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Posts Tagged ‘roman jeunesse’

Romain a révélé la vérité à sa mère qui décide de l’aider à sauver Léo et Marcel. Le promoteur, très fâché d’être un zombie, veut se venger et les dénonce aux autorités. Noirsant est ainsi envahi par la police scientifique ; le village et ses habitants sont placés sous quarantaine et les morts-vivants sont enfermés pour être étudiés. La résistance s’organise !

Romain a révélé à sa mère l’existence des zombies du cimetière de Noirsant afin qu’elle l’aide à sauver Léo et Marcel. De son côté, Olivier Pouillard, le promoteur du futur supermarché, se réveille très fâché en constatant qu’il est devenu un zombie !

Pour se venger, il les dénonce aux autorités. Le petit village se retrouve envahi par les forces de l’ordre et la police scientifique. Noirsant et ses habitants sont placés en quarantaine, les zombies enfermés dans des cages en vue d’expériences scientifiques.

Ces pratiques rappellent aux anciens les moments les plus noirs de la dernière guerre et la résistance se met à s’organiser…

Suite directe des deux précédents tomes Panique au cimetière et Rien ne va plus ! ce troisième et dernier volet nous permet de retrouver Romain, sa mère médecin et tous les zombies zarbis à commencer par Léocale qui, malgré un œil qui se fait la malle au moindre coup de stress, ne laisse pas le jeune garçon indifférent !

Cette suite est à la hauteur des précédents opus : plein d’humour et de rebondissements. L’histoire est portée par Romain pour les vivants et Léo pour les morts et on plaisir à retrouver nos jeunes héros et les autres tous morts depuis belle lurette dans cette histoire qui, au-delà de l’humour, aborde des thèmes intéressants comme l’amitié, la solidarité, l’humanité mais aussi le féminisme car les femmes ont la part belle dans cette histoire.

Ici d’autres valeurs sont aussi mises en lumière comme la résistance, le courage et la tolérance envers les morts-vivants qui ne sont pas sans nous rappeler le traitement des juifs pendant la seconde guerre mondiale : les caches qui servaient alors refont surface afin d’accueillir de nouveaux pensionnaires.

L’écriture de Marie Pavlenko et de Carole Trebor est fluide, les chapitres sont courts et bien rythmés, les textes aérés et régulièrement interrompus par des illustrations signées Marc Lizano, un procédé idéal pour donner du rythme et pour permettre aux enfants qui ne seraient pas encore de très bons lecteurs, d’être noyés sous un texte trop long.

Le texte met également en avant la diversité, en effet les zombies sont tous de conditions sociales différentes, avec des personnalités divergentes, il n’empêche qu’ils savent être solidaires lorsque les circonstances l’exigent.

Les dialogues sont nombreux et les jeunes lecteurs dès 9 ans vont adorer cette saga pleine de zombies, des personnages qu’ils connaissent sans doute via la télévision ou les jeux mais que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer en littérature jeunesse.

Ce troisième tome nous permet donc de retrouver pour la dernière fois ce petit village et l’ensemble des protagonistes du deux premiers volumes, l’histoire est bien construite, pleine de rebondissements, de batailles et de péripéties en tous genres : impossible de s’ennuyer !!

Je vous conseille sans réserve cette série et je remercie Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette si sympathique lecture, je me suis bien amusée à chaque tome et mon Sami-Chameau, cœur de cible de la trilogie, a beaucoup apprécié lui aussi les aventures de Romain, Léo, Marcel et tous les autres !

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Avides d’aventures, Yann, Loup et Nanie adorent se retrouver chez Gaspard. Ce vieil inventeur bienveillant mais un peu fou a mis au point un casque de réalité virtuelle qui permet aux trois collégiens de revivre toutes les grandes périodes de l’Histoire. Et aujourd’hui, il a une grande nouvelle : sa machine à voyager dans le temps fonctionne, et les trois amis vont pouvoir se rendre réellement dans le passé. Premier voyage ? Une journée dans l’Egypte antique des Pharaons. Mais il semblerait qu’Anubis en ait décidé autrement… Si nos trois héros souhaitent retrouver leur époque, ils vont d’abord devoir sauver Khéphren, l’héritier du trône d’Égypte !

