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Posts Tagged ‘roman policier’

Peu avant le voyage inaugural du Titanic, le couturier Paul Poiret donne une réception à la splendeur inégalée pour lancer sa ligne de parfums. Placée sous le signe de l’Orient, c’est « La Mille et Deuxième Nuit ». Parmi les invités, la fantasque comtesse russe Svetlana Slavskaïa, accompagnée de son secrétaire et confident Dimitri Ostrov, un jeune Juif qui a fui les Bolcheviks. La comtesse porte ses plus beaux atours, dont une extraordinaire rivière de diamants offerte par un admirateur. Mais au cours de la soirée, elle est retrouvée sans vie, probablement étranglée. Et le collier disparaît, presque sous les yeux de l’assistance…

Avril 1912. Paul Poiret, au fait de sa gloire, est sur le point de commercialiser sa ligne de parfum lovée dans de précieux flacons signés Lalique. Son lancement est prévu lors d’une des fameuses soirées qu’il sait si bien organiser : La mille et deuxième nuit.

Svetlana Slavskaïa, une fantasque comtesse russe, intime du couturier, fait bien sûr partie des invités triés sur le volet. Ce sera l’occasion pour elle de briller une fois de plus et de faire entrer dans le beau monde son cher Dimia, Dimitri Ostrov, son secrétaire et confident.

D’origine russe lui aussi, Dimia, de près de vingt ans son cadet, veille comme sur sa chère comtesse qu’il adule, ce qui n’est pas du goût d’Ivan, le fils de Svetlana. Et ce soir, il fera son entrée dans le costume de Nijinkski porté lors du ballet Shéhérazade. Poiret n’a pas fait dans la dentelle : harem, eunuques, femmes à demi nues, danseuses du ventre attendent ses convives.

Au petit matin, Dimia fait une macabre découverte, celle du corps sans vie de Svetlana, étranglée par sa rivière de diamants. Les suspects ne manquent pas et en premier lieu Dimia…

Passionnée par la Belle Epoque et les Ballets russes, Carole Geneix nous propose avec La Mille et Deuxième Nuit, son premier roman policier. Si l’histoire qu’elle nous raconte est fictive, le contexte historique est bien réel puisque Paul Poiret a bien évidemment existé et en cette année 1912, sa célébrité est à son apogée, il est la coqueluche du Tout-Paris et même des esthètes du monde entier.

Célèbre pour ses créations, Paul Poiret était surnommé « le magnifique » ou « The king of fashion » en Amérique, où ses modèles faisaient fureur, il a marqué l’histoire de la mode en la révolutionnant. Il était également fameux pour son amour des femmes et ses soirées grandioses qu’il donnait dans son hôtel particulier de l’Avenue d’Antin, et l’une des plus décadentes fut justement La mille et deuxième nuit en 1911.

Créateur de costumes pour Colette et pour les Ballets russes de Serge Diaghilev, sa maison connaîtra une fin prématurée en 1929, la crise balayant son luxe flamboyant et il décèdera à la fin des années 30 dans l’oubli et le dénuement.

Carole Geneix a la bonne idée de planter son décor en avril 1912, quelques jours avant le voyage inaugural du Titanic et pour moi qui suis fascinée par la Russie, par cette période de l’histoire, notamment pour sa mode et ses arts, cette lecture fut un réel bonheur.

J’ai adoré le contexte, les personnages et l’histoire que nous raconte l’auteure et même si la résolution de l’affaire ne m’a pas posé de problème, cela n’a en rien gâché le plaisir que j’ai pris à lire ce polar historique.

Il faut dire que sur le parpier, il avit vraiment tout pour me plaire comme je vous l’indiquais plus haut : j’aime beaucoup les créations de Paul Poiret, son goût de la démesure et de la fête, la Russie et les ballets russes, sans oublier le Titanic, qu’on croirait que Carole Geneix l’a écrit rien que pour moi !

