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Posts Tagged ‘roman français’

Amélie Servoz, jeune modiste d’origine savoyarde installée depuis quelques années dans la capitale russe, assiste avec inquiétude à la déliquescence de l’Empire. Nous sommes en 1917, les combats de rue font rage, sa boutique de chapeaux et accessoires de mode est vandalisée. Découragée, elle décide de fuir la Russie accompagnée de son amie Joséphine, institutrice dans une maison bourgeoise. Non sans mal, elles montent dans un train pour la Finlande et la frontière suédoise, en ignorant qu’elles devront passer par la Norvège, l’Écosse puis l’Angleterre pour rallier la France occupée.

Amélie Servoz, jeune modiste d’origine savoyard, n’a pas froid aux yeux. En 1910, elle rallie Saint-Pétersbourg avec, pour seul viatique, l’invitation d’une compatriote à reprendre sa boutique de chapeaux.

Plumassière de formation, ses articles de mode font le bonheur des riches habitantes de la capitale russe et lui permettent de vivre l’existence libre et indépendante à laquelle elle aspire, sans toutefois perdre de vue qu’elle retourna un jour à Paris.

Sept ans plus tard, le régime tsariste vacille, les bolchevicks prennent le pouvoir et comptent bien éradiquer les boutiques de luxe de la ville. Amélie est obligée de quitter la Russie pour rejoindre la France engluée dans la première guerre mondiale. Le retour, périlleux, se fait aux côtés de Friedrich, un négociant en bois suédois…

Vous le savez sans doute, si vous me lisez régulièrement, j’ai une fascination pour la Russie, Saint-Pétersbourg et pour son histoire, en particulier pour le règne de Nicolas II. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai attaqué ma lecture de Pays provisoire.

Fanny Tonnelier nous conte avec beaucoup de finesse l’histoire d’Amélie, une jeune femme indépendante et aventureuse, une artiste ambitieuse qui n’hésite pas à traverser l’Europe pour réaliser son rêve : avoir sa propre boutique de mode.

Comme Amélie, de nombreuses françaises vont partir elles aussi travailler en Russie au début du 20è siècle, souvent comme gouvernante ou professeure de français mais aussi comme modiste. Toutes ont du fuir une fois le tsar chassé du pouvoir, faisant un périlleux chemin du retour pour retrouver leur patrie en guerre.

Ce court roman porté par une héroïne courageuse est moderne est très intéressant même si je suis un peu déçue de ma lecture : je m’attendais en fait à suivre Amélie dans son installation et son quotidien à Saint-Pétersbourg et il n’en est rien.

Et en fait, on la suit surtout dans son chemin du retour, de la Russie à France, en passant par la Norvège, l’Ecosse puis l’Angleterre. Pendant ce long périple, la jeune femme se raconte et dévoile par petites touches ce que fut sa vie en Russie.

L’autrice s’est bien documentée car les événements historiques sont campés avec réalisme et l’ambiance de la fin du tsarisme est bien reconstituée tout comme les très nombreuses références à la mode qui m’ont enchantée.

Pour autant, j’ai trouvé ce récit bien trop lisse eut égard à tout ce qui arrive à Amélie, qui bien, que durement touchée par la fin du régime tsariste, devra repartir de zéro, se sort de toutes les embûches mises sur sa route sans problème ni accroc, ce que j’ai trouvé peu réaliste.

Malgré ces quelques reproches, j’ai aimé ce premier roman, le style de Fanny Tonnelier, son héroïne attachante, son histoire plutôt plaisante.

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Chère mamie,
J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.
Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

Après Tu comprendras quand tu seras plus grande et Le premier jour du reste de ma vie, lus tous les deux en été, Chère mamie signe mes retrouvailles avec Virginie Grimaldi.

Ayant passé de bons moments avec les titres déjà cités, je ne pouvais pas passer à côté de cet opus dont tous les bénéfices sont intégralement reversés à l’association CéKeDuBonheur créée par Helène Sy qui aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants et des adolescents séjournant à l’hôpital à travers de multiples actions.

Cette lecture m’a donc permis de joindre l’utile à l’agréable : faire une bonne action en faveur des enfants hospitalisés et bien rigoler car les missives que Virginie envoie à sa grand-mère sont assez désopilantes, il faut bien le dire !

La plume de Virginie Grimaldi est toujours aussi fluide et chaque lettre est une petite parenthèse à la fois drôle et tendre que l’on peut prendre le temps de déguster ou bien de dévorer. Pour ma part, j’ai fait une pause entre chaque saison, histoire de le faire durer un peu.

