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Posts Tagged ‘roman enfant’

Les romans de Xavier-Laurent Petit prennent racine dans l’actualité et donnent toujours une place très importante à la nature : Un monde sauvage, Itawapa, Mon petit coeur imbécile, Le fils de l’Ursari, etc. Cette idée d’écrire une série de romans ayant pour thème la relation unique qui existe entre les humains et les animaux lui trotte dans la tête depuis longtemps.

Vous rêvez de passer des vacances au bout du monde ? Hannah le fait. Le Bout du Monde, c’est là qu’est partie habiter sa grand-mère, un endroit perdu à l’est de l’Australie.

La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Même la pluie ne sait plus où ça se trouve.

Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne.

On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens.

Des secrets qui ont la forme d’empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

Après Un temps de chien, Les loups du clair de lune est le second tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit. Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille.

A la fois documentaire et roman d’aventures, cette histoire nous emmène au cœur de la Tasmanie sur les traces d’une espèce disparue : le loup de Tasmanie. Dans la torpeur australienne, on suit Hannah qui va passer l’été au bout du monde, dans la ferme de sa grand-mère qui a brusquement décidé dix ans auparavant de se retirer au beau milieu de nulle part.

Depuis, elle vit esseulée au rythme de la nature, passant le plus clair de son temps à découvrir la faune locale et à lire. Un jour, lors d’une de ses promenades, elle découvre une touffe de poils qui pourrait appartenir au thylacine, plus communément appelé loup de Tasmanie, espèce éteinte en 1936.

Et c’est là que l’histoire se gâte car ses découvertes semblent intéresser quelqu’un bien décidé à empocher la forte récompense promise par un journal australien pour toute personne qui pourrait prouver l’existence de cette espèce.

Si l’auteur est français, son récit nous plonge véritablement au cœur du bush australien, tout au long de notre lecture, on s’y croirait : il s’appuie pour bâtir son intrigue des recherches faites par les amateurs de cryptozoologie qui espéraient prouver la présence de thylacines en Tasmanie en 2013 puis plus récemment en 2017 et en 2018.

Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, on a plaisir à les suivre dans leur quête du loup de Tasmanie et les liens qui unissent Hannah à sa grand-mère sont très touchants.

Comme dans Un temps de chien, Les loups de Tasmanie a une grande portée écologique puisque cet animal emblématique de l’Australie a disparu par la main de l’homme. Xavier-Laurent Petit nous rappelle l’importance de préserver la faune et la flore, déjà durement touchées par l’homme.

Et l’auteur nous montre que l’on peut vivre autrement, à la manière de Grandma qui mène une existence au cœur d’une nature qu’elle entend préserver par sa manière de vivre.

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Hannah et Grandma dans leurs recherches et jeux de pistes. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui prend des airs d’enquête scientifique.

Un grand merci aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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Paul Thiès vit aujourd’hui à Paris mais de son enfance passée dans différents continents, il a conservé le goût du voyage. Ses livres racontent des histoires de pirates, de sorcières, des aventures historiques ou des émois amoureux. Depuis 2003, il a conquis son jeune public avec la série « Plume le pirate », publiée chez Flammarion jeunesse. Il est également l’auteur de L’Aventure des trois tambours et des séries « La princesse qui… » et « Sara apprentie sorcière ». Benjamin Strickler a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Bruxelles. Il vit à Strasbourg et illustre pour la presse et l’édition jeunesse. Il illustre Gaspard de Paris chez Flammarion Jeunesse.

Paris, 19è siècle. Gaspard Saint Georges est un jeune orphelin d’une douzaine d’années. Ce petit ramoneur n’a pas de patron mais il vit avec le Père Socrate, un vieil antiquaire, qui l’a recueilli, dans le quartier de Montmartre.

Le jeune garçon passe son temps libre à se promener sur les toits, une fois la nuit venue, au grand dam de son meilleur ami Dieudonné, orphelin comme lui, mitron chez un boulanger du quartier.

Une nuit, sur le toit d’une très vieille église, Gaspard se retrouve face à un abominable monstre : une gargouille de pierre bien vivante, aux crocs acérés.

La gargouille aimerait croquer l’enfant mais le jeune ramoneur ne finira pas dans l’estomac de la bête. C’est, bien au contraire, une improbable amitié qui va naître. Et c’est ensemble qu’ils vont mener une enquête où il sera question d’une princesse en danger…

Le monstre des toits est le premier opus d’une toute nouvelle série signée Paul Thiès : Gaspard de Paris. Ce très court roman historique propose aux enfants une intrigue policière teintée de fantastique avec pour héros un jeune orphelin et une gargouille de pierre.

Et je dois dire que je ressors charmée de cette lecture à destination des 8/10 ans. Paul Thiès propose à ses jeunes lecteurs un roman de qualité, bien documenté, bien écrit, avec un vocabulaire recherché.

