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De roman en roman, Guillaume Musso a noué un lien unique avec les lecteurs. En 2001, il publie son premier roman, Skidamarink, mais c’est le suivant, Et Après… qui consacre sa rencontre avec le public. Cette histoire d’amour et de suspense soulignée de surnaturel lui vaut un succès fulgurant qui ne se démentira plus. Traduits en quarante-cinq langues, plusieurs fois adaptés au cinéma, tous ses livres connaissent un immense succès en France et dans le monde. Pour les lecteurs, chaque nouveau roman de Guillaume Musso est désormais un événement et un rendez-vous.

Par une nuit brumeuse de décembre, une jeune femme est repêchée dans la Seine au niveau du Pont-Neuf. Nue, amnésique, mais vivante.

Très agitée, elle est conduite à l’infirmerie de la préfecture de police de Paris… d’où elle s’échappe au bout de quelques heures.

Les analyses ADN et les photos révèlent son identité : il s’agit de la célèbre pianiste Milena Bergman. Mais c’est impossible, car Milena est morte dans un crash d’avion, il y a plus d’un an.

Raphaël, son ancien fiancé, et Roxane, une flic fragilisée par sa récente mise au placard, se prennent de passion pour cette enquête, bien décidés à éclaircir ce mystère : comment peut-on être à la fois morte et vivante ?

L’inconnue de la Seine est ma première incursion dans la bibliographie de Guillaume Musso et j’en ressors très déçue. Je suis pourtant entrée dans cette lecture sans apriori, alléchée par le titre, qui m’a aussitôt fait penser à une affaire célèbre de 1865.

L’Inconnue de la Seine est une jeune femme non identifiée dont le corps est repêché dans la Seine à Paris. Un employé de la morgue, saisi par la beauté de la jeune femme, fait un moulage en plâtre de son visage. Au cours des années suivantes, de nombreuses copies sont produites et celles-ci deviennent rapidement un ornement macabre à la mode dans le Paris bohème. Comme pour le sourire de La Joconde, de nombreuses spéculations sont formulées quant à ce que l’expression heureuse de son visage peut révéler de sa vie, sa mort et sa place dans la société.

Je pensais, à tort, que ce roman avait pour décor cette époque mais, passée la surprise, j’ai été embarquée par cette histoire menée tambour battant. Le roman, porté par plusieurs personnages, est constitué de chapitres courts et rythmés, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page. C’est efficace et calibré pour être un parfait page-turner, et de ce point de vue c’est réussi.

Le récit construit autour de la figure de Dionysos est lui aussi très intéressant et instructif, j’ai appris beaucoup de choses et cet aspect-là est vraiment chouette. Si mythologie grecque vous passionne, si vous voulez en savoir plus sur Dionysos et ses ménades, si vous ne connaissiez pas l’origine de l’expression « sortir de la cuisse de Jupiter », vous allez apprécier tout autant que moi.

Pourquoi suis-je si déçue alors ? Tout d’abord, les personnages ne sont pas attachants et surtout pas assez développés, pas de psychologie. Roxane, la flic, est mise au placard mais pour qui, pour quoi ? On ne sait pas. Raphaël est traumatisé par la mort de sa soeur dont il se sent responsable et vit constamment avec son fantôme, un aspect qui donne une touche de fantastique à l’histoire mais qui n’apporte finalement rien au déroulé de l’intrigue. Des personnages sont très présents durant la première moitié et plus du tout ensuite, etc.

L’intrigue va à toute vitesse et manque de développement, de liant. Enfin, le dénouement est totalement what the fuck et laisse en suspens une partie de l’intrigue. Guillaume Musso a-t-il achevé son roman ainsi pour mieux revenir avec une suite ? Je l’espère sinon c’est totalement raté.

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Ancien ambulancier, Daniel Cole a également été membre actif de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, l’équivalent anglais de la SPA en France. En 2017, il publie la première enquête de l’inspecteur William « Wolf » Fawkes dans son premier roman « Ragdoll ». La suite, « L’Appât » (« Hangman »), a paru en 2018, puis « Les loups » (« Endgame ») en 2019.

