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Posts Tagged ‘roman guerre 14/18’

Agrégée d’histoire-géographie et mère de famille nombreuse, Anne Riolet a déjà publié plusieurs romans jeunesse dont les aventures d’Evguenia (Les îles Valaam et Les îles Solovki) aux Éditions du Rocher..

Août 1914. Juliette Marsay, jeune fille malicieuse et pleine de vie, est pourvue d’une forte personnalité que la respectable institution du couvent des Oiseaux n’arrive pas à dompter. Émile, son ami d’enfance, termine péniblement sa licence en droit mais rêve d’explorations lointaines…

La guerre interrompt brutalement le cours insouciant de leurs vacances sur les rives de la Meuse. Pris dans le tourbillon du conflit mondial, Émile se porte volontaire pour combattre. Pour Juliette, pas question d’attendre passivement la fin de la guerre !

S’engageant auprès des chauffeurs de taxi, elle achemine les soldats sur le front lors de la bataille de la Marne.Mais la terrible nouvelle tombe lors de ce premier hiver de guerre : Émile est porté disparu. Juliette ne se résigne pas à sa perte. Au volant d’une ambulance aménagée par Marie Curie pour soigner les soldats blessés, elle se lance à sa recherche…

Juliette et la grande guerre est la nouvelle saga écrite par Anne Riolet. Ce premier tome, Un ruban dans les tranchées, nous plonge dans les premiers mois de cette guerre qu’on a appelé la der des der.

L’héroïne est une jeune fille âgée de quinze ans très moderne pour son époque au grand dam de sa mère. Elle conduit l’automobile familiale depuis que Marcel, le chauffeur, le lui a appris et elle va particulièrement se distinguer lors de l’opération des Taxis de la Marne.

Très attachante et courageuse, éprise de liberté et d’émancipation, Juliette fait vivre aux jeunes lecteurs dès 13 ans la guerre aussi bien à l’arrière, à Paris, qu’aux abords des tranchées.

Anne Riolet, qui s’est très bien documentée, montre le travail des femmes pendant ce conflit qui a clairsemé les rangs des hommes : les ouvrières dans les usines, les conductrices de tram, les bourgeoises au sein des ouvroirs.

Mais aussi le travail de Marie Curie, de sa fille Irène, et de leurs voitures aménagées qui permettaient de radiographier les membres touchés et d’éviter ainsi bon nombre d’amputations.

L’autrice aborde aussi les désertions et les procès où seule la peine de mort était votée, les blessures des poilus et leurs troubles psychologiques suite aux bombardements.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce pan de notre histoire, ce récit est diablement intéressant et bien construit. Je le recommande aux adolescents qui vont apprendre une foule de choses en assez peu de pages puisque le récit est court.

Je remercie Babelio et  Les Editions Plein Vent pour cette lecture bien agréable. Je serai pour ma part au rendez-vous du tome 2, très curieuse de voir ce que l’autrice réserve à ses personnages.

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Patrice Quélard est enseignant et directeur d’une école élémentaire. Place aux immortels est son premier roman, paru chez Plon en 2021. Il vit à Saint-Nazaire.

Au printemps 1915, Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie bourlingueur et anticonformiste, quitte sa brigade bretonne d’Etel pour rejoindre le front de Picardie et prendre le commandement d’une prévôté de division d’infanterie.

Sa nouvelle position est des plus délicates entre une bureaucratie tatillonne et l’hostilité légendaire des fantassins à l’égard des gendarmes, ces empêcheurs de tourner en rond considérés comme des planqués.

Lorsqu’il est confronté à un suicide suspect au sein de l’unité dont il doit assurer la police, Léon traite l’affaire avec son opiniâtreté habituelle. Mais celle-ci l’entraîne dans un engrenage qui risque bien de faire trembler la Grande Muette sur ses fondements…

Certains crimes ne doivent-ils pas demeurer impunis ? À la guerre, y a-t-il encore de la place pour l’idéalisme ? Et surtout, quelle valeur reste-t-il à la vérité quand seule compte la victoire ?

En ce jour de commémoration de l’armistice, j’avais très envie de vous présenter un roman qui a pour cadre la der des der. J’ai jeté mon dévolu sur Place aux immortels de Patrice Quélard, auréolé du prix du roman de la Gendarmerie nationale 2021. Et j’ai bien fait car j’ai adoré cet excellent roman sur une dimension mal connue de la Grande Guerre : le rôle de la gendarmerie et de la prévôté.

