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Posts Tagged ‘roman feel-good’

Fanny Vandermeersch est née dans le Nord de la France où elle enseigne.
Elle a été deux fois finalistes du prestigieux concours d’écriture « E-crire au féminin ». « Lucy et Chloé », le prequel du roman « Aux livres exquis » s’est déjà vendu à plus de 17 000 exemplaires !

Chloé est mère d’un petit garçon de six ans, Rudy, mariée à Clément qu’elle ne voit jamais, et depuis quelques mois, faute d’emploi, elle est une femme au foyer qui attend son mari. Et ça, Chloé en a assez.

Aussi, quand elle lit dans le journal qu’un café littéraire, Aux Livres Exquis, cherche une serveuse en CDD, elle se dit que c’est le job idéal pour elle.

Mais en rencontrant son patron, David, un homme dur et fermé, elle ment pour avoir la place, lui assurant qu’elle est célibataire et sans enfants et elle est embauchée. Si elle s’entend à merveille avec Tristan, le comptable et frère de David, les débuts sont difficiles avec son patron, qui ne lui passe rien.

Dans le même temps, son couple prend l’eau : son mari lui avoue qu’il est amoureux d’une autre et qu’il veut le divorce, elle comprend alors qu’elle arrive à un tournant de sa vie. Entre muffins brûlés, énigmes, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur sa mère et découverte de ses origines, la vie de Chloé ne sera plus la même…

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’aime bien de temps en temps lire un feel-good book et avec Aux livres exquis, j’étais sûre de passer un bon moment. Hélas pour moi, si ce roman se lit vite et bien, il y a clairement tromperie sur la marchandise.

C’est davantage une romance assez plate qu’un feel-good book pour les amoureux des livres, d’où ma déception ! Car le fameux café littéraire, Aux livres exquis, est surtout présent dans le titre, dans l’histoire nettement moins : Chloé aurait pu travailler chez un fleuriste ou dans une boutique de vêtements, qu’on n’aurait pas vu la différence !

Le style de Fanny Vandermeersch est fluide, de ce côté-là rien à redire, mais l’histoire qu’elle nous propose sent clairement le réchauffé : une femme sans emploi qui en trouve un en claquant des doigts, qui se fait plaquer par son mari et tombe amoureuse de son patron, qui ne cherche pas ses origines marocaines mais qui les trouve comme par magie, ça fait beaucoup.

D’autant qu’avec moins de 200 pages, difficile de prendre le temps d’installer une histoire ou de développer la psychologie de ses personnages : tout reste survolé. Les personnages sont clichés au possible : le veuf inconsolable beau comme adieu qui tombe amoureux de son employée au premier regard, le frère homo favorisant l’idylle, la meilleure amie qui endosse le job de nounou de l’année en plus de son travail pour que l’héroïne ait le job…

Et puis surtout : l’idée du café-littéraire, bonne au demeurant et originale, n’a pas été développée, au détriment de sujets communs à toutes les romances.

En bref, une romance banale dont on devine vite le dénouement, sympathique à lire mais décevante dans son développement. Vite lu et aussi vite oublié !

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Née en 1978, Anne Michel enseigne les lettres à Toulon. Elle est l’auteur de Matin d’écume, son premier roman (prix Terres de France-Ouest-France 2018), paru aux Presses de la Cité.

Sabrina et Capucine étaient inséparables au lycée. La première a pu compter sur la seconde lorsque ses parents sont morts dans un accident de voiture. Mais le bac en poche, leurs vies ont pris un chemin différent : une école hôtelière pour Sabrina et celle de design pour Capucine et elles se sont perdues de vues.

Vingt ans plus tard, Sabrina vit plutôt heureuse sous le soleil de Toulon, dans le restaurant où elle travaille avec Samuel et Eric, un couple d’amis, qui connaît un joli succès. Elle s’accomode comme elle peut de son célibat même si, lors des soirées d’hiver, son chien Biplan et son chat Tranxène ne suffisent pas à combler sa solitude.

A Stockholm, Capucine s’épanouit entre son métier d’illustratrice et la famille qu’elle a fondée avec Jon, heureux parents de Louise, Mélanie et Soren. Lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, elle compte sur son amitié retrouvée avec Sabrina, et les réseaux sociaux, pour faire face à l’épreuve. Et ce, malgré la distance.

