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Posts Tagged ‘saga familiale’

Inès de Kertanguy est romancière et historienne. Elle est l’auteur de plusieurs biographies consacrées à Elisabeth Vigée Le Brun, Madame Campan, la reine-mère d’Angleterre et Leonora Galigaï. 

Les Kervalon forment à l’aube du XXe siècle une grande famille, fière de ses valeurs et de ses traditions. Quels que soient les événements, ils puisent dans leur nom et leur inaltérable solidarité la force de les affronter.

Apolline n’a que dix ans lorsque sa mère, la baronne de Saint-Eliph, née Kervalon, meurt en couches en mettant au monde son troisième enfant. La fillette grandit pourtant heureuse entre Paris et le manoir familial, avec son frère et sa soeur, entourée par ses nombreux cousins, avant que la première guerre mondiale ne fasse d’elle une très jeune veuve. Elle élève ses deux enfants dans un monde où les repères s’effondrent et où les femmes apprennent enfin à écouter leurs envies et à vivre pour elles-mêmes.

D’une guerre à l’autre, les Kervalon poursuivent tous, à travers bien des péripéties, des destins très différents. Mais sans jamais oublier à quelle famille ils appartiennent. Jusqu’à la lecture du testament de l’oncle…

Vous connaissez mon goût pour les romans historiques, secrets de famille et autres sagas familiales, aussi lorsqu’un roman promet de réunir ces trois aspects, il ne peut qu’éveiller ma curiosité. C’est ainsi que Les héritiers de Kervalon a atterri dans ma PAL l’automne dernier.

Espérances déçues, batailles fratricides et secrets de famille : dans la tourmente d’un siècle en pleine mutation, la romancière Inès de Kertanguy brosse ici la passionnante saga de l’aristocratie française, fresque d’un univers perdu.

Les héritiers de Kervalon est une très belle histoire de familiale se déroulant de 1906 à 1945. L’autrice, historienne de formation, connait visiblement bien le sujet car le roman est suffisamment documenté pour être très crédible.

Passionnant de la première à la dernière page, porté par des personnages attachants, en premier lieu Apolline, ce roman est véritable page turner que j’ai eu beaucoup de mal à poser, tant j’étais prise par l’histoire de cette famille prise dans la tourmente de l’Histoire.

Il demande un peu d’attention pour bien identifier chaque membre des Kervalon, et ils sont nombreux, mais l’autrice sait y faire et je me suis jamais perdue entre l’héroïne, ses cousins, grands-parents, beaux-parents…

Au-delà de l’aspect historique, le climat politique de l’époque et des deux guerres mondiales, l’autrice aborde des thèmes comme le deuil, l’émancipation féminine, l’amour, les liens familiaux et met en lumière cette caste aristocratique avec ses us et coutumes qui a vacillé, emportée par la première guerre mondiale et l’effondrement des empires et royautés.

Inès de Kertanguy a une écriture agréable, fluide et riche en vocabulaire. L’histoire est suffisamment bien rythmée et parsemée de rebondissements pour maintenir l’intérêt du lecteur pendant 700 pages, sans que je trouve la moindre longueur, ce qui n’est pas une mince affaire loin de là !

J’ai tout de même un bémol qui m’est personnel et qui n’enlève en rien à la qualité de ce roman : j’aurai préféré que l’autrice s’attarde sur la reconstruction après la première guerre mondiale. Inès de Kertanguy a fait le choix de scinder son roman en deux parties : 1906/1918 et 1936/1945 pour couvrir les deux guerres, et j’ai trouvé cette seconde partie un peu moins captivante.

Malgré ce bémol, c’est une très belle histoire, à travers une famille aristocratique unie, désunie, riche en émotions, entre joies et drames. Une formidable saga familiale que j’ai dévoré en trois petits jours et que je vous recommande chaudement !