L’histoire, prenante de bout en bout, met en scène Léon Cognard, lieutenant de gendarmerie à Etel, à quelques kilomètres de chez moi. Notre héros est attachant, fort en gueule, droit dans ses bottes et préfère la compagnie de Rossinante, son cheval, et celle des livres à celle des hommes.

A travers lui, on voit le rôle de la gendarmerie pendant la première guerre mondiale, que ce soit à l’arrière avec le rapatriement des prisonniers dans les camps, la recherche des déserteurs… et à quelques encablures du front, où les pandores font office de police.

Leur tâche est difficile car on leur fait bien sentir qu’ils ne font pas partie de l’armée et qu’ils sont des privilégiés et des planqués puisqu’ils ne vont jamais au feu, pas aptes à juger ceux qui bravent les boches au quotidien.

Le récit de Patrice Quélard est immersif et fort bien documenté, il ne fait aucun doute qu’il a fait d’abondantes recherches pour coller au plus près de la vérité historique et c’est véritablement passionnant lorsque l’on s’intéresse, comme moi, à ce conflit. Son écriture est précise, exigeante, minutieuse et pointilleuse.

Si Cognard est attachant, ses hommes le sont tout autant que ce soit Bellec, son greffier, le maréchal des logis ou les autres gendarmes et on a d’autant plus plaisir à les suivre tout au long de l’enquête qu’ils vont mener sur les morts de deux militaires de la 62è compagnie, bien suspectes à leurs yeux.

Mais il y a la loi, et il y a la guerre. Il y a la loi et il y a la loyauté. L’auteur ne tombe jamais dans le manichéisme et si l’enquête est d’une simplicité biblique, les mobiles, eux, le sont nettement moins. Plus on avance dans le récit, plus celui-ci gagne en densité, en complexité, plus le doute s’installe jusqu’à s’immiscer dans notre esprit et celui de ce lieutenant assez peu conventionnel pour l’époque et le contexte, et qui aime pourtant tellement avoir raison.

L’histoire est prenante et réaliste, les dialogues ciselés et bourrés d’humour, le quotidien des hommes brillamment narré, voilà une pépite que je vous recommande chaudement ! Quant à moi, je me réjouis de retrouver Léon dans Les incorrigibles, déjà dans ma pal !

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Née en région parisienne d’un père alsacien et d’une mère béarnaise, Martine Marie Muller est docteur de l’Université. Elle enseigne en lycée dans le Val-d’Oise. Elle est mariée à un ethnologue spécialiste de l’Afrique, où elle a vécu, ainsi qu’au Mexique. Elle a notamment publié aux éditions Robert Laffont La Porte, 1999 (prix Mémoire d’Oc), Le Dernier des pénitents, 2003 (prix Maupassant), la trilogie des servantes : Mademoiselle des Palissages, 2010, La Servante de Monsieur Vincent, 2010, La Servante noire, 2011, et La vie était belle, 2013.

3 août 1914. Le premier mort français de la guerre ne fut pas le fait d’un Allemand… mais d’une femme qui repoussait les assauts de son mari ! Sous le nom de Colline La Chance, celle-ci se réfugie à Amiens.

Et elle sera la chance de la Citadelle, village abandonné que vont peupler deux cents femmes rejetées, filles mères, veuves…

Là, sous la direction du peintre Scévola, chef de la toute nouvelle section Caméléon, et de ses décorateurs de théâtre, elles vont devenir expertes dans l’art naissant du camouflage qui doit épargner la vie des soldats, en fabriquant faux arbres, fausses vaches, faux chevaux, vestes « caméléon ».

Avec Les filles de la section Caméléon, Martine Marie Muller nous fait découvrir tout un pan méconnu de la première guerre mondiale : le camouflage des engins et des hommes rendu possible grâce à des artistes et un bataillon de femmes.

Vous le savez, j’ai un intérêt certain pour la guerre 14 18 et je suis toujours à la recherche de romans ayant pour cadre le premier conflit mondial, surtout, si comme ici, il met en valeur les femmes et le travail réalisé à l’arrière pour la sauvegarde des pioupious dans les tranchées.

Ce récit permet de faire sortir de l’ombre une communauté d’ouvrières solidaires, gouailleuses, émouvantes que l’on découvre autour de Colline. Elles réapprennent à aimer, à survivre, à retrouver l’estime d’elles-mêmes au milieu des surprises de l’existence… Comme l’arrivée d’un chien, un certain Rintintin…

Ce qui est intéressant ici, outre l’accent mis sur la sororité entre toutes ces femmes veuves, mariées, célibataires, leurs enfants… c’est que l’on voit la guerre de 14 vécue à travers le quotidien d’ouvrières, la Section Caméléon, expertes dans l’art du camouflage.

