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Posts Tagged ‘sophie humann’

Strasbourg, 1825. Gaspard s’ennuie au Collège royal, et n’aime que le dessin. Il rêve de devenir sculpteur comme son père, et de veiller à son tour sur la cathédrale. Même si l’on raconte qu’un lac mystérieux se cache sous ses fondations et que des morts y seraient condamnés à ramer pour l’éternité ! Afin de susciter l’admiration de son père, et des élèves du collège qui l’ignorent, Gaspard décide de partir à la recherche du légendaire lac des Damnés avec l’aide de son ami Basile, un jeune batelier de l’Ill. Mais un curieux personnage encapuchonné rôde dans la capitale alsacienne et semble déterminé à voir les deux garçons échouer, au point d’enlever la jolie Margot, la sour de Basile.

Strasbourg, juin 1825. Gaspard Berg passe son temps libre à dessiner et il rêve de devenir sculpteur comme son père. Hélas pour lui, Herbert Berg rêve d’un autre destin pour son fils unique et tient à ce que son fils continue à suivre les cours du Collège Royal au grand dam de Gaspard qui s’y ennuie ferme.

Un dimanche alors qu’il s’est installé au bord de l’Ill avec son nécessaire pour dessiner, Gaspard découvre un cigogneau blessé mais comme il ne sait pas comment venir en aide à l’oiseau, il hèle un jeune batelier.

Il fait ainsi la connaissance de Basile Gessler qui emporte le cigogneau chez lui, sa sœur Margot aimant recueillir les animaux blessés. Quelques jours plus tard, il se rend chez les Gessler afin de prendre des nouvelles du petit blessé et se lie d’amitié avec Basile et Margot.

Fascinés par la légende du lac sous la cathédrale de Strasbourg, les deux garçons décident de découvrir si ce lac est un mythe ou une réalité et dans leurs recherches, ils tombent sur de dangereux contrebandiers…

J’avais découvert la jolie plume de Sophie Humann à l’occasion de ma lecture de l’un de ses précédents romans, Les serpents du Muséum dans lequel elle nous proposait une jolie balade dans le Paris du derniers tiers du 19è siècle, encore marqué par la fin de l’Empire et de la Commune et qui nous transportait au cœur du muséum d’histoire naturelle.

Avec Les compagnons de la cignogne, changement de décor avec une intrigue qui se déroule au cœur de la capitale alsacienne, Strasbourg, et d’époque puisque exit la fin du 19è siècle et place au début du siècle.

Une plongée une fois encore très bien documentée, avec un récit enlevé et rondement mené, où l’on ne s’ennuie pas une seconde, qui mêle histoire, contrebande et enquête policière. Des rebondissements en pagaille et aucun temps mort pour ce court roman, premier d’une série.

Ce premier volume Le lac des damnés se lit très bien, personnellement je l’ai dévoré en quelques heures, bien prise par l’histoire emmenée par un duo sympathique qui se déroule sans temps mort.

C’est à la fois son point fort et son point faible. En tant qu’adulte, j’ai trouvé qu’il était trop enlevé pour ma part, le récit est trop rapide, je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages ni à réfléchir au fin mot de l’histoire.

Il passionnera néanmoins sans aucun doute les jeunes enquêteurs en herbe qui trouveront dans ce roman une intrigue intéressante et plutôt captivante.

Cerise sur le gâteau, le roman est porté comme je le disais plus haut par la jolie plume de Sophie Humann, qui comme Gwënaelle Barussaud, se soucie de livrer à ses jeunes lecteurs, un vrai récit littéraire, avec un langage soutenu mais néanmoins à la portée du public visé, soit les 10 / 12 ans.

Une bonne pioche donc qui me donne envie de sortir le tome 2 Le fantôme des trois châteaux de ma PAL !

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Paris, 1875. Juliette passe les vacances d’été chez son oncle, gardien en chef du Muséum d’histoire naturelle. La jeune fille s’émerveille devant les plantes rares, les pierres précieuses, la multitude d’animaux sauvages, et surtout, le nouveau pavillon des reptiles. Jusqu’au jour où elle se retrouve nez à nez avec un terrifiant serpent sorti de sa vitrine ! Quelqu’un l’a ouverte, laissant un deuxième serpent s’échapper… mais qui. En menant l’enquête au cœur du Muséum, Juliette n’est pas au bout de ses surprises…

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En cette année 1875, Juliette se morfond dans sa Bretagne natale, entre son père éclusier et sa poule Ninette. La jeune fille âgée de 12 ans a perdu sa maman quelques mois plus tôt et refuse depuis d’aller à l’école.

Aussi, lorsque l’oncle Léon, frère de sa mère défunte et gardien en chef du Muséum d’histoire naturelle propose de l’accueillir tout un été avec sa femme Aglaé, Juliette prend le train en compagnie de la femme du médecin et rejoint Paris.

Là elle découvre, émerveillée, les différentes ménageries du Muséum et les nombreuses espèces présentes : oiseaux chamarrés, animaux sauvages et exotiques, plantes extraordinaires, en compagnie de son oncle puis de Gaspard, le soigneur gitan, mal intégré au sein de l’institution de par ses origines, excepté par Léon.

Elle se fait aussi deux amis, Jacques le peintre venu immortaliser un tigre de Cochinchine qui va lui donner des cours de dessins et Anselme Cavroux, le taxidermiste qui l’initie à l’art délicat de la naturalisation.

Mais un beau matin, alors qu’elle cherche son oncle, elle voit la porte du pavillon des reptiles ouverte, curieuse, elle entre dans ce lieu encore inconnu et se retrouve nez à nez avec un naja échappé de la vitrine, elle aussi ouverte. Heureusement plus de peur que de mal mais son oncle découvre alors qu’un crotale manque à l’appel, il a disparu, comme volatilisé. Qui est le voleur ? Et quel est son mobile ?

Notre jeune héroïne va alors espionner le personnel et mener l’enquête au sein du Muséum pour découvrir le fin mot de l’histoire et démasquer le coupable.

Dans Les serpents du Muséum, Sophie Humann nous propose une jolie balade dans le Paris de ce derniers tiers du 19è siècle, encore marqué par la fin de l’Empire et de la Commune. Nous nous promenons dans les pas de Juliette au cœur du Muséum mais aussi dans les omnibus parisiens et jusque dans le temple de la mode, le déjà fameux Bon Marché où sa tante l’emmène faire du shopping.

Une plongée très bien documentée, un récit enlevé et rondement mené, où l’on ne s’ennuie pas une seconde, qui mêle histoire, science et enquête policière. Des rebondissements et aucun temps mort pour ce court roman que je conseille aux enfants à partir de 10 ans.

Un grand merci aux Éditions Flammarion Jeunesse pour cette belle lecture pleine de fraicheur ! J’espère que Sophie Humann prévoit une suite, j’aimerais retrouver Juliette dans d’autres aventures et la voir évoluer.

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