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Posts Tagged ‘secrets de famille’

Née en Malaisie, Dinah Jefferies est arrivée en Angleterre à neuf ans. Sa passion pour l’Asie du Sud-Est et l’Extrême-Orient ne s’est jamais démentie, et elle saisit chaque occasion de s’y rendre. Elle a fait pendant un temps partie d’une communauté avec un groupe de rock, et a travaillé dans le domaine de l’art. Après avoir vécu en Italie et en Espagne, elle habite désormais dans le Gloucestershire avec son mari (et un Norfolk Terrier malicieux) et se consacre à l’écriture. 

En 1936, Bella Hatton débarque à Rangoon, en Birmanie, pour embrasser une carrière de chanteuse de cabaret.

Mais depuis la mort de ses parents, Bella est tourmentée par un article de journal qu’elle a découvert, annonçant le départ précipité de sa mère et de son père de Rangoon après la disparition de leur bébé, Elvira, vingt-cinq ans auparavant.

Bella est prête à tout pour découvrir ce qui est arrivé à sa sœur même si elle se confronte vite à des ragots malveillants et à des menaces.

Oliver, un séduisant journaliste américain, promet de lui apporter son aide. Mais dans un pays où les émeutes entre Birmans et Indiens sont fréquentes, Bella devra apprendre à qui elle peut réellement se fier pour accéder à une vérité étouffée depuis des années.

La disparue de Birmanie est le dernier roman de Dinah Jefferies qui s’est fait connaître avec La mariée de Ceylan. Avec ce roman, elle nous propose une histoire ô combien dépaysante qui nous emmène, comme son nom l’indique, en Birmanie, alors sous domination britannique.

Comme vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les romans avec des secrets de famille et si vous êtes comme moi, ce roman a tout pour vous plaire. Dinah Jefferies nous propose une histoire avec son lot de rebondissements, un suspens bien distillé et un soupçon d’amour.

Portée à deux voix, Bella en 1936 et Diana, sa mère, deux décennies auparavant, l’histoire a pour point de départ un enlèvement, celui de la soeur aînée de Bella. Les autorités de l’époque voient très vite en Diana la coupable idéale car elle avait du mal à supporter les pleurs de son nouveau-né.

La petite fille de trois semaines disparaît en 1911 et vingt-cinq ans plus tard, sa sœur fera tout pour découvrir la vérité, au grand dam des derniers témoins qui feront tout pour que le mystère reste entier. Car on découvre très vite que l’enquête n’a pas été bien loin et l’affaire vite étouffée.

L’histoire, très prenante, est bien menée avec suffisamment d’action et de rebondissements qui relancent sans cesse notre intérêt pour la quête de Bella. Il y a bien quelques facilités et un dénouement un peu trop attendu mais ça n’a en rien gâché ma lecture.

La plume de Dinah Jefferies est fluide, les pages se tournent toutes seules et on arrive bien vite au bout de ce petit pavé. Le cadre historique est de qualité, l’autrice s’est très bien documentée sur les bouleversements que connait la Birmanie à cette époque et franchement on s’y croirait. D’autant plus, qu’elle nous décrit à merveille les paysages, les plantes, fleurs, odeurs, traditions…

Un roman historique que je vous recommande si ce que je vous en ai dit vous tente !

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Anne Jacobs a publié sous pseudonyme plusieurs romans historiques et sagas exotiques. Sa trilogie La Villa aux étoffes connaît un véritable succès en Allemagne et à l’international.

À Augsburg, près de Munich, en 1913, la jeune Marie est embauchée en cuisine à la Villa aux étoffes, la résidence des Melzer, propriétaires d’une imposante usine de textile.

Alors que la jeune orpheline tente de tailler sa place parmi les serviteurs, les maîtres anticipent le début de la saison des bals hivernaux qui permettra à la belle Katharina, la cadette de la famille, de briller de tous ses feux en société.

Paul, l’héritier principal, se tient loin de ce genre de mondanités, car il préfère de loin sa vie d’étudiant à Munich. Du moins jusqu’à ce qu’il croise Marie…

Si, comme moi, vous aimez les sagas familiales, les ambiances à la Downton Abbey et les secrets de famille, La villa aux étoffes d’Anne Jacobs devrait vous plaire.

