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Evie Dunmore est une écrivaine britannique, auteure de romance historique. En 2019, elle a publié la « Panique chez les Montgomery » (« Bringing Down the Duke »), son premier roman et le premier tome de la série « Regency – Les rebelles d’Oxford » (« A League of Extraordinary Women »).

1879. Brillante mais sans le sou, Annabelle a été admise à l’université d’Oxford grâce à une bourse offerte par une ligue de suffragettes. En contrepartie, elle doit rallier à leur cause le duc de Montgomery. Une véritable gageure.

Soutien des conservateurs et conseiller auprès de la reine Victoria qui a la cause en horreur, Sebastian a une vision archaïque de la gent féminine. Pour autant, Annabelle ne s’attendait pas qu’il lui demande d’être sa maîtresse. Elle s’en étouffe d’indignation.

Comment ose-t-il ? Femme libre et indépendante, elle ne risque pas d’accepter pareille proposition ! Mais c’est oublier un peu vite que ce redoutable séducteur possède un charme irrésistible…

Panique chez les Montgomery est le premier tome d’une trilogie signée Evie Dunmore, Les rebelles d’Oxford. C’est ma première incursion dans la romance historique mais ce ne sera pas la dernière tant j’ai aimé ce titre issu de la collection Regency de chez J’ai Lu qui ont tous de si jolies couvertures (oui parfois je peux être très superficielle) !

Vous savez combien j’aime retrouver le thème des suffragettes dans mes lectures, il faudra un jour que je vous propose des recommandations autour de ce sujet, et c’est ce qui m’a attiré ici.

L’histoire est somme toute assez classique avec cette love affair autour d’Annabelle et de Sebastian, attirés l’un par l’autre comme des aimants alors qu’ils devraient se détester, mais prisonniers de la prude et terriblement codée société victorienne.

Il est pair du royaume, elle est sans le sou. Il est enfermé dans le carcan de sa classe, elle a envie de faire bouger les lignes. Il doit épouser une femme de sa condition, elle veut étudier et fuit le mariage.

Tout les sépare mais Cupidon va décocher ses flèches et les embraser pour de bon. Les scènes d’amour sont bien écrites et suffisamment explicites pour faire monter la température !

Au-delà de cette histoire d’amour, Evie Dunmore aborde la condition féminine des années 1880 avec le mouvement des suffragettes qui fait des émules dans toutes les couches de la société et nous montre les actions entreprises par les femmes et la répression qu’elles subissent.

L’autrice s’est indéniablement bien documentée sur Oxford, les premières femmes admises dans les universités britanniques, les droits des femmes, les lois en vigueur autour de la propriété et des biens des femmes, l’importance de la virginité, les programmes politiques des Tories…

La plume d’Evie Dunmore est fluide, les dialogues sont vifs, les personnages sont atypiques et attachants, les péripéties s’enchaînent et les pages défilent toutes seules jusqu’au point final. Il y a de l’humour, du suspens et une pointe d’érotisme juste ce qu’il faut. L’alchimie entre Annabelle et Sebastian est l’un des points forts du roman tout comme la trame historique.

Si vous aimez les romances, le thème des suffragettes et l’époque victorienne, je ne peux que vous dire une chose : lisez-le ! Quant à moi, j’espère que les autres titres Regency sont aussi bons car j’ai tous envie de les découvrir maintenant !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Rosie Blake est Anglaise. Elle a beaucoup écrit pour la presse féminine avant de se lancer dans l’écriture de sa première comédie romantique, How to Get a (Love) Life. Ses livres pleins d’humour et de bienveillance ont conquis les lectrices. Sur ma liste est en cours de traduction dans huit pays.

Depuis qu’elle a quitté son Danemark natal, Clara voyage là où l’envie la pousse. C’est ainsi qu’elle fait étape à Yulethorpe. Le petit village anglais est alors en plein émoi : on est à l’approche de Noël, et la boutique de jouets menace de fermer !

Louisa, la propriétaire, découragée par la désaffection des habitants pour son échoppe, a décidé de tout plaquer et d’aller passer l’hiver en Espagne.

Une catastrophe pour les habitants et les enfants… Touchée par le désarroi ambiant, Clara décide de redonner vie au magasin. Petit à petit, par la grâce de son art du bonheur à la danoise, elle transforme la boutique en lieu féérique et le quotidien des uns et des autres en les convertissant au hygge.

