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Posts Tagged ‘un été d’orage’

Paris, mars 1942. Dans la capitale occupée, Eulalie Fontanel tente de survivre. En acceptant de devenir danseuse aux Folies Bergères pour nourrir sa fille Beata, elle a l’impression de trahir son mari qui a été envoyé au front. La jeune femme se sent prisonnière de ce Paris occupé où elle côtoie les lieux les plus huppés et les bureaux clandestins qui organisent le marché noir.
Le pire, c’est d’avoir attiré l’attention de Lubin Von Baden, un mystérieux officier de l’armée allemande qui la poursuit de ses assiduités. Alors, pour son bien et celui de sa fille, elle décide de fuir et se réfugie chez des cousins en Charente. Mais cela ne suffit pas à éloigner l’officier allemand qui s’est transformé en dangereux prédateur.

Paris, mars 1942. Sans nouvelle de son mari Lazare fait prisonnier lors de la drôle de guerre, Eulalie Fontanel tente de survivre comme elle peut avec sa petite fille Beata.

Ancienne danseuse classique, son physique avantageux, tape dans l’œil de André Dolitor, le régisseur des Folies Bergères qui lui propose de rejoindre la revue. Bien que trouvant cet emploi dégradant, Eulalie, qui n’a pour toute fortune qu’une maison à Boulogne-Billancourt, non loin des usines Renault, accepte la proposition.

C’est alors qu’elle va faire la rencontre du séduisant colonel Lubin Von Baden, du service de renseignements et de contre-espionnage de l’Abwehr, hostile à Hitler. Contrainte par son patron de répondre aux avances de Van Lubin, elle fuit Paris lorsqu’elle comprend qu’il ne la laissera jamais en paix.

Une décennie après la fin de la guerre, Beata part sur la trace de sa mère et tente de découvrir les secrets de cette époque troublée ou sa mère tentait d’échapper aux orages de la guerre…

Première guerre mondiale hier, seconde guerre mondiale aujourd’hui ! Ce n’est pas fait exprès mais le hasard de mes lectures. Un été d’orage nous emmène entre Paris et la Charente, dans le sillage d’une femme et de sa fille, prises dans les tourments de la guerre.

D’un point de vue historique, ce roman est réussi. Corinne Javelaud a potassé son sujet et nous propose une intrigue crédible, très bien documentée, qui nous donne à lire un condensé du second conflit mondial. En un peu moins de 300 pages, l’auteure revient sur la collaboration, la résistance, l’exode, la rafle du Vel d’Hiv, les restrictions alimentaires et vestimentaires, les folles soirées du Tout-Paris, etc.

Les événements s’enchaînent sans temps mort et Eulalie, jeune femme fragile et naïve, est prise aux pièges de la guerre, sans avoir la cuirasse pour supporter toutes les épreuves qui lui tombent dessus. Bien que la trouvant sympathique, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle et toute cette première partie qui lui est consacrée est celle qui m’a le moins convaincue.

Je lui ai largement préféré sa fille Beata et l’enquête qu’elle mène pour comprendre ce qui a pu advenir à sa mère pendant cette époque troublée. Cette seconde partie m’a beaucoup plu. Avec Beata, jeune femme forte bien que marquée par ses années d’orphelinat, on revient aux événements de l’année 1942.

Cette enquête visant à éclaircir les zones d’ombre persistantes sur la vie de sa mère, se révèle passionnante et bien que l’on revienne sur les mêmes événements déjà vus précédemment, je ne me suis pas ennuyée une seconde, ni trouvé cela redondant.

Comme je le disais plus haut, le roman est réussi d’un point de vue historique, Corinne Javelaud nous immerge dans ces années sombres en nous montrant la réalité de la guerre à l’arrière et l’on n’a aucun mal à se mettre dans les pas de son héroïne. Avec une trame aussi concise, on a un inconvénient, celui de rester un peu trop en surface à mon goût, mais aussi un avantage, celui de ne pas s’ennuyer.

Un été d’orage est un roman émouvant, captivant et très bien documenté qui se lit avec plaisir jusqu’à son dénouement. Si vous aimez les romans ayant pour cadre cette époque, il devrait vous plaire.

Un grand merci à Elise des éditions City et Corinne Javelaud pour cette lecture prenante !

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