Découpé en quatre parties (printemps, été, automne et hiver), cet ouvrage compulse toutes les lettres fictives que l’auteure adresse à sa grand-mère et publiées sur ses réseaux sociaux.

Ginie y raconte son quotidien, ses nombreuses bourdes, la poisse qui lui colle parfois à la peau, ses petits bonheurs, ses péripéties aux quatre coins de la France avec sa famille, ses amies ou à l’occasion des salons du livre auxquels elle se rend.

Véritable carton en librairie depuis sa sortie le 31 octobre, ce condensé d’anecdotes drôles, amusantes voire touchantes, fait mouche à chaque fois. Si j’en avais lu quelques-unes auparavant, j’ai découvert la très grande majorité de ces lettres à ma lecture et cela m’a bien divertie.

Bien que ces lettres soient fictives, on sent bien l’amour et la grande complicité qui unit Virginie Grimaldi à sa grand-mère et j’ai trouvé cette relation privilégie très touchante.

Le livre de poche a fait un super travail avec ce titre puisque pour la modique somme de 5 euros, on a entre les mains de la belle ouvrage : des Polaroïd illustrant chaque lettre, des pages saisons décorées, un papier beau et bien épais, je dis bravo !

Des cartes postales très faciles à lire, qui font le job de divertir et que je vous conseille si vous aimez la plume de l’autrice et que vous souhaitez faire une bonne action à l’approche de Noël. Pour ma part, je continuerai avec plaisir la découverte des autres titres de Virginie Grimaldi.

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Faute de connaître son histoire, Justine, vingt et un ans, se passionne pour celle d’Hélène, pensionnaire presque centenaire, de la maison de retraite où elle est aide-soignante. Sa vie est un roman : sa rencontre avec Lucien en 1933, leur amour, la guerre, le juif Simon planqué dans la cave, la trahison, la Gestapo, la déportation… Justine extorque peu à peu à la vieille dame de lourds secrets et finit par affronter ceux de sa propre famille.

Justine, 21 ans, est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, où elle se sent bien. Elle vit avec un grand-père taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse, et son cousin Jules qu’elle considère comme son petit frère.

Marquée par l’accident qui a couté la vie à ses parents et ceux de Jules, Justine se jette à corps perdu dans le travail et les histoires des autres, car sa propre histoire lui échappe. Murés dans le silence, ses grands-parents refusent d’évoquer le passé.

Alors elle se tourne vers ceux qui se souviennent. Ces « petits vieux » dont elle aime par-dessus tout écouter les souvenirs.

Et tout particulièrement ceux d’Hélène, sa résidente préférée, retranchée sur une plage imaginaire de laquelle elle dévoile, par morceaux, l’histoire de sa vie et d’un amour qui a survécu au malheur et à la trahison.

Justine passe des heures à l’écouter raconter sa rencontre avec Lucien en 1933, la guerre, la déportation… et consigne son récit dans un cahier bleu.

Grâce à Hélène, elle va pouvoir affronter les secrets de sa propre histoire…

Le premier roman de Valérie Perrin, Les oubliés du dimanche, me faisait de l’oeil depuis sa parution en grand format chez Albin Michel, tout comme le second d’ailleurs, et j’ai profité de sa parution en poche pour l’acquérir et, une fois n’est pas coutume, il n’aura pas eu le temps de croupir dans ma PAL puisque je l’en ai sorti au bout de quelques semaines seulement !

Cette année, hasard ou pas je ne saurai l’expliquer, j’ai lu plusieurs romans qui abordaient le thème de la vieillesse et du souvenir, à chaque fois ce furent de belles lectures, pleines d’émotions et ce titre ne fait pas exception. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Justine et celle d’Hélène que l’autrice nous raconte tour à tour.

Coup de coeur de bon nombre de lectrices et auréolé de plusieurs prix, ce roman m’a beaucoup plu, notamment grâce à ses deux héroïnes ô combien attachantes mais pas seulement. Valérie Perrin a un indéniable talent de conteuse et ce roman sur les souvenirs et la transmission est plein de tendresse pour le quatrième âge et met en lumière le travail difficile des personnels des maisons de retraite qui, dans leur grande majorité je pense, font tout pour que les pensionnaires se sentent le mieux possible.

Justine a une vie étriquée et pas banale de par sa situation familiale, elle a grandit avec son cousin entre deux vieux taiseux incapables de manifester leur affection à leurs petits enfants et a préféré, plutôt que de faire des études et quitter son petit village, rester au contraire et travailler avec des personnes âgées.

