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Posts Tagged ‘roman feel-good’

Caroline Franc est journaliste de formation. Après huit ans en agence de presse, elle décide de devenir autoentrepreneur : on peut la lire sous le pseudonyme Caroline Desages dans L’Express Style, dans Pleine vie ou encore dans Cosmo.fr. Elle est également auteur du blog Pensées by Caro, qui rassemble 10 000 lecteurs quotidiens. Mission Hygge est son premier roman, publié chez First en 2018.

Reporter de guerre émérite, Chloé Savigny aime le frisson, l’adrénaline, le danger. Mais quand elle est coincée au journal, elle terrifie ses collègues, en un mot elle est insupportable. Alexandre, son rédacteur en chef décide donc de l’éloigner un moment, pour le bien des équipes.

Direction Gilleleje, petit village côtier au nord du Danemark, dont les habitants viennent d’être très sérieusement déclarés  » les plus heureux du monde « . Le bonheur ? Chloé ça lui donne le bourdon… mais on ne lui laisse pas le choix : c’est ça ou la porte.

Alors l’habituée des conflits se résout à partir au Danemark et va devoir s’adapter aux grosses chaussettes au coin du feu, aux bougies et aux roulés à la cannelle. Et cela pourrait bien changer sa vie…

Envie d’une lecture feel-good, légère et réconfortante pour attaquer du bon pied l’année 2022 ? Ne bougez pas, j’ai la lecture qu’il vous faut : Mission hygge de Caroline Franc.

L’art de vivre à la danoise a le vent en poupe depuis quelques années et après avoir refermé ce court roman, je comprends pourquoi ! J’irais bien moi aussi, goûter le bonheur à la danoise car les habitants de ce pays sont tout simplement épatants si on se fie à cette lecture.

Chloé, qui est pourtant tellement antipathique au début du livre, heureusement elle s’améliore par la suite, est incroyablement bien accueillie par les habitants de Gilleleje, à commencer par Inge, serveuse comme elle dans le bar tenu par Jörgen, Birgit qui l’accueille au sein de sa pension ou le beau chauffeur de taxi psy Lars. Franchement ça donne envie de vérifier si ils sont si chaleureux que ça ces danois !

Outre les personnages terriblement sympathiques et attachants, ce que j’ai aimé ici, c’est de découvrir ce fameux hygge et l’état d’esprit des danois, qui ne sont jamais dans le jugement, qui accueillent chacun bien volontiers tant que l’on ne ment pas ou que l’on ne respecte pas la loi.

Ils ont aussi tout compris à la vie : ils travaillent certes mais dès 16h tout le monde rentre profiter de sa famille, comme je les envie !

Le roman est court mais apporte son lot d’émotions, on rit, on est ému aussi tant le récit fait la part belle à l’amitié et à la solidarité.

Comme il est bref, l’autrice ne s’embarrasse pas avec des développements, c’est un peu dommage car je trouve que l’on ne voit pas assez le cheminement de Chloé qui la pousse à remettre en question son quotidien jusque là bien huilé et notamment son métier de reporter de guerre.

Malgré ce bémol, je ne peux que vous conseiller ce roman réconfortant, qui fait du bien tout simplement !

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Nommée par le Sunday Times  » Autrice de best-sellers « , Heidi Swain vit à Norfolk avec son mari et leurs deux enfants, ainsi que leur chat noir Storm. Passionnée par le jardinage, la campagne, elle collectionne les accessoires vintage. Autrice de pas moins dix livres, après La Ferme aux Alouettes, elle signe ici son deuxième ouvrage aux Éditions Prisma.

Ruby a terminé ses études universitaires et rentre chez elle pour les vacances de Noël, dans le petit village de Wynbridge. Elle entend bien trouver suffisamment d’argent pour s’offrir un voyage autour du monde en janvier.

Contre la volonté de son père, elle prend un stand au marché de Noël et décide d’en faire le plus joli stand de tous les temps. Un chalet illuminé de guirlandes, sur lequel on trouvera aussi bien des pommes d’amour que du gui et peut-être même un peu de vin chaud.

