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Posts Tagged ‘silène edgar’

Silène Edgar est l’autrice d’une dizaine de livres pour jeunes et adultes, dont 14-14 avec son complice Paul Beorn, Adèle et les Noces de la reine Margot, Les Lettres volées, 42 jours et la trilogie Moana (éditions Castelmore) et pour la plupart disponibles en version DYS. 14-14 s’est vu décerner une dizaine de prix, dont le prix Gulli du roman 2014 et un prix des Incorruptibles 2015-2016.

Louanne vient de perdre une nouvelle dent ! C’est le bon moment pour prouver à ses amis que la Petite Souris existe !

Mais, elle s’endort avant que sa dent ne soit récupérée, et le matin… malheur ! Elle découvre que la Petite souris est morte ! Il va falloir la remplacer coûte que coûte !

Pour cela, il lui faudra : une nouvelle souris, quelques pièces de monnaie et surtout, un brin de magie…
Louanne va-t-elle réussir à remplacer la Petite souris ?

On a tué la petite souris est le nouveau roman de Silène Edgar et signe mon premier partenariat avec Scrinéo. J’avais découvert cette autrice avec 14-14 coécrit avec Paul Beorn, Les lettres volées et Adèle et les noces de la reine Margot, tous des romans historiques.

J’étais donc curieuse de la découvrir dans un récit actuel et contemporain et c’est désormais chose faite. L’autrice nous propose ici une histoire très jeunesse autour du mythe de la petite souris abondamment illustré avec talent par Noëmie Chevalier.

Le récit est rythmé et plein d’humour et ravira les enfants dès 8 ans qui croient encore à la petite souris et au pouvoir de la magie. Tout part d’une envie : prouver à ses copains que la petite souris existe.

Louann a de la ressource et compte bien veiller toute la nuit pour prendre le rongeur en photo. Hélas pour elle, elle finit par s’endormir et retrouve au matin la souris morte chez elle.

C’est alors le début d’une aventure pour la petite fille qui entraine ses parents dans la mission qu’elle s’est fixée : trouver une remplaçante à la petite souris afin que les enfants qui ont perdu une dent, trouve une pièce sous leur oreiller.

L’histoire est menée tambour battant, aucun temps mort à l’horizon. Le style de Silène Edgar est vif, les phrases sont courtes et vont droit au but, les chapitres ne font qu’une poignée de pages, la police de caractère est bien grosse et lisible, autant d’atouts pour les jeunes lecteurs qui passeront un chouette roman en compagnie de Louann, de son chat Smoke et de sa petite famille

En résumé, un court roman épatant pour les enfants et une histoire qui fait la part belle à la magie de l’enfance, et qui nous entraine sur les traces du mythe de la petite souris.

Cerise sur le gâteau, il y a un cahier de jeux en fin d’ouvrage autour des souris et autres petits rongeurs.

Merci aux éditions Scrinéo pour cette petite lecture bourrée de tendresse et d’humour !

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À l’époque des Précieuses en 1661, Mlle de Sévigné, fille de Madame et âgée de 16 ans, fait son entrée à la Cour. Françoise y vit nombre d’aventures – sans toutefois en parler à sa mère… notamment pour ce qui concerne l’enquête qu’elle mène afin de retrouver un papier compromettant qui prouverait l’existence d’une liaison entre sa mère et Fouquet.

Serait-il le père secret de Mlle de Sévigné ?

1661, Françoise de Sévigné a 14 ans et passe la moitié de son temps dans le château familial breton, Les Rochers, et l’autre moitié dans l’hôtel particulier du Marais à Paris.

Elle est la fille de la marquise de Sévigné et la petite cousine de Bussy-Rabutin, l’auteur de L’histoire amoureuse des Gaules, présentement exilé en province sur ordre du cardinal de Mazarin.

Françoise, contrairement aux autres jeunes filles de la noblesse, est élevée par sa mère qui se charge non seulement de son éducation mais qui lui fait également la classe.