Grâce à ce roman, Martine Marie Muller ouvre une page méconnue de notre Histoire et rend un hommage vivant, vibrant, puissant, à une communauté de femmes solidaires et hautes en couleur. Une histoire vraie, magnifique, qui célèbre des oubliées de l’Histoire.

J’ai beaucoup aimé les personnages fictifs et réels de cette histoire, découvrir les coulisses de la section, comment étaient réalisés les trucages, les matériaux utilisés… j’ignorais tout de cette section, des peintres et dessinateurs qui en ont pris la tête, notamment Joseph Pinchon, le créateur de Bécassine !

On voit comment Lucien-Victor Guirand de Scévola a eu l’idée de recouvrir les pièces d’artillerie de toiles peintes se fondant dans le paysage pour éviter leur repérage par l’ennemi. Homme influent à Paris, il va utiliser ses relations pour faire la promotion du camouflage, jusqu’à réussir à convaincre Joffre, pourtant très réticent au départ.

Les français se battaient alors encore en pantalon garance et capote bleue, les canons astiqués comme des sous neufs faisaient des poilus de vraies cibles ambulantes ! L’Etat Major clame haut et fort que se camoufler c’est faire preuve de lâcheté, c’est dire si Scévola n’a pas eu partie facile pour convaincre les généraux.

A travers Colline, Vovonne, Jeanne et toutes les autres, on découvre le quotidien de ces femmes qui travaillent dur du matin au soir, dans de bien mauvaises conditions au départ, pour se nourrir, se chauffer, avoir un toit…

Au-delà de l’aspect historique, c’est bien sûr la condition féminine qui est le thème central du roman : la place de la femme dans toutes les couches de la société, les violences conjugales, le divorce, l’éducation des filles, le militantisme mais aussi l’amour bien sûr….

Un roman passionnant à plus d’un titre que je vous recommande vivement ! J’en profite pour remercier les éditions Presses de la cité pour cette belle et enrichissante lecture, j’ai adoré.

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Catherine Cuenca est née en 1982 et a commencé à écrire dès l’âge de huit ans. En 2001, elle publie son premier roman jeunesse, La Marraine de Guerre. Après des études d’histoire, elle travaille en bibliothèque dans la région lyonnaise tout en continuant d’écrire. Depuis 2010, elle se consacre entièrement l’écriture.

Novembre, 1916. Etienne, 23 ans, regarde les tranchées allemandes deux cent mètres devant lui. Deux ans déjà, qu’il a quitté la ferme et sa tante Ernestine et que son quotidien se résume à vivre dans la boue, à essuyer les tirs ennemis.

Seul coin de ciel bleu dans cet horizon gris : Marie-Pierre, sa marraine de guerre, qui lui envoie régulièrement lettres et colis. Sans savoir son âge ni à quoi elle ressemble, Marie-Pierre lui réchauffe le cœur et lui permet, malgré la censure, de s’épancher un peu.

« Chère Marie-Pierre, Hier, mon bataillon est monté à l’assaut. Quelle misère de voir les camarades tomber à la renverse dans le boyau, touchés avant même d’avoir eu le temps d’armer leur fusil ! Il faut sauver sa peau, du moins le plus longtemps possible. Votre pauvre poilu qui vous embrasse très fort, Étienne. »

En ce jour de commémoration de l’armistice de la Grande Guerre, je tenais à vous proposer une lecture autour du premier conflit mondial, c’est une période qui m’intéresse et me touche tout particulièrement.

Mon choix s’est porté sur La marraine de guerre de Catherine Cuenca, un roman destiné aux collégiens de 12 à 14 ans. Rappelons que la Der des Der est au programme d’histoire des élèves de 3è, mon Empereur de fils vient de l’étudier et ce roman a donc été acheté spécialement pour lui.

Dans ce court roman d’un peu moins de cent pages, l’autrice nous raconte le quotidien d’Etienne et de ses hommes, qui chaque jour, montent à l’assaut de la tranchée ennemie, la peur au ventre, en se demandant si ils seront encore en vie quelques heures plus tard.

J’aime beaucoup Catherine Cuenca qui propose toujours à ses jeunes lecteurs des romans historiques agréables à lire et solidement documentés. Celui-ci, malgré sa petitesse et sa thématique, ne fait pas exception à la règle.

