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Posts Tagged ‘roman policier’

Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Anne Perry, née en 1938 à Londres, est aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays comme la reine du polar victorien grâce au succès de ses deux séries, les enquêtes du couple Charlotte et Thomas Pitt, et celles de l’inspecteur amnésique William Monk. Elle s’est depuis intéressée à d’autres périodes historiques telles que le Paris de la Révolution française (A L’ombre de la guillotine), la Première Guerre mondiale (la saga des Reavley), ou encore Byzance au XIIIe siècle (Du sang sur la soie). Anne Perry partage sa vie entre Inverness (Écosse) et Los Angeles.

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice, arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves.

La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison.

Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous ?

Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et je continue mon exploration de ses petits crimes de Noël, qui bien qu’ils soient moins bons que ses romans, sont mes petits plaisirs coupables de fin d’année.

Après La disparue de Noël, Un Noël à New York et La détective de Noël, place au Secret de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, j’ai eu le plaisir de retrouver Dominic Corde, le mari de la sœur aînée de Charlotte Pitt, assassinée lors du premier opus de la série consacrée aux Pitt.

Ici, c’est plus particulièrement sa nouvelle épouse, Clarice, qui est mise en lumière. Ce petit récit permet de la découvrir et de dessiner le portrait de cette jeune femme qui a quelques points communs avec Charlotte Pitt.

Eperdument amoureuse de son mari, qui va s’improviser détective lorsqu’elle découvre que le pasteur que son époux remplace n’est pas parti en vacances mais a été assassiné.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est le contexte historique, la société victorienne qu’elle dépeint comme personne et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur le tabou de cette époque : le divorce. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et notamment celles abandonnées par leurs époux.

Elle s’attarde également beaucoup sur la vie à la campagne et plus particulièrement celle des pasteurs et de leurs épouses et leurs rôles au sein de leurs communautés.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

– Je refuse ! s’écria Mariah Ellison, indignée. L’idée lui était intolérable.
– Je crains qu’il n’y ait guère le choix, dit Emily.
Elle portait une ravissante robe vert d’eau, avec de grandes manches à la mode et une jupe qui frôlait le sol. Avec son teint délicat de blonde, cette tenue la faisait paraître plus jolie qu’elle ne l’était, et d’avoir épousé un homme fortuné lui donnait des airs de grande dame, bien au-delà de sa condition.
– Mais si ! rétorqua Grand-maman en levant les yeux de son fauteuil. Il existe toujours un autre choix ! Au nom du ciel, pourquoi voudrais-tu aller en France ? Nous ne sommes plus qu’à huit jours de Noël !
– Neuf, corrigea Emily. Nous avons été invités à passer Noël dans la vallée de la Loire.
– Peu importe où en France ! De toute façon, ce n’est pas l’Angleterre. Il faut traverser la Manche. La mer sera agitée, et nous serons tous malades.

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille et son nouveau mari, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve.

La voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes.

Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joie de vivre et va finalement éprouver beaucoup d’amitié pour elle. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour.

Le médecin a beau avoir conclu à une mort naturelle Mariah Ellison, n’y croit pas : cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée.

Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter et se rend en cette veille de Noël dans la famille de la victime…

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt et j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël l’an dernier, lors de ma lecture de La disparue de Noël et Un Noël à New York.

Dans ce nouveau récit de Noël, La détective de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre de Charlotte Pitt que l’on croise à plusieurs reprises dans les romans de cette série.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette vieille femme, reine de la dissimulation. On découvre une femme âgée aigrie qui a beaucoup souffert dans sa vie conjugale et qui va se prendre d’amitié pour une femme à la trajectoire diamétralement opposée de la sienne.

On comprend sous la plume de l’auteure que Mariah aurait bien aimé s’affranchir des conventions sociales mais qu’elle en a été incapable, préférant endosser le rôle de parangon de vertu aux yeux de sa famille.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, persuadée que sa nouvelle amie a été assassinée par sa famille qui pourtant ne la côtoyait plus depuis plusieurs décennies.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine assez rapidement l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de la bonne société victorienne et malheur à celles qui sortent des sentiers battus et osent vivre une vie libre à une époque où la place de la femme était au foyer.

Contrairement à ses romans, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement un peu prévisible !