Nanie, Loup et Yann sont de jeunes collégiens de 5è, passionnés d’histoire et notamment d’antiquité. Chaque jour, ils retrouvent Gaspard, un scientifique à la retraite qui vient de mettre au point une machine à voyager dans le temps.

Les trois amis vont se retrouver propulsés dans la pyramide de Khéops, plusieurs milliers d’années avant notre ère. Le pharaon vient de rendre l’âme et Anubis va donner une mission au trio : délivrer la princesse Mérititès, fille de Khéops ert demi-sœur de Djedefrê, le nouveau pharaon, qui a décidé d’exterminer toute sa famille.

Une fois Mérititès délivrée de son sarcophrage, nos historiens en herbe doivent retrouver Khéphren et l’aider à monter sur le trône d’Egypte si ils veulent retrouver le 21è siècle…

Mettre à la portée du jeune public l’époque de Kéops et Képhren qui ont vécu il y a plusieurs années tel est le pari d’Alain Surget. Un pari ambitieux mais qu’il remporte haut la main.

Ancien professeur d’histoire, Alain Surget régale ses jeunes lecteurs de romans historiques depuis de nombreuses années maintenant, tous ayant pour toile de fond l’Antiquité grecque et égyptienne principalement. Les garçons et moi avions beaucoup apprécié sa série Les Agents secrets de l’Olympe il y a quelques années et j’ai été ravie de le retrouver à l’occasion du premier tome des Explorateurs du temps : Sur la piste de Pharaon.

Ce roman est tout simplement passionnant ! Conseillé par l’éditeur aux enfants dès 9 ans, je le recommande quant à moi plutôt aux bons lecteurs de 11/12 ans car il vaut mieux avoir un vocabulaire fourni et une bonne connaissance de l’Egypte antique pour apprécier pleinement ce récit.

Pour moi qui adore à la fois l’Antiquité égyptienne et la thématique des voyages dans le temps, cette uchronie mêlant habilement Histoire et aventures, fut une parenthèse délicieuse, le temps d’un après-midi.

On a plaisir à suivre les jeunes héros, intelligents, bien dessinés et attachants, dans les nombreuses péripéties qui les attendent car ce périple antique ne va pas être de tout repos pour eux, bien au contraire, ils vont devoir dompter leurs peurs pour se sortir des nombreuses embûches qu’ils trouveront sur leur chemin et il leur faudra toute leur sagacité pour découvrir l’identité de l’avaleur d’ombres, chargé d’éliminer Képhren et tous ceux qui se mettront sur son chemin.

L’histoire mitonnée par Alain Surget est bien rythmée, les péripéties, nombreuses. Impossible pour les jeunes lecteurs de s’ennuyer, d’autant qu’ils vont également apprendre des choses car l’auteur parsème son récit d’informations sur l’époque à laquelle se déroule le roman (nom des dieux, des vêtements, des armes…).

Un premier tome très réussi et prometteur qui me donne envie de lire le second tome consacré au Cheval de Troie ! Si vous recherchez pour vos enfants un roman d’aventures, tournez-vous vers cette nouvelle série des Explorateurs du temps, mon Sami-Chameau qui a l’âge des héros a adoré !

Merci à Babelio et aux éditions ABC Melody pour cette lecture intelligente et captivante.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 11/20

Panique au pensionnat ! En ce froid Noël de 1920, une des religieuses qui veillent sur les orphelines a été attaquée dans son sommeil par un fantôme. Mauvaise plaisanterie ? Hallucination ? Tentative d’assassinat ? L’élève Vipérine Maltais mène l’enquête, bien décidée à découvrir ce que chacun s’efforce de cacher. Mais attention, Vipérine : les Noëls sont parfois mortels à Montréal…

Avant-veille de Noël 1920, à Montréal. Sœur Aurore, l’économe du pensionnat dirigé par sœur Saint-Ignace, pousse un cri dans la nuit froide. Toutes accourent et la religieuse leur annonce que quelqu’un a tenté de la tuer.

