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Posts Tagged ‘roman urss’

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois

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Moscou, 24 juin 1945. La Russie est en liesse. L’ennemi nazi est vaincu. Mais Sérafima s’en moque. L’adolescente ne pense qu’à son amour secret et à ses amis, les membres du Cercle Pouchkine. Jeunes, insouciants, épris de littérature, ils ont passé un pacte : vivre pour l’amour et le romantisme.

Soudain, deux coups de feu retentissent. Sur un pont proche du Kremlin gisent les corps de deux lycéens, signataires du Cercle… Emportés dans la tourmente d’une chasse aux sorcières menée par Staline lui-même, Sérafima et ses camarades trouveront-ils une autre issue que la trahison ? heart_4le-cercle-pouchkine-simon-montefiore

Moscou, 24 juin 1945. En marge de la grande parade organisée par Staline et son régime pour fêter la victoire sur l’ennemi nazi, Rosa et Nicolacha, deux jeunes gens, enfants de cadres du Parti, sont retrouvés morts par balle.

Ils appartenaient avec une poignée d’autres lycéens de l’école 801, qui accueille le gratin moscovite, au cercle Pouchkine créé sous l’impulsion de Bénia Golden, leur professeur de littérature, récemment libéré de son exil.

Ces jeunes exaltés, romantiques en diable, jouent à un jeu fort dangereux puisque le romantisme est interdit, taxé de bourgeoisie et lorsque le journal du cercle tombe entre les mains de la police, la machine à broyer stalienne s’emballe…

Sashenka avait été ma première rencontre avec Simon Montefiore, ce roman bouleversant sur le destin d’une femme et à travers elle, celui de la Russie basculant dans le stalinisme, fut une lecture pleine d’émotion.

Ici aussi, l’émotion est au rendez-vous puisque Simon Montefiore nous plonge à nouveau dans la capitale russe au lendemain de la seconde guerre mondiale où Staline règne d’une main de fer.

Les grandes purges sont loin mais la population comme les caciques du régime vivent dans la crainte du maître absolu qu’est Joseph Staline et les exécutions de traitres sont encore légion.

En prenant pour point de départ un cercle de poésie et une histoire d’amour, l’auteur nous dévoile les absurdités du système soviétique : accusations délirantes, arrestations, interrogatoires, suspicion de putschs…

Le roman nous plonge dans les profondeurs de la terrible Loubianka, la prison de la capitale de funeste mémoire où tant d’hommes, de femmes et d’enfants ont été broyés par la machine soviétique.

Cette plongée au coeur de la Russie stalinienne, si elle se révèle passionnante, est aussi effrayante. On craint pour la vie des membres du cercle Pouchkine, de simples lycéens adeptes de poésie et de jeux innocents, accusés d’avoir voulu renverser le régime et qui vont connaître les geôles moscovites et les interrogatoires musclés, en dépit de leur jeune âge, avec le peloton d’exécution en ligne de mire.

Comme dans Sashenka, l’auteur nous décrit avec justesse le climat de terreur qui régnait sous Staline, à tel point que même les cadres les plus irréprochables du parti, y compris les membres du gouvernement, avaient peur de se faire dénoncer et fusiller pour la moindre vétille.

Cette peur transparaît et on craint tout au long du récit pour la vie de nos jeunes héros terriblement sympathiques et attachants. Pour tout vous dire je l’ai lu partagée entre l’envie et la peur de continuer ma lecture, l’envie car le sujet est passionnant et la plume de l’auteur très addictive et la peur de voir ces jeunes gens condamnés à mort, l’ambiance devient pesante et anxiogène par moment et franchement j’ai adoré cette lecture pleine de suspens.

Le cercle Pouchkine est un roman très bien documenté, qui met en scène certains personnages ayant réellement existé et s’inspirant d’une affaire similaire ayant eu lieu dans les années 30.

Prenant, haletant, réaliste sur l’URSS et sur les méthodes de gouvernance de Staline, il se révèle passionnant à lire et si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous le conseiller et pour ma part, je vais continuer ma découverte de Simon Montefiore.

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Un paysan appelé Vania poussait une barque entouré d’enfants. Il est mort d’un arrêt du cœur, là, quelque part dans l’herbe. Les enfants ont grandi en exil, sous d’autres nationalités. Ils sont devenus français, anglais, américains. La plupart ne sont jamais revenus en Russie.

 Aionå˜^>–AA5eeàøé>8fBauteur-éditeur-pagesPetite pause dans la sélection ELLE et grand retour de la Russie sur le blog, ça faisait longtemps, à travers ce beau et nostalgique roman d’Anne Wiazemsky. La petite-fille de François Mauriac, elle-même d’origine russe par son père, le prince Wiazemsky a du s’inspirer du destin de sa famille pour raconter l’histoire des Belgorodsky, des russes blancs dont la destinée s’est fracassée sur la révolution russe de 1917, emportée vers l’exil ou la mort après la chute du dernier tsar de toutes les Russies, Nicolas II.