La marquise insiste beaucoup sur la lecture et l’écriture en l’entraînant à réaliser une correspondance fictive mais elle la prépare aussi à entrer dans le monde car elle arrive à un âge où il faut qu’elle fasse sa présentation à la cour.

Mais ne la jugeant pas encore prête, elle préfère pour sa première sortie, le salon de son amie Madame de La Fayette mais Françoise, trop naïve, va enchaîner les maladresses et la marquise en est mortifiée…

J’avais beaucoup aimé 14-14 et Adèle et les noces de la reine Margot, les précédents opus de Silène Edgar, des romans à la fois historiques et fantastiques, là j’avoue que le charme a moins opéré avec Les lettres volées, un titre purement historique.

C’est pourtant un récit historique de bonne facture qui permettra aux jeunes lecteurs de se familiariser avec le siècle de Louis XIV, la marquise de Sévigné et Fouquet que l’on vivre ici ces dernières heures de gloire et de toute-puissance avant sa chute.

Françoise de Sévigné est une jeune fille intelligente et attachante que l’on a plaisir à voir évoluer et à faire son entrée dans la cour des grands d’autant que Silène Edgar l’entoure de la marquise bien évidemment mais aussi de Madame de Lafayette, de Bussy-Rabutin, de Jean de La Fontaine, de Mademoiselle de Scudéry… et que l’on assiste même à des joutes verbales dans le salon de l’auteure de La princesse de Clèves, ce qui m’a rappelé le roman de Béatrice Nicodème, Eh bien dansez maintenant !, que je trouve mieux écrit et plus passionnant à lire.

Pour autant, Silène Edgar connaît cette période littéraire sur le bout des doigts : notre héroïne lit la littérature précieuse et notamment L’Astrée d’Honoré d’Urfé, roman fleuve de plus de 10 000 pages, best-seller de l’époque, où chaque lettré(e) se devait de connaître les amours des bergers Astrée et Céladon et j’ai eu plaisir à retrouver toutes les références littéraires qui parsèment le récit !

L’auteure nous donne à lire ici l’éducation donnée à une jeune fille de la noblesse et Silène Edgar entremêle son récit de lettres de la marquise de Sévigné, souvent légèrement modifiées pour coller à la trame du roman. Le récit a aussi un versant sociologique intéressant où l’on nous montre bien le fossé entre les nobles et leurs « gens » et la différence d’éducation entre les maitres et les valets.

Il y a quelques petites incohérences pour moi avec des passages que je trouve un peu trop modernes notamment liés à l’hygiène, à la médecine qui ont deux siècles d’avance mais ce n’est pas vraiment cela qui m’a dérangé.

Non ce qui m’a le plus dérangé c’est l’histoire des lettres volées qui donne son titre au roman et qui arrive bien trop tard dans le roman et un récit un peu trop plat à mon goût !

Vous l’aurez compris, j’ai été un peu déçue par Les lettres volées, je n’y ai pas trouvé le charme des autres récits de Silène Edgar ce roman a sans doute souffert de la comparaison avec le roman de Béatrice Nicodème, encore très frais dans ma mémoire…

Je le recommande toutefois aux jeunes collégiens et aux amateurs d’histoire et de Grand Siècle.

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Adèle a 13 ans. Elle est perdue depuis le décès de sa grand-mère six mois plus tôt. Ses parents ont toujours été très pris par leur carrière et ne comprennent plus rien à leur fille, en pleine crise d adolescence. À l’école, Adèle est une élève moyenne, plus intéressée par les histoires avec les garçons que par le livre qu’elle va devoir pendant les vacances : La Reine Margot, d’Alexandre Dumas. Préférant l’imaginaire à la réalité, Adèle se met à rêver la nuit qu’elle est un personnage du roman. Elle rencontre au cours de ses rêves le beau Samuel, dont elle tombe amoureuse. Elle va assister au mariage de Margot, danser pendant les noces, constater les problèmes entre Catholiques et Protestants Mais Adèle commence à perdre pied. Ce qu’elle vit dans ses rêves est tellement plus intense que son quotidien qu’elle n a plus très envie de se réveiller.heart_4auteur-editeur-pagesadele-et-les-noces-de-la-reine-margot-silene-edgar

Adèle est une jeune collégienne de 13 ans qui vient d’entrer en 4è. Issue d’un milieu favorisé, son père est médecin et sa mère agent immobilier, elle a tout pour être heureuse.

