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Posts Tagged ‘Sarah Vaughan’

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier La Meilleure d’entre nous, son premier roman. Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants.

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.

1939. Will et Alice, des réfugiés londoniens trouvent refuge auprès d’Evelyn et Joe, des fermiers. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre sous l’autorité austère d’Evelyn et bienveillante de Joe.

Jusqu’à cet été 1943 où Will et Maggie, la fille des fermiers, s’avouent leur amour. Un été qui bouleversera leur destin à tous trois.

Été 2014. La jeune Lucy, infirmière dans un service de néonatalogie londonien, découvre après une nuit de garde éprouvante, que son mari a une liaison avec Suzi. Bouleversée, le lendemain elle se trompe dans le dosage de morphine destinée à un bébé, manquant de le tuer.

Mise d’office en arrêt maladie, elle rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie, Skyland. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Après avoir beaucoup aimé La meilleure d’entre nous, le premier roman de Sarah Vaughan, j’étais très curieuse de la découvrir dans le genre historique. Vous le savez, j’aime beaucoup les secrets de famille et les romans à double temporalité, La ferme du bout du monde avait tout pour me plaire : des destinées de femmes prises dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale, paysages envoûtants des Cornouailles, secrets de famille, tout y est.

Seulement voilà, il y a un mais, hélas ! Ce roman, sympathique au demeurant, sent le réchauffé : une intrigue maintes fois rebattue, de bons sentiments, des personnages qui manquent d’épaisseur. Et bon nombre de longueurs et de descriptions inutiles.

Les deux intrigues qui se regroupent sont loin d’être originales. La partie historique manque de profondeur, je trouve qu’elle n’est pas très bien exploitée, je n’avais vraiment pas l’impression d’être pendant la seconde guerre mondiale, les rappels au conflit mondial sont bien minces et la thématique des réfugiés aurait méritée d’être creusée.

Le secret de famille, nœud du roman, arrive bien tard pour qu’on s’y intéresse vraiment et il est vite expédié.

Quant à la partie contemporaine, elle ressemble à tout ce qu’on attend d’un feel-good book : une femme qui perd son mari et son emploi le même jour et qui retourne dans sa famille pour prendre un nouveau départ, rien de bien original là encore.

Une saga familiale qui se lit sans déplaisir mais qui se révèle bien décevante à mes yeux, dans ce genre il y a tellement mieux.

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De nos jours, le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Elles sont quatre candidates en lice : d’abord Jenny, dont les enfants ont quitté le nid, puis Claire, qui a sacrifié ses rêves pour ceux de sa fille, Vicky aussi, qui lutte avec ses devoirs de mère, et enfin Karen, la parfaite Karen, bien déterminée à rester … parfaite !

la-meilleure-d-entre-nous-sarah-vaughanauteur-editeur-pagesLe concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden commence et les candidats en lice rêvent tous de remporter le titre et la généreuse dot qui l’accompagne.

Jenny, la cinquantaine toute en rondeurs, délaissée par son mari devenu marathon man obsédé par sa ligne et les calories qu’il enfourne.

Vicki, ex-institutrice, qui a souffert de l’absence de sa mère, n’aspire plus qu’à élever son fils Alfie jusqu’à ce qu’il soit en âge d’entrer à l’école.

Claire, une jeune caissière mère célibataire qui travaille pour la chaine de magasins Eaden, peine à joindre les deux bouts et rêve d’un avenir meilleur pour sa fille.

Karen, dont l’apparente perfection cache bien des secrets et qui souffre d’anorexie mentale depuis plus de vingt ans.

Mike, veuf et père de deux jeunes enfants, en pleine thérapie culinaire depuis le décès de son épouse.

Cinq candidats en lice, très différents, réunis par une même passion : la pâtisserie. Mais la confection d’un cheesecake, d’une brioche ou d’une maison en pain d’épices ne suffit pas toujours à oublier les petits et gros pépins du quotidien.

Vous connaissez sans doute (ou pas) mon goût pour les romans culinaires et je m’étais promis de le lire pendant les vacances. Chose promise, chose faite et cette belle brique n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL pour une fois !

Je dois dire que je me suis bien régalée avec La meilleure d’entre nous dont j’ai beaucoup aimé l’histoire et la plupart des protagonistes. Un roman bien ancré dans la réalité et qui revient sur les accidents de la vie auxquels on peut tous et toutes être confrontés à un moment donné dans notre vie personnelle et professionnelle.

Sarah Vaughan signe donc ici un roman qui semble léger à première vue mais qui ne l’est pas tant que ça avec une galerie de personnages très intéressants avec en tête de liste : Jenny et Vicki, les autres (Claire, Karen et Mike) n’ont malheureusement pas droit au même traitement et j’ai trouvé cela dommage car ils avaient tous du potentiel mais l’auteure les délaisse au profit des deux premières que l’on suit tout au long du roman.

On suit donc les cinq candidats en lice pour le concours Kathleen Eaden, une star des fourneaux en Angleterre et dont on célèbre le premier anniversaire de son décès. Sarah Vaughan brosse le portrait en creux des candidats au fil du concours qui s’étire sur plusieurs mois, pendant les épreuves, mais aussi en dehors, entre stress et joie.

Parallèlement à la compétition, l’auteure nous brosse aussi le portrait de Kathleen Eaden elle-même avec des extraits de son journal de 1964, à une période où la cuisinière écrivait L’art de la pâtisserie et tentait d’avoir un enfant.

Bourré d’émotion et d’humour, ce roman éminemment gourmand se dévore littéralement notamment grâce aux personnages attachants et réalistes, parfois assez irrésistibles, et aux pages consacrées aux concours et à la pâtisserie qui mettent littéralement l’eau à la bouche.

C’est aussi une belle leçon de vie, entrecoupée d’extraits savoureux de « l’Art de la Pâtisserie » écrit par Kathleen Eaden en 1966 et qui est une bible pour toutes les pâtissières d’outre-Manche.

Un roman que je vous recommande chaudement si comme moi vous aimez la pâtisserie et les romans anglais, vous ne devriez pas être déçues !

heart_4Lu dans le cadre des challenges A year in England et 1 pavé par mois :

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