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Posts Tagged ‘roman policier historique’

Lu dans le cadre du Mois anglais

Mick Finlay est né à Glasgow et a grandi au Canada et en Angleterre. Il enseigne la psychologie et a publié des travaux sur la persuasion et la violence politiques, sur la communication verbale et non-verbale, et sur le handicap.

1895, Londres a peur. Un tueur terrorise la ville et l’ombre de Jack l’éventreur plane encore sur les quartiers misérables de la ville. Les pauvres ont faim, les criminels prennent le contrôle des rues et la police, débordée, arrive à un point de rupture.

Tandis que les bourgeois se tournent vers Sherlock Holmes pour qu’il résolve leurs problèmes, dans les quartiers surpeuplés du sud de Londres, les gens s’en remettent à un homme qui méprise Holmes, sa clientèle fortunée et ses méthodes de travail voyeuristes.

Cet homme, c’est Arrowood, un psychologue autodidacte, ivrogne occasionnel et détective privé quelque peu à la dérive depuis que quatre ans auparavant, il a causé la mort d’un homme en pourchassant Mr Cream, le malfrat le plus redouté de la ville.

Quand Thierry, un boulanger français disparaît mystérieusement et que la meilleure piste d’Arrowood est poignardée sous yeux, le détective et son comparse Barnett doivent faire face à leur plus rude défi : capturer Mr Cream afin de mettre fin à son règne…

Vous connaissez mon goût pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, Arrowood, ne pouvait donc qu’atterrir dans ma PAL et une fois n’est pas coutume, aussitôt acheté, aussitôt lu !

Ce premier tome signé Mick Finley met donc en scène un duo de héros, Arrowood et Barnett en opposition totale, comme dans un jeu de miroirs, avec un duo célèbre de la littérature policière : Sherlock et Watson.

Arrowood est un détective privé, capable comme Sherlock, de lire dans l’âme humaine. Mais ce Sherlock porté aux nues par la presse et les autorités, Arrowood l’a en horreur, terriblement jaloux des succès du plus grand détective de Londres.

Les clients ne se bousculent pas à la porte d’Arrowood et il passe plus de temps au pub qu’à enquêter, l’argent se fait rare et cette nouvelle enquête tombe à pic !

Comme tout premier opus, celui-ci sert à planter le décor, à nous familiariser avec ses héros qui ne sont pas spécialement attachants, à l’exception du jeune Neddy, car ils sont stéréotypés et manquent d’épaisseur : on ne connait pas bien leur passé, comment ils en sont venus à collaborer ensemble… mais j’ai tout de même pris plaisir à mettre mes pas dans les leurs afin d’enquêter sur la disparition du mitron français et sur l’assassinat de sa fiancée.

L’enquête est bien ficelée, truffée de fausses pistes et l’auteur aborde des thématiques très intéressantes comme l’indépendance irlandaise, la pauvreté, la police, Scotland Yard, la corruption, le trafic d’armes…

Une histoire qui ne révolutionne pas le genre mais bien agréable à lire, aucune longueur et une bonne dose d’action, des dialogues vivants et au final, une bien sympathique lecture.

Malgré ces bémols, je suis très curieuse de retrouver Arrowood et Barnett, je lirai la suite c’est certain !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Frédéric Lenormand est spécialiste du polar historique avec carrosses et robes à panier.
Quand il ajoute une pointe d’ironie philosophique, cela donne la série « Voltaire mène l’enquête ». Quand il s’intéresse aux palanquins et au thé vert, cela donne les Nouvelles Enquêtes du juge Ti.

Il a reçu le Prix Arsène Lupin du roman policier, le Prix de Montmorillon du roman historique et le Prix Historia du polar historique.

1726. Voltaire a traversé la Manche après un nouveau séjour à la Bastille à cause d’une fâcheuse histoire de coups de bâton assénés sur sa perruque à bouclettes.

Miracle ! Il découvre à Londres une société idéale fondée sur le droit, sur le respect des concitoyens et des libertés publiques !

Hélas, comme aucun bonheur parfait ne saurait durer longtemps, les cadavres ne tardent pas à tomber autour de ses dentelles. Contraint à remonter ses finances, il accepte une place de conseiller auprès d’un policier britannique.