C’en est trop pour Joe, le fils de la propriétaire de la boutique, financier londonien, radicalement différent de Clara, qui débarque à Yulethorpe avec l’idée de démasquer cette aventurière et de remettre de l’ordre. Il prend même une décision radicale : mettre la boutique en vente…

Je lis assez peu de romances de Noël, les trouvant trop mièvres et gnan gnan pour moi mais j’adore lire des romans se passant en décembre et spécialement à Noël.

J’ai donc choisi cette année Sur ma liste de Rosie Blake et je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai bien fait car cette histoire toute mignonne a rempli parfaitement son rôle.

Rosie Blake nous propose une romance qui coche les cases du genre, on connait à l’avance le dénouement, pas de surprise à ce niveau, un peu dommage mais je m’y attendais.

Ce roman est une lecture réconfortante, que l’on a plaisir à découvrir au chaud sous un plaid, avec une tasse de thé à portée de main, une histoire cocooning qui nous plonge dans cette magie de Noël qui fait du bien au moral.

Ce qui m’a plu ici, c’est la découverte du hygge, les traditions danoises que je ne connaissais pas du tout et l’atmosphère toute noëlique qui tient ses promesses, de la première à la dernière page, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce type d’histoire.

Les personnages sont attachants, sans oublier le perroquet et ses réparties pas piquées des vers et l’autrice aborde à travers eux différentes thématiques : le deuil, les relations familiales, la maternité, la solitude, la crise économique, le stress et la pression au travail… mettant l’accent sur ce qui est important dans la vie.

La romance n’est pas au premier plan, c’est ce qui m’a plu aussi, Clara et Joe, ne cherchent absolument pas l’amour mais ça leur tombe dessus au fur et à mesure de leur cohabitation et j’ai trouvé ça plutôt bien vu et réaliste.

Un peu dommage, cependant, que la fin soit abrupte et bâclée et qu’il n’y ait pas plus d’originalité.

Pour conclure, si vous êtes à la recherche d’une lecture doudou avec une jolie ambiance de Noël et de belles valeurs, Sur ma liste devrait vous plaire !

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Yves Crouzet est l’auteur de nouvelles et de plusieurs romans. Il a obtenu le prix du jury du roman de l’été Femme Actuelle pour son best-seller Les fantômes du Panassa. Avec Les couleurs de l’amour, il signe une subtile et Intelligente comédie romantique.

À la suite d’un choc amoureux, Valentin a perdu la vision des couleurs. Depuis, il voit en noir et blanc avec de courtes phases de rémission lorsqu’il retombe amoureux.

Malheureusement, cela ne dure jamais très longtemps. Il est convaincu qu’il guérira de cette étrange maladie quand il rencontrera la femme de sa vie. Mais d’échec en échec, il désespère de la trouver.

Jusqu’au jour où il retrouve celle qui est à l’origine de son mal : Julie, son amour de jeunesse. Le miracle tant espéré se produit enfin : il voit à nouveau en couleurs ! Mais est-ce bien Julie qui est à l’origine de cette guérison ? L’amour ne se cache-t-il pas plutôt sous les traits d’une autre jeune femme qui vient d’entrer dans sa vie ?

Tiraillé entre deux passions, Valentin va devoir sonder son cœur pour découvrir qui il aime vraiment. Car au bout, ce n’est pas seulement la vision des couleurs que Valentin espère retrouver, mais aussi le chemin de ses rêves et du bonheur…

Il faut être deux pour apprécier les couleurs de la vie, voilà le message livré par cette comédie romantique bien sympathique et agréable à lire qui plaira aux amateurs et amatrices de rom’ com’ !

Si avec Les couleurs de l’amour, Yves Croizet respecte tous les codes de la comédie romantique, il ajoute un peu d’originalité à ce genre que j’aime retrouver de temps à autre même si j’en déplore souvent les schémas identiques. Ici, il y a comme je le disais quelques éléments qui sortent des sentiers battus et c’était bien chouette.

Roman à deux voix, on suit tour à tour Valentin qui a perdu la vision des couleurs suite à une rupture amoureuse douloureuse, et Claire, une jeune dessinatrice et autrice, qui ne croit plus vraiment en l’amour. Deux personnages que j’ai eu plaisir à voir évoluer tout au long du récit. Pour une fois, c’est un homme qui mène une partie du récit et c’est bien vu, d’autant qu’il est éditeur et passionné de dessin.

