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Posts Tagged ‘thriller américain’

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois

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Nuit noire et pluvieuse sur le New Hampshire : au détour d’une route, une voiture fait une violente embardée. Au volant, Nicole ne se souvient de rien, sauf d’une chose : sa fille, qui était avec elle, a disparu. Si les recherches de la police confirment la présence d’une autre personne lors de l’accident, le mari de Nicole prétend que l’enfant n’a jamais existé… Qui croire ? Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?heart_4le-saut-de-l-ange-lisa-gardner

Quelque part dans le New Hampshire, Nicole Franck vient d’avoir un accident de voiture, elle a réussi à s’extirper de la voiture en brisant sa vitre mais ne trouve plus sa fille Vero. Pendant qu’elle est transportée pour de multiples blessures à l’hôpital, la police dépêchée sur place ratisse la zone à la recherche de l’enfant, en vain.

Lorsque son mari Thomas arrive à l’hôpital, il apprend aux enquêteurs qu’il est marié avec Nicky depuis 22 ans et qu’ils n’ont jamais eu d’enfants, Vero n’existe pas mais sa femme a de gros problèmes de mémoire depuis quelques mois, depuis qu’elle a eu coup sur coup deux commotions cérébrales.

Les enquêteurs soupçonnent alors Thomas d’avoir voulu tuer sa femme d’autant qu’il est très pressé de la ramener à la maison et qu’il a récupéré les vêtements que Nicky portait au moment de l’accident afin de les brûler…

Le saut de l’ange est mon troisième Lisa Gardner, une romancière américaine habituée aux best sellers, qui publie un polar par an depuis près de 10 ans. J’avais beaucoup aimé Sauver sa peau mais La maison d’à côté m’avait terriblement déçue, j’étais donc curieuse de lire son dernier roman et j’ai bien fait car cette fois-ci le suspens était au rendez-vous !

J’ai trouvé cette histoire, certes calibrée pour plaire au plus grand nombre, bien construite, avec pour point de départ un drame dans le passé de l’héroïne que l’on découvre par petites touches, un point de départ dramatique et traumatisant, qui rendait toute construction de Nicky, impossible.

Cette héroïne est d’ailleurs très intéressante à suivre, elle bien dessinée par l’auteur dans toute sa complexité et ses facettes, un personnage très riche qui occulte un peu la galerie de personnages créée par Lisa Gardner, des personnages masculins et féminins qui ne manquent pas d’attraits non plus.

L’intrigue policière est bien menée tout au long du récit avec suffisamment de rebondissements et de fausses pistes pour bien ferrer le lecteur et l’amener jusqu’au dénouement sans temps mort ni ennui possible, de ce point de vue-là je trouve que c’est très réussi et c’est aussi ce qu’on demande à un thriller : des surprises et un suspens haletant jusqu’au point final.

C’est aussi un thriller psychologique là aussi bien fichu : au fur et à mesure du récit, on s’interroge franchement sur la santé mentale de l’héroïne et sur ses allégations : y-a-t-il seulement une once de vérité dans tout ce qu’elle dit ? Et son mari, veut-il réellement la tuer ou au contraire la protéger ?

Vous l’aurez compris, je me suis laissée totalement embarquée par la plume et l’histoire ciselée et bien rythmée de Lisa Gardner, qui bien qu’elle soit calibrée pour plaire, n’en est pas moins de qualité même si j’avais deviné quelques petites choses quand même.

Alors si vous recherchez un bon thriller qui vous tienne en haleine, je ne peux que vous conseiller Le saut de l’ange.

Un grand merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture addictive !