Comme dans Les perles de la Moïka, Marie, l’héroïne est une française qui ignore tout de l’histoire de sa famille : des russes exilés et morts dans la misère à Paris depuis plusieurs années déjà. Elle reçoit un jour une lettre de Vassili Vassiliev qui lui apprend la mort de sa grand-tante Nathalie dont elle n’a jamais entendu parler. Vassiliev est bientôt de passage à Paris et souhaite lui remettre le Livre de destins d’Adichka, le mari de Nathalie.

Ce manuscrit qui a près de 80 ans relate un an dans la vie de Nathalie et d’Adichka, de leur mariage en 1916 à l’assassinat du prince un an plus tard. Au jour le jour, celui-ci relate la vie heureuse de cette famille aristocratique russe dans son domaine agricole, le plus important de tout le pays.

Cette famille fortunée et très chic vit pourtant assez simplement au cœur de la campagne russe, au gré de la vie agricole, des moissons, des provisions faites pour l’hiver. Un couple proche de la nature, très épris l’un de l’autre et dont le bonheur va être de courte durée. Le couple est pourtant mal assorti, Nathalie, tout juste âgée de 18 ans, très francophile, ne jure que par la musique et les romans français. Elle essaie de s’affranchir de ses devoirs de princesse, ne pense qu’à s’amuser, une attitude,  sujet de remords qui la hantera toute sa vie, tandis que son mari âgé de 30 ans, profondément russe et traditionnel, dirige son exploitation et n’a de cesse d’essayer de la convertir à la musique et à la littérature russe.

On voit au fil des jours le drame arriver par la montée en puissance de la révolution russe. Les agitateurs bolchevicks hantent les campagnes pour convertir les paysans à leur cause jusqu’à ce que la révolte des paysans éclate. Quelle sera la réaction de l’aristocratie face aux revendications de leurs employés ? Que pourra faire Adichka pour préserver son domaine et ses traditions séculaires ?

Bien qu’écrit par une française, ce roman est profondément empli de l’âme russe, il m’a rappelé Tchekhov et Tourgueniev, de par son atmosphère surannée de fin du monde.

J’ai été littéralement transportée à Baïgora en 1917 le temps d’un lecture, et bien que les évènements soient tragiques, l’histoire et les personnages sont magnifiques et bouleversants. Une poignée de gens jetée dans la tourmente de l’histoire que j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre et que je vous recommande si, comme moi, vous vous intéressez à la Russie et à son histoire.

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Lu dans le cadre du challenge A tous prix (Grand Prix du roman de l’Académie française 1998)

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Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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2003. Originaire du Nord, Ana est comédienne. Elle a fui sa famille et particulièrement Sophia, sa mère, une Russe dont elle ne s’est jamais sentie aimée. Elle se refuse à tout contact avec le pays de celle-ci jusqu’au jour où on lui offre le plus beau rôle de sa vie dans une pièce de Tchekhov. 1903. Sur les bords de la Moïka à Saint-Pétersbourg, Tatiana et ses jumelles vont se trouver liées au destin de Raspoutine et de l’illustre famille Youssoupov. Séparées par la révolution, l’une exilée en Europe, l’autre en Ukraine, Olga et Natacha auront des vies très différentes. Se retrouveront-elles ? Quel secret porte en elle Sophia, qu’elle a hérité l’histoire de la belle Tatiana, et qui va bouleverser la vie d’Ana ?

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Vous avez déjà pu constater, si vous me lisez régulièrement, que j’ai une fascination pour la Russie et pour son histoire, en particulier pour le règne de Nicolas II. J’ai donc déjà eu l’occasion de vous présenter L’oeil du tsar rouge, un excellent policier qui revenait sur la fin tragique des Romanov, Sashenka dont l’héroïne est une jeune fille de la grande bourgeoisie russe qui rejoint les rangs des Rouges, et le mois dernier, l’essai controversé de Marc Ferro, La vérité sur la tragédie des Romanov, déjà reçu lors d’une masse critique Babelio. Aussi, lorsque Babelio et Les presses de la cité m’ont proposé de recevoir Les perles de la Moïka, je n’ai pas hésité une seconde et j’en profite pour les remercier ici. Ce roman, plaisant à lire, m’a permis, cerise sur le gâteau, de bien démarrer mon Défi palesque 3 jours, 1 livre.