Premier tome d’une série qui en compte déjà quatre, ce roman pose les bases et nous présente les différents protagonistes qui interviennent tout au long des quelques six cents pages, tout en nous offrant une intrigue digne d’intérêts.

D’un coté, Les Melzer, les maitres : Johann, propriétaire de l’usine familiale, Alicia son épouse, Elisabeth, Katharina et Paul, leurs enfants. De l’autre, les domestiques qui les servent : Marie en tête.

Avec ce roman fleuve, sans longueurs (un exploit !), Anne Jacobs nous dépeint la bourgeoisie industrielle allemande du début du XXè siècle, juste avant que la première guerre mondiale rebatte les cartes et entraîne la fin de leur monde.

L’autrice a vraiment bien travaillé sa trame historique et nous révèle les règles et les interdits de cette caste mais aussi les enjeux autour de la modernisation des usines.

On plonge aux côtés des Melzer, dans le quotidien et les bals de la belle société mais on découvre aussi l’envers du décor aux côtés des domestiques et de leur dur labeur, levés bien avant les maîtres pour allumer les poêles, préparer le petit déjeuner, enlever les reliefs des repas… et couchés bien après eux.

C’est aussi un roman où l’on aborde la place des femmes lors de la Belle Epoque, dans son acception la plus large : les études et le mariage des jeunes filles, l’importance de la virginité jusqu’au mariage, la course au mariage, , la scolarisation des orphelines ou des filles issues de la classe ouvrière qui sont obligées de travailler afin de payer les études de leurs frères…

Et cerise sur le gâteau, la romance au second plan, est toute mignonne et n’éclipse pas le reste du récit, un bon point pour moi !

Ce premier tome s’est révélé réellement passionnant, je me suis très vite attachée aux différents personnages qui composent ce récit très addictif et je n’ai qu’une hâte, les retrouver dans le second volume à paraître en poche en novembre.

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Aurore Barillon a été architecte d’intérieur avant de se consacrer à l’écriture. Avec Les ombres du loch Fyne, elle signe son premier roman.

À la mort de sa mère, Aileen hérite d’une vaste propriété familiale en Écosse sur les rives du Loch Fyne. La jeune femme ignorait tout de ce manoir et décide de quitter la Suisse où elle réside pour aller y passer quelques jours.

Sur place, elle découvre que sa mère a grandi dans cette propriété familiale dont elle ne lui avait jamais parlé.

Dans des journaux intimes que sa mère lui a confié avant de mourir, Aileen découvre aussi qu’un drame s’est produit dans ce lieu enchanteur soixante-dix ans plus tôt.

Son oncle qu’elle n’a jamais connu s’y est suicidé après avoir été accusé du meurtre de sa fiancée. Et des décennies plus tard, s’il n’y a plus beaucoup de témoins vivants de cette époque, la tragédie hante toujours les habitants.

Les secrets enfouis depuis trop longtemps ne demandent qu’à resurgir. Au risque de tout bouleverser…

Les ombres du Loch Fyne est le premier roman d’Aurélie Barillon qui nous propose ici une histoire pleine de suspens et de secrets de famille qui tient le lecteur en haleine.

Aileen, marquée par le décès de sa mère, va découvrir l’Ecosse et la propriété familiale maternelle dans laquelle elle n’avait jamais mis les pieds.

Hésitant sur le devenir de la propriété, elle va profiter de son séjour pour mener l’enquête afin d’innocenter feu son oncle, accusé d’avoir assassiné celle qu’il devait épouser quelques jours plus tard, et ouvre ainsi la boite de Pandore.

Sur place, elle va se lier avec la famille de métayers qui s’occupe de la propriété et déterrer cette affaire que tous ont préféré oublier.

Aurélie Barillon coche toutes les cases de la saga familiale dans la droite lignée de Lucinda Riley avec des secrets, du suspens, des personnages attachants, une histoire d’amour et un dénouement attendu.

