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Posts Tagged ‘roman enfant’

« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Lady Violette, célèbre chercheuse de trésors, se rend dans la bibliothèque du musée afin de faire des recherches sur l’Aigle de Rome. L’oncle Bert, responsable du département d’Egyptologie, et Lottie l’aident dans ses recherches et découvrent que si elle retrouve le précieux étendard, elle le vendra au plus offrant !

Afin d’éviter qu’il ne tombe entre les mains de lady Violette, Lottie, Bert et George se lance à la recherche de l’Aigle de Rome dans tout Londres. Qui de Lottie ou de Violette sera la première à s’emparer du précieux étendard ?

J’ai découvert en juin Le papyrus d’Alexandrie, le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Sous le charme de Lottie, je n’ai donc pas tardé à sortir de ma PAL L’aigle de Rome qui se révèle être une formidable enquête pour les enfants.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, des enquêtes au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur Londres et l’Histoire ancienne. Si dans Le papyrus d’Alexandrie il était question d’égyptologie, dans L’aigle de Rome, c’est bien sûr Rome qui est mis à l’honneur.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public qui goûtera lui aussi les aventures de Lottie !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Le directeur du musée, Trevelyan Taylor, ne les porte pas dans leur cœur et rêve de se débarrasser de la bibliothèque et du même coup de Lottie et de Bert.

Pour sauver la bibliothèque du British Museum, Lottie, Bert et George, le vieil homme chargé de l’entretien, n’ont qu’une solution : retrouver le mystérieux papyrus d’Alexandrie confié par le roi George III au British Museum…

Le papyrus d’Alexandrie est le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, une enquête au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur l’égyptologie, la naissance du métro londonien, etc.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public, je ne tarderai pas pour ma part, à sortir L’aigle de Rome de ma PAL !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Ami du monde animal, John Dolittle passe son temps à soigner les créatures les plus extraordinaires, calmant les rages de dents des crocodiles, corrigeant les problèmes de vue des chevaux et mille autres petits bobos. Son perroquet lui a enseigné plus de 500 langages, ce qui lui permet de comprendre l’ensemble des animaux qui font appel à lui.

Le docteur John Dolittle aime les animaux, au point de préférer leur compagnie à celle des humains. De surcroît, il possède un talent rare et précieux : il peut les comprendre et parler avec eux.

Cela lui permet de leur venir en aide à Puddleby-on-the-Marsch en Angleterre, où il vit, mais aussi en Afrique, où il se rend en bateau afin de secourir les singes menacés par une terrible maladie.

Au cours de ce voyage, le docteur et ses amis : Jip le chien, Dab-Dab la cane, Too-Too le hibou, Gub-Gub le cochon, Polynesia le perroquet et Chee-Chee le singe, vont devoir, entre autres aventures, traverser le territoire des Jollinki, négocier avec le roi des animaux, et affronter une bande de pirates sans foi ni loi…

Docteur Dolittle est un grand classique de la littérature enfantine anglaise âgé de cent ans. Hugh Lofting a imaginé ce héros et cette histoire alors qu’il était soldat pendant la première guerre mondiale.

En effet, plutôt que de raconter l’horreur des tranchées à ses enfants, il a préféré inventer un récit mettant en scène un docteur original et ami des bêtes. Cette idée lui est venue en observant le rôle tenu par les animaux lors du conflit.

Si les chevaux, chiens ou pigeons ont rendu de fiers services aux combattants, ils ont aussi payé un lourd tribut à la folie des hommes car ce sont des centaines de milliers d’entre eux qui ont péri.

Lorsque l’on ces éléments en tête, la lecture de ce roman d’aventures prend une autre dimension et l’on comprend son vif succès en Angleterre et aux Etats-Unis et les nombreuses adaptations qui en ont découlé.

Je l’ai pour ma part découvert en lecture commune avec mon Sami-Chameau de fils âgé de 12 ans et grand passionné par les animaux. L’un comme l’autre, nous avons été séduits par ce docteur plein de candeur, de générosité et de naïveté. C’est un héros totalement désintéressé, qui fuit l‘argent et préfère vivre dans le dénuement plutôt que de se séparer de ses animaux.

C’est aussi un être tolérant et respectueux des autres, prônant la paix et l’entraide, de belles valeurs toujours utiles à inculquer aux jeunes lecteurs.

