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Posts Tagged ‘roman policier’

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 3/20

C’est l’époque de Noël, et Vespasia, alors jeune fille pétillante de bonne famille, est invitée à passer un délicieux week-end à Applecross, en compagnie d’un petit groupe d’amis tous bien nés et habitués à mener une vie oisive et sans contrariété.
Mais un soir, pendant le dîner, une altercation éclate entre Isobel Alvie et Gwendoline Kimmuir. Lorsque les convives apprennent peu après le suicide de cette dernière, tous accusent en bloc Isobel, la jugeant coupable de cette mort.
La jeune femme n’a qu’un seul moyen d’expier sa faute : aller prévenir la mère de Gwendoline, qui vit en Écosse, du suicide de sa fille… Vespasia décide d’accompagner la jeune femme dans ce long voyage, et de découvertes en révélations sur la disparue, démêlera la vérité de cette sombre tragédie.

Hiver 1852, dans la campagne anglaise. Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités.

De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable lady Vespasia, pour la soutenir.

Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit faire pénitence et accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Ecosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen de son décès.

En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage semé d’embuches…

Vous l’ignorez peut-être mais Anne Perry est l’auteure de polars historiques que j’ai le plus lu, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais je ne connaissais pas ses fameuses histoires de Noël.

C’est désormais chose faite grâce à La disparue de Noël dans lequel elle nous dresse un portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie toute victorienne.

Dans ce court récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Lady Vespasia Cumming-Gould, personnage excentrique et mémorable si il en est, rencontré au fil de la série Thomas et Charlotte Pitt, une femme belle et intelligente de l’aristocratie, toujours vêtue de violet.

C’est l’un de mes personnages préférés de cette saga, j’ai donc été ravie de la retrouver ici même si dans cette histoire, ce n’est pas une veuve au crépuscule de sa vie que l’on suit, mais une jeune femme de trente-cinq ans qui vient de dire adieu à sa plus grande histoire d’amour.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de comprendre la jeune femme qu’elle était. Ici, elle se montre particulièrement fidèle en amitié, tout comme elle le sera dans le grand âge.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre fort bien les dégâts de l’exclusion sociale dans la société victorienne où tout repose sur les apparences : si Isobel refuse d’expier sa faute, elle sera mise au ban de la gentry, ce qui obligerait cette veuve de le rester car aucun homme ne voudrait unir son destin à une paria !

Contrairement à sa série des Pitt, point d’intrigue policière à proprement parler mais des découvertes et des révélations qui nous permettent de comprendre pourquoi la défunte a choisi de mettre fin à ses jours et que la responsable désignée, si elle a fait preuve de cruauté, n’est pas forcément si coupable que ça…

Une histoire grinçante et plaisante, dommage qu’Anne Perry nous abreuve de longueurs inutiles dans le périple des deux jeunes femmes, car le reste est épatant !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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A New York, au printemps 2008, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de son ami Harry, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?

A New York au printemps 2008, à l’heure où l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle qui va amener Barack Obama au pouvoir, Marcus Goldman, qui a connu le succès médiatique et critique avec son premier roman, peine à écrire le second tant attendu.

Son éditeur et son agent le harcèlent pour recevoir son manuscrit lorsque son ancien professeur d’université et ami, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus réputés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune fille disparue en 1975 et dont le squelette vient d’être retrouvé dans le jardin de sa propriété.

Convaincu de l’innocence de son mentor, Marcus se rend dans le New Hampshire pour mener son enquête…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert connaît un grand succès depuis sa parution en 2012. Couronné du Grand prix de l’Académie française et du Goncourt des Lycéens, il fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en ce moment même en cours de diffusion.

C’est à cette occasion que j’ai eu envie de sortir de ma pal le second roman de Joël Dicker qui attendait bien sagement son tour depuis près de deux ans et si cette lecture ne fut pas un coup de cœur, je ressors globalement séduite de cette belle brique.

Sous ses airs de thriller à l’américaine, le jeune auteur suisse nous offre un roman à tiroirs, véritable page turner qui nous tient en haleine de bout en bout. C’est à la fois un polar, une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature et le métier d’écrivain, sur le système judiciaire et sur les médias mais aussi une histoire d’amour.