Le voilà en visite dans tous les endroits louches de la capitale, dans les ruelles mal famées, dans les coffee-houses, dans les clubs les plus sélects, dans les manoirs des duchesses, dans les théâtres où Macbeth succède à Hamlet, plus déterminé que jamais à faire la lumière sur les turpitudes de son siècle, qu’elles soient saupoudrées d’arsenic ou nappées de sauce à la menthe.

Avec Meurtre à l’anglaise, Frédéric Lenormand poursuit les aventures policières de son célèbre détective en perruque poudrée, digne prédécesseur d’Hercule Poirot. Un vrai plaisir que de retrouver cette série dont j’ai déjà lus les cinq premiers opus : La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire, Crimes et condiments et docteur Voltaire et mister Hyde.

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Si je préfère la série Au service secret de Marie-Antoine, j’aime beaucoup aussi celle consacrée à Voltaire, qui ne brille certes pas par la complexité de ses intrigues policières mais pour moi l’important est ailleurs elle me permet de replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule.

Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans cette novella, on savoure l’humour so british, les jeux de mots, les références littéraires, historiques et philosophiques qui parsèment comme toujours un récit virevoltant.

Frédéric Lenormand connaît bien son Voltaire et s’appuie sur le réel exil du philosophe en Angleterre pour bâtir son intrigue où l’on voit les différences de mœurs entre la France de Louis XV et l’Angleterre de George Ier.

Voilà notre philosophe arnaqué par son éditeur, obligé de vendre lui-même son Henriade aux nobles anglais ! Pendant son séjour, il découvrira Shakespeare, assistera aux funérailles de Newton et deviendra même consultant pour la police, un comble pour Voltaire qui d’habitude, la fuit comme la peste !

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais elle est agréable à suivre et franchement j’ai beaucoup ri tout au long du récit.

C’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée, Lenormand connaît son Voltaire par cœur et c’est vraiment jubilatoire à lire. Si vous aimez les comédies policières, je ne peux que vous recommander Voltaire enquête !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Tom Rob Smith est né à Londres en 1979, d’une mère suédoise et d’un père anglais. Diplômé de l’université de Cambridge, il a passé un an en Italie dans un atelier d’écriture. Il a ensuite travaillé comme scénariste pendant cinq ans. Tom Rob Smith vit à Londres. Après Enfant 44, il a écrit Agent 6 et Kolyma.

Moscou, hiver 1953. Le corps d’un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Leo, agent du MGB, police d’État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas sous le parfait régime socialiste, il s’agit d’un accident, l’enfant a été tué par la locomotive alors qu’il jouait imprudemment sur les voies.

L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo qui se rend compte que le dernier homme qu’il a arrêté, un vétérinaire moscovite, n’est coupable de rien, seulement d’avoir soigné le chien d’un employé de l’ambassade américaine.

Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l’Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions.

Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Vous connaissez mon intérêt pour l’histoire de la Russie et mon goût pour les polars historiques, c’est ainsi qu’Enfant 44, le premier roman de Tom Rob Smith, est entré dans ma pal… voilà maintenant dix ans !

Heureusement, ma copinaute Belette qui l’avait elle aussi depuis des lustres m’a proposé de le lire et bêtes que nous avons été de le laisser croupir autant d’années, car nous l’avons littéralement dévoré en deux jours, à la fois enthousiasmées et écoeurées.

Passionnant de bout en bout, ce roman nous plonge avec brio dans la Russie soviétique où Staline règne sans partage depuis trois décennies déjà. Le petit père des peuples se maintient au pouvoir grâce à la terreur et le système qu’il a mis en place.

Les soviétiques sont affamés, s’entassent dans des appartements collectifs, arrêtés, condamnés à la mort ou à la déportation dans un goulag, sans preuve aucune, sur simple dénonciation, après avoir été dument torturés dans les sous-sols de la Loubienka.

Comme l’Etat est infaillible, les traitres à la patrie doivent faire la preuve de leur innocence, ce qui est tout bonnement impossible. Ils sont donc inexorablement condamnés et leur famille avec eux.

