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Posts Tagged ‘roman feel-good’

Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Carla, Simone, Guiseppina et Rosalie habitent dans le même immeuble à Paris qui appartient à la Reine, une ancienne ballerine. Elles sont d’âges et d’univers différents mais ont un point commun : elles ont renoncé à l’amour.

Le seul individu masculin de cet immeuble pas comme les autres s’appelle Jean-Pierre et c’est un chat car la Reine a accepté de leur louer un longement à une seule condition : aucun homme, quelqu’il soit, ami, fils, frère… ne doit en franchir le seuil. Même les plombiers, médecins et autres réparateurs doivent être de sexe féminin.

Lorsque Carla part se ressourcer en Inde, elle propose à Juliette de séjourner chez elle. La jeune femme n’a pas renoncé aux hommes, elle, mais est séduite par leur complicité et a plaisir à passer son dimanche en leur compagnie.

Pour autant, elle est toujours en quête de l’âme sœur et tenter d’ouvrir les yeux de ses voisines : quelle folie de renoncer à l’amour !

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant ! et poursuivi au printemps avec son dernier né, Toutes les couleurs de la nuit.

Il ne manquait plus à mon tableau de chasse que son premier roman L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, bien que les avis que j’avais lus étaient plutôt négatifs mais l’ayant trouvé d’occasion à moins d’un euro, je n’ai pas hésité à le prendre.

Hélas, je dois bien admettre que je rejoins le cohorte des déçu(e)s car je ressors très mitigée de cette lecture. Si le thème est original, il n’est pas assez étoffé et ne comble pas les lacunes de ce roman.

Karine Lambert nous propose ici une somme d’histoires somme toutes très banales, portées par des personnages simplement esquissés. Elle s’attarde surtout sur la Reine et Juliette, fil conducteur du récit.

Le roman se lit facilement et sans déplaisir grâce à la plume fluide de l’auteure, les chapitres sont courts, de ce côté-là rien à redire heureusement car l’histoire se révèle plate et sans intérêt.

Ce récit, loin de servir la cause des femmes, est bourré de clichés et de situations caricaturales. Car les raisons pour lesquelles toutes ces femmes ont renoncé à l’amour semblent bien minces et m’ont laissé sur ma faim.

Je peux comprendre les raisons qui ont poussé la Reine à prendre cette décision, se retirant des hommes et du monde à l’instar d’une Greta Garbo, pour les autres, franchement, je suis étonnée car leurs raisons sont identiques à peu de choses près alors que je pense qu’il y avait matière à faire mieux !

Je ne me suis attachée à aucune de ces femmes, elles sont un peu tête-à-claques pour tout vous dire et leurs histoires personnelles sont tellement répétitives que ça en devient vite lassant. Heureusement, ce roman est très court sinon je l’aurai abandonné.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas mais les autres titres de Karine Lambert, oui !

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Comme tout anglais qui se respecte, Arthur Pepper voit son thé à heure fixe. Mais depuis que Miriam est morte, rien ne va plus. Il se terre dans sa maison, fuit les gens et se réfugie dans une stricte routine.

Lorsque le jour anniversaire de la mort de Miriam arrive, il consent à tourner la page et à se séparer des affaires de sa femme et trouve alors, dans une botte, un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur et sont autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête.

Car lui qui pensait tout connaître de la femme avec qui il est resté marié quatre décennies, découvre au fil de ses tribulations, qu’elle recélait bien des zones d’ombres.

Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations et remises en question…

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper est un feel-good book comme je les aime, à la fois drôle et émouvant que j’ai savouré de la première à la dernière page.

Je me suis attachée à Arthur, veuf inconsolable depuis la mort de celle qu’il a chéri pendant quarante ans. Des amours aussi sincères et véritables, personnellement, ça m’émeut toujours à notre époque où les divorces et les unions kleenex sont légion !

J’ai été bouleversée par le chagrin de cet homme de 69 ans qui n’arrive plus à avancer, qui se terre chez lui, fuit âme qui vive, blessé par l’absence de ses enfants le jour de l’enterrement de leur mère.

La découverte du bracelet va être déterminante et va l’amener à faire un périple qui va dynamiter sa routine et sa façon de penser, lui permettre de rencontrer toute une galerie de personnages qui vont l’aider à cheminer sur le long chemin du deuil.

Bernadette, sa voisine, elle-même veuve et mère de Nathan, encore lycéen, est une précieuse alliée. Grâce à sa patience et à ses bons petits plats, il va sortir peu à peu de sa coquille et découvrir qu’il s’est trop replié sur lui-même, engoncé dans son chagrin, un chagrin qui ne lui permettait plus d’être attentif aux autres.

