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Posts Tagged ‘roman policier’

Panique à Paris, la peste est de retour ! Voltaire aussi !
Une maladie mystérieuse affole la capitale, et voilà notre philosophe assailli de toutes parts. Policiers et médecins sont à ses trousses, mais plus étrange encore, Voltaire est poursuivi par un Anglais nommé Hyde et par son frère Armand, religieux intransigeant avec qui on le confond sans cesse. Tandis qu’il s’efforce de répandre ses lumières sur les populations effrayées, la police continue hélas de penser que c’est encore la faute à Voltaire.

Voltaire s’ennuie à Cirey, alors il décide rebâtir à sa convenance le château de sa très chère Madame du Châtelet, sans que la marquise en soit le moins du monde informée, bien entendu !

Elle découvre le pot aux roses en arrivant sur ses terres et convainc son philosphe préféré de regagner la capitale pour venir en aide au lieutenant général de police Hérault, un comble !

La police est bien embarrassée par une série de morts suspectes : on craint la peste et on demande à Voltaire le pestiféré de tirer l’affaire au clair. Accompagné de son fidèle et encombrant secrétaire, l’abbé Linant, de sa chère marquise, il regagne la capitale où son chemin va croiser une anglais qui tente de le convaincre d’émigrer à Londres, le naturaliste Buffon et son frère, le janséniste Armand Arouet, contrôleur des épices…

Il y a avait bien longtemps (près de 18 mois) que je n’avais pas retrouvé mon enquêteur du siècle des Lumières favori : Voltaire ! Quel bonheur une fois encore de plonger dans un roman signé Frédéric Lenormand, qui écrit et décrit à merveille ma période historique préférée entre toutes avec sa plume enlevée, drôle et érudite et Docteur Voltaire et Mister Hyde ne déroge pas à la règle.

Impossible de s’ennuyer en compagnie de cet auteur et de son héros, le plus célèbre philosophe du XVIIIe siècle, François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec la peste !

Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série dont j’ai déjà lus les cinq premiers opus : La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire, Crimes et condiments et Elémentaire mon cher Voltaire ! tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle. J’adore voir Voltaire, se débattant aux quatre coins de Paris, avec à ses trousses un anglais qui essaie par tous les moyens de le faire émigrer de force.

Elle me permet aussi de replonger dans la période historique que je préfère comme je vous le disais plus haut, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule. Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans ce sixième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs. Nous voici à nouveau embarqués dans une réjouissante aventure du philosophe le plus pétulant de l’histoire de France, plein d’esprit et de férocité pour ses contemporains, enquêteur égocentrique, jamais à court d’idées, mais toujours là pour faire éclater la vérité.

Frédéric Lenormand s’attaque à la médecine de l’époque, son incompétence flagrante étant mise en valeur par le possible retour de la peste à Paris. Docteur Voltaire, muni de son carnet empli de remèdes contre toutes les maladies, est sur tous les fronts pour tenter de savoir si la peste est bien de retour dans les rues de la capitale ou si les morts suspectes qui s’enchaînent sont le fait d’un tueur au mobile crapuleux !

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais elle est agréable à suivre et franchement j’ai beaucoup ri tout au long du récit.

C’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée, Lenormand connaît son Voltaire par cœur et c’est vraiment jubilatoire à lire. Si vous aimez les comédies policières, je ne peux que vous recommander Voltaire enquête !

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Un matin, en lisant le journal, Miss Marple apprend le décès d’une lointaine connaissance. Un notaire la contacte alors pour lui annoncer que M. Rafiel a l’intention de lui léguer une partie conséquente de son héritage, en échange d’une faveur posthume…
Dans une lettre pour le moins énigmatique, le défunt sollicite son flair légendaire pour résoudre une affaire de crime, sans lui donner plus d’explications, hormis le nom de code de l’enquête : Némésis.
En véritable incarnation de la déesse grecque de la vengeance et de la justice, et malgré son âge avancé, Miss Marple va mettre ses dons de déduction au service de feu M. Rafiel et découvrir peu à peu les détails de sa mission lors d’une excursion touristique à travers l’Angleterre.

Sainte-Marie-Mead. Assise dans son fauteuil, devant sa tasse de thé, Miss Marple lit son journal. Elle apprend lors que Mr Rafiel, dont elle avait fait la connaissance quelques mois plus tôt aux Antilles, vient de décéder.

Elle se souvient alors que l’homme d’affaires, déjà très malade, d’une grande probité et avec une haute idée de la justice, l’avait surnommé Némésis.

Quelques jours plus tard, le notaire de Mr Rafiel prend contact avec elle. Elle apprend alors avec stupeur que le défunt lui a légué 20 000 livres à condition toutefois qu’elle accepte la mission dont il la charge.