Tout au long de ma lecture, j’ai oscillé entre envie de dévorer ce récit et besoin de faire des pauses, tant ce qu’on lit donne la nausée. Comme dans tout régime totalitaire, il ne fait pas bon de poser des questions ni de sortir des clous imposés par le régime : les malades mentaux et les homosexuels sont accusés de tous les maux dans cette nouvelle Russie où le crime n’existe plus, seuls les actes de ceux considérés comme antisoviétiques, que je viens de citer, existent encore et sont condamnés pour l’exemple.

Au-delà de l’enquête policière bien construite et haletante, Tom Rob Smith nous propose un roman très politique où il ne nous épargne jamais les horreurs commises par le régime stalinien.

C’est à une plongée réussie et instructive au cœur de cette époque trouble, que nous invite l’auteur qui met l’accent sur le chaos sur la terreur, l’absurdité du système soviétique et le contexte politique qui fait littéralement froid dans le dos.

Ce roman de Tom Rob Smith est un très bon cru, bien documenté, plein de rebondissements, un peu trop même sur la fin avec des situations trop tirées par les cheveux à mon goût et un mobile qui ne m’a pas convaincue, qui constitue un formidable page-turner que l’on a du mal à lâcher une fois qu’on l’a commencé, une réussite donc ! Belette est bien de cet avis aussi !

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Paris, avril 1777. La reine Marie-Antoinette reçoit la visite de son frère adoré, l’empereur Joseph II, venu à Versailles pour comprendre pourquoi le couple royal n’a toujours pas de descendance.

Mais les retrouvailles sont de courte durée. Joseph a tôt fait de se mettre sa sœur et son beau-frère à dos et surtout il veut mettre la main sur le code de Broglie, créé pour le cabinet noir du feu roi Louis XV, cabinet dissous par son petit-fils.

Ce code secret permettant d’entrer en contact avec les espions du royaume a été dérobé et le voleur se serait enfui… accoutré d’une robe de mariée ! Une création de Rose Bertin, la modiste de la Reine !

Marie-Antoinette veut mettre la main dessus avant son cher frère et elle confie cette mission de confiance à ses deux agents préférés : Rose Bertin, sa modiste et Léonard Autier, son coiffeur.

Peu importe que Rose et Léonard ne se supportent pas, ils doivent une fois de plus faire contre mauvaise fortune bon cœur pour mettre la main sur le code alors que l’intégralité de la famille Bertin débarque de leur Picardie natale, mettant sans dessus dessous Le grand Mogol…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir La mariée était en Rose Bertin tant j’avais apprécié les deux précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette : L’enquête du Barry et Pas de répit pour la reine.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard peureux. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le code de Broglie.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Passy comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : des souris et une femme, de Broglie code, qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, pour ne citer qu’eux.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Benoît Séverac est auteur de littérature noire et policière, adulte et jeunesse. Ses enquêtes reposent sur un contexte social décortiqué. Certains de ses romans ont été traduits aux États-Unis ou adaptés au théâtre. Il collabore à divers projets mêlant littérature et arts plastiques, photographie…

Toulouse, 1920. La Grande Guerre est achevée depuis deux ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s’étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange.

Lorsque deux meurtres perturbent l’équilibre de la ville, un seul homme, un inspecteur, traumatisé de guerre qui n’est plus apte aux sentiments, ose affronter la situation. Revenu traumatisé des tranchées, seul survivant de son unité, il survit plus qu’il ne vit depuis l’armistice.

Il ressemble davantage à un clochard qu’à un flic, passe ses nuits au bordel, s’enivrant dans l’alcool et les paradis artificiels pour oublier le jour où tous ses amis sont morts.

Mais ces deux décès vont lui donner un but car il en est persuadé : la mort à priori naturelle du notaire et le suicide du professeur de pathologie ont un point commun : l’École vétérinaire de Toulouse.

Seulement, la grande école connaît ses propres codes, ses propres règles. Parviendra-t-il à briser la chape de silence et à faire éclater la vérité ?

Vous le savez, les polars historiques sont mes péchés mignons et lorsqu’ils nous proposent une intrigue autour des rescapés des tranchées, je ne boude pas mon plaisir. C’est ainsi que Rendez-vous au 10 avril a fait son entrée dans ma PAL et en est rapidement ressorti tant j’étais curieuse de le découvrir.

Et autant vous le dire d’emblée, ce roman signé Benoit Séverac m’a beaucoup plu et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord son héros, dont on n’apprend l’identité qu’à la toute fin du roman. Rescapé de la Grande Guerre mais définitivement brisé par les combats et les actions qu’il a menée pour survivre.