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Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l’hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n’a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D’où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon décide de s’enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu’il est en possession d’un message codé, créé par un éminent scientifique qui a consacré sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n’a d’égale que sa passion pour « Inferno », le grand poème épique de Dante. Pris dans une course contre la montre, Langdon et Sienna font tout pour retrouver l’ultime création du scientifique, véritable bombe à retardement, dont personne ne sait si elle va améliorer la vie sur terre ou la détruire…

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Florence. Robert Langdon, professeur en symbiologie, se réveille dans une chambre d’hôpital sans aucun souvenir des dernières heures qui viennent de s’écouler. Manifestement on en veut à sa vie, c’est tout du moins la conclusion évidente qu’il tire lorsqu’une tueuse surgit dans l’hôpital et abat de sang froid le médecin italien chargé de le soigner.

Langdon prend alors la fuite en compagnie du second médecin auprès de lui, Sienna Brooks. Elle n’oublie pas de prendre au passage la veste du professeur qui contient un mystérieux cylindre.

Serait-ce pour ce dernier qu’on en veut à la vie de Langdon ? Cet objet créé par un brillant scientifique, passionné par Dante Alighieri, l’auteur de La Divine Comédie et plus particulièrement par son Inferno, veut sauver l’humanité mais à sa manière. Adepte d’une solution radicale pour mettre fin à la croissance exponentielle de la terre et au tarissement de ses ressources, il a prévu de répandre un virus, à la manière de la peste, un fléau ayant pour but de réduire drastiquement le nombre de vies sur terre de 7 à 4 milliards.

S’ensuit alors 600 pages de courses poursuites, tentatives de meurtres, rebondissements en tous genres au coeur de Florence, dans ses ruelles et ses monuments et à la fin un détour par Istambul. Dan Brown nous propose une histoire intéressante, solidement documentée et une balade très agréable dans cette cité italienne qui a vu naître Dante et la Renaissance.

Je n’avais pas lu Dan Brown depuis le raz-de-marée Da Vinci Code, et oui parfois je suis un vrai mouton, qui m’avait je l’avoue bien plus intéressée que ce titre agréable à lire mais que j’ai trouvé trop long. Abondance de rebondissements, évasions… nuit plus qu’il ne sert ici, tout du moins à mon sens. Si l’intrigue principale et toutes les incursions sur Dante et L’Enfer sont vraiment intéressants, le roman a quelques travers notamment celui de se confondre parfois avec un guide touristique richement documenté et de s’éloigner du véritable thriller.

Le sujet principal du livre est malgré tout plutôt d’actualité et intéressant, il m’a beaucoup questionné mais il est noyé dans des descriptions et des longues narrations, il méritait mieux. Quant à la fin, elle ne m’a pas convaincue et lorsque j’ai refermé le roman je me suis dit « tout ça pour ça ? ».

Un roman qui comme tout bon best seller qui se respecte se lit bien mais s’oublie aussitôt.

heart_3Lu en lecture commune avec Céline et Onee dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

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Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect Nº1 : son mari Jason.

Dès que l inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse « chérie »… Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ?

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Comme souvent, c’est chez une de mes copinautes que j’ai repéré ce titre. Natiora a su me donner très envie de me jeter sur La maison d’à côté, d’autant plus que j’avais beaucoup aimé Sauver sa peau, le précédent roman de Lisa Gardner. Ni une ni deux je l’emprunte à la médiathèque, impatiente de lire un bon polar.

Sandra Jones mère et épouse modèle de 23 ans, professeur dans un collège, disparait mystérieusement en pleine nuit. Jason, son mari, découvre son absence en rentrant de son travail et trouve leur petite fille de 4 ans Ree dans son lit.

Il n’y a pas que Sandra qui manque à l’appel, le chat orange de la fillette, Mr Smith, a disparu lui aussi. Pour la policière DD Warren appelée sur les lieux à l’aube, le principal suspect est de toute évidence son mari Jason qui a attendu trois bonnes heures avant d’appeler la police et qui cache bien des secrets. Mais voilà qu’on lui sert bientôt un coupable sur un plateau, un jeune homme fiché pour pédophilie, voisin des Jones.

