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Posts Tagged ‘sylvestre s’en va-t-en guerre Stéphane henrich’

La Grande Guerre… une horreur absolue que nous avons tous, quel que soit notre âge, bien du mal à comprendre. Sylvestre, pigeon voyageur à la retraite, sera réquisitionné pour servir sa patrie. De son regard de volatile émerge une perception de la guerre qui est à la fois candide et terrible.

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Sylvestre, un pigeon voyageur, roucoule des jours paisibles et heureux auprès de Léon le fleuriste parisien, qui l’a recueilli alors qu’il avait été blessé par un chasseur, et auprès de son amoureuse, la colombe Célestine.

Il coule des jours heureux disais-je jusqu’à ce dimanche 2 août 1914, jour de la mobilisation générale : tous les hommes, les chevaux, les mules, les chiens et les pigeons sont réquisitionnés pour aller combattre l’ennemi et récupérer l’Alsace et la Lorraine.

Tous portent en eux l’amour de la patrie et partent gaiement, la fleur au fusil, persuadés qu’ils seront rentrés pour Noël, non sans avoir d’abord écrasé les boches, bien entendu !

En cette année du centenaire de la première guerre mondiale, la production littéraire et télévisuelle est soutenue, cela n’a pas échappé à mes garçons qui ont eu un cours d’histoire à la veille du 11 novembre. Depuis, ils posent beaucoup de questions et recherchent des livres autour de la guerre des poilus comme ils l’appellent.

Ce joli album coloré a donc tout naturellement rejoint notre PAL et nous nous sommes empressés de le lire. Stéphane Heinrich nous propose ici une histoire toute simple, celle du poilu Léon et de son inséparable pigeon Sylvestre. On les voit dans leur quotidien, entre le pigeonnier et les tranchées, on les voit côtoyer des hommes venus de tous les horizons, y compris des colonies, avec les fameux tirailleurs sénégalais.

On les voit dans le froid mordant de l’hiver creuser les tranchées, jouer aux cartes pendant les temps de repos, attendant l’assaut sous la pluie, et dans l’ardeur des combats jusqu’à la blessure de Léon qui mettra fin à sa vie de soldat. Et pendant ce temps là, l’Etat-Major réfléchit à des stratégies, depuis l’arrière, bien à l’abri. L’esprit de camaraderie est aussi très présent tout comme il l’était chez ces hommes qui chaque jour mettaient leur vie en jeu.

Avec des phrases toutes simples et des dessins qui font mouche, qui ne tombent jamais dans l’horreur sans pour autant enjoliver la guerre, Stéphane Heinrich fait bien comprendre aux enfants ce que fut la première guerre mondiale.

Un album intelligent et joli à mettre entre les mains des enfants, il les sensibilisera à ce que fut la guerre des poilus et au rôle joué par les animaux au front.

heart_5Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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