Mais l’ouverture d’un nouveau centre commercial tout près, menace le marché. Alors, avec tous les autres exposants, Ruby élabore un plan pour s’assurer que Wynbridge demeure la destination préférée des familles en quête de cadeaux de Noël.

La seule chose qui se trouve sur son chemin c’est son ex-amoureux, Steve. Effectivement, il est assez difficile d’essayer de sauver le monde quand le garçon en question travaille sur le stand d’en face, surtout lorsque Ruby se rend compte que ses sentiments pour lui sont toujours là, quatre ans après leur séparation…

Pommes d’amour au marché de Noël est un feel-good book mâtiné d’une romance de Noël, à la manière des Jenny Colgan de Noël ou des Nuits enneigées de Castle Court mais en moins réussi pour moi.

Heidi Swain ne nous propose pas une histoire follement originale mais en matière de feel-good book ou de romance de Noël, ça ne me gêne pas vraiment, je sais à quoi m’attendre. Je sais que tout va finir en happy end et que tout le monde est tout beau tout gentil.

Et ce roman, c’est exactement ça ! Le scénario est guimauve à souhait, les personnages sont tellement gentils et lisses que ça en devient ennuyant. Ajoutez à cela, un jeu du chat et de la souris entre nos deux héros toujours amoureux l’un de l’autre mais qui ne veulent pas l’avouer, une intrigue qui tire en longueur autour de pots de vin qui m’a souvent lassée, vous comprendrez pourquoi je suis un brin déçue par ce roman dont la couverture m’envoyait du rêve.

Ce que j’ai bien aimé en revanche, c’est l’atmosphère chaleureuse, l’ambiance petit village de campagne qui se dégage de cette histoire qui commence mi-novembre pour s’achever le jour de Noël. Pour se mettre dans l’ambiance des fêtes, c’est parfait.

J’ai apprécié aussi le quotidien de ces petits commerçants qui se battent pour sauver leur marché de Noël et conserver l’authenticité des festivités et des emplois au sein de leur communauté. Ils font preuve d’entraide et de solidarité entre eux et j’ai trouvé ça chouette.

Je suis sensible à ces messages prônant un retour aux valeurs et à une consommation raisonnée, de préférence locale, que ce soit pour les achats alimentaires comme pour les jouets, décorations… et de ce point de vu là, je suis bien d’accord avec les messages prônés par Heidi Swain.

Une lecture mi-figue mi-raisin pour moi, j’espère que les autres romances de Noël de ma PAL seront plus réjouissantes !

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Partageant son quotidien entre l’écriture et le cinéma, Frédérique Hespel s’amuse à plonger ses héros au coeur d’histoires aux mille rebondissements. Dans son demier roman, on retrouve cette folie douce qui coule dans chacun de ses mots et qui vous emportera dans un tourbillon de joie de vivre.

C’est tout un petit monde qui vit au 30, Willow Road, résidence londonienne fièrement dressée entre les maisons colorées et les devantures fleuries : la famille parfaite, le voisin quelque peu acariâtre, la jeune hôtesse de l’air, le couple de jeunes nouvellement installé, la mère célibataire ou encore les piliers de la résidence, il y en a pour tous les goûts. 

Des habitants de 7 à 77 ans, principalement français… Sans oublier un gros chat et un bonsaï amoureux de musique classique !

Tous ces résidents se croisent, cohabitent, se supportent et vivent ensemble selon un rythme bien défini… jusqu’au jour où Thomas fait son grand retour, bousculant leur quotidien.

Heureusement, chacun peut compter sur l’autre et, à eux tous, ils sont sûrs d’atteindre leur but : trouver le bonheur, tout simplement !

Petits mystères et grands bonheurs à Willow Road est un feel-good book comme je les aime, une petite bulle rafraichissante qui m’a fait penser aux Chroniques de San Franciso d’Armistead Maupin. D’une manière générale, j’aime bien les récits chorales qui mettent en scène les habitants d’un même immeuble ou quartier et ici c’est très bien fait.

