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« Un récit passionnant où émotions et sentiments de chacun vont entraîner le lecteur au-delà des apparences  »

Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa sœur adolescente, Valérie, et leur mère. Cette dernière arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, occupant un job ingrat qui lui prend tout son temps et toute son énergie.

Une dispute de trop avec sa fille, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère : elle accuse son petit garçon d’avoir blessé sa sœur. Elle sera condamnée à cinq de prison.

Des années plus tard, alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue, Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires… Mais de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients annoncent le retour funeste des voix du passé…

Fais-le pour maman avait éveillé mon attention dès sa parution et lorsque je l’avais trouvé en boite à livres, je n’avais pas hésité à l’ajouter à ma PAL. Grâce à ma copinaute Belette, je l’ai enfin lu et si elle a beaucoup apprécié sa lecture (son avis ici), pour ma part je ressors grandement déçue.

Si l’histoire se lit vite et bien grâce à la plume fluide et dynamique de François-Xavier Dillard, elle ne m’a passionnée, pire, je n’y ai pas cru ! J’ai trouvé ce thriller psychologique très fouillis et invraisemblable.

Tour à tour, l’histoire nous est contée par Sébastien, qui est l’homme le plus droit et honnête du monde, qui a su se reconstruire formidablement bien après tous les traumatismes qu’il a subi : indifférence de sa mère qui l’accuse d’avoir voulu tuer sa sœur, passage en famille d’accueil, etc.

Sa fille Léa âgée de 12 ans intervient aussi régulièrement dans l’intrigue, elle s’exprime et a le recul d’un adulte, ce qui est totalement invraisemblable pour moi.

Et enfin, certains chapitres en italique reviennent sur l’enfance de Sébastien et le drame qui est arrivé à Valérie.

Au-delà du personnage de Léa, j’ai trouvé bon nombre d’incohérences dans ce roman : qu’un simple médecin généraliste donne des cours à l’université, suive ses patients à l’hôpital en se conduisant comme un praticien hospitalier, anime des groupes de parole, fait des tonnes de visites à domicile (dans les quartiers en difficulté, là où les pompiers se font caillasser) et qui en plus à les moyens de payer le séjour permanent de Valérie dans un établissement en Suisse : ce n’est pas crédible du tout du tout.

D’autres incohérences encore plus flagrantes m’ont sauté aux yeux mais je ne peux vous les dévoiler sous peine de vous spoiler, ce qui serait dommage si vous avez l’intention de le lire !

Enfin la psychologie des personnages n’est pas très bien travaillée, certains personnages devraient être davantage développés au détriment de certains qui le sont sans apporter grand chose à l’intrigue.

Heureusement la plume de l’auteur est agréable à suivre, les chapitres sont courts et bien rythmés, les pages se tournent toutes seules et la montée en tension est plutôt bien maîtrisée, sauf que le final est pour moi totalement raté, dans une surenchère de violence qui là aussi n’apporte rien au récit.

En conclusion, ce n’est vraiment pas le thriller du siècle, et c’est bien dommage car l’idée de départ était prometteuse mais rapidement les incohérences, la superficialité des personnages, les invraisemblances desservent l’histoire et ce manque de crédibilité au fil des pages donne une impression de travail bâclé.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Xavier Müller a 44 ans. Journaliste et écrivain, il est docteur ès Sciences. Erectus est son premier roman.

Province de Mpumalanga, Afrique du Sud, le 13 juin. Petrus-Jacobus Willems s’apprête à faire sa ronde avec sa chienne lorsque le laboratoire dans lequel il travaille, se vide de ses occupants dans une panique générale.

Voulant se faire un peu d’argent, il décide de voler l’un des singes sur lesquels les scientifiques font des expériences et se fait mordre. A quelques kilomètres de là, dans une réserve naturelle, des espèces disparues depuis des milliers d’années apparaissent comme par magie.