Depuis la fin du conflit, il ne sait que faire de son existence, il n’a plus le goût de vivre. La guerre lui a tout pris : sa fiancée et sa vie d’avant à Alger et il est incapable de se reconstruire.

La guerre ne l’a pas tué alors il s’autodétruit en buvant du matin au soir et en s’injectant de la morphine dans les veines, le soir venu.

Un tel héros affligé du syndrome post traumatique comme on le dit depuis, est l’occasion pour l’auteur d’aborder les séquelles de la guerre et la difficulté pour les poilus de se réadapter à une vie normale après avoir passé pour certains d’entre eux, quatre ans à tuer.

Benoit Séverac met également en lumière ceux qui ont profité de la guerre pour s’enrichir et gravir les échelons de l’échelle sociale, en l’absence de rivaux potentiels, occupés à faire la guerre, certains ont amassé un bon pécule, occupant un poste qu’ils n’auraient jamais obtenu en temps de paix.

L’auteur nous montre également l’état d’esprit au lendemain de la première guerre mondiale : les vivants pleurent volontiers les morts mais n’ont que faire des rescapés inadaptés à toute vie sociale.

Le héros, détruit par le conflit, n’est à aucun moment pris en pitié par ceux qui sont restés à l’arrière pendant quatre longues années, il fait plutôt l’objet de moqueries et de mépris de la part de ses collègues et subalternes.

Benoit Séverac nous montre sans fard l’hypocrisie de la bonne société toulousaine, prête à tout pour garder ses petits secrets, surtout si ils sont inavouables.

L’intrigue policière se révèle classique et plutôt simple mais bien bâtie, j’ai eu plaisir à découvrir en même temps que l’inspecteur les tenants et les aboutissements de cette histoire. Quant au dénouement final, il m’a totalement surprise !

Si, comme moi, vous aimez les polars historiques et que vous vous intéressez à la première guerre mondiale et notamment à ses vétérans, je vous conseille ce titre.

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Paris, avril 1775. Suite à de mauvaises récoltes de blé, le prix du pain s’envole et certaines régions françaises souffrent d’une véritable famine, c’est la guerre des farines : le peuple a faim !

Louis XVI s’en moque et continue de s’affairer à ses passe-temps : la serrurerie et l’horlogerie. A Marie-Antoinette de remonter ses manches !

Et la solution est toute trouvée pour la reine : mettre la main sur un mystérieux trésor inca permettrait à la couronne d’acheter du pain à ses sujets.

Elle confie cette mission de confiance à ses deux agents préférés : Rose Bertin, sa modiste et Léonard Antier, son coiffeur.

Peu importe que Rose et Léonard ne se supportent pas, ils doivent une fois de plus faire contre mauvaise fortune bon cœur pour mettre la main sur le magot.

Mais gare à la malédiction qui frappe tous ceux qui s’approchent de l’or, ils passent vite de vie à trépas…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette Pas de répit pour la reine tant j’avais apprécié le premier opus de cette toute nouvelle série : L’enquête du Barry.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment hilarants.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : dégât des os, vol au-dessus d’une noix de coco, carabistouilles et vieille paperasse, pour ne citer qu’eux.

La toile historique est aussi très bien respectée, sous la plume de l’auteur, on comprend bien la crise des farines et la situation politique de l’époque, entre les conservateurs de la cour d’un côté et les progressistes de l’autre.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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1929. Adrien Savoisy, fils de Quentin, né en 1900, est enquêteur gastronomique occasionnel pour le Michelin. Il est aussi un grand amateur de voitures de luxe et c’est au volant de sa toute nouvelle Delage 28S qu’il prend la Nationale 7 direction Antibes pour aller y tester tous les nouveaux hôtels de luxe. Dès sa première étape, à Saulieu, Adrien est témoin de la mort d’un obèse au restaurant « La Côte d’or ». Puis d’un accident de voiture suspect à Nuits-Saint-Georges. A Mâcon, un cuisinier trouvera la mort dans d’horribles conditions.
Il n’est pas le seul témoin. Un petit groupe hétéroclite de voyageurs suit le même chemin que lui. Dont Curnonsky, le célèbre critique culinaire. Adrien va mener l’enquête entre gratin d’écrevisses, poularde de Bresse truffée et île flottante aux pralines roses…

Début septembre 1929, la crise économique n’a pas encore frappé et Adrien Savoisy semble être le plus heureux des hommes. Il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et passe de longues heures à table pour le compte du guide Michelin pour lequel il est enquêteur occasionnel.

