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Posts Tagged ‘sophie astrabie’

Sophie Astrabie vit à Toulouse. Après Le Pacte d’Avril (Albin Michel, 2018 ; Le Livre de Poche, 2019) et La Somme de nos vies (Flammarion, 2020 ; J’ai lu, 2021) qui a rencontré un beau succès, Les Bruits du souvenir (Flammarion, 2022) est son troisième roman.

Après la mort de sa mère, Claire découvre que celle-ci lui a légué un carnet ainsi qu’un appareil photo dans lequel se trouve une pellicule. Le lien entre les deux objets ? Marelle, un petit village de l’Aveyron où la jeune femme a passé les étés de son enfance.

Il n’en faut pas plus pour la décider à tout quitter : son job de professeur de français, son amoureux bien trop possessif. Sous une autre identité, Claire s’installe à Marelle, en quête de ce passé flou et de cette mère qui lui a si souvent échappé.

Au fil des pages et des clichés, elle découvre des souvenirs qui vont bousculer ses croyances…

L’an dernier, j’avais adoré La somme de nos vies, j’étais donc très curieuse de retrouver la plume de Sophie Astrabie avec Les bruits du souvenir. Ce roman, c’est l’histoire d’une fuite comme une échappatoire pour mieux se retrouver. Celle de Claire qui devient Marie suite au décès de sa mère dont elle n’était pourtant pas très proche.

Ce décès va pourtant servir de détonateur à la jeune femme pour larguer les amarres et s’inventer une nouvelle vie. Sa vie d’avant est pétrie de regrets avec des repères parentaux faussés, un père qui disparait alors qu’elle n’a que six ans, une grand-mère avec qui on coupe les ponts sans raison et une mère avec qui le lien est difficile.

Le sujet et les thématiques, notamment le poids des souvenirs, sont intéressants mais je suis passée à coté de cette lecture, de cette héroïne froide et distante à laquelle je n’ai jamais pu m’attacher.

Je trouve aussi qu’il y a des facilités et un manque de crédibilité dans ce récit : Claire trouve de faux papiers en aller chiner aux puces, contracte un prêt bancaire sans fiche de paie, etc

Alors certes l’important est ailleurs mais ce genre de choses me chiffonne toujours surtout lorsque l’histoire finit par m’ennuyer très vite.

Je lui ai préféré l’histoire de Sylvie et Laurence que l’on découvre au fur et à mesure que notre héroïne lit leur histoire dans le carnet laissé par sa mère. Leur amitié, leur complicité, leur sororité m’a beaucoup touchée mais cette partie-là tient peu de place dans ce roman hélas.

Pour moi c’est une déception, ce roman s’est révélé sans relief, peu crédible, peu original et plutôt ennuyeux. Mais les avis que j’ai pu lire sont dithyrambiques, ne vous arrêtez donc pas à mon avis si il vous tente !

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Sophie Astrabie est née à Albi en 1988. Après Le pacte d’avril, La somme de nos vies est son second roman.

Paris, XIè arrondissement. Camille, jeune fleuriste qui rêve sa vie, visite des appartements qu’elle n’a aucune intention d’acheter. Marguerite, quatre-vingt-sept ans, met en vente son appartement qu’elle s’est pourtant juré de ne jamais quitter.

Derrière leurs fenêtres qui se font face, dans cette rue parisienne, la vie de l’une n’apparaît à l’autre qu’en reflet. Les mensonges de Camille à son entourage et les secrets de Marguerite enfouis soigneusement depuis l’enfance se croisent et se répondent.

Comment prendre sa vie à bras-le-corps quand on a décidé d’en vivre une autre ?

La somme de nos vies est le second roman de Sophie Astrabie qui s’est fait connaître avec Le pacte d’avril.

Dans ce roman choral, nous suivons tour à tour Camille, Marguerite et Thomas, leur agent immobilier. Le mensonge par omission tient une grande place dans chacune de leur existence pour des raisons très différentes.

Camille s’épanouit dans le métier de fleuriste, alors que ses parents médecins à Poitiers, la croient en fac de droit. Déjà qu’elle les a déçus en abandonnant ses études de médecine, elle n’arrive pas à leur avouer que c’est près des fleurs qu’elle se sent le mieux.

Marguerite traine un lourd secret depuis que, le 16 juillet 1942, elle a échappé à la rafle du Vel d’Hiv grâce à sa mère et à sa professeur de piano qui l’a recueillie et considéré comme sa fille. La vieille femme, désormais à l’aube de sa vie, n’a jamais avoué son passé à son mari ni à quiconque.

Thomas a souffert toute son enfance des envies fantasques de son père qui faisait déménager sa famille chaque année, au gré de ses lubies professionnelles. Depuis quelques années, il cache à son épouse, avec la complicité de Thomas, ses difficultés financières.

L’histoire est simple, douce et lumineuse, touchante aussi, certes sans grands rebondissements, mais les personnages avec leurs failles et leurs forces, sont si attachants qu’on les suit avec beaucoup de plaisir de la première à la dernière page.

La plume de Sophie Astrabie est légère et fluide et tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment de lecture. J’ai beaucoup aimé voir les liens se tisser entre eux et les voir évoluer tout au long du récit dont je n’ai fait qu’une bouchée tant j’étais bien dans l’atmosphère douillette tissée par l’autrice.

Une chouette découverte et une autrice dont je ne manquerai pas de suivre l’actualité, je vous le recommande !

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