L’intrigue policière est bien construite et le suspens mené jusqu’au bout, idéale pour les apprentis détectives qui adoreront enquêter aux côtés de Gaspard et de son amie gargouille.

Le jeune orphelin est un héros attachant, un enfant honnête, gentil et intelligent qui saura délivrer la princesse, qui a ravi son cœur, d’un complot fomenté pour capter son héritage.

De belles valeurs comme l’amitié, le courage et l’honnêteté, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont mises en avant et il est sûr que ce roman fantastique fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite la lecture et le roman est abondamment illustré avec talent par Benjamin Strickler, permettant des pauses, une aération du texte et ajoutant une bonne dose de charme à l’histoire.

Autant de points positifs pour les détectives en herbe, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte. Et cerise sur le gâteau, cette petite histoire leur permettra de découvrir le quotidien d’un enfant du XIXè siècle.

Pour conclure, je recommande ce roman aux enfants dès 8 ans, je suis sûre que cette histoire pleine de surprises saura leur plaire !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture fantastique.

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Kaye Umansky vit à Londres. Elle a écrit plusieurs ouvrages en Grande-Bretagne, jamais publiés en France, dont plusieurs sur la thématique de la sorcellerie. Elle est la créatrice de Elsie Ciboulette, illustrée par Ashley King. Ashley King est un illustrateur anglais qui aime le dessin, le café et les gâteaux. Il est diplômé de l’Université de Coventry où il a fini premier de sa promotion en Illustration et Animation. Il illustre Elsie Ciboulette à Flammarion Jeunesse.

Elsie Ciboulette est une fille ordinaire. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses parents et ses petits frères, au-dessus de la modeste quincaillerie familiale de Petipont.

Mais la galerie Ciboulette, sombre et poussiéreuse, peine à vivre de ses modestes ventes d’objets banals et bon marché et Elsie a beau faire tout son possible, les clients sont rares.

Magenta Vif est une sorcière rousse, toujours vêtue de rouge. Elle n’a pas de balai ni de rire démoniaque, elle est pourtant crainte de la population. Elle vit dans une mystérieuse tour de la forêt de Crochedoigt et a pour unique compagnon Corbus, un corbeau à la langue bien pendue avec lequel elle ne s’entend guère.

Comme elle doit se rendre chez sa sœur, elle engage Elsie afin de garder la tour en son absence. Elsie, qui va gagner en une semaine, plus que sa famille gagne en une année, accepte et là voilà partie pour la forêt de Crochedoigt.

Entre un corbeau ronchon, des voisins intrigants, la préparation d’un philtre d’amour, Elsie réalise bien vite que les choses peuvent rapidement mal tourner. Alors elle va faire ce qu’elle s’était juré de ne jamais faire : de la magie…

Le mois d’octobre est, il faut bien l’admettre, la période idéale pour lire des romans autour de la magie et de la sorcellerie, c’est ainsi qu’Elsie Ciboulette, apprentie sorcière est entrée dans ma PAL d’octobre.

Ce roman à destination des 8 / 10 ans écrit par Kaye Umanski plaira aux enfants car c’est clairement un récit fait pour eux.

Il a de nombreux atouts : le récit est porté par une héroïne généreuse, gentille et attachante, qu’on a plaisir à suivre de la première à la dernière page. Seule fille de sa fratrie, elle est passionnée de lecture et elle fait tout pour seconder au mieux son père dans la boutique familiale.

En dépit de sa crainte de passer une semaine sans sa famille, elle accepte la proposition de Magenta afin d’améliorer leur quotidien mais aussi dans la perspective de piocher dans la bibliothèque bien fournie de la sorcière.

Elle est efficacement secondée dans son apprentissage de la magie par une galerie de personnages haute en couleurs, à commencer par Corbus, avec qui elle va faire la paire.

A eux d’eux, et avec l’aide de Jean, le facteur, ils vont tenter de fabriquer un filtre d’amour pour Sylphine qui se meurt d’amour pour Hank, le bûcheron à la longue chevelure blonde !

L’univers proposé par l’autrice est très mignon, l’histoire est légère, drôle et bon enfant. De belles valeurs comme l’amitié et la solidarité, toujours utiles à prôner auprès des enfants, sont mises en avant et il est sûr que ce roman plein de magie fera mouche auprès des jeunes lecteurs et lectrices.

Le travail d’édition de Flammarion jeunesse est toujours aussi soigné tout en proposant des prix attractifs, ce qui est à souligner. Les chapitres sont courts, la police de caractère ronde et large facilite la lecture et le roman est abondamment illustré par Ashley King, permettant des pauses et une aération du texte.

Autant de points positifs pour les apprentis magiciens, qu’ils soient bons lecteurs ou moins bons, tous y trouveront leur compte.