Tout au long du roman, les personnages se croisent, leurs histoires évoluent, donnant lieu à des thématiques intéressantes : l’usure du mariage, le premier amour, la jalousie, l’amitié, l’homosexualité, l’adultère, les mamans solos, les regrets…

Les personnages, nombreux, sont suffisamment bien dessinés pour que l’on ne se perde jamais et qu’on les confonde, à condition de lire ce roman de façon rapprochée, si vous grapillez un chapitre par-ci, un autre par-là, vous serez vite perdu.e.s ! Mais honnêtement lorsque vous commencerez cette histoire, vous n’aurez plus envie de la lâcher, tant elle est addictive et les personnages attachants.

J’ai vraiment aimé l’amitié, la solidarité et l’entraide dont font preuve tous les habitants de l’immeuble, que ce soit pour organiser la fête du printemps, s’occuper des enfants en l’absence de leurs parents, prendre soin d’un bonzaï ou secourir une jeune fille en détresse.

Frédérique Hespel construit bien son histoire et ses personnages, elle nous fait entrer dans leur quotidien, nous décrit si bien leurs vies, leurs joies et leurs peines, qu’on a l’impression de vivre au milieu d’eux, mieux, qu’on aimerait vivre parmi eux.

Une lecture réussie et qui met du baume au coeur, voilà de quoi passer un bon moment ! Si vous aimez les feel-good books, vous devriez aprpécier celui-là !

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Beth O’Leary a étudié la littérature anglaise. Elle travaillait dans l’édition jeunesse avant de devenir auteur à temps plein et d’écrire son premier roman À moi la nuit, toi le jour.

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés. Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui…

Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion.

Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies. Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis…

Souvenez-vous, il y a quelques mois de cela, j’avais a-do-ré A moi la nuit, à toi le jour de Beth O’Leary, je n’ai donc pas tardé à me lancer dans son second roman Echange loft londonien contre cottage bucolique. Et comme j’ai bien fait car j’ai passé un chouette moment de lecture même ce récit n’a pas détrôné le premier dans mon coeur.

Prenant comme point de départ un échange de maisons, comme dans le film The Holiday avec Jude Law, Cameron Diaz, Kate Winslet et Jack Black, l’autrice nous propose un feel-good book mâtiné de romance bien sympathique. Il y a certes quelques facilités et des rebondissements que l’on voit arriver de loin mais cela n’a en rien gâché ma lecture.

La réussite de ce roman tient en ces deux héroïnes Eileen, 79 ans, et sa petite-fille Leena, vingtenaire. L’aîné vit depuis toujours dans le Yorkshire, la seconde vit en colocation à Londres avec deux amis.

La première s’est fait larguée comme un vieux mouchoir après plus de cinquante ans de mariage, ce qui est loin de lui déplaire, la seconde est amoureuse d’Ethan et s’imagine finir sa vie avec lui.

Toutes d’eux, pourtant proches, se sont éloignées depuis un an, depuis le décès de Carla, la petite soeur de Leena, emportée par un cancer. Depuis, Leena en veut à Marian, sa mère et fille d’Eileen, qui a soutenu Carla dans son désir d’en finir avec l’acharnement thérapeutique. Et Leena s’abime depuis lors dans le travail jusqu’à son burn-out.

Deux femmes aux caractères bien trempés qui vont changer de vie et faire bouger les choses. Une situation qui permet à l’autrice d’aborder des thèmes comme la maladie, le deuil, le burn-out, le célibat et le sexe chez les personnages âgées, la solitude de la ville mais aussi des champs, l’homosexualité…

La petite fille et la grand-mère vont échanger leurs vies, ce qui donne lieu à des chapitres savoureux et épiques. Un roman dépaysant avec des situations cocasses, le flegme et l’humour britanniques, de l’empathie et de l’émotion, autant d’ingrédients qui m’ont permis de passer un bon moment de détente.

Un feel-good book réussi que je vous conseille si ce genre vous plaît !



