Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘roman policier victorien’

Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

A l’entresol du grand hôtel particulier londonien de la famille Hewes, Beth Huntly règne sur les fourneaux et trois servantes, d’une main aussi ferme que talentueuse. Un soir d’hiver apparemment comme les autres, alors qu’elle se rend au jardin pour, comme à son habitude, fumer discrètement un cigare, elle fait une macabre découverte : le corps d’une femme, inconnue, gît dans le labyrinthe, un poignard planté dans le cou. Très vite, les soupçons se portent sur le valet indien au service de Lord Hewes. Après tout, n’est-ce pas lui qui a offert l’arme du crime, un kriss malais, au maître de maison ? Mais Beth ne croit pas à la culpabilité de Rajiv – qu’elle connaît particulièrement bien puisqu’elle partage régulièrement avec lui l’exiguïté de sa petite chambre de domestique… La jeune femme au caractère volontaire est bien déterminée à découvrir qui a commis ce meurtre.

Londres, décembre 1899. Beth Huntly, une simple fille de cuisine, vient d’être promue cuisinière de la famille Hewes. La jeune femme ne sait ni lire ni écrire mais elle a un véritable don pour la cuisine et espère bien garder sa place le plus longtemps possible.

Un soir, alors que Beth fume un cigare dans le jardin, elle aperçoit une femme allongée à l’entrée du labyrinthe de l’hôtel particulier des Hewes. Elle tente de la réveiller mais s’aperçoit que l’inconnue est morte.

Beth court prévenir son amant, Rajiv, le valet indien de Lord Hewes qui réveille son maître. Ne pouvant que constater l’inévitable, Beth est chargée d’aller avertir le bobbie qui fait sa ronde dans le quartier.

Le policier prévient le superintendant James Bent qui découvre une chemise ensanglantée dans la chambre de Rajiv qui est aussitôt arrêté. Ayant de forts doutes sur la culpabilité de son amant, Beth décide d’enquêter sur sa macabre découverte…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. L’inconnue de Queen’s Gate remplissant ces deux critères, il a aussitôt rejoint ma PAL et pour une fois, n’a pas eu le temps d’y trainer.

Ce roman signé Anne Beddingfeld, le pseudonyme de Anne Martinetti, spécialiste de Agatha Christie dont j’avais lu la biographie dessinée consacrée à la reine du crime, Agatha la vraie vie d’Agatha Christie lors du dernier mois anglais, nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe à Londres, en 1899, à la veille du « réveillon du siècle », principalement dans la maison des Hewes. Dans ce premier volume, nous faisons donc la connaissance de Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, qui vit enfin son rêve : devenir cuisinière. Elle n’est pour l’instant que remplaçante, suite à l’accident dont a été victime, Mrs Hudson, la cuisinière en titre de lord et lady Huntley.

C’est une femme pleine de ressource et de bon sens, qui ne sait ni lire ni écrire, mais qui compte bien réussir sa vie, en excellant derrière les fourneaux. Elle se révèle très attachante et j’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre dans son enquête et son quotidien.

On découvre également Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord. Celui-ci a la nostalgie des pays lointains, il est friand de prostituées exotiques qu’il fréquente dans les bordels chics de la capitale anglaise. Il passe aussi beaucoup de temps dans son fumoir, perdu dans les vapeurs de l’opium, tout en contemplant avec nostalgie sa collection d’objets collectés en Inde.

Lady Hewes de son côté, s’accommode de cette situation en ne partageant plus la couche de son époux. Elle est passionnée d’art et de littérature et milite au sein d’un groupe de suffragettes nommé « femmes en colère ».

Ils ont trois enfants : leur fille aînée a épousé un avocat, méprisé par ses beaux-parents, qui ne perdent pas une occasion de le tourner en ridicule. L’héritier, Alexander, au physique ingrat, mène une vie de patachon, se contentant de dilapider l’argent de la famille sur les tables de jeu. Et enfin, Miss Kathryn, douze ans, qui aime beaucoup Beth et rôde à la cuisine, en quête de bonnes choses à manger, au grand dam de sa mère, qui, elle, surveille sa taille de guêpe.

