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Posts Tagged ‘roman policier anglais’

Un matin, en lisant le journal, Miss Marple apprend le décès d’une lointaine connaissance. Un notaire la contacte alors pour lui annoncer que M. Rafiel a l’intention de lui léguer une partie conséquente de son héritage, en échange d’une faveur posthume…
Dans une lettre pour le moins énigmatique, le défunt sollicite son flair légendaire pour résoudre une affaire de crime, sans lui donner plus d’explications, hormis le nom de code de l’enquête : Némésis.
En véritable incarnation de la déesse grecque de la vengeance et de la justice, et malgré son âge avancé, Miss Marple va mettre ses dons de déduction au service de feu M. Rafiel et découvrir peu à peu les détails de sa mission lors d’une excursion touristique à travers l’Angleterre.

Sainte-Marie-Mead. Assise dans son fauteuil, devant sa tasse de thé, Miss Marple lit son journal. Elle apprend lors que Mr Rafiel, dont elle avait fait la connaissance quelques mois plus tôt aux Antilles, vient de décéder.

Elle se souvient alors que l’homme d’affaires, déjà très malade, d’une grande probité et avec une haute idée de la justice, l’avait surnommé Némésis.

Quelques jours plus tard, le notaire de Mr Rafiel prend contact avec elle. Elle apprend alors avec stupeur que le défunt lui a légué 20 000 livres à condition toutefois qu’elle accepte la mission dont il la charge.

Intriguée par la demande de Mr Rafiel et bien qu’elle n’ait aucun indice pour savoir l’objet de son enquête, la vieille demoiselle accepte.

Il y avait près de trois ans que je n’avais pas lu un Agatha Christie, shame on me ! J’ai bien l’intention de réparer cette erreur en 2019 en expulsant de ma pal les titres de la reine du crime qui y croupissent depuis des lustres pour certains.

Némésis m’a donc permis de renouer avec Agatha Christie et l’un de ses personnages emblématiques, à savoir Miss Marple. Dans cet étrange et passionnant court roman, son héroïne a vieilli et nous la retrouvons qui coule de paisibles vieux jours dans son village de Saint-Marie-Mead alors qu’elle apprend qu’elle est légataire d’une généreuse donation à la mort d’un homme rencontré quelques mois plus tôt dans les caraïbes.

En échange, celui-ci lui demande à titre posthume de réparer une injustice… Miss Marple serait-t-elle réellement Némesis, déesse de la justice ?

Elle a vieilli certes mais sa longue expérience de la vie va en tout cas lui permettre, en partant de zéro, de résoudre un problème qui paraît insoluble et d’innocenter le coupable tout désigné d’une série de meurtres qui a eu lieu dix ans auparavant.

Une fois de plus, Agatha Christie nous propose une intrigue très inspirée avec une Miss Marple en déesse de la justice, un rôle qui lui va comme un gant !

L’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, avec des éléments très émouvants et un dénouement très surprenant et somme toute très réussi même si j’avais deviné certaines choses, la reine du crime m’a une fois de plus bluffée !

Une lecture très agréable et prenante malgré un rythme très lent, comme toujours avec Miss Marple, que je vous conseille si vous appréciez la vieille demoiselle.

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et son voisin est bien décidé à la faire déguerpir. Et puis, à peine arrivée, Kat est plongée dans un imbroglio mystérieux : une nurse disparaît et une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc.

Kat Stanford est antiquaire et une vedette de la télévision avec son émission consacrée aux vieux objets. Surnommée Raiponce en raison de son abondante chevelure blonde, elle décide de quitter le petit écran à la suite d’un article particulièrement virulent signé de la future ex-femme de David, son fiancé, lui aussi antiquaire.

Elle espère acheter une boutique avec sa mère, veuve depuis quatre mois. Mais lorsqu’elle contacte cette dernière, elle apprend qu’elle a revendu la maison familiale et s’est installée à quelques centaines de kilomètres de la capitale, dans un petit village du Devon nommé Honeychurch.

Kate tombe des nues et se rend immédiatement sur place pour découvrir que sa mère a acheté une véritable ruine sur le domaine du lord local. Le logis du Palefrenier lui a été vendu par la mère de ce dernier qui voudrait bien qu’elle déguerpisse. Comme Kat souhaite la même chose, elle est persuadée qu’elle va pouvoir lui faire entendre raison mais c’est sans compter la volonté de celle-ci qui entend bien rester malgré les coups bas de son voisin qui voudrait bien qu’elle aille voir ailleurs si l’herbe est plus verte !

C’est alors que la gouvernante russe du jeune lord disparaît sans laisser de trace…

Mystères à Honeychurch est le premier tome de Petits meurtres en héritage. Si, comme moi, vous aimez les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, cette toute nouvelle série signée Hannah Dennison a de grandes chances de vous plaire aussi !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture et l’accroche de M.C Beaton m’ont convaincue de le lire et je dois dire que je ressors de cette lecture totalement convaincue.

Le style de Hannah Dennison est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, tout comme le policier chargé de l’enquête, ils sont tous bien dessinés et on a plaisir à les découvrir et à les suivre tout au long de ce premier opus.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Mystères à Honeychurch et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver les protagonistes de cette enquête si une suite paraît.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 10/20

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

Hiver 1904, New York. Jemina Pitt, la fille de Thomas Pitt, le directeur des services secrets britanniques et de son épouse Charlotte, prend la mer pour rejoindre New York.

Avec elle, son amie Delphinia Cardew, qu’elle chaperonne jusqu’en Amérique, car la jeune femme y est attendue par l’associé de son père, dont elle doit épouser le fils cadet, Brent Albright.

La famille jouit d’une grande fortune et la jeune fille est folle amoureuse de son fiancé. Seule ombre au tableau, Maria Cardew, la mère de Delphinia, qui a quitté l’Angleterre alors que sa fille n’était qu’un bébé, et qui n’a pas bonne réputation.

Harley, le fils aîné de Rothwell Albright, craint que Maria ne fasse un esclandre à l’occasion du mariage et demande l’aide de Jemina…

Comme je vous le disais il y a peu, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël il y a seulement quelques jours de cela, lors de ma lecture de La disparue de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Jemina Pitt, que l’on a vu grandir de tome en tome et que j’ai été ravie de réellement découvrir à l’occasion de Un Noël à New York.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette jeune femme indépendante qui souhaite tout comme sa mère Charlotte faire un mariage d’amour et qui a d’autres préoccupations que sa toilette ou faire tapisserie dans les salons.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, bien malgré elle, puisqu’elle se retrouve accusée de meurtre. Heureusement pour elle, l’inspecteur Patrick Flannery, un irlandais ayant émigré aux Etats-Unis, la croît innocente et ils ne seront pas trop de deux pour se mettre dans les pas de la défunte afin de découvrir le mobile du crime.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine ici tout de suite l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de bonne famille qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, éternelles célibataires à la merci de leur frère ou de leur neveu, obligées de remplacer la maitresse de maison défunte, rôle fragile qu’elles devront laisser ensuite à l’épouse de leur neveu.

D’autres thématiques sont également abordées comme la guerre de Sécession, le chemin de fer clandestin qui permettait aux noirs de fuir les plantations, la fin de l’esclavagisme…

Contrairement à sa série des Pitt, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 3/20

C’est l’époque de Noël, et Vespasia, alors jeune fille pétillante de bonne famille, est invitée à passer un délicieux week-end à Applecross, en compagnie d’un petit groupe d’amis tous bien nés et habitués à mener une vie oisive et sans contrariété.
Mais un soir, pendant le dîner, une altercation éclate entre Isobel Alvie et Gwendoline Kimmuir. Lorsque les convives apprennent peu après le suicide de cette dernière, tous accusent en bloc Isobel, la jugeant coupable de cette mort.
La jeune femme n’a qu’un seul moyen d’expier sa faute : aller prévenir la mère de Gwendoline, qui vit en Écosse, du suicide de sa fille… Vespasia décide d’accompagner la jeune femme dans ce long voyage, et de découvertes en révélations sur la disparue, démêlera la vérité de cette sombre tragédie.

Hiver 1852, dans la campagne anglaise. Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités.

De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable lady Vespasia, pour la soutenir.

Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit faire pénitence et accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Ecosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen de son décès.

En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage semé d’embuches…

Vous l’ignorez peut-être mais Anne Perry est l’auteure de polars historiques que j’ai le plus lu, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais je ne connaissais pas ses fameuses histoires de Noël.

C’est désormais chose faite grâce à La disparue de Noël dans lequel elle nous dresse un portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie toute victorienne.

Dans ce court récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Lady Vespasia Cumming-Gould, personnage excentrique et mémorable si il en est, rencontré au fil de la série Thomas et Charlotte Pitt, une femme belle et intelligente de l’aristocratie, toujours vêtue de violet.