Et comme si ça ne suffisait pas, Lisa Gardner va faire pleuvoir des suspects en veux-tu en voilà : le père de la disparue qui n’avait plus de contact avec elle depuis son mariage cinq ans auparavant, un des élèves de Sandra, geek accompli et amoureux comme de bien entendu de son joli professeur et enfin l’oncle du geek, expert de la police criminelle. N’en jetez plus la cour est pleine d’autant qu’on comprend très vite que la disparue s’est volatilisée d’elle-même. Pourquoi ? Telle est la question !

Je suis vraiment restée sur ma faim avec ce livre, franchement je me serais cru dans un mauvais polar sélectionné par ELLE, c’est vous dire ! C’est long, sans rythme et sans suspens véritable avec une fin on ne peut plus téléphonée et tirée par les cheveux en diable et une enquêtrice trop passive qui n’a pas d’épaisseur.

En bref, ce ne fut pas un bon moment de lecture pour moi et je ne suis pas prête à lire à nouveau Lisa Gardner après ce mauvais polar. La seule chose qui sauve ce roman du naufrage c’est tout ce que j’ai pu apprendre sur les ordinateurs et les logiciels de traque informatique.

heart_2Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Broken Harbour, un lotissement fantôme à quelques encablures de Dublin ; un chantier laissé à l’abandon, où de braves gens ont englouti leurs économies avant que les promoteurs et les banques fassent faillite. 

Autrefois, cette petite ville accueillait l’été les ouvriers dublinois, quand quelques jours au bord de la mer d’Irlande dans une caravane de location suffisaient à faire d’eux des princes. Depuis, le désespoir a grignoté l’air et contaminé les esprits. Dans une maison sur le rivage, Patrick Spain et ses enfants sont morts, sa femme Jenny a été grièvement blessée.

la-maison-des-absents-tana-frenchauteur-éditeur-pagesLe mois de septembre arrive bientôt à son terme et je ne vous ai pas encore parlé des livres de la sélection d’octobre du prix ELLE des lectrices 2014 ! Je ne vous présenterais pas à nouveau Tout ce que je suis, lu en juin, je préfère vous renvoyer à mon billet ici, si le sujet vous intéresse. Dans la catégorie document, l’autobiographie d’Edna O’Brien, Fille de la campagne m’est littéralement tombée des mains, comme à la plupart de mes co-jurées d’ailleurs. C’est pourtant un genre que je ne déteste pas mais celles que j’ai lus jusqu’ici étaient l’œuvre d’auteurs aimés, et c’est là que ça coince en ce qui me concerne, Edna O’Brien est pour moi totalement inconnue, et je n’ai absolument pas réussi à rentrer dans ce livre, encore moins à le finir. Heureusement, le sort ne s’est pas acharné sur moi, et j’ai lu et aimé le policier, La maison des absents de Tana French, ouf !

L’inspecteur principal Mike Kennedy et Richie Curran, un bleu tout juste arrivé à la Brigade Criminelle de Dublin, se voient confier une enquête qui promet de faire les gros titres des journaux. Dans une maison familiale de la banlieue de Dublin, les Spain, ont connu une fin tragique. le père, Patrick, et ses enfants de 4 et 6 ans sont morts, seule Jenny, la mère de famille est encore vivante, grièvement blessée mais vivante. Que s’est-il passé dans ce lotissement à l’abandon, touché de plein fouet par la crise économique ? Les promoteurs ont fait faillite, emportant avec eux les rêves des familles qui l’habitent, le chômage a fait le reste. Les Spain qui semblent avoir tout pour être heureux ont-ils attisé la jalousie de leurs voisins, de leurs familles ou de leurs amis ? Que sait-il passé dans cette maison ? Comment le tueur a pu décimer les Spain sans aucun signe d’effraction ?