Tout si ce n’est qu’elle se sent terriblement seule depuis la mort de sa grand-mère six mois auparavant. Son deuil est d’autant plus douloureux que ses deux meilleurs amis Juliette et Guillaume ne se parlent plus et que ses parents ne s’occupent pas d’elle.

En classe, ce n’est pas très brillant non plus, notamment en français, sa bête noire. Son professeur monsieur Gérard leur donne justement un livre à lire pendant les vacances de la Toussaint : La reine Margot d’Alexandre Dumas.

Pour Adèle qui déteste lire, bandes dessinées à part, c’est l’angoisse ! Le livre est un véritable pavé et il relate des évènements d’une histoire de France très lointaine pour elle.

Elle commence alors sa lecture mais le livre lui tombe des mains, bon nombre de mots lui sont inconnus mais elle s’accroche, de toute façon elle n’a pas le choix. Morte de fatigue, elle finit par s’endormir sur son livre et se réveille au Louvre, le 18 août 1572.

Paris s’apprête à célébrer le mariage d’Henri de Navarre et de sa cousine Marguerite de Valois, sœur du roi Charles IX. Cette union voulue par la reine mère Catherine de Médecis est censée sceller la paix entre catholiques et huguenots mais c’est sans compter sur la famille la plus puissante de France, les De Guise, qui ont bien l’intention de profiter de l’événement pour se débarrer de l’amiral Gaspard II de Coligny, qui a les faveurs du monarque, et des protestants montés à la capitale pour les noces.

La palais bruisse de rumeurs et Adèle tombe immédiatement sous le charme de Samuel de La Nouë, un protestant de La Rochelle. Et chaque nuit, elle le retrouve en rêve…

J’avais beaucoup aimé cet hiver 14-14, le précédent opus de Silène Edgar co-écrit avec Paul Beorn, le charme a opéré de nouveau pour moi avec Adèle et les noces de la reine Margot.

Les personnages d’Adrien et Hadrien étaient attachants, Adèle l’est aussi, d’autant plus qu’à travers elle Silène Edgar aborde des thèmes chers aux adolescents comme l’amitié, les premiers émois amoureux, l’incompréhension des parents face à l’évolution de leur progéniture, les difficultés scolaires, etc.

Silène Edgar met aussi le deuil au cœur de son roman. Le deuil impossible pour Adèle de sa grand-mère qu’elle chérissait plus que tout et qui savait l’écouter et l’entendre comme personne, le deuil plus éprouvant encore pour Guillaume, son meilleur ami, qui a perdu il y a peu sa maman d’un cancer et qui se retrouve bien seul face à un père qui ne sait pas comment le gérer.

Adèle est une jeune fille fragile qui traîne un réel mal-être et qui va se réfugier dans un monde imaginaire qui lui semble bien plus intéressant même si l’époque à laquelle elle vit en rêve est une période particulièrement trouble et sanglante de notre histoire : les trahisons et les complots sont quotidiens au Louvre et la Saint Barthélémy, le point d’orgue de la guerre entre catholiques et protestants.

Comme pour 14-14, les enfants de plus de 9 ans à qui ce roman est destiné, vont se familiariser avec l’histoire de France, ici le 16è siècle et ses guerres de religion, et découvrir combien notre société a évolué depuis la Renaissance, notamment la place des filles et la médecine.

Grâce à Silène Edgar, le jeune lectorat aura peut-être davantage le goût de l’Histoire et des romans historiques et auront (pourquoi pas ?) l’envie de lire La reine Margot ou les autres romans d’Alexandre Dumas.

