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Posts Tagged ‘roman enfant’

De formation littéraire et scientifique, curieuse de nature, Sylvie Baussier se consacre à l’écriture de livres pour la jeunesse depuis vingt ans. Auparavant, elle a été bibliothécaire puis éditrice d’encyclopédies générales. Documentaires, albums, romans, ses ouvrages explorent différentes formes d’écriture et de rapport au réel, avec pour point commun l’envie de donner aux jeunes des clés pour saisir le monde, rêver, découvrir les civilisations d’hier et d’aujourd’hui, devenir des citoyens attentifs aux autres.

Je suis Astérios, Prince de Crète, fils de Minos et de Pasiphaé. Je vis dans un grand palais et mon lit est en or. Mais tout le monde me fuit et je me demande bien pourquoi !

Mon père refuse de me parler, ma mère, mes soeurs Ariane et Phèdre sont distantes. Seule ma nourrice a quelques mots gentils pour moi. Qu’ai-je bien pu faire pour vivre dans une telle solitude, à l’écart de tous ?

Ce matin, je viens enfin de découvrir ma véritable apparence : celle d’un enfant à tête de taureau ! On m’appelle désormais le Minotaure. Icare, fils de Dédale m’annonce qu’on me fait bâtir un palais. Vais-je enfin mener une vie normale ? Voici mon histoire…

Si vous êtes un.e fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que mes garçons et moi-même aimons beaucoup la mythologie, aussi lorsque j’ai vu dans le programme des parutions des éditions Scrinéo leur toute nouvelle collection consacrée à la mythologie grecque écrite par Sylvie Baussier, une spécialiste du genre, j’ai aussitôt demandé à recevoir les deux tomes parus le 20 août et après Moi, ligia, sirène, je vous présente aujourd’hui : Moi, le minotaure

Les couvertures sont très réussies et la ligne éditoriale est intéressante : donner la parole aux monstres car en chacun d’eux, nous dit l’autrice en préambule, il y a une part d’humanité. Et je dois dire que si toute la collection est du même acabit que les deux premiers opus, chaque titre va rejoindre notre bibliothèque familiale.

Je ne connaissais le mythe du minotaure que par l’histoire de Thésée, prince d’Athènes et du fil d’Ariane, autant dire pas grand chose et en moins de cent pages, l’autrice réussit son pari de faire (re)découvrir le mythe aux jeunes lecteurs dès 10 ans en donnant directement la parole aux « monstres ».

L’histoire d’Astérios est touchante et montre la férocité des dieux de l’Olympe envers les simples mortels. Si Astérios est affublé d’une tête de taureau, c’est parce que son père, Minos, a refusé de sacrifier à Poséidon, à qui il doit le trône de Crète, un magnifique taureau blanc. Le dieu des océans s’est vengé sur son fils, bien innocent dans cette histoire.

Minos a pris ce fils en horreur car il est la preuve vivante de sa trahison envers le dieu et refuse qu’Astérios soit reconnu comme son fils et il le relègue au rang de monstre, enjoignant à tous de faire de même.

Le récit d’Astérios est triste et on entre facilement en empathie avec lui. Dans le sillage du prince, on croise Ariane et thésée qui vient le combattre afin de faire cesser le sacrifice des sept jeunes filles et des sept jeunes garçons athéniens en offrande au Minotaure. Mais aussi Dédale et Icare. L’occasion pour Sylvie Baussier de replacer le mythe dans l’histoire d’avoir la version du « méchant ».

Cerise sur le gâteau : Sylvie Baussier propose une fiche sur chacun des protagonistes de cette histoire, nous retrace le mythe crétois du minotaure dans la littérature antique et ses représentations modernes. Il y a même un cahier de jeux pour les enfants en toute fin d’ouvrage.

Les deux prochains titres à paraître sont Moi, Polyphème, cyclope et Moi, Cerbère, gardien des enfers, nous avons d’ores et déjà hâte de les découvrir car mes garçons, ont comme moi, beaucoup apprécié Ligia et Minotaure !