D’un point de vue historique, c’est très réussi. L’auteure connaît la Belle Epoque sur le bout des doigts et nous rappelle le contexte dans lequel se situe son récit : une France plutôt antisémite encore marquée par l’affaire Dreyfus, aux prises avec les anarchistes de la bande à Bonnot, traqués par les brigades mobiles, dûment dotées des meilleurs véhicules et armes.

Les personnages, qui paraissent au premier abord quelque peu caricaturaux, sont en fait emblématiques de leur époque : d’un côté, les aristocrates oisifs qui s’adonnent à la vènerie et à l’antisémitisme, la police grandement corrompue et de l’autre, les artistes, forcément excentriques.

Il y a tout d’abord notre héros, Dimia, traumatisé par les pogroms de sa Russie natale, qui a grandi dans une riche propriété de la campagne. Un temps tenté par le bolchévisme qui le conduira dans une cellule du Tsar, il voue un culte à Svetlana, qui apparaît comme excessif mais qui le rend aussi très sympathique.

Svetlana, la victime, femme s’adonnant aux plaisirs artificiels, à la fois écervelée, égoïste et généreuse.

Igor, son fils, l’exact contraire de Dimia, jeune homme cruel et arriviste, détesté par sa mère et qui a bien du mal à trouver sa place au sein de la famille de sa femme, les Lansquenet.

Paul Poiret, le couturier riche et décadent, et sa moitié, Denise, qui ne veut plus de cette vie mais compte bien saigner son mari à blanc en guise de réparation.

Oriane, mannequin principal de Poiret, danseuse trop grande de l’Opéra de Paris, muse insaisissable du couturier.

Sans oublier le commissaire Champlain, aux idées empruntées à l’Alliance Française et l’inspecteur Bertholet qui cherche la vérité et faire avancer sa carrière.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré La mille et deuxième nuit et je vous conseille vivement ce roman noir rétro très réussi.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Entre les impressionnants piliers de granite du pont de Brooklyn, un réseau de filins d’acier quadrille l’espace. Tel un insecte pris au piège, le corps brisé de William Fawkes éclipse les premiers rayons du soleil. Un mot est gravé sur son torse mutilé : APPÂT.
Cette sinistre mise en scène n’est que la première d’une longue série. Tandis que les meurtres se succèdent de chaque côté de l’Atlantique, Emily Baxter, nouvellement promue inspecteur principal, et deux agents spéciaux américains vont devoir collaborer afin d’identifier l’architecte de cette toile diabolique…

New York, novembre. Des policiers de Brooklyn font une macabre découverte, celle d’un homme prénommé William Fawkes, accroché au pont de Brooklyn, tel un insecte pris dans une toile d’araignée. Ses os sont brisés et sur son torse, un mot a été gravé : APPÂT.

D’autres meurtres sont bientôt commis et sur les cadavres des victimes on retrouve toujours gravée la même inscription et sur ceux des bourreaux : MARIONNETTE. Qui tire ainsi les ficelles ?

FBI et CIA sont sur les dents et dépêchent au MET de Londres les agents Curtis et Rouche afin de rencontrer l’inspecteur principal Emily Baxter car tout concorde : ces affaires semblent reliées à Ragdoll et à son meurtrier Lethaniel Masse.

En l’asbsence de Wolf, son mentor aux abonnés absents, Baxter ne peut se fier qu’à son ancien coéquipier Edmunds, le seul homme en qui elle a entièrement confiance pour l’aider dans cette enquête…

Après avoir adoré Ragdoll, le premier roman de Daniel Cole, je ne pouvais pas laisser croupir dans ma PAL le second volume de cette trilogie mettant en scène Wolf et Baxter : L’appât.

Et une fois encore, l’auteur a su me ferrer dès les premières pages et il me fut impossible de reposer le roman avant le point final tant cette lecture fut addictive en diable.

Dès les premières pages, L’appât apparaît en effet comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le marionnettiste de Londres à New York, dans le sillage de Baxter, Rouche et Curtis qui vont le traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop bâclé à mon goût.