Sabrina comprend alors, en soutenant son amie dans son combat, que c’est le rapport à son propre corps qu’elle va affronter, elle qui souffre, depuis l’enfance, de ne pas se sentir belle.

Le temps est au bilan pour ces deux amies à l’aube de la quarantaine, dans leurs vies, dans leurs relations avec les autres, leur féminité.

Elles vont apprendre à faire confiance à leur force intérieure… et à la vie !

Avec Pour quelques bulles de bonheur, Anne Michel signe un roman sur le pouvoir de l’amitié et des liens du coeur. Cette jolie couverture pourrait faire croire à une comédie pour l’été mais il n’en est rien, c’est davantage un feel-good book plein d’espoir, de sensibilité et de douceur.

Même si je ressors de ma lecture plutôt charmée par l’histoire et les personnages, je dois vous avouer que c’est surtout Capucine, son quotidien à Stockholm, le couple et la famille qu’elle forme avec Jon et ses enfants, et bien évidemment son combat contre le cancer qui m’ont surtout touchée et intéressée.

La façon dont, malgré sa peur, elle fait face au crabe, ses réactions m’ont plu et m’ont paru crédibles, j’espère que si un jour j’étais confrontée à la même situation, je saurai faire preuve d’autant de courage et de pugnacité que cette héroïne et que je pourrai compte sur un homme aussi génial que son mari Jon !

Tous ses chapitres liés à Capucine m’ont beaucoup plu. Sabrina n’est pourtant pas un personnage inintéressant : elle a du faire face très jeune à la mort de ses parents, a souffert de grossophobie et même si, grâce au sport, elle a su se sculpter une belle silhouette, elle se sent toujours aussi moche et sa vie sentimentale est désertique.

Pour autant, les chapitres où elle apparait m’ont paru plus plats, plus monotones, en un mot : moins captivants et je n’ai pas réussi à m’attacher à elle, alors que je me suis attachée à Capucine dès les premières pages !

Il n’empêche que ce roman traite avec beaucoup de réalisme des thématiques dures sans jamais tomber dans le pathos ou le larmoyant et que de point de vue-là, il m’a bien plu même si c’est un peu trop survolé à mon goût.

L’amitié est également bien mise à l’honneur, ce que j’ai apprécié aussi. Tout va néanmoins un peu trop vite dans ce récit et je crains qu’il ne me reste pas longtemps en mémoire mais si ces thématiques vous intéresse, je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

Un grand merci aux Editions Presses de la Cité pour cette lecture pleine de douceur.

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Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Keith Stuart est spécialiste des jeux vidéo. Il écrit des chroniques dans la presse et est éditeur de jeux pour le Guardian depuis dix ans. En 2012, l’un de ses deux fils a été diagnostiqué autiste. Lorsque Keith a initié ses fils aux jeux vidéo, il s’est rendu compte que ces moments privilégiés leur permettaient de partager une expérience unique et de tisser des liens puissants au sein de la famille. Les Mondes de Sam (A Boy made of Blocks) est librement inspiré de son histoire.

A Bristol. Avant, Alex et Jody s’aimaient. Mais leur couple est mis à rude épreuve depuis la naissance de Sam huit ans auparavant. Leur fils, atteint d’autisme, n’est pas un enfant comme les autres.

A force de fuir ses responsabilités de père, Alex condamne Jody à porter un fardeau trop lourd : s’occuper de Sam à temps plein, gérer ses crises, ses colères et ses angoisses. La séparation devient alors inévitable et Alex se retrouve à squatter le canapé de son meilleur ami Dan.

Quelques jours plus tard, Alex se retrouve au chômage et se sent totalement démuni quand il doit assumer la garde de son fils avec qui il a été incapable jusque là de tisser le moindre lien.

Heureusement, Sam découvre un nouveau jeu vidéo sur sa console : Minecraft. Grâce à son imagination, le garçon donne naissance à un monde parallèle qu’il peut partager avec son père. Sur les ruines du passé, ils construisent ensemble les bases de leur avenir.

