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Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Londres, décembre 1870. Sherlock, grand amateur d’énigmes et de mystères en tous genres, va découvrir dans une édition du Times une annonce intitulée Problème d’échecs.

Elle tient en trois lignes composées de séquences de lettres et de chiffres suivies de la phrase Echec et mat en trois coups, le tout signé Le frère noir. L’apprenti détective va rapidement comprendre que cette suite de lettres et de chiffres correspondant à des rues du plan de Londres et que les résidents de ces adresses sont en grand danger.

Epaulé par Irene et Lupin, il va tenter de prévenir Scotland Yard mais leurs agents prennent de haut nos adolescents et ne croient pas un mot à leur histoire. Le détective privé Field, ancien de la maison, va pourtant faire équipe avec eux.

Pour Sherlock, Lupin et Irene, c’est le début d’une nouvelle aventure…

Souvenez-vous mon Empereur de fils, grand fan d’histoires policières et de Sherlock Holmes en particulier, et moi-même avions été emballés par Le mystère de la dame en noir et Dernier acte à l’opéra, il était donc tout naturel pour nous de poursuivre cette excellente série avec le troisième tome : L’énigme de la rose écarlate.

Dans ce récit à la première personne, Irene nous relate leur seconde aventure londonienne et le moins que l’on puisse dire c’est que enquête, émaillée de nombreux rebondissements, va occasionner une belle frayeur à Irene et leur donner du fil à retordre.

Grâce à eux, nous sillonnons la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, des beaux quartiers jusqu’aux grandes artères commerciales, courses de Noël oblige, en passant par le quartier dédié aux organes de presse.

Autant vous le dire d’emblée, nous avons eu une fois encore un excellent moment de lecture. Le récit est rythmé, drôle et passionnant, bien écrit et il contient suffisamment de rebondissements et de suspens pour plaire aux enfants dès 10 ans mais aussi aux adultes car c’est un vrai roman policier avec plusieurs enquêtes à la clé : d’un côté des meurtres et de l’autre la bande de la rose écarlate qui a sévi dans la capitale vingt ans auparavant.

Notre trio d’amis va se démener comme jamais pour résoudre ces deux énigmes et on voit se dessiner peu à peu la personnalité de chaque protagoniste : Sherlock l’ombrageux, Lupin le facétieux et Irene la mystérieuse.

Pendant près de 300 pages, on ne s’ennuie pas une seconde à suivre cette folle aventure, pleine de péripéties et qui est aussi très bien ancrée dans son époque et ses technologies, l’idéal pour familiariser le jeune public à cette fin du 19è siècle et leur faire découvrir ces deux personnages emblématiques de la littérature que sont Sherlock Holmes et Arsène Lupin.

Pierdomenico Baccalario et Alessandro Gatti ont vraiment eu une bonne idée en réunissant ces deux héros de la littérature policière classique et font de nombreux clins d’œil aux œuvres originelles de Maurice Leblanc et de sir Arthur Conan Doyle.

Il est amusant de voir Sherlock faire des erreurs, tâtonner même si il est déjà très doué en déductions et dans l’art du déguisement !

Mention spéciale pour le travail éditorial d’Albin Michel jeunesse qui a soigné la couverture avec un rabat, inséré des gravures d’époque et dont chaque en-tête de chapitre a sa propre illustration signée Iacopo Bruno , un véritable plaisir pour les yeux et une réelle invitation à la lecture, bravo !

Vous l’aurez compris, je suis séduite par ce troisième volume, mon Empereur de fils aussi et nous continuerons avec grand plaisir de suivre les aventures de nos trois héros avec le tomes 4 déjà dans ma PAL.

Un grand merci à Audrey et aux éditions Albin Michel jeunesse pour cette lecture, nous avons adoré !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Wiggins est chargé par Sherlock Holmes de retrouver Richard Western, un dangereux fugitif qu’on soupçonne de s’être réfugié sur la côte bretonne. Sur le bateau qui le mène en France, le jeune apprenti détective est abordé par un individu inquiétant. Mais à son arrivée à Roscoff, les journaux lui apprennent que Richard Western vient d’être arrêté par Sherlock Holmes ! Qui est alors le mystérieux inconnu à l’oeil de verre rencontré sur le bateau ?

Wiggins est un jeune garçon vivant dans le misérable quartier londonien de sinistre réputation, Whitechapel. Il gagne sa croute en vendant des journaux dans les rues de Londres.

Mais Wiggins a un grand rêve, celui de devenir un grand détective à l’instar d’un homme qu’il admire et pour qu’il travaille occasionnellement : Sherlock Holmes !

