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Posts Tagged ‘roman policier’

Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais lorsque le corbeau menace de s’en prendre à son fils chéri, il décide de faire appel à la police. Lorsque l’ultimatum prend fin, Deering et les policiers sont soulagés : l’auteur des missives n’a pas mis ses menaces à exécution…
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière stagiaire Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

Vous connaissez mon intérêt pour les romans policiers anglais et plus particulièrement pour les cosy mysteries, je ne pouvais donc que me jeter sur la première enquête de Loveday & Ryder : Le corbeau d’Oxford.

Cet opus plaira aux fans d’Agatha Christie, de Julia Chapman et de M.C. Beaton dont je fais partie, je suis tout à fait la cible visée par l’autrice et je me suis régalée à suivre ce duo attachant.

Les deux héros sont tout à fait antagonistes : d’un côté nous avons Trudy Lovely, la jeune stagiaire inexpérimentée, seule femme du poste de police, plutôt naïve mais néanmoins ambitieuse puisqu’elle caresse le vœu de devenir enquêtrice à une époque où la femme ne fait pas carrière dans la police, au grand dam qui souhaite vite la voir convoler en justes noces.

Elle va se révéler être une assistante précieuse pour le coroner puisqu’elle va savoir se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot pour faire avancer l’enquête.

Et de l’autre, nous avons le docteur Clement Ryder, ex chirurgien atteint de la maladie de Parkinson qui a du renoncer aux opérations pour devenir coroner. Nul ne sait que ce vieux briscard est malade et il est redouté par tous car il a l’oreille du maire et il est doté d’une intelligence remarquable.

L’intrigue policière est de facture classique mais néanmoins prenante, le suspens est bien dosé, les fausses pistes et les secrets fort nombreux et je me suis laissée bernée comme une débutante !

Tout au long de ma lecture, j’ai cherché le corbeau, accusé plusieurs protagonistes sans jamais arriver à mettre la main sur le coupable. J’adore quand l’auteur arrive à me balader et là je dois bien admettre que j’ai été servie.

Faith Martin m’a bien eue, j’étais totalement à côté de la plaque. Heureusement, ce ne fut pas le cas de Trudy et Clement qui ont trouvé la clé de l’énigme et brillamment réussi cette enquête.

Je retrouverai donc avec plaisir ce duo d’enquêteurs lorsque le tome 2 paraîtra en France, espérons que l’éditeur ait la bonne idée de ne pas nous faire attendre trop longtemps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Harper Collins noir pour cette lecture, j’ai adoré !

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Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, et Jeremiah, sont les deux premières enquêtes de Joseph Laflamme.

Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis à Montréal. Leur but : planifier une éventuelle reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires américaines.

Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux, une clé qui lui permettra de disposer d’une forte somme d’argent. Avant de partir à Washington, il la confie à sa maitresse Lola qui se la fait dérober.

Février 1892. Des Noirs montréalais sont sauvagement torturés et assassinés à la manière caractéristique de l’organisation sudiste américaine du Ku Klux Klan. Les victimes sont lynchées et pendues haut et court.

Le journaliste Joseph Laflamme, désormais célèbre et publié, va mettre son grain de sel dans cette affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand, chargé officiellement de l’enquête.

Avec la sœur de Laflamme, Emma, et le retraité de Scotland Yard, George MCCreary, ils vont se lancer sur la trace de Booth, l’assassin de Lincoln et sur les fondateurs du KKK et croiseront la route d’un personnage légendaire que l’on croit mort depuis 1882 et qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal…

Jeremiah d’Hervé Gagnon est le second volet de la série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle. J’avais beaucoup aimé au Printemps La légende de Jack et très hâte de découvrir sa suite que j’espérais toute aussi intéressante et addictive.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série, à ce jour il en reste encore quatre, car j’ai adoré cet opus tout autant que le premier.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! Jeremiah est un formidable polar historique qui nous entraine au cœur de Québec en 1892, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province, même si comme moi vous n’êtes guère intéressée par l’ésotérisme ou les loges, l’auteur n’est jamais ennuyeux.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet, le Ku Klux Klan est une organisation monstrueuse et ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on assiste aux sévices infligés à leurs victimes.

La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices, déchiffrer les codes imaginés par Booth, suivre le fil de cette chasse au trésor, enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa sœur.

