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Posts Tagged ‘violette cabesos’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), Violette Cabesos pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Milena, petite-fille de Russes blancs ayant fui la révolution bolchevick, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée.

Rien n’a été volé mais dans le lit de son père Anton, git le cadavre étêté de son chien et sur les murs, d’énigmatiques vers slaves peints en rouge, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Le grand-père de Milena suspecte les bolchéviks mais son père Anton, historien spécialiste de l’URSS ne semble pas du même avis.

Saint Pétersbourg, au début du vingtième siècle, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire et qu’elle a juré de protéger toute sa vie.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Le soleil rouge du Tsar signe mes retrouvailles avec Violette Cabesos que j’avais découverte avec Portrait de Groupe avec Parapluie, un polar sur le monde de l’art que je vous conseille au passage.

Au fil d’un suspense historique qui surprend jusqu’au bout, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB qui veulent mettre la main sur le soleil rouge du Tsar à la demande du chef du Kremlin.

Roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, Le soleil rouge du Tsar nous plonge au cœur de l’histoire russe et du règne du dernier des Romanov.

A travers le journal de Vera, on assiste aux bouleversements qui vont amener à la chute de Nicolas II : les attentats contre les tenants du régime, l’emprise du de Raspoutine sur le couple impérial, l’assassinat du starets sibérien, la révolution russe, l’arrivée des bolcheviks au pouvoir et la purge qui suivit…

De ce point de vue-là, c’est un roman vraiment intéressant et très bien documenté sur cette période comme sur les controverses entourant la mort d’Alexandre Ier car près de deux cents après son décès, on ne sait toujours pas si le tsar est bien mort à Taganrog en 1825 ? Le personnage de Vera, prise dans les tourments de l’histoire, est très attachant et j’avais hâte de la retrouver.

Roman à double temporalité oblige, la partie contemporaine prend autant de place que la trame historique et c’est là pour moi que le bât blesse, j’ai trouvé ce second récit nettement intéressant, notamment à cause du personnage de Milena qui m’est apparue assez antipathique et ce qui lui arrive ne m’a pas toujours paru très crédible.

L’autrice aborde pourtant dans cette partie contemporaine des thèmes intéressants comme les liens familiaux, le déracinement, la difficulté pour les émigrés de s’intégrer dans un nouveau pays, les croyances russes et il y a bien entendu de nombreux rebondissements amenés par les secrets de famille et la recherche du fameux soleil rouge du Tsar.

Le style de Violette Cabesos est fluide, la trame policière est bien ficelée, le récit est dense mais les pages se tournent toutes seules à condition d’être passionné(e)s par la Russie et notamment le règne de Nicolas II.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour autant car l’autrice rend l’Histoire très abordable mais comme l’ensemble du roman repose sur l’histoire russe, mieux vaut s’y intéresser sous peine de s’ennuyer à cette lecture.

Un bon page-turner que je vous recommande si, comme moi, la Russie est l’un de vos centres d’intérêt ! Belette est bien du même avis.

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Marthe Bothorel, soixante-dix ans, s’est prise de passion sur le tard pour l’histoire de l’art : de musées en cours de dessin, l’autodidacte plonge dans un monde qui la fascine. Un dimanche, lors d’un concours de peintres amateurs, elle découvre le corps d’une femme assassinée selon un rituel aussi macabre que spectaculaire. Le premier d’une longue série… En compagnie de deux autres mamies aussi déjantées qu’elle et d’un policier mélomane, Marthe décide de démasquer le talentueux tueur !heart_4portrait-de-groupe-avec-parapluie-violette-cabesos

Depuis qu’elle a vendu sa droguerie et que son mari Ambroise est décédé, Marthe Bothorel vit seule, entourée de ses animaux tous offerts par ses deux amies d’enfance et voisines, Nastia et Jacote.

Ses trois enfants ne s’occupent guère d’elle et depuis peu, elle s’est prise de passion pour l’art. Elle court les musées, peint quelques toiles et suit des cours à l’université.

Un dimanche qu’elle participe à un concours de peintres amateurs à Provins, elle s’enfonce dans les catacombes afin d’y trouver l’inspiration et tombe sur un cadavre.

La jeune fille défunte, dont le corps a été entièrement peint, semble prendre la pose pour l’éternité. Une fois le choc passé, Mathilde se rend compte que le tueur a représenté l’un des plus célèbres tableaux d’Edgar Degas, la danseuse.

Vous ne le savez sans doute pas mais j’adore la peinture, surtout celle du 19è siècle, je n’ai donc pas résisté à l’envie de lire Portrait de Groupe avec Parapluie de Violette Cabesos, alléchée par la quatrième de couverture qui tient toutes ses promesses.

Ce polar original et cocasse nous embarque dans une enquête menée tambour battant sur les traces des grands peintres de la fin du XIXè et du début du XXe siècle. Du Bateau-Lavoir de Montmartre à la Ruche de Montparnasse, de la Belle Époque aux années folles, on croise au fil du récit Apollinaire, Picasso, Modigliani, Utrillo, Soutine, et bien d’autres, qui reprennent vie sous la plume experte de Violette Cabesos.

Un roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, porté par des personnages haut en couleurs, avec une gouaille toute parisienne et un commissaire Cointreau fou de dodécaphonisme.

A travers chaque crime commis par le tueur, l’auteure nous régale d’anecdotes sur les peintres qui ont fait les beaux jours du début du 20è siècle et cet aspet-là est vraiment intéressant, j’ai appris une foule de choses sans en avoir l’air et c’est très appréciable car Violette Cabesos distille son savoir au fil du récit et à aucun moment ne tombe dans le documentaire ou le cours d’histoire de l’art.

Et l’humour omniprésent fait de ce titre un roman particulièrement savoureux que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire et que je vous recommande si le monde de l’art vous intéresse, Portrait de Groupe avec Parapluie devrait vous captiver autant que moi !

Un grand merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour cette lecture passionnante !

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