J’ai dévoré ce roman qui aborde, au-delà de l’intrigue policière, des thèmes très intéressants et que j’affectionne comme la place des femmes dans la société victorienne au sein des différentes couches de la population et le mouvement des suffragettes, un sujet que je trouve passionnant.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment très intéressante. L’enquête policière est plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final l’identité du coupable, je n’ai boudé mon plaisir à lire L’inconnue de Queen’s Gate jusqu’au bout, je l’ai même dévoré.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement ! Quant à moi, j’aurai plaisir à découvrir la suite de la série si j’arrive à la trouver d’occasion.

Read Full Post »

Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes, Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu. Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste…
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu’elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s’instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.

Pour oublier Holmes dont elle est amoureuse et qui l’a rejeté, Anna Kronberg s’est retirée dans la solitude de son cottage du Sussex. Pendant un an, elle se contente de peu, oubliant la médecine et la bactériologie, sa spécialité, menant une vie simple, retirée, jusqu’à ce que l’ennemi juré de Holmes l’enlève.

Le professeur Moriarty la séquestre en sa demeure et pour arriver à ses fins, c’est-à-dire contraindre Anna à mettre au point une arme bactériologique à partir du bacille de la peste, il a également enlevé son père vivant en Allemagne, pour le séquestrer en Angleterre.

Anna doit donc faire sembler d’accepter ce chantage et mettre au point une maladie ô combien mortelle afin que son père ait la vie sauve mais également entrer en contact avec Holmes afin qu’il déjoue les plans macabres de Moriarty…

Comme vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, j’avais beaucoup aimé l’an dernier le premier opus de cette série : Le diable de la Tamise, un quasi coup de cœur tant j’avais adoré l’atmosphère, l’héroïne et le drôle de duo qu’elle formait avec notre consulting détective préféré.

Je m’attendais donc à passer un très bon moment en compagnie de Anna Kronberg et de Sherlock Holmes mais hélas, avec ce deuxième opus, je me suis plutôt ennuyée…

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans La dernière expérience mais une guerre psychologique entre la bactériologiste et le professeur Moriarty. Et Sherlock dans tout ça ? Presque inexistant, c’est frustrant !

Tout au long du récit, Annelie Wenderberg, fait se confronter deux personnalités dominantes et manipulatrices qui vont se livrer une guerre psychologique sans merci afin mutuellement de se dompter.

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman et rien que pour cela je ne regrette pas ma lecture et vous encourage à découvrir cette série. Une jeune femme qui gomme toute sa féminité en se bandant les seins et en arborant une chevelure courte, en adoptant la gestuelle masculine, à moduler son timbre pour exercer le métier qu’elle aime par-dessus tout : la médecine.

L’aspect bactériologiste du roman qui ne m’avait pas déplu dans Le diable de la Tamise fut pour moi un peu indigeste par moment, il y a des choses intéressantes bien sûr et c’est toujours sympathique d’être éclairé sur un domaine dont on ne sait rien mais pour moi, ce nouvel opus se perd un peu trop dans la psychologie et manque singulièrement d’action.

Bien que l’on assiste aux travaux d’Anna et à ses tentatives d’échapper à Moriarty, il ne se passe pas grand chose pendant près de 300 pages et j’ai eu l’impression de lire un tome de transition plutôt qu’une véritable histoire à suspens.

Beaucoup de joutes verbales et de jeux de dupes dans ce huis clos entre Anna et Moriarty et une histoire qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Petite déception donc en ce qui me concerne après un premier opus excellent mais je lirai la suite c’est certain !

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du mois anglais :

Un homme destiné à la corde dirait n’importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai ? Lorsque l’inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s’attend pas à accorder le moindre crédit à son témoignage. Mais le récit d’un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept années est si convaincant que Ben ne peut s’empêcher de se demander si ce qu’il a entendu est vrai. S’il est trop tard pour sauver la vie de l’homme, peut-il encore enquêter sur un crime passé inaperçu pendant toutes ces années ?

A la veille de son exécution, James Mills, qui attend d’être pendu dans l’enceinte de sa prison, Newgate, demande à parler à Benjamin Ross, l’homme qui l’a arrêté pour le meurtre de Francis Appleton.