J’ai aimé également les personnages secondaires comme Thibault, Julie et le personnel de la petite maison d’édition dans laquelle travaille Valentin et où Claire va éditer son premier roman pour la jeunesse.

J’ai beaucoup apprécié tous les passages au coeur de la maison d’édition, où l’on suit le quotidien d’un éditeur et les relations avec les auteurs. Il y a aussi de nombreuses références à la peinture, aux dessinateurs de bandes dessinées et de comics, ce que j’ai aimé aussi.

Tout comme le « handicap » de Valentin qui a un réel impact sur sa vie professionnelle et amoureuse et que j’ai trouvé très original. Autant de bons points à souligner et qui m’ont permis de passer un chouette moment avec cette lecture.

Quelques bémols toutefois : des longueurs dans le dernier tiers du récit et des péripéties qui m’ont semblé bien inutiles, j’ai eu l’impression par moment que l’auteur faisait du remplissage et c’est bien dommage. Le dénouement est loin d’être original mais c’est toujours ce que je reproche à ce genre.

Reste que si vous aimez les romances, Les couleurs de l’amour devrait vous plaire.

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture !

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Sous le pseudonyme de Nicolas Barreau se cache un écrivain franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition. Il est l’auteur aux Éditions Héloïse d’Ormesson des best-sellers internationaux Le Sourire des femmes (2014), Tu me trouveras au bout du monde (2015), La Vie en Rosalie (2016) et Un Soir à Paris (2017).

Rosalie Laurent tient une jolie papeterie à Paris rue du Dragon, où elle confectionne et vend des cartes poétiques. Un jour, un vieil homme entre et renverse un présentoir. Quelle n’est pas la surprise de Rosalie face à cet inconnu qui n’est autre que Max Marchais, dont les albums ont bercé sa jeunesse !

Séduit par son talent, il lui propose d’illustrer son célèbre conte, Le Tigre bleu. Ravie de cette heureuse collaboration, elle expose l’ouvrage publié dans sa devanture.

Mais un jour, Robert Sherman, un professeur de littérature anglo-saxonne, fraîchement débarqué des États-Unis, surgit dans son magasin et, après avoir lui aussi renversé un présentoir, soutient mordicus que l’histoire du Tigre bleu lui appartient.

Max Marchais serait-il un plagiaire ? Les deux jeunes gens, d’abord hostiles, vont faire cause commune pour enquêter et mettre au jour un secret qui les liera à tout jamais.

La vie en Rosalie est mon premier Nicolas Barreau et sans doute pas le dernier puisque j’ai deux autres titres de cet auteur dans ma PAL. C’est une comédie romantique charmante au coeur de Paris idéale à lire sur la plage pour se vider la tête entre deux lectures plus exigeantes.

La plume de l’auteur est fluide et j’ai plutôt bien appréciée cette lecture que j’oublierai vite cependant mais qui coche toutes les cases de la rom’com.

L’histoire est prévisible et pleine de clichés mais comme je m’y attendais, cela ne m’a pas gênée. Les différents protagonistes sont sympathiques et attachants, on sait bien que les deux héros finiront ensemble, pas de surprise hélas !

Ce que j’ai préféré ici, c’est la jolie relation qui se noue entre Rosalie et l’auteur Max Marchais, l’atmosphère dans laquelle l’auteur nous plonge : la boutique de l’héroïne a l’air si merveilleuse, il y a le pont des arts et ses cadenas, la Tour Eiffel et il y l’amour des livres et des histoires qui ne pouvait que toucher la lectrice que je suis.

J’ai beaucoup aimé le conte, Le tigre bleu, qui relie tous les personnages, les secrets de famille qui seront dévoilés quelques pages avant le point final et si le récit est prévisible et parfois peu crédible, je l’ai tout de même trouvé agréable à lire, léger, doux, tendre, avec une pointe d’humour et surtout terriblement romantique.

Si vous êtes adepte du genre, je ne peux que vous recommander de vous pencher sur cet auteur, sinon, inutile de vous y attarder !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Annie Darling vit à Londres dans un petit appartement dont les murs menacent de se fissurer sous les piles chancelantes de livres qui les compressent. Elle a deux grandes passions : la littérature et Mr Mackenzie, son chat, un british shorthair. La Petite Librairie des coeurs brisés est son premier roman.