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Anne Jacobs écrit sous pseudonyme de nombreux romans historiques et sagas exotiques, mais c’est sa série La Villa aux étoffes qui la propulse au rang d’auteur best-seller, aussi bien en Allemagne qu’à l’international. Composée de La Villa aux étoffes (2020), des Filles de la villa aux étoffes (2020), de L’Héritage de la villa aux étoffes (2021), de Retour à la villa aux étoffes (2021) et de Tempête sur la villa aux étoffes (2022), cette saga, publiée en France aux éditions Charleston, a déjà conquis près de 3 millions de lecteurs.

Augsbourg, 1920. La guerre est finie et, après les difficultés et les privations, le bonheur a refait son apparition à la villa aux étoffes. Rentré de captivité, Paul Melzer a repris la tête de l’usine familiale. Avec l’aide de son associé Ernst von Klippstein, il la remet à flot et l’engage sur la voie de la modernité.

Marie, de son côté, peut enfin se consacrer à sa véritable vocation et ouvrir un petit atelier de haute couture. Il ne faut pas longtemps pour que ses merveilleuses créations connaissent un grand succès. Mais alors que son activité se développe, son mariage avec Paul commence à battre de l’aile.

Après une ultime dispute, Marie quitte la villa avec leurs deux enfants. Le destin est en marche…

L’héritage de la villa aux étoffes est le troisième tome de la saga familiale consacrée à la famille Melzer. Entre secrets de famille et non-dits, c’est une saga captivante où petite et grande histoire se mêlent, digne de Downton Abbey.

L’été dernier, j’avais beaucoup aimé La villa aux étoffes  et j’avais eu un coup de coeur pour Les filles de la villa aux étoffes de la romancière allemande Anne Jacobs. J’attendais donc la parution du troisième tome au format poche pour découvrir la suite des aventures de la famille Melzer et de leurs domestiques, et c’est désormais chose faite.

Si, comme moi, vous aimez les sagas familiales, les ambiances à la Downton Abbey et les secrets de famille, cette saga d’Anne Jacobs va assurément vous plaire.

D’un coté, on suit les Melzer, les maitres : Paul, propriétaire de l’usine familiale, Alicia sa mère , Elisabeth et Katharina, ses soeurs, son épouse Marie et leurs enfants. De l’autre, les domestiques qui les servent : Julius, Hanna, Augusta, Gertie…

Avec ce roman fleuve, sans longueurs (un exploit !), Anne Jacobs nous dépeint la bourgeoisie industrielle allemande dans les années suivant la première guerre mondiale.

L’autrice a vraiment bien travaillé sa trame historique et nous révèle le quotidien des allemands frappé de plein fouet par le chômage, l’inflation et la dévaluation de leur monnaie.

Les femmes, veuves, célibataires ou mariées, rêvent d’indépendance et ne se contentent plus de rester dans leurs foyers à l’instar de Kitty et Marie qui comptent bien percer, la première dans la peinture, la seconde dans la mode. C’est très bien retranscrit ici avec le gynécée de Gertrude, Kitty, Marie et leurs enfance qui vivent dans une joyeuse et douce bohème.

Le second tome avait été un coup de coeur tant j’avais adoré l’histoire et le contexte historique, celui-ci est clairement en-dessous, comme si l’autrice avait manqué d’inspiration pour nous tricoter une intrigue aussi excellente que la précédente.

Malgré tout, c’est un bon roman historique, je ne me suis pas ennuyée une minute en compagnie des Melzer et de leurs domestiques mais Anne Jacobs fait dans le drama cette fois-ci avec une brouille entre Paul et Marie qui m’a semblé peu crédible et surtout, elle tourne en rond pour couvrir tout le tome, dommage !

Vous l’aurez compris, l’intrigue principale de ce tome m’a moins passionnée mais je serai néanmoins au rendez-vous du quatrième tome dès sa sortie en poche en septembre prochain, il me tarde déjà de retourner à la villa aux étoffes !

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Suzanne Gachenot vit en Vendée. De formation littéraire, elle partage son temps entre son travail au sein d’une collectivité et l’écriture. Elle a déjà publié deux romans aux éditions Nouvelles Plumes : Marguerite, inspiré par la vie de son aïeule (2020), et Sombre été (2021).