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Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d’autant de délicieuses recettes de cuisine. Après La Petite Boulangerie du bout du monde (2015), Jenny Colgan a publié Une saison à la petite boulangerie (2016), puis Noël à la petite boulangerie (2017) ; le dyptique composé de Rendez-vous au Cupkake Café (2017) et Le Cupcake Café sous la neige (2018) ; puis celui formé par Une saison au bord de l’eau (2018) et Une rencontre au bord l’eau (2019). Son dernier roman, La Charmante Librairie des jours heureux, paraît en 2020. Tous ses ouvrages sont publiés aux éditions Prisma et repris chez Pocket.

En s’installant sur l’île de Mure, au nord de l’Écosse, Flora et Joel ont tout laissé derrière eux. La grisaille, le stress londonien…

Mais pourquoi cette bougeotte chez Joel ? Pas une semaine sans qu’il prévoie un aller-retour à New York… Regretterait-il son choix ?

Alors que Flora s’investit de plus en plus dans son café, Saif, le médecin réfugié de l’île, va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.

Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Le cupcake café.

Et l’été dernier, j’avais découvert Une saison au bord de l’eau qui m’avait séduite, j’étais donc ravie de retrouver Mure et ses habitants avec Une saison au bord de l’eau.

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, une jolie histoire de reconstruction après un deuil, une love story et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, qui marche formidablement bien sauf qu’ici je me suis ennuyée car il ne se passe pas grand chose et le peu qui s’y passe c’est drama sur drama, et trop de drama et bien ça tue le drama ! Heureusement que les personnages sont attachants sinon je l’aurai probablement abandonné.

Trop de longueurs, de redites et c’est bien dommage car comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, l’abandon, la maladie, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie…

Une histoire fraîche et romantique qui plaira aux lecteurs.rices assidu.e.s de Jenny Colgan. Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ces romans doudous pleins de charme l’été venu, je serai au rendez-vous du dernier tome, en espérant être plus séduite !

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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Fabienne Blanchut, auteure d’albums illustrés et de romans jeunesse, scénariste, conceptrice d’émissions télé et consultante média, vit et travaille à Bruxelles depuis une quinzaine d’années. Elle est  bien connue des enfants et de leurs parents grâce à une production prolifique et à ses collections à succès parues chez Fleurus, Albin Michel, Hachette ou encore Auzou. Elle signe ici son premier roman pour adulte.

À 62 ans, Zabou s’apprête à célébrer son anniversaire. Pour l’occasion, tous ses proches sont réunis : Michel, son mari passionné (essentiellement de vélo), Louise et Benjamin, ses enfants attentifs (surtout à eux-mêmes), Paul, Léa et Clara, ses petits-enfants aimants (les biberons et les pistolets à eau) et Nicoucou, son amie fidèle (à ses tee-shirts voyants et à son franc-parler légendaire).

L’esprit a beau être à la fête, Zabou ne peut réfréner son envie de se réfugier dans le cellier pour pleurer et avaler des fraises Tagada par poignées.

Après des années à s’être consacrée aux autres, elle semble désormais tout juste bonne à accompagner son mari sur les routes du Tour de France et à garder les plus petits.

Et s’il était temps de rompre l’ennui ? De se laisser embarquer par la douce folie de l’amitié ? De fuguer pour mieux se retrouver ?

Avec Maman ne répond plus, Fabienne Blanchut signe son premier roman et nous questionne sur la place des femmes dans la société. Son héroïne, Isabelle Le Bihan dite Zabou, était à l’aube de ses 20 ans, une féministe convaincue qui avait de l’ambition.

Puis, sa rencontre avec Michel va tout changer : elle va se marier, abandonner ses études et devenir mère au foyer, elle s’est oubliée au point d’avoir l’impression d’être devenue transparente pour les siens. La cerise sur le gâteau étant le stage de yoga offerte par ses enfants qui va allumer la flamme de la révolte.

Voilà un feel-good book dont je n’ai fait qu’une bouchée ! J’ai beaucoup aimé Zabou et son amie Nicoucou, sa belle-mère cougar Josy, la crise de la soixantaine que traverse notre héroïne et sa fugue jusqu’à Barcelone.

La plume de Fabienne Blanchut est fluide et dynamique, les dialogues sont savoureux et souvent hilarants, ce qui n’empêche pas des moments plus graves ou tendres de ponctuer ce récit qui est mené tambour battant !