Certes, l’autrice ne sort guère des sentiers battus mais j’ai passé un bon moment avec cette histoire. L’atmosphère est un brin angoissante et l’intrigue plutôt bien ficelée même si j’ai deviné un peu trop facilement le coupable, en fidèle lectrice de thrillers et de polars que je suis mais cela n’a en rien gâchée ma lecture.

L’ajout des carnets intimes de la mère d’Aileen ajoute un charme à ce récit qui, si il est agréable à lire, manque pour moi de profondeurs et de surprises mais c’est aussi un premier roman ne l’oublions pas !

Vous l’aurez compris, une lecture sympathique qui ne me restera pas longtemps en mémoire mais qui m’a fait passer un bon moment et ce n’est déjà pas si mal !

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Eve Chase est le pseudonyme d’une journaliste ayant travaillé pour plusieurs magazines anglais. Son premier roman écrit sous ce nom, Un manoir en Cornouailles (NiL, 2018 ; 10/18, 2019), a été lauréat du prix Saint-Maur en Poche du roman étranger 2019.

Gloucestershire, août 1971. Un bébé est retrouvé dans les bois du manoir de Foxcote. La famille Harrington, endeuillée par une terrible tragédie, recueille avec joie la petite fille et décide de l’élever en secret. Mais ce bonheur familial est très vite ébranlé par la découverte d’un cadavre sur la propriété.

Des années plus tard, Sylvie, confrontée au coma de sa mère Rita, et désireuse d’éclaircir des zones d’ombre de sa vie, est à son tour entraînée dans les bois majestueux et sauvages de Foxcote, là où rien n’est tout à fait ce qu’on croit.

Sylvie découvrira-t-elle la vérité et osera-t-elle la révéler ?

Les filles du manoir de Foxcote est le second roman d’Eve Chase que j’ai découverte avec son premier titre Un manoir en Cornouailles. Onirique et mystérieux, ce récit nous plonge au cœur de sombres secrets de famille qui bouleverseront à jamais les vies de trois femmes.

Vous le savez, j’affectionne les romans à double temporalité, les secrets de famille, un lieu qui tient une place centrale dans le récit, des vies bouleversées à jamais par un drame du passé…

Ce roman coche toutes les cases et autant vous le dire d’emblée, je l’ai ai beaucoup aimé ! Eve Chase tisse formidablement bien sa toile et nous prend dans ses filets de la première à la dernière page. Elle ménage ses effets, distille des indices ici et là, et mène son suspens jusqu’au bout avec un dénouement que je n’avais pas vu venir.

Un roman très bien construit, bien équilibré entre intrigue dans le passé et dans le présent même si j’ai été nettement plus captivée par les évènements de l’été 1971 que par ceux d’aujourd’hui même si j’avoue que l’histoire autour de Sylvie m’a beaucoup intéressée dans les cent dernières pages.

Roman choral, l’autrice donne tour à tour la parole à Rita, Hera et Sylvie qui voient leurs destins bouleversés suite aux évènements de l’été 1971. Que s’est-il donc passé dans cette mystérieuse forêt qui borde le manoir de Foxcote ?

Il nous faudra près de 400 pages pour le découvrir tant Eve Chase mène bien sa barque et nous mène par le bout du nez.

L’atmosphère est envoutante et angoissante, les personnages bien dessinés et ce roman confirme qu’Eve Chase est une digne héritière de Daphné du Maurier sans la dépasser toutefois à mes yeux, l’autrice de Ma cousine Rachel et de Rebecca reste toujours au sommet du genre et cela, c’est incontestable.

Vous l’aurez compris, ce fut une très bonne lecture que je recommande aux amateurs et amatrices du genre, ils et elles passeront un formidable moment en compagnie des trois héroïnes au coeur de ce manoir qui recèle bien des mystères.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette belle lecture, j’ai adoré !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Ann Mah est journaliste et écrivain. Elle vit entre Paris et Washington. Passionnée de voyages et de cuisine elle écrit régulièrement pour de nombreux journaux et magazines américains comme Le New-York Times, Vogue ou Condé Nast.
Elle a remporté le prix des lectrices de Elle aux Etats-Unis pour son essai Mastering the Art of French Eating en 2013.