C’est là pour moi où le bât blesse. Si l’intrigue policière et toutes les réflexions posées par l’auteur sont diablement intéressantes et tiennent en haleine comme je viens de le dire, l’histoire d’amour véritablement trop mièvre et pas suffisamment crédible, n’est pas ce que Joël Dicker a fait de mieux.

Heureusement ce n’est qu’une toute petite partie de l’histoire et c’est tant mieux car le reste est passionnant et à chaque fois que j’interrompais ma lecture, je n’avais qu’une envie : y retourner !

Joël Dicker sait ménager son suspens, il distille par petites touches des indices qui peuvent nous mettre la puce à l’oreille (ou pas) à l’intérieur de chapitres courts et intenses, qui nous embarquent tout de suite dans une histoire haletante qui peut sembler loin d’être originale au départ, mais la construction bien fichue, faite de flash backs entre 2008 et 1975, nous happe pour ne plus nous lâcher.

Marcus Goldman est un héros bien attachant, qu’on a plaisir à suivre dans ses réflexions et son enquête tout comme l’inspecteur Gahalowood. La galerie de personnages est bien dessinée, Harry Quebert en tête, et bien que les intervenants soient nombreux, on n’est jamais perdu, ce qui n’est pas une mince affaire il faut bien le dire.

Et de rebondissements en twists et révélations, que de surprises jusqu’au point final ! L’auteur m’a bluffée par ses fausses pistes tout au long de ces presque 700 pages et j’étais loin d’avoir tout deviné, ce que j’adore dans un polar, être surprise jusqu’au bout.

Un régal de lecture et ce n’est pas Belette qui va dire le contraire, vous pouvez retrouver son avis ici.

Et vous, avez-vous lu L’affaire Harry Quebert ? Vu son adaptation ?

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent ! Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

27 mars 1956, comté de Leysin, Suisse Romande. Le biographe apporte le résultat de son travail à son commanditaire, un vieil homme prénommé monsieur Louis. Le narrateur commence alors sa lecture qui nous emmène dans le passé de monsieur Louis.

4 décembre 1888, Louis Bertillon intègre la Sûreté de Paris dirigée par Marie-François Goron. Le jeune homme fortuné et naïf est nommé adjoint de l’inspecteur principal Eudes Anatole-Faust Lacassagne qu’il admire beaucoup.

Ce personnage imposant par sa stature et ses méthodes, appréciant particulièrement le silence et ne ressentant aucune sensation, est surnommé par ses détracteurs « La Castagne » et par ses admirateurs « Le Khan », en raison de ses méthodes expéditives et musclées. Dormant très peu, il sillonne la capitale nuit et jour grâce à ses longues enjambées et vient au secours de ceux qui en ont besoin.

Le duo est chargé d’une première enquête : retrouver la dépouille disparue de Lucien Gaulard, un inventeur, laissant son épouse aux abois et nos enquêteurs dans l’incompréhension, d’autant plus que d’autres dépouilles viennent bientôt à disparaître, qu’elles ont tous en commun d’avoir été amputées d’un doigt et que l’on retrouve des chrysanthèmes noirs, fleurs du Japon rarissimes à Paris, en leurs lieux et places.

Comme si ça ne suffisait pas, l’enquête de Lacassagne et Bertillon est sans cesse parasitée par les coups bas de la police municipale…

La 25è heure est le premier tome d’une duologie dont le second volume, Le chrysanthème noir, est à paraître en janvier aux éditions Libretto. A la fois polar historique, fantastique et steampunk, cet opus s’est révélé une bonne surprise et une agréable lecture bien que l’auteur nous abreuve de longueurs dont je me serai bien passée.

L’intrigue met du temps à se mettre en place et on entre vraiment dans le vif du sujet vers la page 200. Feldrik Rivat nous plonge doucement dans l’ambiance et l’univers qu’il a créé pour cette histoire et nous permet de nous familiariser avec les différents protagonistes du récit, notamment ses deux personnages principaux : Eudes Anatole-Faust Lacassagne et Louis Bertillon.

Ce duo rappelle d’ailleurs un autre duo d’enquêteurs célèbre : Holmes / Watson avec la figure du héros froid, distant et brillant accompagné de son acolyte faire-valoir qui lui voue une admiration sans borne.

