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Posts Tagged ‘roman policier historique’

Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…
Quand la vengeance attend son heure…

16 juillet 1942, Paris. Hannelore, David et Robert échappent à la rafle du Vel d’Hiv, grâce au sacrifice de Nathan Meyer. Ils doivent se cacher dans le grenier de leur immeuble en attendant des nouveaux papiers qui leur permettront de rejoindre Bordeaux et la zone libre.

Dénoncés pendant leur périple, ils doivent leur salut à Pierre Laborde, un médecin membre d’un groupe de la Résistance qui va les cacher au domaine de la Louvière.

Eté 1956, Saint-Laurent-des-Vignes, en Gironde. Juliette, 17 ans, passe les vacances chez sa grand-mère Hortense au domaine de La Louvière. Madame Beaulieu de Chayssac règne en maître mais n’a pas une vie si facile. La Grande Guerre l’a rendue veuve et son fils unique Pierre a été tué en 1942.

Alors que toute sa famille est réunie sous son toit, de mystérieux accidents interviennent chez ses voisins. La maréchaussée s’en étonne et penche plutôt pour des actes volontaires.

Un fou est-il en train de décimer les notables de la petite bourgade si paisible ? Pour quelle raison s’en prendrait-on à des hommes paisibles ? Pour leur comportement sous l’Occupation ?

Comme vous le savez sûrement, j’affectionne les secrets de famille et les romans qui nous emmènent dans des époques différentes, j’ai été donc bien servie avec Les sanglots de pierre.

Ce polar historique de bonne facture nous plonge au cœur du vignoble bordelais au milieu des années 50 mais aussi à un autre moment de notre histoire pour le moins nauséabonde, celle où les autorités françaises ont collaboré avec le régime nazi afin d’exterminer les juifs de la surface de la terre.

Dominique Faget joue à merveille sur la temporalité en nous proposant des allers et retours perpétuels entre 1956 et 1942. Le changement d’époque à chaque chapitre apporte beaucoup de rythme et comme l’auteure sait bien doser son suspens, on a sans cesse envie d’attaquer le chapitre suivant tant on est captivé à la fois par l’intrigue policière et par les secrets de famille révélés peu à peu.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un excellent moment de lecture et une fois le nez dedans, j’ai eu beaucoup de mal à en sortir tant j’étais prise dans l’histoire contée avec talent par Dominique Faget.

L’histoire est crédible et très prenante, bien documentée : l’auteure revient sur la rafle du Vel d’Hiv’, la déportation et le sort réservé aux juifs. Mais aussi sur les français courageux, engagés dans la Résistance.

Quant à la partie polar proprement dite, elle est bien menée et les meurtres, particulièrement cruels, font froid dans le dos. On peut sans doute reprocher à l’auteur d’avoir esquissé ses personnages et ne pas être suffisamment rentrée dans leur psychologie mais avec un format aussi resserré, difficile de faire mieux.

Une plume agréable et fluide, une histoire menée sans temps mort avec des rebondissements et un vrai suspens mené jusqu’au bout avec un dénouement surprenant, moi je dis que c’est du bon travail !

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander Les sanglots de pierre si comme moi vous affectionnez les secrets de famille et le suspens, vous ne serez pas déçu(e).

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture, j’ai adoré !

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En cette brumeuse matinée de septembre 1774, un coupeur de tourbe de l’île Pendille découvrit, enfouie dans le sol, une sorte de grand coffre de morta fendu dans le sens de la longueur. S’emparant d’une pelle, il l’ouvrit, pressentant que quelque chose d’insolite ‘ y trouvait. Un trésor, peut-être ? Mais ce qu’il vit l’épouvanta : il y avait là deux cadavres, celui d’une femme à l’abondante chevelure blonde auréolée d’une couronne de fleurs et habillée d une longue robe blanche. Elle portait dans ses bras un bébé emmailloté dans un linge blanc. Il s’ agissait d’Agnès Vince, une jeune femme de Saint-Joachim. Mais que faisait-elle enfouie au milieu de la piarde, alors que tout le monde la croyait partie, deux ans plus tôt, rejoindre sa famille maternelle à Anvers ?