Phaedra Patrick nous propose un road trip initiatique tardif avec son héros quasi septuagénaire naïf et chaste qui découvre l’aventure grâce à des breloques. Chacune d’entre elle va lui faire connaître une facette de sa défunte épouse et le pousser à se remettre en question.

Quelques ficelles çà ou là tout de même car l’enquête d’Arthur se révèle un peu trop facile, surtout une quarantaine d’années après les faits, mais je n’ai pas boudé mon plaisir car le récit est frais et léger, et de temps en temps, ça fait tout simplement du bien.

Au-delà de l’histoire, ce que j’ai préféré ici, ce sont les personnages : Arthur bien sûr mais aussi Lucy, sa fille, Bernadette la voisine, Nathan, le fou de cuisine, qui va initier Arthur à Google et aux réseaux sociaux.

Une chouette histoire que je vous conseille si vous recherchez une lecture qui met du baume au cœur.

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Le diagnostic est irrévocable. D’ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Confronté à son destin, ce prof de tennis de trente-cinq ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir. Comment se préparer à vivre dans l’obscurité ? Sur qui compter ? Alors que le monde s’éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d’obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d’enfance. Les mains plongées dans la terre, Vincent se connecte à ses sens, à l’instant présent et aux autres. Il tente de gagner le match de sa nouvelle vie.

Vincent est un professeur de tennis de 35 ans qui file le parfait amour avec Emilie, ensemble, ils ont de grands projets : acheter un appartement et faire un bébé. Mais depuis quelques temps, il voit trouble.

Pour savoir ce qu’il en est, il consulte une ophtalmologue qui lui annonce qu’il a une maladie orpheline et que d’ici trois semaines, cinq au plus, il deviendra totalement aveugle. Il n’y a pas de traitement, il va falloir qu’il soit courageux.

Vincent est sonné. Pourquoi faut-il que ça tombe sur lui, qui a toujours eu une vie saine et une vue jusqu’alors parfaite ? Depuis sa plus tendre enfance, alors qu’on lui demandait si il préférerait être sourd ou aveugle, il répondait invariablement : sourd.

Que va-t-il devenir ? La seule chose qu’il sait faire dans la vie c’est jouer au tennis. Et Emilie, peut-il lui demander de passer sa vie aux côtés d’un handicapé ? Un déluge d’autres questions l’assaillent et, cachant à tout son entourage sa terrible maladie, il se réfugie dans la maison de son grand-père adoré…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert l’année dernière avec ces deux précédents romans : Un arbre, un jour et Eh bien dansons maintenant !, qui m’avaient beaucoup plu. J’ai donc été ravie de recevoir son tout nouvel opus Toutes les couleurs de la nuit.

Avec sa plume fluide, l’auteure nous embarque dans l’histoire de Vincent et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que le sujet traité est très intéressant même si il est également difficile mais grâce à Karine Lambert, on ne sombre jamais dans le désespoir.

Ce roman nous offre un autre regard sur le handicap, devenir malvoyant peut effectivement arriver à tout âge de la vie à cause de la maladie, d’un accident ou de la vieillesse.

Un handicap entraine de fait la dépendance et la solitude. Lorsque le diagnostic tombe, notre héros entre dans le déni, ce n’est pas possible qu’une telle chose lui arrive. Il se replie sur lui-même et lorsqu’enfin il l’aborde avec ses proches, c’est encore plus difficile.

Car il faut bien se l’avouer : comment réagirait-on si notre frère, sœur, amie(e), fils, fille… nous annonçait une telle chose ? Et si c’était à nous qu’on l’annonçait ? Je dois bien vous avouer que je ne saurai vous le dire. Comme Vincent, je le vivrai très mal mais j’espère que je saurai rebondir comme il le fait, en refusant tout assistanat et en prenant malgré tout ma vie à bras le corps.

On pourrait reprocher à l’auteure de nous proposer un roman trop lumineux avec un dénouement attendu, pour ma part j’ai beaucoup aimé cette histoire pleine d’espoir et de lumière.

Karine Lambert nous montre qu’avec de la bienveillance, de l’entraide et de l’amour, on peut continuer à avoir une belle vie malgré le handicap, qu’on peut se réinventer, faire à nouveau des projets, aimer…

Une jolie histoire qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment. Il est disponible dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, n’hésitez pas à le découvrir !