Quelques jours plus tard, un homme s’est métamorphosé : il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Et semble totalement amorphe. Stephen Gordon de l’OMS dépêche son adjoint sur place, Lucas Carvalho, pour qu’il enquête sur le virus à l’origine des mutations : le Kruger.

Anna Meunier, une paléontologue décriée pour ses positions sur les mutations des espèces, est appelée à la rescousse alors qu’à New York, Paris, Genève, des Homo Erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Anna, Lucas et Gordon, se lancent dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Erectus me faisait de l’œil depuis sa parution il y a près d’un an déjà, il n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL tant j’étais pressée de lire ce thriller scientifique et j’ai eu le plaisir de le découvrir avec ma copinaute Belette qui l’a, comme moi, beaucoup apprécié, vous pouvez retrouver son avis ici.

Véritable page turner, ce roman d’anticipation s’est révélé passionnant et très prenant, angoissant aussi bien sûr car tout les évènements décrits par l’auteur sonnent terriblement vrais grâce aux connaissances scientifiques de Xavier Müller.

Le point de départ de ce roman c’est la cupidité d’un grand laboratoire qui va engendrer une catastrophe écologique sans précédent et la plus grande pandémie que la terre ait jamais connu.

Xavier Müller nous plonge alors en plein cauchemar car toute vie sur terre peut muter : les hommes, les animaux mais aussi les végétaux. Les espèces passées et présentes peuvent-elles cohabiter sans risques ?

La terre s’apprête donc à devoir gérer des famines mais aussi composer avec nos lointains ancêtres. L’auteur nous interroge alors sur la place des homos erectus : sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ? Ou sont-ils seulement des bêtes sauvages à éliminer à tous prix sous peine de voir l’espèce humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui, disparaître ?

Au-delà des hommes, il y a aussi des questions politiques et écologiques qui agitent chaque pays et continent. C’est très bien amené, très réaliste et crédible. Les chapitres sont courts et bien rythmés et franchement dès les premières pages, j’ai été ferrée au point d’avoir du mal à le lâcher.

L’angoisse monte crescendo, l’histoire, très originale, tient en haleine jusqu’au point final et le dénouement qui remet tout en question surprend.

Une très bonne lecture en ce qui me concerne qui me réconcilie avec le thriller car mes dernières lectures en la matière se sont révélées très décevantes. Un roman que je vous conseille vivement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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« Où il est question de musique, d’îles, de lacs lointains, de nature dévorante, de piano mortel, de crimes irrésolus et de passions impunies. »

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon, Lost Lake. Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans son immense propriété depuis l’accident, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars.

Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : le feu a ravagé le théâtre où se tenait son festival de musique. Depuis, la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs.

Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part Susan, sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui ont quitté l’île, il ne les a plus revu depuis lors.

Sue adorait Luke, elle le surnommait son petit prince. Il a maintenant dix-huit ans et c’est un futur pianiste de génie, comme son père.

La gouvernante convainc l’impresario de Max de faire revenir Luke à Lost Lake, pensant que grâce à lui, son père va retrouver le chemin de la musique. Mais le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite. Et du silence jaillira bientôt la fureur….

Le silence et la fureur attendait bien sagement dans ma PAL depuis sa parution en mars 2018, il a fallu que ma Belette me propose de l’en sortir pour que je me décide à le lire enfin.

Sur le papier, il avait tout pour me plaire : une île, une promesse de huis clos angoissant, la thématique de la musique… et pourtant, je suis totalement passée à côté de roman que ma binôme a adoré !

Le romancier Nicolas d’Estienne d’Orves signe ce thriller psychologique à quatre mains avec sa mère, la scénariste Nathalie Carter. De ce romancier, j’avais beaucoup aimé La gloire des maudits (un roman historique) et pas du tout Les derniers jours de Paris (thriller aussi), je ne retenterai donc pas cet auteur dans ce registre qui ne me convient pas du tout.