Septembre 1774, dans les marais de Brière, en région de Basse-Bretagne, un coupeur de tourbe trouve un grand coffre de morta enfoncé dans le sol. En l’ouvrant, il découvre deux cadavres : une jeune femme blonde portant une couronne de fleurs sur la tête et son nouveau-né, nu, dans un linge blanc, posé sur elle.

La défunte n’est pas une inconnue pour les habitants de l’île de Pendille puisqu’il s’agit d’Agnès Vince, une enfant du pays. Personne ne savait qu’elle avait eu un enfant et tout le monde la croyait installée à Anvers depuis deux ans, date à laquelle elle était censée avoir rejoint sa mère.

La jeune femme porte au cou des traces de strangulation et le commissaire principal Guillaume Fleury de la Sénéchaussée de Guérande, célèbre pour avoir résolu plusieurs affaires ardues, est appelé pour mener l’enquête à Saint Joaquim.

Suicide déguisé ou meurtre ? Fleury devra faire appel à sa sagacité pour le découvrir…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et lorsque j’ai la possibilité d’en lire ayant pour cadre le XVIIIè, une période qui me passionne, je ne boude pas mon plaisir !

La vierge blanche de Brière est la troisième enquête du commissaire Fleury en Brière, héros imaginé par Béatrice Verney, que l’on peut donc retrouver dans L’homme en habit de sel et Mort étrange dans les vignes de Guérande. C’est tout d’abord la très belle couverture qui m’a interpellé ainsi que l’écriture manuscrite typiquement Ancien Régime, le pitch m’ayant convaincue, j’ai été ravie de lire ce roman très intéressant d’un point de vue historique.

Bien que je n’ai pas lu les deux opus précédents, je n’ai pas été perdue dans cette histoire car l’auteure rappelle d’où vient son héros, les grandes lignes de son passé et l’on a l’occasion de le voir dans son quotidien et d’assister à son mariage en Angleterre, il nous fait même une petite visite guide de Londres !

D’un point de vue historique comme je le disais plus haut, ce récit est très intéressant, il est beaucoup question de l’assèchement des marais de la Brière. Cette immense étendue plate fut vraiment la mère nourricière des habitants des îles. Les briérons vivaient de la construction des chalands, bateaux typiques de la région, et étaient pour la plupart charpentiers de marine, comme plusieurs protagonistes du roman.

Béatrice Verney connaît très bien l’histoire de cette région et nous immerge dans le quotidien de ces iliens du siècle des Lumières, c’est très bien documenté et avec beaucoup de vocabulaire de l’époque.

Si le volet historique est intéressant et le commissaire Fleury bien sympathique, l’auteure aurait pu nous dispenser de certains évènements et se concentrer sur l’intrigue policière qui pâtit de toutes ces diversions. L’auteure fait surtout la part belle à la vie amoureuse de son héros et n’étoffe pas suffisamment l’enquête à proprement parler, ce que je trouve dommage.

Le roman aurait mérité quelques dizaines de pages supplémentaires afin de développer cette trame policière qui ne manque pas d’intérêt ni de mystère au départ.

D’autant que la plume de Béatrice Verney est agréable et que son commissaire est un homme pétri des idées des Lumières, j’aurai voulu davantage le voir dans l’exercice de ses fonctions plutôt que dans l’intimité de son foyer.

Je serai toutefois curieuse de découvrir les deux premiers volumes de la série et retrouver Fleury, j’ai passé un agréable moment en sa compagnie !

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Geste pour cette découverte.