MIlls veut se confesser à l’inspecteur de Scotland Yard : il a été témoin d’un meurtre seize années auparavant. Alors qu’un soir d’orage, il cherchait à trouver refuge à Putney, un village de l’autre côté de la Tamise, relié à Londres par un pont, il a vu une jeune femme étrangler un vieil homme endormi devant son feu.

Ross en informe aussitôt le directeur de Newgate qui prévient le ministre de la justice. Dunn, le supérieur de Ross, ne veut pas ouvrir d’enquête sur ce qui lui semble être l’affabulation d’un condamné à mort mais accepte que Lizzie Ross aille à Putney afin de tenter d’en savoir plus.

Pendant que son épouse enquête sur ce cold case, Ross est chargé de retrouver Jane Canning et sa fille Charlotte dont le mari et père vient signaler la disparition. L’homme leur dit soupçonner un enlèvement mais Scotland Yard découvre que la jeune femme a fui le domicile conjugal…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime.

J’ai donc profité du mois anglais pour retrouver le duo Lizzie et Ben avec Le témoignage du pendu, leur cinquième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série que j’affectionne tout particulièrement et qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, des héros qui me manquent je l’avoue !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été sous le charme de ces personnages, de l’atmosphère so british qui émane de cette histoire, et des trois histoires qui se croisent.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée des enquêtes et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, ici le sort réservé aux femmes sans famille et fortune, à la merci de leurs familles, et nous livre une intrigue policière certes classique mais efficace comme je le disais plus haut, avec des rebondissements à la clé même si on devine bien avant le point final la solution de l’énigme.

Une bonne pioche donc que ce cinquième volume et une série que je compte poursuivre avec Le brouillard tombe sur Deptford.

Read Full Post »

Londres 1892. Une femme est sauvagement assassinée dans le quartier pauvre de Whitechapel. Désemparée par l’inefficacité de la police, la mère de la victime engage Sidney Grice, le plus célèbre détective privé de Londres. D’une intelligence acérée, l’homme est d’une efficacité redoutable. Il pense que le « sexe faible » n’a pas sa place dans un cabinet de détective, mais il fait tout de même appel à March Middleton, une jeune femme excentrique un peu trop portée sur le gin, pour l’assister. L’irrésistible duo mène l’enquête et découvre que le mystérieux meurtre n’était que le premier d’une sinistre série. Dans un Londres où planent des ombres terrifiantes, le danger rôde à chaque coin de rue…heart_4petits-meurtres-a-mangle-street-kasasian

Angleterre, 1892. March Middleton vient de perdre son père, médecin militaire, et doit quitter sa demeure, faute d’argent. Elle prend le train pour Londres afin de rejoindre Sidney Grice qui a proposé d’être son tuteur et de l’héberger en souvenir de ses parents.

Grice est un célèbre détective personnel (et non pas privé, Grice y tient !) qui fait la une des journaux, tant il a résolu d’enquêtes. Il est asocial, n’a aucune compassion pour autrui,  imbu de lui-même et particulièrement féroce et méprisant envers ses congénères, et surtout, il est cupide et n’accepte que les affaires qui lui promettent une rétribution bien sonnante et trébuchante.

March quant à elle est une jeune femme au passé mystérieux, dotée d’un caractère bien trempé, qui a un penchant certain pour la cigarette et l’alcool fort, ce qui va faire des étincelles avec l’intransigeant et misogyne Sidney Grice, qui ne prise ni l’un ni l’autre et qui croit que les femmes n’ont pas de cerveau !

Quelques heures après l’arrivée de March, Grace Dillinger franchit le seuil de la maison car elle souhaite engager Sidney Grice pour enquêter sur l’assassinat de sa fille unique Sarah Ashby.

Assassinat qui vaut à son gendre William Ashby d’être dans les locaux de la police puisqu’il était le seul sur les lieux du crime au moment-même où celui-ci s’est produit. Il n’a rien vu ni rien entendu malgré un sommeil léger. Madame Dillinger ne croit pas en la culpabilité de son gendre, réputé doux comme un agneau.