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture !

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De formation littéraire et scientifique, curieuse de nature, Sylvie Baussier se consacre à l’écriture de livres pour la jeunesse depuis vingt ans. Auparavant, elle a été bibliothécaire puis éditrice d’encyclopédies générales. Documentaires, albums, romans, ses ouvrages explorent différentes formes d’écriture et de rapport au réel, avec pour point commun l’envie de donner aux jeunes des clés pour saisir le monde, rêver, découvrir les civilisations d’hier et d’aujourd’hui, devenir des citoyens attentifs aux autres.

Ligia est la fille du dieu fleuve Achéloos et de la muse Melpomène. Alors qu’elle joue avec sa soeur Leucosia et leur amie Coré, celle-ci est enlevée et emmenée par Hadès aux enfers, sans que les jeunes filles ne puissent s’y opposer.

La mère de Coré, la déesse des moissons Déméter, ivre de douleur, accuse Ligia et Leucasia d’être complices de la perte de sa fille et sa vengeance va être terrible.

Ligia donnerait tout pour redevenir celle qu’elle était avant que la déesse Démeter la transforme en sirène : une jeune fille insouciante. Depuis lors, Ligia et Leucosia vivent sur un rocher perdu en pleine mer et elles guettent les bateaux qui s’en approchent.

Comment cela a-t-il pu leur arriver ?

Si vous êtes un.e fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que mes garçons et moi-même aimons beaucoup la mythologie, aussi lorsque j’ai vu dans le programme des parutions des éditions Scrinéo leur toute nouvelle collection consacrée à la mythologie grecque écrite par Sylvie Baussier, une spécialiste du genre, j’ai aussitôt demandé à recevoir les deux tomes à paraître le 20 août et je vous présente aujourd’hui l’un d’entre eux : Moi, Ligia, sirène.

Les couvertures sont très réussies et la ligne éditoriale est intéressante : donner la parole aux monstres car en chacun d’eux, nous dit l’autrice en préambule, il y a une part d’humanité. Et je dois dire que si toute la collection est du même acabit que les deux premiers opus, chaque titre va rejoindre notre bibliothèque familiale.

Je ne connaissais du mythe des sirènes que ce que j’en avais lu dans L’Odyssée d’Homère, autant dire pas grand chose et en moins de cent pages, l’autrice réussit son pari de faire (re)découvrir le mythe aux jeunes lecteurs dès 10 ans en donnant directement la parole aux « monstres ».

L’histoire de Ligia et de sa soeur Leucasia est touchante et montre la férocité des dieux de l’Olympe envers les simples mortels. Les deux jeunes filles sont en effet totalement innocentes de ce que Déméter leur reproche et incapables de retrouver leur amie disparue. Elles se retrouvent affublées d’ailes et de serres acérées pour l’éternité pour leur plus grand désespoir.

Le récit de Ligia est poétique et triste et on entre facilement en empathie avec elle. Les deux sirènes sont inconsolables de leur vie d’avant, condamnées, elle qui se régalaient de fruits, à dévorer la chair des marins, seul moyen pour elles d’êtres rassasiées.

Dans leur sillage, elles vont croiser Orphée, Jason et Ulysse, l’occasion pour Sylvie Baussier de replacer le mythe dans l’histoire contée par Homère et d’avoir la version des « méchants ».

Cerise sur le gâteau : Sylvie Baussier propose une fiche sur chacun des protagonistes de cette histoire, nous retrace le mythe des sirènes dans la littérature antique et nous apprend pourquoi au fil du temps les sirènes sont passées de femmes oiseaux à femmes poissons. Il y a même un cahier de jeux pour les enfants en toute fin d’ouvrage.

Les deux prochains titres à paraître sont Moi, Polyphème, cyclope et Moi, Cerbère, gardien des enfers, nous avons d’ores et déjà hâte de les découvrir car mes garçons, ont comme moi, beaucoup apprécié Ligia et Minotaure !