J’ai trouvé que le quotidien des poilus dans les tranchées était très bien rendu, l’esprit de camaraderie et la violence des combats aussi. On voit Etienne, un jeune homme gentil, capable de se transformer en bête à tuer pour sa survie, ce qui ne l’empêche pas ensuite de se débattre avec sa conscience.

Ce qui est très bien montré aussi, c’est l’état d’esprit des poilus qui passe de la grande détermination au découragement voire au refus de combattre avec les conséquences que l’on connaît : les fusillés pour l’exemple.

L’autrice s’attache à démontrer combien les poilus étaient des hommes courageux malgré la peur, les conditions de vie atroces auxquelles ils étaient confrontés : la boue, le froid, les rats mais aussi le manque de nourriture, de vin, de tabac, etc.

Et comme son titre l’indique, il est bien sûr question des marraines de guerre, ces femmes qui acceptaient d’envoyer des colis et de correspondre avec les poilus. Elles avaient une grande importance sur le moral des jeunes poilus célibataires qui fantasmaient bien évidemment sur ces anges providentiels.

Mais bien plus important encore ces colis et ces lettres permettaient d’améliorer l’ordinaire et étaient de véritables bouffées d’oxygène pour des hommes parfois au comble du désespoir.

Je recommande ce bon roman aux collégiens, c’est une bonne introduction à la première guerre mondiale très facilement lisible et compréhensible, réaliste sans être sordide.

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En 1914, Maximilien a quinze ans et rêve de devenir correspondant de guerre. Il va clandestinement se glisser à travers les lignes pour rejoindre  » l’événement « , et en consigner l’essentiel sur ses précieux carnets : le terrible quotidien des poilus, les privations, la saleté, et surtout la mort en direct. Comme tous ses frères d’armes, il subira cette guerre et se rebellera contre l’inacceptable.

Paris, Samedi 1er août 1914 à 4 heures de l’après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin : c’est la mobilisation générale !! Quelques minutes plus tôt, l’Allemagne a elle-même décrété la mobilisation générale et déclaré la guerre à la Russie.

La ville est en émoi mais aussi en liesse, enfin les français vont avoir leur revanche et reprendre l’Alsace et la Lorraine et reviendront juste à temps pour fêter Noël.

Maximilien a tout juste quinze ans et vit avec sa grand-mère qui est veuve. Il rêve d’être journaliste mais en attendant, il est vendeur de journaux à la criée pour Le Matin.

Le 30 août, Max comprend que la guerre ne va pas être si rapide que cela et propose au rédacteur en chef du grand quotidien de devenir correspondant de guerre. Il n’aura pas à le payer mais seulement à publier ses articles si il les estime suffisamment bons pour les lecteurs du journal.

Le rédac’ chef refuse, affirmant qu’il est trop jeune et qu’il a assez de journalistes pour couvrir la guerre mais Max, fou de rage, décide de partir quand même pour le front…

Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup lire des romans se passant autour ou pendant la première guerre mondiale. Et en cette année de commémoration, les éditions Gulf Stream ont eu la bonne idée de rééditer Mémoires à vif d’un jeune poilu de quinze ans, initialement paru en 2007.

Ce roman à destination des 9 / 12 ans, recommandé par l’Education Nationale, restitue avec réalisme le quotidien de ceux qui firent la Grande Guerre. Arthur Ténor propose à ses jeunes lecteurs, une véritable plongée dans l’horreur des tranchées, au plus près de la sauvagerie des combats.

Rien ne sera en effet épargné à Maximilien qui verra des hommes tomber au champ d’honneur, foudroyés en plein assaut mais aussi succombant à leurs blessures au coeur du No man’s land. Mais au-delà de l’horreur, l’auteur montre aussi la grande solidarité entre tous ces frères d’armes, qui se serrent les coudes quoiqu’il arrive.

Arthur Ténor montre aussi toute la bêtise de la guerre, les ordres insensés de l’Etat-Major pour tenir un village, une bande de terre, au prix de nombreux morts, la censure et comment la presse était à la botte du gouvernement.

C’est certes un sujet déjà-vu en littérature jeunesse mais la singularité de celui-ci c’est que l’on voit la guerre à travers les yeux d’un adolescent et que ce conflit nous ait dévoilé dans un grand réalisme et un vrai souci d’authenticité.

D’aucuns diront qu’il n’est pas réaliste d’avoir pris un héros aussi jeune. Il n’était pourtant pas rare que de jeunes volontaires mentent sur leur âge pour participer à l’effort de guerre. Il faut avoir en mémoire que le plus jeune soldat mort pendant ce conflit s’appelait Désiré Bianco et qu’il avait à peine 13 ans lorsqu’il trouva la mort le 8 mai 1915 à Gallipoli, dès son premier combat. Il porte à ce titre le matricule numéro Un au sein de la Légion des Mille.

