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Posts Tagged ‘roman policier anglais’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Martin Kasasian connaît un immense succès avec la série « The Gower Street Detective », mettant en scène un duo de détectives fin et drôle, dont le premier tome, « Petits meurtres à Mangle Street » (The Mangle Street Murders), est sorti en 2013. Il partage sa vie entre le Suffolk et l’île de Malte.

Sa dernière enquête a mené un homme innocent à la potence… Autant dire que le détective Sydney Grice n’est plus vraiment en odeur de sainteté à Londres. Boudé par ses clients, le « plus grand détective de tout l’empire britannique » dépérit.

March Middelton, son excentrique acolyte du « sexe faible », commence à sérieusement s’inquiéter. Jusqu’à ce qu’un individu, membre de l’effrayant « Club du dernier survivant », fasse appel aux services de Sydney… et ait l’impudence de passer de vie à trépas dans son salon !

Les deux détectives sont bien obligés d’enquêter sur cette mort soudaine et particulièrement suspecte. Quel est donc ce club de gentlemen où le jeu est de réussir à rester en vie tout en éliminant les autres ? Les indices entraînent Grice et March dans les recoins les plus sombres du Londres victorien, jusqu’à la maison maudite de la baronne Foskett…

La malédiction de la maison Foskett est le second tome de la série consacrée à Grice et Middleton, un duo de détectives de choc dans le Londres victorien, un polar so british comme je les aime !

J’avais passé un très bon moment à la lecture de Petits meurtres à Mangle Street et cette nouvelle histoire ne fait pas exception à la règle. J’ai littéralement dévoré cette petite brique de six cents pages en trois jours, emportée par le récit bien retors tricoté par M.R.C Kasasian et me régalant des saillies verbales de Sidney et March, deux héros antagonistes qui font des étincelles.

Ce polar historique a, il faut le dire, tout pour me plaire : l’ambiance so british, l’humour (remarques acerbes et misogynes de Grice et réparties cinglantes de la jeune et peu conventionnelle March), une trame policière bien bâtie et un personnage féminin fort et féministe, comme je les aime, le tout avec pour toile de fond le Londres de la fin du 19è siècle !

L’intrigue policière est comme je le disais bien ficelée, je dirai même machiavélique, avec des rebondissements, des fausses pistes à foison et un dénouement bien amené et surprenant.

Le contexte historique est bien rendu et la confrontation entre ces deux héros singuliers, vraiment réjouissante. Nos héros gagnent ici en épaisseur, on en apprend davantage sur le passé de March, et, cerise sur le gâteau, M.R.C. Kasasian multiplie les références à Sherlock Holmes et à sir Arthur Conan Doyle.

L’auteur s’est très clairement inspiré du héros créé par Conan Doyle pour bâtir ce détective personnel (il y tient !) très imbu de lui-même, mais à sa manière, sans copier/coller.

J’ai dévoré ce très bon roman policier et j’espère que les autres volumes déjà parus en anglais seront traduits car je serai au rendez-vous des prochaines aventures de ce duo atypique !

Belette a bien apprécié aussi, son avis ici !

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Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Tommy et Tuppence Beresford qui, par goût de l’aventure, fondèrent une agence de détectives privés dans leur jeunesse ont désormais bien vieilli. Retirés des affaires, ils goûtent des jours paisibles jusqu’au jour où ils se rendent à La crête ensoleillée, la maison de retraite pour vieilles dames, où réside la tante de Tommy, Ada Fanshawe.

Alors que Tommy converse avec Ada, Tuppence fait la connaissance d’une pensionnaire, Mrs Lancaster qui lui tient des propos étranges. Trois semaines plus tard, tante Ada rend son dernier soupir et les Beresford sont de retour à la La crête ensoleillée pour débarrasser la chambre de Miss Fanshawe.

Ils découvrent alors une peinture d’une maison au bord d’un canal, léguée à la défunte par Mrs Lancaster. Tuppence souhaite lui rendre son présent et apprend que la vieille dame a quitté brusquement les yeux, emmenée par sa nièce.