Amoureuse des livres depuis toujours, Posy travaille dans une vieille librairie londonienne et lit des romans d’amour à ses heures perdues.

Depuis le décès accidentel de ses parents sept ans auparavant, elle élève seule son jeune frère Sam, ce qui fait fuir tous ses fiancés, d’autant que la jeune femme vit douloureusement le deuil de ses parents, gardant leur chambre religieusement intacte, tout comme le salon de thé adjoint à la librairie que tenait sa mère, fermé depuis leur disparition.

À la mort de Lavinia, l’excentrique propriétaire de Bookends, elle hérite de la librairie. Elle, qui n’était qu’une libraire parmi ses autres collègues, doit prendre la rênes de l’établissement fondé par la mère de Lavinia, une suffragette, cent ans auparavant.

Cette fois, il n’est plus temps de rêvasser : l’entreprise périclite à vue d’œil, et Sebastian, le petit-fils de Lavinia, également connu comme l’homme le plus grossier de tout Londres, est bien décidé à faire de sa vie un enfer.

Posy va tout mettre en œuvre pour faire de Bookends la librairie de ses rêves, et peu importe si les goûts littéraires et les intérêts de Sebastian sont à l’opposé des siens. Alors qu’elle se démène pour sauver la librairie, elle tombe bien malgré elle sous le charme de son ennemi juré…

La petite librairie des cœurs brisés est une comédie romantique haute en couleur au cœur d’une librairie anglaise au charme suranné.

Une romance qui peut être touchante aux yeux des amoureux des livres qui luttent pour la préservation des librairies en voie de disparition, ce que je suis of course.

Les personnages de cette fresque tour à tour émouvante et loufoque, sont assez attachants même si ils sont caricaturaux au possible.

Cette histoire coche toutes les cases de la romance et plaira sans aucun doute aux amateurs du genre, ce qui n’est pas forcément mon cas.

Aucune surprise à l’horizon : une intrigue cousue de fil blanc avec un happy-end général, une love story entre nos deux héros que l’on voit venir dès la première page, une héroïne qui se trouve moche et sans grand intérêt, un héros beau comme un dieu mais horripilant, etc, vous l’aurez compris : un ramassis de tous les clichés du genre !

J’ai levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises et pour être tout à fait honnête avec vous, si j’ai lu cette histoire certes, sans déplaisir, en sautant de nombreues pages tout de même, je l’ai parcouru sans grand intérêt non plus, surtout les passages du roman qu’écrit l’héroïne, Abusée par un libertin, que j’ai trouvé nuls.

Dommage donc pour moi qui en attendait plus, alléchée par l’amour des livres qu’a l’héroïne et notamment les romances régence et ceux de Jane Austen !

En revanche, ce qui m’a plu, c’est bien sûr le fait qu’elle a pour décor une librairie en déclin et que son héroïne va se battre pour lui redonner un coup de jeune et la sauver : spécialisation, dédicaces, goodies, tables rondes…

Tout cet aspect envers du décor est très intéressant et sauve un peu ma lecture sinon, pas sûre que je serai allée au bout de cette histoire sans cela !

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Armand-Noël Chauvel est journaliste, correspondant en Espagne pour plusieurs journaux français. Ce végétarien convaincu signe avec Le Vert et le Rouge son premier roman, un succès bien français déjà traduit aux Etats-Unis.

Léa, végétarienne convaincue, est la propriétaire et le chef du restaurant végétarien La Dame Verte à Rennes. Mais sur cette terre d’élevage porcin, il est bien difficile de faire fonctionner un établissement où l’on sert du tofu à la cacahuète, du foie gras végétal, des fleurs de courgettes et des galettes de sarrasin.

Malgré les efforts de Léa pour faire de son restaurant un établissement gastronomique, La Dame Verte est au bord de la faillite.

Voilà qui arrange bien les affaires de l’entreprise Nedelec, l’un des plus gros producteurs de charcuterie de la région. Ils entendent bien récupérer le bâtiment où est installé le restaurant pour en faire un musée à la gloire de l’alimentation carnivore !

Directeur marketing de l’entreprise Nedelec, Mathieu est bien décidé à précipiter la chute de la jeune cuisinière en se faisant passer pour un végétarien, militant dans des associations pour les droits des animaux.