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce court roman que je recommande aux jeunes lecteurs, car il aborde avec intelligence et réalisme la première guerre mondiale à travers les yeux d’un adolescent très attachant, et surtout les difficiles conditions de vie des poilus dans les tranchées.

Un grand merci à Gulf Stream éditeur pour cette lecture très intéressante !

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Lu dans le cadre des challenges Première guerre mondiale et  A tous prix (Prix Gulli du roman 2014) :

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Un siècle les sépare… Hadrien et Adrien sont deux garçons de treize ans qui habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre, en Picardie. Ils ont des problèmes à l’école, à la maison et avec les filles, comme la plupart des garçons de leur âge. Il n’y a qu’une seule chose qui les sépare : Hadrien vit en 1914 et Adrien en 2014. Leurs destins vont mystérieusement se mêler, leur permettant d’échanger du courrier alors qu’ils croient chacun écrire à un cousin éloigné !heart_4auteur-editeur-pages14-14-silene-edgar-paul-beorn

1er janvier 2014, Adrien, 13 ans, a rendez-vous dans le cimetière de Laon avec sa meilleure amie Marion. Il est secrètement amoureux d’elle depuis toujours mais n’ose lui avouer ses sentiments. Ce jour-là, Marion annule leur rencontre par texto et lui annonce qu’elle sort avec le beau Franck.

1er janvier 1914, Hadrien, 13 ans, s’est réfugié au cimetière de Corbeny, pour lire tranquillement son illustré. Son père, paysan, qui ne sait pas lire, ne comprend pas la passion de son fils pour la lecture et pour les études. Le garçon veut en effet passer le certificat d’études et entrer au petit lycée de Laon afin de devenir ingénieur.

Par un concours de circonstances, deux boîtes à lettres bleues en l’occurrence, sises en face de chez eux, Hadrien et Adrien vont être amenés à échanger une correspondance, croyant chacun s’adresser à son cousin, et se confier leurs problèmes communs d’adolescents. L’un est studieux, l’autre non. L’un vit à la ville, l’autre à la campagne.

Vingt kilomètres séparent seulement ces deux garçons de treize ans mais aussi cent ans. Ils vivent en effet à un siècle d’écart mais ils vont mettre longtemps à s’en rendre compte même si leurs timbres diffèrent, que l’un écrit à l’aide d’une plume Sergent Major et que l’autre habite rue Jean Jaurès lorsque celui-ci n’est qu’un agitateur pour beaucoup de ses contemporains.

Que vous dire sinon que j’ai beaucoup aimé ce roman d’amitié que je conseillerai à partir de 11 ans mais qui s’adresse tout aussi bien aux adultes. Les deux garçons, malgré le siècle qui les sépare, ont beaucoup de points communs, c’est ce qu’ils vont découvrir et nous aussi, au fil de leur correspondance.

Les enfants prendront conscience à cette lecture du gouffre qui nous sépare de cette époque, de l’évolution de la société française en un siècle, notamment grâce à l’essor de la médecine et la création de la sécurité sociale.

Et puis surtout, 14-14 n’est pas un roman sur la guerre mais plutôt sur comment changer le cours des choses. Les deux garçons s’écrivent quelques mois à peine avant le début du conflit et Adrien fera tout pour qu’Hadrien et sa famille quittent leur village, qui sera totalement rasé, et la région qui a subi les bombardements et les massacres de civils.

Silène Edgar et Paul Beorn nous proposent ici un roman plein d’humanité, d’entraide, très vivant et haletant, j’ai littéralement dévoré ce roman que j’ai lu presque d’une traite tant il m’a happée.

Un livre que je recommande donc aux jeunes lecteurs, qui aborde des sujets qui les touchent à l’entrée dans l’adolescence sur un fond historique. On y parle de la 1ère guerre mondiale à travers les recherches que fait Adrien, des conditions de vie en 1914 et la manière de penser de l’époque grâce à Hadrien.

Les personnages sont très attachants et j’ai passé un très agréablement moment en leur compagnie, à lire absolument si le sujet vous intéresse !

