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Posts Tagged ‘Sébastien bouet’

Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Février 1916. Le sous-lieutenant Bouteloup et les gars de l’Ambulance 13 vont se retrouver au coeur du premier choc de la bataille de Verdun. Parallèlement, soeur Isabelle de Ferlon, d’origine allemande, est arrêtée, interrogée au sujet de l’affaire de haute trahison dans laquelle était mouillé Bouteloup, avant d’être jetée en pâture à l’opinion publique par Clémenceau. Pour tous, c’est un pas de plus vers l’enfer, d’où tout le monde ne réchappera pas vivant…heart_4auteur-editeur-pagesl-ambulance-13-cycle-2-ordas-cothias-mounier-bouet

Février 1916, la sœur Isabelle de Ferlon, d’origine allemande, dont le père et le frère combattent au côté du Kaiser Guillaume II, est arrêtée, soupçonnée d’intelligence avec l’ennemi.

La coupable est idéale et le dossier est vite monté en épingle par le ministère de la guerre. Clémenceau la sert sur un plateau d’argent à l’opinion publique et malgré son innocence, il faut faire un exemple, quitte à fabriquer des preuves, la nonne est condamnée à mort. Isabelle, que le sous-lieutenant Bouteloup aime en secret, est appelé à la prison pour la traditionnelle visite médicale d’avant peloton d’exécution.

De retour sur le front, Bouteloup, toujours assisté de ses fidèles lieutenants, continue sans relâche de se battre pour que les poilus blessés soient le mieux soignés possible mais le matériel manque et les hommes, épuisés par deux ans de tranchées, n’en peuvent plus et ils sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir prendre part au combat.

Dans le cycle 1, les auteurs mettaient en lumière le rôle du service médical des armées, un service méconnu, né à l’occasion de cette guerre de tranchées. Dans le second opus, Patrick Cothias et Patrice Ordas qui sont toujours aux manettes du scénario, nous montrent encore davantage l’horreur de cette guerre, la boucherie qu’elle fut, avec des scènes de bataille hyper réalistes signées Alain Mounier pour les dessins et Sébastien Bouet pour la colorisation.

Des planches saisissantes donc qui témoignent de l’horreur des combats et de la guerre, du difficile et dangereux travail accompli par les ambulanciers, infirmières et médecins qui perdaient souvent la vie pour tenter de sauver celle des autres.

Horreur des tranchées donc mais pas que. Les auteurs reviennent aussi sur les exécutions sommaires de pseudo espions ou déserteurs, la façon honteuse dont étaient traitées les troupes coloniales dont les médecins ou chirurgiens n’étaient pas autorisés à pratiquer leur art sur des blancs, et qui affrontaient en plus des allemands, le mépris cinglant des officiers français !

Grâce à notre héros Bouteloup, toujours prêt à croiser le fer avec ses supérieurs hiérarchiques, on prend encore plus conscience de l’absurdité des combats, de ces hommes que l’armée de métier et les politiques sacrifient sans l’ombre d’un remord pour tenir une colline, avancer d’un mètre, alors que ces huiles se prélassent dans des châteaux, bien à l’abri des zones de guerre, en sirotant petits fours et champagne.

Heureusement, il y n’y a pas que de la noirceur, L’ambulance 13 montre aussi toute la solidarité des hommes entre eux, quelque soit leur classe sociale ou leur religion, ils ne font qu’un et c’est aspect-là est très émouvant.

Ce second opus est aussi bien plus sombre que le premier et il confirme tout le bien que je pense de cette série que je vous recommande absolument si le thème vous intéresse.

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Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Il s’appelle Louis-Charles Bouteloup. Fraîchement diplômé de la Faculté de Médecine, il se retrouve en première ligne, à Fleury à la fin 1915. Il commande une ambulance hippomobile dont les infirmiers sont connus autant par leur courage que par leur aversion du règlement. Bouteloup est un nom qui compte en politique, car son père est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l’élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau. Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu’à la rébellion.

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1er janvier 1916, le jeune major Bouteloup arrive sur le front, dans le secteur de Fleury. Tout juste diplômé de la faculté de médecine, il prend le commandement d’une unité médicale dotée d’une ambulance hippomobile, l’Ambulance 13.

Son prédécesseur à ce poste, le docteur Jaquin, vient d’être tué. Il avait l’admiration et le respect de ses hommes, et Bouteloup, tout fils de député qu’il est, devra gagner la leur.

Confronté dès les premières minutes de son arrivée aux horreurs des tranchées, Louis, entre deux opérations, se remémore sa rencontre avec la jeune Emilie, à la faculté de médecine et son enfance dans une demeure bourgeoise, ses désaccords avec son père, médecin bourgeois et politique, avec qui il est en complet désaccord et à qui il reproche la mort de son frère cadet .

Mais même si leurs rapports sont difficiles, son père désormais Lieutenant-Colonel, a le bras long et cela agace le commandement sur la zone du front. Sa première mission : aller récupérer les blessés sur le no man’s land, histoire de le punir de ses relations haut placées…

Il existe de nombreuses bandes dessinées et séries sur la première guerre mondiale, je suis tombée sur L’ambulance 13 totalement par hasard à la médiathèque, séduite par le sujet et par les planches signées Alain Mounier pour les dessins et Sébastien Bouet pour la colorisation, qui font ici un travail remarquable.

Celle-ci n’est pas toutefois pas tout à fait comme les autres car elle a été réalisée avec le concours du ministère de la Défense et du Service de Santé des Armées et elle présente à la fin du récit plusieurs pages documentaires sur le service de santé des armées et les progrès accomplis pendant cette guerre en matière d’organisation, d’anesthésie, de stérilisation, de radiologie, etc.

Un cahier pédagogique, instructif et intéressant qui rafraichira la mémoire des connaisseurs et apprendra beaucoup de choses aux néophytes.

Des planches saisissantes donc qui témoignent de l’horreur des combats et de la guerre, du difficile et dangereux travail accompli par les ambulanciers, infirmières et médecins qui perdaient souvent la vie pour tenter de sauver celle des autres.

Si la partie graphique est le gros point fort de ce roman graphique, le scénario signé Patrick Cothias et Patrice Ordas n’est pas en reste car il nous propose, en plus du médecin Bouteloup son héros courageux, une galerie de personnages qui le sont tout autant et qui semblent surtout très vrais, qui font de ce récit, un récit totalement crédible.

Le rôle du service médical des armées est très bien démontré ici et ce, dans un vrai souci de vérité historique.

Un premier volume intelligent et qui met l’accent sur un thème assez peu développé, le service médical, je vous le recommande vivement si vous êtes intéressé(e)s par la première guerre mondiale et cet aspect du conflit.

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