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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines

Qaanaaq Adriensen est un danois de cœur, adopté à l’âge de trois ans par celle qui va devenir la chef incontestable de la police de la reine Margrethe II et son mari, un auteur de polars à succès, à l’égo surdimensionné.

Depuis son adoption, il n’avait jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland, ne parle pas le groenlandais et ignore tous des us et des coutumes de ses habitants.

C’est pour une enquête qu’il débarque à Nuuk car la police locale semble débordée par une série de meurtres sur une plateforme pétrolière. Les quatre hommes, tous ressortissants étrangers, ont été affreusement mutilés, et les blessures infligées ressemblent à celles dont sont coutumiers les ours polaires lorsqu’ils attaquent leurs proies.

Bien malmené par la chef de la police et secondé par l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va devoir vite s’acclimater et se faire accepter pour venir à bout de son enquête…

Qaanaaq attendait bien sagement dans ma PAL depuis sa parution il y a un an déjà et comme j’avais adoré Yeruldelgger qui a pour cadre la rude Mongolie, je m’attendais à me régaler tout autant avec cet enquêteur groenlandais, il n’en fut malheureusement rien.

Si il était beaucoup question de corruption et de politique chez Ian Manook, deux sujets qui ne me passionnent guère et que je ne recherche pas dans mes lectures, l’enquête était pleine de rebondissements et allait à fond la caisse.

Avec Qaanaaq, l’histoire s’étire en longueurs et ne se révèle guère palpitante, en tout cas pour moi, je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture et pour tout vous dire, je l’aurai probablement abandonné si je ne l’avais pas lu avec ma Belette, qui elle, était enthousiaste !

J’ai trouvé l’enquête moyennement intéressante et le dénouement décevant, au point de me dire en refermant ce thriller : tout ça pour ça !!

Je ne vais pas pour autant vous dire que ce thriller est mauvais ou mal écrit mais il ne correspond pas à mes attentes. Le duo Qaanaaq / Apputiku fonctionne bien même si les personnages manquent de profondeur et j’ai apprécié découvrir ce territoire dont je ne savais rien : plateformes pétrolières, magouilles politiques, velléités autonomistes, Mo Malo ne nous épargne rien et ratisse plutôt large pour intéresser son lectorat.

Il n’oublie pas non plus de nous dévoiler le passé récent du Groenland, territoire toujours rattaché en partie au royaume de Danemark, qui fut l’un des postes avancés des Etats-Unis lors de la guerre froide avec l’URSS.

Les amoureux des récits de nature writing, dont je ne fais pas partie, seront aux anges à cheminer en traîneaux sur ces territoires vierges, à découvrir les paysages glacés.

Pour ma part, j’en resterai là avec Mo Malo dont la plume n’a pas su me séduire et avec son héros venu du froid, pas assez crédible à mon goût. Filez chez Belette qui, elle, a bien apprécié sa lecture.

Un grand merci aux éditions La Martinière pour cette découverte !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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10 octobre, 10 heures. Un immeuble explose en plein centre de Chicago, faisant 513 morts et bouleversant le quotidien de milliers de personnes. 
Parmi elles, deux femmes dont la vie bascule, deux amies aux destins contraires : tandis que Cecily, dont l’image de la silhouette au milieu des décombres a fait le tour du monde, entre en pleine lumière, Kaitlyn profite de la confusion pour disparaître et refaire sa vie, sans laisser de traces. 
Un an plus tard, à l’heure des commémorations, la ville panse ses plaies. Cecily, loin d’être la veuve idéale que les médias voient en elle, se bat pour faire son deuil et s’autoriser à vivre de nouveau. Kaitlyn, quant à elle, voit surgir de son passé une femme qui prétend être sa fille cachée. Pour protéger sa famille, elle n’a pas d’autre choix que de sortir de l’ombre au risque d’exposer au grand jour les secrets qu’elle avait emportés dans sa fuite.

Chicago, 10 octobre, 10 heures. Cecily est comme toujours en retard lorsqu’elle arrive devant l’immeuble où travaille son mari avec qui elle a rendez-vous. Mais ce qu’elle découvre dépasse l’entendement : l’immeuble a été éventré par une explosion et c’est alors qu’elle est en pleine sidération, qu’elle est prise en photo.

