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Posts Tagged ‘roman fantastique’

À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

A la fin des guerres Napoléoniennes, L’OutreMonde des fées et autres êtres Merveilleux a révélé son existence à la Terre. En 1909, plus personne ne s’étonne de croiser des magiciens, des gnomes, des gargouilles, des fées ou des chats ailés.

Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres vraisemblablement orchestrés par la Reine Noire à la recherche de la vie éternelle.

Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à la baronne Isabel de Saint-Gil, une fée renégate de l’OutreMonde que le mage ne connaît que trop bien puisqu’elle est son épouse depuis plus de deux siècles…

La fantaisy et le steampunk ne sont habituellement pas ma tasse de thé mais rendons à César ce qui lui appartient, si j’en suis venue à m’intéresser et à emprunter Le Paris des Merveilles tome 1 Les enchantements d’Ambremer c’est grâce à ma copinaute Céline qui m’a chaudement recommandé la trilogie au complet et je dois dire que ce premier tome m’a beaucoup plu !

L’univers créé par Pierre Pevel mêlant bestiaire de la fantaisy comme les fées, les gnomes, les gargouilles, les licornes… et Paris de la Belle Époque est très réussi. Sa plume est également très agréable à lire et rappelle à la fois Alexandre Dumas et les feuilletonistes de la fin du 19è siècle, nous emportant dans son sillage dans cet univers particulier mais plein de charme.

Pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas familiers de ce genre parfois complexe, ils ne seront pas perdus car Pierre Pevel ne nous assomme pas sous des dizaines de pages d’explications de son monde et tout ceci est amené avec simplicité et légèreté, du grand art !

Son héros Griffont est lui aussi une belle réussite. Mélange de Rouletabille et d’Arsène Lupin, c’est un homme charmant et charmeur, très charismatique que l’on a plaisir à le suivre dans cette aventure et à le voir se débattre avec des créatures fantastiques et enquêter avec la police judiciaire et les célèbres brigades du Tigre.

Un autre personnage est tout aussi attachant que Griffont, sa moitié, la belle Isabel de Saint Gil qui se révèle courageuse et futée, féministe en diable et très attachée à son mage de mari même si elle préfère se faire battre que de l’avouer.

Comme vous le savez déjà, j’ai un gros faible pour cette Belle Époque et j’ai été vraiment séduite par celle que nous propose Pierre Pevel à la fois réelle et fantasmée pour devenir un Paris d’uchronie auquel on croit sans problème.

C’est un roman qui tient à la fois du merveilleux, de la fantaisy, du roman d’aventures et du roman policier avec aussi une pointe d’humour, un récit qui fut un moment de pur bonheur de lecture pour moi.

Un premier opus on ne peut plus réussi et une trilogie que je vais poursuivre assurément !

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Briony Larkin a 17 ans et elle a un secret. Un secret qui serait à l’origine de la mort de sa belle-mère, un secret qui aurait rendu sa soeur jumelle, Rose, simple d’esprit, un secret qui est une menace pour tous les habitants du Swampsea. Briony a le don de seconde vue, qui la relie au monde des Esprits, et en tant que telle elle risque d’être pendue, car c’est là le sort que l’on réserve aux sorcières. Alors Briony se tait et étouffe sa nature profonde…C’est sans compter sur l’arrivée du XXe siècle, incarné par l’ingénieur Clayborne et son fils, Eldric, dans cette région sauvage du sud de l’Angleterre… Avec eux vient le progrès et l’assèchement du marais, qui déchaînera la fureur du seigneur des marécages. Si elle veut sauver sa soeur d’une mort certaine, Briony va devoir faire face à ses anciens démons ainsi qu’à l’indéniable attraction qu’elle ressent pour Eldric…

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C’est la troisième fois que mes lectures me mènent à un marais cette année : il y eut La dame en noir de Susan Hill, pas si terrifiant que cela, le charmant roman victorien de Florence Warden, La maison du marais, il était logique qu’en cette veille d’Halloween, je vous présente le troisième roman, La fille du marais de Franny Billingsley.

Autant vous le dire d’emblée, je suis totalement passée à côté de ce roman, hermétique à son contenu, déconcertant et complexe car tout n’y est que ressenti, et dès les premières pages, je me suis retrouvée aux prises d’un brouillard épais qui a rendu ma lecture ennuyeuse et opaque. Briony Larkin raconte son histoire à la première personne dans un style tarabiscoté, sombre et ponctué de poèmes et de métaphores pour le moins étranges, qui m’a beaucoup déstabilisée.

