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Posts Tagged ‘saga familiale’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle est l’auteur de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. En 2018, elle a signé son premier roman, Les Déracinés, paru aux Escales.

Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur idylle.

Au bout de quelques années, ils n’auront plus le choix ; les voilà condamnés à l’exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d’illusions en désillusions. Jusqu’à ce qu’on leur fasse une proposition inattendue : fonder une colonie en République dominicaine.

En effet, le dictateur local a offert cent mille visas à des Juifs venus du Reich. Là, au milieu de la jungle brûlante, tout est à construire : leur ville, leur vie.

Fondé sur des faits réels, Les déracinés est le premier tome d’une fresque familiale et historique, qui révèle un pan méconnu de notre histoire récente.

A travers les destins d’Almah et de Wilhelm, Catherine Bardon qui signe ici son premier roman, dépeint le sort des êtres pris dans les turbulences du temps, la perte des rêves de jeunesse, la douleur de l’exil et la quête des racines.

C’est un roman fleuve, passionnant, où l’on suit notre couple de héros à Vienne puis dans l’exil en République Dominicaine. Le sujet questionne, interroge : peut-on se reconstruire lorsque l’on devient apatride après avoir été confronté brutalement à l’Histoire ?

On va assister à la montée du nazisme, à la perte pour les personnages et leurs familles de leurs métiers, de leurs entreprises, jusqu’au jour où poussés par leurs parents respectifs et Myriam, la soeur de Wilhelm, ils optent pour l’exil la mort dans l’âme.

La difficulté d’avoir des visas se pose alors que tous les pays mettent en place des quotas et l’ensemble des juifs ne pourra malheureusement pas quitter l’Autriche.

La douleur du déracinement, l’errance pendant près d’un an avant de finalement accepter de rejoindre la république dominicaine où règne sans partage la dictature de Rafael Trujillo, l’abandon de leur profession de journaliste et de dentiste pour refaire leur vie dans un esprit communautaire, rien ne sera épargné à Wilhelm et Almah.

Si j’ai adoré toute la partie viennoise véritablement passionnante, j’ai un peu moins goûté la partie dominicaine où il y a trop de longueurs à mon goût même si j’ai trouvé très intéressant de découvrir comment s’organisait un kibboutz.

Je ne savais absolument rien sur ces villages collectivistes nés au début du XXè siècle en Palestine et où l’individu doit s’effacer devant le collectif, une organisation qui va beaucoup perturber notre couple qui souffre de perdre son intimité.

Malgré mes réserves sur les longueurs, j’ai beaucoup aimé ce premier tome, très bien écrit et documenté, notamment grâce au personnage solaire d’Almah. Je lirai avec plaisir la suite de cette saga familiale puisque les tomes 2, 3 et 4 sont dans ma PAL.

Et vous, vous aimez les sagas familiales ?

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Au cœur d’une Bretagne magnifique, que la petite Nina retrouve avec bonheur, quittant la capitale pour deux longs mois de villégiature, c’est la vie d’une grande famille en apparence heureuse, en apparence seulement, que l’on suit au fil d’une décennie.

Petite parisienne tout droit sortie de la banlieue nord, Nina Bremeur-Duval ne vit que pour l’été, moment tant attendu tout au long de l’année puisqu’il lui permet de retrouver la famille de sa mère Valentine dans le lieu enchanteur qu’est Grande-Maison, la demeure familiale, en Bretagne.

A ses côtés, une complice, Claude, même âge (8 ans), qui a la chance de vivre à l’année à Grande-Maison, le paradis sur terre pour Nina, sa tante bien-aimée Sacha, beauté de la famille promise à un brillant avenir, l’oncle Hugo tout juste plaqué par sa femme, bonne-maman pour qui les apparences priment, bon-papa ancien banquier reconverti dans la poésie, tante Hélie papesse de l’ironie…

Cependant, ne venir qu’une fois par an, même deux mois, ne constitue pas un passeport suffisant pour être intégrée à cette puissante famille qui vit essentiellement dans le monde des apparences.

Pourtant, pour Nina, cette famille représente tout. Tout au long de l’année, elle vit en compagnie de Mamita, employée par sa mère Valentine, qui préfère résider à Londres, seule. Analyste financier chez la banque Rothschild à Londres, elle ne voit sa fille qu’en coup de vent, lui prodiguant une petite tape sur la tête pour tout signe d’affection.

Peu à peu, au fil des étés, les années passant, quelques fissures viennent lézarder le tableau idyllique de la Grande-Maison et notamment la place effective qu’occupe Nina.

Elle se refuse pourtant à voir les Bremeur-Duval tels qu’ils sont. Et lorsque la réalité se fait jour, les membres de la famille tant aimée se révèlent avec leurs faiblesses et elle découvre bien des secrets…

L’été, des secrets de famille, la Bretagne, une maison, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir Les étés de Grande-Maison de la bretonne Nathalie de Broc, et si, sur le papier il avait tout pour me plaire, je ressors un peu déçue de cette lecture, non pas que ce roman soit mauvais mais parce que je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venue chercher.

Tout d’abord, l’autrice met énormément de temps à planter son décor et pour tout vous dire je me suis un peu ennuyée pendant une bonne centaine de pages, attendant que l’intrigue démarre enfin.

Je m’attendais à ce que cette Grande-Maison soit un personnage à part entière du roman, il n’en est rien. Nathalie de Broc ne s’attarde pas sur la maison en elle-même, pourtant décor principal du roman, ce que je trouve un peu dommage.

Toute cette introduction, trop longue et bavarde à mon goût, a failli avoir raison de moi, je me suis accrochée et j’ai bien fait car arrivée à la moitié du roman, l’histoire décolle enfin et se révèle plutôt prenante !

En brossant le destin de cette famille bourgeoise sur une dizaine d’années, Nathalie de Broc a la bonne idée de montrer tous les bouleversements sociologiques qui frappent cette famille bon chic bon genre surant lew années 1970 : le divorce, l’homosexualité, le SIDA, les violences conjugales… des évènements que l’on préférait taire pour sauvegarder les apparences auxquelles ces familles tiennent tant mais qui vont leur éclater au visage.

Les personnages sont très nombreux et assez peu esquissés, leur psychologie, peu exploitée, certes Nina, héroïne du roman fait exception, mais cela reste un peu mince, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, et seuls Nina, Max et Sacha m’ont vraiment intéressée.

Les secrets de famille, il y en a quelques-uns, ils sont bel et bien là mais ils arrivent très tard dans le récit, dans les cent dernières pages, ce que j’ai trouvé dommage car l’autrice les aborde de façon très brève, là où j’aurai aimé qu’elle s’y attarde.

En bref, de bonnes choses, une première moitié assez laborieuse pour moi mais la seconde, heureusement très addictive, font de cette lecture une agréable lecture, certes pas marquante mais qui plaira aux amateurs de sagas familiales !

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Un pa

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