Cette image va faire le tour des médias et celui du monde, faisant de Cecily la veuve emblématique, l’effigie du triple 10. Un rôle qu’elle a beaucoup de mal à endosser, ployant sous la culpabilité.

Un an plus tard, Teo, un réalisateur et auteur du cliché faisant de Cecily une célébrité, tourne un documentaire sur les familles endeuillées par le 10 octobre. Cecily est en première ligne ainsi que Franny Maycombe, la fille cachée de Kate, la meilleure amie de Cecily, décédée dans la catastrophe.

Pendant ce temps-là à Montréal, Kaitlyn, tente de poursuivre sa vie. Elle a profité du drame pour prendre le large, abandonnant son mari et ses deux filles, persuadés qu’elle fait partie des victimes dont on n’a pas retrouvé le corps…

Les liens du mensonge est le premier roman de Catherine McKenzie, avocate de formation, à paraître en France mais gageons que si ce titre est un succès, ses autres thrillers parviendront jusqu’à nous puisqu’elle n’en est pas à son coup d’essai !

Dans cette histoire ô combien addictive, on suit alternativement Cecily à Chicago et Kaitlyn à Montréal. Les deux héroïnes ont bien des choses à cacher et n’hésitent pas à recourir aux mensonges pour cacher leurs petits et grands secrets.

Le récit démarre sur les chapeaux de roues avec Cecily qui fait face à l’explosion de l’immeuble puis très vite, l’autrice nous projette un an plus tard, lors de la commémoration de la catastrophe.

Mais elle nous ramène aussi régulièrement un an auparavant, à l’aide de flash-back qui nous donnent des informations sur nos héroïnes et la vie qu’elles menaient avant la catastrophe.

Dans ce roman à suspens psychologique, Catherine McKenzie a très bien su tirer son épingle du jeu pour nous proposer une intrigue riche en dissimulations et en rebondissements en tous genres. Peu à peu, elle nous livre des indices qui nous mènent à deviner plus ou moins ce qu’il en est, si on est attentive car certains sont ténus.

Tout au long du roman, on a l’impression de soulever des poupées russes, chacune renfermant un secret ou un mensonge. Les révélations montent crescendo et la plus étonnante reste la dernière, qui m’a bien surprise je l’avoue.

Certains rebondissement sont prévisibles, d’autres très bien fichus au point qu’il est souvent difficile de démêler le vrai du faux, le final est réussi, ce qui n’est pas toujours le cas, même si il est un peu précipité !

Le style de Catherine McKenzie est fluide, les chapitres sont courts, le récit est rythmé, c’est un véritable page turner bien difficile à reposer tant on a envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour finir, si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous recommander Les liens du mensonge, vous devriez y trouver votre compte.

Un grand merci à babelio et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture addictive, j’ai adoré !

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Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé.
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13 mai 2010. Le corps de Jérôme Morval est découvert par un promeneur. La victime, ophtalmologiste de renom, a eu le crâne défoncé avant d’être noyé dans l’Ept.

L’enquête est confiée aux inspecteurs Sylvio Benavides et et Laurenç Sérénac qui découvrent que Morval voulait acquérir un Nymphéas et qu’il collectionnait les conquêtes, au vu et au su de son épouse.

Lors de leurs investigations pour retrouver les maitresses de Morval, Sérénac tombe sous le charme de Stéphanie Dupain, la seule institutrice de Giverny et en vient immédiatement à soupçonner son mari d’avoir voulu éliminer son rival.

Pendant ce temps là Fanette Morelle, onze ans, ne vit que pour la peinture, encouragé par James, un vieux peintre américain et son camarade Paul dont elle est amoureuse.

Nymphéas noirs est ma septième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille,Ne lâche pas ma main et J’ai dû rêver trop fort. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta, place à Giverny pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à la peinture impressionniste.

Vous le savez sans doute si vous me suivez régulièrement, l’impressionnisme est mon courant pictural de prédilection et Claude Monet, mon peintre préféré. J’ai eu l’occasion de visiter le village de Giverny ainsi que la maison et les jardins de cet immense artiste, autant vous dire que je m’attendais à apprécier cette lecture et que vous dire d’autre à part que je l’ai adoré ?