L’économe s’est fait beaucoup d’ennemis à l’intérieur comme à l’extérieur du cloitre et la supérieure confie à sa nièce à Vipérine Maltais, le soin de découvrir ce qu’il a pu se passer.

La jeune fille se rend alors chez les dernières personnes que sœur Aurore a visité en prévision des étrennes des pensionnaires…

Voilà un court roman policier jeunesse que je ne connaissais pas jusqu’à ce que je le vois fleurir sur les Instagram des copines, ce qui m’a aussitôt donné envie de l’ajouter à ma PAL du Cold Winter Challenge, pourtant déjà bien fournie et aussitôt acheté, aussitôt lu !

Si vous êtes à la recherche d’un roman policier pour vos enfants ou que vous n’êtes pas forcément très à l’aise avec ce genre, Mortels Noëls est idéal. Cette première enquête de Vipérine Maltais, trois autres sont déjà parues au Québec, espérons que Folio jeunesse va les éditer également, nous permet de nous familiariser avec l’enquêtrice en herbe de ce récit et avec ce genre.

Agée de treize ans, orpheline de mère, elle a été confiée dès son plus jeune âge avec sa cadette d’un an, Olivine, aux bons soins de sa tante Saint-Ignace. Son père, depuis lors remarié avec une veuve, est à la tête d’une famille recomposée de treize enfants et ne voit que rarement ses filles qu’il ne prend même pas la peine d’accueillir pour Noël.

Futée, la jeune fille va se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot pour découvrir le fin mot de cette histoire pas comme les autres puisque l’économe est persuadée d’avoir été attaquée par un fantôme. Canular ? Hallucination ? Tentative d’assassinat ? Je vous laisse le soin de le découvrir avec Vipérine.

Pensé pour les enfants dès 9 ans, ce court polar historique est formidablement bien écrit, porté par une héroïne maligne et malicieuse, et propose une enquête bien ficelée avec un dénouement que je n’avais pas vu venir.

Il faut dire que je me suis laissée porter par cette petite histoire que j’ai dévoré en une heure et je me suis bien régalée à suivre notre détective et découvrir l’ensemble des protagonistes de cette histoire.

Il divertira les enfants qui pourront découvrir le genre policier avec ce titre, ce qui leur donnera peut-être envie d’en lire d’autres. Quant à moi j’ai fait une très chouette découverte et je lirai sans aucun doute les autres tomes si ils sont publiés en France.

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Les zombies sont sous le choc. Ils ont appris qu’ils étaient liés au cimetière par un sort indestructible. Aidés par leur ami Romain, ils vont se battre pour défendre leur habitat face au cupide promoteur. Les zombies zarbis passent à l’attaque!

Alors que le vieux cimetière de Noirsant, demeure des morts-vivants, est menacé de destruction pour laisser la place à un supermarché, Romain, un jeune garçon, par ailleurs fils du maire, se bat pour aider ses amis zombies.

Les morts n’ont pas le choix : pour continuer à mener une existence nocturne possible grâce à un sort, ils doivent impérativement rester dans les limites du cimetière.

Cette zone franchie, ils meurent définitivement. Impossible pour eux de fuir mais le maire et le prometteur sont bien décidés à aller jusqu’au bout de leur projet. Et si ils créaient le buzz pour sauver leur habitat ?

Suite directe du premier tome Panique au cimetière, ce second volume nous permet de retrouver Romain, sa mère médecin et tous les zombies zarbis à commencer par Léocale qui, malgré un œil qui se fait la malle au moindre coup de stress, ne laisse pas le jeune garçon indifférent !

Cette suite est à la hauteur du précédent opus : plein d’humour et de rebondissements. L’histoire est portée par Romain pour les vivants et Léo pour les morts et on plaisir à retrouver nos jeunes héros et les autres, tous morts depuis belle lurette, dans cette histoire qui au-delà de l’humour aborde des thèmes intéressants comme les familles monoparentales, les familles recomposées, l’amitié, la solidarité, l’humanité mais aussi le féminisme car les femmes ont la part belle dans cette histoire.