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Installés dans les combles du palais de justice de Lyon, le commissaire Kolvair et le professeur Salacan sont, dans les années 1920, les premiers experts. L’un est unijambiste, mélomane, rescapé des tranchées. Le second est marié, père de famille, dévoué à la criminologie. Initiateurs de la police scientifique, ils sont chargés d’élucider la mort de Firmin Dutard, riche industriel tué à l’arme blanche. Les premières conclusions révèlent que le meurtrier mesure un mètre vingt-huit : la taille du fils de la victime, celle de nombreux enfants…

Lyon, 1920. Firmin Dutard, un riche industriel, ami personnel du procureur, vient passer de vie à trépas. Il a été retrouvé dans la cour d’un grand hôtel, lardé de coups de couteau provenant d’une personne de petite taille, le tout sans témoin.

Sa fin prématurée laisse de marbre sa veuve et son seul fils, les quatre aînés ayant succombé dans les tranchées, un jeune homme atteint de nanisme.

Parricide ? Crime crapuleux ? A une époque où les colonies pénitentiaires pour mineurs délinquants sont des bagnes pour enfants qui n’avouent pas leur nom, à une époque où la science n’a pas les moyens de ses intuitions, le commissaire Kolvair devra remettre en question ses rares certitudes pour faire la vérité sur cette affaire…

Vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, je suis fascinée par les brigades mobiles, les débuts de la police scientifique et les années 20. La trilogie de Odile Bouhier consacrée au commissaire Kolvair est donc faite pour moi et même si le tome 1, Le sang des bistanclaques, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable lorsque j’ai trouvé De mal à personne à 1€, je me suis dit que ça ne me coûtait pas grand chose de continuer.

Le roman a pour décor Lyon, une ville que je connais peu, juste après la première guerre mondiale. Le commissaire Kolvair, revenu du front amputé d’une jambe, a pu réintégrer son poste de commissaire malgré son handicap. Il est à la tête d’une unité scientifique composée du professeur Salacan et de son assistant Durieux, passionné d’alpinisme.

Ce polar historique est de bonne facture d’un point de vue historique, on sent bien qu’Odile Bouhier s’est remarquablement documenté sur le Lyon des années folles et les débuts de la police scientifique, et de ce point de vue, il se lit très facilement et rapidement et se révèle très intréssant.

Le personnage de Kolvair, qui soigne ses douleurs à coup de cocaïne, se révèle plutôt sympathique, tout comme l’ensemble des protagonistes de l’équipe. J’apprécie aussi l’atmosphère si bien rendue de l’après-guerre, notamment les rescapés des tranchés revenus du front avec leurs blessures physiques et mentales.

Hélas, l’intrigue policière se révèle plutôt mince et l’énigme sans surprise. Je ne suis pas déçue car je m’y attendais puisque le tome 1 s’était révélé sans surprise également.

Si vous recherchez un vrai polar historique, passez votre chemin cette trilogie n’est pas pour vous. Si en revanche, c’est surtout le côté historique qui vous intéresse, je vous conseille cette série, très bien documentée et réellement intéressante de par les thèmes qu’elle aborde, ici les colonies pénitentiaires, un sujet que je méconnais totalement et qui est soit dit en passant, totalement révoltant.

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Au début de la guerre de 1914, un policier décide de revêtir une identité féminine pour échapper à la mobilisation. Ray Février devient  » Loulou Chandeleur « , détective privé en bas de soie et chapeau à voilette. Ray-Loulou se rend compte qu’il est aussi bon flic en robe qu’en pantalon, et peut-être meilleur homme qu’auparavant.
Aux côtés de la patronne de l’agence de détectives, la charmante Miss Barnett – qui ne connaît pas son secret –, Loulou enquête sur une intrigante affaire de lettres de menaces. Quand le maître chanteur commence à mettre son plan à exécution et que les meurtres se multiplient, notre étonnant duo plonge dans une succession de surprises et de pièges périlleux.