Intriguée par la demande de Mr Rafiel et bien qu’elle n’ait aucun indice pour savoir l’objet de son enquête, la vieille demoiselle accepte.

Il y avait près de trois ans que je n’avais pas lu un Agatha Christie, shame on me ! J’ai bien l’intention de réparer cette erreur en 2019 en expulsant de ma pal les titres de la reine du crime qui y croupissent depuis des lustres pour certains.

Némésis m’a donc permis de renouer avec Agatha Christie et l’un de ses personnages emblématiques, à savoir Miss Marple. Dans cet étrange et passionnant court roman, son héroïne a vieilli et nous la retrouvons qui coule de paisibles vieux jours dans son village de Saint-Marie-Mead alors qu’elle apprend qu’elle est légataire d’une généreuse donation à la mort d’un homme rencontré quelques mois plus tôt dans les caraïbes.

En échange, celui-ci lui demande à titre posthume de réparer une injustice… Miss Marple serait-t-elle réellement Némesis, déesse de la justice ?

Elle a vieilli certes mais sa longue expérience de la vie va en tout cas lui permettre, en partant de zéro, de résoudre un problème qui paraît insoluble et d’innocenter le coupable tout désigné d’une série de meurtres qui a eu lieu dix ans auparavant.

Une fois de plus, Agatha Christie nous propose une intrigue très inspirée avec une Miss Marple en déesse de la justice, un rôle qui lui va comme un gant !

L’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, avec des éléments très émouvants et un dénouement très surprenant et somme toute très réussi même si j’avais deviné certaines choses, la reine du crime m’a une fois de plus bluffée !

Une lecture très agréable et prenante malgré un rythme très lent, comme toujours avec Miss Marple, que je vous conseille si vous appréciez la vieille demoiselle.

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et son voisin est bien décidé à la faire déguerpir. Et puis, à peine arrivée, Kat est plongée dans un imbroglio mystérieux : une nurse disparaît et une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc.

Kat Stanford est antiquaire et une vedette de la télévision avec son émission consacrée aux vieux objets. Surnommée Raiponce en raison de son abondante chevelure blonde, elle décide de quitter le petit écran à la suite d’un article particulièrement virulent signé de la future ex-femme de David, son fiancé, lui aussi antiquaire.

Elle espère acheter une boutique avec sa mère, veuve depuis quatre mois. Mais lorsqu’elle contacte cette dernière, elle apprend qu’elle a revendu la maison familiale et s’est installée à quelques centaines de kilomètres de la capitale, dans un petit village du Devon nommé Honeychurch.

Kate tombe des nues et se rend immédiatement sur place pour découvrir que sa mère a acheté une véritable ruine sur le domaine du lord local. Le logis du Palefrenier lui a été vendu par la mère de ce dernier qui voudrait bien qu’elle déguerpisse. Comme Kat souhaite la même chose, elle est persuadée qu’elle va pouvoir lui faire entendre raison mais c’est sans compter la volonté de celle-ci qui entend bien rester malgré les coups bas de son voisin qui voudrait bien qu’elle aille voir ailleurs si l’herbe est plus verte !

C’est alors que la gouvernante russe du jeune lord disparaît sans laisser de trace…

Mystères à Honeychurch est le premier tome de Petits meurtres en héritage. Si, comme moi, vous aimez les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, cette toute nouvelle série signée Hannah Dennison a de grandes chances de vous plaire aussi !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture et l’accroche de M.C Beaton m’ont convaincue de le lire et je dois dire que je ressors de cette lecture totalement convaincue.

Le style de Hannah Dennison est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, tout comme le policier chargé de l’enquête, ils sont tous bien dessinés et on a plaisir à les découvrir et à les suivre tout au long de ce premier opus.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Mystères à Honeychurch et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver les protagonistes de cette enquête si une suite paraît.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Dimanche 24 octobre, New York. Anna, pédopsychiatre, est séparée de son mari Ed et de sa fille Olivia et vit seule dans sa maison de Harlem. Depuis dix mois, elle souffre d’agoraphobie sévère et suit un lourd traitement à base de bêtabloquants que lui a prescrit le Dr Fielding, chargé de sa psychothérapie.

Constamment en pyjama, avec une hygiène corporelle douteuse, elle s’abreuve de merlot et de vieux fils noirs à longueur de journée, quand elle ne s’adonne pas à sa passion des échecs sur internet ou joue les psy de service sur un forum pour les agoraphobes.

Anna trompe aussi son ennui en espionnant ses voisins à l’aide de son appareil photo mais aussi en faisant des recherches sur internet. Sa nouvelle cible est la famille Russel qui vient juste d’emménager en face d’elle : le père, la mère et un ado adorable.