Après de délicieuses vacances à Deauville, il emprunte la Nationale 7 direction Antibes, afin d’y retrouver sa mère, au volant de sa superbe Delage 8 flambant neuve.

Sa mission : tester tous les restaurants gastronomiques de Saulieu à la Côte d’Azur avant de découvrir les somptueux palaces récemment ouverts sur la Riviera, lieu de villégiature privilégié des riches américains.

Cependant, des cuisines des grands chefs aux tables les plus raffinées, de mystérieuses morts se succèdent tout au long de sa route et Adrien va devoir mener l’enquête lui-même si il ne veut pas allonger son nom à la liste des défunts…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et les romans culinaires, la série écrite par Michèle Barrière rentre tout à fait dans cette catégorie mais depuis ma lecture de Meurtres à la pomme d’or il y a cinq ans déjà, j’avais totalement oublié la saga des Savoisy. Il a fallu que j’en trouve deux en occasion pour renouer avec cette autrice et sitôt acheté L’assassin de la Nationale 7 fut sitôt lu !

Si vous recherchez une bonne intrigue policière avec un suspens fou, passez votre chemin car l’enquête est plutôt ténue et cousue de fil blanc mais le volet historique tient, lui, toutes ses promesses.

L’auteure nous embarque dans cette France de la fin des années 20 où la crise financière n’a pas encore frappé. Avec Adrien, elle nous propose un beau voyage gastronomique et nous fait croiser la route des écrivains de la génération perdue comme les Fitzgerald et les Hemingway.

Il est forcément beaucoup question de gastronomie, c’est ce qui m’a surtout séduite, tout comme le cadre historique dans lequel notre héros évolue. Michèle Barrière s’est indéniablement bien documentée et c’est une lecture réellement charmante et qui fleure bon les vacances qu’elle nous propose ici.

Michèle Barrière est bel et bien la reine du polar gastronomique, celui-ci est bien documenté, rien n’y manque, mais il pêche vraiment par son volet policier particulièrement plat et sans surprise. Je m’y attendais et comme je ne me suis pas ennuyée une seconde, je ressors amusée par cette lecture qui aborde également le féminisme, l’art, etc

Une sympathique lecture de vacances qui ne me restera pas longtemps en mémoire mais qui m’a bien divertie et ce n’est déjà pas si mal !

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Les bijoux de la Comtesse du Barry ont disparu quatre ans plus tôt. Depuis, les cadavres s’amoncèlent. La reine Marie-Antoinette missionne un improbable duo d’enquêteurs, Rose et Léonard, qui ne cessent de se chamailler, pour œuvrer  » en toute discrétion « , de Paris à Versailles !

Versailles, 1770. Les joailliers Boehmer et Bassenge, accompagnés de leur commis Tobias Kettermann, arrivent au château pour présenter à la comtesse du Barry, favorite du roi de France, leurs plus beaux diamants à l’heure même où le duc de Choiseul entre en disgrâce.

La nuit tombe alors que le Trianon s’offre à leur vue, ils sont priés d’attendre Madame du Barry et alors qu’ils sont seuls, ils s’endorment. A leur réveil, les diamants ont disparu !

Quatre ans plus tard, Louis XVI est le nouveau monarque et son épouse, Marie-Antoinette, s’ennuie ferme : les bals et les atours ne suffisent plus à la divertir, elle décide donc de retrouver les diamants qui ont mystérieusement disparus depuis le vol.

Mais impossible pour la reine de France d’enquêter en personne, elle fait donc de Rose Bertin, sa modiste, et de Léonard Antier, son coiffeur, ses espions. A charge pour eux de découvrir le fin mot de l’histoire si ils veulent rester dans ses petits papiers…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses et en robes à panier ! Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette L’enquête du Barry.

