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Posts Tagged ‘roman policier’

Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Londres, lundi 24 mai 2010. Après quasiment deux mois de procès, c’est le jour des réquisitoires et du verdict pour Naghib Khalid, alias le tueur crématiste, et les quarante-six jurés.

L’homme, un musulman sunnite d’origine pakistanaise, est accusé de 27 meurtres en 27 jours, ce qui est fait le tueur en série le plus prolifique de la capitale anglaise.

Les victimes, toutes âgées entre 14 et 16 ans, ont été abruties de somnifères avant d’être brûlées vives. La plupart ont d’ailleurs été retrouvées le corps encore fumant.

L’inspecteur en charge de cette enquête, William Oliver Layton-Fawkes, surnommé ironiquement par l’acronyme Wolf, est persuadé que l’homme jugé est bel et bien coupable et lorsque le verdict innocentant Khalid tombe, il se rue dans le box des accusés pour le tuer.

Aussitôt mis à pied pour cette tentative de meurtre et Khalid libéré, on découvre alors une 28è victime et Khalid tombe pour meurtre, pris quasiment en flagrant délit.

Samedi 28 juin 2014, Wolf est réintégré. Le jour même, la police découvre un cadavre pas comme les autres dans l’immeuble dans face de celui de l’inspecteur. Surnommé Ragdoll, ce cadavre a été recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées entre elles par des points de suture.

Et, si les membres du corps vont être difficiles à identifier, la tête n’est pas inconnue pour Wolf : il s’agit de Naghib Khalid…

Ragdoll est le premier roman de Daniel Cole et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour l’ancien ambulancier anglais puisque l’ouvrage a été vendu dans une trentaine de pays et salué par la critique.

L’idée de départ, si elle me faisait un peu peur au début, m’a vraiment séduite, d’autant qu’on ne tombe pas dans le glauque ou la surenchère dans l’horreur. Daniel Cole nous propose une solide enquête policière, bien construite, et menée tambour battant.

Dès les premières pages, Ragdoll apparaît comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le serial killer que Wolf, Baxter, Edmunds, Finlay et Simmons vont traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop tiré par les cheveux à mon goût.

Avec les hommes et femmes du MET, on se laisse prendre au jeu, on suit les fausses pistes, on tente de percer les mystères et énigmes laissés par le tueur, on essaie de comprendre son mobile, ses motivations, on échafaude des thérories et on craint pour la vie de chaque victime menacée par ce tueur que rien ne semble arrêter.

L’écriture nerveuse de Daniel Cole, le rythme énergique du récit, les dialogues enlevés ainsi que la description rigoureuse de petits détails nous permettent de nous immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Ragdoll, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans L’appât, ça tombe bien il est déjà dans ma PAL !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante.

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Traumatisée après qu’une coiffeuse rancunière l’a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N’ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée … Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l’inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d’amour qu’Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Presque chauve suite à sa dernière aventure, Agatha Raisin s’installe dans la petite ville balnéaire de Wyckhadden, le temps de la repousse. Impossible pour elle de rester à Carsely et se montrer à James Lacey dans cet état !!

Sur les conseils de Daisy Jones, l’une des pensionnaires de l’hôtel dans lequel elle est descendue, Agatha fait appel aux services de Francie Juddle, la sorcière locale, qui lui vend une potion, censée lui redonner sa chevelure perdue.

Mais quelques heures plus tard, Mrs Juddle est retrouvée assassinée par Agatha. Très vite, notre détective amateur se met à soupçonner les résidents de l’hôtel, adeptes du scrabble et tous fichtrement mécontents de la sorcière.

Agatha va bien entendu vouloir démêler le vrai du faux et prendre bien malgré elle l’inspecteur Jimmy Jessop dans ses filets…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine et Coiffeur pour dames, il me tardait de retrouver notre bonne vieille Agatha, et je dois dire que Sale temps pour les sorcières m’a vraiment régalé, une fois de plus !

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds et direction le sud de l’Angleterre, dans une bourgade de bord de mer nommée Wyckhadden. Les habitants de Carsely laissent la place aux pensionnaires d’un grand hôtel qui s’adonnent à des parties interminables de scrabble, fréquentent les bals réservés au 3è âge, affectionnent les balades sur la jetée et les visites chez la diseuse de bonne aventure locale.

Cette chère Agatha Raisin se retrouve une fois encore au coeur d’une enquête à s’arracher les cheveux et James n’est pas là pour l’aider. Qu’importe, elle va faire contre mauvaise fortune bon cœur en s’associant avec l’inspecteur local qui va littéralement tomber sous son charme, au point de la demander en mariage.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête plus présente et aboutie, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles même si le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe, je ne l’avais pas vu venir et je crois bien que c’est la première fois.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule et particulièrement moche, touchée dans sa féminité par son absence de cheveux, d’autant plus que la voyante lui prédit un avenir sentimental désertique !