Pour faire partie des rares experts en vins certifiés au monde, Kate doit réussir le très prestigieux concours de Master of Wine. Sur les conseils de son mentor, elle fait le choix de se rendre en Bourgogne, dans le domaine appartenant à sa famille depuis des générations.

Elle pourra y approfondir ses connaissances sur le vignoble et se rapprocher de son cousin Nico et de sa femme, Heather, qui gèrent l’exploitation. La seule personne que Kate n’a guère envie de retrouver, c’est Jean-Luc, un jeune et talentueux vigneron, son premier amour qu’elle a refusé d’épouser quelques années plus tôt.

Alors qu’elle se lance dans le rangement de l’immense cave avec Heather, elle découvre une chambre secrète contenant un lit de camp, des tracts écrits par la Résistance et une cachette pleine de grands crus.

Intriguée, Kate commence à explorer l’histoire familiale, une quête qui la mènera aux jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale et à des révélations très inattendues.

Vous commencez à connaître la chanson si vous me lisez régulièrement mais j’aime beaucoup les romans historiques, les secrets de famille et notamment ceux qui sont portés par deux héroïnes à deux époques différentes.

La mémoire des vignes fait indéniablement parti de cette catégorie puisque nous suivons tour à tour Kate de nos jours, une franco-américaine, de retour sur les terres familiales et Hélène-Marie, pendant la seconde guerre mondiale, sa grand-tante dont elle et la jeune génération ignoraient l’existence.

La partie au présent nous immerge dans le monde de la viticulture avec les vignes, les vendanges, le métier de vigneron, les difficultés d’en vivre et de faire côtoyer méthodes ancestrales, tenants de la tradition et marketing. Et le métier d’oenologue qu’exerce Kate. Cette partie est plutôt intéressante, Ann Mah s’est très bien documentée et on apprend une foule de choses à cette lecture lorsque l’on est, comme moi, totalement néophyte sur le sujet.

Les recherches que font Kate et Heather sur Hélène-Marie dont elles découvrent l’existence, sont passionnantes à suivre. Auprès des deux jeunes femmes, on lève le voile sur les secrets honteux de la famille au grand dam du patriarche qui refuse absolument qu’elles remuent le passé.

La partie au passé est très intéressante. Auprès d’Hélène-Marie, on assiste aux réunions de la Résistance, aux arrestations, aux actions de celles et ceux qui avaient décidé de résister à l’Occupant, la faim et le froid qui les étreignent. On voit aussi ceux qui collaborent, qui recourrent au marché noir ou dénoncent les membres de leurs familles lorsqu’ils découvrent qu’ils appartiennent à la Résistance. On suit aussi la vague d’épuration qui va toucher les femmes.

Mais il n’y a pas que des points positifs dans ce roman : il y a tout de même beaucoup de longueurs, des pages entières de dialogues ou de narrations totalement inutiles à l’intrigue et une histoire d’amour qui n’était absolument pas indispensable.

Il y a également pour moi des maladresses au niveau de la narration au passé, l’autrice passe d’extraits du journal intime d’Hélène-Marie à des pages entières de récit comprenant des dialogues : pourquoi avoir mélangé les deux ? J’aurai préféré un réel roman à deux voix que le choix qu’a fait Ann Mah qui apporte du déséquilibre au récit.

Une lecture prenante et agréable malgré tout, idéale à lire en automne !

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Née au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, Florence Roche a fait des études d’histoire à la faculté de Saint-Etienne. Elle a notamment publié L’Honneur des Bories, La Trahison des Combes, La Réfugiée du domaine et, aux Presses de la Cité, Les Parfums d’Iris, Les Carnets d’Esther, L’Héritière des anges et Le Pensionnat de Catherine.

Orpheline, Mathilde Gontran a grandi dans le pensionnat des Sœurs de la Charité au Puy-en-Velay depuis le jour où elle a été déposée à la pouponnière le 25 mars 1893.

