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Posts Tagged ‘sans même un adieu robert goddard’

Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal et du challenge 1 pavé par mois  :

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Robert Goddard est un écrivain britannique né en 1954 à Fareham. Il étudie l’Histoire à l’université de Cambridge avant de se lancer dans une carrière de journaliste puis d’enseignant. Il dirige également un établissement scolaire durant quelques années avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Plusieurs de ses titres seront nominés pour le prix Edgar Allan Poe et le prix Anthony de la meilleure parution poche. Ses romans à intrigues se démarquent par une construction précise et un style impeccable. Ils se passent majoritairement en Angleterre, mettant en scène des personnages ballottés par l’Histoire mouvementée du xxe siècle et la confusion de leurs sentiments. Robert Goddard vit actuellement à Truro dans les Cornouailles avec sa femme Vaunda.

1911. Geoffrey Staddon, un jeune et talentueux architecte, est recruté par Victor Caswell, pour imaginer sa maison. Geoffrey conçoit donc pour lui une magnifique demeure, d’une grande modernité, Clouds Frome, dans la campagne anglaise. C’est ainsi qu’il rencontre Consuela, l’épouse de son commanditaire, une magnifique brésilienne dont il va tomber amoureux fou. La jeune femme, obligée par sa famille, à épouser Victor, l’a en horreur, et rêve de s’échapper de sa cage dorée.

Bien que catholique convaincue, Consuela lui propose de quitter son mari et de fuir à l’étranger, où ils pourront vivre leur amour au grand jour. Alors que les amants projettent de vivre ensemble, Geoffrey abandonne finalement la jeune femme à son triste sort, préférant se consacrer pleinement à ses ambitions professionnelles. Il vient en effet d’être recruté pour construire un hôtel de luxe à Londres et ce nouveau projet sonnera le glas de son amour pour Consuela.

1923. Geoffrey est malheureux en ménage et inconsolable de la perte de son fils unique, mort de la grippe espagnole au sortir de la première guerre mondiale. En lisant le journal un matin, il apprend que Consuela Caswell est accusée de meurtre et risque la peine capitale.

Elle aurait tenté d’empoisonner son mari infidèle en versant du poison dans le sucrier et tué accidentellement la nièce de celui-ci venue prendre le thé.

Bouleversé par cette nouvelle qui réveille bien des fantômes et ravive son sentiment de culpabilité, et persuadé de l’innocence de la jeune femme, il décide de retourner à Clouds Frome. Il ne sait pas encore que ce qu’il va y découvrir bouleversera son existence…

Sans même un adieu est ma troisième incursion dans l’œuvre de Robert Goddard après Par un matin d’automne et Heather Mallender a disparu, il me tardait vraiment de le retrouver dans un registre historique.

L’auteur anglais nous propose, comme à son habitude, une sacrée brique fourmillant de secrets de famille, avec des rebondissements et un bon suspens à la clé, sans oublier un final OMG !

Tout ceci pour dire que si l’histoire avait été plus courte, ce roman aurait été un coup de cœur. Hélas, les longueurs sont trop abondantes à mon goût et c’est bien dommage car cette histoire de trahison est diablement intéressante et ce, de bout en bout.

Car au-delà de l’histoire d’amour avortée entre Geoffrey et Consuela et la description du quotidien de la bourgeoisie au début du XXè siècle, ce qui est intéressant ici, c’est d’explorer les arcanes judiciaires de l’époque, une époque où l’on condamnait les assassins à la pendaison.

Robert Goddard prend son temps pour tisser les fils de son intrigue et nous présenter sa galerie de personnages principaux et secondaires.

L’histoire se complexifie au fil des pages et on se demande tout au long du récit, à qui profite le crime car comme Geoffrey, je voulais croire en l’innocence de Consuela et pas franchement peinée que quelqu’un en veuille à la vie de Victor, personnage ô combien antipathique et machiavélique !

Malgré les longueurs, j’ai vraiment bien accroché à l’intrigue, Robert Goddard nous entraîne dans de nombreuses fausses pistes, il sait ménager son suspens et distiller les indices habilement, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Pour autant, je regrette la lenteur de ce roman et les trop nombreuses longueurs, je pense qu’on aurait gagné en efficacité avec deux cents pages de moins, je me suis surprise à passer des pages entières d’atermoiement sans le moindre remord.

Le héros, bien qu’on finisse par s’y attacher, se révèle lâche et vraiment long à la détente, il subit sa vie plus qu’il ne la vit, tout comme Consuela qui se défend mollement des accusations à son encontre, comme si tout ceci lui importait peu, ce qui est tout de même un peu agaçant.

J’ai en revanche beaucoup aimé Hermione Caswell, une personnalité bien trempée qui sait ce qu’elle veut, elle, et la jeune Jacinta Caswell qui se révèle mature et futée en dépit de son jeune âge.

Sans même un adieu est un très bon roman même si c’est celui que j’aime le moins dans sa bibliographie, et si les longueurs ne vous rebutent pas, je vous le recommande ! Belette et moi sommes sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

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