Londres, hiver 1989. Un corps est retrouvé dans Hyde Park par la Metropolitan Police. La victime a gelé dans une position pour le moins inattendue : celle du Penseur de Rodin. Mais quelque chose cloche dans son regard : ce bleu intense, perçant…

Le sergent Benjamin Chambers appelé sur les lieux se rend compte que la victime est encore vivante, contrairement aux agents arrivés avant lui mais hélas, elle va succomber dans l’ambulance, sans avoir pu leur dire quoi que ce soit.

Aussitôt chargé de l’enquête, il se demande si c’est bien un meurtre ou le suicide d’une personne qui souhaite marquer les esprits en mourant.

Quelques jours plus tard, nouvelle scène de crime. Cette fois, ce sont les corps d’une mère et de son fils que l’on découvre, réplique exacte de la Pietà de Michel-Ange.

Là, pas de doute, on a bien affaire à un meurtre. Chambers, assisté par l’agent Winter, pensent que les deux affaires sont liées et qu’un tueur en série va bientôt transformer Londres en musée macabre, mais leur hiérarchie refuse d’y croire…

Piétà signe mes retrouvailles avec Daniel Cole découvert avec Ragdoll que j’avais adoré. Et une fois de plus, l’auteur britannique m’a prise dans ses filets dès les premières pages pour m’entraîner dans une histoire haletante et passionnante dont je suis venue à bout en quelques heures.

Le pitch de départ m’a aussitôt séduite : Tuer est son art, vous serez son chef d’oeuvre. Et pour moi, le pari est tenu car j’ai trouvé le combo meurtre/art très intéressant et ce thriller m’a même permis de réviser mes classiques en matière de sculptures.

Contrairement à beaucoup de thrillers, ici, le suspens ne tient pas en la découverte de qui est derrière cette série de meurtres. Les enquêteurs, et nous par la même occasion, savent très bien qui est le tueur, ils l’ont identifié, mais ils n’arrivent pas à l’arrêter faute de preuve et surtout parce qu’il a sans cesse une longueur d’avance sur eux. 

Des crimes sordides, des flics atypiques et attachants, un tueur qui allie perversion, manipulation, sens de l’esthétisme et intelligence, des rebondissements et des dialogues plein d’humour qui viennent égayer un récit à la noirceur ambiante sont les points forts de récit.

Autant d’ingrédients savamment utilisés et distillés par Daniel Cole qui nous propose ici un thriller addictif, surprenant, mené tambour battant et avec beaucoup de brio par son auteur.

Un titre qui frôle le coup de coeur et le premier tome d’une série si l’on en croit l’épilogue, tant mieux, je retrouverai avec plaisir Chambers, Winter et Marshall dans un second opus.

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Diplômé d’une école de cinéma, journaliste, Mathieu Lecerf a réalisé deux courts métrages et un documentaire. Il a également été collaborateur ou directeur de rédaction pour Première, Studio Magazine, GQ ou pour des émissions consacrées au cinéma.

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.

Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ?

Mais un mystère plane autour d’elle. À l’orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés… Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?

Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre.

Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait…

Mathieu Lecerf signe avec La part du démon un premier thriller particulièrement intense et haletant. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles portées par un protagoniste différent, Manuel, Esperanza et Cris.

Le récit est mené tambour battant : impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page tant on est immédiatement embarqué dans cette enquête qui nous plonge tout de suite dans le vif.

L’histoire, bien pensée est remarquablement écrite, n’est pas forcément très originale puisqu’elle tourne autour de la maltraitance des enfants dans une institution catholique, mais le suspens est habilement distillé et les pages se tournent toutes seules jusqu’au point final.

Les personnages sont attachants et bien travaillés, ils jouent tous un rôle dans cette construction narrative où les différentes parties se répondent et se recoupent, ce qui peut décontenancer d’autant que la partie menée par Cris n’est pas des plus intéressantes.

L’enquête menée par les deux inspecteurs et par le journaliste, sur le meurtre de la nonne et celle sur les chauffeurs de taxi vont se télescoper dans la troisième partie pour un dénouement réussi même si il ne m’a pas vraiment surprise.

Reste que ce thriller est un vrai page-turner que j’ai littéralement dévoré en quelques heures tant j’avais du mal à le lâcher. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, vous passerez un bon moment.

Un grand merci à La bête noire pour cette lecture ô combien addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Xavier Müller est un auteur de fiction et journaliste scientifique. Il est titulaire d’un doctorat en physique et depuis toujours s’adonne au plaisir de l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre l’activité de journalisme et l’écriture de romans jeunesse et adulte.