Grice consent à s’occuper de cette affaire mais à son tarif habituel, jugé exhorbitant par Mme Dillinger qui ne peut payer une telle somme. Emue par la détresse de cette mère, March engage Grice qu’elle promet de rémunérer pour toute la durée de l’enquête à la condition qu’elle devienne son assistante. Grice accepte…

Je ne connaissais absolument pas Petits meurtres à Mangle Street avant que ma copinaute Claire m’en parle, connaissant mon goût pour les polars victoriens. Je l’ai suivi et accompagné dans sa lecture et je ne le regrette pas une seconde car j’ai adoré ce roman policier historique que j’ai littéralement dévoré.

Il a, il faut le dire, tout pour me plaire : l’ambiance so british, l’humour (remarques acerbes et misogynes de Grice et réparties cinglantes de la jeune et peu conventionnelle March), une trame policière bien ficelée et un personnage féminin fort et féministe, comme je les aime, le tout avec pour toile de fond le Londres de la fin du 19è siècle !

L’intrigue policière est comme je le disais bien ficelée avec des rebondissements et un dénouement bien amené, le contexte historique est bien rendu, et la confrontation de ces deux héros singuliers vraiment réjouissante.

Et, cerise sur le gâteau, M.R.C. Kasasian multiplie les références à Sherlock Holmes et à sir Arthur Conan Doyle, l’auteur s’est très clairement inspiré du héros créé par Conan Doyle pour bâtir Sydney Grice mais à sa manière, sans copier/coller.

J’ai dévoré ce très bon roman policier et j’espère que ce premier volume sera suivi d’autres car je retrouverai avec grand plaisir ce duo atypique !

L’avis de Claire ici.

Read Full Post »

Quand Thomas Tapley, un des voisins de Benjamin Ross, est retrouvé mort dans son salon, l’inspecteur de Scotland Yard se rue sur la scène de crime. Tapley est revenu récemment de l’étranger et peu de choses sont connues à son sujet. Quand son cousin, Jonathan Tapley, conseiller de la Reine, se présente, la vérité au sujet de son passé tragique remonte doucement à la surface. Benjamin et Lizzie découvrent que plus d’une personne pourrait tirer bénéfices de sa mort.heart_4un-flair-infaillible-pour-le-crime-ann-granger

Thomas Tapley, un homme bien inoffensif d’une soixantaine d’années est retrouvé mort au domicile d’une respectable dame quakeresse qui lui servait de logeuse. L’homme a été assassiné et comme la logeuse est une voisine des Ross, c’est tout naturellement chez eux que la bonne vient toquer un soir d’épais brouillard.

Pourquoi Thomas Tapley a-t-il été assassiné alors qu’on ne lui a rien dérobé et qu’il ne semblait pas jouir d’une grande fortune ? Ses habits étaient usés jusqu’à la corde, il semble vivre bien modestement et ne dépensait son argent que pour s’acheter des livres.

Son cousin, Jonathan Tapley, avait recueilli sa fille Flora à la mort de son épouse et Thomas vivait depuis de longues années en France pour cacher son homosexualité mais à l’heure même où sa fille devait se fiancer avec le fils cadet d’un lord, il trouve la mort alors qu’il ne semblait pas décidé à donner sa bénédiction à cette union…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité, je la termine avec le quatrième opus de la série consacrée à Ben et Lizzie Ross, Un flair infaillible pour le crime.

J’ai donc retrouvé avec plaisir le duo Lizzie et Ben, une série que j’affectionne  et qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, des héros qui me manquent je l’avoue !

Et une fois de plus je suis sous le charme de ces personnages, de l’atmosphère so british qui émane de cette histoire, de l’intrigue bien tricotée par Ann Granger qui pour moi n’a rien à envier à sa consœur Anne Perry.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque et nous livre une intrigue policière certes classique mais toujours efficace avec des rebondissements à la clé même si on devine bien avant le point final la solution de l’énigme.

Une bonne pioche donc que cette dernière de lecture de l’année et il me tarde déjà de retrouver nos deux héros dans Le témoignage du pendu que je ne vais pas tarder à me procurer je le sens !