Et j’ai bien fait car cette nouvelle série consacrée à Marie-Antoinette ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour elle, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode avec des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : cinquante nuances de gras, Crotte de bique et peaux de lapins, double assassinat dans la rue morne ou le bonheur est dans le pré (courrons-y vite), pour ne citer qu’eux.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Paris, 1755. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et exsangues. Louis XV exige qu’une enquête soit menée, mais en toute discrétion.
La favorite du roi, la marquise de Pompadour, confie donc l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond.

Paris, 1755. Des corps sans vie de jeunes filles sont retrouvées nues, vidées de leur sang. Le peuple gronde, des bruits courent que ces assassinats sont l’œuvre du roi Louis XV en personne.

Le monarque souhaite savoir qui est le responsable de ces meurtres mais ne tient pas à ce que son lieutenant général de police, Berryer, enquête et confie à sa favorite, la marquise de Pompadour, le soin de trouver un homme de confiance, qui saura discrètement investiguer.

Florimond, le valet de la marquise, se lance donc sur les traces de l’assassin mais en vient lui aussi très vite à suspecter le roi : il y aurait une chambre secrète à Versailles dans laquelle Louis XV, souverain libertin, se ferait amener de très jeunes filles, qui ensuite disparaîtraient mystérieusement.

Pompadour, qui n’est plus la maîtresse du roi, mais qui garde toute sa confiance est en proie à d’affreux cauchemars dans lesquels le cousin du roi, le comte de Charolais, qui semble avoir bien des choses à cacher, tient une place de choix…

Voilà un polar historique qui croupissait dans ma PAL depuis un an, je suis pourtant friande de ce genre, comme vous le savez, et spécialement lorsqu’il a un cadre aussi prestigieux que le château de Versailles !

Dans Un prince de sang, Olivier Seigneur met en scène Louis XV mais surtout la favorite emblématique de son règne : la marquise de Pompadour, figure centrale du roman, mais aussi le comte de Charolais de bien triste réputation.

L’auteur, pour bâtir son intrigue s’appuie bien entendu sur des personnages fictifs mais surtout sur des figures historiques ayant réellement existé. Le contexte est également bien réel : au moment où l’intrigue démarre, Louis XV n’est plus le Bien-Aimé et il est suspecté par le peuple de Paris de faire disparaître des jeunes filles dans son lupanar de Versailles : Le parc aux cerfs.

Quant au comte de Charolais, sa réputation était mauvaise : personnage débauché, violent, colérique, sanguinaire, meurtrier occasionnel, à la limite de la psychopathie, incroyablement imbu de sa personne et de son rang, sûr de son impunité en tant que prince du sang, Charles de Bourbon, comte de Charolais, ne cessa de défrayer la chronique des faits divers de son temps et fait très vite ici figure de coupable idéal.

Plus qu’un polar historique, il s’agit surtout ici d’un roman historique avec une trame policière, dans le sens que l’Histoire prend le pas sur le policier, ce que je regrette d’où ma petite déception mais j’ai tellement aimé retrouver la marquise de Pompadour que j’ai trouvé ce roman tout de même plaisant à lire, d’autant plus qu’il est solidement documenté et que l’on croirait vivre dans le sillage de la favorite le temps de notre lecture.

Au-delà de l’enquête policière, l’auteur nous dévoile le quotidien de la marquise, tout ce qu’elle a apporté à la France en matière d’art et d’artisanat, sa vie à Versailles, les moments qui rythment sa journée et celles des courtisans.

Si vous aimez les polars historiques et plus particulièrement ceux qui se déroulent au 18e, je vous conseille Un prince de sang. Malgré ses défauts, ce fut une bonne lecture et surtout très enrichissante d’un point de vue purement historique mais ne vous attendez pas à une enquête prenante et solidement construite, vous seriez très déçus !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien
va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au coeur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà
de ses limites.

Mercredi 22 décembre 1897, Lyon, le corps d’une très jeune fille est retrouvé exsangue sur un terrain vague. Alexandre Lacassagne, médecin légiste et expert auprès des tribunaux est l’un des fondateurs de l’anthropologie criminelle et à ce titre, professeur auprès des doctorants et des agrégants venus de plusieurs pays d’Europe pour assister à ses cours.

Il désigne deux de ses élèves, Félicien Perrier, un jeune homme brillant qui espère bien épouser la fille du maître, et Bernard Lecuyer, qui cumule les petits boulots en plus de la médecine, pour réaliser l’autopsie de la défunte.