Michel Bussi nous propose avec ce titre un roman policier aussi bien documenté qu’efficace. L’intrigue pleine de rebondissements et de mystère est bien rythmée, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, et surtout très bien développée. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue, à la manière d’un conte, de ce qu’il va se passer et pourtant je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bati des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Giverny qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment le duo d’inspecteurs diamétralement différents mais efficaces. J’ai tout autant apprécié d’en apprendre davantage sur Monet et son attachement à Giverny.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Nymphéas noirs si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais. 
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente. 
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ? 
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ? 
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

2019. Nathy est une hôtesse de l’air de cinquante-trois ans, mariée depuis près de trente ans à Olivier, un menuisier. Maman de Laura, infirmière à Bichat et Margot, lycéenne et heureuse grand-mère d’une paire de jumeaux d’un peu moins de deux ans.

Ses prochaines destinations sont Montréal, Los Angeles et Jakarta, une coïncidence qui la trouble car c’est la même feuille de route que vingt ans auparavant, lorsqu’elle a rencontré Ylian, un guitariste, avec qui elle a une brève histoire d’amour.

Avec lui, elle a connu une passion incandescente qu’elle a gravé au creux de son épaule en se faisant tatouer une hirondelle, le surnom qu’il lui a donné. Mais Yl n’a pas voulu qu’elle brise sa famille pour lui alors ils se sont quittés en se promettant de ne jamais reprendre contact.

Mais troublée par une série de coïncidences qui lui font revivre les escales au cours desquelles ils se sont aimés deux décennies plus tôt, elle décide de reprendre contact avec lui mais rien ne va se passer comme prévu…

J’ai dû rêver trop fort est ma sixième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille et Ne lâche pas ma main. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, place à Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à une magnifique histoire d’amour.

En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort a fait battre mon cœur. Michel Bussi délaisse le thriller pur pour nous proposer un récit plus romantique, celui d’un amour fou, brûlant qui unit Nathy et Ylian.

Pour l’occasion Michel Bussi s’associe avec L’artiste Gauvain Sers qui compose et interprète la bande originale du roman. La chanson, dont les paroles sont signées Michel Bussi, est au cœur de l’intrigue de J’ai dû rêver trop fort. Elle s’intitule Que restera-t-il de nous ? et se révèle la clé de l’énigme tricotée par l’auteur.

Même si Michel Bussi privilégie ici l’histoire d’amour, il nous propose tout de même un récit avec du suspens, des mystères et des rebondissements comme il sait si bien le faire, qui vont nous tenir en haleine jusqu’au point final : hasard, folie, manipulation ou envoûtement ? Quatre hypothèses pour expliquer les signes du passé qui resurgissent dans la vie de Nathy et qui vont la faire vaciller.

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

Même si j’ai trouvé le dénouement un peu trop précipité et pas forcément des plus crédibles, j’ai été séduite par ce récit bien rythmé, bien écrit, addictif au point que j’ai eu du mal à lâcher ma lecture, truffé de références à la chanson, au cinéma ou à la littérature. Un bon cru qui me donne envie de découvrir les autres romans de l’auteur déjà dans ma PAL.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture, j’ai adoré !

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Montréal, par une étouffante une nuit d’août 1891. Une prostituée est retrouvée sur le pavé mal famé du Red light, égorgée et mutilée avec violence et précision. Joseph Laflamme, jeune journaliste dont la vie flotte quelque part entre la modestie et la misère, décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’intéresse encore personne. Parce qu’il pense à Mary, la petite déesse des rues dont il est amoureux et qui aurait pu être la victime. Parce qu’il a désespérément besoin de vendre ses articles aussi. Ce qui ne tarde pas, le premier indice le mettant sur la piste d’un mystérieux ordre de francs-maçons. Et quand les meurtres s’enchaînent, c’est l’ombre du tristement mythique Jack l’éventreur qui surgit. Quelqu’un imite-t-il le célèbre tueur ou Jack lui-même aurait-il traversé l’Atlantique ?

Québec, 6 août 1891. Le corps atrocement mutilé d’une prostituée est découvert dans le quartier mal famé du Red Light. Joseph Laflamme, jeune journaliste qui peine à caser ses piges, a vent de l’affaire. Il craint que la victime ne soit Mary, la prostituée dont il est amoureux et qu’il rêve d’épouser.