Read Full Post »

Londres, 1855. La guerre de Crimée fait rage. L’incompétence de l’état major britannique provoque la chute du gouvernement en place. L’empire vacille.
C’est dans ce contexte troublé que le sulfureux opiomane Thomas de Quincey et son «équipe» (sa fille et leurs deux acolytes de Scotland Yard) affrontent un tueur d’un genre bien particulier. Ses victimes, toutes des membres de l’aristocratie, sont autant de jalons vers un objectif  ultime : l’assassinat de la reine Victoria elle-même.
Alors que de Quincey et sa fille se démènent pour protéger la reine, ils mettent au jour les secrets tragiques du passé d’un homme rongé par sa soif de vengeance.heart_4la-reine-et-l-assassin-david-morrell

Londres, 3 février 1855. Le gouvernement vacille devant le désastre de la guerre de Crimée. Dans l’église Saint-James de Mayfair, Lady Cosgrove, habillée en grand deuil, prend place sur son banc clos lorsque le colonel Trask, l’un des héros du conflit en franchit le seuil, sous le regard de Thomas de Quincey, de sa fille Emily et des deux inspecteurs de Scotland Yard, Ryan et Becker.

En pleine homélie, le pasteur pousse un cri d’effroi lorsqu’il voit du sang s’échapper du banc de lady Cosgrove. Les policiers, accompagnés des de Quincey père et fille, font ouvrir le banc et découvrent son corps sans vie. Une fois les constatations d’usage faites et les témoins interrogés, ils se rendent au domicile de lord et lady Cosgrove et découvrent les cadavres des domestiques et de lord Cosgrove.

Dans la poche du défunt, une carte avec une bordure noire et une inscription : Edward Oxford, le nom de l’homme qui a tenté d’assassiner la reine Victoria en 1842. Quelques jours plus tard, une nouvelle série de meurtres sanglants endeuille un autre hôtel particulier, laissant une nouvelle carte dans son sillage sur laquelle est écrit Young England.

Thomas de Quincey, sa fille Emily et les inspecteurs Ryan et Becker en sont persuadés, un tueur en série sévit à Londres et il s’en prend à des personnes qui sont dans le circuit judiciaire. L’homme chercherait-il à se venger ? Pour quelle raison ? Et surtout ira-t-il jusqu’à tenter de commettre un régicide ?

Autant vous le dire d’emblée, la reine et l’assassin c’est un polar historique comme je les aime : bien construit et formidablement documenté. Son auteur David Morrell nous propose un roman victorien crédible qui mêle habilement vérité historique et fiction. En effet, il revient dans ce roman sur les différentes tentatives d’assassinat auxquelles la reine Victoria a réchappé au cours de son très long règne et sur le mouvement politique Young England.

Emballée je suis par ce roman qui est en fait un deuxième tome, ce que j’ignorai mais il me tarde désormais de lire le premier opus, tant sa lecture fut addictive et passionnante car le contexte est bien rendu et le personnage sulfureux de Thomas de Quincey se révèle très intéressant.

Bien connu à son époque pour ses écrits scandaleux comme Confessions d’un mangeur d’opium anglais paru en 1822 et commenté par Charles Baudelaire en personne ou De l’Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts, Thomas de Quincey est un romancier qui détonne, dans cette époque victorienne prude et bien-pensante, par sa franchise et sa clairvoyance.

Il a même parait-il inspiré Wilkie Collins, le créateur du roman policier, et le personnage de Sherlock Holmes, ce que j’ignorais totalement. Il apporte un regard qui peut apparaitre plus fantaisiste sur ce qu’il observe et il s’intéresse beaucoup à ce qui va devenir la psychanalyse. Véritable précurseur donc, son esprit, que l’on pourrait croire être embrumé par la drogue, se révèle vif et ses déductions brillantes  valent le détour. Avec lui, les faits deviennent limpides et malgré son addiction, il va trouver le fin mot de l’histoire.

Sa fille n’est pas en reste. Intelligente et soucieuse du bien-être de son père qu’elle voit se détruire par son abus de l’opium et du laudanum qu’il boit comme du petit lait, Emily est une jeune femme moderne qui ne suit pas la mode de son temps, préférant les bloomers aux crinolines et qui se verrait bien infirmière dans le sillage de Florence Nightingale.

