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Posts Tagged ‘vincent duluc’

Vincent Duluc est l’auteur chez Stock de trois récits très remarqués et salués par la presse (Le Cinquième Beatles, Un printemps 76 et Kornelia). Il est le leader de la rubrique football de L’Équipe depuis plus de vingt ans.

Ils étaient plus que des stars de cinéma. Ils étaient le couple rêvé, un feuilleton national. Entre 1930 et 1940, Carole Lombard et Clark Gable incarnaient une certaine idée du bonheur et Hollywood qui aimait les chimères était à leurs pieds.

Carole Lombard était le glamour, elle était drôle, parlait comme un marin, imposait sa loi. Son charme agissait comme un sortilège, sur certaines photos elle était presque nue et on ne regardait que ses yeux.

Clark Gable était l’homme qui embrassait les femmes, une aura reposant toute entière sur un geste originel, une manière d’agripper sa partenaire par le bras, qui disait où était le pouvoir, où était l’électricité.

Il était la star de  Autant en emporte le vent, elle irradiait dans La Joyeuse suicidée, ils s’étaient rencontrés sur le plateau d’Un mauvais garçon. Il est possible que tous les deux aient eu moins de partenaires à l’écran que dans la vraie vie. Ils essayeraient de rester ensemble au milieu du désir des autres, dans ces existences irréelles que les studios contrôlaient et inventaient, même.

Du fantasme à l’envers du décor, de l’ironie à la tendresse, ce serait Elle & Lui, et puis Lui sans Elle, une succession de remords et de rédemptions, un crépuscule essoufflé, avant de s’allonger à ses côtés sous le marbre de Los Angeles.

Vous l’ignorez sans doute mais j’aime beaucoup l’histoire d’Hollywood des années 1910 à 1950 et surtout les films de ces années-là, notamment les screwball comedy des 30’s et 40’s, genre dans lequel Carole Lombard excellait.

J’ai donc jeté mon dévolu sur Carole & Clark, curieuse d’en apprendre plus sur cette actrice, drôle et libre, d’une beauté époustouflante, et sur le couple qu’elle a formé avec Gable de 1939 jusqu’à sa mort en janvier 1942.

Vincent Duluc nous fait côtoyer ces deux stars dans leur intimité, montre leurs caractères, leurs défauts et je dois avouer qu’en lisant ce roman, les bras m’en sont tombés ! Comment Carole Lombard a-t-elle pu tomber amoureuse d’un homme comme Gable ? Je ne me l’explique pas !

Elle si solaire, brillante, intelligente, qui adorait donner des fêtes, démocrate et libre. Lui, le républicain si ladre, obsédé par la peur de la pauvreté, qui collait ses trop grandes oreilles, avait un dentier et qui la trompait sans vergogne ! On est loin du glamour du King of Hollywood et de la MGM.

Quel couple m’a assorti et pourtant, ils s’aimaient profondément et Gable, qui se remarie deux fois encore, restera inconsolable du décès si brutal de Carole.

Si j’ai appris quelques petites choses sur Carole et Clark dont on suit les vies en parallèle et finalement assez peu sur leur couple à proprement parler, j’ai trouvé ce livre tout de même bien décevant.

C’est un roman bourré d’anecdotes certes parfois intéressantes et de commentaires de l’auteur dont on aurait pu se passer, mais qu’il est mal écrit. Les phrases sont alambiquées, absolument pas fluides. Le récit est décousu, j’ai du relire certains passages pour en comprendre le sens, l’auteur s’attarde sur des faits sans importance, désireux de montrer l’envers du décor mais en oublie son sujet principal, etc.

J’ai eu davantage l’impression de lire une compilation d’articles mis bout à bout et tant pis si ils ne collent pas les uns aux autres, et en aucun cas, un roman bien construit.

Dommage pour ces deux monstres sacrés qui méritaient mieux que cette biographie romancée particulièrement décousue et au final, plus ennuyeuse qu’enrichissante.

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