Au-delà de l’intrigue et de la reconstitution historique de qualité, j’aime beaucoup les protagonistes de cette série : Joseph bien sûr mais aussi sa sœur Emma et son amoureux McCreary sans oublier Marcel Arcand, le très droit et honnête policier. On s’attache facilement à eux et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller Jeremiah et cette saga Joseph Laflamme. Si vous aimez le Québec et les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’onde, son avis ici !

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Juliette Sachs, diplômée en droit, est juriste en région parisienne. Vacances mortelles au paradis est son deuxième roman.

Une semaine aux Maldives tous frais payés, c’est le rêve ! Mais pour Alice, ce séjour n’a rien de paradisiaque… Cette célibataire qui frôle la quarantaine et aime un peu trop les mojitos, se retrouve coincée avec sa famille sur une île minuscule pour y célébrer le mariage de sa sœur cadette avec un riche héritier.

Entre sa mère qui cherche à tout prix à lui trouver un fiancé et un père qui retombe en adolescence avec sa nouvelle femme de vingt-cinq ans, Alice est à bout.

Et quand l’une des invitées est retrouvée assassinée peu après la noce, c’est vraiment le pompon ! D’autant que tout le monde a interdiction de quitter l’île tant que le meurtrier est en liberté.

Face à l’incompétence de la police locale, Alice décide de prendre le taureau par les cornes et de démasquer elle-même l’assassin. Plus facile à dire qu’à faire, car parmi la centaine d’invités, ils sont nombreux à avoir de vilains petits secrets…

Vacances mortelles est le second roman de Juliette Sachs qui le présente volontiers comme un cosy mystery à la française qui mélange humour, amour et suspense. Sa couverture estivale est une vraie invitation à la lecture et j’ai plongé dans cette histoire avec plaisir.

Comme vous le savez, j’adore les cosy mysteries anglais comme Agatha Raisin ou Les détectives du Yorkshire, ce titre avait donc éveillé mon intérêt. Ici changement d’ambiance et exit la campagne anglaise pour un cadre idyllique : les Maldives !

Mais soyons honnête, cette histoire pourrait se passer aux Seychelles ou à Tahiti sans qu’on le remarque car Juliette Sachs plante son décor dans un hôtel de luxe dont les protagonistes ne vont jamais sortir, on n’a donc jamais l’impression d’être aux Maldives, ce que je trouve un peu dommage,j’aurai aimé de profiter des charmes de cette île paradisiaque le temps de ma lecture !

L’histoire, comme souvent dans les comédies romantiques, est très prévisible : l’héroïne est volontiers gaffeuse, accro au mojito, a un meilleur ami dont elle est amoureuse (pour une fois ce n’est pas un gay !), qui l’a repoussé afin de préserver leur amitié mais Alice trouvera bel et bien l’amour, on est rassuré.

Vacances mortelles est présenté comme un cosy mystery mais pour moi, on est clairement dans une comédie policière où la romance et l’humour sont au premierplan. L’intrigue policière en elle-même tient en peu de pages et réserve assez peu de suspens pour les habitués des polars, les autres se régaleront davantage je pense.

Le style de Juliette Sachs est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour, l’auteure n’en manque pas même si parfois je l’ai trouvé un peu forcé.

Tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments cocasses notamment la partie de scrabble entre Alice, son père et sa jeune belle-mère.

Je déplore tout de même quelques clichés et poncifs qui m’ont fait lever les yeux au ciel : la mère envahissante qui veut à tout prix que sa fille se marie, la jeune belle-mère blonde et écervelée, le père qui se comporte comme un adolescent attardé, la jeune sœur parfaite en tout point qui épouse un bon parti, etc.

Une lecture néanmoins légère et fraiche, qui m’a fait passer un sympathique moment mais qui manque de profondeur et de suspens pour moi. Si vous recherchez une comédie romantique, c’est une lecture pour vous mais si vous êtes adepte des cosy mysteries, passez votre chemin !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture détente !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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Néron vient tout juste de succéder à l’empereur Claude lorsqu’une série de morts vient endeuiller les meilleures familles de Rome. Toutes les victimes ont en commun d’être des pères de famille et leurs décès semblent venir de la même main. Marcus Tiberius Alexander, vigile et bras droit du préfet, soupçonne les fils aînés d’avoir voulu hériter plus tôt que prévu…

Rome, en l’an 54, sous le règne de Néron. De riches pères de famille, atteints d’un mal étrange, trouvent la mort le soir chez eux dans divers quartiers de la ville. L’homme qui se charge de l’enquête, originaire de Grèce, découvre petit à petit que ces disparitions sont l’œuvre concertée d’un mystérieux groupe de jeunes gens qui suivent toujours le même mode opératoire.

