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Posts Tagged ‘susie Morgenstern’

Susie Morgenstern est née à Newark dans le New Jersey. Elle a fait des études de lettres et a enseigné l’anglais à l’université de Nice. C’est une autrice incontournable de la littérature jeunesse avec des dizaines de romans à succès et à son style joyeux inimitable. Charlotte Roederer a étudié à l’Ecole des Arts Appliqués de Lyon puis à l’Ecole supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle vit aujourd’hui à Paris.

Perla rêve d’être plus grande et de pouvoir faire les choses toute seule. Elle trouve que ce n’est pas facile d’être petite et de pas pouvoir tout faire elle-même. Perla voudrait grandir plus vite, pour réaliser tout ce qu’elle aime. Et par dessus tout, elle aimerait tellement casser des œufs et préparer un bon gâteau d’anniversaire à sa mamie !

En cachette, elle se glisse dans la cuisine… Mais au bout de plusieurs œufs par terre, elle se rend compte que ce n’est pas si facile. 

Sous la plume de Susie Morgenstern et le coup de crayon de Charlotte Roederer, nous découvrons les aventures de Perla, leur toute nouvelle héroïne, qui explore le quotidien, découvre l’autonomie et apprend à savourer les petits bonheurs de tous les jours.

Dans Perla casse des oeufs, les autrices abordent la difficulté qu’ont les enfants à casser des oeufs. Et oui, cette petite étape de rien du tout pour nous adultes, les petits n’y arrivent qu’à force de gros efforts, c’est de la motricité fine, et ça, ça ne s’acquière pas en claquant des doigts !

Ici Perla rêve de faire un bon gâteau pour sa mamie et de casser des oeufs comme une grande, mais… crac ! Les oeufs glissent, s’échappent et tombent par terre.

Le texte de Susie Morgenstern est bien adapté aux 3 ans et plus qui vont comprendre cette histoire qui parle si bien d’eux. L’autrice pose un regard juste, tendre et espiègle sur l’enfance.

Ma petite lectrice qui a justement cet âge veut tout faire toute seule aussi et s’est bien reconnue en Perla car elle traverse cette étape de son évolution où elle refuse souvent mon aide en me disant : « je suis une grande ! »

Les illustrations de Charlotte Roederer que je trouve très réussies, sont expressives, j’adore son coup de crayon et ses notes de couleurs vives qui mettent en valeur les émotions et les attitudes de Perla.

Une très belle découverte que cet album qui donne le sourire et aide à grandir et à s’épanouir. Je me réjouis d’ores et déjà de retrouver Perla dans ses futures aventures sur le chemin de l’autonomie.

Un grand merci aux éditions Nathan pour ce coup de coeur collégial !

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La mère d’Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd’hui, à dix ans, il ne connaît que la vie ennuyeuse qu’il partage avec elle. Excellent élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu’au jour où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n’est pas Ernest qui va l’impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de la monotonie pour le projeter dans la vie…

Ernest a dix ans. Dix ans qu’il s’ennuie seul, élevé par sa grand-mère Précieuse et la gouvernante Germaine depuis le décès de sa mère en le mettant en monde. Son père, a depuis lors, disparu de la circulation.

La vie n’a pas épargné Précieuse qui vit dans le souvenir de ses chers disparus et fait vivre à son petit-fils une existence bien triste, sans distraction ni sortie pour égayer son quotidien.

Les heures sans saveur s’écoulent ainsi jusqu’au jour où Victoire de Montardent fait une entrée fracassante dans sa classe et dans sa vie d’enfant unique, soufflant un vent d’amour et de folie sur ce quotidien morose.

Victoire, seule fille après 13 garçons, tombe immédiatement amoureuse d’Ernest et lui prédit qu’ils se marieront une fois adultes. En attendant, elle est bien décidée à faire entrer son amoureux dans la modernité en lui faisant découvrir le téléphone, la télévision et surtout la joie de vivre.

Armé de sa plume et aidé par Victoire, Ernest va rompre ces silences depuis trop longtemps installés et tenter de remonter le fil de ses origines familiales…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz continuent leurs adaptions de romans emblématiques édités par L’école des loisirs et cette fois-ci, c’est au tour du titre de Susie Morgenstern, Lettres d’amour de 0 à 10, de prendre vie sous forme de roman graphique.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé cette bande dessinée tout simplement délicieuse, mon seul bémol : qu’elle soit trop courte tant j’ai adoré !