L’intrigue est efficace, foisonnante et se révèle passionnante à suivre avec un suspens savamment distillé, de nombreux rebondissements et on croise des personnages et des lieux célèbres comme Georges Méliès, Nadar, Auguste Bertillon…

Les amateurs de polars historiques ne pourront qu’être séduits par l’intrigue mitonnée par l’auteur, très documentée, tout comme les lecteurs de steampunk et de fantastiques puisque Rivat intègre au fil du roman petites touches empruntant à ces deux genres.

Le style de l’auteur est en revanche loin d’être fluide, il s’avère ampoulé et un peu lourd, sans doute un hommage aux romans du 19è siècle, ce qui n’était pas nécessaire de mon point de vue car l’univers créé par Feldrik Rivat nous plonge dans l’ambiance sans avoir besoin d’en rajouter. Il m’a fallu du temps pour m’y habituer et j’arrivais rarement à lire une centaine de pages d’affilée, ma lecture s’est donc étalée sur une semaine, ce qui ne m’arrive jamais !

Pour autant, j’ai été séduite par ce premier volume et je me procurerai la suite dès qu’elle sera disponible car j’ai hâte de connaître le dénouement de cette enquête et ce qu’il va advenir de nos deux héros que nous laissons dans de sales draps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Libretto pour cette découverte.

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Londres, 1880. Huit ans avant que Jack l’Eventreur sévisse à Whitechapel, la peur avait un autre nom… Alors que les corps de deux prostituées ont été dé couverts dans le quartier voisin de Limehouse, la rumeur se répand qu’un Golem, figure mythique de la tradition hébraïque, erre dans les rues de la ville en quête de nouvelles victimes.
Ce qui n’empêche pas une troupe de théâtre de continuer à se produire dans les cabarets. Parmi les comédiens, Elizabeth et Dan Leno, adepte du travestissement.
Lors d’un spectacle, John Cree, bourgeois érudit et écrivain insatisfait, tombe sous le charme d’Elizabeth, qu’il épouse. Quelque temps plus tard, on retrouve le corps sans vie de John. Son journal intime révèle qu’il serait le mystérieux Golem. Mais sa femme semble, elle aussi, dissimuler bien des secrets…

Londres, 1880, quartier de Limehouse. Deux prostituées sont sauvagement assassinées et mutilées, puis, c’est au tour d’un érudit juif de connaître le même sort.

La rumeur se répand que l’auteur de ces meurtres est un golem et qu’il erre dans la ville à la recherche de nouvelles victimes, ce qui n’empêche pas les londoniens de sortir la nuit.

Le journaliste et dramaturge raté John Cree est bientôt retrouvé sans vie, vraisemblablement empoisonné. Sa femme Elizabeth, ancienne artiste de cabaret et adepte du travestissement est arrêtée pour son meurtre mais on retrouve le journal intime du défunt et à sa lecture, il semblerait qu’il soit le mystérieux Golem…

Vous savez combien j’aime les polars historiques qui ont pour cadre la capitale anglaise au temps du règne de Victoria, ce titre avait donc rejoint ma wish list dès sa parution en janvier et lorsque Belette m’a proposé de le lire avec elle, j’ai volontiers accepté et l’ai acheté à cette occasion.

Malheureusement pour moi, je suis totalement passée à côté de Golem, le tueur de Londres. L’auteur, si il connaît indéniablement bien cette époque et retransmet avec justesse cette atmosphère particulière, cela n’a pas suffi à éveillé mon intérêt.

Autant vous le dire d’emblée, avec ce roman de Peter Ackroyd, j’ai été prise dans le fog et je n’en suis jamais sortie. Je n’ai rien compris à l’intrigue, je n’ai pas aimé les personnages, et encore moins la narration pour le moins alambiquée que l’auteur a choisi.

Le récit se déroule à plusieurs voix et c’est un aspect que j’aime beaucoup en général sauf que là, ça n’a pas du tout marché avec moi : on passe du journal intime de John Cree aux interrogatoires d’Elizabeth lors de son procès, puis le récit d’Elizabeth, qui nous retrace son existence de sa prime jeunesse jusqu’à ce qu’elle devienne artiste aux côtés de Dan Leno, qui a réellement existé. Et ainsi de suite : on revient au journal, aux interrogatoires, à la narration d’Elizabeth…

Les meurtres à proprement parler tiennent en quelques pages, l’intrigue policière passe clairement au second, voire au troisième plan, quant à l’inspecteur Kildare censé mener l’enquête, il est relégué au simple rang de figurant.