Inspiré de la relation de Keith Stuart avec son fils autiste, Les mondes de Sam, est un premier roman drôle, touchant et incroyablement juste, un véritable hymne à la différence.

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, l’autisme est un sujet qui m’intéresse et me touche beaucoup, raison pour laquelle ce roman a rejoint ma PAL.

Et comme je connais très bien le jeu Minecraft auquel s’adonne mes garçons depuis des années, j’étais bien au fait du but de ce jeu, des modes (créatif, survie) je n’étais pas perdue avec le vocabulaire (redstone, miner, l’ender, le nether…) et les actions lors des temps de jeux qui occupent un certain nombre de pages.

Ce jeu est un formidable terrain de jeux pour les enfants et les adultes et il ne fait aucun doute que les autistes y trouvent particulièrement bien leur compte car ils peuvent construire un monde auquel ils n’ont pas à s’adapter, mais qui s’adapte à eux. Un monde qu’ils peuvent enfin partager avec les autres, qui leur permet de se socialiser à travers les phases de jeux et hors écran, trouvant enfin un sujet de discussion à partager avec les autres.

Tous ceux qui croient que le jeu permet d’échapper à la réalité comprendront qu’ils ont fait fausse route : l’approche ludique du réel que propose le jeu vidéo permet justement de se réconcilier avec la réalité. Et c’est là tout le propos du livre inspiré par la propre expérience de l’auteur avec son fils.

Par le biais du jeu vidéo, on voit l’évolution de Sam qui acquiert du vocabulaire, se met à la lecture de guides et de livres sur son jeu préféré et commence à s’ouvrir aux autres.

On assiste également au rapprochement entre un père et son fils. Alex, au début du roman, fuit l’autisme de son fils dont il a peur, il ne sait jamais comment réagir aux accès de colère de Sam et laisse sa femme gérer, préférant prendre la tangente au moindre problème.

Les personnages sont attachants et crédibles et l’histoire permet de sensibiliser à ce trouble, de mieux connaître les personnes autistes, prouver que ces enfants / adultes sont différents mais qu’il est possible de nouer des relations avec eux et montrer l’impact positif de ce jeu vidéo.

Un bon feel-good book que je vous recommande si cette thématique vous intéresse !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d’autant de délicieuses recettes de cuisine. Après La Petite Boulangerie du bout du monde (2015), Jenny Colgan a publié, chez Prisma, Une saison à la petite boulangerie (2016), puis Noël à la petite boulangerie (2017). En 2017, elle a entamé une nouvelle série avec la parution de Rendez-vous au Cupcake Café chez le même éditeur. Le second tome, Le Cupcake Café sous la neige, a paru en 2018. Une saison au bord de l’eau inaugure une troisième série, et Une rencontre au bord de l’eau, la suite, a paru en 2019 chez le même éditeur.

Depuis qu’elle a ouvert son Cupcake Café à Londres, Izzy est heureuse mais elle n’a plus une seconde de répit. À l’approche de Noël, quand la ville scintille de guirlandes colorées et que flotte dans l’air un doux parfum de gingembre et de cannelle, les commandes affluent et c’est encore pire.

Alors qu’elle comptait sur son petit ami Austin pour la réconforter, celui-ci lui apprend qu’il a décroché un poste à New York. La jeune femme voit son univers douillet et gourmand se fissurer.

Comment ignorer les milliers de kilomètres qui séparent le couple ? Une chose est sûre : armée de sa bonne humeur et de sa poche à douille, Izzy est prête à tout pour que la magie de Noël opère une fois encore…

Vous le savez si vous êtes fidèle à ce blog, j’aime beaucoup les romans Jenny Colgan à la fois réconfortants et gourmands. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert Le cupcake café sous la neige qui correspond en tout point à ce que j’attends d’un roman de Noël.

Ce titre est la suite directe de Rendez-vous au cupcake café, je vous conseille donc de lire d’abord en premier même si les deux peuvent se lire indépendamment d’autant que l’autrice nous rappelle les grandes lignes du tome un en début d’ouvrage, heureusement d’ailleurs car je ne me souvenais plus de grand chose.