L’enquêteur, Marcus Tiberius Alexander, aidé de son ami médecin Alcibiades, est un vigile gradé des patrouilles dites «les yeux de Rome», chargées de circonscrire les incendies et la délinquance nocturne.

Il est aux prises avec Lucius Cornelius Lupus, un jeune et ambitieux fils de sénateur, dévoré par la passion du jeu. Marcus, d’origine étrangère, met tout en œuvre pour resserrer l’étau sur le second, favorisé par son rang. Mais la vérité qu’il met au jour est terrifiante…

Vous le savez, j’aime beaucoup les polars historiques, et jusqu’à présent je n’en avais jamais lu qui avaient pour cadre la Rome antique. C’est désormais chose faite grâce à Nathalie Cohen qui m’a proposé de lire le premier opus de sa trilogie Modus Operandi La secte du serpent.

L’auteure signe ici son premier roman après un essai remarqué sur la rencontre entre les juifs, les grecs et les romains. Passionnée par l’Antiquité et l’histoire des religions, Nathalie Cohen nous propose ici un polar historique réussi avec une bonne intrigue, du suspens, des fausses pistes et un héros attachant qui cache un lourd secret.

Bien entendu, Nathalie Cohen a une très bonne connaissance de la Rome antique et a su rendre vivant ce monde gréco-romain, disparu depuis des centaines d’années, avec un certain brio.

Sa plume est fluide, dynamique, les dialogues sont souvent truculents et écrits dans un français très moderne, ce qui peut rebuter les puristes qui trouveraient choquants de mettre dans la bouche des personnages ayant vécu il y a deux millénaires des expressions d’aujourd’hui mais ce qui ne m’a pas personnalement gênée.

Ce roman m’a captivée et beaucoup plu, c’est bien simple je l’ai littéralement dévoré, totalement sous le charme de cette histoire palpitante ! J’ai aimé découvrir Rome à cette époque, la vie quotidienne de ses habitants et ses mœurs.

Mais aussi le travail de prévention de cette brigade de « pompiers » avant l’heure, les explications de l’auteure sont passionnantes et j’ai appris une foule de choses lors de cette lecture, ce que je recherche particulièrement avec les romans historiques.

L’enquête sur cette série de morts suspectes nous permet en effet de mieux appréhender la vie romaine, ses habitudes, ses castes, ses classes, ses clans, ses manigances, ses trahisons, ses cultes, ses pratiques funéraires, etc.

Nathalie Cohen est érudite mais jamais sans en faire trop, j’ai appris une foule de choses tout en appréciant l’intrigue policière bien construite. Une très bonne découverte en ce qui me concerne et je ne peux que vous encourager à votre tour de découvrir Marcus et Modus Operandi.

Un grand merci à Nathalie Cohen et aux éditions Denoël pour cette lecture, j’ai adoré, vivement le tome 2 !

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1929. Adrien Savoisy, fils de Quentin, né en 1900, est enquêteur gastronomique occasionnel pour le Michelin. Il est aussi un grand amateur de voitures de luxe et c’est au volant de sa toute nouvelle Delage 28S qu’il prend la Nationale 7 direction Antibes pour aller y tester tous les nouveaux hôtels de luxe. Dès sa première étape, à Saulieu, Adrien est témoin de la mort d’un obèse au restaurant « La Côte d’or ». Puis d’un accident de voiture suspect à Nuits-Saint-Georges. A Mâcon, un cuisinier trouvera la mort dans d’horribles conditions.
Il n’est pas le seul témoin. Un petit groupe hétéroclite de voyageurs suit le même chemin que lui. Dont Curnonsky, le célèbre critique culinaire. Adrien va mener l’enquête entre gratin d’écrevisses, poularde de Bresse truffée et île flottante aux pralines roses…

Début septembre 1929, la crise économique n’a pas encore frappé et Adrien Savoisy semble être le plus heureux des hommes. Il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et passe de longues heures à table pour le compte du guide Michelin pour lequel il est enquêteur occasionnel.

Après de délicieuses vacances à Deauville, il emprunte la Nationale 7 direction Antibes, afin d’y retrouver sa mère, au volant de sa superbe Delage 8 flambant neuve.

Sa mission : tester tous les restaurants gastronomiques de Saulieu à la Côte d’Azur avant de découvrir les somptueux palaces récemment ouverts sur la Riviera, lieu de villégiature privilégié des riches américains.

