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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Reine française de la saga, Marie-Bernadette Dupuy a conquis une immense communauté de lecteurs par ses romans bouleversants qui figurent systématiquement dans le top des meilleures ventes à leur parution.

Septembre 1946. Dans le Morbihan, à Locmariaquer, Lara, jeune fille de 18 ans au caractère passionné, tente d’oublier les terribles années qui viennent de s’écouler.

Malgré les blessures laissées par la guerre, la vie reprend lentement son cours, lorsqu’un drame frappe la région : le corps d’une jeune fille est découvert sous un dolmen.

La malheureuse est vêtue d’une tunique blanche et a été égorgée. Pour Lara, cette terrible nouvelle est d’autant plus bouleversante que l’homme qu’elle aime est l’un des principaux suspects.

Qui a bien pu commettre ce meurtre odieux ? Est-ce un crime rituel ?

Les questions sont nombreuses pour Nicolas Renan, l’inspecteur chargé de l’enquête. D’autant que cette mort n’est que le début d’une longue série de crimes…

Marie-Bernadette Dupuy est une romancière prolifique, connue pour ses sagas familiales, que je retrouve à l’occasion de ce premier tome consacré à Lara, La ronde des soupçons.

Cette lecture fleuve de plus de 500 pages s’est révélée très prenante et plutôt passionnante car, au-delà de la romance Lara et Olivier, qui ravira les amat.eurs.trices du genre, bien que fort heureusement, elle ne soit pas au premier plan, l’autrice nous propose une histoire pleine de suspens dans un contexte historique particulier.

Car l’histoire démarre au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France et les alliés ont gagné mais les tickets de rationnement son toujours là, tout comme les G.I qui ont contribué à libérer le territoire et qui profitent de leur position de libérateurs, pour séduire les jeunes filles et semer derrière eux, un certain nombre d’enfants illégitimes.

La guerre est encore dans les toutes les têtes et notamment les épisodes qui ont jalonné la libération du territoire avec l’épuration qui s’en est suivie, menée par des résistants historiques mais aussi par des opportunistes qui ont bien profité de la guerre pour s’enrichir et s’autoproclamer résistants, une fois qu’ils ne risquaient plus rien.

Le père et l’oncle de Lara Fleury, l’héroïne de cette histoire, ont été dénoncés comme résistants, déportés vers les camps et portés disparus. Pour sa mère Armeline, sa jeune sœur Fantou, les temps sont durs et l’argent se fait rare.

Heureusement pour elles, leurs voisins, les Cadoret, pêcheurs, les aident en améliorant leur ordinaire. C’est dans ce contexte difficile, qu’intervient une série de meurtres dans ce coin de Bretagne, situé à quelques kilomètres de chez moi et que je connais bien : Erdeven, Auray et Locmariaquer, et bien sûr Vannes, où l’inspecteur chargé de l’enquête vit.

Ce qui m’a beaucoup plu ici, c’est bien sûr le contexte historique et les lieux, les secrets de famille. Marie-Bernadette Dupuy s’est bien documenté sur l’époque et sur la région et au fil des pages, on découvre les conditions de travail et de vie de tous les protagonistes de cette histoire.

La Bretagne est une terre chrétienne mais aussi attachée à ses traditions ancestrales et à sa langue, et tout ceci est bien utilisé dans le roman même si le folklore breton aurait pu être utilisé encore davantage pour imprégner une ambiance un peu fantastique au récit.

Outre tous ces thèmes, Marie-Bernadette Dupuy nous propose également une enquête policière plutôt bien ficelée et qui tient en haleine. Son inspecteur Nicolas Renan, venu tout droit de Paris et depuis peu en poste à Vannes, se révèle intelligent, perspicace et assez attachant.

Quelques bémols toutefois : les personnages sont un peu trop nombreux à mon goût, certains n’apportent pas grand chose à l’histoire pour l’instant et la liaison entre Loïza et Renan se révèle absolument inintéressante à mes yeux voire même grotesque.

L’intrigue policière se révèle trop diluée, la tension se perd et c’est dommage. Ce premier volume est malgré tout un bon divertissement, on tourne les pages avec une certaine avidité et j’ai été embarquée par cette saga familiale jusqu’au point final, je lirai donc lire la suite.

Un grand merci aux éditions Calmann Levy et à Babelio pour cette lecture prenante !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l’effondrement d’une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s’est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l’homme qu’elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s’activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d’Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue : l’une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d’une balle dans le dos… L’enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu’elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu’elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?