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 2/20

Maisons en pain d’épice, brioches aux fruits confits, feuilletés au miel… A l’approche des fêtes de fin d’année, Polly est débordée ! Accaparée par sa petite boulangerie, la jeune femme ne souhaite qu’une chose : passer un réveillon romantique avec son fiancé Huckle, bien au chaud dans leur grand phare.
Mais les bourrasques qui balaient la petite île de Mount Polbearne pourraient bien emporter les doux rêves de Polly et faire resurgir du passé des souvenirs qu’elle croyait enfouis à jamais…

Polly Waterford ne voit pas le temps passer… Sa petite boulangerie l’occupe du matin au soir, au désespoir d’Huckle, son compagnon, qui rêve de profiter d’une simple grasse matinée avec elle. À l’approche des fêtes de fin d’année, Huckle rêve aussi d’un Noël en amoureux, bien au chaud dans leur grand phare, avec leur petit macareux Neil.

Mais quand Kerensa débarque à Mount Polbearne pour dévoiler à sa meilleure amie un terrible secret, Polly voit soudain son avenir s’assombrir. D’autant que la révélation de Kerensa menace la belle histoire qu’elle a construite avec Huckle.

Son père, qui a toujours été aux abonnés absents, resurgit de son passé et Polly hésite à le rencontrer pour la première fois.

Jusqu’à présent, Polly a toujours réussi à surmonter les épreuves en cuisinant. Pourtant, cette fois-ci, préparer de bons petits pains risque de ne pas suffire à la sortir du pétrin…

Ayant beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Une saison à la petite boulangerie, je me suis jetée sur Noël à la petite boulangerie, le dernier tome de la trilogie consacré à Polly, dès sa sortie en poche !

Pour celles qui ont lu comme moi les deux précédents volumes, quel bonheur de retrouver Polly et son amoureux Huckle, son macareux Neil, leurs amis Reuben et Kerensa, Jayden, Selina et tous les autres.

Comme les deux premiers opus, Noël à la petite boulangerie est un sympathique roman feel-good mâtiné d’une bonne dose de gourmandise car Jenny Colgan nous montre son héroïne derrière les fourneaux à de nombreuses reprises et ça met vraiment l’eau à la bouche !

Si l’histoire ne sort pas des sentiers battus, elle est même plutôt conforme aux romans feel-good, ce qui change ici c’est le décor rude mais magnifique de cette île de Cornouailles et l’aspect gourmand du récit. L’autrice n’a pas son pareil pour nous vanter les mérites des Cornouailles et des douceurs mitonnées par Polly !

Cependant, je dois bien admettre que si cette lecture fut agréable, je l’ai trouvé moins intéressante parce qu’elle est pour moi, trop centrée sur Reuben et Kerensa dont les frasques me laissent de marbre. J’aurai préféré aussi un peu plus de joie et de bonne humeur à l’approche de Noël plutôt que de nouveaux drames pour Polly et Huckle et davantage d’ambiance noëlique.

La plume de Jenny Colgan est toujours aussi efficace : on tourne les pages sans s’en rendre, ce roman reste une lecture agréable, rapide, avec une happy end à la clé.


Noël à la petite boulangerie est un roman doudou, réconfortant et savoureux qui pêche parfois par d’inutiles péripéties mais j’ai néanmoins passé un bon moment en compagnie de Polly & Co et je vous recommande ses aventures gourmandes !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Les habitants de la maison bleue partage un toit, mais aussi de nombreuses histoires ! Celle de Sarah réserve son lot de surprises et d’émotions…
A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une belle maison bleue divisée en cinq appartements. Sarah, psychologue pour enfants, habite l’un d’entre eux. Au fil des années, la jeune trentenaire a sympathisé avec les autres propriétaires : une vieille dame un peu revêche, un jeune couple dynamique, une mère et sa fille très secrètes…
Mais depuis son divorce d’avec Léo, six mois plus tôt, Sarah ne profite plus comme avant de l’élégante maison victorienne et de son petit jardin. Et pour cause : son ancien mari, qui l’a quittée pour une autre, s’est installé deux étages plus bas, avec sa nouvelle compagne.
Pour Sarah, l’heure des choix a sonné. Doit-elle profiter de cette occasion pour essayer de reconquérir Léo, qui ne cesse de la troubler ? Ou, au contraire, quitter définitivement la maison bleue ? Tirer un trait sur le passé et prendre un nouveau départ ?