En 1913, lors d’une promenade, elle croise Armand, l’unique fils de la prospère famille Josserand. C’est le coup de foudre. Mais les parents du jeune homme font tout pour éloigner la jeune fille : Armand est déjà promis, il en va de la survie des forges familiales.

En outre, Mathilde n’est qu’une simple lingère, et surtout elle serait la fille d’une criminelle, Lise Leclerc, condamnée au bagne pour le meurtre de quatre personnes. Mathilde, pour espérer goûter au bonheur, doit faire la lumière sur son passé.

Elle se lance alors dans une quête effrénée pour comprendre l’acte fou commis par sa mère vingt ans auparavant et démêler l’écheveau que fut la vie de Lise Leclerc.

Avec L’orpheline des soeurs de la Charité, Florence Roche nous propose une histoire pleine de secrets de famille comme je les aime, portée par deux héroïnes fortes, courageuses et attachantes : Mathilde et Lise.

Roman à deux voix et à double temporalité, on suit tour à tour Lise avant sa condamnation pour un quadruple meurtre, dans les années précédant 1893, date des crimes et, vingt ans plus tard, Mathilde qui tente de comprendre l’acte fou qui a conduit sa mère au meurtre.

L’histoire, émaillée de mystères et de nombreux rebondissements, est passionnante à suivre de bout en bout et même si j’avais deviné bon nombre de choses, je n’ai pas boudé mon plaisir de la première à la dernière page.

Le style fluide et dynamique de Florence Roche, l’aternance des points de vue et des époques, la quête d’identité de Mathilde qui prend des faux airs de polars, concourent à rendre cette lecture agréable et très addictive.

Entre mystère et vengeance, l’autrice raconte aussi la vie des femmes à une époque où elles n’ont pas leur mot à dire, où elles doivent se cantonner à la tenue du ménage et à la perpétuation de l’espèce !

Et nos héroïnes sont bien loin des codes de leur époque : Lise est infirmière à l’hôpital au temps où les soignantes étaient généralement des religieuses, elle forme une excellente équipe avec le docteur Dassin qui l’encourage même à devenir médecin.

Quant à Mathilde, elle refuse de se laisser intimider par les puissants, elle veut être une femme libre et indépendante même si elle rêve d’épouser le bel Armand.

Si vous aimez les secrets de famille, les femmes fortes et courageuses, L’orpheline des soeurs de la Charité devrait vous plaire !

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Jojo Moyes vit en Angleterre, dans l’Essex. Après une carrière de dix ans dans le journalisme, elle décide de se consacrer à l’écriture. Ses romans, traduits dans le monde entier, ont été salués unanimement par la critique et lui ont déjà valu de nombreuses récompenses littéraires. Avant toi a créé l’événement et marqué un tournant dans sa carrière d’écrivain. Ce best-seller a rencontré un succès retentissant qui lui a valu d’être adapté au grand écran.

Saint-Péronne, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille depuis que son mari Edouard est parti pour le front. Revenue dans la ville de son enfance, elle vit dans l’auberge familiale en compagnie de sa soeur, de ses neveux et de son jeune frère.

Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel réquisitionné par Friedrich Hencken, le nouveau commandant, et ses hommes.

À l’instant où l’officier découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari en cadeau de mariage. Depuis sa disparition il y a quatre ans, elle a mis sa vie entre parenthèses, incapable d’avancer.

C’est alors qu’elle rencontre Paul, enquêteur pour un organisme, chargé de retrouver les tableaux volés aux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Alors que leur romance s’épanouit, il se rend compte qu’elle possède un tableau réclamé par ses clients, les Lefèvre…

Les yeux de Sophie signe mes retrouvailles avec Jojo Moyes qui m’avait bien fait pleurer avec Avant toi. Vous connaissez mon intérêt pour les secrets de famille et la première guerre mondiale, ce roman ne pouvait qu’attérir dans ma pal, et une fois n’est pas coutume, il n’y est pas resté plus de quelques semaines.

Roman à double temporalité et à deux voix, on y suit tour à tour Sophie dans son petit village du nord de la France pendant la Grande Guerre et quasiment un siècle plus tard, Liv, empêtrée dans son deuil et dans des problèmes économiques. Les deux héroïnes sont bien dessinées et attachantes, et je les ai suivi avec beaucoup d’intérêt de la première à la dernière page.