Ils croyaient tous le cauchemar derrière eux : après avoir transformé une partie de l’humanité en hommes préhistoriques, le virus Kruger avait fini par s’éteindre.

Sept ans après, le monde tremble à nouveau. Les erectus, que l’on croyait stériles, se reproduisent dans les réserves. Chaque jour, des dizaines d’entre eux sont assassinés, d’autres disparaissent… Qui se cache derrière ces opérations meurtrières ?

Au Kenya, Anna Meunier, une chercheuse française, tente de protéger Yann, son compagnon transformé en préhistorique. Pour elle, les erectus sont nos ancêtres, pas des bêtes sauvages…

La menace, pourtant, est là. Terrifiante. Une organisation secrète est à l’origine d’une nouvelle vague de contaminations. pire : elle se livre à des captures dans les réserves afin de récupérer les facultés extraordinaires des erectus.

Son objectif : fabriquer une nouvelle espèce humaine, aux pouvoirs décuplés, qui contrôlerait la planète.

A la fois thriller scientifique et roman d’anticipation, L’armée de Darwin est la suite directe d’Erectus paru en 2018 et que j’avais beaucoup aimé.

Véritable page turner, ce second tome s’est révélé tout aussi passionnant et très prenant que son prédécesseur, angoissant aussi bien sûr car tout les évènements décrits par l’auteur sonnent terriblement vrais grâce aux connaissances scientifiques de Xavier Müller.

Xavier Müller nous plonge une fois encore en plein cauchemar car toute vie sur terre peut muter : les hommes, les animaux mais aussi les végétaux. Les espèces passées et présentes peuvent-elles cohabiter sans risques ? Les politiques ont-il raison de parquer les Erectus dans des réserves ? De vouloir les stériliser afin qu’ils ne puissent se reproduire ?

Au-delà de ces questions éthiques et morales qui ne manquent pas de nous faire cogiter, nous assistons à une course contre la montre enclanchée par l’orgueil et l’envie de toute puissance d’un homme qui rêve de remettre les compteurs de la planète terre à zéro.

Estimant que l’homme moderne est responsable de désastres écologiques sans précédent, il décide de faire régresser l’espèce humaine grâce à un virus Kruger puissance 10 et dans le même temps, donner naissance à des hommes aux facultés physiques et mentales hors du commun.

Au-delà des hommes, il y a aussi des questions politiques et écologiques qui agitent chaque pays et continent. C’est très bien amené, très réaliste et crédible. Les chapitres sont courts et bien rythmés et franchement dès les premières pages, j’ai été ferrée au point d’avoir du mal à le lâcher.

L’angoisse monte crescendo, on tremble pour nos héros et pour l’espèce humaine bien malmenée par Xavier Müller. Un roman intelligent et qui fait froid dans le dos que je vous recommande !

Ma binôme Belette a beaucoup apprécié sa lecture également, vous pouvez retrouver son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Après avoir travaillé comme infirmière et secrétaire, Lesley Kara devient professeure puis directrice dans l’enseignement supérieur. Elle vit dans l’Essex, sur la côte nord. La Rumeur, son premier roman, s’est déjà vendu à 300 000 exemplaires au Royaume-Uni.


Après une quinzaine d’années passées à Londres, Joanna est de retour dans sa ville natale. Son fils Alfie était harcelé dans son ancienne école et la jeune mère n’a qu’une idée en tête : qu’il s’intègre au mieux.

Afin de devenir amies avec les autres mamans, Joanna tente de s’intégrer dans les conversions et ne pense pas à mal en répétant, lors de son club de lecture, la rumeur entendue devant les grilles de l’école : Sally McGowan, accusée dans les années 1960 d’avoir poignardé un petit garçon alors qu’elle n’avait que dix ans, serait revenue habiter dans la ville de Flinstead sous une autre identité.

Mais ces quelques mots enflamment la tranquille station balnéaire et ravivent le traumatisme laissé par ce meurtre épouvantable. Pour enrayer cette machine infernale, Joanna ne voit qu’une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le danger est déjà si proche…

Avec La rumeur, Lesley Kara s’empare du phénomène de la rumeur : un simple sujet de conversation pour l’héroïne de ce thriller psychologique qui souhaite simplement s’intégrer aux autres mamans et devenir l’une des leurs, va faire vaciller la vie de Joanna et de son petit garçon qui vont devenir la cible de l’ancienne enfant tueuse qui a scandalisé l’Angleterre toute entière dans les années 60.