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture !

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Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

En se rendant chez Horatio, Timmy Poile-Fauve, le lapin le plus maigrichon de toute la garenne, fait une rencontre qui va changer sa vie. Abreuvé aux histoires extraordinaires des lapins de la couronne surprend une conversation entre trois ratzis.

Les gros rats veulent photographier la reine d’Angleterre en nuisette afin de vendre ce cliché ô combien compromettant à scelerats.com

Lorsque Timmy se confie à Horatio, ce dernier lui dit qu’il doit anéantir le complot qui plane sur Buckingham Palace !

Pour cela, il doit se rendre à Londres. Lui, qui endure au quotidien les rires moqueurs de ses frères et soeurs, sent s’en bien incapable. Mais le vieux lapin ne l’entend pas de ce cette oreille !

Timmy n’a pas le choix : il doit se rendre à Londres et trouver les Lapins de la Couronne d’Angleterre, les seuls capables de déjouer le complot qui menace la reine !

Le complot est le premier tome des Lapins de la couronne d’Angleterre, une série qui en comprendra quatre, signée Santa et Simon Montefiore, destinée aux 9 / 12 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-oeil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce premier volume avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins, j’en ai un moi-même, et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit et bien rythmé avec des rebondissements et zéro temps mort.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy et j’ai hâte de tous les retrouver dans le second tome.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette première aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

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Jack Heath est un célèbre auteur australien, ayant déjà publié pour la jeunesse, traduit en France, comme les séries « 30 minutes pour survivre » (Albin Michel) et « Monstreville » (Bayard) ; il publie pour la première fois aux éditions Flammarion jeunesse, avec sa saga « Les chroniques de Kelton ».

Kelton, en Australie. Jarli, un petit génie de l’informatique âgé de 14 ans, a créé une application qui détecte si quelqu’un ment en informant son utilisateur par un bip. L’adolescent a posté son code sur un forum afin qu’il soit testé avant d’éventuellement commercialiser son invention.

Très vite, l’appli vérité devient virale, échappant à son contrôle et en quelques heures, Jarli devient mondialement connu. Mais sa nouvelle célébrité vire au cauchemar : les mensonges éclatent au grand jour et tous en ont après lui. Ses amis. Ses professeurs. Sa famille.

Même de dangereux criminels l’ont pris pour cible et son père et lui sont victimes d’une tentative de meurtre. S’engage alors une course contre la montre pour sauver sa vie et celles des siens…

L’appli vérité est le premier tome des Chroniques de Kelton, la toute nouvelle série destinée aux 11 / 13 ans signée du prolifique Jack Heath, célèbre pour ses romans jeunesse traduits dans une trentaine de pays.

L’auteur australien star du genre, nous propose ici un thriller haletant et réussi qui a pour cadre un petit village rural d’Australie et pour héros, un geek particulièrement impopulaire dans son collège.

L’histoire, très prenante, se passe dans une atmosphère australienne où la nature et l’environnement sont présents mais où la technologie et l’hyper-connexion, contrebalancent la vie rude et isolée du village de Kelton.

L’intrigue est intéressante car on le sait tous : toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire et notre héros va l’apprendre à ses dépens. La moindre omission, le plus petit mensonge ou non dit, le moindre travestissement est immédiatement révélé par l’appli vérité, ce qui va attirer bien des ennuis à Jarli.

Ce qui est très intéressant également c’est le rapport à la célébrité et aux réseaux sociaux. Jarli passe de la vedette à l’être haï et menacé de mort, c’est très violent pour l’adolescent de se prendre tout ça en pleine figure et c’est bien traité. Heureusement il va pouvoir compter sur l’aide de sa meilleure amie Bess et d’une nouvelle venue de Russie pour échapper à ses ennemis.

L’action est très présente et les évènements s’enchaînent sans temps mort, en quelques heures seulement, ce roman est un véritable page-turner pour la jeunesse et a tous les atouts propres à ce genre.