Les dessins enfantins et pleins de couleurs de Ole Könnecke accompagnent agréablement cette lecture destinée aux 9 / 12 ans qui est facile d’accès, idéale pour les jeunes qui ont des difficultés de lecture et qui sera vite dévoré par les bons lecteurs comme mon fils qui a avalé les 200 pages en quatre jours !

Un grand merci aux éditions L’école des Loisirs pour cette lecture pleine de charme.

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J’ai rencontré Snowball un jour où je n’avais pas très envie d aller à l’école. Je traînais le long de la digue d’Industrial Canal avec un hameçon au bout d’un fil de pêche, et j’avais dans l’idée de revenir à la maison avec un poisson ou deux. Quand je l’ai pris dans mes bras, il était si léger que j ai eu l’impression de soulever une boule de coton. « Wiiiff ! Wiiiff ! » a-t-il fait. Ça voulait dire : « Je veux rester avec toi. » La petite langue rose de Snowball me chatouillait les doigts, et j’ai tout de suite compris que plus rien, jamais, ne pourrait nous séparer. Pas même un ouragan de catégorie 5.

Junior est le petit dernier d’une fratrie de cinq enfants. Avec ses sœurs Jude et Jane, il fréquente la Martin Luther King School de la Nouvelle-Orléans. Il essaie d’y aller tous les jours mais un matin où il traîne des pieds pour y aller, il découvre une petite boule de poils toute blanche qu’il baptise Snowball.

Même si sa mère, qui se saigne aux quatre veines pour ses enfants, peste lorsqu’elle voit le chien qui sera une bouche de plus à nourrir, le chien reste et devient l’inséparable ami de Junior.

C’est alors qu’une tempête approche de la ville, prenant de plus en plus de puissance, pour devenir un ouragan de catégorie 5 qui va tout emporter sur son passage…

Un temps de chien est le premier tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit.

Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille. Le récit de cette catastrophe qui a causé la mort de près de deux mille personnes et des dégâts qui dépassent l’entendement, est fait ici par un enfant de 9 ans, qui assiste impuissant aux évènements et qui va se révéler incroyablement courageux lorsqu’il va se retrouver séparé du reste de sa famille.

On vit l’ouragan de l’intérieur, on tremble avec Junior face aux éléments déchainés et aux heures qui vont suivre, lorsque les services d’urgence organisent l’évacuation des sinistrés.

Si l’auteur est français, il n’a donc pas vécu lui-même cette tragédie, son récit apparaît terriblement véridique. Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, en tête Junior bien sûr mais aussi Mama Bea, sa voisine.

Au delà d’être un récit catastrophe, c’est surtout l’histoire d’une belle amitié entre un enfant et son chien. C’est également le récit d’une entraide sociale lors d’une catastrophe naturelle totalement imprévisible sauf pour l’inénarrable Mama Bea qui a vécu deux ouragans avant Katrina.

Avec Un temps de chien, titre ô combien ironique et bien trouvé, Xavier-Laurent Petit traite de thèmes très intéressants pour les enfants comme pour les adultes tels que l’amour de Junior pour Snowball, l’entraide entre voisins, la famille, la vie à La Nouvelle-Orléans…

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Junior et Snowball. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui ne tombe jamais dans le pathos.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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À 11 ans, le jeune Alexandre Dumas rêve déjà de devenir un grand écrivain.
Sauf qu’il n’a plus vraiment le temps d’y penser : la boutique dans laquelle travaille Aglaé, la jeune fille qu’il aime en secret, a été saccagée, et un de leurs amis a disparu ! Voilà le moment parfait pour montrer sa bravoure ! Car Alexandre est bien décidé à mener l’enquête et à ne plus vivre ses aventures que sur le papier, quitte à mettre sa vie en danger…

Mars 1814, Villers-Cotterêts. Le jeune Alexandre Dumas vient d’écrire quelques lignes mettant en scène la jolie Aglaé qu’il aime en secret lorsque sa mère lui rappelle qu’il est temps pour lui de rejoindre le collège.

Alexandre rêve d’aventures et trouve la vie bien monotone dans sa bourgade de l’Aine lorsque soudain un événement imprévu surgit : les cosaques envahissent la ville !

C’est la panique car les russes ont une réputation de tueurs sanguinaires et tous les habitants se réfugient dans les carrières en attendant que les explosions cessent.

Lorsqu’en fin tous peuvent regagner leur logis, Alexandre raccompagne Aglaé jusqu’à la boutique des sœurs Rigolot où la jeune fille travaille. Ils découvrent que les lieux ont été saccagés et que les deux sœurs sont victimes de mutisme.

