.

Un personnage intéressant et attachant qui forme avec l’inglese un duo carrément torride.

Lily Prior sait nous mettre l’eau à la bouche et franchement, j’en redemande et ça tombe bien car il y a une suite et je compte bien me la procurer prochainement !

Vous l’aurez compris, La cucina est un roman réussi et appétissant qui mêle habilement cuisine, Italie et érotisme, si ces thèmes vous intéressent ce roman est pour vous.

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De nos jours, le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Elles sont quatre candidates en lice : d’abord Jenny, dont les enfants ont quitté le nid, puis Claire, qui a sacrifié ses rêves pour ceux de sa fille, Vicky aussi, qui lutte avec ses devoirs de mère, et enfin Karen, la parfaite Karen, bien déterminée à rester … parfaite !

la-meilleure-d-entre-nous-sarah-vaughanauteur-editeur-pagesLe concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden commence et les candidats en lice rêvent tous de remporter le titre et la généreuse dot qui l’accompagne.

Jenny, la cinquantaine toute en rondeurs, délaissée par son mari devenu marathon man obsédé par sa ligne et les calories qu’il enfourne.

Vicki, ex-institutrice, qui a souffert de l’absence de sa mère, n’aspire plus qu’à élever son fils Alfie jusqu’à ce qu’il soit en âge d’entrer à l’école.

Claire, une jeune caissière mère célibataire qui travaille pour la chaine de magasins Eaden, peine à joindre les deux bouts et rêve d’un avenir meilleur pour sa fille.

Karen, dont l’apparente perfection cache bien des secrets et qui souffre d’anorexie mentale depuis plus de vingt ans.

Mike, veuf et père de deux jeunes enfants, en pleine thérapie culinaire depuis le décès de son épouse.

Cinq candidats en lice, très différents, réunis par une même passion : la pâtisserie. Mais la confection d’un cheesecake, d’une brioche ou d’une maison en pain d’épices ne suffit pas toujours à oublier les petits et gros pépins du quotidien.

Vous connaissez sans doute (ou pas) mon goût pour les romans culinaires et je m’étais promis de le lire pendant les vacances. Chose promise, chose faite et cette belle brique n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL pour une fois !

Je dois dire que je me suis bien régalée avec La meilleure d’entre nous dont j’ai beaucoup aimé l’histoire et la plupart des protagonistes. Un roman bien ancré dans la réalité et qui revient sur les accidents de la vie auxquels on peut tous et toutes être confrontés à un moment donné dans notre vie personnelle et professionnelle.

Sarah Vaughan signe donc ici un roman qui semble léger à première vue mais qui ne l’est pas tant que ça avec une galerie de personnages très intéressants avec en tête de liste : Jenny et Vicki, les autres (Claire, Karen et Mike) n’ont malheureusement pas droit au même traitement et j’ai trouvé cela dommage car ils avaient tous du potentiel mais l’auteure les délaisse au profit des deux premières que l’on suit tout au long du roman.

On suit donc les cinq candidats en lice pour le concours Kathleen Eaden, une star des fourneaux en Angleterre et dont on célèbre le premier anniversaire de son décès. Sarah Vaughan brosse le portrait en creux des candidats au fil du concours qui s’étire sur plusieurs mois, pendant les épreuves, mais aussi en dehors, entre stress et joie.

Parallèlement à la compétition, l’auteure nous brosse aussi le portrait de Kathleen Eaden elle-même avec des extraits de son journal de 1964, à une période où la cuisinière écrivait L’art de la pâtisserie et tentait d’avoir un enfant.

Bourré d’émotion et d’humour, ce roman éminemment gourmand se dévore littéralement notamment grâce aux personnages attachants et réalistes, parfois assez irrésistibles, et aux pages consacrées aux concours et à la pâtisserie qui mettent littéralement l’eau à la bouche.

C’est aussi une belle leçon de vie, entrecoupée d’extraits savoureux de « l’Art de la Pâtisserie » écrit par Kathleen Eaden en 1966 et qui est une bible pour toutes les pâtissières d’outre-Manche.

Un roman que je vous recommande chaudement si comme moi vous aimez la pâtisserie et les romans anglais, vous ne devriez pas être déçues !

heart_4Lu dans le cadre des challenges A year in England et 1 pavé par mois :

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Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d’un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine d’années plus tard, Lilian anime tous les premiers lundis du mois un atelier de cuisine dans son restaurant.

l-ecole-des-saveurs-erica-bauermeisterauteur-éditeur-pagesAussitôt arrivée en vacances, je me suis empressée de me jeter sur L’école des saveurs d’Erica Bauermeister qui ne sera pas resté longtemps dans ma PAL. Vous connaissez mon appétit pour la lecture, je suis aussi très gourmande et comme toutes les épicuriennes, j’affectionne les romans culinaires. Celui-ci me mettait l’eau à la bouche depuis des mois et lorsque j’ai lu le billet de Laeti, ça n’a pas fait un pli, je l’ai acheté et directement glissé dans ma PAL de vacances, et j’ai bien fait, car ce roman est particulièrement savoureux et qu’il donne envie de se mettre derrière les fourneaux !

L’École des saveurs réunit huit élèves, cinq femmes et trois hommes, d’âges divers et d’horizons différents. Dirigée par Lilian, la propriétaire du restaurant dans lequel se tiennent les cours, cette école des saveurs a lieu chaque premier lundi du mois, du début de l’automne à celui du printemps. Au fil des mois, ils vont partager des expériences culinaires, découvrir des plats et des saveurs, notamment des épices, venus des quatre coins du monde, mettre en alerte leurs sens et éveiller en eux des sentiments nouveaux.