Pour autant, c’est là où pour moi le bas blesse : tout va bien trop vite à mon goût, le dénouement intervient en 24 heures, ce qui rend certains éléments plus très crédibles à mes yeux d’adulte.

Ce qui n’est pas le point de vue de mon Sami-Chameau de fils, pile dans la cible visée par l’auteur et l’éditeur et qui, du haut de ses 13 ans, n’a pas vu ces manques de cohérence. Il a adoré ce premier tome et n’en a fait qu’une bouchée. Il attend la suite avec impatience, heureusement elle est déjà disponible en librairie, vous reverrez donc très vite sur ce blog la suite des aventures de Jarli !

Si vous recherchez un roman empli d’action et de suspens pour vos enfants, vous pouvez aller vers cette série les yeux fermés.

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture addictive !

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Anne-Marie Desplat-Duc aime les enfants, l’histoire, les animaux, rêver d’aventures et… rire ! C’est pour cela qu’elle écrit depuis très longtemps déjà des romans historiques, des romans avec des animaux, des romans d’aventures et beaucoup de romans drôles !

Théo a dix ans et habite avec ses parents, Louis son grand frère de quinze ans et Sido, sa petite sœur de six ans, dans un village de Bretagne depuis un an.

Toute la famille a quitté la capitale pour que le père de famille puisse devenir marin pêcheur comme son père avant lui.

Il arrive à Théo, 10 ans, quelque chose d’incroyable ! Après avoir été choisi par les petits animaux de son jardin pour sauver les insectes, voilà qu’une poule débarque chez lui !

Et quand le petit garçon apprend qu’elle s’est enfuie d’un élevage intensif, il décide de l’adopter et de sauver les autres poules. Mais comment s’y prendre ?

Sauvons les poules ! est le second tome de Théo super-héros de la nature, la toute nouvelle série signée Anne-marie Desplat-Duc, qui nous avait surtout habitués aux romans historiques ayant pour cadre la cour de Louis XIV.

Changement d’ambiance et d’époque avec ce court roman destiné aux 8 ans et plus qui aborde avec une grande pédagogie le thème de l’écologie, ce que l’on ne peut que saluer, car l’autrice le fait très bien.

Le premier opus sensibilisait les jeunes lecteurs et leurs parents aux dangers des insecticides pour les petites bêtes de nos jardins, Ici l’autrice s’en prend à la malbouffe des cantines et à l’élevage intensif des poules à travers Roussette, la petite poule rousse qui s’est échappée de sa prison et qui va rallier à sa cause Théo, toute sa famille et son école !

Abondamment illustrée avec beaucoup de talent par Mathilde George, l’histoire nous propose bon nombre d’astuces pour prendre soin de la planète en réduisant drastiquement nos déchets en adoptant des poules et en évitant le gâchis des cantines grâce à de meilleurs produits.

Anne-Marie Desplat-Duc, encourage les bonnes pratiques sans pour autant devenir moralisatrice et accuser les éleveurs de tous les maux. Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur des personnes mais bien d’encourager les mentalités à évoluer et de revenir aux remèdes de nos ancêtres qui étaient de bien meilleurs écologistes que nous.

Le récit est bienveillant, plein d’espoir et montre que chacun peut, à son échelle, y compris les enfants, changer les choses, les mentalités et faire de bons gestes pour préserver la planète.

Le vocabulaire est accessible aux enfants, le héros est sympathique et les enfants n’auront aucun mal à s’y identifier, la typographie est bien adaptée, pour moi c’est un sans faute.

Mieux, c’este une série qui devrait être lu dans les écoles primaires qui pourraient tester les idées de Théo dans le cadre de leurs cours de sciences. Cerise sur le gâteau, en fin d’ouvrage, il y a un cahier de jeux pour prolonger la lecture et découvrir des astuces écologiques tout en s’amusant !

Un petit roman à découvrir absolument et un grand merci à Scrinéo pour cette lecture épatante !