Paris, 1914. La guerre bat son plein depuis le mois d’août lorsque l’inspecteur Raymond Février reçoit à son tour sa lettre de mobilisation. Il doit rejoindre les tranchées de toute urgence, seulement voilà Ray, n’a aucune envie de mettre un point final à sa vie si tôt.

Car ses collègues de la maison poulagat pour l’instant mobilisés, sont tous passés de vie à trépas et il n’a aucune envie de les rejoindre dans un monde meilleur. Ray aime trop la vie pour ça.

Alors, il décide de laisser sa vie d’inspecteur de police derrière lui, de raser ses moustaches, d’épiler ses gambettes, d’abandonner les costumes trois pièces, pour les robes, les bas nylon et les talons hauts.

Et cerise sur le gâteau, il se fait embaucher par l’agence Barnett dont son fondateur est sous les drapeaux et qui survit grâce à sa fille, la douce Cecily Barnett, qui cherchait un enquêteur homme mais qui ne saura pas résister à l’irrésistible Loulou !

Vous savez mon amour pour la série Voltaire enquête et la plume spirituelle et érudite de Frédéric Lenormand, je n’ai donc pas hésité une seule seconde avant d’accepter de lire sa toute nouvelle série qui a pour décor le Paris de la première guerre mondiale, une époque qui me fascine.

Frédéric Lenormand connaît Voltaire et son époque comme sa poche, il connaît aussi parfaitement bien l’époque à laquelle vit son héros / héroïne : Ray / Loulou. Dans cette toute nouvelle série policière historique, l’auteur met les femmes à l’honneur car il ne faut pas oublier que pendant cette période de 1914 à1918, si les hommes étaient au front, les femmes faisaient vivre le pays.

Un polar historique oui mais pas que. Seules les femmes sont éternelles, raconte, au-delà de l’enquête policière qui ne manque ni de sel ni de rebondissements, l’émancipation et la difficulté d’être une femme en temps de guerre… surtout quand on n’en est pas une.

Ray se rend compte à quel point les femmes sont vulnérables dans ces temps troublés et combien il est facile pour les hommes qui restent de s’en prendre à elles. A travers Loulou, nous découvrons cette période où les hommes sont happés les uns après les autres par la guerre, et où les femmes doivent se libérer des codes et des carcans de la société de l’époque afin d’assurer la survie des leurs, découvrant ainsi combien il est doux d’être indépendante.

Elles deviennent chauffeurs de taxi ou d’omnibus, ouvrière dans les usines d’armement, marraines de guerre, infirmières bénévoles…

Pour imaginer le personnage de Ray, Frédéric Lenormand s’est inspiré de l’histoire vraie de Paul Grappe, soldat déserteur qui s’est travesti en femme pour ne pas être envoyé dans les tranchées, et dont la vie a également été racontée en bande dessinée par Chloé Cruchaudet dans Mauvais genre et adaptée à l’écran par André Téchiné dans son dernier film, Nos Années folles.

Très bien documenté, ce roman est un vrai bonheur de lecture grâce à la plume fluide, caustique, sarcastique et pleine d’humour de son auteur, qui invente en la personne de Loulou, un personnage irrésistible, comme il a su si bien le faire pour Voltaire.

En ce qui me concerne, j’en redemande donc et je continuerai à suivre Loulou Chandeleur !

Un grand merci à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions La Martinière pour cette belle lecture, j’ai adoré.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaître dans les profondeurs de la jungle, alors qu’il faisait des recherches sur une secte d’assassins, les thugs. L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont bientôt découvrir une incroyable conspiration.

Calcutta, 1837. L’Inde est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales depuis plus de deux cents ans. Toute puissante, elle fait et défait les rois et dicte les lois à la population indigène qui vit sous son joug.

Xavier Mounstuart, un célèbre écrivain anglais, dont les romans ont pour toile de fond l’Inde, a disparu depuis son départ de Jabalpour où il était l’hôte de William Sleeman, passionné de dinosaures et de botanique et grand spécialiste du thuggisme, raison pour laquelle l’écrivain est venu le voir.