L’histoire se passe à Londres à quelques semaines de Noël et les protagonistes de ce roman sont confrontés à des situations délicates. Pearl manque d’argent et son petit Louis veut absolument le cadeau à la mode, hors de portée de son budget. Caroline se débat toujours dans les modalités de son divorce et a du mal à se faire à l’idée de réduire son train de vie.

La banque qui emploie Austin souffre de la crise économique et lui offre une porte de sortie en lui proposant d’intégrer leur succursale new-yorkaise. Et pour ne rien arranger, son petit frère Darny est sur le point de se renvoyer de son collège, une fois de pls.

Quant à Izzie, elle se retrouve seule à Londres avec la peur terrible de perdre Austin. Quant à sa meilleure amie Helena, elle sature de son rôle de femme au foyer.

Heureusement, malgré les écueils qu’ils traversent, le roman se révèle plutôt joyeux et surtout, il nous plonge dans une atmosphère noëlique à souhait.

Chaque début de chapitre s’ouvre sur une recette qui nous met l’eau à la bouche et Jenny Colgan met l’accent sur la solidarité, l’amitié et la chaleur humaine tout au long du récit.

J’ai adoré retrouver tous ces personnages à Londres et à New-York à une période de l’année qui fait particulièrement rêver. L’ambiance est bien rendue, on arrive au point final, le sourire aux lèvres et on passe clairement un chouette moment bien cocooning.

Vous l’aurez compris, une lecture parfaite de détente en ce mois de décembre, je ne peux que vous inviter à découvrir Izzy et ses amis si ce n’est pas encore chose faite !

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Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Carla, Simone, Guiseppina et Rosalie habitent dans le même immeuble à Paris qui appartient à la Reine, une ancienne ballerine. Elles sont d’âges et d’univers différents mais ont un point commun : elles ont renoncé à l’amour.

Le seul individu masculin de cet immeuble pas comme les autres s’appelle Jean-Pierre et c’est un chat car la Reine a accepté de leur louer un longement à une seule condition : aucun homme, quelqu’il soit, ami, fils, frère… ne doit en franchir le seuil. Même les plombiers, médecins et autres réparateurs doivent être de sexe féminin.

Lorsque Carla part se ressourcer en Inde, elle propose à Juliette de séjourner chez elle. La jeune femme n’a pas renoncé aux hommes, elle, mais est séduite par leur complicité et a plaisir à passer son dimanche en leur compagnie.

Pour autant, elle est toujours en quête de l’âme sœur et tenter d’ouvrir les yeux de ses voisines : quelle folie de renoncer à l’amour !

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant ! et poursuivi au printemps avec son dernier né, Toutes les couleurs de la nuit.

Il ne manquait plus à mon tableau de chasse que son premier roman L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, bien que les avis que j’avais lus étaient plutôt négatifs mais l’ayant trouvé d’occasion à moins d’un euro, je n’ai pas hésité à le prendre.

Hélas, je dois bien admettre que je rejoins le cohorte des déçu(e)s car je ressors très mitigée de cette lecture. Si le thème est original, il n’est pas assez étoffé et ne comble pas les lacunes de ce roman.

Karine Lambert nous propose ici une somme d’histoires somme toutes très banales, portées par des personnages simplement esquissés. Elle s’attarde surtout sur la Reine et Juliette, fil conducteur du récit.

Le roman se lit facilement et sans déplaisir grâce à la plume fluide de l’auteure, les chapitres sont courts, de ce côté-là rien à redire heureusement car l’histoire se révèle plate et sans intérêt.

Ce récit, loin de servir la cause des femmes, est bourré de clichés et de situations caricaturales. Car les raisons pour lesquelles toutes ces femmes ont renoncé à l’amour semblent bien minces et m’ont laissé sur ma faim.

Je peux comprendre les raisons qui ont poussé la Reine à prendre cette décision, se retirant des hommes et du monde à l’instar d’une Greta Garbo, pour les autres, franchement, je suis étonnée car leurs raisons sont identiques à peu de choses près alors que je pense qu’il y avait matière à faire mieux !

Je ne me suis attachée à aucune de ces femmes, elles sont un peu tête-à-claques pour tout vous dire et leurs histoires personnelles sont tellement répétitives que ça en devient vite lassant. Heureusement, ce roman est très court sinon je l’aurai abandonné.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas mais les autres titres de Karine Lambert, oui !