Léonie, Espérie et Rosalie Loubersac ont grandi près d’Albi dans le domaine familial de Cazelles. Elles forment, malgré leurs caractères forts et contrastés, une fratrie unie.

Mais, en avril 1925, une demande en mariage inattendue vient tout anéantir. Et briser le cœur de la benjamine. Pourquoi Georges, son promis, choisit-il contre toute attente d’épouser Léonie, l’aînée obéissante ?

Le chagrin et l’humiliation poussent Rosalie à partir pour Bordeaux, où, préceptrice chez des aristocrates, elle découvre une vie riche de joie et de nouveautés, loin de son austère campagne.

Pour Léonie, la promesse de beaux lendemains cède bientôt aux désillusions. Quant à la fière Espérie, restée au domaine sans ses sœurs, elle rêve de progrès, de changement…

Avec Les soeurs Loubersac, Suzanne Gachenot nous propose un roman historique bien agréable à lire. Unies par une même éducation éclairée mais soumises aux rigueurs de l’époque, les trois soeurs écrivent, guidées par leurs désirs et leur soif de liberté, leur intense destin.

J’aime beaucoup les histoires familiales et si vous êtes comme moi, il y a de grandes chances que ce roman vous plaise. Bien qu’il fasse plus de 500 pages, j’en suis venue à bout en deux petits jours tant l’histoire m’a happée dès les premières pages pour ne plus me lâcher.

Difficile de quitter ce roman tellement l’histoire est prenante ! J’ espère que l’auteure nous proposera très vite le deuxième tome.

Car oui, c’est un tome 1 qui court de 1925 à la mobilisation de 1939, il va me falloir désormais attendre pour connaître la suite des aventures de Léonie, Espérie et Rosalie.

Ici, il est beaucoup question de condition féminine et de sororité, des thèmes chers à mon coeur. Chaque soeur représente le statut de la femme au sortir de la première guerre mondiale. Cette génération de jeunes filles rêve d’indépendance et de liberté mais en province, c’est bien dur à atteindre.

Léonie, par peur de devenir vieille fille, acceptera un mariage arrangé ; Espérie qui ne veut pas se marier, ne se donnera pas les moyens de sa réussite et Rosalie se coulera dans le moule de l’épouse bourgeoise mais néanmoins bien ancrée dans le vent de liberté qui souffle sur la France en ces années folles.

J’ai adoré cette saga familiale profondément féministe, l’écriture de Suzanne Gachenot est fluide et on tourne les pages avec avidité. La correspondance entre les deux plus jeunes soeurs, lorsqu’elles sont séparées, rend le récit très vivant.

Tous les ingrédients : époque, faits historiques, famille, amour, désillusion, rebondissement, secret sont réunis pour obtenir une saga très réussie. Au fur et à mesure, on tombe sous le charme des personnages féminins comme masculins, on vit à leurs côtés et la lecture est vraiment addictive.

Mon petit bémol : le personnage de Léonie n’est pas assez développé et mis de côté pendant une très grande partie du roman, j’espère qu’elle aura une meilleure vie par la suite.

Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement ce roman historique que j’ai trouvé vraiment très prenant.

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture passionnante !

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Anne Jacobs a publié sous pseudonyme plusieurs romans historiques et sagas exotiques. Sa trilogie La Villa aux étoffes connaît un véritable succès en Allemagne et à l’international.

À Augsburg, près de Munich, en 1913, la jeune Marie est embauchée en cuisine à la Villa aux étoffes, la résidence des Melzer, propriétaires d’une imposante usine de textile.

Alors que la jeune orpheline tente de tailler sa place parmi les serviteurs, les maîtres anticipent le début de la saison des bals hivernaux qui permettra à la belle Katharina, la cadette de la famille, de briller de tous ses feux en société.

Paul, l’héritier principal, se tient loin de ce genre de mondanités, car il préfère de loin sa vie d’étudiant à Munich. Du moins jusqu’à ce qu’il croise Marie…

Si, comme moi, vous aimez les sagas familiales, les ambiances à la Downton Abbey et les secrets de famille, La villa aux étoffes d’Anne Jacobs devrait vous plaire.