Avec les protagonistes du récit, je me suis laissée prendre au jeu, suivant les fausses pistes, échafaudant des théories qui se sont toutes révélées fausses, accusant des innocents et passant à côté du véritable coupable pendant longtemps.

Daniel Cole sait y faire pour monter son suspens crescendo et son écriture nerveuse, son rythme énergique, les rebondissements, les dialogues ainsi que la description rigoureuse de petits détails permettent au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Un petit bémol toutefois : l’absence de Wolf que j’espérais retrouver dans cet opus, Baxter n’étant pas mon personnage préféré. J’aurai également aimé que Edmunds soit un peu plus présent, je trouve dommage que ce personnage soit autant effacé alors qu’il a beaucoup de potentiel.

L’appât, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans le dernier volet de la trilogie à paraître l’an prochain.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante et à Claire pour m’avoir accompagné et dont vous trouverez l’avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C’est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.
Un orphelin.
C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… « 

Août 2000. Colin Remy est un adolescent qui passe ses vacances d’été dans un camp de vacances de Mornesay, une petite île au nord de Granville. Il n’est pas sur cette île par goût de la voile et des sports nautiques mais pour retrouver son père Jean Remy, archéologue amateur qui a disparu sur cette île dix ans auparavant.

C’est sur cette île que Colin a vécu les six premières années de sa vie, des années heureuses auprès de ses parents. Depuis, tout a basculé dans sa vie. Quelques jours après la disparition de son père, sa mère a péri dans un accident de voiture et depuis, il vit avec son oncle et sa tante dans un petit pavillon de la banlieue parisienne.

Une existence ennuyeuse sans amour ni tendresse. Persuadé que son père est toujours vivant, Colin part sur ses traces, aidé de Armand et de Madi, ses camarades de camp. Premier lieu à être visité par nos apprentis détectives : les ruines de l’abbaye où les parents de Colin ont autrefois mené des fouilles avant de perdre la vie.

C’est alors que s’évadent Nowakovski et Valerino de la prison de Mornesey. Le premier, est un dangereux braqueur, le second un petit fonctionnaire magouilleur sur le point d’être relâché. Sont-ils à la recherche du trésor de la Folie Mazarin comme l’était Jean Remy au moment de sa disparition ?

Sang famille est ma quatrième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin. Après le Jura, Le Havre et la Corse, place à Mornesey, une île anglo-normande fictive.

Michel Bussi plante le décor de cette intrigue policière dans une île certes imaginaire mais décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrir des lieux qui n’existe pas.

Cette île anglo-normande qui abritait de la fin de la Révolution jusqu’au milieu des années 1940 un bagne d’où partaient les hommes condamnés à Cayenne, est en fait peuplée de descendants de repris de justice et ne semble pas avoir usurpé son surnom d’île des brigands.

D’une quête de ses origines somme toute assez banale, l’aventure se transforme rapidement pour Colin et ses amis en une dangereuse enquête avec un mystérieux trésor, héritage du cardinal, La Folie Mazarin, et un juteux scandale immobilier avec modification du plan d’occupation des sols et pots de vin à la clé.

L’intrigue qui file à cent à l’heure, comme toujours dans les polars de Michel Bussi, se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme. Tour à tour, on dénoue l’écheveau de cette histoire grâce à Colin et à Simon Casanova, l’emploi jeune dévolu à la sécurité de l’île qui cogite aussi bien qu’un policier.

Cette intrigue policière justement, je l’ai trouvé bien ficelée même si le dénouement est un peu bâclé, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, cet opus publié en 2009 aux éditions des Falaises n’est pas un coup de cœur mais Sang Famille fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de cette île sur les pas de Colin et de cette chasse au trésor. C’est prenant et addictif à souhait, en bref un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande.

Lu avec Belette qui a aimé autant que moi !

Je ne peux que vous le recommander et je remercie les Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Greta est venue passer le week-end dans la maison de campagne de son amoureux Alex avec leur fille Smilla. Alors qu’ils partent explorer l’île en face de la maison, surnommée le Cauchemar, Alex et Smilla disparaissent.