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Paul Thiès vit aujourd’hui à Paris mais de son enfance passée dans différents continents, il a conservé le goût du voyage. Ses livres racontent des histoires de pirates, de sorcières, des aventures historiques ou des émois amoureux. Depuis 2003, il a conquis son jeune public avec la série « Plume le pirate », publiée chez Flammarion jeunesse. Il est également l’auteur de L’Aventure des trois tambours et des séries « La princesse qui… » et « Sara apprentie sorcière ». Benjamin Strickler a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Bruxelles. Il vit à Strasbourg et illustre pour la presse et l’édition jeunesse. Il illustre Gaspard de Paris chez Flammarion Jeunesse.

Paris, 19è siècle. Gaspard Saint Georges est un jeune orphelin d’une douzaine d’années apprenti ramoneur qui s’est lié d’amitié avec une gargouille vivante.

Un jour, le Père Socrate, le vieil antiquaire, qui l’a recueilli, dans le quartier de Montmartre, est kidnappé par une chauve-souris géante !

Pour la gargouille, il n’y a aucun doute, ce monstre n’est pas un animal mais un automate. Bientôt Gaspard et ses amis s’aperçoivent que d’autres engins mécaniques rôdent autour d’eux.

Mais qui peut bien se servir d’automates pour les espionner ? Et surtout pourquoi ? Le père Socrate est-il bien celui qu’il paraît être ? Bravant les dangers, Gaspard, la gargouille et leurs amis partent à la recherche de l’inventeur maléfique et ne tarderont pas à découvrir les secrets du père Socrate…

L’attaque des automates est le second opus de la série signée Paul Thiès : Gaspard de Paris. Ce très court roman historique propose aux enfants une intrigue policière teintée de fantastique avec pour héros un jeune orphelin et une gargouille de pierre.

Et je dois dire que je ressors charmée de cette lecture à destination des 8/10 ans. Paul Thiès propose à ses jeunes lecteurs un roman de qualité, bien documenté, bien écrit, avec un vocabulaire recherché.

L’intrigue policière est bien construite et le suspens mené jusqu’au bout, deux atouts pour les apprentis détectives qui adoreront enquêter aux côtés de Gaspard et de son ami gargouille.

Le jeune orphelin est un héros attachant, un enfant honnête, gentil et intelligent qui saura délivrer le père Socrate, bien aidé par ses amis qui lui seront d’une aide précieuse.

De belles valeurs comme l’amitié, le courage et l’honnêteté, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont bien mises en avant et il est sûr que ce roman fantastique fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices dont ils sont la cible.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite grandement la lecture et le roman est abondamment illustré avec talent par Benjamin Strickler, permettant des pauses, une aération du texte et ajoutant une bonne dose de charme à l’histoire.

Autant de points positifs pour les détectives en herbe, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte. Et cerise sur le gâteau, cette petite histoire leur permettra de découvrir le quotidien d’un enfant du XIXè siècle avec une atmosphère vieux Paris très réussie.

Pour conclure, je recommande ce roman aux enfants dès 8 ans, je suis sûre que cette histoire pleine de surprises saura leur plaire !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture fantastique.

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Alexandre Fera est éducateur pour personnes handicapées, il a publié chez Flammarion Je n’ai pas toujours été un vieux con, Après la mer et le dernier cerveau. Il vit à Nantes.

Charlie est en CM2 mais depuis six mois, rien ne va plus ! Ses parents ne s’aiment plus et se sont séparés, se partageant sa garde de façon équitable : elle vit une semaine chez son père et une chez sa mère.

Bien que la séparation se soit faite en douceur, ses parents sont malheureux, toujours un air triste collé au visage et Charlie a l’impression de devoir tout gérer à leur place.

Sa mère se plonge dans son travail et son père est encore plus distrait que d’habitude ! Heureusement, avec son amie Léa, elle ne manque pas d’idées pour les faire réagir : des anniversaires improvisés avec toute sa classe aux rencontres organisées avec des pères célibataires, se comporter comme un bébé et même fuguer. Quand Charlie s’en mêle, les parents n’ont qu’à bien se tenir !