Les perles de la Moïka est avant tout une saga familiale, dans ce qu’elle a de meilleur. A la fois émouvant, riche de détails, passionnant pour celles qui s’intéressent à la Russie, ce roman à deux voix, fait d’allers et retours entre passé et présent, est une jolie réussite. C’est tour à tour Ana et Sophia qui vont prendre la parole. Ana, 40 ans, comédienne parisienne, cantonnée dans les rôles secondaires, refuse sa part russe, incarnée par une mère, incapable de l’aimer, et Sophia, 80 ans, pensionnaire d’une maison de retraite, La villa russe, qui nous plonge dans la Russie tsariste de 1903. La comédienne va nous montrer l’envers du décor, elle est engagée pour jouer enfin un premier rôle, celui de Lioubov, dans la Cerisaie, la plus grande pièce de Tchekhov, un rôle qui a une grande importance dans l’histoire familiale d’Ana, mais qu’elle découvrira beaucoup plus tard. L’autre, Sophia, nous raconte les fastes de la Russie tsariste mais aussi sa chute, à travers trois femmes : Natasha, sa mère, Olga, sa tante, et Tatiana, sa grand-mère, comédienne et grande amoureuse, mais surtout une femme forte qui va s’occuper de sa petite-fille comme une mère.

En 1903, à Saint Petersbourg, Tatiana Alexandrovna, filleule de la richissime Zénaïde Youssoupov, profite des derniers fastes du régime impérial. Sa vie est faite de bals et de plaisirs, elle veut devenir comédienne mais elle rencontre Ivan, un bel officier de la Garde, et c’est le coup de foudre. Elle se marie avec lui et dans la foulée, tombe enceinte, la comédie est remise à plus tard. Elle donne naissance à deux jumelles, Olga et Natacha, et à cette heureuse occasion, sa marraine, lui offre deux magnifiques boucles d’oreilles ornées de perles : les perles de la Moïka, qui donnent son titre au roman. Mais la révolution de 1905 puis celle de 1917, avec l’abdication du tsar, va plonger la famille dans le drame. Dès la prise de pouvoir de Lénine et surtout de Staline, Tatiana nous raconte les exactions dont font l’objet tous les russes et les ukrainiens, sans exception, enfin ceux qui ne sont pas Rouges bien sûr. Nobles et bourgeois, paysans, croyants, ecclésiastiques, tous sont persécutés, tous doivent renier leurs origines et leurs croyances au profit d’un dieu unique, le parti, incarné par l’impitoyable Staline, qui n’hésite pas à envoyer au goulag ou éliminer sans autre forme de procès ou de chefs d’accusation des milliers de personnes. Les famines qui frappent le peuple sont terribles et éliminent elles aussi les plus faibles. La peur qui s’empare des russes était déjà palpable dans Sashenka, puisque même parmi le sérail stalinien, les exécutions allaient bon train.

Cent ans plus tard, Ana découvre lors d’une exposition consacrée aux bijoux russes, une boucle d’oreille qui ne lui est pas inconnue. Elle retourne chez ses parents, à la recherche de la boucle jumelle qu’elle pense trouver dans les affaires de sa mère, décédée vingt ans auparavant. Ce bijou servirait-il de sésame pour découvrir l’histoire de sa famille russe ?

Ce roman est empli de mystères, difficile de vous en dire plus sur le destin passé et présent de nos héroïnes sans vous dévoiler une partie de l’intrigue, ce qui serait dommage avouez-le. Je peux simplement ajouter qu’Annie Degroote sait à merveille narrer de beaux portraits de femmes comme je les aime. Le récit axé autour de l’Histoire russe mais aussi de la recherche des origines, de la filiation et des rapports mère/fille est prenant, passionnant et émouvant. J’ai pour ma part passé un très bon moment de lecture et je vous invite à le lire à votre tour si le sujet vous intéresse.

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Lu dans le cadre de la masse critique Babelio et des challenges La plume au féminin édition 2013, ABC Babelio 2012-2013 :

         critiquesABC2013

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Des dernières heures de l’empire des Romanov à la Russie post-perestroïka des années quatre-vingt-dix en passant par la terreur stalinienne, la destinée bouleversante d’une héroïne inoubliable. Dans la lignée du Docteur Jivago, une fresque éblouissante, par l’un des plus grands historiens de la Russie. Saint-Petersbourg, hiver 1916. Devant l’institut Smolny pour jeunes filles, Sashenka Zeitlin, jeune bourgeoise de dix-sept ans, est arrêtée. Dans une Russie tsariste au bord du gouffre, alors que sa mère continue de s’enivrer de fêtes avec Raspoutine et sa clique, Sashenka, elle, a choisi son camp. Celui de la révolution… Quelque vingt ans plus tard, Sashenka incarne la femme soviétique modèle. Épouse d’un haut cadre du parti, mère comblée de deux enfants, elle va pourtant s’abandonner à une passion torride pour un séduisant écrivain dont les idées vont se révéler dangereusement compromettantes. Jusqu’à mettre en péril la vie de ceux qu’elle aime… et la sienne. Pendant plus de cinquante ans, son histoire demeurera cachée. Jusqu’à ce qu’une jeune historienne plonge dans les archives du KGB et dévoile le destin d’une femme face à un choix impossible…