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Comme tout anglais qui se respecte, Arthur Pepper voit son thé à heure fixe. Mais depuis que Miriam est morte, rien ne va plus. Il se terre dans sa maison, fuit les gens et se réfugie dans une stricte routine.

Lorsque le jour anniversaire de la mort de Miriam arrive, il consent à tourner la page et à se séparer des affaires de sa femme et trouve alors, dans une botte, un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur et sont autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête.

Car lui qui pensait tout connaître de la femme avec qui il est resté marié quatre décennies, découvre au fil de ses tribulations, qu’elle recélait bien des zones d’ombres.

Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations et remises en question…

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper est un feel-good book comme je les aime, à la fois drôle et émouvant que j’ai savouré de la première à la dernière page.

Je me suis attachée à Arthur, veuf inconsolable depuis la mort de celle qu’il a chéri pendant quarante ans. Des amours aussi sincères et véritables, personnellement, ça m’émeut toujours à notre époque où les divorces et les unions kleenex sont légion !

J’ai été bouleversée par le chagrin de cet homme de 69 ans qui n’arrive plus à avancer, qui se terre chez lui, fuit âme qui vive, blessé par l’absence de ses enfants le jour de l’enterrement de leur mère.

La découverte du bracelet va être déterminante et va l’amener à faire un périple qui va dynamiter sa routine et sa façon de penser, lui permettre de rencontrer toute une galerie de personnages qui vont l’aider à cheminer sur le long chemin du deuil.

Bernadette, sa voisine, elle-même veuve et mère de Nathan, encore lycéen, est une précieuse alliée. Grâce à sa patience et à ses bons petits plats, il va sortir peu à peu de sa coquille et découvrir qu’il s’est trop replié sur lui-même, engoncé dans son chagrin, un chagrin qui ne lui permettait plus d’être attentif aux autres.

Phaedra Patrick nous propose un road trip initiatique tardif avec son héros quasi septuagénaire naïf et chaste qui découvre l’aventure grâce à des breloques. Chacune d’entre elle va lui faire connaître une facette de sa défunte épouse et le pousser à se remettre en question.

Quelques ficelles çà ou là tout de même car l’enquête d’Arthur se révèle un peu trop facile, surtout une quarantaine d’années après les faits, mais je n’ai pas boudé mon plaisir car le récit est frais et léger, et de temps en temps, ça fait tout simplement du bien.

Au-delà de l’histoire, ce que j’ai préféré ici, ce sont les personnages : Arthur bien sûr mais aussi Lucy, sa fille, Bernadette la voisine, Nathan, le fou de cuisine, qui va initier Arthur à Google et aux réseaux sociaux.

Une chouette histoire que je vous conseille si vous recherchez une lecture qui met du baume au cœur.

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Le diagnostic est irrévocable. D’ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Confronté à son destin, ce prof de tennis de trente-cinq ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir. Comment se préparer à vivre dans l’obscurité ? Sur qui compter ? Alors que le monde s’éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d’obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d’enfance. Les mains plongées dans la terre, Vincent se connecte à ses sens, à l’instant présent et aux autres. Il tente de gagner le match de sa nouvelle vie.

Vincent est un professeur de tennis de 35 ans qui file le parfait amour avec Emilie, ensemble, ils ont de grands projets : acheter un appartement et faire un bébé. Mais depuis quelques temps, il voit trouble.

Pour savoir ce qu’il en est, il consulte une ophtalmologue qui lui annonce qu’il a une maladie orpheline et que d’ici trois semaines, cinq au plus, il deviendra totalement aveugle. Il n’y a pas de traitement, il va falloir qu’il soit courageux.

Vincent est sonné. Pourquoi faut-il que ça tombe sur lui, qui a toujours eu une vie saine et une vue jusqu’alors parfaite ? Depuis sa plus tendre enfance, alors qu’on lui demandait si il préférerait être sourd ou aveugle, il répondait invariablement : sourd.

