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Posts Tagged ‘Wilfrid lupano’

La forêt est en ébullition : la course annuelle « Rapide & Furieux ! » va bientôt commencer ! Pourtant, quelqu’un ne semble pas partager cette allégresse générale. Toutes les affiches de la course sont vandalisées ! Les habitants ne comprennent pas. Car enfin, faire la course, c’est super cool, n’est-ce pas ? La compétition, la sélection, c’est génial, non ? Le loup en slip mène l’enquête, et découvre que le responsable des dégradations n’est pas la bête féroce que l’on pense.

Toute la forêt se prépare pour la course tant attendue « Rapide et furieux ! », des affiches annonçant l’évènement sont partout, les vendeurs de noisettes et de jus de houblon se frottent les mains, les supporters s’échauffent, c’est la liesse.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si un vandale ne sabotait pas l’événement : toutes les affiches sont vandalisées et la brigade anti tag, ratatinée. Le loup en slip vient à la rescousse pour mener son enquête et découvre que le coupable n’est pas si féroce que ça…

Etant une grand fan de Wilfrid Lupano et de sa série Les vieux fourneaux, je ne pouvais qu’avoir envie de lire Slip Hip Hip, le troisième tome des albums dont le loup est le héros, après Le loup en slip et Le loup en slip se les gèle méchamment, deux histoires que j’avais adoré.

Rappel des faits : cette série d’albums pour les petits met en scène le loup en slip et tire son nom du théâtre de marionnettes ambulant de Sophie, l’une des protagonistes de la série consacrée aux papys anars, c’est forcément très décalé, avec un vocabulaire qui détonne dans l’univers jeunesse.

A l’écriture, on retrouve donc le scénariste des Vieux fourneaux, Wilfrid Lupano et comme d’habitude, c’est très sympathique même si je trouve ce troisième opus en dessous des deux premiers !

Cet album reste drôle et décalé, avec une jolie morale pour les enfants et des dessins toujours aussi chouettes et riches en détails signés Mayana Itoïz avec des couleurs vives et des animaux bien croqués.

Comme d’habitude deux niveaux de lecture avec une histoire qui plaira aux enfants et un double sens perçu par l’adulte qui y trouve sans compte sans bousculer les oreilles chastes de nos chères têtes blondes d’autant qu’il y a une morale dans cette histoire, comme dans tout bon album pour les enfants qui se respectent, autour de l’entraide envers les handicapés.

Les enfants autour de moi adorent, ils y voient une histoire de loup cocasse, qui cause fesses et slip, forcément ça leur parle.

Quant à notre trio impayable des vieux fourneaux, ils clôturent comme toujours l’histoire avec leur sel habituel !

Un album sympathique et divertissant qui convient aux petits comme aux grands, avec des valeurs et de l’humour, un chouette moment même si pour moi, cet opus, est moins bon que les précédents.

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Alors quoi ? On oublie tout ça ? Les italiens ? Les polonais ? Les arméniens ? Les 600 000 tirailleurs sénégalais ? C’est tout le pays qu’a Alzheimer ou quoi ?!? On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu’on peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? ça fait même pas un par village !

Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C’est du moins ce qui est prévu…

Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s’occuper ensemble de Juliette jusqu’au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l’accompagner au match.

Or, Pierrot l’anarchiste mène un nouveau combat : il s’est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu’assister à un match opposant la France, qui refuse d’accueillir les migrants, à l’Australie, qui ne pense qu’à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l’homme, c’est hors de question !

Mimile n’a plus pour seule compagnie que ses désillusions… Et si lui aussi était bon pour l’asile?

Suite directe des quatre précédents opus Ceux qui restent, Bonny and Pierrot, Celui qui part et La magicienne, ce cinquième volume prénommé Bons pour l’asile signe mes retrouvailles avec ce trio de papys comme les autres qui me fait bien rire à chaque opus, il faut bien l’avouer.

Wilfrid Lupano nous emmène cette fois-ci à Paris où Pierrot est toujours autant engagé avec ses potes de Ni yeux ni maître, cette fois-ci au profit des migrants ! Quant à Mimile et Antoine, qui avaient prévu d’aller voir un match de rugby au stade de France, pour eux, rien ne se passe comme prévu. Sophie est nettement moins présente car elle est plutôt dans les coulisses, bien décidée à resserrer les liens familiaux pour le bien de sa petite Juliette.

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur l’actualité qui est au centre du récit, à savoir les migrants. L’album démarre sur les chapeaux de roues avec une manifestation de Pierrot et de ses amis devant l’ambassade de Suisse, réclamant l’exil fiscal ! Une ouverture hilarante qui donne le ton d’emblée.

L’immeuble qu’occupent Pierrot et le collectif militant « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les trouble-fête chez les riches et les patrons de droite, ont mis un coup d’accélérateur à leur cause en hébergeant des sans-papiers, sous la férule de Fanfan, plus en verve que jamais et qui démontre à un Mimile héberlué sa façon de penser.

