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Posts Tagged ‘thriller scientifique’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Journaliste scientifique, producteur de nombreux documentaires, Fabrice Papillon est l’auteur de huit ouvrages de vulgarisation scientifique, avec d’éminents savants dont Axel Kahn. Pour son premier roman, Le Dernier Hyver (Belfond, 2017), il a reçu le prix du Meilleur Polar 2018 des lecteurs de Points.

Ils sont prêts. Ils reviennent d’un lointain passé, d’une époque glorieuse. Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d’or. Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l’être. Pour les autres, ils n’auront aucune pitié. L’heure du Grand Retour a sonné… et, pour le commandant Marc Brunier, celle de son ultime enquête. Une chasse à l’homme exceptionnelle à travers le monde et les âges.

36 000 ans avant Jésus-Christ. Une famille résiste au froid au fond d’une grotte de la péninsule Ibérique quand des hommes font irruption et massacrent les parents. Fascinés par la peau claire et les yeux bleutés du fils, les assaillants l’épargnent et l’enlèvent.

14 février 2020, Corse. Vannina Aquaviva, capitaine de gendarmerie à la section de recherche d’Ajaccio, découvre un charnier dans une grotte de Bonifacio. De son côté, la police retrouve un cœur en décomposition au pied d’un olivier millénaire du site préhistorique de Filitosa.

Des scènes de crime similaires apparaissent sur d’autres sites de la préhistoire en Espagne puis en Angleterre.

Les premières analyses de la police scientifique sont stupéfiantes. Quelle est cette créature meurtrière dotée de capacités sidérantes ? Aux confins de l’Europe et jusqu’à la Russie des goulags et de Tchernobyl, une chasse à l’homme exceptionnelle commence à travers le monde et les âges, où l’on croise Homère, Socrate et son disciple Platon, Jésus et l’apôtre Jean, mais aussi Rabelais, Nietzsche ou encore le terrifiant Heinrich Himmler.

Quel secret remontant à nos origines partagent tous ces hommes ? Après des millénaires de silence, une révélation est en passe de bouleverser l’équilibre même de l’espèce humaine…

Après Le dernier hyver que j’avais adoré, Fabrice Papillon revient avec Régression,un thriller scientifique particulièrement efficace qui m’a tenu en haleine du début jusqu’à la fin, jouant sur plusieurs temporalités.

Fabrice Papillon situe son récit principal à notre époque mais il nous emmène de temps à autre dans le passé et ses incursions-là sont particulièrement intéressantes.

C’est ainsi que nous côtoyons Socrate et Platon, Jésus de Nazareth et son fidèle apôtre Jean, Michel-Ange et Rabelais, Jean-Baptiste de Lamarck, Friedrich Nietzsche ou Heinrich Himmler.

Ce thriller mêle l’histoire et la science pour nous proposer une enquête palpitante. Un récit très bien documenté, particulièrement dense et qui demande une certaine attention si l’on est comme moi, assez novice en matière d’hominidé et en préhistoire d’une manière générale.

Et si Le dernier hyver a ma préférence, Régression m’a beaucoup intéressé, m’a appris une foule de choses dont j’ignorais l’existence, et j’adore lorsque mes lectures me permettent non seulement de passer un bon moment mais de m’enrichir avec de nouvelles connaissances.

Fabrice Papillon est journaliste scientifique et on sent bien qu’il maîtrise totalement les sujets qu’il aborde et en premier lieu l’ADN, une thématique déjà bien exploitée dans son précédent roman.

Il arrive à nous transmettre son intérêt pour tous ces sujets sans nous noyer sous un langage abscons et sans que ce roman se transforme en vitrine de ses connaissances, il est abordable de bout en bout même lorsque l’on a mon niveau en sciences, c’est-à-dire proche de zéro.

Ce roman m’a vraiment passionné et pourtant ça n’était pas gagné d’avance car je n’ai pas l’âme scientifique ni le goût pour les sciences en général et pourtant Régression est un thriller prenant mais abordable, qui fait voyager entre les époques, découvrir des personnalités hors du commun, nous interroger sur notre monde, notre impact sur la nature et je me suis vraiment régalé avec cette lecture que je vous conseille vivement.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Xavier Müller a 44 ans. Journaliste et écrivain, il est docteur ès Sciences. Erectus est son premier roman.

Province de Mpumalanga, Afrique du Sud, le 13 juin. Petrus-Jacobus Willems s’apprête à faire sa ronde avec sa chienne lorsque le laboratoire dans lequel il travaille, se vide de ses occupants dans une panique générale.

Voulant se faire un peu d’argent, il décide de voler l’un des singes sur lesquels les scientifiques font des expériences et se fait mordre. A quelques kilomètres de là, dans une réserve naturelle, des espèces disparues depuis des milliers d’années apparaissent comme par magie.

Quelques jours plus tard, un homme s’est métamorphosé : il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Et semble totalement amorphe. Stephen Gordon de l’OMS dépêche son adjoint sur place, Lucas Carvalho, pour qu’il enquête sur le virus à l’origine des mutations : le Kruger.