Le rythme du roman est très lent, étiré, ce qui ne me gêne pas forcément dans un thriller psychologique. Les auteurs prennent le temps de planter leur décor, de nous présenter leurs personnages, etc, mais si ces 150 premières pages ne m’ont pas ennuyées, elles ne m’ont pas emballé non plus.

Je n’ai pas aimé les personnages principaux ni les secondaires (fort nombreux), pas plus que l’histoire racontée pendant près de 400 pages mais je ne jette pas la pierre aux auteurs car la promesse qu’ils nous font est tenue.

L’atmosphère est assez glaçante en effet, les chapitres s’enchainent autour des voix de Luke et de Susan la gouvernante qui se révèlent très inquiétants au final et détestables.

Nicolas d’Estienne d’Orves et Nathalie Cartier jouent bien leur partition puisqu’au fur et à mesure de l’intrigue, la tension monte crescendo. Seulement voilà, tout ça ne m’a pas intéressé le moins du monde : la souffrance de Max m’a laissé de marbre, le fameux accident dont l’ombre plane durant tout le récit fait pschitt, je n’ai pas compris certains passages (folie ? surnaturel ?), quant au dénouement je l’ai détesté.

En bref, je passe avec bonheur à la lecture suivante et je vous laisse lire l’avis de Belette qui a un avis diamétralement opposé au mien ici.

Merci à X.O éditions pour cette lecture.

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Néron vient tout juste de succéder à l’empereur Claude lorsqu’une série de morts vient endeuiller les meilleures familles de Rome. Toutes les victimes ont en commun d’être des pères de famille et leurs décès semblent venir de la même main. Marcus Tiberius Alexander, vigile et bras droit du préfet, soupçonne les fils aînés d’avoir voulu hériter plus tôt que prévu…

Rome, en l’an 54, sous le règne de Néron. De riches pères de famille, atteints d’un mal étrange, trouvent la mort le soir chez eux dans divers quartiers de la ville. L’homme qui se charge de l’enquête, originaire de Grèce, découvre petit à petit que ces disparitions sont l’œuvre concertée d’un mystérieux groupe de jeunes gens qui suivent toujours le même mode opératoire.

L’enquêteur, Marcus Tiberius Alexander, aidé de son ami médecin Alcibiades, est un vigile gradé des patrouilles dites «les yeux de Rome», chargées de circonscrire les incendies et la délinquance nocturne.

Il est aux prises avec Lucius Cornelius Lupus, un jeune et ambitieux fils de sénateur, dévoré par la passion du jeu. Marcus, d’origine étrangère, met tout en œuvre pour resserrer l’étau sur le second, favorisé par son rang. Mais la vérité qu’il met au jour est terrifiante…

Vous le savez, j’aime beaucoup les polars historiques, et jusqu’à présent je n’en avais jamais lu qui avaient pour cadre la Rome antique. C’est désormais chose faite grâce à Nathalie Cohen qui m’a proposé de lire le premier opus de sa trilogie Modus Operandi La secte du serpent.

L’auteure signe ici son premier roman après un essai remarqué sur la rencontre entre les juifs, les grecs et les romains. Passionnée par l’Antiquité et l’histoire des religions, Nathalie Cohen nous propose ici un polar historique réussi avec une bonne intrigue, du suspens, des fausses pistes et un héros attachant qui cache un lourd secret.

Bien entendu, Nathalie Cohen a une très bonne connaissance de la Rome antique et a su rendre vivant ce monde gréco-romain, disparu depuis des centaines d’années, avec un certain brio.

Sa plume est fluide, dynamique, les dialogues sont souvent truculents et écrits dans un français très moderne, ce qui peut rebuter les puristes qui trouveraient choquants de mettre dans la bouche des personnages ayant vécu il y a deux millénaires des expressions d’aujourd’hui mais ce qui ne m’a pas personnalement gênée.