Au-delà du récit social qui fait réfléchir, on continue de voir évoluer nos papys au grand cœur et la petite famille d’Antoine même si cette fois-ci elle passe clairement au second plan. J’ai apprécié que l’on mette en lumière Mimile qui va mimiliter à sa façon !

Un cinquième tome très bon même si j’aurai préféré que l’on voit davantage Sophie, un personnage que j’aime beaucoup et qui est très en retrait ici. Les saillies de Lupano font toujours mouche, les dialogues toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, avec comme d’habitude une bonne dose de critique sociale, des personnages ronchons et hauts en couleur et des situations bien cocasses.

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 6 lorsqu’il paraitra. Et vous, vous aimez les vieux fourneaux ?

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Le loup en slip est de retour et pourrait bien redevenir le méchant de l’histoire L’hiver arrive, il neige, il fait froid… Grognon, le loup répète sans cesse qu’on se les gèle’ ! Mais que peut-il donc bien se geler, lui qui est toujours en slip ? Les habitants de la forêt vont vite devoir le découvrir s’ils ne veulent pas que leur compagnon redevienne le grand méchant loup qui les terrorisait autrefois !

Dans la forêt, on le sait, quand l’hiver arrive, ça caille méchamment. Mais quand on y est préparé, l’hiver c’est plutôt chouette : on mange de délicieuses fondues au fromage, on met des super doudounes pour jouer dans la neige, on fait du ski…

Et quand on sait s’y prendre, on fait des affaires ! Les commerces de meules de fromage et de miches de pain tournent à plein régime. Tout irait donc bien dans le meilleur des mondes si monsieur loup n’était pas aussi grincheux, bougonnant à qui l’interroge : « Non ça va pas, on se les gèle ! »

Ah… mais on se gèle quoi ? Avec son super beau slip, il ne devrait pas avoir froid monsieur le loup. Mais au fil des jours, ça ne s’arrange pas, et pire, les petits animaux porteurs de cadeaux au loup, disparaissent.

La peur du loup revient dare-dare…

Etant une grand fan de Wilfrid Lupano et de sa série Les vieux fourneaux, je ne pouvais qu’avoir envie de lire Le loup en slip se les gèle méchamment, d’autant que le premier opus, Le loup en slip, fut l’un de mes coups de cœur de 2017.

Un album pour les petits qui tient son nom du théâtre de marionnettes ambulant de Sophie, l’une des protagonistes de la série consacrée aux papys anars, c’est forcément très décalé, avec un vocabulaire qui détonne dans l’univers jeunesse.

Et comme d’habitude, j’ai adoré ! Cet album est drôle avec des quiproquos à répétition autour du fait que le loup se les gèle. Il se gèle quoi au fait ? Les meules ? Les miches ? Les noisettes ?

Un double sens perçu par l’adulte qui y trouve sans compte sans bousculer les oreilles chastes de nos chères têtes blondes d’autant qu’il y a une morale dans cette histoire, comme dans tout bon album pour les enfants qui se respectent, autour de la solidarité hivernale envers ceux qui n’ont rien.

Les enfants autour de moi adorent aussi, ils y voient une histoire de loup cocasse, qui cause fesses et slip, forcément ça leur parle.

Quant à notre trio impayable des vieux fourneaux, on les retrouve tout à la fin, criants de mauvaise foi !

Un album très réussi qui convient aux petits comme aux grands, avec des valeurs et de l’humour, que je vous recommande chaudement.

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Après une tournée d’été du théâtre du ‘Loup en slip’, Sophie et Antoine rentrent au bercail… pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d’extension de l’entreprise Garan-Servier, qui relancerait l’économie de la région, est menacé… par une mystérieuse ‘magicienne dentelée’ occupant le terrain.

Antoine et Sophie, après plusieurs semaines passées sur les routes, au gré des représentations du Loup en slip, retrouvent leur petit village d’ordinaire bien tranquille, en effervescence.

L’entreprise Garan-Servier a décidé de s’agrandir mais les travaux sont stoppés après la découverte d’une magicienne dentelée, en voie d’extinction. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c’est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié plusieurs décennies plus tôt.

Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père. Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l’identité du père de sa fille, Juliette ?

Suite directe des trois précédents opus Ceux qui restent, Bonny and Pierrot et Celui qui part, ce quatrième volume confirme tout le bien que je pense de cette série, génialissime, n’ayons pas peur des mots !

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur le cas de Sophie, la petite-fille d’Antoine, qui a repris le théâtre ambulant de sa grand-mère, Le loup en slip, et dont on découvre la vie amoureuse (et il y a du lourd !).

Les auteurs n’en oublient pas pour autant Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les trouble-fête en prêtant main forte aux écolos 2.0 qui occupent le terrain de Garan-Servier, empêchant son extension, et Antoine qui cherche à savoir qui est le père de son arrière-petite-fille Juliette.

Un quatrième tome très bon même si je le trouve un peu en-dessous des précédents car l’histoire, bien que fraiche n’est pas assez creusée et laisse un petit goût d’inachevé, il faut dire que les trois premiers opus sont tellement excellents que l’on pardonne bien volontiers à Lupano cette petite baisse de forme !

Les dialogues sont par contre toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, avec comme d’habitude une bonne dose de critique sociale, des personnages ronchons et hauts en couleur et des situations bien cocasses.

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 5 lorsqu’il paraitra et surtout voir l’adaptation cinématographique qui promet un très bon moment de divertissement.

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Le loup terrorise la forêt et ses habitants qui vivent continuellement dans la peur de se faire croquer les fesses. Jusqu’au jour où le loup descend dans la forêt… Méconnaissable ! Le loup ne fait plus peur du tout, il n’a plus le regard fou ni les poils dressés ! Mais comment vivre sans la peur, quand la peur est devenue l’unique moteur ?heart_5le-loup-en-slip-cauuet-lupano

Dans la forêt, on le sait, on doit filer prestement lorsque le loup au pelage luisant et aux dents acérées, pointe le bout de son nez. C’est bien simple, tout le monde le craint ce maudit loup.

Des petits malins l’ont bien compris et se sont lancés dans un lucratif business de pièges à loups, d’autres ont créé une brigade anti loups, d’autres encore y consacrent des livres ou des conférences…

Mais quand le loup descend de sa maison sise au-dessus de la forêt, patatras, c’est la panique à bord !! Jusqu’à ce que les habitants, médusés, découvrent un loup en slip qui ne veut pas les manger.

Mais si le loup ne fait plus peur, toute l’économie bâtie autour de lui s’écroule…

Etant une grand fan de Wilfrid Lupano et de sa série Les vieux fourneaux, je ne pouvais qu’avoir envie de lire Le loup en slip, un album pour les petits qui tient son nom du théâtre de marionnettes ambulant de Sophie, l’une des protagonistes de la série consacrée aux papys anars.

Et comme d’habitude, j’ai adoré ! Cet album est tout simplement génial de drôlerie. Les enfants autour de moi adorent aussi, ils y voient une histoire de loup cocasse, qui cause fesses et slip, forcément ça leur parle.

Quant aux adultes, ils penseront aux peurs actuelles auxquelles ils sont confrontés (l’intolérance, la peur de l’autre, la méconnaissance de l’étranger, les clichés qui ont la vie dure, le terrorisme..)

Quant à notre trio impayable des vieux fourneaux, on les retrouve tout à la fin, criants de mauvaise foi !

Un album très réussi qui convient aux petits comme aux grands, un bijou d’humour irrésistible que je vous recommande chaudement.

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Marie n’est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle aurait pu ne pas la vivre, et continuer à accumuler de la ranc ur et de l’amertume dans sa vie de servante, d’ouvrière à la journée. Seulement, la Commune est là et, avec elle, une occasion en or de régler les comptes, de laisser sortir enfin cette froide colère qui lui tord le ventre, de redresser la tête, de faire payer ceux qui ont fait de sa meilleure amie Eugénie : un fantôme dont le rire dément résonne dans une crypte de damnées. La Commune promet que les lâches et les oppresseurs d’hier vont payer. Ça tombe bien, Marie en connaît quelques-uns. Et elle est prête à se salir les mains…heart_4communardes-nous-ne-dirons-rien-de-leurs-femelles-wilfrid-lupnao

Paris, 1858, Marie Bréban est une jeune femme de chambre employée par le colonel Achille de Jeaujard du troisième bataillon du génie français, qui a servi dans toute l’Afrique noire française. Fille de la cuisinière, elle a été embauchée pour tenir compagnie à mademoiselle Eugénie, l’une des filles de la famille.

Celle-ci est une grande lectrice et une féministe qui tombe amoureuse d’Edouard Lefort, un jeune libraire qui rêve d’aller en Amérique et se laisse séduire par lui. Mademoiselle Eugénie tombe enceinte et ses parents en apprenant la nouvelle, refusent la demande en mariage de l’amoureux, de trop petite extraction pour eux, et préfèrent envoyer leur fille au couvent afin qu’elle y fasse pénitence.

Marie est quant à elle congédiée, ses employeurs estimant que si un tel malheur est arrivé, c’est grâce à sa complicité.

Avril 1871, les insurgés parisiens son assiégés par l’armée française dont le nouveau gouvernement siège à Versailles sous la présidence d’Adolphe Thiers. Marie, privée d’emploi car les usines n’embauchent plus, est membre de l’union des femmes au service de la Commune, et essaie de se rendre utile à la fois au dispensaire et sur les barricades.