L’auteur intègre son récit plusieurs personnalités ayant existé, j’ai déjà cité Dan Leno, l’un des grands artistes comiques de cette époque, mais on croise également Karl Marx, Thomas de Quincy, abondamment cité pour son célèbre De l’Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

L’auteur a pioché dans différents genres pour écrire son intrigue (polar, fantastique, historique) et malgré une quatrième de couverture alléchante, je n’ai absolument pas été convaincue par ce titre, au point que je l’ai abandonné arrivée aux 2/3 du récit.

Je ne m’étendrai donc pas plus longtemps sur cette lecture ratée de mon point de vue mais je vous invite à aller lire l’avis de Belette, diamétralement opposé au mien, peut-être vous donnera-t-elle envie de lire Golem, le tueur de Londres !

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Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben Ross ne trouve aucun témoin. De son côté, sa femme Lizzie tente d’étouffer un scandale : Edgar Wellings, un ami de la famille, souffre d’addiction au jeu. Mais le pire reste à venir : Wellings semble être le dernier à avoir vu Mme Clifford vivante… Et que penser de son excellente raison de la tuer ?

Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu’elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu’elle est passée de vie à trépas.

Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. Le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s’en remettre au Yard. Le lendemain matin, l’inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l’enquête.

Après les constatations d’usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n’est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.

Wellings n’est pas un inconnu pour Ross puisqu’il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l’enquête…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu’à découvrir Le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j’aime tant, portée par l’intrigue policière proposée par l’auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m’a pas empêché de trouver le fin de mot de l’histoire avant le point final.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.

Sans oublier de l’autre coté de l’échelle, les plus pauvres qui doivent trimer à la tâche pour quelques pennies, à la merci des hospices dès lors qu’elles ne peuvent plus travailler ni être assez jolies pour finir sur le trottoir.

Une bonne pioche donc que ce sixième volume et une série que je compte poursuivre si toutefois l’auteure se décide à sortir un septième opus et que je vous encourage à lire à votre tour si ce n’est déjà fait.

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Sur les terres de légendes et de mystères du Limousin, lors d’une procession religieuse, un pénitent s’effondre. Le prêtre qui accompagnait sa démarche de repentance est également retrouvé poignardé et crucifié.
Archéologues et francs-maçons, Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec réalisent rapidement qu’il s’agit de crimes rituels aux racines ancestrales. Leur enquête les conduit sur les traces de L’Aube Dorée, une société secrète très ancienne… et particulièrement dangereuse.
De la Grèce antique aux rues de Londres hantées par Jack l’Éventreur, en passant par l’Allemagne nazie, toutes les époques troublées semblent porter la marque de L’Aube Dorée. Un ordre de plus en plus puissant qu’il faut absolument arrêter avant qu’il ne soit trop tard…
Un ordre secret et sanguinaire. Un complot pour le pouvoir absolu.

Londres, 1888. Lorsque le secrétaire d’une loge maçonnique est assassiné dans une maison close de Whitechapel, le vénérable Woodcock demande à Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling et Oscar Wilde d’enquêter discrètement.

Leur piste les mène jusqu’à une étrange obédience secrète, l’Aube dorée, qui rassemble des francs-maçons, des militantes féministes, et surtout, des occultistes racistes et dangereux.

Au même moment, l’horreur se déchaine à Whitechapel : un meurtrier exécute des prostituées avec une sauvagerie peu commune, signant ses crimes du pseudonyme de Jack l’Eventreur. Le quartier est au bord de l’insurrection, et si c’était justement le but des adeptes de l’Aube dorée ?

2002, près de Limoges. Les archéologues Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec assistent à une procession où un pénitent est assassiné ainsi qu’un prêtre, retrouvé crucifié.

Ils commencent alors à enquêter sur une série de meurtres qui touchent de près la famille de la défunte femme de Pierre et se retrouvent sur la piste de l’Aube dorée, censée être dissoute depuis 1892…

Avec Le complot de l’aube dorée Jean-Luc Aubarbier nous propose un thriller maçonnique. Romancier et historien des religions, l’auteur est membre d’une obédience maçonnique française de rite écossaise, dont il sera beaucoup question ici.

Je vous avoue que la franc-maçonnerie n’est pas ma tasse de thé mais c’est la promesse d’un récit à double temporalité qui m’intéressait ici. L’enquête policière est bien construite et foisonnante, on alterne sans cesse entre présent et passé et vous vous doutez que c’est bien évidemment les passages ayant pour cadre la capitale anglaise au temps des crimes de Jack l’Eventreur qui m’a surtout séduite, d’autant que je pouvais mettre mes pas dans ceux de Arthur Conan Doyle et d’Oscar Wilde.