L’écriture de Marie Pavlenko et de Carole Trebor est fluide, les chapitres sont courts et bien rythmés, les dialogues sont nombreux et les jeunes lecteurs dès 9 ans vont adorer cette saga pleine de zombies, des personnages qu’ils connaissent sans doute via la télévision ou les jeux vidéos mais que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer en littérature jeunesse.

Ce second tome (le troisième paraîtra en février) nous permet donc de retrouver ce petit village et l’ensemble des protagonistes du premier volume, l’histoire est bien construite, pleine de rebondissements, de batailles et de péripéties en tous genres : impossible de s’ennuyer !!

Le texte met également en avant la diversité, en effet les zombies sont tous de conditions sociales différentes, avec des personnalités divergentes, il n’empêche qu’ils savent être solidaires lorsque les circonstances l’exigent.

Les chapitres sont courts, les textes aérés et régulièrement interrompus par des illustrations signées Marc Lizano, un procédé idéal pour donner du rythme et pour permettre aux enfants qui ne seraient pas encore de très bons lecteurs, d’être noyés sous un texte trop long.

Je vous conseille sans réserve cette série et je remercie Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette si sympathique lecture, je m’amuse beaucoup à chaque tome et il me tarde de voir ce que les auteures nous réservent pour la suite des aventures de Romain, Léo, Marcel et tous les autres !

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Pour Momo, l’été s’annonce interminable dans la triste cité des Bleuets. Du jour où il s’inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Assis sur son banc, il dévore Vendredi ou la vie sauvage, Mon ami Frédéric, Le Petit Prince, au point d’en oublier de manger. Et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite, qui le sacre  » Petit Prince des Bleuets « . De leurs discussions autour des livres va naître une forte amitié. Mais Momo apprend que le vieil homme est atteint de la maladie d’Alzheimer et que ses jours sont comptés. Momo soutient son ami jusqu’au bout et se fait une promesse : plus tard, il sera écrivain, et même, écrivain français !

C’est l’été. Mohamed Beldaraoui le passe chez ses parents, cité des Bleuets. Comme il veut devenir écrivain, la directrice de son école primaire lui remet une liste de livres à lire et l’encourage à s’inscrire à la bibliothèque.

C’est ainsi que chaque matin, Momo file jusqu’à la butte et s’installe sur un banc pour lire jusqu’au soir. Il dévore Le petit prince, Vendredi ou la vie sauvage, La vie devant soi… C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un autre grand lecteur, monsieur Edouard, un instituteur à la retraite.

Ensemble, ils parlent littérature et repeignent un immeuble de la cité. L’été passe mais bientôt monsieur Edouard a des absences et Momo apprend qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer…

Momo, petit prince des Bleuets est la première lecture imposée dans le cadre du programme de 5ème de mon Sami-Chameau de fils. Je ne connaissais absolument pas ce roman mais comme j’ai jusqu’ici beaucoup aimé les romans de Yaël Hassan que j’ai lus, j’ai décidé d’accompagner fiston dans sa lecture.

Et nous ressortons de cette lecture très émus et enthousiastes. Sami-Chameau a très envie de lire les livres qui peuplent ce récit, y compris La vie devant soi de Romain Gary Emile Ajar comme il dit maintenant ! Quant à moi j’ai été séduite par les thématiques que l’autrice aborde dans ce court roman.

Grâce à Momo et à Yaël Hassan, on a vraiment envie de se jeter sur ces classiques que l’on ne connaît parfois que de nom, elle sait nous mettre l’eau à la bouche et franchement si chaque jeune lecteur est aussi bien ferré que le mien, la mission de l’autrice est remplie !

Dans ce court roman, on suit donc Momo qui veut devenir « écrivain français » et fait la fierté de sa mère. Ce jeune garçon, brillant élève, est bien attachant et l’amitié qu’il tisse avec monsieur Edouard est bien belle. Le vieil homme fait ici figure de pygmalion et encourage son petit prince des bleuets d’aller jusqu’au bout de ses rêves.