Ce roman m’a captivée et beaucoup plu, c’est bien simple je l’ai littéralement dévoré, totalement sous le charme de cette histoire palpitante ! J’ai aimé découvrir Rome à cette époque, la vie quotidienne de ses habitants et ses mœurs.

Mais aussi le travail de prévention de cette brigade de « pompiers » avant l’heure, les explications de l’auteure sont passionnantes et j’ai appris une foule de choses lors de cette lecture, ce que je recherche particulièrement avec les romans historiques.

L’enquête sur cette série de morts suspectes nous permet en effet de mieux appréhender la vie romaine, ses habitudes, ses castes, ses classes, ses clans, ses manigances, ses trahisons, ses cultes, ses pratiques funéraires, etc.

Nathalie Cohen est érudite mais jamais sans en faire trop, j’ai appris une foule de choses tout en appréciant l’intrigue policière bien construite. Une très bonne découverte en ce qui me concerne et je ne peux que vous encourager à votre tour de découvrir Marcus et Modus Operandi.

Un grand merci à Nathalie Cohen et aux éditions Denoël pour cette lecture, j’ai adoré, vivement le tome 2 !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Kath, Adam et leur petite Lyla, intelligente mais renfermée, habitent une ancienne ferme isolée en plein milieu de la lande, dans le Devon. Un jour, Kath se réveille aux urgences après avoir été victime d’un grave accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir des circonstances l’ayant conduite au drame. De retour chez elle, choquée mais heureuse de retrouver sa famille, elle déchante vite : Lyla dessine d’étranges motifs et répète qu’elle voit un homme sur la lande. Quant à Adam, il paraît en vouloir terriblement à son épouse, pour une raison que cette dernière ne s’explique pas. Autour de la maison, Kath tombe sur des mises en scène macabres…

Près de Princetown, dans le Devon. Kath souffre d’amnésie depuis l’accident de voiture dont elle a été victime le soir du 30 décembre. Alors qu’elle est persuadée d’avoir glissé sur une plaque de verglas, son mari lui apprend qu’elle a, en fait, voulu se suicider.

Pour la jeune femme c’est l’incompréhension, elle aime tellement sa fille Lyla et son mari Adam, qu’il lui est inconcevable d’avoir intenté à sa vie. Pourtant, un témoin l’a bel et bien vu plonger délibérément dans l’eau avec sa voiture.

Alors que le comportement de Lyla devient de plus en plus inquiétant, les stéréotypies liées à son autisme deviennent de plus en plus envahissants, Kath commence à avoir des flash-backs angoissants qui vont la conduire vers un homme qui hante la lande et qui semble la surveiller de près.

Lyla est persuadé que c’est son père qui épie ainsi sa mère et qu’il a voulu la tuer, déguisant cette tentative d’homicide en suicide…

Juste avant de mourir est le troisième roman de S.K Tremayne après Le doute et La menace.

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l’hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d’Asperger, S.K Tremayne revient avec une intrigue mêlant suspens, secrets de famille, magie et folklore.

Visiblement l’auteur s’est beaucoup documenté sur le syndrome d’Asperger et le personnage de Lyla est véritablement attachant. Cette petite fille de 9 ans, boudée par ses camarades de classe parce qu’elle est trop différente d’eux, est touchante et les liens forts qui l’unissent à sa mère sont bouleversants.

Il s’est également bien documenté sur le Devon et le folklore magique de cette région et il parsème le récit de ses connaissances sur la question, ce qui rend l’atmosphère du récit particulière.

L’auteur nous propose un thriller psychologique qui prend son temps, étrange et gothique qui se déroule sur le terrain sombre et brumeux de Dartmoor dans le Devon. L’atmosphère est noire et devient vite claustrophobe, avec des descriptions détaillées de la lande, des légendes et du folklore druidique de la région.

J’ai aimé cet aspect du roman que je trouve très bien fait, le Devon est un personnage à part entière du roman, c’est d’ailleurs l’in des points forts de cet auteur qui nous propose toujours des ambiances réussies.