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Lu dans le cadre des challenges Première guerre mondiale et 1 pavé par mois :

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Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêve, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l’épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l’exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Heureusement Lili la délurée et la douce Clémence sont là pour la soutenir. Quand la première guerre mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C’est l’occasion pour Solange de s’affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s’organisent peu à peu sans les hommes…

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Auvers sur Oise c’est l’enfer, Paris c’est le paradis ! Solange a dix-sept ans à peine lorsqu’un matin elle quitte Auvers sur Oise, direction la capitale. Elle laisse sans regret ce village et surtout son père, un homme tyrannique et buveur qui la frappe quotidiennement et c’est justement après une rouste de trop que la jeune fille décide de prendre son destin en main et toutes les économies de son géniteur.

Arrivée à Paris, elle part à la recherche de sa meilleure amie Lili, installée depuis quelques mois déjà dans la ville lumière. Chanteuse dans des caf’ con’ de Montmartre et d’ailleurs, sous la férule de Dranem, un chansonnier célèbre, elle va héberger Solange le temps qu’elle se trouve un emploi.

Solange ne rêve pas de gloire ni de scène, elle devient donc cousette dans un atelier où les filles sont mal payées et corvéables à merci. Là, elle fera la connaissance de Clémence et Marthe qui vont devenir ses amies et avec qui elle courra les bals et les cinémas.

La jeune femme ne rêve pas du grand amour mais son estomac va papillonner lorsqu’elle va croiser la route d’Aurélien qui lui offrira un scarabée d’or. Leur histoire va hélas tourner court et Solange va épouser Robert, un homme qu’elle n’aime pas mais qui va lui permettre d’accéder à la bourgeoisie.

Robert sait bien que son amour est à sens unique mais il compte sur Solange pour s’occuper de sa vieille tante Emma et surtout lui donner un fils. Le deal semble équitable mais Robert se montre jaloux et possessif, soupçonneux pour un rien, et ne tarde pas à donner des coups.

Les mois passent et l’enfant tant attendu ne vient pas jusqu’au jour où l’heureux évènement s’annonce enfin mais Solange fait une fausse couche et l’ire de Robert sera terrible.

L’enfer conjugal de Solange semble alors sans fin lorsque la guerre est déclarée en août 1914 et Robert mobilisé…

Charlotte Bousquet nous propose ici un roman sur la première guerre mondiale et le destin des femmes absolument bouleversant. Elle décrit avec réalisme les conditions de vie des femmes avant et pendant la première guerre mondiale, un thème passionnant et très bien exploité.

De l’été 1912 à l’hiver 1920, on va suivre le parcours de Solange, le personnage principal, et celui de ses amies. Des femmes très différentes par leurs caractères, leur émancipation (ou non) et leurs parcours et qui permettent à l’auteure d’aborder toutes les facettes de la condition féminine (bourgeoise, ouvrière, fermière, domestique…).

Charlotte Bousquet aborde aussi les violences faites aux femmes, que ce soit à leur domicile et le fait de leur père ou leur mari, et dans leur travail. Elle met également en lumière la dure vie des femmes à l’arrière alors que les hommes sont au front.

On oublie trop que ces travailleuses en usine risquaient leur vie et que plus d’une en est morte, est devenue estropiée ou défigurée. Et, cerise sur le gâteau, les hommes les accusaient souvent de mener une vie facile et insouciante loin d’eux, voire de les tromper !

Là où tombent les anges est un roman tellement réaliste qu’il en est poignant. L’auteure insère dans chaque chapitre des extraits de journaux de l’époque, d’extraits du journal intime de Solange et les correspondances des différents protagonistes, ce qui accentue encore davantage l’impression de réalisme et de violence.

Le roman vous happe et ne vous lâche plus, il fut difficile pour moi de reposer ce livre tant je tremblais et j’espérais pour nos quatre héroïnes, en un mot : une belle réussite !

Un bémol toutefois, j’ai eu un peu de mal avec le style abrupt et sec de Charlotte Bousquet et l’entremêlement des correspondances en plein milieu du récit, il m’a fallu plusieurs chapitres pour m’y faire.

Il n’empêche que si vous vous intéressez à la première guerre mondiale ou aux conditions de vie des femmes de 1910 à 1920, c’est LE livre à lire absolument tant il est riche et offre un panorama complet.

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Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

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14 Juillet 1919 dans un petit village du Berry. Première fête nationale de l’après-guerre, l’occasion pour les politiques et les militaires de défiler avec leurs médailles. Quelques poilus sont là lorsqu’éclate un incident causé par l’un d’entre eux, un dénommé Jacques Morlac, revenu du front d’Orient.

L’homme est arrêté sur le temps et emmené en prison, il attend dans une cellule de la prison déserte qu’un juge militaire vienne l’interroger.