Il s’est récemment lié d’amitié avec un jeune vendeur d’oignons breton, Louis, et celui-ci, sur le point de repartir pour Roscoff avec l’ensemble des vendeurs d’oignons, propose à Wiggins de venir avec lui.

Wiggins, bien qu’un peu triste à l’idée de quitter pendant quelques temps Mr Holmes et sa maman, toujours employée aux cuisines du duc et de la duchesse Brazenducke, accepte la proposition.

Afin de payer sa traversée, le jeune garçon multiplie les emplois mais alors qu’il est pris dans une bagarre avec d’autres irréguliers, il perd la totalité de son argent. Heureusement pour lui, un dangereux bandit, Richard Western s’est évadé de prison et le célèbre détective, persuadé que le malfrat veut regagner la France, charge son jeune enquêteur d’aller sur sa piste…

Nous avions découvert mon fils aîné et moi-même en 2016 la série Wiggins de Béatrice Nicodème dont nous avions lus les deux premiers opus Wiggins et le perroquet muet et Wiggins et la ligne chocolat. Nous avons poursuivi il y a peu avec Wiggins chez les Johnnies et j’ai profité du mois anglais pour rattraper mon retard sur mon empereur de fils en jetant mon dévolu sur Wiggins et les plans de l’ingénieur.

Ce quatrième volume confirme tout le bien que je pense de cette série policière destinée aux apprentis détectives dès 10 ans. C’est une série que je trouve très réussie, à la fois drôle et pleine de suspens, le tout dans le Londres de l’époque victorienne et dans le sillage du détective consulting le plus célèbre, à savoir Sherlock Holmes.

Ce jeune Wiggins est très attachant et Béatrice Nicodème nous montre un héros une fois encore bien courageux, faisant montre de ténacité pour réaliser les buts qu’il s’est fixé et découvrir une fois de plus le fin mot de l’histoire.

Béatrice Nicodème sait faire revivre à merveille la capitale anglaise de cette époque et fait découvrir à ses jeunes lecteurs la vie quotidienne d’un enfant pauvre de l’ère victorienne, un sort loin d’être enviable même si Wiggins n’est pas le plus mal loti.

Elle fait la part belle ici à la sagacité et à la débrouillardise de Wiggins, remonté comme un coucou contre son mentor à qui il veut damer le pion en bouclant l’affaire des plans de l’ingénieur avant lui !

Un roman que je conseille à tous les apprentis détectives et à ceux qui souhaitent faire découvrir l’Angleterre victorienne et Arthur Conan Doyle à leurs enfants.

Une histoire sans temps mort, avec du suspens et de nombreuses péripéties qui permettra aux jeunes lecteurs de passer un chouette moment de lecture. Quant à nous, nous poursuivrons notre découverte de cette série qui nous plaît beaucoup.

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Maisie Hitchins est réveillée en pleine nuit par les aboiements d’Eddie. Le petit chien a flairé la présence d’un cambrioleur dans la maison. Comme Maisie cherche à l’arrêter, l’intrus la fait tomber dans les escaliers avant de s’échapper, emportant avec lui le précieux masque à plumes du professeur Tobin. Mais la jeune détective n’a pas dit son dernier mot !

Le professeur Tobin, explorateur, décide de léguer ses trésors au British Museum mais peine à se séparer d’un masque à plumes, offert par une peuplade d’Amazonie dont il avait sauvé le chef, à deux doigts de se faire dévorer tout cru par un boa.

Une fois toutes les caisses emportées par Mr Danvers du British Museum, Maisie retourne à ses corvées. Mais la nuit venue, Eddie, son chiot, se met à aboyer. La jeune fille, n’écoutant que son courage, va voir ce qu’il en est et se fait assommer par un voleur qui emporte avec lui le fameux masque à plumes…

Quel bonheur de retrouver Maisie et son chien Eddie dans une nouvelle enquête, hélas la dernière parue en France puisque Flammarion jeunesse n’a pas l’air décidé à publier les autres volumes parus en anglais, dommage car c’est une petite série idéale pour les apprentis détectives.

Vous vous en souvenez peut-être mais j’avais adoré les trois premiers volumes de la série : L’affaire des pièces volées, L’affaire du collier d’émeraude et L’affaire du manoir hanté.

C’est donc avec joie que j’ai retrouvé la pension de la rue Albion, Maisie, son chiot Eddie, sa grand-mère, George et l’ensemble des pensionnaires de cette maison londonienne à l’époque victorienne. Et une fois encore, quel régal que de me plonger dans cette histoire policière pour les 9 ans et plus !

