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Posts Tagged ‘roman policier anglais’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Entre les impressionnants piliers de granite du pont de Brooklyn, un réseau de filins d’acier quadrille l’espace. Tel un insecte pris au piège, le corps brisé de William Fawkes éclipse les premiers rayons du soleil. Un mot est gravé sur son torse mutilé : APPÂT.
Cette sinistre mise en scène n’est que la première d’une longue série. Tandis que les meurtres se succèdent de chaque côté de l’Atlantique, Emily Baxter, nouvellement promue inspecteur principal, et deux agents spéciaux américains vont devoir collaborer afin d’identifier l’architecte de cette toile diabolique…

New York, novembre. Des policiers de Brooklyn font une macabre découverte, celle d’un homme prénommé William Fawkes, accroché au pont de Brooklyn, tel un insecte pris dans une toile d’araignée. Ses os sont brisés et sur son torse, un mot a été gravé : APPÂT.

D’autres meurtres sont bientôt commis et sur les cadavres des victimes on retrouve toujours gravée la même inscription et sur ceux des bourreaux : MARIONNETTE. Qui tire ainsi les ficelles ?

FBI et CIA sont sur les dents et dépêchent au MET de Londres les agents Curtis et Rouche afin de rencontrer l’inspecteur principal Emily Baxter car tout concorde : ces affaires semblent reliées à Ragdoll et à son meurtrier Lethaniel Masse.

En l’asbsence de Wolf, son mentor aux abonnés absents, Baxter ne peut se fier qu’à son ancien coéquipier Edmunds, le seul homme en qui elle a entièrement confiance pour l’aider dans cette enquête…

Après avoir adoré Ragdoll, le premier roman de Daniel Cole, je ne pouvais pas laisser croupir dans ma PAL le second volume de cette trilogie mettant en scène Wolf et Baxter : L’appât.

Et une fois encore, l’auteur a su me ferrer dès les premières pages et il me fut impossible de reposer le roman avant le point final tant cette lecture fut addictive en diable.

Dès les premières pages, L’appât apparaît en effet comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le marionnettiste de Londres à New York, dans le sillage de Baxter, Rouche et Curtis qui vont le traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop bâclé à mon goût.

Avec les protagonistes du récit, je me suis laissée prendre au jeu, suivant les fausses pistes, échafaudant des théories qui se sont toutes révélées fausses, accusant des innocents et passant à côté du véritable coupable pendant longtemps.

Daniel Cole sait y faire pour monter son suspens crescendo et son écriture nerveuse, son rythme énergique, les rebondissements, les dialogues ainsi que la description rigoureuse de petits détails permettent au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Un petit bémol toutefois : l’absence de Wolf que j’espérais retrouver dans cet opus, Baxter n’étant pas mon personnage préféré. J’aurai également aimé que Edmunds soit un peu plus présent, je trouve dommage que ce personnage soit autant effacé alors qu’il a beaucoup de potentiel.

L’appât, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans le dernier volet de la trilogie à paraître l’an prochain.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante et à Claire pour m’avoir accompagné et dont vous trouverez l’avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Quand Mme Shepherd vient voir Samson O’Brien à l’Agence de Recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un essaie de la tuer, le détective privé pense avoir affaire à une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il se demande s’il n’aurait pas dû prendre la chose un peu plus au sérieux…
Alors que Noël approche, Samson se lance dans une enquête qui l’oblige à renouer avec les habitants de Bruncliffe, ceux-là mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant et qui le traitent à présent comme un paria. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ?

Quelques jours avant Noël, à Bruncliffe. Deux clients viennent à l’Agence de Recherche des Vallons afin d’engager Samson O’Brien : Clive Knowles, propriétaire de la ferme de Mire End, vient de se faire voler son bélier de compèt et attend de Samson qu’il confirme le vol afin de toucher la prime d’assurance, Alice Shepherd est persuadée qu’il se passe de drôles de choses à la maison de retraite de Fellside Court et que quelqu’un cherche à la tuer.