Un soir, alors qu’elle les espionne, Anna est témoin du meurtre de la mère de famille et assiste impuissante à sa mort. Elle prévient néanmoins les secours mais lorsque la police arrive, personne ne manque à l’appel chez ses voisins. Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

La femme à la fenêtre est le premier roman de A.J Finn qui fait une entrée retentissante dans le monde du thriller psychologique ! Vendu dans 38 pays, encensé par Val McDermid, Gillian Flinn, Stephen King et Louise Penny, il va être adapté sur grand écran par la Fox.

Véritable page turner, ce roman se referme comme un piège sur son lecteur qui a bien du mal à le lâcher tant que la dernière page n’est pas tournée. Les chapitres, courts, sont bien rythmés, les rebondissements sont nombreux, le suspens monte crescendo, un twist bien vu (que j’avais deviné) et un dénouement inattendu, font que ce thriller bien ficelé, tient en haleine jusqu’au bout.

Outre l’intrigue policière, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman : l’enfermement physique et psychologique est bien mené tout au long du récit et on ressent formidablement bien tout ce que vit Anna, sa détresse, ses inquiétudes, ses angoisses, son agoraphobie, de ce point de vue je trouve ce thriller vraiment bien fichu.

J’ai également beaucoup aimé toutes les références à Hitchcock (mon réalisateur préféré) et aux vieux films noirs que l’héroïne se met en boucle, et notamment Vertigo, mon film préféré.

La femme à la fenêtre est un thriller psychologique addictif réussi, l’histoire n’est pas forcément innovante ou inoubliable mais elle est suffisamment efficace pour nous happer et nous faire passer un excellent moment. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, je pense qu’il vous plaira autant qu’à moi !

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour cette lecture palpitante.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 10/20

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

Hiver 1904, New York. Jemina Pitt, la fille de Thomas Pitt, le directeur des services secrets britanniques et de son épouse Charlotte, prend la mer pour rejoindre New York.

Avec elle, son amie Delphinia Cardew, qu’elle chaperonne jusqu’en Amérique, car la jeune femme y est attendue par l’associé de son père, dont elle doit épouser le fils cadet, Brent Albright.

La famille jouit d’une grande fortune et la jeune fille est folle amoureuse de son fiancé. Seule ombre au tableau, Maria Cardew, la mère de Delphinia, qui a quitté l’Angleterre alors que sa fille n’était qu’un bébé, et qui n’a pas bonne réputation.

Harley, le fils aîné de Rothwell Albright, craint que Maria ne fasse un esclandre à l’occasion du mariage et demande l’aide de Jemina…

Comme je vous le disais il y a peu, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël il y a seulement quelques jours de cela, lors de ma lecture de La disparue de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Jemina Pitt, que l’on a vu grandir de tome en tome et que j’ai été ravie de réellement découvrir à l’occasion de Un Noël à New York.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette jeune femme indépendante qui souhaite tout comme sa mère Charlotte faire un mariage d’amour et qui a d’autres préoccupations que sa toilette ou faire tapisserie dans les salons.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, bien malgré elle, puisqu’elle se retrouve accusée de meurtre. Heureusement pour elle, l’inspecteur Patrick Flannery, un irlandais ayant émigré aux Etats-Unis, la croît innocente et ils ne seront pas trop de deux pour se mettre dans les pas de la défunte afin de découvrir le mobile du crime.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine ici tout de suite l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de bonne famille qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, éternelles célibataires à la merci de leur frère ou de leur neveu, obligées de remplacer la maitresse de maison défunte, rôle fragile qu’elles devront laisser ensuite à l’épouse de leur neveu.

D’autres thématiques sont également abordées comme la guerre de Sécession, le chemin de fer clandestin qui permettait aux noirs de fuir les plantations, la fin de l’esclavagisme…

Contrairement à sa série des Pitt, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 3/20

C’est l’époque de Noël, et Vespasia, alors jeune fille pétillante de bonne famille, est invitée à passer un délicieux week-end à Applecross, en compagnie d’un petit groupe d’amis tous bien nés et habitués à mener une vie oisive et sans contrariété.
Mais un soir, pendant le dîner, une altercation éclate entre Isobel Alvie et Gwendoline Kimmuir. Lorsque les convives apprennent peu après le suicide de cette dernière, tous accusent en bloc Isobel, la jugeant coupable de cette mort.
La jeune femme n’a qu’un seul moyen d’expier sa faute : aller prévenir la mère de Gwendoline, qui vit en Écosse, du suicide de sa fille… Vespasia décide d’accompagner la jeune femme dans ce long voyage, et de découvertes en révélations sur la disparue, démêlera la vérité de cette sombre tragédie.

Hiver 1852, dans la campagne anglaise. Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités.

De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable lady Vespasia, pour la soutenir.

Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit faire pénitence et accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Ecosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen de son décès.

En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage semé d’embuches…

Vous l’ignorez peut-être mais Anne Perry est l’auteure de polars historiques que j’ai le plus lu, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais je ne connaissais pas ses fameuses histoires de Noël.