Premier tome d’une série qui en compte déjà quatre, ce roman pose les bases et nous présente les différents protagonistes qui interviennent tout au long des quelques six cents pages, tout en nous offrant une intrigue digne d’intérêts.

D’un coté, Les Melzer, les maitres : Johann, propriétaire de l’usine familiale, Alicia son épouse, Elisabeth, Katharina et Paul, leurs enfants. De l’autre, les domestiques qui les servent : Marie en tête.

Avec ce roman fleuve, sans longueurs (un exploit !), Anne Jacobs nous dépeint la bourgeoisie industrielle allemande du début du XXè siècle, juste avant que la première guerre mondiale rebatte les cartes et entraîne la fin de leur monde.

L’autrice a vraiment bien travaillé sa trame historique et nous révèle les règles et les interdits de cette caste mais aussi les enjeux autour de la modernisation des usines.

On plonge aux côtés des Melzer, dans le quotidien et les bals de la belle société mais on découvre aussi l’envers du décor aux côtés des domestiques et de leur dur labeur, levés bien avant les maîtres pour allumer les poêles, préparer le petit déjeuner, enlever les reliefs des repas… et couchés bien après eux.

C’est aussi un roman où l’on aborde la place des femmes lors de la Belle Epoque, dans son acception la plus large : les études et le mariage des jeunes filles, l’importance de la virginité jusqu’au mariage, la course au mariage, , la scolarisation des orphelines ou des filles issues de la classe ouvrière qui sont obligées de travailler afin de payer les études de leurs frères…

Et cerise sur le gâteau, la romance au second plan, est toute mignonne et n’éclipse pas le reste du récit, un bon point pour moi !

Ce premier tome s’est révélé réellement passionnant, je me suis très vite attachée aux différents personnages qui composent ce récit très addictif et je n’ai qu’une hâte, les retrouver dans le second volume à paraître en poche en novembre.

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Eve Chase est le pseudonyme d’une journaliste ayant travaillé pour plusieurs magazines anglais. Son premier roman écrit sous ce nom, Un manoir en Cornouailles (NiL, 2018 ; 10/18, 2019), a été lauréat du prix Saint-Maur en Poche du roman étranger 2019.

Gloucestershire, août 1971. Un bébé est retrouvé dans les bois du manoir de Foxcote. La famille Harrington, endeuillée par une terrible tragédie, recueille avec joie la petite fille et décide de l’élever en secret. Mais ce bonheur familial est très vite ébranlé par la découverte d’un cadavre sur la propriété.

Des années plus tard, Sylvie, confrontée au coma de sa mère Rita, et désireuse d’éclaircir des zones d’ombre de sa vie, est à son tour entraînée dans les bois majestueux et sauvages de Foxcote, là où rien n’est tout à fait ce qu’on croit.

Sylvie découvrira-t-elle la vérité et osera-t-elle la révéler ?

Les filles du manoir de Foxcote est le second roman d’Eve Chase que j’ai découverte avec son premier titre Un manoir en Cornouailles. Onirique et mystérieux, ce récit nous plonge au cœur de sombres secrets de famille qui bouleverseront à jamais les vies de trois femmes.

Vous le savez, j’affectionne les romans à double temporalité, les secrets de famille, un lieu qui tient une place centrale dans le récit, des vies bouleversées à jamais par un drame du passé…

Ce roman coche toutes les cases et autant vous le dire d’emblée, je l’ai ai beaucoup aimé ! Eve Chase tisse formidablement bien sa toile et nous prend dans ses filets de la première à la dernière page. Elle ménage ses effets, distille des indices ici et là, et mène son suspens jusqu’au bout avec un dénouement que je n’avais pas vu venir.

Un roman très bien construit, bien équilibré entre intrigue dans le passé et dans le présent même si j’ai été nettement plus captivée par les évènements de l’été 1971 que par ceux d’aujourd’hui même si j’avoue que l’histoire autour de Sylvie m’a beaucoup intéressée dans les cent dernières pages.