Que va-t-il devenir ? La seule chose qu’il sait faire dans la vie c’est jouer au tennis. Et Emilie, peut-il lui demander de passer sa vie aux côtés d’un handicapé ? Un déluge d’autres questions l’assaillent et, cachant à tout son entourage sa terrible maladie, il se réfugie dans la maison de son grand-père adoré…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec ces deux précédents romans : Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant !, qui m’avaient beaucoup plu. J’ai donc été ravie de recevoir son tout nouvel opus Toutes les couleurs de la nuit.

Avec sa plume fluide, l’auteure nous embarque dans l’histoire de Vincent et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que le sujet traité est très intéressant même si il est également difficile mais grâce à Karine Lambert, on ne sombre jamais dans le désespoir.

Ce roman nous offre un autre regard sur le handicap, devenir malvoyant peut effectivement arriver à tout âge de la vie à cause de la maladie, d’un accident ou de la vieillesse.

Un handicap entraine de fait la dépendance et la solitude. Lorsque le diagnostic tombe, notre héros entre dans le déni, ce n’est pas possible qu’une telle chose lui arrive. Il se replie sur lui-même et lorsqu’enfin il l’aborde avec ses proches, c’est encore plus difficile.

Car il faut bien se l’avouer : comment réagirait-on si notre frère, sœur, amie(e), fils, fille… nous annonçait une telle chose ? Et si c’était à nous qu’on l’annonçait ? Je dois bien vous avouer que je ne saurai vous le dire. Comme Vincent, je le vivrai très mal mais j’espère que je saurai rebondir comme il le fait, en refusant tout assistanat et en prenant malgré tout ma vie à bras le corps.

On pourrait reprocher à l’auteure de nous proposer un roman trop lumineux avec un dénouement attendu, pour ma part j’ai beaucoup aimé cette histoire pleine d’espoir et de lumière.

Karine Lambert nous montre qu’avec de la bienveillance, de l’entraide et de l’amour, on peut continuer à avoir une belle vie malgré le handicap, qu’on peut se réinventer, faire à nouveau des projets, aimer…

Une jolie histoire qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment. Il est disponible dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, n’hésitez pas à le découvrir !

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 2/20

Maisons en pain d’épice, brioches aux fruits confits, feuilletés au miel… A l’approche des fêtes de fin d’année, Polly est débordée ! Accaparée par sa petite boulangerie, la jeune femme ne souhaite qu’une chose : passer un réveillon romantique avec son fiancé Huckle, bien au chaud dans leur grand phare.
Mais les bourrasques qui balaient la petite île de Mount Polbearne pourraient bien emporter les doux rêves de Polly et faire resurgir du passé des souvenirs qu’elle croyait enfouis à jamais…

Polly Waterford ne voit pas le temps passer… Sa petite boulangerie l’occupe du matin au soir, au désespoir d’Huckle, son compagnon, qui rêve de profiter d’une simple grasse matinée avec elle. À l’approche des fêtes de fin d’année, Huckle rêve aussi d’un Noël en amoureux, bien au chaud dans leur grand phare, avec leur petit macareux Neil.

Mais quand Kerensa débarque à Mount Polbearne pour dévoiler à sa meilleure amie un terrible secret, Polly voit soudain son avenir s’assombrir. D’autant que la révélation de Kerensa menace la belle histoire qu’elle a construite avec Huckle.

Son père, qui a toujours été aux abonnés absents, resurgit de son passé et Polly hésite à le rencontrer pour la première fois.

Jusqu’à présent, Polly a toujours réussi à surmonter les épreuves en cuisinant. Pourtant, cette fois-ci, préparer de bons petits pains risque de ne pas suffire à la sortir du pétrin…

Ayant beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Une saison à la petite boulangerie, je me suis jetée sur Noël à la petite boulangerie, le dernier tome de la trilogie consacré à Polly, dès sa sortie en poche !

Pour celles qui ont lu comme moi les deux précédents volumes, quel bonheur de retrouver Polly et son amoureux Huckle, son macareux Neil, leurs amis Reuben et Kerensa, Jayden, Selina et tous les autres.

Comme les deux premiers opus, Noël à la petite boulangerie est un sympathique roman feel-good mâtiné d’une bonne dose de gourmandise car Jenny Colgan nous montre son héroïne derrière les fourneaux à de nombreuses reprises et ça met vraiment l’eau à la bouche !