Charlie s’en mêle ! est le premier roman pour la jeunesse d’Alexandre Feraga, un auteur habituellement publié en adulte. Cette histoire pensée pour les 10 ans et plus met en scène la pétillante et attachante Charlie qui fait la paire avec sa meilleure amie Léa.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes sans la séparation de ses parents, elle déteste se sentir différente de ses camarades qui vivent avec leur père et leur mère, eux !

D’autant que cette séparation est loin de rendre ses parents heureux, bien au contraire. Alors Charlie va tout faire pour les aider à retrouver leur joie de vivre, même si c’est contre leur gré !

J’ai trouvé ce court roman bien sympathique et touchant, avec des thèmes forts pour le jeune public : la séparation, le divorce, la garde alternée et comment rester une famille malgré tout.

Notre jeune héroïne a plus d’un tour dans son sac et son expérience aidera sûrement les jeunes lecteurs et lectrices confrontés à ces problématiques, à les dédramatiser.

Alors certes, ici, la séparation se fait le mieux possible avec des parents qui ne se déchirent pas ni n’instrumentalisent leur enfant, on pourrait reprocher à l’auteur de mettre en scène un divorce idyllique, je ne le ferai pas car je trouve les réactions de Chloé très réalistes et vraisemblables et toutes les séparations ne tournent pas, heureusement, au pugilat.

Charlie est une héroïne pleine de ressources et la manière dont elle fait vivre l’enfer à ses parents est assez délectable, il y a des passages très drôles, qui plairont aux enfants ! Si elle semble parfois perdre le contrôle de la situation, Charlie est bien entourée par des adultes (famille, enseignants…) qui savent lui remettre les points sur les i quand besoin est.

C’est un court roman très dynamique, plein d’espoir, avec une jeune héroïne pétillante et facétieuse, dans lequel il est aussi question de résilience et d’acceptation. Je le recommande !

Un grand merci aux éditions Flammarion pour cette lecture pleine de pep’s.

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Anne-Marie Desplat-Duc aime les enfants, l’histoire, les animaux, rêver d’aventures et… rire ! C’est pour cela qu’elle écrit depuis très longtemps déjà des romans historiques, des romans avec des animaux, des romans d’aventures et beaucoup de romans drôles !

Théo a dix ans et habite avec ses parents, Louis son grand frère de quinze ans et Sido, sa petite sœur de six ans, dans un petit village de Bretagne depuis un an.

Toute la famille a quitté la capitale pour que le père de famille puisse devenir marin pêcheur comme son père avant lui.

Un jour, il arrive à Théo, quelque chose d’incroyable ! Alors qu’il sauve une limace cachée dans une salade, il se met à éternuer et devient tout petit, aussi minuscule que les insectes du jardin qui se mettent à lui parler.

Il apprend alors que la tache de naissance sur sa joue en forme de coccinelle, n’est pas due au hasard mais qu’il a été choisi par les petits animaux du jardin pour sauver la nature.

Quelle formidable mission ! Mais comment s’y prendre ? Avec l’aide de Maëlle et de ses amis, il décide de tenter l’aventure et de convaincre ses parents et voisins, et notamment l’agriculteur, de ne plus utiliser de produits chimiques, nocifs pour l’environnement et les petites bêtes…

S.O.S insectes est le premier tome de Théo super-héros de la nature, la toute nouvelle série signée Anne-marie Desplat-Duc, qui nous avait surtout habitués aux romans historiques ayant pour cadre la cour de Louis XIV.

Changement d’ambiance et d’époque avec ce court roman très actuel destiné aux 8 ans et plus qui aborde avec une grande pédagogie le thème de l’écologie. Un premier opus destiné à sensibiliser les jeunes lecteurs et leurs parents au respect de la planète, ce que l’on ne peut que saluer, d’autant qu’ici l’autrice le fait très bien.