Roman passionnant disais-je, roman foisonnant aussi qui nous immerge dans cette époque victorienne avec une facilité telle qu’on s’y croirait le temps de notre lecture : le contexte, l’atmosphère, la neige et la purée de pois, tout y est !

En bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et si vous aimez les polars victoriens, je vous le dis : ne passez pas à côté de La reine et l’assassin.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais :

mois-anglais

Londres, 1889. Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie. Les choses auraient pu en rester là si les résultats intrigants de l’autopsie n’avaient poussé Kronberg à s’intéresser de plus près à cette affaire. Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg se rapproche de Sherlock Holmes. Et il ne faut que peu de temps au célèbre détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme. Un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé. Mais tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Éventreur…heart_4auteur-editeur-pagesle-diable-de-la-tamise-annelie-wendeberg

Londres, 1889. Jack l’éventreur a cessé son œuvre macabre depuis quelques mois déjà lorsque le docteur Anton Kronberg, bactériologiste réputé de l’hôpital Guy, est appelé pour constater si le cadavre d’un homme retrouvé sur les bords de la Tamise, près de l’usine de traitements des eaux de Hampton, est bel et bien mort du choléra.

Sur place, Kronberg retrouve l’inspecteur Gibson de Scotland Yard qui l’a fait demander et fait la connaissance de Sherlock Holmes dont l’aide a également été requise par Gibson.

Le consulting détective, dont les dons d’observation ne sont plus à démontrer, perce aussitôt à jour le docteur Kronberg qui cache un lourd secret. Sous cette apparence masculine, se cache en réalité Anna Kronberg, une jeune allemande qui a du se travestir en homme pour suivre ses études de médecin et exercer cette profession réservée aux hommes.

De retour à l’hôpital Guy, le docteur Kronberg, constate après autopsie minutieuse du cadavre inconnu, que l’homme n’est pas mort du choléra, il était même en bonne voie de guérison, mais du tétanos.

Comment a-t-il pu s‘empoisonner ainsi ? Scotland Yard s’en fiche comme d’une guigne mais Holmes et Cronberg vont enquêter dans les bas-fonds de Londres pour découvrir la vérité.

Comme vous le savez déjà, j’adore les romans policiers historiques et lorsque j’ai vu celui-ci dans le catalogue des Presses de la Cité, je l’ai aussitôt demandé et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas eu le temps de moisir dans ma PAL.

Il faut dire qu’un polar historique qui se passe dans le Londres victorien avec Sherlock Holmes himself, je n’ai pas boudé mon plaisir. L’auteure dont c’est ici son premier roman est microbiologisite et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle s’y connaît. Ce n’est donc pas un hasard si l’héroïne de Le diable de la Tamise est bactériologiste et la science s’immisce beaucoup dans l’intrigue de ce récit et même moi qui n’est pas d’appétence pour cette discipline, j’ai quand même beaucoup apprécié ma lecture.

Annelie Wenderberg nous sert ici un récit relativement court et serré, pas de temps mort donc, pas le temps de s’ennuyer grâce à cette plongée dans le Londres des bas-fonds que j’ai trouvé très réussie avec un contexte bien rendu.

Autre point fort pour moi : l’héroïne totalement atypique de ce roman. Une jeune femme qui gomme toute sa féminité en se bandant les seins et en arborant une chevelure courte, pour exercer le métier qu’elle aime par-dessus tout, ce n’est pas si courant.

Et elle n’a pas choisi la facilité car si son secret était éventé, elle risquerait gros, en commençant par une lourde peine de prison. Aussi, chaque jour, elle quitte son meublé dans un quartier misérable en Anna, pour un garni dans lequel elle se transforme en Anton avant de filer à l’hôpital, chaque matin et chaque soir, la peur au ventre d’être suivie.