Les conditions si mystérieuses de ce départ précipité titille la curiosité de Tuppence qui a reconnu la maison figurant sur la peinture. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster….

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Mon petit doigt m’a dit.

Dans ce roman, Agatha Christie nous propose une enquête comme elle sait si bien les mitonner, à la fois bien construite et rondement menée par ses héros, avec une bonne dose de suspens et de l’humour so british of course.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume ne fait pas exception à la règle même si il est en deçà des chefs d’œuvre qu’Agatha a pu commettre, il est tout de même de très bonne facture avec des vielles dames qui meurent en maison de retraite, du poison versé dans le lait, une maison isolée qui a connu des heures sombres et bien d’autres mystères encore.

Le tout dans un charmant petit village au fin fond de l’Angleterre qui connaît moults tourments et qui abrite de nombreux suspects à la clé !

Cerise sur le gâteau : le roman est parsemé de petites réflexions satiriques sur la vie, les moeurs, les petites mesquineries humaines, l’âge…

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante, fonceuse dans l’âme, qu’importent les conséquences.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre le fin mot de l’histoire sans jamais y arriver !

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Château de Rannoch, Ecosse, avril 1932. Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres.

Depuis que leur père s’est suicidé après avoir perdu sa fortune sur les tables de jeu de Monaco, le duc vit chichement et Georgiania s’ennuie ferme dans ce château glacial. La jeune femme, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Rannoch House, la demeure familiale de Londres pour échapper à son union programmée avec un prince roumain.

Sa famille accepte à une condition : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même pour tenir la maison. Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine Mary la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Mrs Simpson, une américaine mariée…

Son espionne royale mène l’enquête est le premier tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments avait de grandes chances de me plaire, et ce fut le cas !

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai eu davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

L’autrice prend son temps pour nous familiariser avec son héroïne, une jeune fille intelligente et attachante, sa famille et le cercle dans lequel elle évolue, ce qui ne m’a pas gênée bien au contraire tant toute cette première moitié de roman est passionnante pour celles et ceux qui aiment cette époque.

L’intrigue policière proprement dite est donc longue à démarrer, puisque le meurtre n’intervient qu’à la moitié du roman, vous êtes prévenu(e)s. Pour autant, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie de Georgiania à qui il arrive bien des péripéties et des déconvenues tout au long du récit.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose bien intéressante, c’est bien simple, à part les répétitions sur l’imbécillité de son duc de frère que j’ai trouvé inutiles, on nous le dit une fois on a compris, le reste m’a beaucoup plu !

Et puis, il y a beaucoup d’humour et de dérision, le ton est donné dès la première page puisque lorsque le roman débute, Georgiania est sur ses toilettes ! Ce premier tome est drôle, pétillant, enlevé, avec une bonne dose de suspens so british et je ne peux que vous le recommander.

Autant vous dire que les tomes 2 et 3 de Son espionne royale, déjà dans ma PAL, ne vont pas y rester bien longtemps…

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques telles que le Paris de la Révolution française (A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe siècle (Du sang sur la soie). Anne Perry partage sa vie entre Inverness (Écosse) et Los Angeles.

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice, arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves.

La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison.

Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous ?

Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et je continue mon exploration de ses petits crimes de Noël, qui bien qu’ils soient moins bons que ses romans, sont mes petits plaisirs coupables de fin d’année.

Après La disparue de Noël, Un Noël à New York et La détective de Noël, place au Secret de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, j’ai eu le plaisir de retrouver Dominic Corde, le mari de la sœur aînée de Charlotte Pitt, assassinée lors du premier opus de la série consacrée aux Pitt.

Ici, c’est plus particulièrement sa nouvelle épouse, Clarice, qui est mise en lumière. Ce petit récit permet de la découvrir et de dessiner le portrait de cette jeune femme qui a quelques points communs avec Charlotte Pitt.