Adèle et les noces de la reine Margot est un roman intelligent qui mêle avec habileté fiction et réalité historique et qui aborde la difficulté des relations parents enfants au moment de l’adolescence. Un roman à mettre entre toutes les mains !

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Lu dans le cadre des challenges Première guerre mondiale et  A tous prix (Prix Gulli du roman 2014) :

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Un siècle les sépare… Hadrien et Adrien sont deux garçons de treize ans qui habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre, en Picardie. Ils ont des problèmes à l’école, à la maison et avec les filles, comme la plupart des garçons de leur âge. Il n’y a qu’une seule chose qui les sépare : Hadrien vit en 1914 et Adrien en 2014. Leurs destins vont mystérieusement se mêler, leur permettant d’échanger du courrier alors qu’ils croient chacun écrire à un cousin éloigné !heart_4auteur-editeur-pages14-14-silene-edgar-paul-beorn

1er janvier 2014, Adrien, 13 ans, a rendez-vous dans le cimetière de Laon avec sa meilleure amie Marion. Il est secrètement amoureux d’elle depuis toujours mais n’ose lui avouer ses sentiments. Ce jour-là, Marion annule leur rencontre par texto et lui annonce qu’elle sort avec le beau Franck.

1er janvier 1914, Hadrien, 13 ans, s’est réfugié au cimetière de Corbeny, pour lire tranquillement son illustré. Son père, paysan, qui ne sait pas lire, ne comprend pas la passion de son fils pour la lecture et pour les études. Le garçon veut en effet passer le certificat d’études et entrer au petit lycée de Laon afin de devenir ingénieur.

Par un concours de circonstances, deux boîtes à lettres bleues en l’occurrence, sises en face de chez eux, Hadrien et Adrien vont être amenés à échanger une correspondance, croyant chacun s’adresser à son cousin, et se confier leurs problèmes communs d’adolescents. L’un est studieux, l’autre non. L’un vit à la ville, l’autre à la campagne.

Vingt kilomètres séparent seulement ces deux garçons de treize ans mais aussi cent ans. Ils vivent en effet à un siècle d’écart mais ils vont mettre longtemps à s’en rendre compte même si leurs timbres diffèrent, que l’un écrit à l’aide d’une plume Sergent Major et que l’autre habite rue Jean Jaurès lorsque celui-ci n’est qu’un agitateur pour beaucoup de ses contemporains.

Que vous dire sinon que j’ai beaucoup aimé ce roman d’amitié que je conseillerai à partir de 11 ans mais qui s’adresse tout aussi bien aux adultes. Les deux garçons, malgré le siècle qui les sépare, ont beaucoup de points communs, c’est ce qu’ils vont découvrir et nous aussi, au fil de leur correspondance.

Les enfants prendront conscience à cette lecture du gouffre qui nous sépare de cette époque, de l’évolution de la société française en un siècle, notamment grâce à l’essor de la médecine et la création de la sécurité sociale.

Et puis surtout, 14-14 n’est pas un roman sur la guerre mais plutôt sur comment changer le cours des choses. Les deux garçons s’écrivent quelques mois à peine avant le début du conflit et Adrien fera tout pour qu’Hadrien et sa famille quittent leur village, qui sera totalement rasé, et la région qui a subi les bombardements et les massacres de civils.

Silène Edgar et Paul Beorn nous proposent ici un roman plein d’humanité, d’entraide, très vivant et haletant, j’ai littéralement dévoré ce roman que j’ai lu presque d’une traite tant il m’a happée.

Un livre que je recommande donc aux jeunes lecteurs, qui aborde des sujets qui les touchent à l’entrée dans l’adolescence sur un fond historique. On y parle de la 1ère guerre mondiale à travers les recherches que fait Adrien, des conditions de vie en 1914 et la manière de penser de l’époque grâce à Hadrien.

Les personnages sont très attachants et j’ai passé un très agréablement moment en leur compagnie, à lire absolument si le sujet vous intéresse !

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