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Posts Tagged ‘un parfum de fleur d’oranger’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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A ceux qu’il rencontre sur sa route depuis l’Italie, Valturno Palazzi aime à dire qu’il est  » tailleur de pierre, maçon, simple ouvrier qui, de ses mains, veut créer du beau et du bon dans ce monde « . Un heureux hasard conduit l’exilé chez la belle Malou qui tient seule le Café des Lilas dans un village des Vosges. Son mari, Albert, a été assassiné. Un meurtre non élucidé, qui n’en finit pas de la hanter : en lettres anonymes, le nom de Mostaganem, lui revient telle une menace. C’est à Paris, lors de l’Exposition universelle de 1889, que Valturno fait le vœu de créer son entreprise de maçonnerie, de taille de pierre et de construction. Sa réussite sera fulgurante. En quelques années, Valturno s’épanouit dans cette Lorraine devenue sienne. Quand, un jour de 1895, un enfant de dix ans arrive subitement dans sa vie et ravive le souvenir de cette femme tant aimée, là-bas,  » vers son Sud « , commence entre le petit Victor et Valturno une jolie passation de savoirs et de connaissances…

Printemps 1883, domaine de Sant’Ambrogio di Valpolicella. Le vieil Angelo annonce à son fils Valturno Palazzi qu’il doit quitter l’Italie pour exercer son métier de tailleur de pierre en France et plus précisément en Lorraine. Le domaine familial ne rapporte plus assez pour nourrir toutes les bouches de sa famille.

Valturno quitte son pays natal la mort dans l’âme pour rejoindre Nice d’abord, où il vit un amour intense avec Guiliana, Belfort où il collabore avec Auguste Bartholdi puis la Lorraine, comme le lui avait demandé son père.

Printemps 1883, en Lorraine. Marie-Louise habite à Einville-aux-Bois depuis son mariage avec Albert, un ancien militaire qui a fait l’Algérie. Albert Saurier est revenu en Lorraine avec un joli pécule et à eux d’eux, ils ont repris Les Lilas, l’auberge du village.

Leur affaire tourne bien et le couple est heureux jusqu’au jour où Albert est assassiné. Dans un dernier souffle, il lâche un nom à son épouse : Mostaganem. Après que son ancien soupirant soit soupçonné du meurtre, c’est sur elle que les regards se portent, la Malou avait tout à gagner à être veuve.

C’est alors que Valturno et son meilleur ami Nénesse, tailleur de pierres lui aussi, débarquent à Lunéville et font la connaissance de la jeune veuve…

Un parfum de fleur d’oranger est un roman historique qui nous raconte les destins de Valturno, émigré italien et de Marie-Louise de 1883 à 1945.

Fort bien documenté, le dernier roman de Gilles Laporte nous emmène de la fin du 19è siècle jusqu’à la deuxième guerre mondiale et met en lumière ces émigrés italiens contraints de quitter leurs terres pour une vie meilleure en France.

Avec de l’or plein les mains, Valturno va formidablement réussir en Lorraine et nous assistons au fil des ans à son ascension sociale et à travers lui, l’auteur raconte l’histoire de cette fin du 19è avec la création des premiers syndicats, la naissance de la classe ouvrière et tous les soubresauts politiques de son époque, y compris les deux guerres mondiales et la crise de 1929.

Un roman où il est question d’intégration, Valturno se considère désormais comme français et reconnaît en la France sa vraie patrie, refusant jusqu’à sa mort de fouler le sol italien, mais aussi d’amour bien sûr.

Car les Femmes sont importantes pour ce bel italien et jalonnent sa vie. Elles sont sa colonne vertébrale et vont lui permettre de réussir son entreprise et ses affaires.

Un parfum de fleur d’oranger est un roman intéressant à plus d’un titre de par les thématiques qu’il aborde, plaisant à lire, porté par la plume fluide et documentée de Gilles Laporte, les pages se tournent toutes seules et si vous aimez les romans du terroir, il vous plaira à coup sûr.

Pour ma part, le seul point que je regrette c’est de n’avoir pas réussi à m’attacher aux personnages !

Un grand merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture très plaisante !

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