Plus tard ils se rendent compte que leur ami Boudoux, un ermite qui vit en marge de la ville, a disparu. Pour Alexandre, il se passe décidément des choses bien étranges et il a bien l’intention d’en avoir le cœur net…

Alexandre l’intrépide Dumas est le premier opus d’une série que Bertrand Puard entend consacrer aux écrivains classiques qu’il compte faire découvrir aux jeunes lecteurs dès 10 ans.

L’idée est originale et j’approuve totalement la démarche : faire découvrir des auteurs depuis longtemps disparus et catalogués souvent comme ennuyeux est une belle idée, d’autant plus que la série démarre avec Alexandre Dumas, un écrivain qui a commis des romans de cape et d’épées, une genre que j’adore.

Bien que le personnage principal ait existé, Bertrand Puard nous livre ici une fiction, il ne s’agit en aucun cas d’un épisode de la jeunesse de l’écrivain qui nous ait relaté ici mais il y a de nombreux clins d’œil aux romans de Dumas, en premier lieu Les trois mousquetaires et surtout Le comte de Monte Cristo, dont il reprend la trame et auquel il emprunte les différents protagonistes pour bâtir son intrigue.

Ce roman d’aventures est vraiment parfait pour les jeunes lecteurs : combats, mystères en tous genres, déguisements, fausses identités, courses poursuite, un trésor et même une petite histoire d‘amour.

Dans les pas d’Alexandre, les lecteurs voyagent de Villers-Cotterêts à Paris, de Marseille à l’île de Montecristo ! Impossible de s’ennuyer une seconde car les péripéties sont nombreuses, les chapitres courts et les nombreuses illustrations signées Raphaël Gauthey donnent du rythme au récit. Il est évident que les enfants passeront un très bon moment avec ce roman et les adultes aussi, en tout cas ce fut le cas pour moi !

Je ne peux que vous recommander Alexandre l’intrépide Dumas, quant à moi il me tarde de découvrir le second volume de cette série : Emile l’intraitable Zola, encore un auteur que j’affectionne et que je serai ravie de retrouver à cette occasion.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Hachette jeunesse pour cette chouette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ? On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté.

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et elle a trois frères ainés et trois frères cadets. Son père a repris la fabrique de coton de Bon-papa et sa mère fait tourner la maison à l’aide de deux domestiques, Viola et SanJuanna.

Mrs Tate tient à ce que ses enfants aient une bonne éducation, veille à ce qu’ils se tiennent bien à table et parle couramment le français. Sa fille se doit de savoir jouer du piano au grand dam de Callie qui n’y prend aucun plaisir.

Et maintenant que la jeune fille aborde l’adolescence, il est grand temps pour elle de parfaire son futur rôle de maitresse de maison en lui inculquant les bonnes manières, l’art de la conversation, la broderie, le tricot et le b.a.-ba de l’économie domestique, tout ce que Callie déteste.

Heureusement pour elle, cet été-là, bon-papa, qui voue les dernières années de sa vie à la science, la prend sous son aile et va l’initier aux travaux de Darwin et au naturalisme…

Calpurnia est un joli roman apprentissage et j’ai aimé suivre cette jeune héroïne ô combien attachante. Jacqueline nous plonge au cœur de l’Amérique de cette dernière année du 19è siècle qui voit un certain nombre de bouleversements : l’arrivée du téléphone, les transports…

Malgré des longueurs, j’ai trouvé ce roman charmant notamment grâce aux personnages. Celui de Callie bien évidemment mais aussi Bon-papa et l’ensemble des frères Tate. Mais c’est surtout la relation qui unit petite-fille et grand-père qui m’a le plus séduite et que j’ai trouvé très touchante.

Toutes les réflexions menées par Callie sont également importantes. La jeune fille ne rêve aucunement de devenir femme au foyer et passer sa journer à cuisiner, repriser des vêtements ou tricoter des chaussettes.

Elle se découvre au contraire un intérêt certain et une grande aptitude pour la science et l’observation naturaliste, et rêve d’entrer à l’université afin de devenir professeure.