Sherlock dans tout ça ? Conforme au personnage créé par sir Athrur Conan Doyle, enfin pour moi mais je ne suis pas holmésienne, peut-être que les puristes crieront au scandale, mais j’ai apprécié qu’il soit à la fois présent dans le récit mais aussi secondaire puisque celle que l’on ne quitte pas c’est Anna.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce polar historique rudement bien fichu, premier tome d’une trilogie, même si il ne faut pas vous attendre à un suspens à couper le souffle, l’important est ailleurs.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette belle lecture !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge A year in England :

logo-a-year-in-england

Londres, 1867, le mal rôde dans les rues… Un soir d’octobre, alors que l’inspecteur Ben Ross de Scotland Yard rentre chez lui un samedi soir, le fog tourbillonne et l’enveloppe comme une bête vivante. Lorsque le brouillard se lève le lendemain matin, une femme gît assassinée dans Green Park. Allegra Benedict était la belle épouse italienne d’un marchand d’art de Piccadilly. Mais qu’avait-elle été faire à Londres cet après-midi, et pourquoi avait-elle été vendre sa broche dans Burlington Arcade quelques heures avant sa mort ? Alors que Ben commence son enquête, son épouse Lizzie – avec l’aide de leur bonne Bessie – se penche sur la vie privée d’Allegra et découvre plus d’une raison pour laquelle quelqu’un pourrait vouloir sa mort…heart_4

auteur-editeur-pagesun-assassinat-de-qualite-ann-granger

Un brouillard épais enveloppe les rues de Londres en ce début d’automne 1867. L’inspecteur Ben Ross rentre chez lui lorsqu’il entend une femme apeurée qui court vers lui. Daisy, une jeune prostituée à la chevelure rouge prétend que le spectre de la Tamise est à ses trousses et qu’il a tenté de l’étrangler.

Ben ne croit pas en l’existence d’un spectre mais engage la jeune femme a être prudente avant de rejoindre sa maison où l’attendent sa femme Lizzie et leur bonne Bessie. Le lendemain matin, lorsqu’il arrive à Scotland Yard, le superintendant Dunn, son supérieur, lui apprend qu’une dame de qualité, Allegra Benedict, a été étranglée dans Green Park, à deux pas de Buckingham Palace.

La défunte était la jeune épouse du marchand d’art Sebastian Benedict installé dans Piccadilly. Elle s’était rendue à Londres avec sa dame de compagnie Miss Marchwood afin de vendre une broche héritée de sa mère mais à cause du fog particulièrement épais, les deux femmes s’étaient perdues de vue.

Miss Marchwood n’est pas une inconnue pour Bessie puisque les deux femmes font partie du même groupe de tempérance dirigé par le séduisant pasteur Joshua Fawcett. Lizzie décide donc d’accompagner sa bonne à la prochaine réunion du groupe afin d’aider Ben dans son enquête.

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel lus respectivement en 2014 et 2015, j’ai donc retrouvé avec plaisir le duo Lizzie et Ben dans le troisième opus de la série d’Ann Granger, Un assassinat de qualité. Une série que j’affectionne  et qui me rappele celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry car les points communs entre elle sont assez nombreux.

Bye bye l’horripilante tante Parry, Lizzie a épousé son inspecteur de police et emmené avec elle la petite Bessie.On les retrouve donc mari et femme mais l’auteure rentre à peine dans le quotidien du couple et se concentre surtout sur l’intrigue policière.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie les narrateurs, Ann Granger maîtrise bien cette alternance de points de vue qui, si elle était équilibrée dans les deux premières histoires, penche plus dans la balance de l’inspecteur, car cette fois-ci, c’est clairement Ben qui est mis en avant, Lizzie est moins présente, ce qui ne m’a pas gênée car j’ai apprécié de connaître davantage Ross.

Comme Anne Perry, Ann Granger sait nous proposer un cadre historique de qualité et une intrigue plutôt bien ficelée avec des rebondissements et coups de théâtre à la clé même si il y a quelques évidences et facilités et un rythme plutôt lent, ce dont je suis moins fan je vous avoue.

Une bonne pioche donc que cette première de lecture de l’année mais un troisième tome en deçà des deux premiers que j’avais trouvé bien meilleurs, plus vifs dans les propos et dans les actes. Je lirai néanmoins la suite, Un flair infaillible pour le crime, quand il aura rejoint ma PAL !

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »