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Posts Tagged ‘yael hassan’

Pour Momo, l’été s’annonce interminable dans la triste cité des Bleuets. Du jour où il s’inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Assis sur son banc, il dévore Vendredi ou la vie sauvage, Mon ami Frédéric, Le Petit Prince, au point d’en oublier de manger. Et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite, qui le sacre  » Petit Prince des Bleuets « . De leurs discussions autour des livres va naître une forte amitié. Mais Momo apprend que le vieil homme est atteint de la maladie d’Alzheimer et que ses jours sont comptés. Momo soutient son ami jusqu’au bout et se fait une promesse : plus tard, il sera écrivain, et même, écrivain français !

C’est l’été. Mohamed Beldaraoui le passe chez ses parents, cité des Bleuets. Comme il veut devenir écrivain, la directrice de son école primaire lui remet une liste de livres à lire et l’encourage à s’inscrire à la bibliothèque.

C’est ainsi que chaque matin, Momo file jusqu’à la butte et s’installe sur un banc pour lire jusqu’au soir. Il dévore Le petit prince, Vendredi ou la vie sauvage, La vie devant soi… C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un autre grand lecteur, monsieur Edouard, un instituteur à la retraite.

Ensemble, ils parlent littérature et repeignent un immeuble de la cité. L’été passe mais bientôt monsieur Edouard a des absences et Momo apprend qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer…

Momo, petit prince des Bleuets est la première lecture imposée dans le cadre du programme de 5ème de mon Sami-Chameau de fils. Je ne connaissais absolument pas ce roman mais comme j’ai jusqu’ici beaucoup aimé les romans de Yaël Hassan que j’ai lus, j’ai décidé d’accompagner fiston dans sa lecture.

Et nous ressortons de cette lecture très émus et enthousiastes. Sami-Chameau a très envie de lire les livres qui peuplent ce récit, y compris La vie devant soi de Romain Gary Emile Ajar comme il dit maintenant ! Quant à moi j’ai été séduite par les thématiques que l’autrice aborde dans ce court roman.

Grâce à Momo et à Yaël Hassan, on a vraiment envie de se jeter sur ces classiques que l’on ne connaît parfois que de nom, elle sait nous mettre l’eau à la bouche et franchement si chaque jeune lecteur est aussi bien ferré que le mien, la mission de l’autrice est remplie !

Dans ce court roman, on suit donc Momo qui veut devenir « écrivain français » et fait la fierté de sa mère. Ce jeune garçon, brillant élève, est bien attachant et l’amitié qu’il tisse avec monsieur Edouard est bien belle. Le vieil homme fait ici figure de pygmalion et encourage son petit prince des bleuets d’aller jusqu’au bout de ses rêves.

Cette amitié intergénérationnelle entre un petit gars des cités et un vieux monsieur atteint de la maladie d’Alzheimer fait chaud au cœur, ils s’apportent beaucoup de joie et d’amour et on lit avec le sourire aux lèvres bien qu’il y ait des passages un peu durs pour un coeur de lapin comme moi.

Yaël Hassan aborde un sujet grave sans lourdeur ou pathos : la déchéance de la vieillesse et cette maladie dévastatrice qui sépare les gens qu’est Alzheimer mais aussi la transmission de la culture et du savoir des anciens vers les plus jeunes, la réussite scolaire possible quelque soit son milieu.

Une très jolie histoire, très morale, même si elle est un peu triste, tendre et optimiste, qui touche au cœur jeunes et moins jeunes et que je vous recommande vivement.

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Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà trois cent trente-quatre ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l’inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d’un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l’intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l’histoire…

la-fille-qui-n-aimait-pas-les-fins-yael-hassanauteur-éditeur-pagesLa fille qui n’aimait pas les fins, c’est Maya, 12 ans. Elle est collégienne et elle adore lire depuis qu’elle est toute petite. Et ce qu’elle aime par dessus tout, ce sont les livres, elle en a déjà 334. Sa mère décide alors de l’inscrire à la bibliothèque, ce qui ne plait guère à Maya qui n’aime pas l’idée de lire des livres qui ne sont pas à elle et qu’elle va devoir rendre. Le jour de son inscription, elle fait la connaissance de Manuelo, un vieil homme qui va devenir son ami.

Si Maya a autant le goût de la lecture, c’est grâce à son père qui lui lisait des romans chaque soir, et elle est inconsolable depuis sa mort dans un accident trois ans auparavant. Sa maman a refait sa vie et son amoureux vit avec elles, ce qui n’est pas facile pour Maya à accepter, elle a souvent l’impression d’être de trop.

Difficile de voir que celui avec qui elle a partagé tant d’heures de bonheur est remplacé dans leur vie et depuis son décès, Maya n’arrive plus à terminer ses romans, elle laisse dans chacun d’eux des marque-page. Elle est devenue signopaginophile, comme va le lui révéler Manuelo et avec lui, elle va découvrir bien d’autres choses, notamment tout un pan de son histoire familiale.

J’avais beaucoup aimé M comme… lu au printemps, un court roman que j’avais dévoré et que j’avais trouvé très bon. Ici aussi, la magie opère. Yaël Hassan nous propose un vrai petit bijou bourré de tendresse, d’intelligence et de subtilité. Alternant les points de vue de Maya et de Manuelo, l’auteure y insère aussi les échanges de mails entre les différents protagonistes tout au long du récit. Les mails entre Manuelo et Maya bien sûr, mais aussi les échanges entre la jeune fille et son amoureux.

La Fille qui n’aimait pas les fins est un roman qui se lit d’une traite, récit d’une résilience, du travail de deuil, d’une réparation et de retrouvailles familiales aussi. Une ode à la lecture, à l’amour et à la vie.

Enfin, les personnages de Maya et Manuelo sont très attachants, on a envie de les voir heureux et leurs moments de tendresse et de complicité sont un petit bonheur de lecture.

Un très joli roman, sensible et doux que je vous recommande à partir de 11 ans.

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M comme Mylène, l’héroïne de cette histoire, comme Mamadou, son ami irremplaçable, et comme Mathieu, son amoureux. M comme Mona, une véritable peste ! M comme Méchanceté, Moqueries et Médisance, trois vilains mots qui rendent la vie au collège difficile pour beaucoup d’élèves. M comme Médiation, l’idée géniale qu’a eue Mylène pour essayer d’arranger les choses. M comme… Magie, celle de la lecture… Que faire contre la violence scolaire ? Mylène, élève de cinquième, a son idée pour déjouer ce fléau.

m-comme-yael-hassanauteur-éditeur-pagesMylène est au collège en classe de 5è. Elle est rousse, criblée de tâches de rousseur et vit une période difficile de sa vie. Fille unique de 12 ans, elle n’a que deux amies, ses parents sont divorcés depuis un an et elle vit désormais seule avec sa maman dans une cité qu’elle aime beaucoup.

Si elle accepte tant bien que mal la séparation de ses parents, elle souffre de voir sa mère malheureuse car c’est le papa qui est parti pour faire sa vie avec Marine. Cette femme dans la vie de son père, la collégienne ne l’a pas admis, au début, puis elle a fini par s’y faire mais elle a tout de même du mal à laisser sa maman à chaque vacances pour aller chez ses grands-parents avec Marine et son père.

Mais lors d’un de ses séjours, elle fait la connaissance de Mathieu dont elle devient vite inséparable. A son retour de vacances, sa vie va connaître un tournant : ses deux amies lui tournent le dos et décident de lui faire subir des brimades croissantes, elle peut heureusement compter sur Mamadou, un colosse de 3è pour lui venir en aide.

Malgré tout, en l’espace de quelques mois la fille timide qu’elle était se métamorphose. Le déclic ? Le suicide d’un garçon de 13 ans, persécuté par d’autres collégiens. Mylène décide alors de devenir déléguée de classe et d’instaurer la médiation scolaire dans son collège.

Voilà un petit bijou dévoré en moins de deux heures qui a frôlé le coup de cœur. L’ensemble des chapitres courts et illustrés, commence par un M comme… (mariage, moche, madeleine, mains moites…), d’où le titre du roman. Un roman intéressant et important par les messages qu’il véhicule : harcèlement et violence scolaires, problèmes de sociabilisation, rejet des enfants différents, le divorce, la médiation, etc. Un roman réaliste aussi car l’auteure montre bien les réussites mais aussi les échecs de la médiation.

Yaël Hassan que je découvre ici et dont j’avais lu le plus grand bien lors de la sortie de La fille qui n’aimait pas les fins nous propose une vraie histoire, sympathique, fraiche, agréable à lire, pleine d’espoir et d’énergie, et son héroïne Mylène est si attachante et intelligente qu’on lit son histoire avec grand plaisir.

M comme… est bien sûr à mettre dans les mains de tous les collégiens et collégiennes et de leurs parents, cela permettra sans doute à tous de dédramatiser les petites incivilités et de prendre conscience des vraies difficultés auxquelles sont parfois confrontées les enfants sur le chemin du collège ou dans l’enceinte même de l’établissement. Car si le personnel du collège de Myle est sensibilisé à ses questions, on sait malheureusement que dans d’autres établissements, des élèves subissent racket et violences, dans une impunité la plus totale.

Un grand merci à Brigitte et aux éditions Castermann Junior pour cette belle découverte que je ne manquerai pas de mettre entre les mains des garçons dès leur entrée au collège !

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