Les thèmes abordés sont intéressants : le mariage, la fidélité, les relations mère/fils/fille, belle-mère/belle-fille et surtout la place des femmes dans la société (mère, fille, grand-mère, amie…). Tout est criant de réalisme et c’est ce qui est la force de ce récit.

Les personnages sont nombreux mais touchants : de Michel amoureux de sa femme mais aussi du vélo à Ben le pompier en passant par Petite chérie si critique envers sa maman, Nicoucou à mourir de rire, Josy (sa voiture de luxe et son toy boy) qui croque la vie à l’aube de ses 90 ans, et bien sûr Isabelle qui, malgré son âge, ressemble à chacune d’entre nous. L’autrice croque à merveille leurs défauts, leurs qualités, leurs faiblesses, etc.

Vous l’aurez compris, un bon feel-good book qui m’a beaucoup plu, intelligent, drôle et qui fait réfléchir. Je vous le recommande !

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Sophie Astrabie est née à Albi en 1988. Après Le pacte d’avril, La somme de nos vies est son second roman.

Paris, XIè arrondissement. Camille, jeune fleuriste qui rêve sa vie, visite des appartements qu’elle n’a aucune intention d’acheter. Marguerite, quatre-vingt-sept ans, met en vente son appartement qu’elle s’est pourtant juré de ne jamais quitter.

Derrière leurs fenêtres qui se font face, dans cette rue parisienne, la vie de l’une n’apparaît à l’autre qu’en reflet. Les mensonges de Camille à son entourage et les secrets de Marguerite enfouis soigneusement depuis l’enfance se croisent et se répondent.

Comment prendre sa vie à bras-le-corps quand on a décidé d’en vivre une autre ?

La somme de nos vies est le second roman de Sophie Astrabie qui s’est fait connaître avec Le pacte d’avril.

Dans ce roman choral, nous suivons tour à tour Camille, Marguerite et Thomas, leur agent immobilier. Le mensonge par omission tient une grande place dans chacune de leur existence pour des raisons très différentes.

Camille s’épanouit dans le métier de fleuriste, alors que ses parents médecins à Poitiers, la croient en fac de droit. Déjà qu’elle les a déçus en abandonnant ses études de médecine, elle n’arrive pas à leur avouer que c’est près des fleurs qu’elle se sent le mieux.

Marguerite traine un lourd secret depuis que, le 16 juillet 1942, elle a échappé à la rafle du Vel d’Hiv grâce à sa mère et à sa professeur de piano qui l’a recueillie et considéré comme sa fille. La vieille femme, désormais à l’aube de sa vie, n’a jamais avoué son passé à son mari ni à quiconque.

Thomas a souffert toute son enfance des envies fantasques de son père qui faisait déménager sa famille chaque année, au gré de ses lubies professionnelles. Depuis quelques années, il cache à son épouse, avec la complicité de Thomas, ses difficultés financières.

L’histoire est simple, douce et lumineuse, touchante aussi, certes sans grands rebondissements, mais les personnages avec leurs failles et leurs forces, sont si attachants qu’on les suit avec beaucoup de plaisir de la première à la dernière page.

La plume de Sophie Astrabie est légère et fluide et tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment de lecture. J’ai beaucoup aimé voir les liens se tisser entre eux et les voir évoluer tout au long du récit dont je n’ai fait qu’une bouchée tant j’étais bien dans l’atmosphère douillette tissée par l’autrice.

Une chouette découverte et une autrice dont je ne manquerai pas de suivre l’actualité, je vous le recommande !

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Après avoir sillonné le monde, Charlotte Léman s’est installée en Suisse alémanique. Depuis 2017, elle s’inspire de ses aventures pour écrire des romans à mi-chemin entre feel good et comédie.

Clémence chérit l’existence tranquille qu’elle s’est construite : une vie de couple paisible, un fils adorable et un travail d’assistante dont elle connaît tous les rouages. Un si bel équilibre vaut bien quelques concessions. Alors, avec le temps, Clémence a appris à arrondir les angles.

