Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘veuve noire’

11 novembre 1918. Alors que tout Paris fête la victoire, Léonie Rivière, jeune journaliste et veuve de guerre, tombe amoureuse d’Edgar Prouville, un ancien combattant qui entend s’établir comme marchand d’art.
Bientôt, il entrepose chez Léonie des toiles dont il espère voir la cote grimper. Un jour, il disparaît…
Pour retrouver son amant, Léonie, aidée d’un photographe, se lance dans une enquête. Celle-ci la mènera à un massacre commis au printemps 1917 près du Chemin des Dames…

veuve-noire-michel-quintauteur-editeur-pages Le jour même de l’Armistice le 11 novembre 1918, Léonie Rivière, jeune veuve ayant perdu son Antoine de mari, mort au champ d’honneur sur le chemin des dames, erre dans les rues de Paris, tentant de capter les scènes d’allégresse afin d’écrire son article.

Depuis son veuvage, Léonie, qui doit bien gagner sa vie, se pique d’écrire. La jeune femme rêve de percer dans le journalisme et aux lendemains de la guerre, tous les espoirs sont permis.

Les veuves noires comme on les surnomme sont légion et leur avenir, bien sombre car les hommes revenus du front, vont reprendre leur place dans les usines, les bureaux… et la plupart d’entre elles, sans le sou, se mettent en quête d’un mari.

Le commerce des agences matrimoniales est donc florissant en cette période troublée mais Léonie, elle, n’en a cure. Elle rêve d’indépendance et de liberté. Elle va lâcher son corset, couper ses cheveux à la garçonne et prendre un amant en la personne d’Edgar Prouville, un ancien combattant et ex-garçon chez Boulier qui veut devenir marchand d’art.

Quand ce dernier disparaît, elle part à sa recherche, aidée de Rameau, un photographe de presse qui l’a fait embaucher dans son journal. Lui aussi est un ancien combattant et il arrondit ses fins de mois en faisant des portraits pour les agences matrimoniales.

En enquêtant sur le boom de ces agences, Léonie et Rameau vont faire bien des découvertes, notamment sur Edgar Prouville qui ne semble pas être celui que l’on croit.

Michel Quint, que je découvre ici, signe avec Veuve noire bien plus qu’un roman policier historique. Ce titre, s’il a une trame policière bien ficelée d’ailleurs, est davantage pour moi un roman d’ambiance qui nous promène dans le Paris de l’après-guerre et où l’héroïne, bourgeoise désargentée, fréquente la fine fleur de l’art de cette époque : Picasso, Modigliani, Breton, Foujita, Kiki de Montparnasse, Cocteau, Apollinaire, Gertrude Stein…

Le roman est très bien documenté, franchement on s’y croirait. Michel Quint, outre l’essor artistique, l’émancipation des femmes, le sort des veuves de guerre et des gueules cassées, aborde aussi la politique avec question de la revanche de l’humiliation de 1870 et la signature du traité de Versailles.

Deux bémols toutefois : le début et la fin ! J’ai vraiment eu du mal à rentrer dans ma lecture au point que j’ai failli l’abandonner, c’était trop lent et narratif à mon goût. Et la résolution de l’enquête est bien trop précipitée et granguignolante, à la limite de la farce pour moi.

Reste que Veuve noire m’a vraiment plongée dans l’atmosphère de cette période qui me fascine par sa liberté et son effervescence, et de ce point de vue, je vous le recommande !

heart_3

Lu dans le cadre des challenges  A tous prix (Plume de cristal 2014 du meilleur roman policier ) et Première guerre mondiale  :

logo-challenge-c3a0-tous-prix   challenge-premiere-guerre-mondiale

Read Full Post »