Et je dois dire que Lesley Kara a réussi son pari en dépit d’un début poussif, j’ai été tenue en haleine jusqu’à la dernière page par ce roman glaçant où règnent paranoïa, suspicion et accusations. C’est bien simple avec ma copinette Belette dont vous pouvez lire l’avis ici, nous avons suspecté à peu près tout le monde.

Elle est malgré tout bien meilleure enquêtrice que moi, car elle a deviné l’identité de Sally alors que moi, pas du tout, j’en suis restée comme deux ronds de flan !

Bien que le rythme soit lent, j’ai apprécié l’atmosphère de cette petite ville balnéaire, lointaine banlieue de Londres, sur fond de morosité économique liée au brexit. Peu à peu, l’angoisse monte, le drame s’installe, la suspicion règne en maître : Joanna ne sait plus qui croire et en qui elle peut avoir confiance.

Réalité ou paranoïa ? Le récit devient peu à peu suffoquant, par petites touches, un échange de regards, un mensonge, ou encore une conversation anodine cache-t-elle un lourd secret ou une inquiétante vérité ?

Le charme immuable de ces petites villes balnéaires et leurs cottages, l’accueil chaleureux des nouveaux arrivants, l’esprit communautaire, l’entraide… tout ici va être mis à mal. Une innocente est vite prise à partie, les réseaux sociaux jettent de l’huile sur le feu avec en point d’orgue une question : la réinsertion d’un tel monstre est-elle possible ? Le mérite-t-elle alors qu’un petit garçon a perdu la vie ?

Il est très facile de s’identifier à Joanna, une maman solo lambda qui tente de trouver des solutions à ses problèmes, et affronte les conséquences tragiques de sa maladresse, qui vont bien vite lui échapper et faire dérailler son quotidien.

Une histoire intéressante et bien menée, avec une angoisse qui monte crescendo et une dernière phrase qui nous laisse K.O debout. Un thriller psychologique vraiment bien fichu que je conseille aux amateurs du genre.

Un grand merci aux éditions Les escales pour cette lecture terriblement addictive !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Née près de Manchester, Rachel Abbott vit entre l’Italie et l’île anglo-normande d’Aurigny. Après Illusions fatales (2014), Le Piège du silence (2015) et Une famille trop parfaite (2016), La Disparue de Noël est son quatrième roman à paraître en France.

Près de Manchester. Sur une route de campagne verglacée le soir de Noël, Caroline Joseph et sa petite fille de six ans Tasha, rentrent à la maison lorsque la voiture perd le contrôle et fait un tonneau. La conductrice, est tuée sur le coup et Natasha, assise à l’arrière, se volatilise sans explication.

Six années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.

Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine : Natasha. Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ?

Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse. D’autant que l’adolescente refuse de dire comment elle a pu rentrer et surtout où elle était depuis toutes ces années.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

La disparue de Noël est mon deuxième polar du mois et c’est une deuxième déception !

Plusieurs raisons à cela : tout d’abord son titre promettait un récit ayant pour cadre Noël et là, premier fail, seul le prologue, soit quelques pages, se déroule à Noël !

Ceci mis à part, ce thriller psychologique a plutôt bien commencé pour ensuite s’enliser de plus en plus dans un embrouillamini indigeste.

Le récit et ma lecture, se sont révélés laborieux, emplis des longueurs et absolument pas captivant pour moi. Les personnages ne sont pas attachants et même plutôt horripilants, leur psychologie construite en deux coups de cuillères à pot !

Les rebondissements sont tirés par les cheveux, on n’y croit absolument pas et plusieurs évènements sont un peu trop faciles à découvrir. Du coup, peu de suspens et des chapitres entiers que j’ai lu en diagonale, tant j’étais pressée d’en finir avec cette histoire.

Et puis, que d’invraisemblances aussi : ce gang qui enlève des enfants en plein Manchester, enfants non scolarisés, maltraités, dissimulés des services sociaux, dans la même famille, livrés aux membres qui les prostituent et leur font faire du trafic de drogue dès l’âge de six ans ? Et ce, pendant des années sans être inquiétés ni mis au jour par la police ?