Du côté de Delilah c’est le calme plat. L’agence matrimoniale ne gagne pas de nouveaux clients et elle peine à trouver des hommes pour sa prochaine séance de Speed Dating. Ses finances sont au point mort et comme un malheur n’arrive jamais seul, son ex-mari entend demander la garde de son braque, Calimero.

Comme elle a beaucoup de temps libre, elle convainc Samson de la laisser lui prêter main forte et de rechercher le bélier à deux. Le policier pense que les allégations de Alice Shepherd sont très fantaisistes mais lorsqu’elle est trouvée morte, sa belle assurance commence à se fissurer.

D’autant que quelques jours plus tard, Eric, un autre résident de la maison de retraite, est sauvé de la mort in-extremis par Arty, un ancien bookmaker, résident lui aussi de la maison de retraire, qui soupçonne la toute nouvelle directrice de ne pas être aussi honnête que ça…

Rendez-vous avec le mal est le second tome des Détectives du Yorshire, et comme j’avais beaucoup aimé le premier opus, Rendez-vous avec le crime, j’ai été ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs dans leur nouvelle aventure toute aussi réussie que la précédente.

Si vous aimez les un cosy misteries, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Si vous craignez que cette série soit du même acabit que la série Agatha Raisin que j’adore, il n’en est rien. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite même si j’ai trouvé l’identité du coupable bien avant la fin, cela ne m’a pas gâché mon plaisir pour autant, d’autant que l’auteure a choisi cette fois-ci la période de Noël pour planter son intrigue, un petit plus pour moi.

J’aime beaucoup l’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs.

J’ai également aimé les personnages : notre sympathique duo d’enquêteurs bien sûr mais aussi les résidents de la maison de retraite, des papys et des mamys pour la plupart pleins de charme.

Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le mal et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs du Yorshire dans leur nouvelle enquête à paraître en novembre.

Ma copinaute Claire qui m’a accompagné dans sa lecture a elle aussi aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar…

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds, direction le Norfolk. Notre Agatha va trouver refuge à Fryfam, un petit village où, si elle en croit les prédictions de sa voyante, elle va trouver le grand amour.

La bourgade est paisible mais sitôt notre détective amateur installée, un meurtre est commis : celui du propriétaire du manoir que l’on retrouve égorgé. Pas de chance pour Agatha et sir Charles, ils sont les dernières personnes à l’avoir vu vivant et surtout, l’ébauche de roman de Mrs Raisin colle en tous points à l’affaire…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine, Coiffeur pour dames et Sale temps pour les sorcières, il me tardait de retrouver cette chère Agatha Raison à l’occasion du 10è tome de la série, Panique au manoir, et une fois de plus je me suis vraiment régalée !

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête intéressante même si elle patine un peu, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule, toujours follement amoureuse de James, en dépit des mises en garde de Sir Charles et de Mrs Bloxby qui la supplient de tourner la page.

Dans ce nouvel opus réussi, j’ai retrouvé tout ce qui fait le sel de cette série que j’adore : l’humour so british qui fait toujours mouche, notre Agatha qui continue ses frasques pour notre plus grand plaisir et l’atmosphère de campagne anglaise toujours aussi sympathique, entre virées au pub, tea time et commérages en tous genres.

La galerie de personnages est toujours aussi savoureuse entre femmes au foyer délaissées par leur mari qui préfèrent passer leur soirée au pub avec la jolie Rosie, petits hobereaux ruraux qui en ayant fait fortune dans le milieu de l’artisanat, se prennent pour des aristocrates avec l’achat du manoir, les chasses et les toiles champêtres aux murs, des adultères en pagaille, ajoutez à cela des évènements mystérieux où les fées semblent de la partie, il y a matière pour Agatha à faire travailler ses petites cellules grises et nous aussi. En bref, on ne s’ennuie pas une seconde !

