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Posts Tagged ‘roman graphique pénélope bagieu’

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

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Après Cadavre exquis et Ma vie est tout à fait fascinante, tous deux lus en octobre, j’ai eu envie de retrouver Pénélope Bagieu. Mon choix s’est porté sur La page blanche qui m’avait été chaudement recommandé par plusieurs d’entre vous, notamment par Céline qui n’était passée pas loin du coup de cœur !

J’aime décidément beaucoup le style de Pénélope Bagieu, notamment son travail autour de la couleur qui est très réussi et j’ai pu découvrir les talents de scénariste de Boulet que je ne connaissais pas du tout. La collaboration entre les deux fonctionne bien et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire l’histoire d’Héloïse qui se réveille sur un banc à Mongallet sans savoir qui elle est.

La jeune femme souffre d’une amnésie subite et ne se rappelle plus rien la concernant, incapable de retrouver son nom, encore moins son adresse. Non sans humour, elle va essayer de se retrouver grâce aux traces que l' »autre » (elle avant l’amnésie) a laissé dans son appartement.

Une histoire toute simple, émouvante, sur une jeune femme qui découvre qu’elle n’a aucune personnalité et aucun goût personnel, elle est lisse, aime ce que les autres aiment, en un mot : elle consomme des livres, des films, de la musique commerciaux, un comble pour une libraire. Elle se dilue finalement dans une existence qui n’a aucun intérêt, au point de se fondre au décor et disparaître au regard des autres. Héloïse va alors faire table rase du passé et prendre un nouveau départ.

Outre le thème de la consommation et de l’uniformisation des pensées, Boulet et Bagieu abordent également le thème de la solitude des grandes villes et de la superficialité des rapports humains, l’héroïne va finalement se faire une véritable amie, qui s’inquiète pour elle et l’aide à traverser cette dure épreuve.

Vous l’aurez compris, ce roman graphique offre une belle réflexion sur l’identité et m’a beaucoup plu, excepté sa fin, trop abrupte et qui m’a laissé sur ma faim justement, dommage !

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Pénélope vit dans un minuscule appartement à Paris, en compagnie de son chat, de sa collection de chaussures et de ses tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l’écoute pas… Heureusement pour elle, il y a les copines, les soldes, les séries TV, les week-ends à Londres, la presse People et les macarons à la fleur d’oranger.

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Après Cadavre exquis lu en octobre, j’ai profité du marathon de lecture pour m’attaquer à une autre bande dessinée de Pénélope Bagieu, Ma vie est tout à fait fascinante. Contrairement au précédent qui est un roman graphique, avec une vraie histoire, un début et une fin, celui-ci n’est qu’un condensé des meilleurs dessins publiés sur blog éponyme de l’illustratrice.

Déjà fan du blog, j’ai vraiment été ravie de retrouver ces petites pastilles drôles, voire hilarantes, qui ont fait le succès de Pénélope Bagieu. Elle n’a pas son pareil pour croquer ici avec humour et fraîcheur la vie quotidienne d’une jeune citadine : sa passion pour le shopping, ses petits complexes, ses copines et l’homme de sa vie, son boulot et les soirées télé, les rendez-vous à la banque ou à l’ANPE, les files d’attente, la déconvenue devant le frigo vide, la solitude dans la cabine d’essayage face à des vêtements trop petits, un emballement démesuré chez Ikea qu’on regrette au moment de payer, le temps qui passe… Rien n’échappe au regard tendre et moqueur de l’illustratrice, qui manie l’auto-dérision et les phrases décapantes avec beaucoup de talent.

Des tranches de vie absolument réalistes dans lesquelles on peut toutes se reconnaitre à un moment de notre vie, notamment grâce à l’héroïne, à la fois gourmande et bavarde, narcissique et de mauvaise foi, ce que nous sommes toutes au fond. Pénélope Bagieu sait décrire à merveille le quotidien de cette jeune femme semé d’embuches, qui doit faire face aux petits tracas qu’on connait toutes aussi bien dans sa vie pro que dans sa vie perso. Les anecdotes sympathiques et légères qui parsèment ce recueil de planches sont criantes de vérité et offrent une vraie bouffée d’oxygène, un pur moment de plaisir, à déguster avec des macarons.