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Benoît Séverac est auteur de littérature noire et policière, adulte et jeunesse. Ses enquêtes reposent sur un contexte social décortiqué. Certains de ses romans ont été traduits aux États-Unis ou adaptés au théâtre. Il collabore à divers projets mêlant littérature et arts plastiques, photographie…

Toulouse, 1920. La Grande Guerre est achevée depuis deux ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s’étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange.

Lorsque deux meurtres perturbent l’équilibre de la ville, un seul homme, un inspecteur, traumatisé de guerre qui n’est plus apte aux sentiments, ose affronter la situation. Revenu traumatisé des tranchées, seul survivant de son unité, il survit plus qu’il ne vit depuis l’armistice.

Il ressemble davantage à un clochard qu’à un flic, passe ses nuits au bordel, s’enivrant dans l’alcool et les paradis artificiels pour oublier le jour où tous ses amis sont morts.

Mais ces deux décès vont lui donner un but car il en est persuadé : la mort à priori naturelle du notaire et le suicide du professeur de pathologie ont un point commun : l’École vétérinaire de Toulouse.

Seulement, la grande école connaît ses propres codes, ses propres règles. Parviendra-t-il à briser la chape de silence et à faire éclater la vérité ?

Vous le savez, les polars historiques sont mes péchés mignons et lorsqu’ils nous proposent une intrigue autour des rescapés des tranchées, je ne boude pas mon plaisir. C’est ainsi que Rendez-vous au 10 avril a fait son entrée dans ma PAL et en est rapidement ressorti tant j’étais curieuse de le découvrir.

Et autant vous le dire d’emblée, ce roman signé Benoit Séverac m’a beaucoup plu et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord son héros, dont on n’apprend l’identité qu’à la toute fin du roman. Rescapé de la Grande Guerre mais définitivement brisé par les combats et les actions qu’il a menée pour survivre.

Depuis la fin du conflit, il ne sait que faire de son existence, il n’a plus le goût de vivre. La guerre lui a tout pris : sa fiancée et sa vie d’avant à Alger et il est incapable de se reconstruire.

La guerre ne l’a pas tué alors il s’autodétruit en buvant du matin au soir et en s’injectant de la morphine dans les veines, le soir venu.

Un tel héros affligé du syndrome post traumatique comme on le dit depuis, est l’occasion pour l’auteur d’aborder les séquelles de la guerre et la difficulté pour les poilus de se réadapter à une vie normale après avoir passé pour certains d’entre eux, quatre ans à tuer.

Benoit Séverac met également en lumière ceux qui ont profité de la guerre pour s’enrichir et gravir les échelons de l’échelle sociale, en l’absence de rivaux potentiels, occupés à faire la guerre, certains ont amassé un bon pécule, occupant un poste qu’ils n’auraient jamais obtenu en temps de paix.

L’auteur nous montre également l’état d’esprit au lendemain de la première guerre mondiale : les vivants pleurent volontiers les morts mais n’ont que faire des rescapés inadaptés à toute vie sociale.

Le héros, détruit par le conflit, n’est à aucun moment pris en pitié par ceux qui sont restés à l’arrière pendant quatre longues années, il fait plutôt l’objet de moqueries et de mépris de la part de ses collègues et subalternes.

Benoit Séverac nous montre sans fard l’hypocrisie de la bonne société toulousaine, prête à tout pour garder ses petits secrets, surtout si ils sont inavouables.

L’intrigue policière se révèle classique et plutôt simple mais bien bâtie, j’ai eu plaisir à découvrir en même temps que l’inspecteur les tenants et les aboutissements de cette histoire. Quant au dénouement final, il m’a totalement surprise !

Si, comme moi, vous aimez les polars historiques et que vous vous intéressez à la première guerre mondiale et notamment à ses vétérans, je vous conseille ce titre.

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Paris, avril 1775. Suite à de mauvaises récoltes de blé, le prix du pain s’envole et certaines régions françaises souffrent d’une véritable famine, c’est la guerre des farines : le peuple a faim !

Louis XVI s’en moque et continue de s’affairer à ses passe-temps : la serrurerie et l’horlogerie. A Marie-Antoinette de remonter ses manches !

Et la solution est toute trouvée pour la reine : mettre la main sur un mystérieux trésor inca permettrait à la couronne d’acheter du pain à ses sujets.

Elle confie cette mission de confiance à ses deux agents préférés : Rose Bertin, sa modiste et Léonard Antier, son coiffeur.

Peu importe que Rose et Léonard ne se supportent pas, ils doivent une fois de plus faire contre mauvaise fortune bon cœur pour mettre la main sur le magot.