Après plusieurs heures d’angoisse, elle signale leur absence à la police. Lors de sa déposition, l’agent lui apprend qu’elle n’est pas mariée ni mère de famille. Totalement abasourdie par cette révélation, elle retourne au chalet et perd peu à peu la notion du temps.

Au fil des heures, Greta a du mal à faire le tri entre réalité et fiction. Elle se livre au lecteur et on apprend que son père a connu une mort violente, alors qu’elle n’avait que 8 ans, dont elle se sent responsable et qu’elle vit une passion destructrice avec Alex, un homme marié particulièrement toxique dont elle ne sait comment se défaire.

Tout est confus dans l’esprit de Greta, est-elle une affabulatrice ? Victime d’hallucinations ?

Plébiscité par la critique et le public lors de sa parution en Suède, L’île des absents est le premier thriller de Caroline Eriksson qui nous plonge au cœur de la campagne suédoise et nous prend dans ses filets. Le format resserré et les chapitres courts installent une tension palpable, piégeant le lecteur à grand renfort de twists et de montée d’adrénaline.

L’auteure tisse bien son récit même si j’ai trouvé les fils un peu trop faciles à dénouer, j’ai préféré l’atmosphère, elle, très réussie, toute en irréalité et en angoisse, notamment grâce à la finesse de la construction psychologique et la réflexion documentée sur les traumas de l’enfance, des points que j’ai trouvé très intéressants.

Caroline Eriksson met la famille à l’honneur dans son récit : les relations conjugales toxiques, dominées par des pervers narcissiques qui humilient sans cesse leurs épouses par leurs liaisons adultères bien visibles mais surtout par la violence psychologique dont ils font preuve envers leur moitié.

Il est aussi beaucoup question des relations filiales : celles, difficiles, entre mères et filles, entre incompréhension et jalousies mais qui semblent incassables. Et celles entre les pères et leurs filles, dans l’adoration mutuelle.

Autant vous le dire, ce roman a ses adeptes et ses détracteurs, soit on aime soit on déteste, soit on rentre dans l’histoire soit on reste à la marge. Je ne suis pourtant dans aucun de ces deux cas, j’ai aimé suivre Greta et les thèmes qu’abordent l’auteure mais comme je n’ai pas le même vécu que les femmes qui habitent ce récit, j’ai eu du mal à me sentir concernée ni à m’impliquer, je me suis simplement laisser porter par les événements.

Pour autant, j’ai apprécié cette lecture que j’ai lu avec une certaine avidité, signe que c’est un thriller qui a su m’embarquer même si pour moi il est un peu trop mélodramatique et prévisible.

Julie, qui m’a fait l’amitié de partager cette lecture avec moi, a adoré et même eu un coup de cœur, je vous invite à lire son avis ici.

Un grand merci Anne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Quand Mme Shepherd vient voir Samson O’Brien à l’Agence de Recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un essaie de la tuer, le détective privé pense avoir affaire à une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il se demande s’il n’aurait pas dû prendre la chose un peu plus au sérieux…
Alors que Noël approche, Samson se lance dans une enquête qui l’oblige à renouer avec les habitants de Bruncliffe, ceux-là mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant et qui le traitent à présent comme un paria. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ?

Quelques jours avant Noël, à Bruncliffe. Deux clients viennent à l’Agence de Recherche des Vallons afin d’engager Samson O’Brien : Clive Knowles, propriétaire de la ferme de Mire End, vient de se faire voler son bélier de compèt et attend de Samson qu’il confirme le vol afin de toucher la prime d’assurance, Alice Shepherd est persuadée qu’il se passe de drôles de choses à la maison de retraite de Fellside Court et que quelqu’un cherche à la tuer.

Du côté de Delilah c’est le calme plat. L’agence matrimoniale ne gagne pas de nouveaux clients et elle peine à trouver des hommes pour sa prochaine séance de Speed Dating. Ses finances sont au point mort et comme un malheur n’arrive jamais seul, son ex-mari entend demander la garde de son braque, Calimero.