Mon bémol : l’album est trop court (il se lit en 15 / 20 minutes) et semble au final un peu trop décousu car il est sans thématique, ni fil conducteur, comme un peu bâclé, fait à la va-vite pour contenter l’éditeur et le public, ce que je trouve dommage, mais si vous aimez le style Bagieu et que vous avez envie d’une bulle de fraicheur et de détente, Ma vie est tout à fait fascinante saura très bien faire le job !

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Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin édition 2013  :

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Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d’accueil dans les salons – de l’automobile ou du fromage – et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L’amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d’Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l’écrivain ?

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J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je ne suis pas très férue de bandes dessinées. D’aussi loin que je m’en souvienne, c’est un genre qui m’a rarement intéressée. Bien sûr, j’ai eu l’occasion de lire en passant quelques Tintin, Astérix ou Mafalda, prêtés par des proches, mais sans déborder d’enthousiasme je le crains. Et c’est la blogosphère qui a fini par éveiller mon intérêt avec les blogs de Pénélope Bagieu, Diglee, Margaux Motin ou Nathalie Jomard, entre autres. La plupart d’entre elles rencontrent désormais un tel succès, amplement mérité soit dit en passant, qu’elles laissent leur blog à l’abandon ou presque. Alors si je veux à nouveau les lire, je dois désormais me jeter sur leur bd et leurs romans graphiques, et c’est ainsi que je me suis retrouvée avec le seul disponible : Cadavre exquis de Pénélope Bagieu, qui est le premier roman graphique de la dessinatrice, après les bandes dessinées Ma vie est tout à fait fascinante et la série Joséphine.

L’héroïne s’appelle Zoé et elle a 22 ans, une vie de couple misérable avec un raté carrément beauf, et, cerise sur le gâteau, un job alimentaire qu’elle n’aime pas : hôtesse d’accueil sur des salons en tous genres (comme le salon de l’auto, du fromage, de l’agriculture, etc). Zoé passe son temps à se lamenter sur son sort, elle est franchement cruche et pleurnicharde, mais elle a assez de lucidité pour faire le bilan de sa vie et décider de se reprendre en main. Alors qu’elle déjeune d’un sandwich sur un banc, elle aperçoit un homme qui l’observe caché derrière de grands rideaux au 4è étage d’un immeuble cossu. Elle sonne à l’interphone afin d’utiliser ses toilettes et va s’intéresser au reclus qui la prend pour une journaliste en planque. Thomas Rocher est un écrivain à l’égo énorme, auteur de best-sellers qui se vendent comme des petits pains mais il ne sort jamais de chez lui, vous comprendrez pourquoi à la lecture mais là je ne vous en dis pas plus.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver la plume de Pénélope Bagieu et son humour. Les personnages sont bien sentis, que ce soit Zoé, la nunuche de service, Thomas, l’écrivain égocentrique qui a besoin de sa dose de louanges et ne supporte pas les critiques ou Agathe, l’éditrice de Thomas et son ex-femme. Le postulat de départ ne m’a par contre pas semblé crédible du tout : aller sonner chez un inconnu pour emprunter ses toilettes, tout en laissant la porte grande ouverte pour discuter avec lui, je ne vois qui le ferait, mais bon passons. La chute, en revanche, est excellente et vraiment surprenante.

Pénélope Bagieu nous livre ici une vraie histoire avec un scénario intéressant même s’il est très léger et succombe parfois aux clichés et lieux communs. Il ne me laissera sans doute pas un souvenir inoubliable mais c’est un bon divertissement, pétillant et frais, que demander de plus ?

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Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin édition 2013  :

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