Tome après tome, rien n’est épargné à notre héroïne, décidément bien malmenée par les gens qui l’entourent, hommes ou femmes, elle en prend toujours pour son grade, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs.

Dans ce nouvel opus très réussi où l’humour so british fait toujours mouche, Agatha reste fidèle à elle-même avec son franc-parler et son grand cœur. Je m’attache de plus en plus à ce personnage et à cette série dont j’adore l’atmosphère.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais œil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !
Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah !

Samson O’Brien, un policier habitué aux missions d’infiltrations dangereuses, est de retour dans son village natal de Bruncliffe dans le Yorshire. Comme il n’y a pas laissé que de bons souvenirs, il fait face à l’animosité générale. Tous les habitants le détestent mais il entend bien ouvrir une agence de détectives, faute de mieux.

Et ça tombe bien, le local en dessous de l’agence matrimoniale de Delilah Metcalfe est libre comme l’air et la propriétaire a grandement besoin du montant du loyer pour maintenir son entreprise à flots.

C’est ainsi que Delilah va devoir endurer la fronde familiale pour avoir accepté Samson comme locataire. Le policier, autrefois meilleur ami de son frère Ryan tué en Afghanistan, s’est en effet mis la famille Metcalfe à dos en provoquant une bagarre lors du baptême de son filleul et en ayant été aux abonnés absents depuis le décès de Ryan.

Dès l’ouverture de son agence, la famille Hargreaves lui demande d’enquêter sur la mort de leur fils Richard qui se serait jeté sous un train au petit matin. L’homme, divorcé, avait pourtant des projets d’avenir et ses parents sont persuadés qu’il ne s’est pas suicidé.

En enquêtant, Samson découvre que deux autres hommes ont trouvé la mort ces dernières semaines et que tous trois avant en commun de s’être inscrits à l’agence matrimoniale de Delilah afin de trouver l’âme sœur…

Rendez-vous avec le crime est le premier tome des Détectives du Yorshire, un cosy mistery réussi, avec tout ce qui fait le charme de ce genre, porté par un duo d’enquêteurs original et attachant. Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Je pensais que ce roman serait dans la même mouvance que la série Agatha Raisin que j’adore et il n’en est rien, c’est tant mieux d’ailleurs. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite même si j’ai trouvé l’identité du coupable bien avant la fin, cela ne m’a pas gâché mon plaisir pour autant.

L’intrigue est plutôt longue à démarrer et comme c’est un premier tome ce n’est guère étonnant puisque l’auteure a besoin de nous familiariser avec le village de Bruncliffe, ses héros et les nombreux protagonistes de l’histoire que l’on sera sans doute amenés à revoir dans les prochaines enquêtes de Samson et Delilah.

J’ai aimé l’ambiance de ce village où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs.

J’ai également aimé les personnages : notre sympathique duo d’enquêteurs bien sûr mais aussi les personnages secondaires, pour la plupart pleins de charme. Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le crime et je ne peux que vous le conseiller si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo dans leur nouvelle enquête à paraître en juin.

Ma copinaute Claire qui m’a accompagné dans sa lecture a elle aussi aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Un garçon et une fille, dans une voiture lancée à travers la campagne enneigée. Il est absorbé par la route, elle est perturbée par des souvenirs brumeux, ainsi que par d’incessants appels provenant de son propre numéro. Parfois, ils parlent. S’aiment-ils ? Quelques heures plus tard, les voilà attablés face à leurs hôtes, ses parents à lui, dans une ferme reculée. La maison est glaciale, la mère se plaint d’entendre des voix, le couple stocke au sous-sol des peintures inquiétantes. Le fossé entre les deux amants se creuse, sous le poids de tous les non-dits. Et il y aussi cette angoisse, qui a point et ne cesse de grossir, jusqu’à ce que se produise l’innommable…

Quelque part dans la campagne enneigée du Canada. C’est l’hiver. Il fait nuit. Jack et sa petite amie roulent dans un certain silence. La jeune fille se pose beaucoup de questions sur leur relation et se demande si elle ne va pas rompre.

Lui, de son côté, est heureux de montrer la ferme où il a grandi et de présenter celle qui partage sa vie depuis sept semaines à ses parents. Dès leur arrivée, alors qu’elle est transie de froid, il lui fait faire le tour complet du propriétaire.

Elle trouve les lieux sinistres et cela ne va pas s’arranger lorsqu’elle va rencontrer les parents. Elle n’a alors qu’une hâte : en finir avec cette soirée et rentrer enfin chez elle…

Je sens grandir ma peur est le premier roman du canadien Iain Reid couronné par plusieurs prix, qui s’était jusqu’à alors fait connaître pour deux ouvrages de non fiction salués par la critique. Une fois n’est pas coutume ce titre n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL d’autant que les premiers avis tombés étaient dithyrambiques, ce qui a titillé ma curiosité.