Notre héroïne est atypique, particulièrement torturée et cynique, très dure envers elle-même et envers les autres, elle confesse n’aimer personne et n’avoir qu’une hâte, quitter l’endroit où elle vit pour Londres, afin d’être débarrassée de sa soeur et de son père. Encore traumatisée par le décès de sa belle-mère survenu trois mois auparavant, elle est persuadée d’être une sorcière qui fait le malheur de tous ceux qui l’approchent. Sa jumelle, Rose, semble souffrir d’une certaine forme d’autisme et apparait par petites touches, et son père, le sévère pasteur Larkin n’est pas là pour éclaircir l’ambiance. Heureusement, Eldric, le personnage masculin principal, est lumineux et les passages qu’il partage avec Briony ont été une véritable bouffée d’air frais.

La jeune fille va traverser bien des épreuves tout au long du récit qui vont lui permettre de grandir, mûrir, de s’accepter, de s’aimer et d’aimer les autres et formera avec Eldric une confrérie de mauvais garçons plutôt intéressante, car Briony n’entend pas se marier et devenir une épouse au foyer, elle compte bien se réaliser, et ça je ne peux qu’approuver.

L’ambiance est gothique à souhait, lugubre et mystérieuse, idéale pour une lecture d’Halloween, mais je me suis laissée embourbée par les méandres du récit, je n’ai pas été sensible au style de l’auteur et je n’avais qu’une envie, arriver à la dernière page, car je n’aime pas abandonner mes lectures. Pourtant l’auteure créé ici un univers poétique et fantastique qui aurait du me plaire, hélas je ne n’y fus pas sensible, sans doute est-il trop éloigné des lectures qui me sont familières. Autre point négatif : j’aime avoir un minimum d’empathie pour les personnages, là j’avoue que je n’en ai pas eu du tout. Restent les créatures qui peuplent le marais et la ville : le Lutin, la Muse Noire, la Main Morte, L’enfant de minuit ou Face Fange qui sont assez fascinantes et la fin du récit, pleine d’espoir.

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Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin édition 2013, Challenge Victorien 2013British mysteries, et Halloween :

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Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

l-ombre-du-vent-carlos-ruiz-zafonauteur-éditeur-pagesJ’ai découvert Carlos Ruiz Zafon l’été dernier, lorsque j’ai lu Le jeu de l’ange. J’ignorais alors que ce roman faisait partie de la trilogie du Cimetière des livres oubliés, et j’ai donc lu le second volet avant le premier, ce qui n’est pas dérangeant en soi puisque les trois livres ont un début et une fin qui leur sont prores et peuvent se lire séparément. Cette première incursion dans l’univers imaginé par l’auteur espagnol m’ayant plu, même si elle n’est pas exempte de défauts et de reproches, j’ai sauté sur l’occasion lorsque Céline m’a proposé de lire L’ombre du vent, réputé meilleur que Le Jeu de l’ange. Meilleur, il l’est incontestablement et j’ai été emportée dans la Barcelone de l’après guerre-civile, totalement happée par l’histoire de Daniel Sempere et de Julian Carax, que je l’ai lu en 3 jours !

Ces deux premiers volets sont à la fois très différents mais aussi très semblables, même si Le jeu de l’ange est bien plus sombre et inquiétant que ne l’est L’ombre du vent. Ils offrent des similitudes car on y retrouve Le cimetière des livres oubliés, la librairie Sempere, la maison hantée, la figure de l’écrivain maudit, des drames, des meurtres et du sang, un incendiaire et une pointe de fantastique.

Daniel Sempere n’est qu’un garçon de 10 ans lorsque nous faisons sa connaissance. Orphelin de mère, décédée alors qu’il n’avait que 4 ans, il vit avec son père, veuf inconsolable, au-dessus de la librairie familiale. Un soir, son père l’emmène au Cimetière des livres oubliés, lieu magique et labyrinthique, regorgeant de livres poussiéreux qui ne demandent qu’à sortir de leur oubli. Sur place, Daniel comme son père avant lui, doit choisir un de ces livres et jurer de le garder toute sa vie. Il repart avec  « L’ombre du vent » de Julian Carax, un auteur méconnu, décédé plusieurs années auparavant. Ce livre va changer sa vie et le mener à enquêter sur Carax, un écrivain mystérieux qui le fascine, d’autant plus qu’un homme s’acharne à détruire par le feu ses romans.  Daniel va se passionner pour ce roman et son auteur et on va arpenter Barcelone et suivre ces pas pendant plus de 600 pages, dans cette Espagne franquiste et violente. Il va se faire un ennemi redoutable : l’inspecteur Fumero, qui sème morts et terreur sur son passage, mais il va aussi pouvoir compter sur des amis aussi pittoresques qu’attachants, comme Fermin Romero de Torres, Federico Flavia, Gustavo Barcelo, Bernada et bien entendu son père.