Cette amitié intergénérationnelle entre un petit gars des cités et un vieux monsieur atteint de la maladie d’Alzheimer fait chaud au cœur, ils s’apportent beaucoup de joie et d’amour et on lit avec le sourire aux lèvres bien qu’il y ait des passages un peu durs pour un coeur de lapin comme moi.

Yaël Hassan aborde un sujet grave sans lourdeur ou pathos : la déchéance de la vieillesse et cette maladie dévastatrice qui sépare les gens qu’est Alzheimer mais aussi la transmission de la culture et du savoir des anciens vers les plus jeunes, la réussite scolaire possible quelque soit son milieu.

Une très jolie histoire, très morale, même si elle est un peu triste, tendre et optimiste, qui touche au cœur jeunes et moins jeunes et que je vous recommande vivement.

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Tout le monde sait bien que les dragons crachent des flammes, enlèvent les princesses et sont très méchants. C’est aussi ce que croyait Kenny jusqu’à ce qu’il rencontre Grahame : un vrai dragon. Mais lui, il adore les couchers de soleil et la poésie ! Depuis les deux amis sont inséparables. Le problème : seul kenny connaît la vérité à propos de Grahame. Et bientôt, la chasse au dragon est lancée…

Kenneth Lapin, Kenny pour les intimes, est un jeune lapin très érudit, passionné de lecture et de sciences. Il vit avec ses parents dans une maison nichée à Rond-le-Ruisseau, un petit village peuplé de porcs épics, loirs… où son seul ami est Georges, le vieux libraire.

Un jour en rentrant chez lui, Kenny fait une drôle de rencontre, celle de Grahame, un dragon ! Et les dragons comme chacun le sait, se régalent de chevaliers et de princesses au petit-déjeuner, adorent raser les châteaux et pourchasser tous les humains qui y vivent !

Seulement Grahame est bien différent : il est comme lui un passionné de lecture et surtout il est loin d’être belliqueux ! Grahame préfère les fruits et légumes à la viande, et la poésie au combat. Kenny l’étourdi et Grahame le philosophe deviennent aussitôt amis et le dragon est régulièrement invité à la table de madame Lapin, experte des fourneaux.

Mais que se passera-t-il si les villageois découvrent Grahame ?

Voilà une très jolie histoire d’amitié pour les 9 / 12 ans qui seront, comme moi, sous le charme de ces deux héros, d’autant plus que Tony DiTerlizzi nous propose de très belles illustrations rétros pour accompagner ce récit.

Dans ce roman, l’auteur par ailleurs l’un des créateurs des Chroniques de Spiderwick, combat les préjugés et met à l’honneur l’amitié, l’imagination et le pouvoir des mots. C’est une petite parenthèse de douceur qui plaira aux jeunes lecteurs mais aussi aux adultes car j’ai été totalement charmée par les personnages, l’univers intemporel, les illustrations.

Le jeune Kenny est un lapin épris de contes de fées et de sciences, naïf et plein de gentillesse pour son prochain à l’instar de l’ensemble des protagonistes de cette histoire. Cette parenthèse dans ce monde si tendre et bienveillant m’a fait un bien fou, elle m’a mis du baume au cœur et de temps en temps, qu’est-ce que c’est agréable !

J’ai trouvé cette histoire parfaite pour les enfants dès 9 ans mais aussi pour de plus jeunes dès 6 / 7 ans qui pourraient découvrir Kenny et le dragon à l’occasion de la fameuse lecture du soir avec papa ou maman, nul doute qu’elle les aiderait à faire de beaux rêves aussitôt leurs yeux clos.

Mon Sami-Chameau, bientôt 12 ans, a aussi beaucoup aimé cette histoire animalière, un genre dont il raffole, et il n’a fait, comme moi, qu’une bouchée de ce petit roman.

On sort de ce livre avec un sourire de bonheur collé aux lèvres, dommage que cette histoire n’ait pas de suite car l’univers comme les personnages se prêteraient très bien à une série.

Cette présente édition en hardback, ce qui est plutôt rare en France, signée Pocket Jeunesse est un vrai plaisir pour les yeux, dommage qu’on ne le trouve plus qu’en occasion alors si je vous ai donné envie, courez vite l’acheter !