Son petit monde s’effondre le jour où son mari la quitte pour une femme plus jeune. Cerise sur le clafoutis, il lui annonce qu’il reste dans leur appartement tant que celui-ci ne sera pas vendu !

Clémence va devoir choisir : désespérer ou reprendre sa vie en main. Cette épreuve pourrait bien être l’occasion d’une revanche…

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée est un feel-good book comme je les aime ! Clémence est une héroïne qui me ressemble beaucoup, c’est sans doute pour cette raison que j’ai autant aimé son histoire, même si moi, je ne suis pas la reine des toquées !

L’histoire commence assez mal puisque Clémence, qui pense que tout va bien dans son couple, découvre que son mari la quitte pour une jeunette, qui est aussi son assistante.

Propriétaires d’un joli quatre pièces en plein Paris, pas question pour monsieur d’aller à l’hôtel en attendant la finalisation du divorce, non, il impose à sa future ex-femme une colocation, comptant of course sur cette dernière pour s’occuper de son linge, de ses repas, de ses courses…

Clémence n’est pas ravie mais préfère subir la situation, ne voulant pas faire de vague par égard pour leur ado de 17 ans. Mais peu à peu, après une phase de déprime bien normale au vu des circonstances, Clémence réagit et sort de son cocon.

Elle ose s’opposer alors à son ex, à sa mère et même à son boss qui ne cessent de l’enfoncer. Avec eux, Clémence n’a pas besoin d’ennemi, ils font très bien le job !

J’ai beaucoup suivre Clémence dans ses pas, ses décisions, ses humeurs et trouvé l’histoire plutôt crédible dans l’ensemble, même si tout va un peu trop vite pour moi, le roman est très rondement mené et j’aurai aimé un peu plus de développements !

L’histoire, vous vous en doutez, ne sort pas des sentiers battus et coche toutes les cases du feel-good book, les personnages sont un peu caricaturaux et manquent de profondeur, pour autant je n’ai pas boudé mon plaisir, entraînée par le rythme et l’écriture fluide et enlevée de Charlotte Léman que j’ai beaucoup aimé.

Le roman est truffé d’humour notamment par le truchement des pensées de Clémence qui sont très piquantes et la meringue sur cette tarte au citron particulièrement rafraichissante.

Un livre léger et bien agréable à déguster cet été assurément !

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Sonia Dagotor est l’autrice de romans qui ont déjà ravi plus de 250 000 lecteurs. Sont parus en 2020, au Cherche Midi, Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver et une nouvelle édition de Sortez-moi de là !

Francine et Michel fêtent leurs noces de crêpe mais ce trente-neuvième anniversaire de mariage n’a, en réalité, rien de joyeux. À soixante-deux ans, Francine n’est pas heureuse. Michel et elle n’ont plus rien à se dire.

Tandis qu’ils dînent dans leur restaurant préféré, et que l’ambiance se tend crescendo, Francine se laisse porter par ses souvenirs : ses premiers émois, sa rencontre avec Michel, son diplôme d’avocate, les enfants, quelques épreuves aussi…

Que retenir de toutes ces années ensemble ? Quand l’amour a-t-il commencé à s’effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s’il n’était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

Avec Le bonheur se cache parfois derrière les nuages, Sonia Dagotor aborde l’usure d’un couple après près de quarante années de mariage. Un roman sincère, optimiste et plein de bienveillance sur le sentiment amoureux à l’épreuve du temps et la quête intemporelle du bonheur que je vous recommande si cette thématique vous intéresse.

Lors de cette soirée d’anniversaire, Francine se remémore par petites touches sous forme de flasbacks qui ponctuent le dîner au restaurant, ces quarante années d’union.

De leur rencontre à leur premier baiser, en passant par le jour de la mariage, de la naissance de leurs filles, des bonheurs et des deuils qui ont ponctuer ces quatre décennies, Francine se souvient, alors que le ton monte entre chaque plat et que son mari de ne comprend nullement ses reproches, la presque retraitée qui a réussi sa vie d’avocate, se rend compte qu’elle est passée à côté de sa vie privée.