Hélas, ce roman si particulier, n’était pas fait pour moi. Je ne dis pas que c’est un mauvais roman car il a des qualités indéniables mais je suis totalement passée à côté alors que j’attendais à aimer ce roman présenté comme distillant une angoisse obsédante, se resserrant tel un noeud coulant jusqu’à la toute dernière page.

Je m’attendais à un thriller psychologique hyper angoissant et pour moi ce ne fut pas le cas. Tout le trajet aller en voiture s’étire, se révèle plat et assez ennuyeux, un certain nombre de passages, notamment les dialogues, sont incompréhensibles et m’ont totalement perdue. Heureusement, l’angoisse démarre dès l’arrivée de nos héros à la ferme, mais on est déjà page 81 sur 208 !

Après, comme je le disais, il a aussi des qualités. Dès lors que l’angoisse s’installe, on commence à douter de tout et de tout le monde. On sent bien qu’il y a une embrouille et que l’auteur veut nous amener dans une certaine direction mais bien sûr, sans savoir laquelle.

On ne la devine qu’en toute fin et pour tout dire elle se révèle plutôt surprenante. Malgré ces points positifs, pour moi le négatif l’emporte : trop d’ennui, pas assez d’angoisse et surtout pas le moindre frisson, pas la moindre asphyxie à la lecture de ce roman.

Pour autant, je ne vous déconseillerai pas cette lecture car elle semble plaire aux autres lecteurs. Je sens grandir ma peur n’était tout simplement pas pour moi et je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. Petite déception donc !

Merci à Anne et aux Editions Presse de la Cité pour leur confiance.

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Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N’ayant plus rien écrit depuis, il s’apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d’Alexandre, un ami d’enfance.
Très vite, l’enquête révèle que la victime n’est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s’innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l’étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces…

Nîmes, un soir de déluge. Paul Bénévent, romancier à succès, n’arrive plus à écrire depuis le décès de son épouse trois ans plus tôt. Il est sur le point de se jeter du haut d’un pont lorsque de soudaines inondations dévastent la cité antique.

Il trouve refuge dans le café d’Ophélie lorsque son voisin le plus proche lui apprend par téléphone qu’il a découvert un corps sans vie devant chez lui et que la police a été prévenue.

Paul rejoint son domicile et découvre le cadavre de son ami d’enfance qu’il n’avait pas revu depuis une vingtaine d’années. Pour quelle raison Alexandre s’était-il retrouvé devant sa maison ? De quoi voulait-il l’entretenir ?

Lorsque le commandant Salinque lui apprend qu’Alexandre a été assassiné, Paul comprend qu’il doit retourner sur les traces de son passé, là où son père s’est donné la mort et où Alexandre et lui avaient trouvé une mystérieuse pierre noire…

Là où rien ne meurt est un très bon roman à suspens, plutôt atypique dans son genre, très prenant, qui ravira les amateurs de polars qui redoutent l’hémoglobine. L’enquête de Paul sur les vestiges de son passé est menée tambour battant par les deux auteurs Franck Calderon et Hervé de Moras, qui nous proposent une histoire écrite à quatre mains très efficace, émaillée de fausses pistes et de nombreux rebondissements.

La couverture très jolie au demeurant, est un peu trompeuse. Je m’attendais à une romance policière (cela existe-t-il d’ailleurs ??) et il n’en est rien. Si il y a bien une histoire d’amour, elle n’arrive qu’en toute fin et c’est bien l’intrigue policière qui au cœur du récit et c’est tant mieux car elle se révèle passionnante.

Paul va nous emmener sur les traces de Léonard de Meaulne et de son amante Louise, des astronomes et alchimistes fictifs du XVIIIè siècle qui s’intéressaient à la supernova observée par Tycho Brahe en 1572. On suit notre héros de Caussols, à Calern, de Nîmes à Prague, avec des tueurs à ses trousses.

Au fil du récit, les personnages se dévoilent et se révèlent plutôt complexes et bien dessinés par les auteurs, notamment le flic au grand cœur que j’ai adoré suivre.

Avec Paul et Louise, on observe les étoiles, on furète dans les rues de Prague, on se promène dans des cimetières oubliés à la recherche de fragments d’astéroïdes et de la vérité sur la mort d’Alexandre.

Un très bon moment de lecture que ce polar mâtiné d’ésotérisme et d’une touche de romantisme, j’espère que les auteurs ont prévu une suite, cette fois-ci avec Salinque en héros !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture addictive.

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