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Posts Tagged ‘suffragisme’

Evie Dunmore est une écrivaine britannique, auteure de romance historique. En 2019, elle a publié la « Panique chez les Montgomery » (« Bringing Down the Duke »), son premier roman et le premier tome de la série « Regency – Les rebelles d’Oxford » (« A League of Extraordinary Women »).

1879. Brillante mais sans le sou, Annabelle a été admise à l’université d’Oxford grâce à une bourse offerte par une ligue de suffragettes. En contrepartie, elle doit rallier à leur cause le duc de Montgomery. Une véritable gageure.

Soutien des conservateurs et conseiller auprès de la reine Victoria qui a la cause en horreur, Sebastian a une vision archaïque de la gent féminine. Pour autant, Annabelle ne s’attendait pas qu’il lui demande d’être sa maîtresse. Elle s’en étouffe d’indignation.

Comment ose-t-il ? Femme libre et indépendante, elle ne risque pas d’accepter pareille proposition ! Mais c’est oublier un peu vite que ce redoutable séducteur possède un charme irrésistible…

Panique chez les Montgomery est le premier tome d’une trilogie signée Evie Dunmore, Les rebelles d’Oxford. C’est ma première incursion dans la romance historique mais ce ne sera pas la dernière tant j’ai aimé ce titre issu de la collection Regency de chez J’ai Lu qui ont tous de si jolies couvertures (oui parfois je peux être très superficielle) !

Vous savez combien j’aime retrouver le thème des suffragettes dans mes lectures, il faudra un jour que je vous propose des recommandations autour de ce sujet, et c’est ce qui m’a attiré ici.

L’histoire est somme toute assez classique avec cette love affair autour d’Annabelle et de Sebastian, attirés l’un par l’autre comme des aimants alors qu’ils devraient se détester, mais prisonniers de la prude et terriblement codée société victorienne.

Il est pair du royaume, elle est sans le sou. Il est enfermé dans le carcan de sa classe, elle a envie de faire bouger les lignes. Il doit épouser une femme de sa condition, elle veut étudier et fuit le mariage.

Tout les sépare mais Cupidon va décocher ses flèches et les embraser pour de bon. Les scènes d’amour sont bien écrites et suffisamment explicites pour faire monter la température !

Au-delà de cette histoire d’amour, Evie Dunmore aborde la condition féminine des années 1880 avec le mouvement des suffragettes qui fait des émules dans toutes les couches de la société et nous montre les actions entreprises par les femmes et la répression qu’elles subissent.

L’autrice s’est indéniablement bien documentée sur Oxford, les premières femmes admises dans les universités britanniques, les droits des femmes, les lois en vigueur autour de la propriété et des biens des femmes, l’importance de la virginité, les programmes politiques des Tories…

La plume d’Evie Dunmore est fluide, les dialogues sont vifs, les personnages sont atypiques et attachants, les péripéties s’enchaînent et les pages défilent toutes seules jusqu’au point final. Il y a de l’humour, du suspens et une pointe d’érotisme juste ce qu’il faut. L’alchimie entre Annabelle et Sebastian est l’un des points forts du roman tout comme la trame historique.

Si vous aimez les romances, le thème des suffragettes et l’époque victorienne, je ne peux que vous dire une chose : lisez-le ! Quant à moi, j’espère que les autres titres Regency sont aussi bons car j’ai tous envie de les découvrir maintenant !

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Lu dans le cadre du Pumpkin Automne Challenge

Catherine Cuenca est née en 1982. Son premier roman publié en 2001, elle se lance dans le métier d’écrivain à temps plein en 2010. Elle est l’autrice d’une quarantaine de romans historiques pour la jeunesse.

31 janvier 1916, les hommes sont mobilisés sur le front. À l’arrière, les femmes prennent la relève dans tous les secteurs de l’économie. Dans les campagnes, elles sont aux champs. En ville, elles sont dans les usines, les hôpitaux, les bureaux et même les transports !

Parmi elles, Agnès est embauchée comme conductrice de tramway. Elle qui peinait à payer ses factures et les colis pour son mari, au front, a quitté l’usine pour entrer à la régie des transports lyonnais, un travail moins pénible et plus rémunérateur.

Lorsque son mari, Célestin, rentre blessé de la guerre, il supporte mal qu’elle gagne plus que lui. Il lui somme de retourner à l’usine, ce qu’Agnès refuse d’autant qu’elle peine à reconnaître l’homme dont elle était amoureuse en 1914.

Célestin est devenu aigri et alcoolique, les disputes éclatent de plus en plus jusqu’au jour où la guerre s’achève. Agnès est alors renvoyée car les hommes doivent retrouver leur place, pour le plus grand plaisir de son époux.

Révoltée par cette injustice, elle s’engage dans le mouvement des suffragettes. C’en est trop pour Célestin…

Celle qui voulait conduire le tram signe mes retrouvailles avec Catherine Cuenca dont j’avais déjà apprécié Le choix d’Adélie, L’assassin du Marais et La marraine de guerre.

Comme toujours avec cette autrice, un roman court et percutant, solidement documenté, porté par une héroïne forte et attachante, abordant des thèmes importants de façon juste et pertinente.

Vous connaissez mon intérêt pour le mouvement suffragiste et la première guerre mondiale, j’ai été servie avec ce roman pour adolescents qui aborde avec justesse l’un et l’autre.

Catherine Cuenca s’attache à nous dépeindre la condition féminine pendant le premier conflit mondial : appelées à remplacer les hommes, les femmes ont répondu présentes, mettant pour certaines leur vie en péril.

Elles ont découvert ainsi qu’elles pouvaient être fortes et indépendantes, capables de travailler comme les hommes, à des postes d’hommes, ce qui leur était refusé en temps de paix.

Of course, aussitôt la guerre achevée, elles ont été priées de rentrer dans leur foyer, reléguées aux rôles d’épouses et de mères.

D’où la révolte de notre héroïne qui va militer pour le droit des femmes en dépit de l’opposition de son mari et du refus de ses collègues à se battre pour leurs droits car il ne faut pas l’oublier, toutes les femmes n’étaient pas féministes, et se rangaient aux cotés de leurs époux, fustigeant tout autant qu’eux les suffragettes !

L’autrice s’attache aussi à démontrer les ravages de la guerre sur les hommes revenus du front. Certains étaient devenus alcooliques, d’autres traumatisés par ce qu’ils avaient vécu dans les tranchées ou aigris de voir les femmes aux manettes.

L’histoire est dure et triste mais nécessaire, je vous la recommande vivement. Les adolescents, cible visée par l’autrice, se rendront compte du dur combat qu’ont mené les féministes pour le droit de vote et pourront juger de la réalité de la guerre.

Je découvre grâce à ce très bon roman les éditions Talents Hauts et leur collection Les héroïques et j’ai bien envie de découvrir les autres titres déjà parus !

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