11 Novembre 1920, puits du centre dans la mine de Faymoreau en Vendée. C’est une journée de travail comme les autres pour Thomas Marot et son camarade Piotr Ambrozy lorsque survient le coup de grisou. Les deux hommes se retrouvent prisonnier et les premières pensées de Thomas sont pour Jolenta, sa future femme qui attend leur enfant et qui se trouve être la soeur de Piotr. Il n’est pas blessé et s’active pour dégager Piotr, en vain. Le jeune homme âgé de 15 ans, a une jambe coincée sous les décombres.

13 novembre 1920, à La Roche-sur-Yon, Isaure Millet, vient de fêter ses 18 ans. Elle attend que le poste d’institutrice de Faymoreau soit vacant et en attendant a trouvé une place de surveillante dans une pension tenue par Mr et Mme Ponsonnier. Lors de sa promenade, elle découvre les titres du journal local et court séance tenante prendre un train pour son village. La jeune fille, amoureuse depuis l’adolescence de Thomas, brûle de savoir si il est toujours en vie.

Arrivée sur place, elle constate que Thomas et Piotr sont toujours coincés au fond de la mine mais le directeur met tout en oeuvre pour qu’ils soient sauvés. Les deux hommes sont finalement extraits de la mine mais si Thomas n’a pas une égratignure, Piotr doit être amputé.

Soulagée que l’homme qu’elle aime est sain et sauf, elle apprend par Honorine Marot, la mère de Thomas, qu’il va épouser sa fiancée trois semaines plus tard. Anéantie et sans emploi, Isaure décide de rester et doit s’installer à la métairie du comte et de la Comtesse de Regnier, pour lesquels ses parents travaillent, le coeur dans l’âme, car depuis le décès de ses frères Ernest et Armand en 1915, elle est encore davantage le souffre-douleur de ses parents qui lui reprochent sa trop grande beauté.

Le lendemain du sauvetage, on retrouve trois autres victimes du coup de grisou. Deux sont mortes de façon naturelle mais Alfred Boucard, le porion, a été retrouvé une balle dans le dos. L’inspecteur Devers et son adjoint arrivent à Faymoreau pour mener l’enquête mais ils butent sur le mutisme des gueules noires…

Marie-Bernadette Dupuy est une romancière prolifique, connue pour ses sagas familiales, que je découvre à l’occasion de ce premier tome de La galerie des jalousies. Cette lecture fleuve de 600 pages s’est révélée très prenante et plutôt passionnante car, au-delà de la romance impossible et mièvre entre Thomas et Isaure, elle aborde des thématiques très intéressantes.

En premier lieu les mineurs de fond, leurs conditions de travail et de vie. Un aspect qui aurait mérité d’être approfondi davantage mais Marie-Bernadette Dupuy montre bien la difficulté de ce métier et la solidarité entre les gueules noires qui n’est pas un vain mot. L’immigration polonaise à travers les personnages de Piotr, Jolenta et leur père qui ont fui une vie misérable pour la France pendant la première guerre mondiale.

La condition féminine avec l’héroïne Isaure Millet, belle et instruite grâce à la générosité de la comtesse de Regnier, sa marraine, qui subit l’indifférence de sa mère et les coups de son père depuis son plus jeune âge. Souffrant du froid, sa chambre est la seule pièce non chauffée ; et de faim car régulièrement privée de nourriture par son père, elle a souvent trouvé refuge chez les Marot au fil des ans, Thomas l’ayant pris sous son aile.

C’est une jeune fille belle, fantasque mais aussi courageuse à laquelle on s’attache sans peine, révolté par sa vie faite de brimades, totalement dépourvue d’amour maternel et paternel, qui souffre de voir l’homme qu’elle adule se marier à une autre qu’elle.

L’autrice n’oublie pas non plus de revenir sur le sort réservé aux invalides de guerre avec Jérôme Marot devenu aveugle sur les champs de bataille et Armand Millet, blessé de la face, qui se retrouve avec un trou béant en plein milieu du visage. L’impossibilité pour eux de retrouver une vie normale : c’est-à-dire avoir un travail, ils doivent se contenter d’une pension d’invalidité versée par la patrie reconnaissante ni d’avoir une épouse car même si certaines femmes ne sont pas réticentes à l’idée d’unir leur destin à un invalide, leur entourage a tôt fait de leur faire changer d’avis.

Outre tous ces thèmes, Marie-Bernadette Dupuy nous propose également une enquête policière plutôt bien ficelée et qui tient en haleine. Son inspecteur Devers, venu tout droit de Paris, se révèle intelligent, perspicace et assez attachant.

Ce premier volume tient pour moi toutes ses promesses, j’ai été embarquée pendant 600 pages dans cette saga familiale et je compte bien lire la suite dès que possible.

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy et à Babelio pour cette lecture passionnante !

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