C’est désormais chose faite grâce à La disparue de Noël dans lequel elle nous dresse un portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie toute victorienne.

Dans ce court récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Lady Vespasia Cumming-Gould, personnage excentrique et mémorable si il en est, rencontré au fil de la série Thomas et Charlotte Pitt, une femme belle et intelligente de l’aristocratie, toujours vêtue de violet.

C’est l’un de mes personnages préférés de cette saga, j’ai donc été ravie de la retrouver ici même si dans cette histoire, ce n’est pas une veuve au crépuscule de sa vie que l’on suit, mais une jeune femme de trente-cinq ans qui vient de dire adieu à sa plus grande histoire d’amour.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de comprendre la jeune femme qu’elle était. Ici, elle se montre particulièrement fidèle en amitié, tout comme elle le sera dans le grand âge.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre fort bien les dégâts de l’exclusion sociale dans la société victorienne où tout repose sur les apparences : si Isobel refuse d’expier sa faute, elle sera mise au ban de la gentry, ce qui obligerait cette veuve de le rester car aucun homme ne voudrait unir son destin à une paria !

Contrairement à sa série des Pitt, point d’intrigue policière à proprement parler mais des découvertes et des révélations qui nous permettent de comprendre pourquoi la défunte a choisi de mettre fin à ses jours et que la responsable désignée, si elle a fait preuve de cruauté, n’est pas forcément si coupable que ça…

Une histoire grinçante et plaisante, dommage qu’Anne Perry nous abreuve de longueurs inutiles dans le périple des deux jeunes femmes, car le reste est épatant !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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A New York, au printemps 2008, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de son ami Harry, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?

A New York au printemps 2008, à l’heure où l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle qui va amener Barack Obama au pouvoir, Marcus Goldman, qui a connu le succès médiatique et critique avec son premier roman, peine à écrire le second tant attendu.

Son éditeur et son agent le harcèlent pour recevoir son manuscrit lorsque son ancien professeur d’université et ami, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus réputés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune fille disparue en 1975 et dont le squelette vient d’être retrouvé dans le jardin de sa propriété.

Convaincu de l’innocence de son mentor, Marcus se rend dans le New Hampshire pour mener son enquête…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert connaît un grand succès depuis sa parution en 2012. Couronné du Grand prix de l’Académie française et du Goncourt des Lycéens, il fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en ce moment même en cours de diffusion.

C’est à cette occasion que j’ai eu envie de sortir de ma pal le second roman de Joël Dicker qui attendait bien sagement son tour depuis près de deux ans et si cette lecture ne fut pas un coup de cœur, je ressors globalement séduite de cette belle brique.

Sous ses airs de thriller à l’américaine, le jeune auteur suisse nous offre un roman à tiroirs, véritable page turner qui nous tient en haleine de bout en bout. C’est à la fois un polar, une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature et le métier d’écrivain, sur le système judiciaire et sur les médias mais aussi une histoire d’amour.

C’est là pour moi où le bât blesse. Si l’intrigue policière et toutes les réflexions posées par l’auteur sont diablement intéressantes et tiennent en haleine comme je viens de le dire, l’histoire d’amour véritablement trop mièvre et pas suffisamment crédible, n’est pas ce que Joël Dicker a fait de mieux.

Heureusement ce n’est qu’une toute petite partie de l’histoire et c’est tant mieux car le reste est passionnant et à chaque fois que j’interrompais ma lecture, je n’avais qu’une envie : y retourner !

Joël Dicker sait ménager son suspens, il distille par petites touches des indices qui peuvent nous mettre la puce à l’oreille (ou pas) à l’intérieur de chapitres courts et intenses, qui nous embarquent tout de suite dans une histoire haletante qui peut sembler loin d’être originale au départ, mais la construction bien fichue, faite de flash backs entre 2008 et 1975, nous happe pour ne plus nous lâcher.

Marcus Goldman est un héros bien attachant, qu’on a plaisir à suivre dans ses réflexions et son enquête tout comme l’inspecteur Gahalowood. La galerie de personnages est bien dessinée, Harry Quebert en tête, et bien que les intervenants soient nombreux, on n’est jamais perdu, ce qui n’est pas une mince affaire il faut bien le dire.

Et de rebondissements en twists et révélations, que de surprises jusqu’au point final ! L’auteur m’a bluffée par ses fausses pistes tout au long de ces presque 700 pages et j’étais loin d’avoir tout deviné, ce que j’adore dans un polar, être surprise jusqu’au bout.

Un régal de lecture et ce n’est pas Belette qui va dire le contraire, vous pouvez retrouver son avis ici.

Et vous, avez-vous lu L’affaire Harry Quebert ? Vu son adaptation ?

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