Il compte bien obtenir des informations qui forceront le restaurant de Léa à mettre la clé sous la porte plus vite que prévu…

Le vert et le rouge est une comédie romantique qui ne sort guère des sentiers battus dans le sens où tous les ingrédients du genre sont là et le dénouement conforme au cahier des charges de la rom com !

Il y a tout de même quelques points qui méritent d’être soulignés : les deux héros, Léa et Mathieu, ne sont pas à la recherche de l’âme sœur. Léa remue ciel et terre pour faire émerger son restaurant et souhaite surtout faire découvrir le végétarisme et le veganisme.

Pour cela, elle propose à ses clients des plats gastronomiques et distille ses conseils sans pour autant juger les carnivores ni tenter de les convertir à ses causes. Ses discours sont nuancés et j’ai apprécié son état d’esprit.

Armand-Noël Chauvel est lui-même végétarien mais il ne tire pour autant pas à boulets rouges sur les mangeurs de viandes mais avec ce roman, nous propose de réfléchir à notre rapport à la viande mais de façon légère et drôle.

A l’inverse de Léa, Mathieu est un carnivore convaincu, ce n’est pas un mauvais bougre pour autant, comme la plupart d’entre nous, il est opposé à la souffrance animale et n’a jamais visité d’abattoirs et ignore réellement la façon dont sont exécutés les animaux. Il ne s’est jamais véritablement posé de questions, encore une fois comme la plupart d’entre nous.

Bien que l’auteur en profite pour nous alerter sur les dangers d’une alimentation trop carnée sur notre santé ou la planète en parsemant son récit de chiffres et de données qui font réfléchir, il n’est jamais donneur de leçon, n’essaie en aucun cas de nous convertir et accompagne ses propos de beaucoup d’humour.

Bien que Le vert et le rouge soit une comédie romantique sans trop de surprise, le fait d’avoir pris une végétarienne et un carnivore pour héros, se révèle une bonne idée. J’ai apprécié également que l’histoire se passe à quelques encablures de chez moi et que l’auteur souligne les problèmes écologiques bretons liés à l’industrie de la viande porcine.

Si vous êtes adeptes des com rom et que la question du veganisme vous interpelle, je ne peux que vous conseiller ce titre !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture.

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Amours, fantôme et espionnage : les aventures drôlissimes d’une parisienne intrépide.

Jolie rousse dynamique et joyeuse, Noëlle a décroché un boulot atypique mais qui la réjouit : infiltrer des entreprises pour comprendre l’origine de leurs problèmes. Sa vie professionnelle est donc au beau fixe, même si côté cœur c’est une autre histoire…

Son boss, Dorian, l’envoie sur une nouvelle mission qui promet plus que les frissons habituels : elle doit intégrer une agence immobilière de luxe. Budget fringues et accessoires illimité afin de passer pour la chasseuse d’appartement la plus glamour de tout Paris.

Sur place, la situation est bizarre, patron tyrannique, collègues à côté de la plaque, mises en avant de biens déjà cédés… Et en guise de période d’essai, le boss donne à Noëlle dix jours pour vendre un manoir prétendument hanté qui traîne dans les fichiers depuis deux ans !

Pour l’aider dans cette mission presque impossible, on lui adjoint les services de JC, le grouillot de l’agence… qui se révèle terriblement efficace et horriblement sexy. Ou serait-ce l’inverse ? A Noëlle de faire des miracles…

Roxane Dambre est une jeune romancière, primée à plusieurs reprises pour ses séries fantaisy. Un appart de rêve (amoureux compris) est le quatrième roman écrit par ses soins que je lis après Un karma (presque) parfait, Derrière les étoiles et Les échos de l’au-delà, et comme toujours quel sympathique moment de lecture !

L’autrice est vraiment à l’aise dans le registre de la comédie romantique et me régale à chaque fois par ses histoires drôles et piquantes, romantiques ce qu’il faut et avec des héroïnes très étonnantes et attachantes qu’on a plaisir à suivre de la première à la dernière page.

Vous le savez, c’est un genre que j’aime bien lire l’été et j’ai été totalement happée par ce récit au point de l’avoir dévoré tout cru. J’ai beaucoup aimé l’histoire menée tambour battant proposée par Roxane Dambre, mêlant romance et espionnage, mais aussi les personnages principaux et secondaires à la fois attachants et drôles que sont Noëlle, sa sœur Victoire, sa voisine Hortense Michel (une octogénaire particulièrement moderne) et J.C.