L’histoire est toujours aussi agréable à lire, l’enquête bien troussée et menée à bien par notre détective en herbe, malmenée par le voleur du masque qui va une nouvelle fois faire équipe avec son ami Georges pour découvrir le fin mot de l’histoire.

Cette quatrième enquête nous permet de découvrir les cirques humains qui étaient légion au 19è siècle. Pour quelques pièces, les londoniens pouvaient voir femme à barbe, géant, sœurs siamoises…

Cet opus va aussi nous emmener à la rencontre de cette peuplade d’Amazonie et de leurs croyances. Le professeur Tobin, contrairement à ses concitoyens et aux pensées de l’époque, ne voit pas les peuples des pays qu’il explore comme des indigènes inférieurs aux européens mais comme des êtres humains à part entière auxquels on doit le respect du à chacun.

Quant aux illustrations qui ponctuent le récit, signées Marion Lindsay, elles sont toujours aussi jolies et toutes en rondeur, à l’image de la couverture.

Et que dire de l’ambiance, à part qu’elle est juste délicieuse et charmante et que cette série est une petit bonbon que je recommande aux jeunes lecteurs et lectrices dès 9 ans, ils passeront un excellent moment avec Maisie.

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En 1914, Maximilien a quinze ans et rêve de devenir correspondant de guerre. Il va clandestinement se glisser à travers les lignes pour rejoindre  » l’événement « , et en consigner l’essentiel sur ses précieux carnets : le terrible quotidien des poilus, les privations, la saleté, et surtout la mort en direct. Comme tous ses frères d’armes, il subira cette guerre et se rebellera contre l’inacceptable.

Paris, Samedi 1er août 1914 à 4 heures de l’après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin : c’est la mobilisation générale !! Quelques minutes plus tôt, l’Allemagne a elle-même décrété la mobilisation générale et déclaré la guerre à la Russie.

La ville est en émoi mais aussi en liesse, enfin les français vont avoir leur revanche et reprendre l’Alsace et la Lorraine et reviendront juste à temps pour fêter Noël.

Maximilien a tout juste quinze ans et vit avec sa grand-mère qui est veuve. Il rêve d’être journaliste mais en attendant, il est vendeur de journaux à la criée pour Le Matin.

Le 30 août, Max comprend que la guerre ne va pas être si rapide que cela et propose au rédacteur en chef du grand quotidien de devenir correspondant de guerre. Il n’aura pas à le payer mais seulement à publier ses articles si il les estime suffisamment bons pour les lecteurs du journal.

Le rédac’ chef refuse, affirmant qu’il est trop jeune et qu’il a assez de journalistes pour couvrir la guerre mais Max, fou de rage, décide de partir quand même pour le front…

Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup lire des romans se passant autour ou pendant la première guerre mondiale. Et en cette année de commémoration, les éditions Gulf Stream ont eu la bonne idée de rééditer Mémoires à vif d’un jeune poilu de quinze ans, initialement paru en 2007.

Ce roman à destination des 9 / 12 ans, recommandé par l’Education Nationale, restitue avec réalisme le quotidien de ceux qui firent la Grande Guerre. Arthur Ténor propose à ses jeunes lecteurs, une véritable plongée dans l’horreur des tranchées, au plus près de la sauvagerie des combats.

Rien ne sera en effet épargné à Maximilien qui verra des hommes tomber au champ d’honneur, foudroyés en plein assaut mais aussi succombant à leurs blessures au coeur du No man’s land. Mais au-delà de l’horreur, l’auteur montre aussi la grande solidarité entre tous ces frères d’armes, qui se serrent les coudes quoiqu’il arrive.

Arthur Ténor montre aussi toute la bêtise de la guerre, les ordres insensés de l’Etat-Major pour tenir un village, une bande de terre, au prix de nombreux morts, la censure et comment la presse était à la botte du gouvernement.

C’est certes un sujet déjà-vu en littérature jeunesse mais la singularité de celui-ci c’est que l’on voit la guerre à travers les yeux d’un adolescent et que ce conflit nous ait dévoilé dans un grand réalisme et un vrai souci d’authenticité.

D’aucuns diront qu’il n’est pas réaliste d’avoir pris un héros aussi jeune. Il n’était pourtant pas rare que de jeunes volontaires mentent sur leur âge pour participer à l’effort de guerre. Il faut avoir en mémoire que le plus jeune soldat mort pendant ce conflit s’appelait Désiré Bianco et qu’il avait à peine 13 ans lorsqu’il trouva la mort le 8 mai 1915 à Gallipoli, dès son premier combat. Il porte à ce titre le matricule numéro Un au sein de la Légion des Mille.