Mais j’ai eu du mal à m’intéresser à Kath, à la vie de famille qu’elle partage avec Adam et Lyla et à ce qui a pu réellement lui arriver le soir du 30 décembre.

Le talent du roman et celui de son auteur ne sont sans doute pas à remettre en cause car depuis quelques temps je peine vraiment à terminer les thrillers psychologiques que je lis, est-ce parce que c’est le mauvais timing pour moi ou est-ce parce que je me lasse tout simplement de ce genre, je ne saurai le dire mais cela ne m’a pas aidé à apprécier ma lecture.

Reste que l’ambiance lente, très noire et glaçante est réussie, les personnages sont intéressants mais l’intrigue en elle-même n’a pas réussi à me captiver, quant au dénouement final, je l’ai trouvé invraisemblable et tiré par les cheveux.

Je ressors donc mitigée de ma lecture même si Juste avant de mourir reste un honnête thriller psychologique puisque Belette a l’a aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette lecture.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines

Qaanaaq Adriensen est un danois de cœur, adopté à l’âge de trois ans par celle qui va devenir la chef incontestable de la police de la reine Margrethe II et son mari, un auteur de polars à succès, à l’égo surdimensionné.

Depuis son adoption, il n’avait jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland, ne parle pas le groenlandais et ignore tous des us et des coutumes de ses habitants.

C’est pour une enquête qu’il débarque à Nuuk car la police locale semble débordée par une série de meurtres sur une plateforme pétrolière. Les quatre hommes, tous ressortissants étrangers, ont été affreusement mutilés, et les blessures infligées ressemblent à celles dont sont coutumiers les ours polaires lorsqu’ils attaquent leurs proies.

Bien malmené par la chef de la police et secondé par l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va devoir vite s’acclimater et se faire accepter pour venir à bout de son enquête…

Qaanaaq attendait bien sagement dans ma PAL depuis sa parution il y a un an déjà et comme j’avais adoré Yeruldelgger qui a pour cadre la rude Mongolie, je m’attendais à me régaler tout autant avec cet enquêteur groenlandais, il n’en fut malheureusement rien.

Si il était beaucoup question de corruption et de politique chez Ian Manook, deux sujets qui ne me passionnent guère et que je ne recherche pas dans mes lectures, l’enquête était pleine de rebondissements et allait à fond la caisse.

Avec Qaanaaq, l’histoire s’étire en longueurs et ne se révèle guère palpitante, en tout cas pour moi, je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture et pour tout vous dire, je l’aurai probablement abandonné si je ne l’avais pas lu avec ma Belette, qui elle, était enthousiaste !

J’ai trouvé l’enquête moyennement intéressante et le dénouement décevant, au point de me dire en refermant ce thriller : tout ça pour ça !!

Je ne vais pas pour autant vous dire que ce thriller est mauvais ou mal écrit mais il ne correspond pas à mes attentes. Le duo Qaanaaq / Apputiku fonctionne bien même si les personnages manquent de profondeur et j’ai apprécié découvrir ce territoire dont je ne savais rien : plateformes pétrolières, magouilles politiques, velléités autonomistes, Mo Malo ne nous épargne rien et ratisse plutôt large pour intéresser son lectorat.

Il n’oublie pas non plus de nous dévoiler le passé récent du Groenland, territoire toujours rattaché en partie au royaume de Danemark, qui fut l’un des postes avancés des Etats-Unis lors de la guerre froide avec l’URSS.

Les amoureux des récits de nature writing, dont je ne fais pas partie, seront aux anges à cheminer en traîneaux sur ces territoires vierges, à découvrir les paysages glacés.

Pour ma part, j’en resterai là avec Mo Malo dont la plume n’a pas su me séduire et avec son héros venu du froid, pas assez crédible à mon goût. Filez chez Belette qui, elle, a bien apprécié sa lecture.

Un grand merci aux éditions La Martinière pour cette découverte !

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