Roman choral, l’autrice donne tour à tour la parole à Rita, Hera et Sylvie qui voient leurs destins bouleversés suite aux évènements de l’été 1971. Que s’est-il donc passé dans cette mystérieuse forêt qui borde le manoir de Foxcote ?

Il nous faudra près de 400 pages pour le découvrir tant Eve Chase mène bien sa barque et nous mène par le bout du nez.

L’atmosphère est envoutante et angoissante, les personnages bien dessinés et ce roman confirme qu’Eve Chase est une digne héritière de Daphné du Maurier sans la dépasser toutefois à mes yeux, l’autrice de Ma cousine Rachel et de Rebecca reste toujours au sommet du genre et cela, c’est incontestable.

Vous l’aurez compris, ce fut une très bonne lecture que je recommande aux amateurs et amatrices du genre, ils et elles passeront un formidable moment en compagnie des trois héroïnes au coeur de ce manoir qui recèle bien des mystères.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette belle lecture, j’ai adoré !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle est l’auteur de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. En 2018, elle a signé son premier roman, Les Déracinés, paru aux Escales.

Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur idylle.

Au bout de quelques années, ils n’auront plus le choix ; les voilà condamnés à l’exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d’illusions en désillusions. Jusqu’à ce qu’on leur fasse une proposition inattendue : fonder une colonie en République dominicaine.

En effet, le dictateur local a offert cent mille visas à des Juifs venus du Reich. Là, au milieu de la jungle brûlante, tout est à construire : leur ville, leur vie.

Fondé sur des faits réels, Les déracinés est le premier tome d’une fresque familiale et historique, qui révèle un pan méconnu de notre histoire récente.

A travers les destins d’Almah et de Wilhelm, Catherine Bardon qui signe ici son premier roman, dépeint le sort des êtres pris dans les turbulences du temps, la perte des rêves de jeunesse, la douleur de l’exil et la quête des racines.

C’est un roman fleuve, passionnant, où l’on suit notre couple de héros à Vienne puis dans l’exil en République Dominicaine. Le sujet questionne, interroge : peut-on se reconstruire lorsque l’on devient apatride après avoir été confronté brutalement à l’Histoire ?

On va assister à la montée du nazisme, à la perte pour les personnages et leurs familles de leurs métiers, de leurs entreprises, jusqu’au jour où poussés par leurs parents respectifs et Myriam, la soeur de Wilhelm, ils optent pour l’exil la mort dans l’âme.

La difficulté d’avoir des visas se pose alors que tous les pays mettent en place des quotas et l’ensemble des juifs ne pourra malheureusement pas quitter l’Autriche.

La douleur du déracinement, l’errance pendant près d’un an avant de finalement accepter de rejoindre la république dominicaine où règne sans partage la dictature de Rafael Trujillo, l’abandon de leur profession de journaliste et de dentiste pour refaire leur vie dans un esprit communautaire, rien ne sera épargné à Wilhelm et Almah.

Si j’ai adoré toute la partie viennoise véritablement passionnante, j’ai un peu moins goûté la partie dominicaine où il y a trop de longueurs à mon goût même si j’ai trouvé très intéressant de découvrir comment s’organisait un kibboutz.

Je ne savais absolument rien sur ces villages collectivistes nés au début du XXè siècle en Palestine et où l’individu doit s’effacer devant le collectif, une organisation qui va beaucoup perturber notre couple qui souffre de perdre son intimité.

Malgré mes réserves sur les longueurs, j’ai beaucoup aimé ce premier tome, très bien écrit et documenté, notamment grâce au personnage solaire d’Almah. Je lirai avec plaisir la suite de cette saga familiale puisque les tomes 2, 3 et 4 sont dans ma PAL.

Et vous, vous aimez les sagas familiales ?