Sonia Dagotor que je découvre ici, se révèle être une formidable conteuse, les pages se tournent toutes seules et on arrive à la dernière à regret.

Dans ce beau roman, elle nous raconte les choses de la vie : l’amour, ses débuts, ses hauts et ses bas, la vie d’un couple, ses joies, ses impasses. Cette histoire, c’est celle de Francine, son héroïne, mais c’est aussi un peu la mienne, la vôtre. Celle d’une vie où s’enchaînent les décisions, bonnes ou mauvaises, jusqu’à la plus importante.

La vie est loin d’être un long fleuve tranquille, elle nous réserve des bonnes et des mauvaises surprises, des bonheurs et des malheurs, et il faut bien en prendre son parti et avancer vaille que vaille car le bonheur se cache parfois derrière les nuages !

J’ai aimé me glisser dans la vie de Francine, je m’y suis reconnue parfois et je serai bien restée plus longtemps avec elle, je lui souhaite en tout cas le meilleur pour la suite, qui sait peut-être Sonia Dagotor nous donnera un jour de ses nouvelles ?

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cette belle lecture !

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Danièle Fossette est née sur la Côte d’Opale. Très tôt, la mer l’invite au voyage. Elle parcourt l’Asie, l’Afrique… Fascinée par les îles, elle passe plusieurs années à Madagascar, à Mayotte, en Martinique, à Tenerife. Reporter, professeur de lettres, conteuse voyageuse, elle publie une trentaine d’ouvrages, essentiellement pour la jeunesse. Ses livres ont été traduits en plusieurs langues et certains récompensés par le prix Sorcières. Le premier à l’avoir encouragée à écrire est Jean-Jacques Goldman.

Quand le maire de Bourgis demande à Alice, tout juste diplômée en lettres, de mettre ses compétences au service des « laissés-pour-compte » de la ville, elle est perplexe.

D’autant plus qu’il lui octroie une pièce délabrée au fond d’une ancienne fabrique de confiserie. C’est là qu’elle rencontrera une joyeuse bande de personnages hauts en couleur, aussi attachants que cabossés par la vie.

Parmi eux, Moïse et son optimisme contagieux ; Roméo, touchant par ses maladresses ; Ginette, alias Marylin, avec sa soif d’amour et sa franchise désarmante et Camille, la poétesse de la clé à molette.

Parviendront-ils, ensemble, à inventer un chemin de petits bonheurs et à transformer leur vie ?

La fabrique des petits bonheurs de Danièle Fossette est un roman feel-good tendre aux allures de conte moderne, porté par des héros de l’ordinaire, cabossés par la vie, qui nous apprennent, à leur manière, à voyager, rêver, rire et aimer.

L’autrice qui signe ici son premier roman pour adultes, nous propose une histoire pleine d’émotions oscillant entre moments graves et joyeux, larmes et rires.

Elle aborde des thèmes importants comme la pauvreté, le racisme, la grossophobie, la marginalité, la maladie, les agressions sexuelles…

Des thèmes graves et bien traités, qui ne tombent jamais dans le pathos, mais qui manquent aussi de profondeur. J’ai trouvé dommage que Danièle Fossette n’approfondisse pas plus, on reste beaucoup trop en surface à mon goût, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture dont je n’ai fait qu’une bouchée.

J’ai beaucoup aimé l’histoire pleine de bienveillance et d’espoir, qui a le mérite de mettre en lumière Marilyn, Roméo et Moïse, des personnages cabossés par la vie, liés par cet atelier d’écriture qui fait office de thérapie, une fabrique à petits bonheurs, et par Alice qui l’anime.

J’ai été touchée par ce récit et par ses protagonistes très attachants, les messages sociétaux véhiculés par l’autrice, tout m’a plu ! Je regrette simplement ce petit manque d’approfondissement et les raccourcis auxquels a eu recours l’autrice, sans cela c’était le coup de coeur assuré.

Malgré ces petits bémols, je vous recommande néanmoins ce roman, idéal à découvrir lors des vacances, sur la plage ou au bord de la piscine.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette lecture qui m’a mis du baume au coeur.

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