sashenka-simon-montefioreauteur-éditeur-pagesSashenka est un roman bouleversant qui nous raconte le destin d’une femme et à travers elle, celui d’un pays. Le récit se compose de 3 parties. La première, la moins convaincante d’ailleurs, met en scène une Sashenka adolescente, adhérente du parti communiste, qui assiste à la chute du tsar et à celle de sa famille en 1917. Dans la seconde, nous la retrouvons femme. Nous sommes en 1939. Sashenka a épousé un camarade, membre éminent du parti et elle est mère de deux jeunes enfants : Snowy et Carlo. Elle dirige un magazine féminin et représente la femme soviétique par excellence. La troisième se déroule en 1994, après la chute de l’URSS.

Tout commence donc en 1917, la baronne Zeitlin, alias camarade Isatis, est une jeune bolchévique exaltée, enrôlée par son oncle, pour porter la bonne parole révolutionnaire auprès du peuple. Fille unique, elle est la fille choyée de Samuil, un magnat de l’acier juif, anobli par le tsar. Sa mère, vit une vie de plaisirs, dans le sillage de la tsarine et de Raspoutine, elle n’a aucun instinct maternel et laisse sa fille à sa gouvernante, l’anglaise Lala. La jeune fille en souffre et jure de ne pas mener une vie aussi oisive que celle de sa mère. Elle aspire à la révolution et assiste avec délectation à la chute du tsar et à l’arrivée de Lénine au pouvoir. Cette première partie met donc en place l’histoire mais c’est celle qui m’a le moins convaincue, je l’ai trouvée plate, trop lente et longue mais que cela ne vous rebute surtout pas, le reste du roman est vraiment réussi.

Bond dans le temps, nous retrouvons notre héroïne en 1939, après la Grande Terreur. Elle a épousé Vania Palitsine, un camarade rencontré en 1917, qu’elle a épousé. C’est un membre éminent du parti, il appartient à la Tchéka, la police politique de Staline, chargé de faire avouer les traites. C’est en fait un bourreau qui passe ses nuits à torturer hommes et femmes pour qu’ils avouent des crimes qu’ils n’ont pas commis. Sashenka est désormais maman de deux jeunes enfants qu’elle aime plus que tout. Elle est rédactrice en chef et mène une vie confortable, celle des cadres du parti, choyés par Staline. Toute cette normalité va voler en éclats lorsqu’elle rencontre Bénia, un romancier juif qui devient son amant. Elle, qui jusqu’ici n’a vécu que pour le parti, se découvre femme amoureuse. Amoureuse et imprudente, car elle qui personnifie la femme soviétique par excellence, va payer cher sa tentative de liberté. On découvrira dans la 3è partie ce qu’est devenue Sashenka grâce à Katinka, une jeune historienne qui va explorer les archives soviétiques.

Simon Montefiore nous livre ici un émouvant et très beau portrait de femme. Attachante, Sashenka l’est assurément, tout comme ses enfants, et cette plongée au coeur de la Russie staliennienne, si elle se révèle passionnante, elle est aussi effrayante. Le dictateur a fait assassiné et déporter des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, rien que pendant la Grande Terreur (de 1937 à 1939) ce sont pas moins d’un million de personnes qui seront exécutés. L’auteur, récompensé pour sa biographie de Staline, connait l’URRS sur le bout des doigts et nous plonge au cœur de ces mascarades de procès politiques. Il nous décrit avec justesse le climat de terreur qu’il régnait sous Staline, à tel point que même les cadres les plus irréprochables avaient peur de se faire dénoncer et fusiller. Staline règne sans partage et fait éliminer tous ses possibles opposants et les membres historiques du parti. Si cette période vous intéresse, je vous conseille ce roman, j’y ai pour ma part appris beaucoup de choses.  On pourra toutefois reprocher à l’auteur d’avoir fait rencontrer à son héroïne toutes les personnes qui comptaient à l’époque et d’avoir usé de certaines ficelles un peu trop fleur bleue, mais sa maitrise du sujet et son écriture fluide font de ce roman, un très joli moment de lecture.

Sashenka est un roman bouleversant, prenant, haletant, réaliste sur l’URSS, sur la mémoire et sur les victimes des purges. J’ai beaucoup aimé.

heart_4Lu dans le cadre des challenges God save the livre et ABC Babelio 2012-2013 :

  Challenge-anglais     critiquesABC2013

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