J’ai trouvé très intelligent que Jacqueline Kelly choisisse cette période charnière de la fin du 19è et du début du 20è, période riche en bouleversements technologiques et en découvertes scientifiques, qui lui permet d’aborder un certain nombre de progrès comme le téléphone, la photographie, la vitesse de déplacement…

Avec cette héroïne née dans un état conservateur qui souhaite s’affranchir de la place et des codes réservés à la gent féminine, on sent poindre la volonté de liberté des femmes qui vont animer tout le 20è siècle et cet aspect-là est véritablement intéressant.

Je regrette en revanche les longueurs et le fait qu’il se passe relativement peu de choses, heureusement que le roman dégage beaucoup de charme et que les personnages se révèlent attachants, sinon je ne sais pas si j’aurai été jusqu’au bout, à cause de mon peu d’attrait pour la chose scientifique.

Je compte tout de même lire Calpurnia et Travis qui est dans ma PAL d’ici quelques temps.

Un grand merci aux éditions L’école des Loisirs pour cette lecture pleine de charme et à Céline de m’avoir accompagné dans ma lecture, vous pouvez retrouver son avis similaire au mien ici.

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Tom O’Clock, 12 ans, fait partie de la célèbre agence Wells. Avec Josh et Annika, il forme un trio inséparable de détectives du temps : envoyés en mission, les enfants doivent remonter le temps et changer le cours de l’Histoire. Cette fois, ils débarquent cinq ans avant le Révolution Française, à Paris, où le Peuple gronde déjà des injustices permanentes de la Noblesse. Objectif de leur mission : démasquer le coupable d’un grave vol au musée de Cire et ainsi innocenter un garçon emprisonné à tort, à la Bastille. En effet, que se passerait-il si la révolte enflait et que la Révolution éclatait trop tôt ? Armés de leur insatiable curiosité et de leur Spiromontre, les trois détectives du temps vont mener l’enquête en 1784…

Tom O’Clock, est un jeune garçon de 12 ans, qui vit à New York et fait accessoirement le coursier pour la librairie de livres anciens de ses parents.

Mais entre le collège et les livraisons, Tom travaille aussi pour une agence de détectives pas comme les autres : l’agence Wells, dont son grand-père Gordon fait partie aussi.

Avec Josh et Annika, il forme un trio inséparable, appartenant à la classe Fer Battu, le grade le plus bas de l’agence.

Grâce à leurs spiramontres, ils remontent le temps afin de changer le cours de l’Histoire. Et pour cette première mission, nos détectives du temps sont envoyés en 1784. Leur mission : empêcher la Révolution française de commencer avec cinq ans d’avance avec toutefois la consigne de ne pas bouleverser le passé !

Vous savez que je suis friande de romans historiques adultes mais je ne boude pas mon plaisir devant ceux dévolus à la jeunesse. C’est ainsi que j’avais repéré cette série consacrée à Tom O’Clock début septembre qui compte pour l’instant deux opus : Le prisonnier de la Bastille et Le fantôme de Pompéi, d’autant qu’elle a ceci d’original : celle de combiner faits historiques et voyages dans le temps, une très bonne idée selon moi pour intéresser les jeunes lecteurs à l’Histoire avec un grand H.

J’ai donc été ravie de recevoir Le prisonnier de la Bastille à l’occasion de la Masse Critique Babelio consacrée à la jeunesse, j’en profite pour remercier Babelio et les éditions Auzou pour cette lecture très divertissante pour l’adulte que je suis mais qui sera riche d’enseignements pour le public visé, à savoir les 9 / 12 ans.

Les enfants apprécieront beaucoup ce roman très bien documenté qui les emmènera en plein Paris au 18è siècle, à la rencontre de la future Madame Tussauds, fameuse pour ses réalisations en cire de personnalités, des frères Montgolfier et de leur célèbre invention, la Montgolfière, et de la reine Marie-Antoinette elle-même.

Avec ce trio de détectives sympathiques en diable, ils pourront se promener dans les jardins des Tuileries, réaliser un vol en Montgolfière et même visiter la Bastille, au cours de cette enquête rondement menée par Tom, Josh et Annika.

Un court roman à la fois historique et policier, sans aucun temps mort, abondamment illustré et très bien mis en page par les éditions Auzou qui ont fait un très bon travail autour de ce livre, que je vous recommande chaudement si vous avez des jeunes lecteurs autour de vous, qu’ils aiment l’Histoire ou pas, ils tomberont forcément sous le charme de Tom O’Clock, de sa sagacité, de son érudition et de son humour.

Cerise sur le gâteau, les enfants retrouveront en début et fin d’ouvrage une frise chronologique et les différents événements de l’époque.

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