Cependant, des cuisines des grands chefs aux tables les plus raffinées, de mystérieuses morts se succèdent tout au long de sa route et Adrien va devoir mener l’enquête lui-même si il ne veut pas allonger son nom à la liste des défunts…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et les romans culinaires, la série écrite par Michèle Barrière rentre tout à fait dans cette catégorie mais depuis ma lecture de Meurtres à la pomme d’or il y a cinq ans déjà, j’avais totalement oublié la saga des Savoisy. Il a fallu que j’en trouve deux en occasion pour renouer avec cette autrice et sitôt acheté L’assassin de la Nationale 7 fut sitôt lu !

Si vous recherchez une bonne intrigue policière avec un suspens fou, passez votre chemin car l’enquête est plutôt ténue et cousue de fil blanc mais le volet historique tient, lui, toutes ses promesses.

L’auteure nous embarque dans cette France de la fin des années 20 où la crise financière n’a pas encore frappé. Avec Adrien, elle nous propose un beau voyage gastronomique et nous fait croiser la route des écrivains de la génération perdue comme les Fitzgerald et les Hemingway.

Il est forcément beaucoup question de gastronomie, c’est ce qui m’a surtout séduite, tout comme le cadre historique dans lequel notre héros évolue. Michèle Barrière s’est indéniablement bien documentée et c’est une lecture réellement charmante et qui fleure bon les vacances qu’elle nous propose ici.

Michèle Barrière est bel et bien la reine du polar gastronomique, celui-ci est bien documenté, rien n’y manque, mais il pêche vraiment par son volet policier particulièrement plat et sans surprise. Je m’y attendais et comme je ne me suis pas ennuyée une seconde, je ressors amusée par cette lecture qui aborde également le féminisme, l’art, etc

Une sympathique lecture de vacances qui ne me restera pas longtemps en mémoire mais qui m’a bien divertie et ce n’est déjà pas si mal !

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et un projet de ligne de train à grande vitesse doit passer tout près de Honeychurch…

Une ligne de train à grande à vitesse qui va passer tout près de Honeychurch ?

Impensable pour les habitants du village refusent d’en entendre parler. Décidés à préserver la tranquillité de ce coin de campagne anglaise, la résistance s’organise et Kat Stanford, célèbre pour son émission consacrée aux antiquités, prend la tête de la révolte, bien malgré elle.

Pas question pour autant de s’affranchir des lois, ils font appel à un militant écologique, Benedict Scroope pour monter un dossier contre l’opération Bullet. Mais lorsque Valentin Prince-Avery, le représentant du ministère des Transports est assassiné, tout le monde devient suspect.

Pire : les meurtres s’enchaînent comme les scones à l’heure du thé ! Vendetta d’opposants au projet ? Règlement de comptes local ? Kat Stanford, qui vit dans l’une des vieilles bicoques du domaine, doit absolument découvrir qui est le coupable.

D’autant que les meurtres parviennent bientôt aux oreilles de son ennemie jurée, Trudy Wynne. Cette journaliste de la presse à scandale est bien décidée à se venger de Kat qui lui a « volé » son mari ! C’est une occasion bien trop belle pour la laisser passer…

Un meurtre peut en cacher un autre est le second volume de la série signée Hannah Dennison, Les mystères à Honeychurch. Le premier tome Petits meurtres en héritage m’avait séduite, j’étais donc ravie de découvrir la suite des aventures de Kat et de sa mère Iris, d’autant que ma copinaute Belette était censée être de la partie. Censée car, est-ce la chaleur, le surmenage, une étourderie ? Elle a lu le tome 1 alors que moi je lisais le tome 2.

Anybref, je l’ai dispensée de lire ce second opus car rien ne lui a plu dans Petits meurtres en héritage comme vous pouvez le voir ici.

Pour ma part, j’aime beaucoup les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, et j’avoue que cette série, si elle est en deçà des deux autres, ce fut tout de même une sympathique lecture détente !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Le style de Hannah Dennison est agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, et j’ai eu plaisir à les suivre tout au long de ce second opus. Néanmoins j’ai trouvé que ce second volume manquait de rythme, l’intrigue est cousue de fil blanc et le coupable n’est vraiment pas difficile à débusquer.

Vous l’aurez compris Un meurtre peut en cacher un autre est une sympathique comédie policière de détente, si vous cherchez un polar avec du rythme, des rebondissements et une intrigue qui tient la route, il ne remplira pas vos attentes, mais pour la plage, il est très chouette.

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture so british !

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