Le récit pendant la guerre est poignant, on y suit le quotidien de cette femme séparée de son mari dont elle a difficilement des nouvelles. Elle souffre de son absence mais aussi du froid, de la faim et de l’occupation allemande. Jojo Moyes s’est très bien documentée et cette partie du récit m’a littéralement passionnée d’autant que l’on pressent qu’un drame couve et toutes les péripéties qui arrivent à Sophie ont fait battre mon coeur à la chamade.

Outre les difficultés subies par les civils à l’arrière du conflit, et notamment son héroïne, l’autrice rappelle aussi qu’à cette époque il y avait de la résistance et notamment des espionnes obligées de nouer des liens avec l’occupant pour mieux servir les intérêts français et j’ai trouvé cela aussi très intéressant.

De nos jours, Liv se retrouve engluée dans un procès pour vol de tableau. Confrontée à la violence verbale, à la haine chaque jour au tribunal, elle devra rendre le tableau dont la cote s’est envolée aux descendants du peintre si elle est condamnée. Cette seconde partie est également très intéressante même si elle m’a un peu moins plu que la première, Sophie étant à mes yeux plus charismatique que Liv.

Un récit addictif, mené de main de maître par Jojo Moyes qui se révèle bouleversant avec des scènes réellement dramatiques comme elle sait si bien le faire. Si vous aimez les secrets de famille, les romans à double temporalité, je ne peux que vous le conseiller. Pour ma part, je vais continuer à explorer la bibliographie de cette romancière anglaise, n’hésitez à me recommander des titres, je suis preneuse !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein cœur du Berry. Après un bac littéraire, elle s’oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd’hui à Nice et se consacre à l’écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique 2016, et connaît un beau succès (+ de 24 000 ex. vendus). Elle est également l’auteure de La Plage de la mariée (+ de 20 000 ex. vendus) et du Jardin de l’oubli parus aux éditions Charleston.

1910. Caussières, dans l’arrière-pays niçois. La jeune Agathe, est la fille des aubergistes du village mais rêve d’une autre vie. Elle aime passer du temps dans le jardin de la propriété de Gustave d’Aumart, un industriel qui a fait fortune dans les chemins de fer, lorsque la famille est absente.

C’est ainsi qu’elle fait la connaissance, avec d’autres enfants du village dont son meilleur ami Simon, d’Alfred, le fils de Gustave.

En attendant de vivre sa plume et de côtoyer le bon monde, elle est repasseuse et c’est ainsi qu’elle fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse et cocotte de la Belle Epoque, venue en visite chez les d’Aumart.

Cette rencontre qui va bouleverser la vie d’Agathe et unir son destin à la grande horizontale qui va la prendre sous son aile…

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste free-lance qui a plaqué son fiancé devant l’autel, se remet tout juste d’une dépression, lorsqu’elle se voit confier la rédaction d’un dossier sur la Belle Epoque. Elle se rend alors à Caussières, chez sa grand-tante.

Caroline, âgée de quatre-vingt-dix ans lui révèle que sa mère a bien connu La Belle Otero, une figure qui fascine Faustine qui a décidé d’en faire l’héroïne de son article.

En discutant avec la vieille femme, elle apprend l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun.

En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose…

Le jardin de l’oubli signe mes retrouvailles avec Clarisse Sabard dont j’avais beaucoup aimé le premier roman, Les lettres de Rose et qui avait su me divertir avec La vie est belle et drôle à la fois.

Ce roman me tentait vraiment car vous n’êtes pas sans savoir que la Belle Epoque est une époque que j’affectionne et je trouve fascinante les courtisanes de cette période que furent La Belle Otéro, Liane de Pougy, Eve Lavallière, Cléo de Mérode, Yvette Guilbert, Cécile Sorel ou Emilienne d’Alençon.

J’attendais donc les passages qui me plongeraient à cette époque avec une certaine délectation mais malheureusement pour moi, ils arrivent bien tard dans le roman et surtout ils sont assez peu nombreux.