A Londres, au cœur de Notting Hill, se dresse une magnifique maison bleue divisée en cinq appartements : deux au rez-de-chaussée où vivent Mavis, une acariâtre ville dame, Lisa et sa fille Una. Au premier, Jane et Tom viennent d’emménager. Au second, les jeunes mariés Léo et Héléna. Et sous les toits : Sarah, psychologue pour enfants.

La jeune femme s’y est construit un véritable nid douillet mais le charme s’est rompu quand son mari l’a quittée pour rejoindre sa maîtresse un étage plus bas. Alors qu’elle est dans l’obligation de déménager afin de donner sa part à Léo, Sarah se lie d’amitié avec Mavis sa mystérieuse voisine du rez-de-chaussée ainsi qu’avec Tom et Jane, les nouveaux propriétaires du premier étage.

Sarah ignore à quel point l’arrivée de ce jeune couple va bouleverser ses projets et mettre en pleine lumière les secrets les mieux gardés de la maison bleue…

Voilà un feel-good book qui n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL, aussitôt acheté et aussitôt lu, en un peu plus d’une journée malgré son épaisseur. J’ai profité du samedi pluvieux et venteux pour me plonger dans Les cœurs fragiles de la maison bleue qui m’a emmené dans l’un des quartiers les plus fameux de la capitale anglaise : Notting Hill.

Je m’attendais à une simple histoire un peu cul cul la praline, comme j’aime en lire de temps en temps, et j’ai été agréablement surprise car ce roman est plus profond qu’il n’y paraît au premier abord.

On suit Sarah, dévastée par la mort de Smith, sa meilleure amie, emportée par une tumeur au cerveau particulièrement foudroyante. Suite à ce drame, sa vie s’est un peu plus enfoncée puisque son mari l’a quitté pour emménager chez sa femme à l’étage du dessous !

Depuis, la jeune femme traîne une dépression qui l’empêche d’exercer son métier de psychologue pour enfants. Heureusement pour elle, l’arrivée de Jane et Tom va réveiller la maison bleue endormie et colorer d’espoir le quotidien de Sarah qui va aussi nouer une amitié pour le moins singulière avec Mavis, la voisine du rez-de-chaussée, particulièrement désagréable jusqu’alors.

Ces nouvelles amitiés vont permettre à Sarah de sortir peu à peu de sa dépression, de la remettre sur de bons rails afin qu’elle se reprenne en main et surtout qu’elle tourne enfin la page de son mariage raté pour s’ouvrir à de nouvelles amours alors que Léo la poursuit de ses assiduités afin d’en faire sa maîtresse.

J’ai beaucoup aimé suivre Sarah et l’ensemble des habitants de cette maison dans laquelle la vie se révèle bien agréable et où la solidarité et l’amitié ne sont pas de vains mots.

Au-delà du quotidien de Sarah, Juliet Ashton aborde d’autres thématiques comme la solitude, la question de la fin de vie dans la dignité et du droit à l’euthanasie, le drame des enfants de parents divorcés pris dans des querelles sans fin au point d’en perdre la parole, la difficulté de se reconstruire après un deuil ou une rupture, les relations parfois difficiles entre une mère et sa fille…

Vous l’aurez compris, une lecture agréable et réconfortante, à la fois drôle et émouvante, un très joli moment de lecture que je vous recommande !

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Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?

Marguerite était depuis cinquante-cinq ans et dix-sept jours l’épouse d’Henri Delorme, notaire respecté. Toute sa vie durant, Marguerite a fait ce que l’on attendait d’elle : elle a épousé un bon parti, lui a donné un héritier et a obéi sans broncher à son mari.

Maintenant qu’elle est veuve, c’est son fils qui prend la relève et tire les ficelles de sa vie, lui disant ce qu’elle doit faire ou pas, lui donnant l’argent dont elle a besoin, reprenant scrupuleusement les consignes de son feu père pour laquelle il a la plus grande admiration.

Marguerite a eu peu d’occasions de se réjouir, son mari ne lui témoignait aucune affection, ne voulait pas qu’elle travaille, lui disait comment s’habiller, se coiffer et souhaitait par dessus tout qu’elle garde sa taille de jeune fille.

Marcel a quitté l’Algérie jeune homme, amoureux de la fille des voisins, Nora, qui va le rejoindre en Métropole pour l’épouser. Toute sa vie, il va travailler au zoo en tant que gardien et à la retraite, il va se passionner pour le scrabble. C’est lors d’une partie à Nice, que Nora se noie. Fou de douleur, il n’a plus goût à rien et sa fille l’inscrit en thalasso.