La vie d’Hélène n’a pas été banale non plus : incapable d’apprendre à lire et à écrire, elle a arrêté l’école dès 9 ans pour travailler dans l’atelier de couture de ses parents et n’a aimé qu’un seul homme : celui qui lui a appris à lire en braille. Un amour absolu, véritable colonne vertébrale de sa longue existence.

Leurs existences sont émaillées de secrets que l’on découvre au fil du récit et qui nous permet de comprendre le contexte dans lequel elles évoluent ainsi que leurs proches.

Parallèlement à ces deux récits, l’un dans le présent et l’autre dans le passé, on apprend qu’un mystérieux corbeau appelle les familles des « oubliés du dimanche » pour leur faire croire que ces derniers sont décédés. Ces oubliés ne reçoivent jamais de visites et après chaque coup de fil du corbeau, c’est l’affluence aux Hortensias, ce qui fait la joie des pensionnaires et le désarroi de la directrice et de la police chargée de l’enquête.

Une histoire émouvante, tendre, riche en secrets de famille et en rebondissements, portée par deux héroïnes attachantes font des Oubliés du dimanche un roman à découvrir absolument, en tout cas je vous le conseille !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Journaliste pour ActuParis ! Sixtine n’en revient pas ; elle a enfin décroché le job de ses rêves. La jolie brune est aux anges. Tant pis s’il lui faut abandonner sa passion des tenues bariolées pour entrer dans sa nouvelle vie. Et peu importe si, au journal, on lui confie les sujets dont personne ne veut.
Sans se départir de son sourire, ni d’un manteau jaune poussin, la pétillante rédactrice se lance dans son premier reportage. Mais comment couvrir le très rasoir congrès de « Mathématiques appliquées à la relativité et à la cosmologie » et le rendre moins désespérément ennuyeux? Sixtine a une idée : suivre un jeune chercheur, qui a l’avantage d’être sacrément sexy pour un mathématicien, et ses collègues un brin loufoques. Mais bientôt, Elvis Ellroy, le King de l’astrophysique, est assassiné. Or ce dernier s’apprêtait à faire des révélations qui auraient bouleversé notre perception de l’univers…

Sixtine Perceval est sur un petit nuage. A 25 ans, elle vient de décrocher le job de ses rêves : un poste de journaliste chez ActuParis, l’hebdomadaire le plus en vue de la capitale.

Malgré un patron incapable de se souvenir de son nom et qui débute les réunions de rédaction par un coup de revolver, un trio de collègues prêts à tout pour ne pas se faire voler la vedette, et un premier sujet loin d’être passionnant (elle est chargée de couvrir un congrès de mathématiques appliquées à la relativité et à la cosmologie), il en faut plus pour décourager la jeune femme.

Lors de la conférence d’inauguration, Elvis Ellroy, véritable star dans son domaine, fait une annonce fracassante : il a trouvé la clé des singularités, découverte qui, bien qu’obscure pour Sixtine, pourrait révolutionner le monde de la physique et notre conception actuelle de l’espace-temps.

Mais la curiosité de la jeune femme grandit lorsque qu’Ellroy est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel le matin même où il devait expliquer sa théorie. Cerise sur le gâteau : son cerveau a été aspiré !!

Pour Sixtine, c’est l’occasion rêvée d’écrire l’article qui lancera sa carrière. Aidée de son photographe Melchior et du so sexy mathématicien Bastien, elle part en quête de la vérité…

J’avais découvert cet été la plume fraîche et pétillante de Roxane Dambre à l’occasion de Un karma (presque) parfait et j’ai eu la surprise de recevoir sans même l’avoir demandé le premier tome de sa toute nouvelle série, Signé Sixtine, Derrière les étoiles.

L’autrice nous propose ici de suivre le quotidien de Sixtine, une jeune journaliste embauchée par un grand hebdomadaire parisien. Grâce à elle, nous découvrons les réunions de rédaction et les mécanismes de fabrication du journal. C’est un univers que j’aime bien, j’ai donc été ravie de la suivre dans les coulisses !

Mais ce qui m’a beaucoup plu c’est le volet vulgarisation scientifique du roman, Roxane Dambre met à la portée de tous la cosmologie et franchement ce n’était pas gagné en ce qui me concerne, mon niveau en sciences est à proche de zéro et mon intérêt pour cette matière pendant mes études, quasi inexistant. Il n’empêche que j’ai trouvé cela passionnant !