La chaleur est écrasante et un chien aboie jour et nuit devant la prison, c’est celui du prévenu et ses aboiements rendent fou Dujeux chargé de le surveiller. Heureusement pour lui, le juge arrive pour interroger Morlac. Le chef d’escadron Hugues Lantier du Grez est un parisien issu de la droite chrétienne qui n’a qu’une hâte, rejoindre les siens, cette affaire signera la fin de sa mobilisation.

Il a fait la Marne et regarde avec un certain mépris ce caporal décoré de la légion d’honneur, planqué selon lui à Salonique. Cependant, la clémence le gagne vite et il veut terminer sa carrière sur un acquittement, il propose alors à l’accusé plusieurs échappatoires que celui-ci refuse obstinément.

Morlac persiste et signe, son geste il en est fier et il veut qu’on entende ce qu’il a à dire : « Mes actes, j’en suis responsable et je ne vois aucune raison de m’en excuser »… Qu’a-t-il pu faire pour atterir dans une geôle ? On ne le saura que dans les dernières pages du livre.

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir la plume de Jean-Christophe Rufin, c’est désormais chose faite et cette première lecture ne sera pas la dernière ! J’ai beaucoup aimé le style Rufin mais aussi cette histoire courte mais dense.

L’histoire d’une rencontre entre deux hommes que tout oppose et que seule la guerre a réuni mais aussi l’histoire d’un amour fort entre Morlac et Valentine qui attend son retour depuis la fin de la guerre.

Mais Le collier rouge c’est plus que ça encore. Rufin nous parle de la bêtise de la guerre, des combats, nous raconte le front, les tranchées, les armes qui ne sont faites que pour tuer, les fraternisations, les pacifistes qui se cachaient pour ne pas finir devant le peloton d’exécution.

C’est un long interrogatoire auquel on assiste, à l’issue duquel le juge devra dresser un procès verbal, rendre son verdict. Un interrogatoire qui petit à petit se mue en une conversation, un échange d’idées entre les deux hommes, comme dans La femme aux fleurs de papier de Donato Carrisi.

Lantier est un homme à l’écoute, il va rendre la justice mais avant il enquête sur le passé de Morlac, le confesse en quelque sorte, et veut surtout rendre un verdict objectif et juste. Il se rend compte aussi que dans les campagnes, les militaires n’ont pas bonne presse. Ceux qui ont perdu leurs fils au nom de la patrie se rangent du côté de Morlac et une condamnation ne ferait qu’envenimer les choses.

Jean-Christophe Rufin analyse ici très finement la fidélité sous toutes ses formes et signe avec Le collier rouge un très bon roman tout en pudeur et sensibilité.

heart_4Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Le petit Paul a découvert son nom gravé sur le monument aux morts du village. Stupéfait, il entreprend des recherches et découvre l’histoire de son arrière arrière-grand-père, parti à la guerre en 1914.

il-s-appelait-comme-moi-jeanne-taboni-miserazziauteur-editeur-pagesUne classe primaire de Corse prépare la prochaine commémoration du 11 novembre. Les élèves et leur maître sont réunis autour du monument aux morts lorsque Paul Zittu découvre son nom sur la stèle et deux dates 1892-1915. Ce soldat mort si jeune au combat, faisait-il partie de sa famille ?

Ce sera pour Paul le point de départ d’une enquête familiale et la recherche d’indices pour savoir si cet homme dont il porte les nom et prénom est bien l’un de ses aïeux.

Jeanne Taboni Misérazzi construit ici son récit sur deux époques en parallèle. La nôtre avec le petit Paul qui se documente sur la guerre et le quotidien des poilus et 1914 à travers son aïeul tombé au champ d’honneur.

Et pour que l’enfant à qui ce récit est destiné s’y retrouve, le récit contemporain apparaît en noir et intervient dans le récit couleur sépia de 1914.

L’auteure découpe son récit en huit chapitres, six moments clés de la guerre et de la vie du soldat Zittu (1er août 1914, 2 août 1914, la mobilisation le 3 août 1914, le départ pour le front, juillet 1915 et le transfert à l’hôpital où il mourra de ses blessures). Les 1er et 8è chapitres étant consacrés au petit Paul de 2014.

Ces allers et retours dans le passé et le présent rythment bien le récit et inciteront les jeunes lecteurs à se renseigner sur celle que l’on surnommait avec espoir, la Der des der, la guerre la plus meurtrière au monde.

Les illustrations de Virginie Grosos toutes en blanc, gris et sépia, sont d’une grande simplicité et d’une douceur bienvenues dans ce monde de violence même si l’auteure reste dans une grande sobriété car Il s’appelait comme moi est destiné à un jeune lectorat à partir de 9/10 ans.