Tellement déçue par ce roman, que je ne vois rien de bien positif à vous en dire. Ma Belette sera un peu plus clémente que moi, filez vite voir son avis ici !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Né en 1968, Søren Sveistrup est le créateur, scénariste et producteur de plusieurs séries, dont la série culte The Killing qui a notamment reçu le BAFTA 2011 de la meilleure série internationale et qui a réuni près de 600 000 téléspectateurs français lors de sa diffusion.Il a plus récemment écrit des scripts pour des longs métrages, par exemple pour l’adaptation de Le Bonhomme de neige de Jo Nesbø.

31 octobre 1989. Le commissaire Marius Larsen se rend dans la ferme d’Orum suite aux appels des voisins se plaignant que les bêtes de l’exploitation sont sur leurs terres. Sur place, il découvre la famille massacrée, le père, introuvable. Seuls, deux adolescents sont sains et saufs, ayant trouvé refuge dans la cave.

Début octobre, de nos jours, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main, Laura Kjaer. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes.

Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de Kristine, la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée, en dépit de leur hierarchie qui continue de marteler à la presse que l’affaire est close, le coupable, condamné. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer…

Octobre, le mois automnal par excellence, celui des feuilles mortes qu’on ramasse à la pelle et des marrons grillés, est aussi le titre du premier roman de Søren Sveistrup, et pour un galop d’essai, c’est un coup de maître ! Voilà longtemps, qu’un thriller ne m’avait autant tenue en haleine, c’est bien simple dès que je le reposais, je n’avais qu’une envie : y retourner.

Lisant rarement des auteurs venus du froid, j’ai trouvé le cadre et le contexte très dépaysants. L’histoire est crédible, formidablement bien construite, emplie de fausses pistes, de cliffhangers et de rebondissements en tous genres. Comme d’habitude, j’ai soupçonné tout le monde avant de découvrir l’identité du serial killer, quelques pages seulement avant que l’auteur ne la dévoile.

Le duo d’enquêteurs Thulin et Hess est mal assorti et pourtant attachant, les personnages sont bien campés, intelligents même si ils n’échappent pas à quelques clichés : une flic énergique et volontaire, un flic désabusé qui vient de se faire virer d’Europol.

Tout au long du récit, l’auteur nous fait entrer dans les coulisses de la police criminelle de Copenhague mais aussi dans celles de la politique avec Rosa Hartung que l’on suit de conférences de presses à séances à la chambre.

Comme dans tout thriller avec serial killer qui se respecte, le tueur est insaisissable et pervers, signant ses forfaits d’un bonheur fait en marron, comme dans la comptine danoise : Entre monsieur marron, à la manière d’une Agatha Christie qui s’est inspiré de comptines anglaises comme trame de certains de ses récits dont le chef d’oeuvre : Dix petits nègres. Les crimes sont horribles mais, heureusement, l’auteur nous épargne les détails, ce dont je lui sais gré.

En bref, un thriller brillant et prenant qui a parfaitement comblé mes attentes, je regrette un peu que les cinquantes dernières pages ne soient pas à la hauteur du reste du roman et qu’il y ait quelques clichés mais sinon quelle claque, je vous le recommande les yeux fermés. Ma Belette a adoré aussi, son avis ici !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Après le cinéma et la télévision, Manzor ajoute une corde à son art : le roman. Après le succès en 2012 de son thriller littéraire « LES ÂMES RIVALES », son second roman « CELUI DONT LE NOM N’EST PLUS » obtient le prix Polar du meilleur roman francophone au festival de Cognac en octobre 2014. Suivront en 2016 « DANS LES BRUMES DU MAL » et en octobre 2018 son roman le plus ambitieux jusqu’ici, le thriller biblique : « APOCRYPHE » qui vient d’obtenir le Prix du Polar 2019 des Petits Mots des Libraires. René Manzor confirme que, avec une caméra ou un stylo, il est et reste avant tout un conteur.

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de sept ans regarde avec rage son père agoniser sur une croix. Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire.

Sept années plus tard, alors qu’il vit avec sa mère Maria de Magdalene, un centurion romain vient frapper à leur porte et implorer le pardon de la jeune femme. Cet homme, c’est Longinus, celui qui a transpercé avec sa lance le flanc de Jésus et supervisé son exécution.