Abondamment illustrée avec beaucoup de talent par Mathilde George, l’histoire nous propose bon nombre d’astuces écologiques pour prendre soin de nos fleurs et de nos potagers, tout en évitant de recourir aux produits commercialisés par TOSANMO qui font tant de mal aux cultures, aux animaux et à la planète d’une manière générale.

Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, Anne-Marie Desplat-Duc, encourage les bonnes pratiques sans pour autant devenir moralisatrice et accuser les agriculteurs de tous les maux.

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur des personnes mais bien d’encourager les mentalités à évoluer et de revenir aux remèdes de nos ancêtres qui se passaient très bien de produits chimiques qui n’existaient pas pour faire pousser leurs fruits et légumes ou prendre soin de leurs rosiers.

Le récit est bienveillant, plein d’espoir et montre que chacun peut, à son échelle, changer les choses et faire de bons gestes pour préserver la planète. Le vocabulaire est accessible aux enfants, le héros est sympathique et les enfants n’auront aucun mal à s’y identifier, la typographie est bien adaptée, pour moi c’est un sans faute.

Mieux, c’est un roman qui devrait être lu dans les écoles primaires qui pourraient tester les idées de Théo dans le cadre de leurs cours de sciences.

Un petit roman que je vous invite à découvrir et un grand merci à Scrinéo pour cette lecture épatante !

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Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal et du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Qui n’a pas entendu parler de Nils Hazard, l’étruscologue-détective ? Ou d’Emilien, héros du quotidien dont on sait à peu près tout depuis «  »Baby-Sitter Blues » »? Ainsi, Marie-Aude Murail explore différentes veines, qu’elles soient politiques, réalistes ou fantastiques, avec pour devise : ne jamais se répéter, ne jamais être là où on l’attend. Elle nous a étonnés avec un roman qui a enthousiasmé adolescents et adultes et remporté plusieurs prix : «  »Oh, boy! » », publié en 2000, inclassable et déjà classique. Marie-Aude Murail est née au Havre (Seine-Maritime) en 1954.

Angleterre, fin du XIXè siècle. Charity Tiddler est une petite fille. Et elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur.

Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de la maison familiale en compagnie de Tabitha, sa bonne.

Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Je continue peu à peu ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail avec Miss Charity, un roman qui croupissait dans ma PAL depuis plus de deux ans, alors même qu’il m’avait été chaudement recommandé par plusieurs copinautes.

Et je dois dire, sans surprise, que j’ai eu un gros coup de cœur pour ce chef d’œuvre de la littérature jeunesse. Coup de cœur pour la plume de l’autrice, délicieuse et tellement bien ciselée, pour l’histoire qu’elle nous propose, pour le personnage de Charity et pour les merveilleuses illustrations de Philippe Dumas qui ponctuent fréquemment le récit.

Avec Charity, Marie-Aude Murail nous plonge au cœur de la bonne société victorienne, aux côtés de la petite Charity, une enfant d’une insatiable curiosité intellectuelle, que l’on va suivre de ses six ans jusqu’à l’âge adulte, lorsqu’elle connaît le succès avec ses histoires animalières, récits qui lui permettront de s’affranchir de la tutelle de ses parents et de devenir autonomes financièrement parlant.

Pour ce roman, l’autrice s’est librement inspirée de la vie de Beatrix Potter, la maman de Pierre Lapin, elle-même petite fille brillante mais esseulée qui recueillait, soignait, dessinait et étudiait les animaux qui deviendront les héros de ses romans.

Je me suis prise d’emblée d’affection pour Charity, petite fille en avance sur son époque, très ouverte d’esprit, délaissée par ses parents, deux oisifs qui ne s’occupent que d’eux, ce qui aura le mérite de laisser les coudées franches à Charity pour apprendre ce qu’elle veut et notamment Shakespeare et les sciences.

Ce brillant roman d’apprentissage absolument passionnant de bout en bout, j’en suis venue à bout en trois soirées, est aussi un véritable petit bijou d’humour qui plaira aux jeunes lecteurs dès 12 ans mais aussi aux adultes qui ont largement dépassé cet âge, tout comme moi.