C’est l’un de mes personnages préférés de cette saga, j’ai donc été ravie de la retrouver ici même si dans cette histoire, ce n’est pas une veuve au crépuscule de sa vie que l’on suit, mais une jeune femme de trente-cinq ans qui vient de dire adieu à sa plus grande histoire d’amour.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de comprendre la jeune femme qu’elle était. Ici, elle se montre particulièrement fidèle en amitié, tout comme elle le sera dans le grand âge.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre fort bien les dégâts de l’exclusion sociale dans la société victorienne où tout repose sur les apparences : si Isobel refuse d’expier sa faute, elle sera mise au ban de la gentry, ce qui obligerait cette veuve de le rester car aucun homme ne voudrait unir son destin à une paria !

Contrairement à sa série des Pitt, point d’intrigue policière à proprement parler mais des découvertes et des révélations qui nous permettent de comprendre pourquoi la défunte a choisi de mettre fin à ses jours et que la responsable désignée, si elle a fait preuve de cruauté, n’est pas forcément si coupable que ça…

Une histoire grinçante et plaisante, dommage qu’Anne Perry nous abreuve de longueurs inutiles dans le périple des deux jeunes femmes, car le reste est épatant !

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Londres, 1880. Huit ans avant que Jack l’Eventreur sévisse à Whitechapel, la peur avait un autre nom… Alors que les corps de deux prostituées ont été dé couverts dans le quartier voisin de Limehouse, la rumeur se répand qu’un Golem, figure mythique de la tradition hébraïque, erre dans les rues de la ville en quête de nouvelles victimes.
Ce qui n’empêche pas une troupe de théâtre de continuer à se produire dans les cabarets. Parmi les comédiens, Elizabeth et Dan Leno, adepte du travestissement.
Lors d’un spectacle, John Cree, bourgeois érudit et écrivain insatisfait, tombe sous le charme d’Elizabeth, qu’il épouse. Quelque temps plus tard, on retrouve le corps sans vie de John. Son journal intime révèle qu’il serait le mystérieux Golem. Mais sa femme semble, elle aussi, dissimuler bien des secrets…

Londres, 1880, quartier de Limehouse. Deux prostituées sont sauvagement assassinées et mutilées, puis, c’est au tour d’un érudit juif de connaître le même sort.

La rumeur se répand que l’auteur de ces meurtres est un golem et qu’il erre dans la ville à la recherche de nouvelles victimes, ce qui n’empêche pas les londoniens de sortir la nuit.

Le journaliste et dramaturge raté John Cree est bientôt retrouvé sans vie, vraisemblablement empoisonné. Sa femme Elizabeth, ancienne artiste de cabaret et adepte du travestissement est arrêtée pour son meurtre mais on retrouve le journal intime du défunt et à sa lecture, il semblerait qu’il soit le mystérieux Golem…

Vous savez combien j’aime les polars historiques qui ont pour cadre la capitale anglaise au temps du règne de Victoria, ce titre avait donc rejoint ma wish list dès sa parution en janvier et lorsque Belette m’a proposé de le lire avec elle, j’ai volontiers accepté et l’ai acheté à cette occasion.

Malheureusement pour moi, je suis totalement passée à côté de Golem, le tueur de Londres. L’auteur, si il connaît indéniablement bien cette époque et retransmet avec justesse cette atmosphère particulière, cela n’a pas suffi à éveillé mon intérêt.

Autant vous le dire d’emblée, avec ce roman de Peter Ackroyd, j’ai été prise dans le fog et je n’en suis jamais sortie. Je n’ai rien compris à l’intrigue, je n’ai pas aimé les personnages, et encore moins la narration pour le moins alambiquée que l’auteur a choisi.

Le récit se déroule à plusieurs voix et c’est un aspect que j’aime beaucoup en général sauf que là, ça n’a pas du tout marché avec moi : on passe du journal intime de John Cree aux interrogatoires d’Elizabeth lors de son procès, puis le récit d’Elizabeth, qui nous retrace son existence de sa prime jeunesse jusqu’à ce qu’elle devienne artiste aux côtés de Dan Leno, qui a réellement existé. Et ainsi de suite : on revient au journal, aux interrogatoires, à la narration d’Elizabeth…

Les meurtres à proprement parler tiennent en quelques pages, l’intrigue policière passe clairement au second, voire au troisième plan, quant à l’inspecteur Kildare censé mener l’enquête, il est relégué au simple rang de figurant.

L’auteur intègre son récit plusieurs personnalités ayant existé, j’ai déjà cité Dan Leno, l’un des grands artistes comiques de cette époque, mais on croise également Karl Marx, Thomas de Quincy, abondamment cité pour son célèbre De l’Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

L’auteur a pioché dans différents genres pour écrire son intrigue (polar, fantastique, historique) et malgré une quatrième de couverture alléchante, je n’ai absolument pas été convaincue par ce titre, au point que je l’ai abandonné arrivée aux 2/3 du récit.