Je ne dirai pas que je suis incollable ou passionnée par les trous noirs, les planètes, le système solaire et les singularités, loin s’en faut, mais j’ai aimé apprendre des choses pendant ma lecture, tout en me divertissant car les chercheurs en cosmologie sont très drôles et leurs joutes verbales, vraiment jubilatoires.

Outre l’enquête menée par Sixtine pour découvrir l’assassin du king of cosmologie et l’humour de l’autrice, la richesse du roman vient de ses personnages : Sixtine, pétillante, intelligente, audacieuse, avec un goût des couleurs très personnel, reste cependant une héroïne normale à laquelle on peut s’identifier.

Les autres personnages sont également très attachants : Bastien, le jeune chercheur et sa bande de scientifiques gentiment barrés, Melchior, le jeune photographe stagiaire, Maminou, la grand-mère de Sixtine atteinte d’Alzheimer, Raphaël et les employés de sa pizzeria ou le commissaire chargé de l’enquête. Ils sont tous bien dessinés, avec une personnalité propre.

Un seul reproche toutefois : c’est bien trop court ! Je serai volontiers restée avec Sixtine, Melchior et tous les autres pendant quelques chapitres supplémentaires tant je me suis amusée et diverti pendant 400 pages.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec ce roman feel-good distrayant mais pas que et je ne peux que vous recommander de découvrir à votre tour, les aventures de Sixtine ! Pour ma part, je la retrouverai avec plaisir dès janvier à l’occasion du deuxième tome à paraître.

Un grand merci aux éditions Calmann Levy pour cette lecture pétillante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Dans les années 1920 à Berlin, David Steiner et Hannah Ritter grandissent, en voisins, dans le quartier résidentiel de Schlossstrasse. A l’adolescence, leur amitié se transforme en amour tendre et sincère. Mais, dès 1933, la montée de l’antisémitisme rend le quotidien des Steiner de plus en plus éprouvant. Ils partent alors pour la France en quête d’un avenir plus serein. Des cousins leur ont parlé du sud de la Drôme, une terre d’accueil, protestante, où des terrains et des fermes sont à acquérir… Les Steiner, accompagnés d’une autre famille, les Levin, commencent une nouvelle vie dans le Nyonsais où ils sont bien accueillis. Les années passent ; les lois s’intensifient à l’encontre des Juifs en Allemagne, où Hannah, tout en poursuivant ses études s’investit avec courage dans l’aide aux familles persécutées.
En France, David, lui, s’enrôle dans la Résistance, fortement implantée dans la région drômoise. Séparés par les épreuves de ces années de guerre, David et Hannah, rescapés de tout, pourront-ils se retrouver et offrir une nouvelle chance à leur amour ?

Années 20 à Berlin, David Steiner et Hannah Ritter sont voisins et très amis mais lorsque survient leur adolescence, ce sont des liens d’amour qu’ils tissent et ils se promettent mutuellement le mariage.

C’était sans compter, l’arrivée au pouvoir du parti national socialiste et la montée de l’antisémitisme. Martin, l’époux de Renata, le patriarche des Steiner, sentant venir le danger, décide de s’exiler en France, dans la région de la Drôme et supplie ses enfants de venir les rejoindre.

Walter, leur fils, jusqu’alors médecin, espère convaincre son épouse Ruth de quitter Berlin mais celle-ci préfère divorcer et se jeter dans les bras des officiers du nouveau régime. Il prend alors la route de la France avec ses enfants.

Hannah reste avec ses parents, tout comme la tante de David, Philippa, son mari Thadée et leurs jumeaux. Ils ne peuvent se résoudre à quitter leur vie et refuse de rejoindre les Steiner en France…

A travers la nuit et le vent est ma troisième incursion dans la bibliographie de Françoise Bourdon après La maison du Cap et Les chemins de Garance, qui avaient respectivement pour cadre le bassin d’Arcachon et la Provence.

Dans ce nouveau roman, on suit de 1920 à 1970, une famille juive allemande, les Steiner, qui se réfugie dans le Nyonsais, terre d’accueil et de résistance active. Tous auront, un temps, l’espoir d’une vie meilleure. Parmi eux, David, séparé d’Hannah qu’il aime depuis l’enfance, par la guerre et la folie des hommes…

A travers la fresque familiale des Steiner, Françoise Bourdon retrace la montée du nazisme et l’antisémitisme, les lois qui s’intensifient à l’égard des juifs mais aussi la résistance lorsque la guerre éclate avec David qui prend le maquis, les lois du régime de Vichy, les rafles…

L’auteure ne se contente pas de ce seul versant de l’histoire, car on suit parallèlement à ce qui se passe en France, ce qui se passe à Berlin grâce à Hannah qui vient en aide aux plus démunis et qui entre en résistance également. La jeune femme, bien qu’aryenne, ne sera pas épargnée et sa famille, bienveillante à l’égard des juifs, durement frappée.