Cerise sur le gâteau : la présence de sir Charles, j’aime beaucoup le cynisme et le pragmatisme de ce personnage qui me fait bien rire. La fin du tome est surprenante et je n’ai qu’une hâte retrouver notre héroïne dans la suite de ses aventures.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour si vous ne la connaissez pas encore.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Londres, lundi 24 mai 2010. Après quasiment deux mois de procès, c’est le jour des réquisitoires et du verdict pour Naghib Khalid, alias le tueur crématiste, et les quarante-six jurés.

L’homme, un musulman sunnite d’origine pakistanaise, est accusé de 27 meurtres en 27 jours, ce qui est fait le tueur en série le plus prolifique de la capitale anglaise.

Les victimes, toutes âgées entre 14 et 16 ans, ont été abruties de somnifères avant d’être brûlées vives. La plupart ont d’ailleurs été retrouvées le corps encore fumant.

L’inspecteur en charge de cette enquête, William Oliver Layton-Fawkes, surnommé ironiquement par l’acronyme Wolf, est persuadé que l’homme jugé est bel et bien coupable et lorsque le verdict innocentant Khalid tombe, il se rue dans le box des accusés pour le tuer.

Aussitôt mis à pied pour cette tentative de meurtre et Khalid libéré, on découvre alors une 28è victime et Khalid tombe pour meurtre, pris quasiment en flagrant délit.

Samedi 28 juin 2014, Wolf est réintégré. Le jour même, la police découvre un cadavre pas comme les autres dans l’immeuble dans face de celui de l’inspecteur. Surnommé Ragdoll, ce cadavre a été recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées entre elles par des points de suture.

Et, si les membres du corps vont être difficiles à identifier, la tête n’est pas inconnue pour Wolf : il s’agit de Naghib Khalid…

Ragdoll est le premier roman de Daniel Cole et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour l’ancien ambulancier anglais puisque l’ouvrage a été vendu dans une trentaine de pays et salué par la critique.

L’idée de départ, si elle me faisait un peu peur au début, m’a vraiment séduite, d’autant qu’on ne tombe pas dans le glauque ou la surenchère dans l’horreur. Daniel Cole nous propose une solide enquête policière, bien construite, et menée tambour battant.

Dès les premières pages, Ragdoll apparaît comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le serial killer que Wolf, Baxter, Edmunds, Finlay et Simmons vont traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop tiré par les cheveux à mon goût.

Avec les hommes et femmes du MET, on se laisse prendre au jeu, on suit les fausses pistes, on tente de percer les mystères et énigmes laissés par le tueur, on essaie de comprendre son mobile, ses motivations, on échafaude des thérories et on craint pour la vie de chaque victime menacée par ce tueur que rien ne semble arrêter.

L’écriture nerveuse de Daniel Cole, le rythme énergique du récit, les dialogues enlevés ainsi que la description rigoureuse de petits détails nous permettent de nous immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Ragdoll, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans L’appât, ça tombe bien il est déjà dans ma PAL !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante.

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Traumatisée après qu’une coiffeuse rancunière l’a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N’ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée … Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l’inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d’amour qu’Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Presque chauve suite à sa dernière aventure, Agatha Raisin s’installe dans la petite ville balnéaire de Wyckhadden, le temps de la repousse. Impossible pour elle de rester à Carsely et se montrer à James Lacey dans cet état !!

Sur les conseils de Daisy Jones, l’une des pensionnaires de l’hôtel dans lequel elle est descendue, Agatha fait appel aux services de Francie Juddle, la sorcière locale, qui lui vend une potion, censée lui redonner sa chevelure perdue.

Mais quelques heures plus tard, Mrs Juddle est retrouvée assassinée par Agatha. Très vite, notre détective amateur se met à soupçonner les résidents de l’hôtel, adeptes du scrabble et tous fichtrement mécontents de la sorcière.

Agatha va bien entendu vouloir démêler le vrai du faux et prendre bien malgré elle l’inspecteur Jimmy Jessop dans ses filets…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine et Coiffeur pour dames, il me tardait de retrouver notre bonne vieille Agatha, et je dois dire que Sale temps pour les sorcières m’a vraiment régalé, une fois de plus !