Je ne m’étendrai donc pas plus longtemps sur cette lecture ratée de mon point de vue mais je vous invite à aller lire l’avis de Belette, diamétralement opposé au mien, peut-être vous donnera-t-elle envie de lire Golem, le tueur de Londres !

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Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben Ross ne trouve aucun témoin. De son côté, sa femme Lizzie tente d’étouffer un scandale : Edgar Wellings, un ami de la famille, souffre d’addiction au jeu. Mais le pire reste à venir : Wellings semble être le dernier à avoir vu Mme Clifford vivante… Et que penser de son excellente raison de la tuer ?

Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu’elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu’elle est passée de vie à trépas.

Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. Le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s’en remettre au Yard. Le lendemain matin, l’inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l’enquête.

Après les constatations d’usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n’est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.

Wellings n’est pas un inconnu pour Ross puisqu’il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l’enquête…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu’à découvrir Le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j’aime tant, portée par l’intrigue policière proposée par l’auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m’a pas empêché de trouver le fin de mot de l’histoire avant le point final.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.

Sans oublier de l’autre coté de l’échelle, les plus pauvres qui doivent trimer à la tâche pour quelques pennies, à la merci des hospices dès lors qu’elles ne peuvent plus travailler ni être assez jolies pour finir sur le trottoir.

Une bonne pioche donc que ce sixième volume et une série que je compte poursuivre si toutefois l’auteure se décide à sortir un septième opus et que je vous encourage à lire à votre tour si ce n’est déjà fait.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Entre les impressionnants piliers de granite du pont de Brooklyn, un réseau de filins d’acier quadrille l’espace. Tel un insecte pris au piège, le corps brisé de William Fawkes éclipse les premiers rayons du soleil. Un mot est gravé sur son torse mutilé : APPÂT.
Cette sinistre mise en scène n’est que la première d’une longue série. Tandis que les meurtres se succèdent de chaque côté de l’Atlantique, Emily Baxter, nouvellement promue inspecteur principal, et deux agents spéciaux américains vont devoir collaborer afin d’identifier l’architecte de cette toile diabolique…

New York, novembre. Des policiers de Brooklyn font une macabre découverte, celle d’un homme prénommé William Fawkes, accroché au pont de Brooklyn, tel un insecte pris dans une toile d’araignée. Ses os sont brisés et sur son torse, un mot a été gravé : APPÂT.

D’autres meurtres sont bientôt commis et sur les cadavres des victimes on retrouve toujours gravée la même inscription et sur ceux des bourreaux : MARIONNETTE. Qui tire ainsi les ficelles ?

FBI et CIA sont sur les dents et dépêchent au MET de Londres les agents Curtis et Rouche afin de rencontrer l’inspecteur principal Emily Baxter car tout concorde : ces affaires semblent reliées à Ragdoll et à son meurtrier Lethaniel Masse.

En l’asbsence de Wolf, son mentor aux abonnés absents, Baxter ne peut se fier qu’à son ancien coéquipier Edmunds, le seul homme en qui elle a entièrement confiance pour l’aider dans cette enquête…

Après avoir adoré Ragdoll, le premier roman de Daniel Cole, je ne pouvais pas laisser croupir dans ma PAL le second volume de cette trilogie mettant en scène Wolf et Baxter : L’appât.

Et une fois encore, l’auteur a su me ferrer dès les premières pages et il me fut impossible de reposer le roman avant le point final tant cette lecture fut addictive en diable.

Dès les premières pages, L’appât apparaît en effet comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le marionnettiste de Londres à New York, dans le sillage de Baxter, Rouche et Curtis qui vont le traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop bâclé à mon goût.

Avec les protagonistes du récit, je me suis laissée prendre au jeu, suivant les fausses pistes, échafaudant des théories qui se sont toutes révélées fausses, accusant des innocents et passant à côté du véritable coupable pendant longtemps.

Daniel Cole sait y faire pour monter son suspens crescendo et son écriture nerveuse, son rythme énergique, les rebondissements, les dialogues ainsi que la description rigoureuse de petits détails permettent au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Un petit bémol toutefois : l’absence de Wolf que j’espérais retrouver dans cet opus, Baxter n’étant pas mon personnage préféré. J’aurai également aimé que Edmunds soit un peu plus présent, je trouve dommage que ce personnage soit autant effacé alors qu’il a beaucoup de potentiel.

L’appât, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans le dernier volet de la trilogie à paraître l’an prochain.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante et à Claire pour m’avoir accompagné et dont vous trouverez l’avis ici.

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