Jeanne Taboni Misérazzi a eu la bonne idée d’insérer à la fin de l’histoire un arbre généalogique et toutes les informations utiles pour que les enfants fassent aussi leurs propres recherches familiales, une bonne manière d’aborder cette guerre et d’inciter les enfants à questionner leur entourage.

Un roman bref et qui va à l’essentiel, à mettre entre les mains des enfants pour leur fait comprendre ce qu’était cette Grande Guerre.

heart_3Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Lyon, 1913. Malgré les préjugés, Adélie, 17 ans, est bien décidée à poursuivre ses études à l’université pour devenir médecin. Lors d’un déjeuner organisé par ses parents, elle rencontre Antonin, qui, comme elle, se destine à des études de médecine. Les deux jeunes gens tombent amoureux l’un de l’autre.

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Jeune fille de la bonne bourgeoisie lyonnaise, Adélie Fleuriot a 17 ans et elle est passionnée par les mathématiques et les sciences, elle se destine même à devenir médecin. Sa mère Léontine voit d’un mauvais œil son ambition mais son père, Hyppolite, cadre dans l’agence du crédit Lyonnais, laisse faire son aînée.

Elle est sur le point de passer son baccalauréat lorsque l’on fait sa connaissance et celle de Bérangère Marty, sa meilleure amie, qui se destine à la même profession et qui comme elle déteste la couture. Les deux amies suivent leurs études dans un lycée de jeune fille qui entend bien faire d’elles de parfaites maitresses de maison.

Lors d’un déjeuner en famille, elle fait la connaissance d’Antonin, qui comme elle est passionné de médecine et sur le point de pour passer son baccalauréat, tout comme les deux jeunes filles.

Fils d’un collègue de son père et d’une artiste peintre qui a du abandonner son art, il tombe immédiatement amoureux d’Adélie qui est sous son charme également. Mais cette histoire naissante ne plait guère à Léonine qui tient plus que tout à la réputation de la famille. Les deux jeunes gens sont donc contraints de se voir en cachette.

Au-delà de cette histoire d’amour, le roman de Catherine Cuenca, dresse le portrait d’une jeune fille passionnée par l’idée de soigner. En 1913, les demoiselles qui passent le baccalauréat ne sont pas légion et celles qui veulent faire médecine, moins nombreuses encore. Ses parents ne prennent pas ses études au sérieux, même s’ils les financent, et pensent que la médecine n’est qu’une lubie qu’elle abandonnera pour se marier, alors que c’est une véritable vocation pour Adélie. Ils attendent d’Adélie comme de sa soeur Mélanie, de faire un beau mariage et de devenir de parfaites maitresses de maison.

On comprend très vite qu’Adélie est tout à fait opposée aux desseins de sa mère : elle ne songe pas au mariage mais entend bien être médecin et surtout exercer la médecine car certaines jeunes femmes fraichement diplômées se consacraient ensuite à leur mari et à leurs enfants et rares étaient celles qui avaient leur propre cabinet.

Le choix d’Adélie permet à Catherine Cuenca de revenir sur le contexte social de cette France d’avant le premier conflit mondial et plus précisément sur la place dévolue aux femmes de la bonne société, censées donner des ordres à leur domesticité, élever leurs enfants et ne se préoccuper que de briller en société par leurs belles toilettes et leur conversation convenue.

Des vies futiles et superficielles pour Adélie qui refuse le schéma social établi et la guerre va finalement l’aider à se réaliser.

J’ai adoré ce roman pour adolescent, je me suis laissée prendre à cette jolie histoire d’amour, un peu convenue mais charmante, mais j’ai surtout aimé Adélie. Notre héroïne au caractère bien trempé et entier ne s’en laisse pas compter et à l’heure du choix, elle osera braver sa famille. Elle refuse les conventions, les compromissions et ne veut pas se conformer aux conventions que sa famille tente de lui imposer. Un joli portrait de femme en somme.

A dire vrai, j’ai tellement aimé que j’ai lu ce roman d’une traite, commencé le matin et terminé au coucher, ce qui ne m’arrive quasiment jamais. Alors certes, Le choix d’Adélie n’est pas un chef d’œuvre mais c’est un très bon roman, bien écrit et bien construit, qui a le mérite d’enseigner aux jeunes filles le chemin parcouru entre l’époque d’Adélie et la nôtre. Mon seul bémol porte sur la fin du récit, trop convenue malheureusement !

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Lu en lecture commune avec Claire dans le cadre du challenge Première guerre mondiale :

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