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Posts Tagged ‘roman graphique tamara de lempicka’

Paris, les années 1920. Proche de Gide ou Cocteau, la peintre Tamara de Lempicka est l’une des artistes les plus en vue de la capitale. Artiste sulfureuse, libertaire et ouvertement bisexuelle, elle passe ses soirées à s’encanailler dans les célèbres cabarets des années folles, en quête d’inspiration, d’acheteurs, de modèles ou d’amours d’un soir. Ces nuits d’excès lui valent de fréquentes disputes avec son mari Tadeusz qui lui reproche de ne pas s’occuper de leur fille Kizette. Mais Tamara entend bien faire comme elle le désire, d’autant que c est l’argent de ses tableaux qui fait vivre sa famille. Ainsi sont les femmes libres !

1920. Les soirées des Années Folles font courir le tout Paris dans les célèbres cabarets de la capitale où une foule bigarrée et chic s’amuse sans complexe ni tabou au soin des orchestres de jazz.

Tous les excès sont permis afin d’oublier les longues années de guerre. Paris fourmille d’aristocrates russes ayant fui la révolution bolchévique qui a mis à bas le Tsar Nicolas II.

Parmi eux, il y a une peintre qui va bientôt être portée aux nus : Tamara de Lempicka. La jeune femme ouvertement bisexuelle embrasse avec délice les plaisirs de la Bohème parisienne au grand dam de son mari Tadeusz qui lui reproche d’oublier sa famille et notamment leur fille Kizette.

Portraitiste de la jet-set d’alors, Tamara s’impose comme l’image de la femme libre, célébrant via ses tableaux pleins de sensualité affirmée, le désir d’émancipation des Garçonnes.

Retracer une partie de la vie de Tamara de Lempicka sous le biais d’un roman graphique, voici ce que nous proposent la scénariste Virginie Greiner et la dessinatrice Daphné Collignon dans Tamara de Lempicka Une femme moderne.

Personnage troublant, sulfureux et fascinant, Tamara de Lempicka nous plonge au cœur d’une époque qui vit à cent à l’heure, tombant dans tous les excès : les années folles ! Figure incontournable de la période Art Déco, amie d’André Gide, Jean Cocteau, Gabriele D’Annunzio et Nathalie Barney, elle fréquente les salons et les lieux qui comptent, réalisant les portraits des personnalités du moment.

Le scénario de Virginie Greiner nous conte avec talent l’ascension de Tamara de Lempicka et notamment sa rencontre avec Rafaëla, muse de son tableau le plus célèbre : La belle Rafaëla qu’elle peint en 1927.

Si elle était une portraitiste reconnue, elle excellait également dans les nus féminins. Son style néo-cubiste est reconnaissable entre tous et si sa production fut limitée, 150 tableaux de 1925 à 1935, elle occupe une place à part dans l’art du XXe siècle.

Les dessins signés Daphné Collignon sont une vraie valeur ajoutée à cette biographie graphique, ils servent à merveille l’histoire proposée par Virginie Greiner. Ils recréent l’ambiance de ces années 20 avec des teintes à dominantes de blanc, gris, jaune et sépia.

Une bande dessinée très réussie autant sur le fond que sur la forme qui a le mérite de mettre en lumière une femme méconnue du grand public que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. Car si je connaissais son nom et son tableau Jeune fille aux gants, je ne savais absolument rien de sa vie.

Cerise sur le gâteau : le dossier en fin d’ouvrage de Dimitri Joannidès qui apporte des précisions et des éclairages sur cette femme hors du commun.

Tamara de Lempicka Une femme moderne est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité et l’œuvre de cette peintre de l’Art déco emblématique des années folles, je vous la recommande si vous vous intéressez à cette période !

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