Eperdument amoureuse de son mari, qui va s’improviser détective lorsqu’elle découvre que le pasteur que son époux remplace n’est pas parti en vacances mais a été assassiné.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est le contexte historique, la société victorienne qu’elle dépeint comme personne et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur le tabou de cette époque : le divorce. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et notamment celles abandonnées par leurs époux.

Elle s’attarde également beaucoup sur la vie à la campagne et plus particulièrement celle des pasteurs et de leurs épouses et leurs rôles au sein de leurs communautés.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

– Je refuse ! s’écria Mariah Ellison, indignée. L’idée lui était intolérable.
– Je crains qu’il n’y ait guère le choix, dit Emily.
Elle portait une ravissante robe vert d’eau, avec de grandes manches à la mode et une jupe qui frôlait le sol. Avec son teint délicat de blonde, cette tenue la faisait paraître plus jolie qu’elle ne l’était, et d’avoir épousé un homme fortuné lui donnait des airs de grande dame, bien au-delà de sa condition.
– Mais si ! rétorqua Grand-maman en levant les yeux de son fauteuil. Il existe toujours un autre choix ! Au nom du ciel, pourquoi voudrais-tu aller en France ? Nous ne sommes plus qu’à huit jours de Noël !
– Neuf, corrigea Emily. Nous avons été invités à passer Noël dans la vallée de la Loire.
– Peu importe où en France ! De toute façon, ce n’est pas l’Angleterre. Il faut traverser la Manche. La mer sera agitée, et nous serons tous malades.

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille et son nouveau mari, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve.

La voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes.

Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joie de vivre et va finalement éprouver beaucoup d’amitié pour elle. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour.

Le médecin a beau avoir conclu à une mort naturelle Mariah Ellison, n’y croit pas : cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée.

Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter et se rend en cette veille de Noël dans la famille de la victime…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël l’an dernier, lors de ma lecture de La disparue de Noël et Un Noël à New York.

Dans ce nouveau récit de Noël, La détective de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre de Charlotte Pitt que l’on croise à plusieurs reprises dans les romans de cette série.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette vieille femme, reine de la dissimulation. On découvre une femme âgée aigrie qui a beaucoup souffert dans sa vie conjugale et qui va se prendre d’amitié pour une femme à la trajectoire diamétralement opposée de la sienne.

On comprend sous la plume de l’auteure que Mariah aurait bien aimé s’affranchir des conventions sociales mais qu’elle en a été incapable, préférant endosser le rôle de parangon de vertu aux yeux de sa famille.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, persuadée que sa nouvelle amie a été assassinée par sa famille qui pourtant ne la côtoyait plus depuis plusieurs décennies.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et malheur à celles qui sortent des sentiers battus et osent vivre une vie libre à une époque où la place de la femme était au foyer.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais lorsque le corbeau menace de s’en prendre à son fils chéri, il décide de faire appel à la police. Lorsque l’ultimatum prend fin, Deering et les policiers sont soulagés : l’auteur des missives n’a pas mis ses menaces à exécution…
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière stagiaire Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

Vous connaissez mon intérêt pour les romans policiers anglais et plus particulièrement pour les cosy mysteries, je ne pouvais donc que me jeter sur la première enquête de Loveday & Ryder : Le corbeau d’Oxford.

Cet opus plaira aux fans d’Agatha Christie, de Julia Chapman et de M.C. Beaton dont je fais partie, je suis tout à fait la cible visée par l’autrice et je me suis régalée à suivre ce duo attachant.

Les deux héros sont tout à fait antagonistes : d’un côté nous avons Trudy Lovely, la jeune stagiaire inexpérimentée, seule femme du poste de police, plutôt naïve mais néanmoins ambitieuse puisqu’elle caresse le vœu de devenir enquêtrice à une époque où la femme ne fait pas carrière dans la police, au grand dam qui souhaite vite la voir convoler en justes noces.