J’aurai pu m’en contenter si la partie contemporaine avait été à la hauteur de mes attentes, ce qui ne fut pas le cas. Je ne me suis pas attachée aux personnages, même si je les ai trouvés au demeurant bien sympathiques, et surtout, j’ai eu l’impression que Clarisse Sabard appliquait un canevas à toutes ces histoires, qui au fond, se ressemblent étrangement.

A commencer par l’héroïne contemporaine qui est fraichement célibataire après plusieurs années de relation, qui revient dans le giron familial et qui va tomber sous le charme du beau gosse du village, bonjour les clichés !

On voit venir la romance dès le début de l’histoire et on sait très bien comment tout ça va finir : par un happy-end général.

Toute cette partie contemporaine ne m’a pas intéressé, y compris lorsque le sujet des réfugiés tombe comme un cheveu sur la soupe, j’ai eu l’impression qu’il était juste là pour valoriser les personnages qui sont tous bons comme du bon pain, comme c’est toujours le cas d’ailleurs dans les romans de cette autrice. J’ai fini par lire ces passages en diagonale tant j’étais pressée de retrouver Agathe.

Heureusement, la partie historique est nettement plus intéressante et plutôt bien documentée même si je n’ai finalement rien appris de La Belle Otero, qui est assez peu présente dans cette histoire.

Clarisse Sabard sait, par contre, ménager ses effets et ses rebondissements, distille les informations au compte-goutte et j’ai beaucoup apprécié cet aspect-là, bravo à elle même si la façon dont Faustine découvre les secrets de sa famille, m’est apparue un peu trop simple.

Vous l’aurez compris, je ressors déçue de cette lecture que bon nombre de lectrices ont adoré, j’en attendais peut-être trop, mais si vous aimez les secrets de famille, il devrait vous plaire.

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. »

19 décembre 2017. Léna, son frère aîné Tom et sa nièce Violette débarquent chez leur grand-mère Jacotte pour Noël. Et à leur arrivée, Léna n’en revient pas : sa mère leur a posé un lapin !

Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin : « Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » ?

La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur !

Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer…

Avec La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard nous propose une histoire de Noël faisant la part belle à la famille. Il y a certes une petite romance, mais c’est la cerise sur le gâteau et en aucun cas la trame principale.

Autant vous le dire d’emblée, on pourrait reprocher à l’autrice d’avoir eu recours à quelques facilités : l’héroïne déteste Noël, comme dans bon nombre de romances de Noël même si ici la raison pour laquelle Léna déteste Noël est compréhensive, le dénouement est un peu trop prévisible et les personnages hauts en couleur parfois à la limite du cliché mais je n’ai pas boudé mon plaisir pendant trois cent pages et j’ai quitté cette histoire le sourire aux lèvres.

Dans ce roman Clarisse Sabard privilégie les secrets de famille, les liens intergénérationnels et les relations familiales, parfois conflictuelles, ce qui est sa marque de fabrique, on peut le dire.

Les personnages qu’elle nous propose sont bien travaillés et l’ambiance noëlique et cocooning que l’on attend dans tout roman ayant pour décor Noël et les fêtes de fin d’années sont bel et bien là : la décoration du sapin, un beau village enneigé, des chants de Noël, des feux de cheminée, des petits gâteaux, du lait de poule, rien ne manque.

L’écriture de l’auteure est fluide et ne manque pas d’humour, les chapitres sont courts et l’histoire suffisamment intéressante et bien menée pour que l’on passe un bon moment de lecture et c’est tout ce que j’attends d’un roman de Noël : des personnages attachants, des secrets, un peu de suspens, une ambiance noëlique et une pointe de romance.

Une comédie de Noël réussie, pleine d’amour, d’espoir et de douceur avec des secrets de famille qui connaissent leur dénouement lors du réveillon entre la dinde et la bûche.

Une lecture que je vous conseille si vous aimez les histoires feel-good et les secrets de famille, La vie est belle et drôle à la fois devrait vous plaire.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Au cœur d’une Bretagne magnifique, que la petite Nina retrouve avec bonheur, quittant la capitale pour deux longs mois de villégiature, c’est la vie d’une grande famille en apparence heureuse, en apparence seulement, que l’on suit au fil d’une décennie.