L’enquête policière s’annonce corsée, car si la maison est immaculée, les murs sont percés de trous et on y a dissimulé des caméras partout. La scène du crime ne raconte pas qu’un fait divers tragique, il y a bien un mystère, chez les Spain. Les premiers soupçons se portent comme toujours celle qui a découvert les corps, Fiona Rafferty, la soeur de Jenny. Puis, sur le père de famille, sur Jenny, seule survivante du drame, sur un rôdeur, mais qu’en est-il finalement ? Est-ce la solution la plus évidente qui est forcément la bonne ? Tana French tisse sa toile sur fond de crise économique et nous livre ici un polar prenant, passionnant, même s’il se révèle aussi un peu trop bavard parfois. C’est un thriller plutôt original, qui nous montre l’envers du décor : les interrogatoires, le travail sur la scène de crime avec notamment la collecte d’indices, les autopsies mais aussi les recherches sur l’ordinateur de la famille, l’exploration des forums, mails… pour en savoir plus sur cette famille qui avait bien des secrets.

Tana French fait aussi la part belle à la psychologie des personnages, celle des policiers tout d’abord, mais aussi celle des victimes et du principal suspect. Il n’y a pas vraiment de héros ni d’anti-héros, mais plutôt une galerie de personnages crédibles, pris dans la réalité économique de l’Irlande, qui après avoir connu un succès insolent, connait désormais un déclin très important, plongeant bon nombre d’irlandais dans la difficulté. Derrière les façades des maisons de ce lotissement de Broken Harbour, se cachent bien des secrets et des faux-semblants, c’est ce que nous démontre Tana French avec brio tout au long des 500 pages de La maison des absents.

Une lecture assez passionnante mais un bémol tout de même : la vérité une fois révélée, s’avère atroce mais aussi d’une triste  banalité.

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Lu dans le cadre du prix ELLE des lectrices 2014 sélection de septembre et du challenge La plume au féminin édition 2013 :

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Elle se croit en sécurité. Mais il attend son heure. Depuis vingt-cinq ans… Sally, Cindy, Lucile… Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte, dans une chambre souterraine de l’ancien hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes mortes des années auparavant fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend.  

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Voilà page turner lu en 2012 et que je n’avais pas eu le temps de chroniquer mais je ne voulais par faire l’impasse sur Sauver sa peau car c’est un thriller très efficace, dont les pages s’avalent à grande vitesse. L’alchimie fonctionne en effet dès les premières lignes : le lecteur découvre avec fascination l’itinéraire ahurissant d’Annabelle Granger, éternelle fuyarde rattrapée par ses démons. L’histoire est intéressante, prenante avec suspens et révélations à la clé.

Les protagonistes de l’affaire, victime et enquêteurs, portent tous leur fardeau issu du passé, leur lot de secrets et vous le savez déjà, j’adore les romans où il y a des secrets enfouis dans le passé et qui surgissent à nouveau, comme dans Le jardin des secrets ou Les petites soeurs, dans des genres totalement différents. Ces personnages sont construits tout en nuance, à la fois forts et vulnérables et Lisa Gardner parvient à les rendre attachants et surtout terriblement humains.

L’omniprésence du danger et le mystère qui entoure Annabelle nous tiennent en haleine d’un bout à l’autre du roman. Tout au long du livre, on suit la quête de l’héroïne, à la recherche de sa propre identité et de réponses sur ses multiples déménagements et identités différentes. Elle cherche à comprendre pourquoi sa famille fuit sans cesse d’autant que cette quête haletante est semée de cadavres de fillettes.

Une intrigue parfaitement construite, un polar presque parfait ponctué de rebondissements et de fausses pistes en tous genres, qui nous baladent et mettent à mal nos théories, jusqu’au dénouement décevant et trop précipité pour me séduire tout à fait, c’est là mon seul bémol et c’est bien dommage que souvent les auteurs de romans policiers ne sachent pas comment conclure une histoire pourtant brillante, remarque que j’avais déjà faite sur Le chuchoteur, un excellent thriller qui pêche lui aussi par une fin trop précipitée.

Lisa Gardner nous offre ici néanmoins un excellent thriller, efficace et palpitant dont on tourne les pages avidement et que l’on a du mal à lâcher avant la fin.

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Lu dans le cadre du challenge La plume au féminin

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