Elle va se révéler être une assistante précieuse pour le coroner puisqu’elle va savoir se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot pour faire avancer l’enquête.

Et de l’autre, nous avons le docteur Clement Ryder, ex chirurgien atteint de la maladie de Parkinson qui a du renoncer aux opérations pour devenir coroner. Nul ne sait que ce vieux briscard est malade et il est redouté par tous car il a l’oreille du maire et il est doté d’une intelligence remarquable.

L’intrigue policière est de facture classique mais néanmoins prenante, le suspens est bien dosé, les fausses pistes et les secrets fort nombreux et je me suis laissée bernée comme une débutante !

Tout au long de ma lecture, j’ai cherché le corbeau, accusé plusieurs protagonistes sans jamais arriver à mettre la main sur le coupable. J’adore quand l’auteur arrive à me balader et là je dois bien admettre que j’ai été servie.

Faith Martin m’a bien eue, j’étais totalement à côté de la plaque. Heureusement, ce ne fut pas le cas de Trudy et Clement qui ont trouvé la clé de l’énigme et brillamment réussi cette enquête.

Je retrouverai donc avec plaisir ce duo d’enquêteurs lorsque le tome 2 paraîtra en France, espérons que l’éditeur ait la bonne idée de ne pas nous faire attendre trop longtemps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Harper Collins noir pour cette lecture, j’ai adoré !

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et un projet de ligne de train à grande vitesse doit passer tout près de Honeychurch…

Une ligne de train à grande à vitesse qui va passer tout près de Honeychurch ?

Impensable pour les habitants du village refusent d’en entendre parler. Décidés à préserver la tranquillité de ce coin de campagne anglaise, la résistance s’organise et Kat Stanford, célèbre pour son émission consacrée aux antiquités, prend la tête de la révolte, bien malgré elle.

Pas question pour autant de s’affranchir des lois, ils font appel à un militant écologique, Benedict Scroope pour monter un dossier contre l’opération Bullet. Mais lorsque Valentin Prince-Avery, le représentant du ministère des Transports est assassiné, tout le monde devient suspect.

Pire : les meurtres s’enchaînent comme les scones à l’heure du thé ! Vendetta d’opposants au projet ? Règlement de comptes local ? Kat Stanford, qui vit dans l’une des vieilles bicoques du domaine, doit absolument découvrir qui est le coupable.

D’autant que les meurtres parviennent bientôt aux oreilles de son ennemie jurée, Trudy Wynne. Cette journaliste de la presse à scandale est bien décidée à se venger de Kat qui lui a « volé » son mari ! C’est une occasion bien trop belle pour la laisser passer…

Un meurtre peut en cacher un autre est le second volume de la série signée Hannah Dennison, Les mystères à Honeychurch. Le premier tome Petits meurtres en héritage m’avait séduite, j’étais donc ravie de découvrir la suite des aventures de Kat et de sa mère Iris, d’autant que ma copinaute Belette était censée être de la partie. Censée car, est-ce la chaleur, le surmenage, une étourderie ? Elle a lu le tome 1 alors que moi je lisais le tome 2.

Anybref, je l’ai dispensée de lire ce second opus car rien ne lui a plu dans Petits meurtres en héritage comme vous pouvez le voir ici.

Pour ma part, j’aime beaucoup les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, et j’avoue que cette série, si elle est en deçà des deux autres, ce fut tout de même une sympathique lecture détente !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Le style de Hannah Dennison est agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, et j’ai eu plaisir à les suivre tout au long de ce second opus. Néanmoins j’ai trouvé que ce second volume manquait de rythme, l’intrigue est cousue de fil blanc et le coupable n’est vraiment pas difficile à débusquer.

Vous l’aurez compris Un meurtre peut en cacher un autre est une sympathique comédie policière de détente, si vous cherchez un polar avec du rythme, des rebondissements et une intrigue qui tient la route, il ne remplira pas vos attentes, mais pour la plage, il est très chouette.

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture so british !

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