Petite parisienne tout droit sortie de la banlieue nord, Nina Bremeur-Duval ne vit que pour l’été, moment tant attendu tout au long de l’année puisqu’il lui permet de retrouver la famille de sa mère Valentine dans le lieu enchanteur qu’est Grande-Maison, la demeure familiale, en Bretagne.

A ses côtés, une complice, Claude, même âge (8 ans), qui a la chance de vivre à l’année à Grande-Maison, le paradis sur terre pour Nina, sa tante bien-aimée Sacha, beauté de la famille promise à un brillant avenir, l’oncle Hugo tout juste plaqué par sa femme, bonne-maman pour qui les apparences priment, bon-papa ancien banquier reconverti dans la poésie, tante Hélie papesse de l’ironie…

Cependant, ne venir qu’une fois par an, même deux mois, ne constitue pas un passeport suffisant pour être intégrée à cette puissante famille qui vit essentiellement dans le monde des apparences.

Pourtant, pour Nina, cette famille représente tout. Tout au long de l’année, elle vit en compagnie de Mamita, employée par sa mère Valentine, qui préfère résider à Londres, seule. Analyste financier chez la banque Rothschild à Londres, elle ne voit sa fille qu’en coup de vent, lui prodiguant une petite tape sur la tête pour tout signe d’affection.

Peu à peu, au fil des étés, les années passant, quelques fissures viennent lézarder le tableau idyllique de la Grande-Maison et notamment la place effective qu’occupe Nina.

Elle se refuse pourtant à voir les Bremeur-Duval tels qu’ils sont. Et lorsque la réalité se fait jour, les membres de la famille tant aimée se révèlent avec leurs faiblesses et elle découvre bien des secrets…

L’été, des secrets de famille, la Bretagne, une maison, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir Les étés de Grande-Maison de la bretonne Nathalie de Broc, et si, sur le papier il avait tout pour me plaire, je ressors un peu déçue de cette lecture, non pas que ce roman soit mauvais mais parce que je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venue chercher.

Tout d’abord, l’autrice met énormément de temps à planter son décor et pour tout vous dire je me suis un peu ennuyée pendant une bonne centaine de pages, attendant que l’intrigue démarre enfin.

Je m’attendais à ce que cette Grande-Maison soit un personnage à part entière du roman, il n’en est rien. Nathalie de Broc ne s’attarde pas sur la maison en elle-même, pourtant décor principal du roman, ce que je trouve un peu dommage.

Toute cette introduction, trop longue et bavarde à mon goût, a failli avoir raison de moi, je me suis accrochée et j’ai bien fait car arrivée à la moitié du roman, l’histoire décolle enfin et se révèle plutôt prenante !

En brossant le destin de cette famille bourgeoise sur une dizaine d’années, Nathalie de Broc a la bonne idée de montrer tous les bouleversements sociologiques qui frappent cette famille bon chic bon genre surant lew années 1970 : le divorce, l’homosexualité, le SIDA, les violences conjugales… des évènements que l’on préférait taire pour sauvegarder les apparences auxquelles ces familles tiennent tant mais qui vont leur éclater au visage.

Les personnages sont très nombreux et assez peu esquissés, leur psychologie, peu exploitée, certes Nina, héroïne du roman fait exception, mais cela reste un peu mince, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, et seuls Nina, Max et Sacha m’ont vraiment intéressée.

Les secrets de famille, il y en a quelques-uns, ils sont bel et bien là mais ils arrivent très tard dans le récit, dans les cent dernières pages, ce que j’ai trouvé dommage car l’autrice les aborde de façon très brève, là où j’aurai aimé qu’elle s’y attarde.

En bref, de bonnes choses, une première moitié assez laborieuse pour moi mais la seconde, heureusement très addictive, font de cette lecture une agréable lecture, certes pas marquante mais qui plaira aux amateurs de sagas familiales !

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour leur confiance.

Un pa

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