On s’émerveille devant l’amour qu’a Charity pour ses compagnons à poils et à plumes que sont Madame Petitpas, Madame Tutu, Master Peter, Julius le rat, Darling le crapaud, Jack le hérisson, Cook le canard ou Petrucio le corbeau et la façon dont elle les met en scène.

L’ambiance anglaise est formidablement bien rendue et si vous aimez cette période et sa littérature, je ne peux que vous conseiller Miss Charity, vous allez l’adorer de la première ligne jusqu’au point final.

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Après un début de carrière dans l’enseignement, Maxime Gillio se consacre à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux polars et d’un témoignage sur le parcours de sa fille autiste, Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres.

Recueilli par son oncle et sa tante depuis le décès accidentel de ses parents, Samuel Foster est un jeune garçon solitaire, mutique, qui préfère les crayons aux autres enfants.

Depuis qu’il est petit, Sam passe son temps à griffonner. Des dessins pas comme les autres toutefois puisqu’ils représentent le futur !

Le jour ou il se fait brutaliser par Greg, le caïd du collège, deux ados aux super pouvoirs s’interposent et l’emmènent dans une école secrète : le Repaire, dirigé par la redoutable Madame Smith.

Sam se rend alors compte qu’il n’est pas le seul à être spécial. Cette école est en effet destinée à des ados extraordinaires, comme lui. Il y fait la rencontre de Victor, Zoé, Shugon, Julie et Farès et découvre les dons incroyables de ses camarades : la métamorphose, l’empathie, la faculté de parler toutes les langues du monde, la duplication ou encore l’absorption d’énergie

Revêtus de combinaison rouge, verte, bleue ou grise en fonction de leurs dons, ils vont bientôt devoir affronter des ennemis qui aimeraient s’approprier leurs pouvoirs…

Origines est le premier tome de la nouvelle série signée Maxime Gillio, Super-Héros, dans laquelle nous suivons Sam et une poignée d’ados aux pouvoirs extraordinaires.

Si le début du roman fait indéniablement penser à Harry Potter : un ado orphelin aux supers pouvoirs, recueilli par un oncle et une tante (bienveillants dans son cas) et qui est admis au sein d’une école spécialement créée pour des ados comme lui, le reste du roman est très différent.

Contrairement au jeune sorcier imaginé par J.K Rowling, l’histoire est très ancrée dans le réel et le contemporain avec les nouvelles technologies (outils et réseaux sociaux) et plaira sans nul doute aux 10/13 ans auxquels elle est destinée avec un petit côté X-Men pas déplaisant même si il n’y a aucun mutant ici.

Les ados sont très attachants et garçons et filles pourront sans mal s’identifier aux trois filles et trois garçons que Maxime Gillio met en avant. Des personnalités variées et complexes qui viennent des quatre coins du monde avec des supers pouvoirs très originaux.

Les six jeunes sont tous très différents et se complètent formidablement bien, même si il y a une certaine rivalité dans l’école, encouragée par la directrice qui met en place des duels, ils savent aussi se serrer les coudes lorsque les évènements l’exigent.

Si Samuel goûte à l’entraide et il va également découvrir que ses camarades ne semblent pas plus tolérants que les autres et qu’une hiérarchie existe au sein de l’école en fonction des pouvoirs utiles ou non. C’est à travers son œil neuf que nous découvrons les choses et tout comme lui, certaines pratiques nous choquent.

L’intrigue est très prenante et intéressante, le style de Maxime Gillio est fluide et efficace, l’histoire menée tambour battant : impossible de s’ennuyer tant les évènements s’enchaînent et on arrive à la dernière page à regret.

En bref, un court roman très réussi que je conseille les yeux fermés aux ados qui vont adorer ces supers héros aux pouvoirs extraordinaires.

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture vraiment chouette, je serai au rendez-vous du tome 2, Révolte, à paraître le 15 avril 2020.

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