Sous des traits irrésistibles à la manière du petit Nicolas, Thomas Baas nous fait découvrir Ernest et Victoire. Le début de l’histoire est un peu triste puisque l’on voit le morne quotidien d’Ernest, excellent élève, mais terriblement seul.

Heureusement pour lui et pour nous, Victoire vient vite égayer sa vie et notre lecture par sa truculence, sa vivacité et sa grande joie de vivre. Ses frères et ses parents vont accueillir à bras ouverts Ernest et sa grand-mère, permettant au petit garçon de découvrir ce qu’est une vie de famille et d’oser enquêter sur ses origines.

L’histoire est toute simple et douce, et pourtant, on se laisse vite prendre par ce récit pour les enfants notamment grâce aux protagonistes de ce roman graphique qui sont particulièrement attachants et très touchants.

L’autre point fort de cette adaptation, c’est bien sûr le talent indéniable de Thomas Baas que je découvre ici. J’ai beaucoup aimé son coup de crayon, son utilisation des couleurs, le découpage des planches, tout m’a plu. Il a su croquer à merveille les visages et leurs expressions, a mis du dynamisme dans ses dessins, des atouts pour le public visé : les 10 ans et plus.

En bref, un bon roman graphique pour les enfants, l’adulte que je suis y a également trouvé son compte, je vous recommande donc vivement ce titre qui frôle le coup de cœur.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Le titre l’indique, il va être question d’un grand événement : l’entrée au collège. Margot prépare son entrée dans la cour des grands. Cartable ? Pas cartable ? Jupe ou jean ?

Tout commence par le choix du bon look pour le premier jour. Ce n’est qu’un début. Nous suivrons Margot la déléguée de classe tout au long de cette année cruciale, pleine de dilemmes avec les élèves et les profs, les parents aussi, pleine de devoirs et d’espoirs, de désillusions et de victoires. heart_2la-sixieme-susie-morgenstern

Margot Melo est sur le point de faire sa rentrée en ce mois d’août, et bien que bonne élève, elle est très stressée à l’idée d’intégrer le collège, comme tous les anciens CM2.

Ses parents et sa grande sœur Anne, déjà passés par là, ont beau lui dire que tout ira bien, la jeune fille est anxieuse lorsque le grand jour arrive…

Grand classique de la littérature jeunesse signé Susie Morgenstern, j’ai lu ce court roman destiné aux 10/11 ans avec mon Empereur de fils qui faisait justement sa rentrée en sixième le mois dernier.

Première lecture imposée par sa professeur de français, nous avons lu ensemble cette histoire qui nous a permis de suivre Margot tout au long de son année de sixième comme l’indique le titre du roman, La sixième.

Le texte est abordable pour les enfants, ce qui est bien le seul point positif que je trouve à ce roman, car mis à part cela, quel ennui !

L’héroïne, qui parle comme une adulte, avec des réflexions d’adulte et non une jeune fille de 11 ans avec des pensées d’une pré-ado, se révèle plutôt agaçante et donneuse de leçons. Les professeurs sont désagréables au possible, franchement j’espère que mes enfants n’auront jamais affaire à des personnes aussi peu investies par leur métier, la prof d’histoire/géographie mise à part.

L’intrigue est mince et les seuls moments intéressants du récit sont le vote des délégués de classe, le conseil de classe et la réunion parents/profs, et les alphabets dont Margot raffole et que l’on peut lire tout au long du roman.

Après, je ne l’ai trouvé pas si bien écrit que ça mais je dois être la seule, vu qu’il est recommandé par le corps enseignant, et surtout il est très daté. Alors certes il a été publié en 1984, au moment même où j’étais au collège mais même à ce moment-là je pense qu’il était déjà daté et les collégiens d’aujourd’hui ne peuvent pas se reconnaître à la lecture de ce roman !

Cerise sur le gâteau : les prénoms sont vieillots au possible (Jacques, Jean, Denise, Catherine…), honnêtement quels enfants s’appelaient comme ça dans les années 80 je vous le demande ?

Et enfin, je trouve que c’est justement le livre à ne pas donner à lire à un sixième : l’année de Margot est catastrophique, les profs sont pas sympas, les copains stupides, les matières à étudier inintéressantes, honnêtement ça ne donne pas envie de franchir les grilles de son collège !

Quant à mon fils, qui déjà a du mal à lire, là c’était le pompon, j’ai du lire le texte à voix haute et il s’est contenté d’écouter sinon il l’aurait abandonné au bout du premier chapitre.

Vous l’aurez compris, nous n’avons pas aimé cette première lecture imposée, espérons que la prochaine sera davantage à notre goût !

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