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds et direction le sud de l’Angleterre, dans une bourgade de bord de mer nommée Wyckhadden. Les habitants de Carsely laissent la place aux pensionnaires d’un grand hôtel qui s’adonnent à des parties interminables de scrabble, fréquentent les bals réservés au 3è âge, affectionnent les balades sur la jetée et les visites chez la diseuse de bonne aventure locale.

Cette chère Agatha Raisin se retrouve une fois encore au coeur d’une enquête à s’arracher les cheveux et James n’est pas là pour l’aider. Qu’importe, elle va faire contre mauvaise fortune bon cœur en s’associant avec l’inspecteur local qui va littéralement tomber sous son charme, au point de la demander en mariage.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête plus présente et aboutie, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles même si le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe, je ne l’avais pas vu venir et je crois bien que c’est la première fois.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule et particulièrement moche, touchée dans sa féminité par son absence de cheveux, d’autant plus que la voyante lui prédit un avenir sentimental désertique !

Tome après tome, rien n’est épargné à notre héroïne, décidément bien malmenée par les gens qui l’entourent, hommes ou femmes, elle en prend toujours pour son grade, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs.

Dans ce nouvel opus très réussi où l’humour so british fait toujours mouche, Agatha reste fidèle à elle-même avec son franc-parler et son grand cœur. Je m’attache de plus en plus à ce personnage et à cette série dont j’adore l’atmosphère.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais œil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !
Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah !

Samson O’Brien, un policier habitué aux missions d’infiltrations dangereuses, est de retour dans son village natal de Bruncliffe dans le Yorshire. Comme il n’y a pas laissé que de bons souvenirs, il fait face à l’animosité générale. Tous les habitants le détestent mais il entend bien ouvrir une agence de détectives, faute de mieux.

Et ça tombe bien, le local en dessous de l’agence matrimoniale de Delilah Metcalfe est libre comme l’air et la propriétaire a grandement besoin du montant du loyer pour maintenir son entreprise à flots.

C’est ainsi que Delilah va devoir endurer la fronde familiale pour avoir accepté Samson comme locataire. Le policier, autrefois meilleur ami de son frère Ryan tué en Afghanistan, s’est en effet mis la famille Metcalfe à dos en provoquant une bagarre lors du baptême de son filleul et en ayant été aux abonnés absents depuis le décès de Ryan.

Dès l’ouverture de son agence, la famille Hargreaves lui demande d’enquêter sur la mort de leur fils Richard qui se serait jeté sous un train au petit matin. L’homme, divorcé, avait pourtant des projets d’avenir et ses parents sont persuadés qu’il ne s’est pas suicidé.

En enquêtant, Samson découvre que deux autres hommes ont trouvé la mort ces dernières semaines et que tous trois avant en commun de s’être inscrits à l’agence matrimoniale de Delilah afin de trouver l’âme sœur…

Rendez-vous avec le crime est le premier tome des Détectives du Yorshire, un cosy mistery réussi, avec tout ce qui fait le charme de ce genre, porté par un duo d’enquêteurs original et attachant. Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Je pensais que ce roman serait dans la même mouvance que la série Agatha Raisin que j’adore et il n’en est rien, c’est tant mieux d’ailleurs. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite même si j’ai trouvé l’identité du coupable bien avant la fin, cela ne m’a pas gâché mon plaisir pour autant.

L’intrigue est plutôt longue à démarrer et comme c’est un premier tome ce n’est guère étonnant puisque l’auteure a besoin de nous familiariser avec le village de Bruncliffe, ses héros et les nombreux protagonistes de l’histoire que l’on sera sans doute amenés à revoir dans les prochaines enquêtes de Samson et Delilah.

J’ai aimé l’ambiance de ce village où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs.

J’ai également aimé les personnages : notre sympathique duo d’enquêteurs bien sûr mais aussi les personnages secondaires, pour la plupart pleins de charme. Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le crime et je ne peux que vous le conseiller si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo dans leur nouvelle enquête à paraître en juin.

Ma copinaute Claire qui m’a accompagné dans sa lecture a elle aussi aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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