Le commandant de la compagnie, craignant qu’il ne ait été capturé par les Thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort, dépêche son enquêteur spécial Jeremiah Blake afin de faire toute la lumière sur cette affaire et lui adjoint le lieutenant William Avery, fraichement débarqué en Inde…

Lorsque Maharajah a été annoncé, j’ai aussitôt eu envie de le lire. Le sujet, le décor, la couverture, tout m’indiquait que j’allais passer un excellent moment de lecture mais en refermant ce roman, je suis un peu déçue.

Tout d’abord je m’attendais à un polar historique, vous savez combien je les affectionne, mais Maharajah est en fait un formidable roman d’aventures à suspens et non pas un polar à proprement parler. M.J Carter qui signe ici son premier roman, nous propose une véritable plongée au coeur de l’Inde en 1837 avec son lot de mystères et d’ombres.

De ce point de vue là, je n’ai pas été déçue, on sent que l’auteur s’est documenté et même un peu trop car il nous abreuve d’énormément de renseignements dont certains ne m’ont pas apparu comme nécessaires.

C’est un roman très dense avec beaucoup de descriptions, on n’a aucun mal à visualiser les lieux, les odeurs, les moeurs… doublé d’un bon page turner, franchement les pages se tournent toutes seules même si j’ai trouvé pas mal de longueurs tout de même et vous savez que je n’en suis pas friande.

Polar historique, non mais roman à suspens, oui ! Les rebondissements ne manquent pas, le chemin de nos héros est semé d’embûches et de contretemps, surtout dans les cent dernières pages et je vous avoue que l’auteur m’a eue car à chaque fois, j’étais à côté de la plaque et ça ne m’arrive pas souvent même si j’ai trouvé là aussi une surenchère dans les péripéties qui arrivent à Blake et Avery !

J’ai été séduite par le duo que forment Blake et Avery, aux antipodes l’un de l’autre : Blake est veuf d’une indienne et parle un nombre incroyable de dialectes indiens et Avery, typiquement britannique qui voit dans les indiens des êtres inférieurs. L’auteur a bien travaillé ses personnages et leur psychologie et on a plaisir à les suivre dans cette aventure et leur évolution même si Avery m’a tout de même énervé à plusieurs reprises par ses réflexions.

Pourquoi cette petite déception alors ? Parce que je m’attendais à un véritable polar historique et que cela n’en est pas un déjà et ensuite car je l’ai trouvé trop long, allégé d’une centaine de pages, je pense qu’il aurait été plus percutant et plus passionnant à lire.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Cherche-Midi pour cette plongée au coeur de l’Inde et pour cette lecture qui ne manque pas d’intérêts.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Paris, 1er octobre 1625 : c’est le jour de la rentrée pour Louis Fronsac, qui réintègre le très prisé collège de Clermont. Bon élève, Louis est aussi un adolescent intrépide toujours en quête d’aventures. Avec son fidèle Gaston de Tilly et d’autres compagnons, il décide d’explorer le bâtiment abandonné mitoyen de Clermont. Ne dit-on pas qu’il était un repaire de ligueurs et que ses murs sont encore hantés par le souvenir de la Saint-Barthélemy ? Au cours de leurs incursions secrètes, les amis trouvent dans le cellier des tonneaux de vin…De contrebande ? Possible, car partout, dans les rues de la capitale corruption et tromperie sont de mise. Les deux garçons, surpris lors d’une de leurs visites, vont devenir les proies d’impitoyables individus, tandis que se trame, entre les murs du collège désaffecté, une conspiration contre le ministre du roi, Richelieu…

Paris, 1er octobre 1625, c’est le jour de la rentrée des classes au collège de Clermont, prisé des nobles et des bourgeois. Louis Fronsac, treize ans, est heureux de retrouver ses amis Gaston de Tilly, Paul de Gondi, Jehan Le Pontonnier, Jacques Hérisson et Jacques La Chesnay, ses compagnons de la confrérie des Six.