C’est un roman pétillant, dynamique, fluide, bourré d’humour et avec des dialogues ciselés. Noëlle est une jeune femme plus que motivée dans sa mission de sauvetage de cette agence immobilière de luxe et j’ai aimé la voir se démener des situations dans laquelle elle se retrouve, notamment ses visites au manoir hanté et ses soirées avec Victoire et Hortense.

On peut reprocher à Roxane Dambre son choix d’une fin trop convenue et d’avoir voulu cocher toutes les cases de la comédie romantique mais elle répond en cela aux lectrices qui attendent de ce genre de lecture de l’humour, de l’amour et un dénouement en forme de happy end.

Alors certes la lecture reste un peu prévisible mais Un appart de rêve (amoureux compris) est un roman anti-déprime qui m’a bien diverti et que je vous conseille sans réserve si le genre vous plait !

Un grand merci à Roxane Dambre pour sa charmante dédicace et aux éditions Calmann Levy pour cette lecture pétillante, j’ai adoré !

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Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar.
À Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne.
Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…

Valentina, une insulaire sarde, profite de sa vie sans surprise. Après une déception amoureuse, elle s’installe dans un deux pièces du centre en compagnie de son fidèle acolyte à poils roux : Ferdinand.

Un jour, lors d’une balade matinale avec son chien, la jeune femme va découvrir un étrange message tracé dans le sable, et sans l’ombre d’un doute possible, la phrase lui est clairement destinée. C’est le début d’un immense jeu de piste, orchestré par un inconnu, qui va la tenir en haleine des semaines durant.

Laure, une élégante britannique, fait ses premiers pas en tant que journaliste événementielle : le métier de ses rêves.

Cette dernière a tout sacrifié pour intégrer un magazine de renom national. Sa période d’essai va s’avérer palpitante : tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Séduire un vieillard pour rentrer dans le plus gros théâtre de Londres ou rédiger le devoir de littérature d’un étudiant pour se faire payer en billets de spectacles… La jolie brune ne recule devant aucune situation rocambolesque pour réussir.

Tout oppose ces deux femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leur existence à jamais…

C’est bien entendu la Sardaigne (que je rêve de découvrir) et la couverture qui m’ont donné envie d’ajouter Le goût du bonheur à ma PAL et, une fois n’est pas coutume, aussitôt arrivé, aussitôt lu.

Ce premier roman signé Angéline Michel est ce qu’on appelle un feel-good book, pour ma part c’est un genre que j’aime bien lire de temps en temps, surtout à la belle saison ou en vacances.

Je n’ai pourtant attendu ni l’une ni les autres, la curiosité a été la plus forte, pour dévorer ce roman qui s’est révélé suffisamment frais pour que j’en vienne à bout en deux après-midis seulement.

Alors certes, il ne révolutionne pas le genre car son atmosphère ressemble un peu à La petite boulangerie du bout du monde (même si l’autrice ne copie pas du tout) et il est parfois maladroit (succession de phrases courtes parfois mises bout à bout) mais il se laisse lire sans déplaisir de la première à la dernière page.

Si le personnage de Laure et sa vie londonienne ne m’ont pas spécialement emballée, j’ai beaucoup aimé Valentina et sa vie entourée de ses amis et de son chien dans sa petite île sarde.

Heureusement, Angéline Michel devait être du même avis que moi car la grande majorité du roman se passe en Sardaigne aux côtés de Valentina, qui peine à se remettre de sa dernière histoire d’amour et qui va se laisser prendre au jeu de cette chasse au trésor pas comme les autres.

Le style de Angéline Michel est fluide mais elle déborde d’idées, du coup parfois elle part dans une direction, puis une autre, s’éloigne de l’intrigue de base pour y revenir, ce qui est un peu déstabilisant, tout comme la mise en page qui nous fait sauter d’une héroïne à l’autre sans transition.

La fin m’est apparue aussi un peu trop abrupte, dommage que l’autrice ait un peu vite expédié son histoire car je serai restée volontiers sur cette petite île avec Valentina et les autres protagonistes de l’histoire.

Malgré ces petits bémols, j’ai passé un très bon moment avec Le goût du bonheur, c’est une histoire fraîche et pétillante, portée par des personnages sympathiques et plutôt attachants, qui vide la tête et qui détend, c’est bien ce qu’on demande d’un feel-good book, et j’espère qu’Angéline Michel s’attèlera à écrire la suite des aventures de Valentina et Laure, car si c’est le cas, je serai au rendez-vous.