Comme elle a beaucoup de temps libre, elle convainc Samson de la laisser lui prêter main forte et de rechercher le bélier à deux. Le policier pense que les allégations de Alice Shepherd sont très fantaisistes mais lorsqu’elle est trouvée morte, sa belle assurance commence à se fissurer.

D’autant que quelques jours plus tard, Eric, un autre résident de la maison de retraite, est sauvé de la mort in-extremis par Arty, un ancien bookmaker, résident lui aussi de la maison de retraire, qui soupçonne la toute nouvelle directrice de ne pas être aussi honnête que ça…

Rendez-vous avec le mal est le second tome des Détectives du Yorshire, et comme j’avais beaucoup aimé le premier opus, Rendez-vous avec le crime, j’ai été ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs dans leur nouvelle aventure toute aussi réussie que la précédente.

Si vous aimez les un cosy misteries, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Si vous craignez que cette série soit du même acabit que la série Agatha Raisin que j’adore, il n’en est rien. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite même si j’ai trouvé l’identité du coupable bien avant la fin, cela ne m’a pas gâché mon plaisir pour autant, d’autant que l’auteure a choisi cette fois-ci la période de Noël pour planter son intrigue, un petit plus pour moi.

J’aime beaucoup l’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs.

J’ai également aimé les personnages : notre sympathique duo d’enquêteurs bien sûr mais aussi les résidents de la maison de retraite, des papys et des mamys pour la plupart pleins de charme.

Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le mal et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs du Yorshire dans leur nouvelle enquête à paraître en novembre.

Ma copinaute Claire qui m’a accompagné dans sa lecture a elle aussi aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar…

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds, direction le Norfolk. Notre Agatha va trouver refuge à Fryfam, un petit village où, si elle en croit les prédictions de sa voyante, elle va trouver le grand amour.

La bourgade est paisible mais sitôt notre détective amateur installée, un meurtre est commis : celui du propriétaire du manoir que l’on retrouve égorgé. Pas de chance pour Agatha et sir Charles, ils sont les dernières personnes à l’avoir vu vivant et surtout, l’ébauche de roman de Mrs Raisin colle en tous points à l’affaire…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine, Coiffeur pour dames et Sale temps pour les sorcières, il me tardait de retrouver cette chère Agatha Raison à l’occasion du 10è tome de la série, Panique au manoir, et une fois de plus je me suis vraiment régalée !

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête intéressante même si elle patine un peu, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule, toujours follement amoureuse de James, en dépit des mises en garde de Sir Charles et de Mrs Bloxby qui la supplient de tourner la page.

Dans ce nouvel opus réussi, j’ai retrouvé tout ce qui fait le sel de cette série que j’adore : l’humour so british qui fait toujours mouche, notre Agatha qui continue ses frasques pour notre plus grand plaisir et l’atmosphère de campagne anglaise toujours aussi sympathique, entre virées au pub, tea time et commérages en tous genres.

La galerie de personnages est toujours aussi savoureuse entre femmes au foyer délaissées par leur mari qui préfèrent passer leur soirée au pub avec la jolie Rosie, petits hobereaux ruraux qui en ayant fait fortune dans le milieu de l’artisanat, se prennent pour des aristocrates avec l’achat du manoir, les chasses et les toiles champêtres aux murs, des adultères en pagaille, ajoutez à cela des évènements mystérieux où les fées semblent de la partie, il y a matière pour Agatha à faire travailler ses petites cellules grises et nous aussi. En bref, on ne s’ennuie pas une seconde !

Cerise sur le gâteau : la présence de sir Charles, j’aime beaucoup le cynisme et le pragmatisme de ce personnage qui me fait bien rire. La fin du tome est surprenante et je n’ai qu’une hâte retrouver notre héroïne dans la suite de ses aventures.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour si vous ne la connaissez pas encore.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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