C’est ainsi qu’elle retrouve Edouard Lefort. Elle n’a jamais oublié mademoiselle Eugénie et lorsque les communards décident de réquisitionner le couvent de Picpus où a été emmenée son ancienne maîtresse, elle en profite pour aller avec eux…

Dans les tomes précédents, Communardes ! Les éléphants rouges et Communardes ! L’aristocrate fantôme, Wilfrid Lupano avait choisi de mettre en lumière un épisode célèbre de la commune pour l’un et une femme ayant réellement pris part aux combat pour l’autre.

Cette fois-ci, aidé de Xavier Fourquemin pour les illustrations, il braque les projecteurs sur une héroïne fictive de la Commune et sur les violences auxquelles certaines femmes prirent part notamment pendant la semaine sanglante et du sort qui leur fut réservé après la défaite de la Commune.

Marie est une femme du peuple tout ce qu’il y a de plus ordinaire que l’on voit se lancer à corps perdu dans la Commune, certes par idéologie, mais surtout parce qu’elle n’avait pas vraiment mieux à faire.

Lupano profite de ce nouvel opus pour nous relater l’après-Commune, le sort qui fut réservé à ces femmes, le mépris qui fut celui de bon nombre d’intellectuels bourgeois tel Alexandre Dumas Fils dont le fameux article « Nous ne dirons rien de leurs femelles » donne son titre à l’histoire de Marie.

Le procès de Marie permet à Lupano de nous révéler les peines infligées aux personnes arrêtées (peine de mort, de prison ou d’exil) ainsi que les discours tenus à l’époque par l’élite de la société : le socialisme est une maladie mentale, les femmes sont de faibles esprits sans instruction que l’on doit éloigner à tout prix de la vie politique… et j’en passe et des meilleures !

Des discours qui vont dissuader bon nombre de femmes de se mêler à nouveau de politique hélas et ce, pendant longtemps.

Un troisième opus tout aussi réussi que les précédents et qui nous permet de croiser à nouveau brièvement les deux héroïnes des volumes précédents, la petite Victorine et l’aristocrate Elizabeth Dmitrieff, toutes deux présentes sur les remparts lors de la Semaine sanglante.

Nous ne dirons rien de leurs femelles nous fait vivre la Commune et les barricades comme si on y était, j’en redemande et j’attends le prochain volume avec impatience !

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« Plutôt crever ! Ils ont engraissé les banques toute leur vie comme des esclaves pour se payer leur petit pavillon de merde et leur piscine, qu’ils comptent pas sur moi pour venir leur racler la véranda ! »heart_5auteur-editeur-pagesles-vieux-fourneaux-tome-3-celui-part-lupano-cauuet

Antoine et Mimile sont sous les eaux, victimes de pluie sans précédent, le village prend l’eau et la vieille masure d’Antoine aussi, avec sa toiture qui fuie de partout. Sophie n’est pas rentrée de son spectacle de marionnettes et sa fille, est sous la bonne garde des deux vieux lorsque Berthe appelle à l’aide.

Antoine, bien que détestant la vieille, décide d’aller secourir ses animaux pendant qu’Emile reste s’occuper de Juliette mais le voilà qui tombe inanimé dans une bassine, victime d’une crise cardiaque…

Suite directe des deux premiers volumes Ceux qui restent et Bonny and Pierrot, ce troisième opus confirme tout le bien que je pense de cette série, génialissime, n’ayons pas peur des mots !

Lupano et Cauuet se penchent cette fois-ci sur le cas de Mimile (et il y a du lourd !), Pierrot ayant eu les faveurs du second volume et Antoine celle du premier. Sacré Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, une existence au long cours faite de rugby, de chasses au trésor et de bourre-pifs en tous genres.

Les auteurs n’en oublient pas pour autant Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » qui jouent les abeilles tueuses, Antoine qui  va revoir son passé d’enfant terrible pendant la guerre lui revenir en pleine figure, et Sophie qui apprend qu’à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes comme Berthe, une nouvelle venue, qui va les confronter à leur passé.

Nouveau venu également le truculent Eroll l’australien à l’allure de vieux loup de mer, à la recherche du « biouche » dans le village d’Antoine et Sophie bien-sûr que l’on voit moins et qui reste la plus sage de la bande !

Un troisième opus à la hauteur des deux premiers, avec des dialogues toujours aussi ciselés, décapants et savoureux, une bonne dose de critique sociale comme toujours, des personnages ronchons et hauts en couleur, de l’amitié qui fait chaud au cœur et des situations bien cocasses, notamment la scène des œufs carrément hilarante !

Une série décidément excellente qu’il faut lire absolument si vous ne la connaissez pas encore et dont il me tarde désormais de lire le tome 4 lorsqu’il paraitra.

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