Si vous aimez la romance, les romans feel-good et l’Italie, je ne peux que vous le conseiller, un titre idéal à glisser dans son sac de plage ou sa valise de vacances.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot et aux éditions J’ai Lu pour cette sympathique lecture !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Frances Marion a tout quitté pour suivre sa vocation : écrire des histoires pour un nouvel art, qui consiste à projeter des images en mouvement sur un écran. Mary Pickord est une actrice dont les boucles blondes et la grâce juvénile lui valent déjà le surnom de « La petite fiancée de l’Amérique ». Toutes deux vont nouer une amitié hors norme et participer à cette révolution qu’est la naissance du cinéma. Mais, dans un monde dominé par les hommes, on voit d’un mauvais oeil l’ambition et l’indépendance de ces deux femmes…

Après Les Cygnes de la Cinquième Avenue qui connut un grand succès, Melanie Benjamin troque les années 50 pour les années 10 et 20 et quitte New York pour Los Angeles. La romancière restitue formidablement bien l’atmosphère des premiers studios de cinéma dans Hollywood Boulevard, l’amateurisme et l’effervescence qui y régnait.

Plongée au coeur de l’industrie naissante du septième art, ce roman retrace le destin de deux grandes figures oubliées du cinéma : Mary Pickford et Frances Marion. Mary Pickford fut la première star de cinéma, surnommée la petite fiancée de l’Amérique d’avant et d’après la première guerre mondiale, bien connue pour ses boucles blondes, son allure enfantine et sage. Frances Marion, bien qu’ayant joué dans quelques films entre 1914 et 1916, fut une scénariste de premier plan et la première femme scénariste à avoir reçu un Oscar en 1932 pour le film Le champion.

Avec talent, Melanie Benjamin nous dévoile ces deux personnalités et trajectoires très différentes, nous fait pénétrer au cœur de cette industrie naissance, nous fait assister aux tournages et montages de ces films, nous familiarise avec le début du star système et fait avant tout la part belle aux femmes.

Car si elle s’attache avant tout à nous faire connaître ses deux héroïnes, elle ne nous passe pas sous silence celles qui ont connu la gloire au temps du cinéma muet avant de sombrer dans l’oubli dès l’avènement du parlant.

Et à travers toutes ces femmes, on se rend compte de la précarité, des drames et des injustices auxquelles elles étaient confrontées, à la merci des réalisateurs et des grands manitous des studios, éléments interchangeables de leurs films.

La première à avoir révolutionné le cinéma fut Mary Pickford. Née Gladys Smith, elle travaille dès l’âge de 5 ans au sein de troupes de théâtre de troisième classe sillonnant le pays avant de se tourner vers le cinéma qui payait bien mieux. Elle avait à charge ses frères et sœurs, Lottie et Jack (qui deviendront acteurs aussi) et sa mère Charlotte avec qui elle avait une relation fusionnelle.

Sa grande beauté va faire d’elle la fille Biograph (du nom du studio) que les spectateurs réclamaient sans connaître son nom puisqu’elle n’était pas créditée, ce qui va vite changer en raison de sa popularité.

De 1909 à 1933, elle va être la star de 52 longs-métrages et va devenir l’actrice la mieux payée au monde (10 000 $ par semaine) puis la première femme productrice et distributrice, fondant United Artists avec D. W. Griffith, Charlie Chaplin et Douglas Fairbanks qui va devenir son époux.

En 1914, elle va faire la connaissance de Frances Marion qui va écrire les scénarios de ses plus grands succès en jouant aussi bien des enfants (Pauvre petite fille riche, Le Petit Lord Fauntleroy…) que des jeunes femmes (Le signal de l’amour, Pollyanna…).

L’avènement du parlant et l’arrivée d’un aréopage de jeunes actrices modernes alors qu’elle continue d’arborer une coiffure et des robes victoriennes la poussent vers la sortie mais elle continuera à produire et à distribuer des films pendant deux décennies encore.

Roman à deux voix, on suit parallèlement de 1914 au début des années 30, le parcours de ces deux femmes, leur amitié et leurs trajectoires qui vont finir par se séparer : Pickord déclinant inexorablement victime de son alcoolisme et de son image tandis que Frances va signer ses plus grands succès avec le parlant.