Françoise Bourdon nous rappelle ainsi que si l’Allemagne était nazie, l’intégralité des allemands ne l’étaient pas et que les opposants au régime ont monté des actions en vue de renverser Hitler ou tout simplement résisté à leur échelle, notamment l’élite intellectuelle, qui a connu un destin tout aussi tragique que les juifs.

Berlin est aussi une figure centrale du roman, l’autrice s’attache à nous montrer le sort de la capitale allemande véritablement éventrée lorsque la guerre a pris fin et que les alliés ont fondu sur elle.

Outre l’aspect historique véritablement bien rendu et qui ne manque pas d’intérêt loin de là car j’ai appris certaines choses, j’ai beaucoup aimé les personnages et j’ai souffert avec eux, happée par le récit familial et intime très juste au point que j’ai dévoré ce roman en quelques heures, pressée d’en connaître le dénouement.

Un roman historique de qualité, très bien documenté, porté par une plume fluide et avec un véritable souffle romanesque que je vous recommande si le sujet vous intéresse.

Un grand merci à Marie-Jeanne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture passionnante !

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À 28 ans, Élisa est comblée : un job de rêve dans une grande maison d’édition, un gentil fiancé, Hugo, qui lui cuisine de bons petits plats (ou presque), un chat légèrement caractériel et des milliers de followers sur les réseaux sociaux. Que demander de plus ?
Sa vie est parfaite jusqu’au jour où Hugo l’accuse de préférer son smartphone à lui, son merveilleux fiancé. Il faut dire qu’Élisa est vraiment accro : au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications, à midi, elle instagramme son déjeuner et le soir, elle lit les commentaires indispensables de ses « amis ».
Exaspéré, Hugo lance un ultimatum : elle doit choisir entre cet objet de malheur et lui ! Mais comment vivre sans téléphone, ne serait-ce que pour se souvenir de ses rendez-vous ? La vie d’Élisa va prendre un tournant insoupçonné car, par amour, la jeune femme est prête à tout. Vraiment tout…

Le matin, au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications. A midi, elle instagramme son déjeuner. Le soir, elle lit les commentaires de ses followers.

Pour Elisa, jeune éditrice de 28 ans, rien de plus normal. Mais son presque fiancé Hugo, professeur d’histoire géographie, allergique aux réseaux sociaux, est exaspéré par cette addiction au Smartphone, au point de lui poser un ultimatum : ce sera son portable ou lui !

Elisa tombe des nues et va voir sa meilleure amie Audrey qui trouve que Hugo a raison. Elle lui propose un défi : une petite désintox d’une semaine sans son Smartphone chéri.

Elisa la prend au mot mais la remise en question va se révéler difficile. Son téléphone contient toute sa vie, lui tient office d’agenda et de réveil matin et sans lui, la jeune femme est littéralement perdue…

Après Loin de Berkley Hall, une romance historique, Coralie Khong-Pascaud a choisi un cadre plus moderne et une héroïne hyper connectée pour son second roman J’arrête quand je veux !

Voilà une romance pétillante qui sort des sentiers battus et qui nous interroge sur notre addiction aux Smartphones et aux réseaux sociaux. Car on a beau s’en défendre, notre portable est toujours à portée de main et on n’imagine plus notre vie sans lui, qu’on soit accro à Instagram, Twitter, Facebook ou pas !

J’ai passé un très bon moment avec ce roman à l’écriture fluide et au ton léger, l’autrice a un sens de l’humour certain et imprime beaucoup de rythme à son récit, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie d’Elisa et on même triste d’arriver à la fin tant les pages se tournent toutes seules.

Loin d’être une romance superficielle comme il en existe tant, ce récit aborde des thèmes importants comme les relations de couple, la difficulté de faire sa place dans le monde professionnel et bien sûr notre dépendance aux nouvelles technologies.

L’héroïne, un mix entre Bridget Jones et Andrea Sachs (Le diable s’habille en Prada), est gaffeuse en diable et se retrouve dans des situations très drôles et toujours crédibles, ce qui n’est pas toujours le cas avec ce genre il faut le reconnaître.

