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Posts Tagged ‘roman vampire’

Londres, 1888. Amber et Luna Wilcox sortent du cercueil où elles ont été enterrées vivantes. Leur maison a brûlé, leur père a disparu. Recueillies par Sherlock Holmes et Watson, les deux orphelines découvrent alors qu’elles sont vampires. Elles décident de mettre leurs pouvoirs au service des Invisibles, un groupe occulte qui tente de lutter contre l’emprise grandissante du très puissant clan des Drakull, descendants de Dracula. Leur lutte va les confronter à celui qui sème la terreur dans les bas-fonds de la capitale : Jack l’Eventreur en personne…

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Londres, fin du 19è siècle. Amber et sa soeur cadette Luna se réveillent d’un lourd sommeil, dans des cercueils. Elles s’en extraient et décident, en pleine nuit et dans un épais fog, de regagner leur domicile. Hélas pour elles, elles ne trouvent qu’une maison en ruines, brûlée depuis les fondations jusqu’à la pointe du toit, il ne reste plus rien. Leur père a disparu, leur belle-mère et leur domestique Henry, aussi. Le jour pointe alors et les demoiselles s’évanouissent.

C’est un gentil docteur qui viendra à leur secours, un certain John Watson accompagné de son ami et associé Sherlock Holmes ! Amber et Luna Wilcox découvrent à leur réveil qu’elles sont désormais dotées d’une force et de capacités incroyables et surtout qu’elles sont désormais des vampires.

Elles vont être aussitôt recrutées par une société secrète, les Invisibles, dont était issu leur père, ce qu’elles ignoraient. Ces vampires inoffensifs ont besoin des deux sœurs pour éradiquer les Dracul qui font peser de lourdes menaces sur l’espace humaine et sur tout l’empire britannique. Elles croiseront aussi sur leur chemin un certain Jack L’éventreur qui terrorise le quartier de Whitechapel, des goules, des Nosferatu et le romancier irlandais Bram Stoker.

Comme dans Douze minutes avant minuit, le très bon roman de Christopher Edge, Fabrice Colin nous plonge dans la nuit et le gothique victorien avec ce premier volume de la série Les étranges sœurs Wilcox, Les vampires de Londres, et en profite pour faire découvrir à son jeune lectorat, la littérature de cette époque avec le duo Sherlock Holmes et Watson mais aussi le créateur de Dracula, Bram Stoker.

Mélange de faits historiques et de fiction, ce roman est plutôt bien construit et les sœurs Wilcox sont assez attachantes, bien qu’elles manquent de profondeur et soient un peu trop proches de la caricature. L’histoire se lit très facilement et ne manque pas de rebondissements, mais je la trouve moins réussie que Douze minutes avant minuit et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord le Sherlock Holmes qui apparaît ici ne me semble pas très crédible, il est étonnement tendre et affectif envers les jeunes sœurs, ce qui ne colle pas du tout avec l’image que je mets du détective créé par sir Arthur Conan Doyle. Ensuite, j’ai trouvé l’atmosphère gothique un peu légère, Londres et ses quartiers sont peu évoqués, l’ambiance pêche un peu. Enfin, j’ai eu l’impression à certains moments qu’il manquait des passages, l’auteur saute parfois un peu vite les étapes, au point que je me demandais si je n’avais pas moi sauté des pages !

Ces petits bémols mis à part, Fabrice Colin signe un premier volume prometteur et qui plaira au jeune public, notamment par ses petites pointes d’humour british réussies.

Deux autres tomes sont disponibles à la médiathèque, je compte bien les emprunter pour connaître la suite des aventures d’Amber et Luna !

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Lu dans le cadre des challenges British mysteries et Challenge Victorien 2013 :

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Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais  » par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain « . Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

carmilla-sheridan-le-fanuauteur-éditeur-pagesLorsque l’on pense aux vampires, un nom et un auteur nous viennent immédiatement en tête : Dracula de Bram Stoker. Pourtant, avant ce roman culte, il y en eut un autre qui mettait en scène un vampire, au féminin, Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu. L’auteur irlandais publie en effet son roman en 1871, soit vingt-six ans avant celui de Stoker. Ce roman gothique me semblait de circonstance quelques jours avant Halloween et surtout avant de lire Dracula puisqu’il est précurseur et pionnier.

Le Fanu plante son roman dans un décor gothique à souhait, un château sombre autrichien, entouré de forêts et de ruines, à plusieurs miles du premier village. L’héroïne du récit, Laura, candide comme il se doit, incarne parfaitement l’héroïne gothique par excellence : orpheline de mère, elle vit de façon isolée avec son père et ses deux gouvernantes dans un immense château. Très craintive, elle reste traumatisée par une apparition ayant pour traits ceux d’une belle jeune fille, qui s’est glissée dans son lit alors qu’elle n’avait que six ans. La vie s’écoule lentement lorsqu’une berline fait irruption dans la cour du château de façon fracassante, laissant la jeune Carmilla évanouie. Sa mère, qui est très pressée, ne peut se permettre d’attendre que sa fille recouvre ses esprits et accepte qu’elle soit hébergée au château en attendant son retour. Son seul souhait, que ses hôtes ne cherchent pas à savoir son nom ni rien de sa famille. Laura, reconnait en Carmilla, la jeune fille de son apparition et en est aussitôt troublée. Carmilla, qui semble l’innocence même, va se révéler être un personnage énigmatique et dangereux, qui jure un amour éternel à Laura, qui, succombe à cet amour, pensant même que la jeune fille est en fait un prétendant qui aurait agi par ruse. La relation entre les deux jeunes femmes devient sensuelle et plutôt explicite, l’homosexualité féminine couve, venimeuse et exaltée.

Mais bientôt, un mal mystérieux va s’abattre sur le village et les victimes rapidement s’accumuler, ces pauvres hères semblent se vider de toute vie, comme par magie et portent deux blessures au niveau de la gorge. On chuchote que les vampires sont de retour. L’effroi s’empare des environs et peu à peu du château puisqu’une mystérieuse apparition attend la tombée de la nuit pour hurler à la mort. Cette bête sombre frôle les murs du château, semant la terreur. Que veut-elle ? Qui est-elle ?

L’auteur donne ici ses lettres de noblesse à la culture vampirique, un genre qui connait un vif succès ces dernières années. Le Fanu forge avec brio une atmosphère romantique, mystérieuse et envoûtante, pleine de sensualité, qui m’a beaucoup plu. Ce titre apparait novateur pour son époque car conter les amours de deux jeunes femmes en pleine époque victorienne, devait à coup sûr choquer les âmes bien pensantes, même sous couvert de fantastique. Je ne connaissais pas du tout l’histoire, je me suis laissée emporter et captiver par ce court roman, ne sachant pas si le dénouement offrirait une explication rationnelle ou se cantonnerait dans le registre du fantastique. Un classique agréable à lire, à découvrir absolument !

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Lu dans le cadre des challenges God save the livre édition 2013, Challenge Victorien 2013British mysteriesIrlande et Littérature irlandaise et Halloween :

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