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Au cœur d’une Bretagne magnifique, que la petite Nina retrouve avec bonheur, quittant la capitale pour deux longs mois de villégiature, c’est la vie d’une grande famille en apparence heureuse, en apparence seulement, que l’on suit au fil d’une décennie.

Petite parisienne tout droit sortie de la banlieue nord, Nina Bremeur-Duval ne vit que pour l’été, moment tant attendu tout au long de l’année puisqu’il lui permet de retrouver la famille de sa mère Valentine dans le lieu enchanteur qu’est Grande-Maison, la demeure familiale, en Bretagne.

A ses côtés, une complice, Claude, même âge (8 ans), qui a la chance de vivre à l’année à Grande-Maison, le paradis sur terre pour Nina, sa tante bien-aimée Sacha, beauté de la famille promise à un brillant avenir, l’oncle Hugo tout juste plaqué par sa femme, bonne-maman pour qui les apparences priment, bon-papa ancien banquier reconverti dans la poésie, tante Hélie papesse de l’ironie…

Cependant, ne venir qu’une fois par an, même deux mois, ne constitue pas un passeport suffisant pour être intégrée à cette puissante famille qui vit essentiellement dans le monde des apparences.

Pourtant, pour Nina, cette famille représente tout. Tout au long de l’année, elle vit en compagnie de Mamita, employée par sa mère Valentine, qui préfère résider à Londres, seule. Analyste financier chez la banque Rothschild à Londres, elle ne voit sa fille qu’en coup de vent, lui prodiguant une petite tape sur la tête pour tout signe d’affection.

Peu à peu, au fil des étés, les années passant, quelques fissures viennent lézarder le tableau idyllique de la Grande-Maison et notamment la place effective qu’occupe Nina.

Elle se refuse pourtant à voir les Bremeur-Duval tels qu’ils sont. Et lorsque la réalité se fait jour, les membres de la famille tant aimée se révèlent avec leurs faiblesses et elle découvre bien des secrets…

L’été, des secrets de famille, la Bretagne, une maison, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir Les étés de Grande-Maison de la bretonne Nathalie de Broc, et si, sur le papier il avait tout pour me plaire, je ressors un peu déçue de cette lecture, non pas que ce roman soit mauvais mais parce que je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venue chercher.

Tout d’abord, l’autrice met énormément de temps à planter son décor et pour tout vous dire je me suis un peu ennuyée pendant une bonne centaine de pages, attendant que l’intrigue démarre enfin.

Je m’attendais à ce que cette Grande-Maison soit un personnage à part entière du roman, il n’en est rien. Nathalie de Broc ne s’attarde pas sur la maison en elle-même, pourtant décor principal du roman, ce que je trouve un peu dommage.

Toute cette introduction, trop longue et bavarde à mon goût, a failli avoir raison de moi, je me suis accrochée et j’ai bien fait car arrivée à la moitié du roman, l’histoire décolle enfin et se révèle plutôt prenante !

En brossant le destin de cette famille bourgeoise sur une dizaine d’années, Nathalie de Broc a la bonne idée de montrer tous les bouleversements sociologiques qui frappent cette famille bon chic bon genre surant lew années 1970 : le divorce, l’homosexualité, le SIDA, les violences conjugales… des évènements que l’on préférait taire pour sauvegarder les apparences auxquelles ces familles tiennent tant mais qui vont leur éclater au visage.

Les personnages sont très nombreux et assez peu esquissés, leur psychologie, peu exploitée, certes Nina, héroïne du roman fait exception, mais cela reste un peu mince, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, et seuls Nina, Max et Sacha m’ont vraiment intéressée.

Les secrets de famille, il y en a quelques-uns, ils sont bel et bien là mais ils arrivent très tard dans le récit, dans les cent dernières pages, ce que j’ai trouvé dommage car l’autrice les aborde de façon très brève, là où j’aurai aimé qu’elle s’y attarde.

En bref, de bonnes choses, une première moitié assez laborieuse pour moi mais la seconde, heureusement très addictive, font de cette lecture une agréable lecture, certes pas marquante mais qui plaira aux amateurs de sagas familiales !

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Un pa

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