Depuis, touché par Jésus, Longinus est devenu un converti et Maria va lui confier son fils. Il emmène David à Jérusalem assister à la Pâques. L’adolescent est en quête de justice et de vérité et ses pas vont croiser ceux de de certains disciples de son père…

Apocryphe signe mes retrouvailles avec René Manzor que j’avais découvert avec Celui dont le nom n’est plus que j’avais adoré. Avec ce titre, l’auteur nous propose une fresque épique, violente et émouvante, un thriller passionnant de bout en bout, si tant est qu’on soit intéressé par la vie de Jésus bien entendu.

A travers David de Nazareth, René Manzor aborde la vie de Jésus, la crucifixion et la façon dont ses disciples vont essaimer leur foi en Jésus dans plusieurs régions du globe antique.

L’histoire tricotée par l’auteur prend sa source dans les évangiles apocryphes, c’est-à-dire les évangiles non reconnus par l’Eglise qui n’en a retenu que quatre : Marc, Mathieu, Luc et Jean. Bye bye tous les autres et notamment ceux qui montraient un Jésus bien plus humain, fait de chair et d’os, avec des sentiments et pourquoi pas une famille ?

La relecture qu’il fait de l’histoire officielle est spectaculaire : Jésus aurait fondé une famille avec Maria de Magdalène avec laquelle il aurait eu un fils, David, le héros du thriller. Il n’aurait pas ressuscité par la foi mais grâce au savoir médical de Joseph d’Arimathie et il ne serait pas monté aux cieux mais aurait continué ses prêches sur un autre continent.

Si René Manzor prend des libertés avec l’histoire officielle de Jésus, son récit est solidement documenté lorsqu’il évoque avec beaucoup de justesse la situation politique en Palestine, le règne de Ponce Pilate, les luttes de pouvoir au sein du clergé du temple, les tribus d’Israël toujours en lutte les unes avec les autres, les compromissions face à l’occupant romain…

René Manzor fait coexister merveilleusement bien personnages réels et fictifs, tout sonne vrai. Les différents protagonistes de l’histoire (David, Longinus, Paul de tarse, Judas ou Barabbas) sont bien dessinés et dépeints et avec eux, on se pose bon nombre de questions sur la manière d’appréhender la foi.

L’auteur sait également très bien doser l’Histoire et la fiction avec un suspens prenant de la première à la dernière page, son style est fluide et érudit, le récit devient vite addictif.

Une belle réussite que ce thriller biblique, véritablement brillant, je vous le recommande !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), Violette Cabesos pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Milena, petite-fille de Russes blancs ayant fui la révolution bolchevick, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée.

Rien n’a été volé mais dans le lit de son père Anton, git le cadavre étêté de son chien et sur les murs, d’énigmatiques vers slaves peints en rouge, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Le grand-père de Milena suspecte les bolchéviks mais son père Anton, historien spécialiste de l’URSS ne semble pas du même avis.

Saint Pétersbourg, au début du vingtième siècle, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire et qu’elle a juré de protéger toute sa vie.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Le soleil rouge du Tsar signe mes retrouvailles avec Violette Cabesos que j’avais découverte avec Portrait de Groupe avec Parapluie, un polar sur le monde de l’art que je vous conseille au passage.

Au fil d’un suspense historique qui surprend jusqu’au bout, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB qui veulent mettre la main sur le soleil rouge du Tsar à la demande du chef du Kremlin.

Roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, Le soleil rouge du Tsar nous plonge au cœur de l’histoire russe et du règne du dernier des Romanov.

A travers le journal de Vera, on assiste aux bouleversements qui vont amener à la chute de Nicolas II : les attentats contre les tenants du régime, l’emprise du de Raspoutine sur le couple impérial, l’assassinat du starets sibérien, la révolution russe, l’arrivée des bolcheviks au pouvoir et la purge qui suivit…

De ce point de vue-là, c’est un roman vraiment intéressant et très bien documenté sur cette période comme sur les controverses entourant la mort d’Alexandre Ier car près de deux cents après son décès, on ne sait toujours pas si le tsar est bien mort à Taganrog en 1825 ? Le personnage de Vera, prise dans les tourments de l’histoire, est très attachant et j’avais hâte de la retrouver.