Si l’histoire ne sort pas des sentiers battus, elle est même plutôt conforme aux romans feel-good, ce qui change ici c’est le décor rude mais magnifique de cette île de Cornouailles et l’aspect gourmand du récit. L’autrice n’a pas son pareil pour nous vanter les mérites des Cornouailles et des douceurs mitonnées par Polly !

Cependant, je dois bien admettre que si cette lecture fut agréable, je l’ai trouvé moins intéressante parce qu’elle est pour moi, trop centrée sur Reuben et Kerensa dont les frasques me laissent de marbre. J’aurai préféré aussi un peu plus de joie et de bonne humeur à l’approche de Noël plutôt que de nouveaux drames pour Polly et Huckle et davantage d’ambiance noëlique.

La plume de Jenny Colgan est toujours aussi efficace : on tourne les pages sans s’en rendre, ce roman reste une lecture agréable, rapide, avec une happy end à la clé.


Noël à la petite boulangerie est un roman doudou, réconfortant et savoureux qui pêche parfois par d’inutiles péripéties mais j’ai néanmoins passé un bon moment en compagnie de Polly & Co et je vous recommande ses aventures gourmandes !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Les habitants de la maison bleue partage un toit, mais aussi de nombreuses histoires ! Celle de Sarah réserve son lot de surprises et d’émotions…
A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une belle maison bleue divisée en cinq appartements. Sarah, psychologue pour enfants, habite l’un d’entre eux. Au fil des années, la jeune trentenaire a sympathisé avec les autres propriétaires : une vieille dame un peu revêche, un jeune couple dynamique, une mère et sa fille très secrètes…
Mais depuis son divorce d’avec Léo, six mois plus tôt, Sarah ne profite plus comme avant de l’élégante maison victorienne et de son petit jardin. Et pour cause : son ancien mari, qui l’a quittée pour une autre, s’est installé deux étages plus bas, avec sa nouvelle compagne.
Pour Sarah, l’heure des choix a sonné. Doit-elle profiter de cette occasion pour essayer de reconquérir Léo, qui ne cesse de la troubler ? Ou, au contraire, quitter définitivement la maison bleue ? Tirer un trait sur le passé et prendre un nouveau départ ?

A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une magnifique maison bleue divisée en cinq appartements : deux au rez-de-chaussée où vivent Mavis, une acariâtre ville dame, Lisa et sa fille Una. Au premier, Jane et Tom viennent d’emménager. Au second, les jeunes mariés Léo et Héléna. Et sous les toits : Sarah, psychologue pour enfants.

La jeune femme s’y est construit un véritable nid douillet mais le charme s’est rompu quand son mari l’a quittée pour rejoindre sa maîtresse un étage plus bas. Alors qu’elle est dans l’obligation de déménager afin de donner sa part à Léo, Sarah se lie d’amitié avec Mavis sa mystérieuse voisine du rez-de-chaussée ainsi qu’avec Tom et Jane, les nouveaux propriétaires du premier étage.

Sarah ignore à quel point l’arrivée de ce jeune couple va bouleverser ses projets et mettre en pleine lumière les secrets les mieux gardés de la maison bleue…

Voilà un feel-good book qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL, aussitôt acheté et aussitôt lu, en un peu plus d’une journée malgré son épaisseur. J’ai profité du samedi pluvieux et venteux pour me plonger dans Les cœurs fragiles de la maison bleue qui m’a emmené dans l’un des quartiers les plus fameux de la capitale anglaise : Notting Hill.

Je m’attendais à une simple histoire un peu cul cul la praline, comme j’aime en lire de temps en temps, et j’ai été agréablement surprise car ce roman est plus profond qu’il n’y paraît au premier abord.

On suit Sarah, dévastée par la mort de Smith, sa meilleure amie, emportée par une tumeur au cerveau particulièrement foudroyante. Suite à ce drame, sa vie s’est un peu plus enfoncée puisque son mari l’a quitté pour emménager chez sa femme à l’étage du dessous !