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce court roman que je recommande aux jeunes lecteurs, car il aborde avec intelligence et réalisme la première guerre mondiale à travers les yeux d’un adolescent très attachant, et surtout les difficiles conditions de vie des poilus dans les tranchées.

Un grand merci à Gulf Stream éditeur pour cette lecture très intéressante !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ? On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté.

Eté 1899, comté de Caldwell, au Texas. Calpurnia Virginia Tate (Callie V.) a 12 ans et elle a trois frères ainés et trois frères cadets. Son père a repris la fabrique de coton de Bon-papa et sa mère fait tourner la maison à l’aide de deux domestiques, Viola et SanJuanna.

Mrs Tate tient à ce que ses enfants aient une bonne éducation, veille à ce qu’ils se tiennent bien à table et parle couramment le français. Sa fille se doit de savoir jouer du piano au grand dam de Callie qui n’y prend aucun plaisir.

Et maintenant que la jeune fille aborde l’adolescence, il est grand temps pour elle de parfaire son futur rôle de maitresse de maison en lui inculquant les bonnes manières, l’art de la conversation, la broderie, le tricot et le b.a.-ba de l’économie domestique, tout ce que Callie déteste.

Heureusement pour elle, cet été-là, bon-papa, qui voue les dernières années de sa vie à la science, la prend sous son aile et va l’initier aux travaux de Darwin et au naturalisme…

Calpurnia est un joli roman apprentissage et j’ai aimé suivre cette jeune héroïne ô combien attachante. Jacqueline nous plonge au cœur de l’Amérique de cette dernière année du 19è siècle qui voit un certain nombre de bouleversements : l’arrivée du téléphone, les transports…

Malgré des longueurs, j’ai trouvé ce roman charmant notamment grâce aux personnages. Celui de Callie bien évidemment mais aussi Bon-papa et l’ensemble des frères Tate. Mais c’est surtout la relation qui unit petite-fille et grand-père qui m’a le plus séduite et que j’ai trouvé très touchante.

Toutes les réflexions menées par Callie sont également importantes. La jeune fille ne rêve aucunement de devenir femme au foyer et passer sa journer à cuisiner, repriser des vêtements ou tricoter des chaussettes.

Elle se découvre au contraire un intérêt certain et une grande aptitude pour la science et l’observation naturaliste, et rêve d’entrer à l’université afin de devenir professeure.

J’ai trouvé très intelligent que Jacqueline Kelly choisisse cette période charnière de la fin du 19è et du début du 20è, période riche en bouleversements technologiques et en découvertes scientifiques, qui lui permet d’aborder un certain nombre de progrès comme le téléphone, la photographie, la vitesse de déplacement…

Avec cette héroïne née dans un état conservateur qui souhaite s’affranchir de la place et des codes réservés à la gent féminine, on sent poindre la volonté de liberté des femmes qui vont animer tout le 20è siècle et cet aspect-là est véritablement intéressant.

Je regrette en revanche les longueurs et le fait qu’il se passe relativement peu de choses, heureusement que le roman dégage beaucoup de charme et que les personnages se révèlent attachants, sinon je ne sais pas si j’aurai été jusqu’au bout, à cause de mon peu d’attrait pour la chose scientifique.

Je compte tout de même lire Calpurnia et Travis qui est dans ma PAL d’ici quelques temps.

Un grand merci aux éditions L’école des Loisirs pour cette lecture pleine de charme et à Céline de m’avoir accompagné dans ma lecture, vous pouvez retrouver son avis similaire au mien ici.

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Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

Nathan et son meilleur ami Félix sont tous deux orphelins. L’été venu, ils partent faire un stage à l’Auberge des Montagnes dirigée par l’un de leurs professeurs, Monsieur Raymond, quelque part en Auvergne.

Dès leur arrivée, les deux adolescents sont confrontés à des phénomènes étranges : les murs bougent et la magie flotte dans l’air. L’auberge est en réalité au milieu de plusieurs mondes et des créatures malfaisantes veulent prendre le pouvoir en envahissant les mondes voisins.

Nathan et Félix se voient confier une mission par Monsieur Raymond : conserver la paix entre les mondes. Ils seront aidés dans cette difficile tâche par la mystérieuse Mademoiselle Fan. L’été promet d’être bien moins calme que prévu pour nos héros…

Jean-Luc Marcastel, auteur de romans fantastiques (Louis le Galoup, Les enfants d’Erebus, Praërie…) nous propose avec sa nouvelle série L’auberge entre les mondes destinée aux 9 / 12 ans, une histoire haletante où se mêlent magie, mystère et cuisine !