Si l’héroïne est attachante, les autres protagonistes du roman le sont aussi : la meilleure amie reconvertie en femme au foyer au bord de la crise de nerfs tant elle ne supporte plus ses chères têtes blondes, la tante célibataire endurcie et son Bed & Breakfast dans lequel on passerait bien le week-end, Hugo, un amoureux romantique comme on aimerait en croiser plus souvent…

Autre point positif, l’environnement dans lequel Elisa évolue, j’ai beaucoup aimé la suivre dans la maison d’édition pour laquelle elle travaille, un éditeur spécialisé dans la romance qui nous permet de voir l’envers du décor et de découvrir le travail d’éditeur.

Comme je le disais plus haut, le récit est très rythmé et prenant, on ne voit pas le temps passer et on quitte à regret cette histoire qui permet à la fois de réfléchir et de se détendre. Une bonne pioche que je vous recommande que vous soyez adeptes de romances ou non.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture pétillante !

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L’amour, les baisers passionnés et les cœurs brisés… Lou en connaît un rayon sur les histoires romantiques. Et pour cause : elle est l’auteur de best-sellers à l’eau de rose. Mais à force de vivre l’amour par procuration, Lou s’est enfermée dans une vie monotone et a oublié les vraies rencontres.
Pour pousser la jeune femme hors de sa bulle, ses meilleurs amis lui ont concocté un petit voyage insolite. Le défi qu’ils lui lancent est simple : partir et, surtout, ne plus écrire une ligne. Elle prend donc la direction de la Bretagne, accompagnée de son excentrique grand-mère.
Pendant le séjour, Lou fait la connaissance de Simon, un jeune homme de chair et d’os. Et découvre, par la même occasion, que la vraie vie est pleine de surprises et de rebondissements. Bien plus passionnante que les romans ! Et si elle se décidait à vivre, enfin ?

Lou Rivoli vit à Rennes et est à 24 ans une autrice de romances érotiques qui commence à faire parler d’elle. Parallèlement à ses droits d’auteur encore timides, elle occupe un poste de community manager dans la start-up de son meilleur ami Will.

Mais si elle raconte si bien l’amour, elle ne le vit pas, préférant ses personnages à la vie réelle. Pour pousser la jeune femme à sortir de sa bulle et à se socialiser, Will, Karim et June l’inscrivent à un stage intergénérationnel à Kerfornédic et lui proposent de sortir de sa zone de confort en écrivant un roman dans un autre genre littéraire.

Pour Lou, c’est impossible de s’imaginer auteure de littérature blanche mais elle accepte bon gré mal gré de faire le stage avec sa grand-mère zinzin qui fuit les ondes comme la peste.

Lors de ce séjour, elle fait la connaissance de Simon et se rapproche de lui peu à peu. De nouvelles idées germent dans la tête de la jeune écrivaine. Et si ce voyage était une deuxième chance ?

Clara Richter est enseignante en Bretagne. Elle est l’auteure d’un récit qui a remporté le concours littéraire organisé par Nathan autour de la série U4 ainsi qu’un roman Young adult, Ma belle étoile. Il était une fois la vie est sa première romance.

En tant que bretonne d’adoption, j’aime bien lorsque mes lectures ont pour cadre des décors que je connais bien, comme c’est le cas ici. Le récit est très actuel, il est beaucoup question des réseaux sociaux et c’était intéressant de suivre une jeune écrivaine en cours d’écriture de son prochain roman : son travail avec son éditrice, les séances de dédicaces, les relations avec les blogueuses et les youtubeuses…

L’auteure traite également d’un sujet très intéressant et que je n’avais jamais vu aborder dans un roman : les possibles méfaits des ondes sur nos organismes et notre quotidien à travers le personnage d’Endora la grand-mère de Lou.

Les relations intergérationnelles sont aussi au cœur du livre : parents/enfants et grand-parents/petits-enfants, tout comme les relations amoureuses des personnages du troisième âge, l’homosexualité et le mariage pour tous.

La relation très tendre qui unit Endora et Lou est touchante, les personnages qui peuplent le récit sont également très attachants. L’auteure parsème son histoire de touches d’humour, de SMS, d’une dose de romantisme et de chaleur humaine.

Un sympathique moment de lecture, Clara Richter a une plume fluide et dynamique, et on a plaisir à lire cette romance qui dans son déroulé ne se révèle pas originale mais qui arrive à sortir des sentiers battus de par les thématiques qu’elle aborde.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette bouffée d’air frais !

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