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Posts Tagged ‘victoria hislop’

Diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford, Victoria Hislop vit entre l’Angleterre et la Crète et parle couramment français. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman, L’Île des oubliés, a été couronné par le prix des Lecteurs du Livre de Poche. Tous ses romans ont été de grands succès de librairie.

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis.

Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa sœur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis, auparavant fiancé à Maria.

Ce drame aura des effets dévastateurs pour toute la communauté de Plaka. Manolis quitte le soir même la Crète pour la Grèce.

Devenue stérile en raison de sa maladie, Maria décide d’adopter la petite fille de sa défunte soeur, de l’élever avec son mari comme si elle était la leur, en lui cachant la triste vérité sur ses parents. 

Loin de son île, il s’efforce de se reconstruire. Andreas tente d’expier son crime en prison. Maria, quant à elle, choisit le chemin du pardon en rendant visite à Andreas, provoquant l’incompréhension de son mari.

Près de dix ans après la publication de L’Île des oubliés que j’avais adoré, Victoria Hislop redonne vie aux personnages qui m’ont ému et avec moi, plus d’un demi-million de lecteurs français.

Autant dire que lorsque Cette nuit-là a été annoncé, j’ai aussitôt voulu le lire, pressée de retrouver la Crète, la plume de Victoria Hislop qui m’avait tant charmée et bien sûr les personnages d’Anna, Maria, Manolis, Andreas et du docteur Kyritsis !

L’ambiance qui m’avait tant séduite est bel et bien là et rien que pour cela, je ne regrette pas ma lecture qui m’a fait voyager à un moment où nos déplacements sont compromis par la pandémie.

Mais j’en attendais plus d’où ma petite déception car ce récit tourne autour de cet adultère qui a abouti à un féminicide et l’histoire tourne ensuite en rond car Victoria Hislop nous donne à lire un récit autour d’une passion, de la jalousie d’une femme qui a abouti à son meurtre et du pardon.

L’accent est mis sur les espoirs et les rêves des personnages, sur les tragédies et les terribles conséquences de leurs actes, point final. Une femme a été tuée par son mari, la belle affaire, elle l’avait bien cherché ! Son mari se repend, trouve la foi et sa belle-soeur, soeur de la victime, lui tend la main.

Alors certes, le personnage d’Anna est franchement antipathique et son amant reste inconsolable mais j’aurai préféré que l’autrice aille aussi vers d’autres thématiques comme la réintégration de Maria au sein de la société, ce qui ne devait pas être simple après avoir passé plusieurs années à Spinalonga.

L’histoire tourne principalement autour des visites de Maria à Andreas en prison, du quotidien de Manolis qui a fait une croix sur toute vie sentimentale, de leurs états d’âme respectifs et des conflits familiaux qui émaillent leur quotidien alors que j’aurai préféré que l’autrice s’intéresse davantage à Maria, creuse de ce côté-là.

La fin est très abrupte et m’a laissé un goût d’inachevé mais peut-être l’autrice a-t-elle prévue un troisième tome ?

C’est donc une suite très différente de L’île des oubliés, d’où sans doute mon ressenti en demi-teinte car j’avais d’autres attentes mais cela reste un bon roman.

Pour autant, ce fut une lecture addictive, j’ai eu plaisir à tourner les pages, à retrouver les protagonistes, l’atmosphère des îles grecques qui m’on accompagné le temps d’un week-end.

Si vous aimez Victoria Hislop, vous apprécierez sans aucun doute son nouveau roman et je remercie les éditions Les Escales pour m’avoir permis de découvrir cette suite !

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L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets…

l-ile-des-oublies-victoria-hislopauteur-éditeur-pagesAlexis, une jeune anglaise, passe avec son petit ami, ses vacances sur la terre d’origine de sa mère Sophia. Sophia, qui a quitté la Crête pour épouser le père d’Alexis, a toujours tu son passé familial dont elle a trop honte et ce silence sur sa famille crétoise, pèse vraiment sur Alexis, qui décide de faire la lumière sur ce secret à l’occasion de ses vacances. Sa mère l’encourage alors à rencontrer Fotini Davaras, la meilleure amie de Maria, la grand-tante de Sophia, qui elle, lui dira tout ce qu’elle souhaite savoir.

J’ai eu plusieurs déceptions ces temps-ci à la lecture de romans historiques et je dois dire que L’île des oubliés fut l’une des parenthèses enchantées de mes vacances. Le point de départ du récit, la quête de ses origines, n’est certes pas nouveau, mais le cadre crétois du roman, dépaysant en soi, et le thème de la lèpre font de cette histoire, un roman à part. Victoria Hislop revient sur cette terrible maladie, au fond totalement méconnue, puisqu’il existe des lèpres mortelles et d’autres non, certains malades sont défigurés, gangrenés et d’autre non, etc. Et surtout l’exclusion et le traumatisme des familles lorsqu’elles découvrent que l’un des leurs est lépreux : le membre malade est alors envoyé sur l’île crétoise de Spinalonga, la colonie de lépreux. Un aller sans retour, qui plonge les époux et les parents, obligés d’être séparés, dans de profondes douleurs. Ajoutez à cela l’obscurantisme des grecs et des crétois, figés dans leurs préjugés, et la méconnaissance de la maladie, vous ne pouvez que vous émouvoir, comme moi, à la lecture de ce récit, totalement passionnant.

Avant de lire L’île des oubliés, je ne savais pas grand chose sur ce fléau, sa contagion, les formes qu’elle prenait, les blessures qu’elle infligeait. Je savais qu’elle avait beaucoup sévi au Moyen-Age, je vous conseille d’ailleurs si le sujet vous intéresse Le lépreux de St Gilles d’Ellis Peters avec frère Cadfael, mais j’ignorais que cette maladie frappait encore l’Europe il y a à peine 50 ans ! Bien qu’il fasse un peu plus de 500 pages, j’ai dévoré ce roman du début jusqu’à la fin, presque sans temps mort. Je me suis vraiment sentie proche de cette famille touchée par la lèpre. D’abord, par la mère, Eleni, l’institutrice très aimée du village de Plaka qui doit laisser son mari Giorgis et ses deux fillettes, Anna et Maria, pour rejoindre la colonie de lépreux. Une figure solaire qui m’a totalement bouleversée par sa générosité, son altruisme et son amour des autres. Puis, par sa fille cadette, la douce et aimante Maria, qui sera elle aussi atteinte du même mal.

Grâce à Victoria Hislop, on touche du doigt le quotidien des malades de cette léproserie qui a  accueilli plusieurs centaines de lépreux de 1903 à 1957. Des malades venus de Crète bien sûr mais aussi de toute la Grèce. Sur cette île de Spinalonga, les malades essaient de vivre le plus normalement possible : il y a une école, une église, un hôpital, des boutiques, des cafés, des artisans, un centre culturel, un cinéma, une vie communautaire importante et un maire à la tête de cette commune pas comme les autres. L’auteure ne tombe jamais dans le pathos, le récit est au contraire baigné de lumière et des us et coutumes méditerranéens, ce qui en fait aussi un roman vraiment dépaysant !

L’histoire est belle, bien que triste, mais aussi remplie d’espoir et ne peut laisser personne indifférent. Je comprends l’engouement que ce roman a créé et je ne peux que vous encourager à le lire vous aussi !

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Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin édition 2013 et God save the livre édition 2013 :

   

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