Deux histoires parallèles haletantes et plutôt passionnantes donc avec dans le présent, une mise en lumière des mythes, du folklore et des légendes du sud-ouest et dans le passé un course contre la montre afin de mettre la main sur le tueur en série le plus célèbre de l’Histoire.

Au-delà de l’aspect thriller du récit, l’auteur s’est servi de deux ouvrages du XIXè siècle pour bâtir son intrigue : Dracula de Bram Stoker et La race à venir d’Edward Bulwer-Lytton. Jean-Luc Aubarbier jette un pont entre le célèbre vampire Dracula et Jack l’Éventreur. A l’en croire, le romancier irlandais connaissait la véritable identité du tueur et le roman serait truffé d’indices permettant de découvrir qui se cachait sous ce pseudonyme.

Ainsi, les personnages du Dracula ne seraient autre que Arthur Conan Doyle, Rudy Kipling ou Oscar Wilde ! N’ayant jamais lu ce grand classique de l’épouvante, je me suis sentie un peu perdue par moment mais cela a attisé mon envie de le découvrir un jour prochain.

Vous l’aurez compris, si j’ai beaucoup apprécié mon immersion en 1888, la partie contemporaine m’a nettement moins intéressée, trop plate et un peu trop tirée par les cheveux à mon goût même si elle se lit sans aucune difficulté.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

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Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Comme chaque week-end, Nora quitte Londres pour retrouver sa sœur installée dans la campagne anglaise. A son arrivée, un peu plus tardive que d’habitude, elle est surprise de ne pas découvrir sa sœur qui l’attend sur le quai et se rend chez elle.

Là, elle trouve Rachel gisant dans une mare de sang, attachée à son lit. Près d’elle se trouve le corps sans vie de son chien dressé à l’attaque. En état de choc, elle est incapable de retourner à sa vie d’avant et décide de rester afin de mener sa propre enquête.

Totalement à la dérive, elle pense en effet que l’assassin de sa sœur est l’homme qui l’avait attaqué plusieurs années auparavant, une agression demeurée impunie et elle est persuadée qu’il habite dans ce petit village.

Mais connaissait-elle réellement sa sœur ? Cette quête va la mener près de l’abime…

L’assassin de ma soeur est le premier roman de Flynn Berry, couronné du prestigieux prix Edgar du premier roman et optionné par la Paramount pour être adapté.

Je vous avoue que je ressors mitigée de cette lecture même si j’ai été totalement surprise par le dénouement de cette histoire dont je pensais tenir les tenants et aboutissants, au point de le penser cousu de fil blanc, ce qui s’est avéré faux.

Tendu de bout en bout, riche en retournements de situations et fausses pistes, ce roman psychologique est porté par une héroïne que je n’ai pas aimée du tout, c’est là où le bât blesse car on suit ses raisonnements et son enquête sans la lâcher une seconde, de la première à la dernière page, forcément comme j’avais du mal à la supporter, cela m’a posé problème.

C’est bien dommage car l’autrice aborde avec ce récit des thématiques très intéressantes comme le deuil, le poids des traumatismes et la puissance des liens du sang. Le meurtre de Rachel va faire vaciller la vie et la raison de Nora au point de l’amener à harceler l’homme qu’elle croit coupable et détruire son existence.

L’intrigue proposée par Flynn Berry est bien construite et efficace, son dénouement est surprenant, pour autant je n’ai pas réussi à m’impliquer ni à me passionner pour cette histoire au demeurant assez banale. C’est véritablement la personnalité de l’héroïne qui m’a posé problème, je n’ai eu aucune empathie envers elle, c’est sans doute ce que cherchait l’autrice mais cela m’a déstabilisée.

Tout comme le rythme du récit bien trop lent à mon goût. L’autrice prend tellement de temps à mettre en place son intrigue qu’elle a du mal à décoller et il faut vraiment prendre son mal en patience avant de s’intéresser réellement à l’histoire.

Je pense que j’attendais trop de ce roman, d’où ma petite déception même si le dénouement comme je le disais surprenant relève ma note, il ne restera pas dans mes annales.

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour leur confiance.

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