Dans ce premier tome qui plante le décor, Péril en cuisine, nous faisons donc la connaissance des principaux protagonistes de ce récit et de cette auberge, véritable héroïne de cette histoire, en apparence bien anodine mais qui s’étend en réalité sur des centaines de mondes.

Un lieu de rencontre entre les diverses civilisations qui peuplent l’univers, réunies par l’accueil de l’aubergiste et la gastronomie qui doit toujours veiller à ce que les portes restent ouvertes à tous !

L’histoire imaginée par Jean-Luc Marcastel ravira les amateurs de fantaisy qui ne s’ennuieront pas une minute en lisant cette aventure originale, plutôt prenante et menée tambour battant.

Les amateurs de gastronomie et autres gourmands y trouveront aussi leur compte car il est évidemment beaucoup question de gastronomie, d’autant plus, cerise sur le gâteau, qu’ils pourront également réaliser les recettes se trouvant en fin d’ouvrage et qui mettent dès la lecture l’eau à la bouche : Le Pounti, Les Cromesquis de Cantal et Les slices au caramel et à l’orange.

La plume de l’auteur est pleine d’humour et de pep’s et convient parfaitement au jeune lectorat à qui il s’adresse. Un bémol toutefois : les noms choisis par Jean-Luc Marcastel totalement imprononçables et qui sont bien difficiles à mémoriser pour les lecteurs (Kolkrabbi, Bleksprutt, Liw’Jhaï’Tan, Rowwlorrh, Shaël’Dhun, Sareshh, Pa’Hi’Rhol, Aranhas, Rhornn…).

Ceci mis à part, vous l’aurez compris, je ne peux que recommander Péril en cuisine aux amateurs de fantaisy, petits et grands. Le second tome, Embrouilles au menu, vient tout juste de sortir, c’est donc le moment de découvrir cette série si ce n’est pas déjà fait !

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture pleine d’originalité.

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Mick et Randy ont trouvé un passage secret menant à d’anciens studios de cinéma à l’abandon. Plateaux de tournage, vieilles caméras, costumes et accessoires : c’est le terrain de jeu rêvé pour les deux amis. Sauf qu’ils ne sont pas seuls dans le bâtiment… et qu’ils courent un réel danger !

Mick vit seul avec sa mère et comme leurs finances ne sont pas au beau fixe, il livre des journaux après le collège et se révèle particulièrement débrouillard.

Randy habite dans un quartier cossu de la ville mais sa famille connaît des revers de fortune, son père est au chômage, et il est lui aussi livreur de journaux.

Bien que de caractère et de condition sociale différents, les deux garçons se lient d’amitié, d’autant qu’ils découvrent qu’ils évoluent dans le même établissement scolaire.

Mick vit près d’un studio de cinéma qui a fermé et Randy, qui connaît bien les lieux parce que son père y travaillait, lui propose de faire une visite. Sauf qu’ils ne sont pas seuls dans le bâtiment qui pourrait bien être le repaire d’une bande de braqueurs qui échappe à la police…

Écrit pour ses enfants, ce roman de Ken Follett publié en Angleterre en à la fin des années 1970, est enfin disponible en français. Après avoir apprécié L’appel des étoiles, j’étais très curieuse de retrouver ce formidable conteur dans ce second roman pour la jeunesse et après la science-fiction, place au polar.

C’est amusant de découvrir cet auteur habitué aux romans de près de 1000 pages d’arriver à nous embarquer dans un roman aussi court. Je pense que si vous voulez initier vos enfants aux romans policiers, Le mystère du gang masqué est idéal.

Plutôt à destination des garçons car il n’y a pas de personnage féminin et les jeunes lectrices auront peut-être du mal à se mettre à la place de notre duo de héros, d’autant qu’ils évoluent dans un décor plutôt masculin (canalisations et western). Et si vous enfants sont déjà férus de ce genre, ce roman leur plaira car l’auteur nous propose une intrigue pleine de suspens, menée tambour battant.

Dans cette histoire très ramassée en nombre de pages, Ken Follett construit une intrigue prenante, pleine de péripéties où ses jeunes héros sont pris dans l’action, tentant de démasquer ce gang et de le livrer aux forces de l’ordre.

Forcément avec un nombre de pages aussi réduit, Ken Follett va un peu trop vite en besogne pour l’adulte que je suis mais les 9 / 12 ans auxquels ce roman est destiné, apprécieront cette histoire sans temps mort et ce mélange bien dosé entre montée d’adrénaline, aventure et suspens.

Merci à Filippa et aux éditions Robert Laffont pour cette découverte, une lecture bien sympathique pour l’adulte que je suis et qui ravira les détectives en herbe et aux amateurs d’aventures !

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