Roman à double temporalité oblige, la partie contemporaine prend autant de place que la trame historique et c’est là pour moi que le bât blesse, j’ai trouvé ce second récit nettement intéressant, notamment à cause du personnage de Milena qui m’est apparue assez antipathique et ce qui lui arrive ne m’a pas toujours paru très crédible.

L’autrice aborde pourtant dans cette partie contemporaine des thèmes intéressants comme les liens familiaux, le déracinement, la difficulté pour les émigrés de s’intégrer dans un nouveau pays, les croyances russes et il y a bien entendu de nombreux rebondissements amenés par les secrets de famille et la recherche du fameux soleil rouge du Tsar.

Le style de Violette Cabesos est fluide, la trame policière est bien ficelée, le récit est dense mais les pages se tournent toutes seules à condition d’être passionné(e)s par la Russie et notamment le règne de Nicolas II.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour autant car l’autrice rend l’Histoire très abordable mais comme l’ensemble du roman repose sur l’histoire russe, mieux vaut s’y intéresser sous peine de s’ennuyer à cette lecture.

Un bon page-turner que je vous recommande si, comme moi, la Russie est l’un de vos centres d’intérêt ! Belette est bien du même avis.

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Canadienne, Shari Lapenaa été avocate avant de devenir professeur d’anglais puis de se consacrer à l’écriture. Best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Le Couple d’à côté est son premier roman.

Le soir où Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, la baby-sitter leur fait faux bond au dernier moment. Après six mois de pouponnage et de dépression post-partum, ils avaient pourtant bien besoin de se divertir.

Si Anne ne veut pas laisser sa petite Cora, Marco insiste : les maisons sont mitoyennes, ils emporteront avec eux le babyphone et se relaieront toutes les demi-heures pour aller jeter un coup d’œil sur l’enfant.

Alors que la soirée s’étire, que la voisine agite sa plastique parfaite sous le nez de Marco, Anne tente de noyer ses complexes sous des rasades de vin. De retour à la maison un peu après une heure du matin, Anne et Marco découvrent la porte d’entrée ouverte, l’alarme débranchée et le berceau vide.

Victimes ou coupables, manipulateurs ou désespérés, soudés ou infidèles, héritiers ou au bord de la faillite : les contradictions pleuvent sur ce couple qui se retrouve en plein dans l’œil du cyclone, soupçonnés par les médias et la police d’avoir tué leur bébé…

Acquis par plus de trente éditeurs à travers le monde, bientôt adapté en série par Netflix, Le couple d’à côté est le premier roman de Shari Lapena dont j’avais lu l’an dernier son second titre L’étranger dans la maison qui m’avait plu avec quelques réserves tout de même.

Autant vous le dire d’emblée, je comprends pourquoi les avis ont été assez unanimes sur ce thriller domestique car il est bien ficelé et très efficace. L’intrigue est en effet bien menée, les fausses pistes sont bien là, il y a des twists et des rebondissements bien amenés, Shari Lapena fait le job ça ne fait aucun doute.

Tout au long de notre lecture, les questions se bousculent : Bébé Cora est-elle en vie ? Qui l’a enlevée ? Pourquoi ? Si le mobile est financier, pourquoi le ravisseur ne demande pas d’argent ?

Pendant trois cent pages, Shari Lapena joue avec nos nerfs en mettant en scène des personnages attachants, d’autres agaçants, voire carrément antipathiques, mais tous cachent des secrets et sont de potentiels coupables.

Pour ma part, même si j’ai deviné au fil de ma lecture les tenants et les aboutissants de cette affaire, je n’ai pas boudé mon plaisir et tourné avec avidité les pages de ce roman.

Les chapitres sont courts, le style de Shari Lapena et fluide, l’histoire est menée tambour battant, sans temps mort, au point que j’en suis venue à bout en un peu plus d’une journée.

Au-delà de la trame policière à proprement parler, les sujets abordés par l’autrice sont intéressants : la maternité, la dépression post-partum, les dettes, les relations familiales et amicales et tous les bouleversements qui découlent d’une naissance au sein du couple.

Pour conclure, Le couple d’à côté est un thriller domestique avec enlèvement d’enfant réussi, je vous le recommande si vous êtes adepte du genre. Ma Belette est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture addictive !

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