Roman à double intrigue, avec d’un côté la vie de Daniel et de l’autre, celle de Julian Carax, qu’il arrive à reconstituer grâce aux témoignages de proches qui l’ont bien connu. On suit les différents protagonistes à travers une succession de péripéties, de rebondissements et de coups de théâtre que j’ai trouvé malgré tout un peu trop téléphonés, je les ai vus venir de loin et je n’ai pas été surprise, dommage car j’adore lorsque l’auteur me mène par le bout du nez. Sans rien vous dévoiler de l’intrigue, il faut lire L’ombre du vent, je peux néanmoins vous dire que Daniel va finir par se rendre compte que sa vie et celle de Carax, sont parallèles et sont des exacts reflets d’un jeu de miroirs dans lesquels passé et présent se reflètent parfaitement.

L’ombre du vent n’est pas un coup de coeur ni un chef d’œuvre à mes yeux mais un bon roman, foisonnant, à la fois romantique et rocambolesque, humaniste, drôle et émouvant, un page turner efficace, à la manière des romans feuilletons du 19è siècle, qui happe et tient en haleine ses lecteurs. Je lirais à nouveau Carlos Ruiz Zafon, c’est sûr, j’aime beaucoup son univers et son amour des livres.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Céline et  des challenges Le tour du monde en 8 ansABC Babelio 2012-2013 et A tout prix (prix Michelet 2005) :

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Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain, reçoit d’un mystérieux éditeur une offre inespérée: écrire « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de tuer et d’être tués », de surcroît en échange d’une fortune. Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Dans les années 20, le jeune David Martin dont l’enfance est digne de Dickens, son livre de prédilection est d’ailleurs Les grandes espérances, travaille comme pigiste pour, « La voz de la Industria », un journal de Barcelone, mais son rêve est de devenir écrivain. Grâce au soutien du propriétaire du journal, le riche et influent Pedro Vidal, il se voit confier l’écriture d’un feuilleton hebdomadaire dans le style Grand Guignol, genre fort en verve à l’époque. Condition sine qua none : signer sous le pseudonyme d’Ignatius B. Samon. La ville des maudits connaît un grand succès chaque dimanche jusqu’au jour où Monsieur Basilio, le rédacteur en chef du journal, est contraint de licencier David, ses collègues prenant ombrage de son succès.

Heureusement, Pedro Vidal a d’autres projets pour lui et David signe enfin un contrat avec un duo d’éditeurs, achète la maison de la tour, une grande demeure mystérieuse qui le fascine depuis toujours et rêve de séduire et d’épouser la jolie Cristina, secrétaire de Pedro Vidal, qu’il aime en secret depuis des années.

Mais le rêve tourne vite au cauchemar, ses éditeurs lui imposant un rythme infernal, il est contraint à écrire presque nuit et jour, ce qui l’amène au bord de l’épuisement. A bout de forces et malade, il consulte un médecin qui lui annonce qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Il décide alors de lâcher ses esclavagistes d’éditeurs et d’accepter la proposition mystérieuse d’un éditeur parisien, Andreas Corelli  qui lui offre une petite fortune (cent mille francs) pour écrire les bases d’une nouvelle religion.

Ce qui démarre comme un roman d’apprentissage prend alors des accents fantastiques et un suspens plutôt prenant. Les péripéties et les drames s’enchainent sans que David ait la moindre prise sur sa vie et les évènements qui la traverse. On tourne vite les pages pour connaître la suite jusqu’au dénouement final, surprenant mais décevant. La fin m’est apparue comme bâclée par son auteur et on referme le livre en se disant « tout ça pour ça ! », dommage ce roman méritait mieux comme point final. Je dois dire aussi que ce roman, même s’il est prenant, est aussi très sombre, un peu trop pour moi, plusieurs passages m’ont mis aussi très mal à l’aise.

Si vous aimez les romans fantastiques, le jeu de l’ange ne pourra que vous plaire. Il est paraît-il, tout du moins ce que j’ai pu en lire ici ou là, moins bon que L’ombre du vent du même auteur qui est dans ma PAL mais que je n’ai pas encore lu.

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