Le collège des jésuites n’ayant pas la capacité d’accueillir de nouveaux étudiants, son recteur souhaite acquérir le collège mitoyen abandonné, celui du Mans. Louis et Gaston, pris de curiosité pour ce lieu désert, décident d’explorer le vieux bâtiment, qui, selon certains, serait un repaire de ligueurs ou un lieu hanté par les âmes des protestants égorgés lors de la terrible nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572.

Au cours de leur incursion secrète, les deux amis découvrent dans le cellier des muids de vin de contrebande mais leur escapade ne passe pas inaperçue…

Louis Fronsac est un personnage ayant réellement existé auquel Jean d’Aillon redonne vie dans une série de polars historiques dont Les collèges fantômes est le 17è opus. Cet ancien notaire anobli par Louis XIII, marquis de Vivonne, conduisait des enquêtes criminelles au XVIIe siècle.

Exceptée La lettre volée, une courte nouvelle, je n’en ai lu aucun mais cela ne m’a absolument pas gêné car ils peuvent être lus séparément puisqu’ils se passent à des périodes différentes, aussi bien pendant l’adolescence du héros qu’à l’âge adulte.

J’avais trouvé ma précédente lecture passionnante, fort bien documentée et très bien écrite, ce roman confirme tout le bien que je pense de Jean d’Aillon et de cette série, mêlant habilement aventure et enquête policière.

Les aventures de Louis Fronsac nous permettent de croiser au détour de notre lecture, un grand nombre de personnages passés à la postérité : Louis XIII et Richelieu bien sûr mais aussi Alexandre et César de Vendôme, les fils naturels du feu roi Henri IV, la reine Anne d’Autriche et le comte de Chalais.

Le cardinal de Richelieu est alors le tout puissant premier ministre de la France, un homme presque aussi puissant que le roi Louis XIII, aux prises avec la ville de La Rochelle, ville protestante qui lui donne du fil à retordre.

Mais le puissant ministre compte bon nombre d’ennemis qui ne rêvent que d’une chose : le mettre hors d’état de nuire et pourquoi pas renverser le roi. Dans ce roman, pas de temps mort puisqu’on nous donne à lire un trafic de muids de vin, une conspiration visant à renverser Richelieu et à éradiquer l’ordre des jésuites, des duels…

Jean d’Aillon situe habilement son intrigue en 1626, un an avant le siège de La Rochelle, au moment où a lieu la première (mais non la dernière) conspiration de la noblesse contre le ministre. Celle-ci sera axée entièrement sur le mariage de Gaston, frère du roi, et de l’absence de descendance de Louis XIII, et brouillera durablement celui-ci d’avec sa femme Anne d’Autriche.

Le roi, qui n’a pas de descendance, veut marier Monsieur son frère à Mademoiselle de Montpensier. Gaston, refuse d’épouser cette riche héritière, et un parti de l’« aversion au mariage » se créé autour de lui, défiant le roi.

Cette conspiration de Chalais qui va mobiliser Gaston et les deux demi-frères du roi, entre autres est au cœur de l’intrigue des collèges fantômes et nos jeunes amis vont tout faire pour venir en aide au cardinal et au roi. Un récit rempli d’action, sans temps mort, basé sur une solide connaissance historique de ce Paris du début du 17è et de son contexte politique font que ce roman se révèle absolument passionnant de bout en bout.

Une seconde incursion dans cet univers qui me donne envie de découvrir les autres enquêtes de Louis Fronsac. Si elles sont du même acabit, c’est-à-dire aussi remarquablement écrites et documentées, elles me promettent de belles heures de lecture.

Un grand merci à Marie-Jeanne et aux éditions Presses de la Cité pour cette plongée au cœur du Paris de Louis XIII !

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