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Posts Tagged ‘roman fantastique jeunesse’

La famille de Coraline vient d’emménager dans une vieille maison loin de tout, avec pour seuls voisins deux anciennes actrices à la gloire fanée et un monsieur bizarre qui élève des rats. Délaissée par ses parents accaparés par leur travail, la jeune fille, au fil de ses explorations, ne tarde pas à découvrir une porte mystérieuse. De l’autre côté l’attend un monde fantastique où tout est étrangement semblable, mais en mieux…heart_3coraline-neil-gaiman

Coraline et ses parents, qui travaillent tous deux à leur domicile, viennent d’emménager dans une vieille maison sur trois niveaux, découpée en appartements.

Seule enfant dans cette maison isolée, Coraline trouve le temps bien long car ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle. Alors, elle explore les lieux et va à la rencontre de ses nouveaux voisins.

Deux vieilles théâtreuses au rez-de-chaussée, les demoiselles Spink et Forcible, toutes auréolées de leur gloire lointaine et diseuses de bonne aventure d’occasion qui lui remettent un caillou, la mettant en garde contre un grand danger qu’elle court.

Et au deuxième étage, un vieux toqué à grosse moustache à la tête d’un cirque de souris savantes que l’on ne voit jamais.

Totalement désœuvrée, elle remarque dans le salon, une porte fermée à clé qui lui ouvre un passage sur un autre monde peuplé d’autres parents et d’autres voisins qui ont des boutons à la place des yeux…

Il y a des romans qui sortent vite de ma PAL et d’autres qui y croupissent des années, c’est le cas de Coraline qui m’attendait depuis 2012 ! Ce court récit d’angoisse à destination des plus jeunes, disons à partir de 10/11 ans, n’est pas sans rappeler Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll.

Multi primé, je m’attendais à beaucoup aimé ce roman mais malheureusement ce ne fut pas le cas car je l’ai trouvé confus et j’ai eu du mal à rentrer dedans.

Alors, certes je ne suis pas une grande amatrice de fantastique mais le genre conte macabre ne me déplait en général pas et Coraline est tout à fait de ce calibre puisqu’il plonge les enfants au cœur de leurs peurs et cauchemars : l’abandon, la solitude, la mort, le noir, les rats ou les cafards.

Est-ce le format court qui m’a laissé sur sa faim ? L’atmosphère insuffisamment développée ? Sans doute un peu des deux mais toujours est-il que cette première incursion dans l’univers de Neil Gaiman ne m’a pas totalement convaincue.

Un roman qui fera gentiment frissonner les enfants mais qui n’a pas su séduire l’adulte que je suis. Avez-vous d’autres titres du même auteur à me conseiller ?

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Malenfer, la forêt maléfique, grandit et s’approche chaque jour davantage de la maison où vivent Gabriel et sa petite soeur Zoé. Seuls depuis le départ de leurs parents, partis chercher de l’aide en terre de Gazmoria, les enfants doivent faire face aux ténèbres qui recouvrent lentement Wallandar. Mais aussi à un tout nouveau danger : ni les visions de Zoé, ni ses pouvoirs magiques ne parviennent encore à l’identifier…heart_3malenfer-tome-1-la-foret-des-tenebres-cassandra-o-donnell

Gabriel, 14 ans, et sa petite sœur Zoé âgée de 10 ans, vivent avec leurs parents en bordure de la forêt de Malenfer, un endroit inquiétant et dangereux. Mais depuis plusieurs semaines, leurs parents sont partis chercher l’aide du sorcier de Gazmaria mais sur cette absence, les deux enfants se taisent et font comme si leurs parents étaient toujours là même si ils sont très inquiets, car sans nouvelles d’eux depuis leur départ.

Chaque jour, ils vont donc au collège comme si de rien n’était. Gabriel est un garçon très populaire et protecteur envers Zoé, qui n’a pas d’amis. La jeune fille est en effet laissée pour compte, jugée bizarre car elle a des visions.

C’est grâce à elles qu’elle sait que ses professeurs ne sont pas des êtres ordinaires : Mr Lycantropus est un loup-garou, Mr Popescu un wallangow, Mme Cranechauve une troll, Mme Elfie une elfe, Mr Plexus un nain des montagnes et Mme Laurence une sorcière.

Un lourd secret bien gardé car Zoé n’en souffle mot à quiconque… jusqu’au jour où Charles, l’un des camarades de Gabriel, disparait près du lac et qu’un autre manque d’être envoyé par le fond.

La série Malenfer de Cassandra O’Donnell titillait ma curiosité depuis quelques temps déjà, aussi lorsqu’elle a tapé dans l’œil de mon Sami-Chapeau, je ne me suis pas fait priée pour acheter le premier tome et le lire avec lui.

Agé de 10 ans, il est pile la cible du roman et comme prévu, il a beaucoup aimé les éléments fantastiques du récit, les péripéties qui émaillent le roman et les deux héros. Et je comprends bien pourquoi il a aimé car ce premier tome est abordable pour les enfants, l’action menée sans temps mort et à un rythme fou, accroche bien le jeune lecteur qui n’a qu’une envie, aller au chapitre suivant.