Pour conclure, un roman charmant et amusant, à mettre entre les mains des enfants en cette période proche d’Halloween.

Merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture ensorcelante.

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« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Lady Violette, célèbre chercheuse de trésors, se rend dans la bibliothèque du musée afin de faire des recherches sur l’Aigle de Rome. L’oncle Bert, responsable du département d’Egyptologie, et Lottie l’aident dans ses recherches et découvrent que si elle retrouve le précieux étendard, elle le vendra au plus offrant !

Afin d’éviter qu’il ne tombe entre les mains de lady Violette, Lottie, Bert et George se lance à la recherche de l’Aigle de Rome dans tout Londres. Qui de Lottie ou de Violette sera la première à s’emparer du précieux étendard ?

J’ai découvert en juin Le papyrus d’Alexandrie, le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Sous le charme de Lottie, je n’ai donc pas tardé à sortir de ma PAL L’aigle de Rome qui se révèle être une formidable enquête pour les enfants.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, des enquêtes au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur Londres et l’Histoire ancienne. Si dans Le papyrus d’Alexandrie il était question d’égyptologie, dans L’aigle de Rome, c’est bien sûr Rome qui est mis à l’honneur.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public qui goûtera lui aussi les aventures de Lottie !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

« Bonjour, je suis Lottie Lipton. Saisis-toi vite de ton carnet et de ton crayon, et aide-moi à résoudre cette énigme en décodant les messages secrets ! »

Londres, 1928. Lottie vit avec son grand-oncle le professeur Bertram West au sein du British Museum depuis que ses parents ont péri lors de fouilles archéologiques alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Le directeur du musée, Trevelyan Taylor, ne les porte pas dans leur cœur et rêve de se débarrasser de la bibliothèque et du même coup de Lottie et de Bert.

Pour sauver la bibliothèque du British Museum, Lottie, Bert et George, le vieil homme chargé de l’entretien, n’ont qu’une solution : retrouver le mystérieux papyrus d’Alexandrie confié par le roi George III au British Museum…

Le papyrus d’Alexandrie est le sixième volume des enquêtes de la perspicace Lottie Lipton, une petite héroïne aussi intelligente qu’aventureuse qui va devoir déjouer les nombreux pièges qui l’attendent dans cet opus.

Dan Metcalf propose aux apprentis détectives de 8 à 10 ans, une enquête au cœur du plus célèbre musée anglais à la fin des années 20. Une chouette ambiance, des personnages sympathiques et l’opportunité pour les enfants de décoder des messages secrets tout au long de l’histoire sont les grands atouts de ce roman.

Il permet aux enfants de se familiariser avec le genre policier mais aussi apprendre une foule de choses sur l’égyptologie, la naissance du métro londonien, etc.

L’histoire est facile d’accès et narrée sans temps mort, ponctuée d’illustrations, avec des chapitres assez courts, un procédé idéal pour intéresser les enfants, qu’ils soient de bons lecteurs ou non, tous y trouveront leur compte et auront envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Toute la série portée par cette Indiana Jones au féminin diablement sympathique, est un savant mélange d’intrigue policière, d’Histoire et d’archéologie, une trouvaille épatante pour intéresser les jeunes à ces trois genres.

Le travail éditorial de Flammarion Jeunesse est à souligner : le livre, illustré par Rachelle Panagarry, est proposé dans un coffret comprenant un carnet et un crayon qui permettent aux enfants de prendre des notes et de décoder les messages secrets.

Ils peuvent d’ailleurs prolonger le jeu en retrouvant à la fin de l’ouvrage des casse-têtes et des messages codés.

Une pépite à la fois divertissante et enrichissante que je conseille au jeune public, je ne tarderai pas pour ma part, à sortir L’aigle de Rome de ma PAL !

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine de charme.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Ami du monde animal, John Dolittle passe son temps à soigner les créatures les plus extraordinaires, calmant les rages de dents des crocodiles, corrigeant les problèmes de vue des chevaux et mille autres petits bobos. Son perroquet lui a enseigné plus de 500 langages, ce qui lui permet de comprendre l’ensemble des animaux qui font appel à lui.

Le docteur John Dolittle aime les animaux, au point de préférer leur compagnie à celle des humains. De surcroît, il possède un talent rare et précieux : il peut les comprendre et parler avec eux.

Cela lui permet de leur venir en aide à Puddleby-on-the-Marsch en Angleterre, où il vit, mais aussi en Afrique, où il se rend en bateau afin de secourir les singes menacés par une terrible maladie.