Lilian n’enseigne pas à ses élèves les bases de la cuisine, elle les prévient d’emblée dès le premier cours, pas de recettes, pas d’aliments de bases, mais elle leur fait partager sa passion pour la cuisine, une cuisine simple mais goûteuse, qui fait appel aux sens : on touche, on goûte, on écoute, on savoure.

Découpé en autant de chapitres qu’il y a des personnages, ce roman polyphonique va tour à tour mettre en scène Lilian, qui ouvre le récit, Claire,  une mère au foyer qui s’est un peu oubliée en route, trop prise par son quotidien de jeune maman, entre couches, doudous et tétés ; Carl et Helen, un couple qui a traversé bien des épreuves mais qui s’aime comme au premier jour après cinquante années de vie commune ; Isabelle, une octogénaire qui sombre peu à peu dans la maladie d’Alzeimer ; Antonia, une italienne conceptrice de cuisine épicurienne dans l’âme ; Tom, un jeune veuf qui décide de prendre des cours en hommage à sa femme chef, morte un an plus tôt ; Ian, un informaticien en mal d’amour et Chloé, une aide-serveuse de Lilian. Tous ses personnages sont bien dessinés et très attachants, très humains aussi, j’ai aimé les suivre au fil du récit. Le style fluide et poétique d’Erica Bauermeister m’a également beaucoup plu.

Vous l’aurez compris, j’ai été très sensible à ce roman culinaire qui se révèle être une une ode à la gourmandise et aux sens très réussie, où le bonheur de cuisiner et de manger prend tout son sens. Un roman délicieux, à la fois empli d’amour, tendre et sensible qui donne furieusement envie de prendre des cours de cuisine, de déguster des tomates, des spaghettis, de faire un gâteau et que sais-je encore !

L’école des saveurs est un livre gourmand qui réveille les papilles, vous allez vous régaler.

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Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Claire et du challenge La plume au féminin édition 2013 :

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Du jour où la célèbre chroniqueuse culinaire, Rachel, alors enceinte de sept mois, découvre que son mari Mark, illustrissime éditorialiste politique à Washington, a une liaison avec Thelma, la femme du sous-secrétaire d’État aux Affaires du Moyen-Orient, «une grande bringue avec un cou de la longueur du bras, un nez de la taille du pouce, des jambes interminables, sans parler de ses pieds, qui sont un peu en canard», sa colère et sa douleur ne connaissent pas de bornes. Une blessure que Rachel nous livre encore toute fraîche, avec la ferme volonté de comprendre et de survivre.

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Heartburn, littéralement brûlure d’estomac ou mal au coeur in english in the text, est un roman autobiographique écrit en 1983. Best-seller aux Etats-Unis dès sa sortie, il fut adapté à l’écran par Nora Ephron elle-même et dirigé par son grand ami Mike Nichols, avec Meryl Streep et Jack Nicholson dans les rôles titres. L’auteure, au départ chroniqueuse culinaire, est par ailleurs une brillante scénariste de comédie romantique qui s’est illustrée dans Harry rencontre Sally et Nuits blanches à Seattle. Elle est aussi la réalisatrice d’un film que j’aime beaucoup Julie & Julia, avec encore Meryl Streep dans le rôle de Julia Child, dont j’ai eu l’occasion de vous parler ici.

Par le truchement de recettes de cuisine, Rachel, le double littéraire de Nora Ephron, nous raconte le moment où son second mariage a littéralement coulé à pic, alors qu’elle était enceinte de son second fils. Ce violent chagrin d’amour qu’elle a ressenti lorsqu’elle a découvert la liaison de son mari avec la femme d’un sous-secrétaire d’état, est à la hauteur de la trahison. Aucune femme n’aime découvrir que son mari la trompe, encore moins lorsqu’elle est particulièrement vulnérable, pendant sa grossesse en l’occurrence.

Rachel connaît le succès avec ses livres et ses émissions culinaires, déjà divorcée une fois, elle est new-yorkaise et vit désormais à Washington, le cœur du pouvoir américain, car son second mari, Mark, est journaliste politique. Dans la vraie vie, Mark est en fait Carl Bernstein, un journaliste d’investigation, rendu célèbre lorsqu’il révèle avec son collègue Bob Woodward, dans le Washington Post, le scandale du Watergate qui obligera le président Richard Nixon à démissionner en 1974. Lorsque leur mariage expose en plein vol, ils sont tous deux des personnalités en vue de la capitale américaine.

Nora Ephron nous livre ici un roman bourré de recettes, d’autodérision, d’humour juif et de psychanalyse, c’est bien simple on se croirait dans un film de Woody Allen. L’auteure, trompée et abandonnée, se sert de sa plume pour coucher son mal-être, s’interroger sur le mariage, les relations hommes/femmes et fait de Heartburn, un livre-remède, un livre-vengeance, avec la cuisine pour thérapie : des recettes pour les jours où tout va bien, d’autres lorsqu’au contraire tout va mal, d’autres encore pour le premier diner en amoureux, etc. Vous ne verrez plus la vinaigrette ou les pommes de terre de la même façon après avoir lu ce roman plutôt triste et doux-amer, comme une rupture sentimentale.

Rachel se révèle un personnage attachant et Heatburn, un roman très enlevé et mordant où l’on ne s’ennuie pas une seconde, même si le récit en tant que tel n’est certes pas original ou particulièrement remarquable, mais qui ressemble tellement à la vie des femmes d’aujourd’hui.

heart_3Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin édition 2013

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