Mais gare à la malédiction qui frappe tous ceux qui s’approchent de l’or, ils passent vite de vie à trépas…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette Pas de répit pour la reine tant j’avais apprécié le premier opus de cette toute nouvelle série : L’enquête du Barry.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment hilarants.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : dégât des os, vol au-dessus d’une noix de coco, carabistouilles et vieille paperasse, pour ne citer qu’eux.

La toile historique est aussi très bien respectée, sous la plume de l’auteur, on comprend bien la crise des farines et la situation politique de l’époque, entre les conservateurs de la cour d’un côté et les progressistes de l’autre.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais lorsque le corbeau menace de s’en prendre à son fils chéri, il décide de faire appel à la police. Lorsque l’ultimatum prend fin, Deering et les policiers sont soulagés : l’auteur des missives n’a pas mis ses menaces à exécution…
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière stagiaire Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

Vous connaissez mon intérêt pour les romans policiers anglais et plus particulièrement pour les cosy mysteries, je ne pouvais donc que me jeter sur la première enquête de Loveday & Ryder : Le corbeau d’Oxford.

Cet opus plaira aux fans d’Agatha Christie, de Julia Chapman et de M.C. Beaton dont je fais partie, je suis tout à fait la cible visée par l’autrice et je me suis régalée à suivre ce duo attachant.

Les deux héros sont tout à fait antagonistes : d’un côté nous avons Trudy Lovely, la jeune stagiaire inexpérimentée, seule femme du poste de police, plutôt naïve mais néanmoins ambitieuse puisqu’elle caresse le vœu de devenir enquêtrice à une époque où la femme ne fait pas carrière dans la police, au grand dam qui souhaite vite la voir convoler en justes noces.

Elle va se révéler être une assistante précieuse pour le coroner puisqu’elle va savoir se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot pour faire avancer l’enquête.

Et de l’autre, nous avons le docteur Clement Ryder, ex chirurgien atteint de la maladie de Parkinson qui a du renoncer aux opérations pour devenir coroner. Nul ne sait que ce vieux briscard est malade et il est redouté par tous car il a l’oreille du maire et il est doté d’une intelligence remarquable.

L’intrigue policière est de facture classique mais néanmoins prenante, le suspens est bien dosé, les fausses pistes et les secrets fort nombreux et je me suis laissée bernée comme une débutante !

Tout au long de ma lecture, j’ai cherché le corbeau, accusé plusieurs protagonistes sans jamais arriver à mettre la main sur le coupable. J’adore quand l’auteur arrive à me balader et là je dois bien admettre que j’ai été servie.

Faith Martin m’a bien eue, j’étais totalement à côté de la plaque. Heureusement, ce ne fut pas le cas de Trudy et Clement qui ont trouvé la clé de l’énigme et brillamment réussi cette enquête.

Je retrouverai donc avec plaisir ce duo d’enquêteurs lorsque le tome 2 paraîtra en France, espérons que l’éditeur ait la bonne idée de ne pas nous faire attendre trop longtemps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Harper Collins noir pour cette lecture, j’ai adoré !

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Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, et Jeremiah, sont les deux premières enquêtes de Joseph Laflamme.

Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis à Montréal. Leur but : planifier une éventuelle reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires américaines.

Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux, une clé qui lui permettra de disposer d’une forte somme d’argent. Avant de partir à Washington, il la confie à sa maitresse Lola qui se la fait dérober.

Février 1892. Des Noirs montréalais sont sauvagement torturés et assassinés à la manière caractéristique de l’organisation sudiste américaine du Ku Klux Klan. Les victimes sont lynchées et pendues haut et court.

Le journaliste Joseph Laflamme, désormais célèbre et publié, va mettre son grain de sel dans cette affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand, chargé officiellement de l’enquête.

Avec la sœur de Laflamme, Emma, et le retraité de Scotland Yard, George MCCreary, ils vont se lancer sur la trace de Booth, l’assassin de Lincoln et sur les fondateurs du KKK et croiseront la route d’un personnage légendaire que l’on croit mort depuis 1882 et qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal…

Jeremiah d’Hervé Gagnon est le second volet de la série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle. J’avais beaucoup aimé au Printemps La légende de Jack et très hâte de découvrir sa suite que j’espérais toute aussi intéressante et addictive.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série, à ce jour il en reste encore quatre, car j’ai adoré cet opus tout autant que le premier.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! Jeremiah est un formidable polar historique qui nous entraine au cœur de Québec en 1892, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province, même si comme moi vous n’êtes guère intéressée par l’ésotérisme ou les loges, l’auteur n’est jamais ennuyeux.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet, le Ku Klux Klan est une organisation monstrueuse et ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on assiste aux sévices infligés à leurs victimes.