L’adulte que je suis a un avis un peu enthousiaste. Certes, ma lecture fut agréable et franchement j’ai été bien prise par l’histoire plutôt prenante mais elle est vraiment très jeunesse et si vous souhaitez comme moi découvrir Malenfer, soyez prévenus, c’est un livre d’aventures vraiment pensé pour les jeunes lecteurs de 9 à 11 ans, avec beaucoup de bons sentiments et des relations un peu trop idylliques entre les enfants, des enfants sages et vertueux comme il se doit mais c’est le jeu aussi de la littérature jeunesse.

Un récit un peu trop lisse pour moi donc. Autre bémol : le titre très trompeur ! De Malenfer et de la foret des ténèbres, il n’en est nullement question et c’est un peu dommage mais peut-être que ce lieu sera plus présent dans les tomes 2 et 3 que nous avons l’intention de lire aussi.

En bref, un sympathique roman fantastique à mettre entre les mains des enfants dès 9 ans !

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À douze ans, Viola a déjà traversé bien des épreuves. Lorsqu’elle est envoyée chez son oncle en Bretagne, avec son frère Sebastian, on lui dit que l’air marin lui fera du bien. Il paraît que son oncle est très riche, qu’il habite un manoir, à Kerohan, et que l’on peut s’y reposer. Se reposer, vraiment ? Certes, le parc est immense, et Viola et Sebastian ont chacun une chambre, mais il n’y a pas grand monde pour prendre soin d’eux. Et qu’est devenue la prétendue fortune de leur oncle ? Le manoir est bien vide et, à Kerohan, Viola et son frère sont des proies faciles pour l’ennui et la solitude. Encore que… Peut-on parler de solitude quand d’étranges silhouettes parcourent les couloirs à la nuit tombée ? Quand Sebastian prétend avoir vu un korrigan ? Quand la salle de musique déserte résonne de la musique d’un piano ? Et que veille sur eux tous l’inquiétant docteur Vesper…heart_4les-ombres-de-kerohan-zimmermann

Paris, sous le Second Empire, Viola et Sebastian Kerohan, respectivement âgés de 12 et 7 ans, viennent de perdre leur maman chéri qui a succombé au terme d’une longue maladie. Leur père, à Londres au moment du décès de son épouse, les envoie chez son frère dans la demeure familiale des Kerohan située en Bretagne, pour une durée indéterminée.

Les enfants, accompagnés de leur gouvernante Marie, prennent pour la première fois le train. A mi-parcours, Marie les laisse comme convenu afin de rejoindre ses nouveaux employeurs et c’est seuls que les enfants font le reste du voyage.

Arrivés à destination, Viola et Sebastian attendent sur le quai la voiture de leur oncle qui ne vient pas, leur parent aurait-il changé d’avis ? Mais heureusement, une voiture arrive enfin pour les emmener jusqu’au manoir. Le bras droit de leur oncle Kerohan, le docteur Vesper, est chargé de les conduire jusqu’à leurs appartements.

L’homme leur paraît inquiétant, tout comme Madame Lebrun, la femme de charge, qui leur apporte leur repas et un vin chaud qu’ils ont ordre de boire avant de dormir. Ils ont aussi interdiction de sortir de leurs chambres jusqu’au lendemain matin.

Après le petit-déjeuner, ils font enfin la connaissance de leur hôte, un vieil homme aux cheveux déjà blanchis et apprennent que leur tante et leur cousine, dont ils ignoraient l’existence, sont malades et qu’ils ne doivent surtout pas aller les voir.

Les jours passent, très monotones, sans voir apparaître leurs parentes. Ont-elles une maladie contagieuse qui les oblige à garder la chambre ?

Mais les enfants restent des enfants, et malgré la peur qui les étreint, ils se mettent en quête de visiter l’immense demeure ainsi que le parc. Le soir venu pourtant, les lieux leur semblent inhospitaliers, d’autant que Sebastian est persuadé qu’un Korrigan vit en-dessous de son lit et qu’il dit voir des fantômes dès la nuit tombée…

Voilà une histoire que j’avais très envie de lire depuis sa parution en début d’année : un récit fantastique en Bretagne et au 19è siècle, voilà qui avait tout pour me plaire.

Avec Les ombres de Kerohan, N.M. Zimmermann que je découvre ici, nous propose un roman angoissant dans la droite lignée des romans gothiques anglais du 19è siècle mais à la sauce bretonne puisqu’il est ici question de légendes celtiques, mystères made in Breizh avec korrigan et ankou à la clé !

L’histoire est assez simple et abordable pour les enfants à partir de 12 ans mais suffisamment rythmée et efficace pour plaire aux adolescents et même aux adultes. Le récit est en effet loin d’être gentillet et sait donner des frissons aux petits comme aux grands.

L’auteure insuffle en effet un vent de mystères à son roman et on se laisse prendre au jeu car tous les éléments sont là pour nous permettre de passer un excellent moment et l’angoisse, bien dosée, monte crescendo pour notre plus grand plaisir.

Manoir isolé, spectres et apparitions, portes qui claquent, personnages on ne peut plus inquiétants, orage et pluie battante, N.M. Zimmermann nous donne à lire un roman gothique convaincant, doublé de réflexions sur le deuil que traversent les jeunes héros que sont Viola et Sebastian, très éprouvés par la mort de leur mère et l’éloignement de leur père, qui se retrouvent isolés dans ce manoir inquiétant.

A l’approche d’Halloween, je vous conseille vivement Les ombres de Kerohan, un roman d’ambiance réussi !

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