C’est ainsi qu’il va faire la connaissance de Marguerite à Bagnères-de-Bigorre…

J’ai découvert la plume de Karine Lambert ce printemps en lisant son dernier roman Un arbre, un jour, un court récit qui m’avait beaucoup plu. J’ai donc profité de mes vacances pour découvrir son précédent : Eh bien dansons maintenant ! qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis l’an dernier.

Je ressors de ma lecture sous le charme de cette histoire très simple mettant en scène deux septuagénaires récemment veufs mais qui fait du bien, exactement ce que j’attends d’un roman feel-good !

Karine Lambert nous propose ici un roman choral tendre, empli d’espoir et d’émotions. Et nous démontre qu’à soixante-dix ans passés, le cœur peut se remettre à battre la chamade et la vie devenir belle à nouveau.

Grâce à Marcel, Marguerite va enfin oser prendre sa vie en main, et Marcel aimer à nouveau. Ils sont très différents de par leurs caractères et leurs goûts mais vont se compléter merveilleusement.

Avec sa plume fluide et pleine d’humour, l’auteure nous embarque dans son histoire et une fois ma lecture entamée, il m’a été bien difficile de la lâcher. Il faut dire que Marcel et Marguerite sont tellement attendrissants qu’on n’a plus envie de les quitter.

Ce roman nous offre un autre regard sur la vieillesse, la dépendance et la solitude. Avec ses deux personnages si attachants et bien dessinés, Karine Lambert nous montre avec bienveillance, douceur et poésie que vieillir, ce n’est pas mourir à petit feu, c’est goûter la vie jusqu’à son dernier souffle, profiter de chaque instant et que chaque année qui reste en vaut dix.

Une jolie histoire d’amour sans prétention qui met du baume au cœur et que je vous recommande pour passer un joli moment.

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Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Bienvenue à Dinan, dans la tribu des Le Guennec. Il y a Jacques, le patriarche, chef de chantier accro à son boulot et à Michel Sardou, despotique et égocentrique. Martine, la mère, libraire, en rébellion après 40 ans de mariage.

Leurs fils : Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou. Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !

Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Et Jeanne, la nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.

Sans oublier la matriarche Antoinette, la mère de Jacques, nonagénaire, d’une sagesse exemplaire et que tout son clan adore.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes mais seulement voilà Jacques, à force de lancer des piques à ses belles-filles, va pousser le bouchon un peu trop loin et se retrouver exclu de la traditionnelle galette des rois et des vacances au ski de février. Martine menace même de le quitter ! Jacques doit à tout prix rentrer dans les faveurs de ses brus si il veut garder sa femme…

Après Mémé dans les orties qui m’avait moyennement convaincue et Minute, papillon ! que j’avais beaucoup aimé, j’étais curieuse de découvrir En voiture, Simone !, coup de coeur de bon nombre de lectrices, et comme j’aime les lectures feel-good, je me suis lancée avec plaisir à la découverte de ce texte. Et ce fut un vrai plaisir de lecture car c’est un roman qui se lit très bien, avec de courts chapitres et des évènements qui s’enchaînent sans temps mort.

Aurélie Valognes met une nouvelle fois la famille à l’honneur dans ce récit, c’est son sujet de prédilection, en abordant cette fois-ci le délicat exercice d’entrer dans une famille et de s’y intégrer, un exercice jamais facile.

L’histoire est légère, bien troussée, pleine de bons sentiments et parfois un peu facile mais elle est aussi par certains aspects plutôt originale et on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie des Le Guellec.

Les personnages sont bien croqués et cette famille bretonne ressemble à la nôtre comme deux gouttes d’eau : certains sont vraiment sympas, d’autres nettement moins, certains sont attachants, d’autres tapent sérieusement sur les nerfs !

J’ai beaucoup aimé le duo belle-mère / belle-fille Antoinette et Martine et j’ai trouvé le patriarche tyrannique très drôle. La jeune génération des trentenaires m’a nettement moins touchée, je les ai trouvés dans l’ensemble plutôt agaçants qu’autre chose.

Aurélie Valognes confirme avec ce titre qu’elle sait faire des romans divertissants, sympathiques en diable mais qui ne resteront pas forcément dans les mémoires. Pour moi, ces récits sont amusants mais manquent de profondeur et surtout ils vont trop vite, tout s’enchaîne sans temps mort et parfois ça manque de crédibilité.

Vous l’aurez compris En voiture, Simone ! remplit sa fonction de roman distrayant avec lequel on passe un bon moment, la lecture estivale sans prise de tête par excellence mais n’en attendez pas trop, vous seriez forcément déçu(e)s.

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