L’inconnue venait de subir un avortement au moment de sa mort, le foetus avait bien été expulsé mais son placenta était resté en place. Il ne fait aucun doute : la jeune fille a été victime d’un meurtre. Est-ce l’oeuvre d’un boucher, d’un médecin, d’une sage-femme, d’une faiseuse d’ange ?

Afin de découvrir l’identité de la victime, Bernard et Félicien demandent à Irina Bergovski de faire son portrait et de le diffuser dans le quotidien pour lequel elle est journaliste. Irina accepte à condition qu’elle puisse mener l’enquête à leurs côtés.

Mais bientôt un second cadavre est retrouvé et la nouvelle victime semble avoir été tuée selon le même mode opératoire. Serait-ce l’oeuvre d’un tueur en série ? L’ombre de Joseph Vacher, surnommé le tueur de bergers, arrêté quelques mois auparavant, plane sur l’enquête…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, surtout lorsqu’ils ont pour cadre le 19è siècle, Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel ne pouvait que rejoindre ma PAL tant il avait, sur le papier, tout pour plaire, et autant vous le dire d’emblée, j’ai adoré ce roman !

Tout d’abord pour son contexte historique, j’affectionne tout particulièrement cette période et j’ai apprécié que l’auteure s’appuie sur Alexandre Lacassagne, qui comme je le disais plus haut, est l’un des fondateurs de l’anthropologie criminelle. Cet aspect scientifique est passionnant sous la plume de Coline Gatel qui met à la portée de tous la naissance de la criminologie.

L’aspect médical est fort bien traité ici et permet de se rendre compte du chemin parcouru en un peu plus d’un siècle, à une époque où l’ADN n’existe pas, pas plus que les empreintes digitales et le profilage, où les scènes de crime étaient allègrement piétinées, où les meurtres ne donnaient pas toujours lieu à des enquêtes…

Lacassagne et son équipe font office de pionniers dans la manière de traiter cette vague d’assassinats, contre l’avis de la police lyonnaise soit dit en passant qui ne voit pas l’intérêt de ces nouvelles méthodes scientifiques.

D’un point de vue sociétal, il est également intéressant : il interroge sur la place des femmes à cette époque, qui vit des bouleversements avec le mouvement des suffragettes, les premières étudiantes dans les facultés mais aussi l’épineuse question de l’avortement et des faiseuses d’anges, thème central du roman, bien entendu illégal à l’époque et réalisé dans des conditions d’hygiène épouvantable qui pouvaient mener à la stérilité ou à la mort de la parturiente.

Irina, qui est journaliste, fait rare à l’époque, ose en plus s’habiller en pantalon, ce qui à l’époque était tout aussi illégal, on le lui rappelle d’ailleurs et elle devra s’acquitter d’un certificat de travestissement pour retrouver ses frusques masculines, quand on y pense, c’est tellement aberrant !

À ce tableau de moeurs vient se greffer une enquête très sombre, ne lésinant pas sur les scènes très dures : autopsies, découvertes de cadavres, avortements, présentations de corps au public à la morgue située sur un bateau par manque de moyens.

L’enquête est bien menée, rythmée, et emmêlée à souhait car les fausses pistes sont légion, l’auteure mène son suspens jusqu’au bout et j’ai trouvé cette histoire prenante de la première à la dernière page, au point que j’avait hâte de retourner dedans dès que je devais m’interrompre.

Les personnages m’ont également beaucoup plu, sans qu’ils soient vraiment attachants, ils se sont révélés surprenants, intéressants à suivre, d’autant plus qu’ils cachent tous de bien encombrants secrets qui nous sont dévoilés au fur et à mesure du récit et que je n’ai jamais vus venir d’ailleurs ! Cet aspect trio mêlant deux hommes et une femme à la poursuite d’un tueur en série m’a rappelé l’excellent L’aléliniste de Caleb Carr soit dit en passant.

Un petit bémol toutefois, la fin est un peu trop expéditive et facile à mon goût mais ça ne m’a pas empêché d’adorer ma lecture.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller Les suppliciées du Rhône, si comme moi vous aimez les polars historiques, vous devriez beaucoup l’aimer à votre tour.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Préludes pour cette lecture aussi intéressante qu’addictive !

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