Anna Meunier, une paléontologue décriée pour ses positions sur les mutations des espèces, est appelée à la rescousse alors qu’à New York, Paris, Genève, des Homo Erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Anna, Lucas et Gordon, se lancent dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Erectus me faisait de l’œil depuis sa parution il y a près d’un an déjà, il n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL tant j’étais pressée de lire ce thriller scientifique et j’ai eu le plaisir de le découvrir avec ma copinaute Belette qui l’a, comme moi, beaucoup apprécié, vous pouvez retrouver son avis ici.

Véritable page turner, ce roman d’anticipation s’est révélé passionnant et très prenant, angoissant aussi bien sûr car tout les évènements décrits par l’auteur sonnent terriblement vrais grâce aux connaissances scientifiques de Xavier Müller.

Le point de départ de ce roman c’est la cupidité d’un grand laboratoire qui va engendrer une catastrophe écologique sans précédent et la plus grande pandémie que la terre ait jamais connu.

Xavier Müller nous plonge alors en plein cauchemar car toute vie sur terre peut muter : les hommes, les animaux mais aussi les végétaux. Les espèces passées et présentes peuvent-elles cohabiter sans risques ?

La terre s’apprête donc à devoir gérer des famines mais aussi composer avec nos lointains ancêtres. L’auteur nous interroge alors sur la place des homos erectus : sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ? Ou sont-ils seulement des bêtes sauvages à éliminer à tous prix sous peine de voir l’espèce humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui, disparaître ?

Au-delà des hommes, il y a aussi des questions politiques et écologiques qui agitent chaque pays et continent. C’est très bien amené, très réaliste et crédible. Les chapitres sont courts et bien rythmés et franchement dès les premières pages, j’ai été ferrée au point d’avoir du mal à le lâcher.

L’angoisse monte crescendo, l’histoire, très originale, tient en haleine jusqu’au point final et le dénouement qui remet tout en question surprend.

Une très bonne lecture en ce qui me concerne qui me réconcilie avec le thriller car mes dernières lectures en la matière se sont révélées très décevantes. Un roman que je vous conseille vivement !

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Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand œuvre et visent à accomplir son dessein.
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la  » crim  » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au cœur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou  » le dernier Hyver  » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Alexandrie, août 415. La grande philosophe et mathématicienne Hypatie vit ses dernières heures. Alors qu’elle se rend à la grande bibliothèque dont elle est la directrice, une poignée de chrétiens, encouragés par leur évêque, la massacrent. Une fois morte, ils la découpent en morceaux, comme une vulgaire viande, et la font brûler sur un bûcher.

Paris, Juillet 2018. Une jeune femme est retrouvée assassinée dans une boutique Hermès. Avant de succomber, elle a été torturée, puis découpée en morceaux et ses membres, brûlés.

Marie, jeune stagiaire à la police scientifique, est appelée sur les lieux. L’enquête a été confiée au commissaire Marc Brunier et à son équipe du 36 quai des orfèvres mais l’étudiante en génétique est dotée d’une solide culture générale et une intelligence particulièrement affûtée qui fascine le policier qui décide de s’adjoindre ses services.

Quel rapport peut-il y avoir entre l’assassinat d’Hypatie d’Alexandrie et celui d’une jeune femme quelques mille cinq cents ans plus tard ?

Le dernier hyver est un thriller scientifique particulièrement efficace qui m’a tenu en haleine du début jusqu’à la fin, jouant sur plusieurs temporalités. Fabrice Papillon situe son récit principal à notre époque mais il nous emmène très régulièrement dans le passé.

C’est ainsi que nous côtoyons Hypathie et Irène Jolliot Curie mais aussi Elisabeth Ière, Léonard de Vinci, Newton, Voltaire, Rosalind Franklin… De grandes figures historiques et scientifiques mondiales mises en lumières ici, certaines m’étaient connues et d’autres pas du tout, notamment Rosalind Franklin, une biologiste moléculaire britannique qui a participé de manière déterminante à la découverte de la structure de l’ADN.

Ce thriller mêle l’histoire, la science et une enquête des plus palpitantes qui se déroule en grande partie dans les sous-sols parisiens (ligne de métro inexploitées, catacombes…). Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se retrouve confrontée à des cadavres de femmes mutilées et va au fur et à mesure du récit comprendre qu’elle est liée à ces meurtres d’une manière totalement surprenante.

Une intrigue diabolique, haletante, sans temps mort, avec des scènes qui n’épargnent pas les âmes sensibles. L’être parfait pourrait-il exister ? Un troisième sexe est-il possible ? Un monde avec les femmes aux commandes serait-il vraiment meilleur ?

Fabrice Papillon est journaliste scientifique et on sent bien qu’il maîtrise totalement le sujet de la procréation humaine, du clonage et de l’ADN. Il arrive à nous transmettre son intérêt pour tous ces sujets sans nous noyer sous un langage abscons et sans que ce roman se transforme en vitrine de ses connaissances, ce qui à mon avis n’est pas une mince affaire.

Ce roman m’a vraiment passionné et pourtant ça n’était pas gagné d’avance car je n’ai pas l’âme scientifique ni le goût pour les sciences en général et pourtant Le dernier hyver m’a passionné, fait voyager entre les époques, découvrir des personnalités hors du commun et je me suis vraiment régalé avec cette lecture que je vous conseille vivement.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot et aux éditions Belfond pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !!

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