Au cours de ce voyage, le docteur et ses amis : Jip le chien, Dab-Dab la cane, Too-Too le hibou, Gub-Gub le cochon, Polynesia le perroquet et Chee-Chee le singe, vont devoir, entre autres aventures, traverser le territoire des Jollinki, négocier avec le roi des animaux, et affronter une bande de pirates sans foi ni loi…

Docteur Dolittle est un grand classique de la littérature enfantine anglaise âgé de cent ans. Hugh Lofting a imaginé ce héros et cette histoire alors qu’il était soldat pendant la première guerre mondiale.

En effet, plutôt que de raconter l’horreur des tranchées à ses enfants, il a préféré inventer un récit mettant en scène un docteur original et ami des bêtes. Cette idée lui est venue en observant le rôle tenu par les animaux lors du conflit.

Si les chevaux, chiens ou pigeons ont rendu de fiers services aux combattants, ils ont aussi payé un lourd tribut à la folie des hommes car ce sont des centaines de milliers d’entre eux qui ont péri.

Lorsque l’on ces éléments en tête, la lecture de ce roman d’aventures prend une autre dimension et l’on comprend son vif succès en Angleterre et aux Etats-Unis et les nombreuses adaptations qui en ont découlé.

Je l’ai pour ma part découvert en lecture commune avec mon Sami-Chameau de fils âgé de 12 ans et grand passionné par les animaux. L’un comme l’autre, nous avons été séduits par ce docteur plein de candeur, de générosité et de naïveté. C’est un héros totalement désintéressé, qui fuit l‘argent et préfère vivre dans le dénuement plutôt que de se séparer de ses animaux.

C’est aussi un être tolérant et respectueux des autres, prônant la paix et l’entraide, de belles valeurs toujours utiles à inculquer aux jeunes lecteurs.

Les dessins enfantins et pleins de couleurs de Ole Könnecke accompagnent agréablement cette lecture destinée aux 9 / 12 ans qui est facile d’accès, idéale pour les jeunes qui ont des difficultés de lecture et qui sera vite dévoré par les bons lecteurs comme mon fils qui a avalé les 200 pages en quatre jours !

Un grand merci aux éditions L’école des Loisirs pour cette lecture pleine de charme.

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J’ai rencontré Snowball un jour où je n’avais pas très envie d aller à l’école. Je traînais le long de la digue d’Industrial Canal avec un hameçon au bout d’un fil de pêche, et j’avais dans l’idée de revenir à la maison avec un poisson ou deux. Quand je l’ai pris dans mes bras, il était si léger que j ai eu l’impression de soulever une boule de coton. « Wiiiff ! Wiiiff ! » a-t-il fait. Ça voulait dire : « Je veux rester avec toi. » La petite langue rose de Snowball me chatouillait les doigts, et j’ai tout de suite compris que plus rien, jamais, ne pourrait nous séparer. Pas même un ouragan de catégorie 5.

Junior est le petit dernier d’une fratrie de cinq enfants. Avec ses sœurs Jude et Jane, il fréquente la Martin Luther King School de la Nouvelle-Orléans. Il essaie d’y aller tous les jours mais un matin où il traîne des pieds pour y aller, il découvre une petite boule de poils toute blanche qu’il baptise Snowball.

Même si sa mère, qui se saigne aux quatre veines pour ses enfants, peste lorsqu’elle voit le chien qui sera une bouche de plus à nourrir, le chien reste et devient l’inséparable ami de Junior.

C’est alors qu’une tempête approche de la ville, prenant de plus en plus de puissance, pour devenir un ouragan de catégorie 5 qui va tout emporter sur son passage…

Un temps de chien est le premier tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit.

Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille. Le récit de cette catastrophe qui a causé la mort de près de deux mille personnes et des dégâts qui dépassent l’entendement, est fait ici par un enfant de 9 ans, qui assiste impuissant aux évènements et qui va se révéler incroyablement courageux lorsqu’il va se retrouver séparé du reste de sa famille.

On vit l’ouragan de l’intérieur, on tremble avec Junior face aux éléments déchainés et aux heures qui vont suivre, lorsque les services d’urgence organisent l’évacuation des sinistrés.

Si l’auteur est français, il n’a donc pas vécu lui-même cette tragédie, son récit apparaît terriblement véridique. Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, en tête Junior bien sûr mais aussi Mama Bea, sa voisine.

Au delà d’être un récit catastrophe, c’est surtout l’histoire d’une belle amitié entre un enfant et son chien. C’est également le récit d’une entraide sociale lors d’une catastrophe naturelle totalement imprévisible sauf pour l’inénarrable Mama Bea qui a vécu deux ouragans avant Katrina.

Avec Un temps de chien, titre ô combien ironique et bien trouvé, Xavier-Laurent Petit traite de thèmes très intéressants pour les enfants comme pour les adultes tels que l’amour de Junior pour Snowball, l’entraide entre voisins, la famille, la vie à La Nouvelle-Orléans…

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Junior et Snowball. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui ne tombe jamais dans le pathos.

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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