La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices, déchiffrer les codes imaginés par Booth, suivre le fil de cette chasse au trésor, enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa sœur.

Au-delà de l’intrigue et de la reconstitution historique de qualité, j’aime beaucoup les protagonistes de cette série : Joseph bien sûr mais aussi sa sœur Emma et son amoureux McCreary sans oublier Marcel Arcand, le très droit et honnête policier. On s’attache facilement à eux et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller Jeremiah et cette saga Joseph Laflamme. Si vous aimez le Québec et les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’onde, son avis ici !

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Juliette Sachs, diplômée en droit, est juriste en région parisienne. Vacances mortelles au paradis est son deuxième roman.

Une semaine aux Maldives tous frais payés, c’est le rêve ! Mais pour Alice, ce séjour n’a rien de paradisiaque… Cette célibataire qui frôle la quarantaine et aime un peu trop les mojitos, se retrouve coincée avec sa famille sur une île minuscule pour y célébrer le mariage de sa sœur cadette avec un riche héritier.

Entre sa mère qui cherche à tout prix à lui trouver un fiancé et un père qui retombe en adolescence avec sa nouvelle femme de vingt-cinq ans, Alice est à bout.

Et quand l’une des invitées est retrouvée assassinée peu après la noce, c’est vraiment le pompon ! D’autant que tout le monde a interdiction de quitter l’île tant que le meurtrier est en liberté.

Face à l’incompétence de la police locale, Alice décide de prendre le taureau par les cornes et de démasquer elle-même l’assassin. Plus facile à dire qu’à faire, car parmi la centaine d’invités, ils sont nombreux à avoir de vilains petits secrets…

Vacances mortelles est le second roman de Juliette Sachs qui le présente volontiers comme un cosy mystery à la française qui mélange humour, amour et suspense. Sa couverture estivale est une vraie invitation à la lecture et j’ai plongé dans cette histoire avec plaisir.

Comme vous le savez, j’adore les cosy mysteries anglais comme Agatha Raisin ou Les détectives du Yorkshire, ce titre avait donc éveillé mon intérêt. Ici changement d’ambiance et exit la campagne anglaise pour un cadre idyllique : les Maldives !

Mais soyons honnête, cette histoire pourrait se passer aux Seychelles ou à Tahiti sans qu’on le remarque car Juliette Sachs plante son décor dans un hôtel de luxe dont les protagonistes ne vont jamais sortir, on n’a donc jamais l’impression d’être aux Maldives, ce que je trouve un peu dommage,j’aurai aimé de profiter des charmes de cette île paradisiaque le temps de ma lecture !

L’histoire, comme souvent dans les comédies romantiques, est très prévisible : l’héroïne est volontiers gaffeuse, accro au mojito, a un meilleur ami dont elle est amoureuse (pour une fois ce n’est pas un gay !), qui l’a repoussé afin de préserver leur amitié mais Alice trouvera bel et bien l’amour, on est rassuré.

Vacances mortelles est présenté comme un cosy mystery mais pour moi, on est clairement dans une comédie policière où la romance et l’humour sont au premierplan. L’intrigue policière en elle-même tient en peu de pages et réserve assez peu de suspens pour les habitués des polars, les autres se régaleront davantage je pense.

Le style de Juliette Sachs est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour, l’auteure n’en manque pas même si parfois je l’ai trouvé un peu forcé.

Tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments cocasses notamment la partie de scrabble entre Alice, son père et sa jeune belle-mère.

Je déplore tout de même quelques clichés et poncifs qui m’ont fait lever les yeux au ciel : la mère envahissante qui veut à tout prix que sa fille se marie, la jeune belle-mère blonde et écervelée, le père qui se comporte comme un adolescent attardé, la jeune sœur parfaite en tout point qui épouse un bon parti, etc.

Une lecture néanmoins légère et fraiche, qui m’a fait passer un sympathique moment mais qui manque de profondeur et de suspens pour moi. Si vous recherchez une comédie romantique, c’est une lecture pour vous mais si vous êtes adepte des cosy mysteries, passez votre chemin !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture détente !

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