Vous l’aurez compris, Kenny et le dragon, est un roman très réussi, aussi bien sous le fond que sous la forme, je vous le recommande vivement.

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Si votre appartement sent inexplicablement le muguet, et éventuellement la violette, et que cette odeur vous submerge pour disparaître totalement l’instant d’après. Si chez vous des objets changent de place mystérieusement. Si vous ne pouvez en accuser personne. Si vous découvrez sur votre bureau ou dans votre chambre des objets qui ne vous ont jamais appartenu. Si le voisin du dessous vient vous voir et vous explique qu’il a perdu son elfe. Si vous êtes déprimé(e). Si vous pensez que la raison vous quitte. Alors, que vous croyiez ou non aux choses de l’au-delà, vous pouvez être certaine que votre vie va changer.

24 janvier. Madeleine est documentaliste au CDI du collège de sa ville dans lequel est scolarisé son fils unique Constantin dans la classe de 5è 4 de Monsieur Logé-Dangerre.

Leur vie est totalement bouleversée depuis que Madeleine a reçu une lettre anonyme l’avertissant que José, son mari, la trompe avec sa secrétaire. Devant son secret éventé, José n’a pas nié et en a profité pour quitter le domicile familial. Depuis lors, mère et fils n’ont aucune nouvelle.

Et, cerise sur le gâteau, depuis quelques jours l’appartement familial embaume le muguet, les objets changent sans cesse de place et tous ses appareils ménagers tombent en panne les uns après les autres.

Madeleine croit qu’elle devient folle jusqu’à ce que Monsieur Tibère, son voisin du dessous, vienne sonner à la porte, à la recherche de son elfe…

Avec Ma vie a changé, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy ! ; La fille du docteur Baudoin ; 22 ! ; Sauveur et fils saison 1 ; Sauveur et fils saison 2 ; Sauveur et fils saison 3 ; Sauveur et fils saison 4 et Maïté coiffure et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde la vie d’une maman et de son fils unique après le départ du mari et père, parti sans laisser d’adresse faire sa vie avec une autre.

Avec cette base de départ somme toute banale, l’auteure met une touche de fantastique en intégrant un elfe à son récit, ce qui apporte tout le sel à cette histoire puisque l’apparition de Timothée entraine une série d’évènements bouleversant l’existence bien tranquille de Madeleine et de Constantin.

Après un début de roman assez triste, on est rapidement happé par l’aspect fantastique du récit qui donne beaucoup de rythme et qui insuffle beaucoup d’humour à l’histoire. Les passages avec l’elfe et les gobelins sont très drôles et les dialogues entre Madeleine et son elfe vont permettre à la jeune femme de voir sa vie sous un autre angle, arrêter d’espérer le retour de son mari infidèle au sein du foyer mais au contraire reprendre enfin les rênes de sa vie et pourquoi pas tomber amoureuse à nouveau.

C’est un roman jeunesse mais comme toujours avec Marie-Aude Murail, les adultes y trouvent leur compte notamment parce qu’ici l’héroïne est la maman et non l’enfant, et que son quotidien ressemble bien au nôtre, en tout cas lorsque l’on est comme moi maman solo !

J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses réflexions pleines d’humour et d’autodérision. Quant aux enfants, ils s’identifieront facilement à Constantin, un préado bien sympathique, lecteur assidu de Vaudou, le magazine du paranormal, qui aidera beaucoup sa maman à s’y retrouver dans le monde des Elémentals.

Nul besoin d’être accro à la littérature fantastique pour apprécier Ma vie a changé, la dose de fantastique est légère et somme toute imaginable si on a l’esprit un peu ouvert, et on quitte à regret ce roman le sourire aux lèvres, désolée d’être arrivée si vite au point final.

Une fois encore, Marie-Aude Murail propose un roman de qualité dans lequel les jeunes lecteurs et leurs parents peuvent se retrouver. Un roman à la fois drôle et sensible qui donne de l’espoir, montrant que même après un divorce, la vie peut être belle à nouveau.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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