Au-delà de ces portraits de femmes, j’ai appris une foule de choses sur la naissance du cinéma : comment les studios refusaient de créditer leurs acteurs aux génériques de leurs films afin de les sous-payer et de les jeter après usage, comment se faisait le montage (avec une paire de ciseaux et de la colle), comment se tournaient les films…

Autour de ce duo féminin gravite très vite le gratin d’Hollywood, Chaplin, Douglas Fairbanks, Griffith et Mayer constituant, entre autres, les personnages masculins avec lesquels elle vont faire du cinéma une activité essentielle et lucrative.

Ce roman très bien documenté est féministe car il montre le machisme systématique des hommes (magnats des studios comme réalisateurs) qui ne voient pas d’un bon œil des femmes occuper des postes de responsabilité.

Il faudra beaucoup de courage et de caractère à Mary et Frances pour s’imposer dans cette industrie naissante. La romancière ne nous cache rien des promotions canapé (Wenstein n’a rien inventé), de l’homosexualité féminine et masculine des acteurs et actrices qu’on prend bien soin de garder secrets, des grossesses passées sous silence, des idylles arrangées pour promouvoir efficacement les films, etc.

Vous l’aurez compris Hollywood Boulevard a de nombreux atouts et je ne peux que vous inviter à le découvrir à votre tour.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Zoey est la soeur de Dalton et la meilleure amie d’Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton.
Elle n’écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey
n’est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l’épreuve, jusque dans les moindres détails…

Zoey est une new-yorkaise d’une trentaine d’années à qui sa grand-mère Nana a donné le virus de la cuisine. A la tête de sa petite entreprise de traiteur qui connaît un joli succès, elle est secondée très efficacement par Sally qui est devenue son amie, et qui voudrait bien que sa patronne investisse un peu plus dans la communication.

Célibataire depuis que Spencer l’a quitté pour son ennemie jurée, elle s’est plongée dans le travail même si elle toujours partante pour faire la fête avec son frère Dalton, fraîchement diplômé en droit, son meilleur ami Adrian, pianiste, et Sally.

A l’occasion de la fête en l’honneur de l’anniversaire de mariage de ses parents, Zoey qui y officie en tant que traiteur, fait la connaissance de Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de la grosse pomme avec qui elle a une altercation. Ce qui ne rebute pas le fin gastronome qui lui propose de faire plus ample connaissance…

Voilà bien longtemps que j’avais pas lu de Chick lit et je dois dire que cette comédie cent pour cent new-yorkaise, bien enlevée et pétillante, m’a bien divertie, remplissant ainsi parfaitement son rôle.

Elie Grimes nous propose avec Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent un chassé-croisé amoureux très actuel, avec des dialogues vifs et souvent drôles, rythmé par de nombreux rebondissements et porté par une héroïne au caractère volcanique.

Au-delà de la romance, le récit met en lumière l’amitié que se porte entre eux les différents protagonistes de l’histoire qui gravitent autour de Zoey et notamment son meilleur ami en ec qui sa grande-tante Vic voit un potentiel mari !

Les liens familiaux jouent aussi un rôle majeur, que ce soit entre Zoey et Dalton, Zoey et sa grand-mère avec qui elle est très complice, ou avec ses parents. Zoey, qui vient d’une famille traditionnelle, se sent plus proche de Nana que de sa propre mère très conventionnelle et pour qui les apparences sont importantes, leurs relations sont tendues, chacune restant campée sur ses positions.

Comme dans toute romance, il y a des situations cocasses, des scènes torrides entre Zoey et Matthew et un dénouement attendu même si l’autrice nous ménage quelques surprises. C’est frais, agréable et rempli d’humour. Les personnages sont crédibles et on peut facilement s’identifier et s’attacher à eux.

J’ai bien aimé aussi le contexte new-yorkais : les sorties le soir, le banquet à l’Ambassade, les petites échoppes de quartier…

Alors certes, le roman ne sort pas des sentiers battus et n’est en rien exceptionnel, mais il se révèle vraiment sympathique à lire et j’ai passé un bon moment avec Zoey et tous les autres et ma fois, c’est juste ce qu’on demande à de la chick lit !

Si vous recherchez un roman léger, frais, plein d’humour avec le dépaysement américain en plus, je ne peux que vous inciter à découvrir à votre tour Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent !

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