Depuis, la jeune femme traîne une dépression qui l’empêche d’exercer son métier de psychologue pour enfants. Heureusement pour elle, l’arrivée de Jane et Tom va réveiller la maison bleue endormie et colorer d’espoir le quotidien de Sarah qui va aussi nouer une amitié pour le moins singulière avec Mavis, la voisine du rez-de-chaussée, particulièrement désagréable jusqu’alors.

Ces nouvelles amitiés vont permettre à Sarah de sortir peu à peu de sa dépression, de la remettre sur de bons rails afin qu’elle se reprenne en main et surtout qu’elle tourne enfin la page de son mariage raté pour s’ouvrir à de nouvelles amours alors que Léo la poursuit de ses assiduités afin d’en faire sa maîtresse.

J’ai beaucoup aimé suivre Sarah et l’ensemble des habitants de cette maison dans laquelle la vie se révèle bien agréable et où la solidarité et l’amitié ne sont pas de vains mots.

Au-delà du quotidien de Sarah, Juliet Ashton aborde d’autres thématiques comme la solitude, la question de la fin de vie dans la dignité et du droit à l’euthanasie, le drame des enfants de parents divorcés pris dans des querelles sans fin au point d’en perdre la parole, la difficulté de se reconstruire après un deuil ou une rupture, les relations parfois difficiles entre une mère et sa fille…

Vous l’aurez compris, une lecture agréable et réconfortante, à la fois drôle et émouvante, un très joli moment de lecture que je vous recommande !

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Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?

Marguerite était depuis cinquante-cinq ans et dix-sept jours l’épouse d’Henri Delorme, notaire respecté. Toute sa vie durant, Marguerite a fait ce que l’on attendait d’elle : elle a épousé un bon parti, lui a donné un héritier et a obéi sans broncher à son mari.

Maintenant qu’elle est veuve, c’est son fils qui prend la relève et tire les ficelles de sa vie, lui disant ce qu’elle doit faire ou pas, lui donnant l’argent dont elle a besoin, reprenant scrupuleusement les consignes de son feu père pour laquelle il a la plus grande admiration.

Marguerite a eu peu d’occasions de se réjouir, son mari ne lui témoignait aucune affection, ne voulait pas qu’elle travaille, lui disait comment s’habiller, se coiffer et souhaitait par dessus tout qu’elle garde sa taille de jeune fille.

Marcel a quitté l’Algérie jeune homme, amoureux de la fille des voisins, Nora, qui va le rejoindre en Métropole pour l’épouser. Toute sa vie, il va travailler au zoo en tant que gardien et à la retraite, il va se passionner pour le scrabble. C’est lors d’une partie à Nice, que Nora se noie. Fou de douleur, il n’a plus goût à rien et sa fille l’inscrit en thalasso.

C’est ainsi qu’il va faire la connaissance de Marguerite à Bagnères-de-Bigorre…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert ce printemps en lisant son dernier roman Un arbre, un jour, un court récit qui m’avait beaucoup plu. J’ai donc profité de mes vacances pour découvrir son précédent : Eh bien dansons maintenant ! qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis l’an dernier.

Je ressors de ma lecture sous le charme de cette histoire très simple mettant en scène deux septuagénaires récemment veufs mais qui fait du bien, exactement ce que j’attends d’un roman feel-good !

Karine Lambert nous propose ici un roman choral tendre, empli d’espoir et d’émotions. Et nous démontre qu’à soixante-dix ans passés, le cœur peut se remettre à battre la chamade et la vie devenir belle à nouveau.

Grâce à Marcel, Marguerite va enfin oser prendre sa vie en main, et Marcel aimer à nouveau. Ils sont très différents de par leurs caractères et leurs goûts mais vont se compléter merveilleusement.

Avec sa plume fluide et pleine d’humour, l’auteure nous embarque dans son histoire et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que Marcel et Marguerite sont tellement attendrissants qu’on n’a plus envie de les quitter.

Ce roman nous offre un autre regard sur la vieillesse, la dépendance et la solitude. Avec ses deux personnages si attachants et bien dessinés, Karine Lambert nous montre avec bienveillance, douceur et poésie que vieillir, ce n’est pas mourir à petit feu, c’est goûter la vie jusqu’à son dernier souffle, profiter de chaque instant et que chaque année qui reste en vaut dix.

Une jolie histoire d’amour sans prétention qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment.

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