Il se rend à l’hôpital où a été porté le corps et découvre avec soulagement que ce n’est pas Mary qui est à la morgue. Après une discussion avec le médecin légiste et face au silence et au mépris des autorités, Joseph décide d’enquêter afin de faire la lumière sur ce meurtre sordide.

Les premiers indices qu’il relève l’amènent tout droit vers la franc-maçonnerie qui n’a pas bonne presse dans cette ville catholique. Aidé par l’un de ses collègues, maçon, Il convainc son rédacteur en chef de publier le fruit de ses investigations.

Ses articles font sensation d’autant que bientôt d’autres meurtres tout aussi abominables ont lieu, faisant indéniablement penser à Jack l’éventreur, le célèbre tueur de Whitechapel. Aurait-il traversé l’Atlantique pour continuer sa sinistre besogne ?

Historien et muséologue, auteur de polars historiques, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. Pour ma part je le découvre avec La légende de Jack, premier volet d’une série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série car j’ai adoré cet opus et pourtant il ne partait pas gagnant car je ne suis pas une ripper addict ni une passionnée de franc-maçonnerie.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! La légende de Jack est un formidable polar historique qui nous propose une reconstitution vivante de Québec en 1891, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet et les descriptions détaillées des sévices infligés aux victimes. La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices et enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa soeur.

Et bien sûr la proposition originale de l’auteur sur Jack l’éventreur car l’auteur donne une version de l’affaire assez séduisante et les passages avec Jack en action sont très réussis.

Enfin, j’ai beaucoup aimé le personnage de Joseph ainsi que les personnages secondaires qui l’entourent, on s’attache à eux très facilement et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller La légende de Jack si vous appréciez les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

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La maison où Patrick a passé toute sa jeunesse n’est pas une demeure comme les autres. Quinze ans plus tôt, elle a été le théâtre d’un drame inconcevable : toute une famille y a été retrouvée, massacrée. Patrick garde pourtant des souvenirs irremplaçables dans ces lieux, comme seule l’enfance sait en créer. Il décide de la racheter. Sa femme, Sarah, et leurs deux enfants s’y installent à contrecœur. Le délabrement, l’atmosphère sinistre qui colle à la maison oppressent Sarah. Ses psychoses reprennent, de plus en plus sombres. Des voisins épient chacun de ses mouvements. La tension monte.

Sarah Walker vit avec son mari Patrick et ses deux ados Joe et Mia. Femme au foyer, elle peine à se remettre du décès de sa mère et vit sous antidépresseurs. Elle ne voit pas ses enfants partir à la dérive et vit dans l’angoisse que Joe ne découvre un jour qu’elle n’est pas sa mère.

Elle a en effet fait la connaissance de Patrick alors qu’il était déjà père d’un bébé qu’elle a immédiatement aimé, s’empressant de remplacer la mère défunte de l’enfant.

Après la tentative de suicide de Sarah, Patrick décide qu’ils leur faut déménager, un changement de cadre sera bénéfique à toute la famille, et il a jeté son dévolu sur la maison de son enfance, au grand dam de Sarah qui ne veut pas en entendre parler.

Il faut dire que la maison d’enfance de Patrick a été rebaptisée La maison du crime depuis qu’une famille s’y est fait sauvagement assassiner. Malgré ses appréhensions, Sarah cède mais dès leur entrée dans les lieux, elle ne reconnaît plus son mari…

La maison est le premier roman de Vanessa Savage qui devait paraître initialement l’an dernier et après près d’un an de retard sur la date prévue, j’ai enfin reçu le texte définitif et comme la 4è de couverture me titillait beaucoup, il n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL.

Ce thriller présenté comme le successeur Psychose et de Shinning, que je n’ai pas lus je ne peux donc pas comparer, ne m’a pas fait dresser les cheveux sur la tête mais il m’a malgré tout bien tenu en haleine jusqu’au point final, et c’est principalement cela que je demande à un thriller.

Cette thématique de la maison hantée ou maudite est à mon goût bien traité, elle devient peu à peu une entité, un élément d’angoisse, un personnage à part entière.

Le récit commence doucement, l’autrice prend son temps pour nous dévoiler les personnages, l’atmosphère dans laquelle ils évoluent, en s’attardant longuement sur Sarah, l’héroïne du roman. En proie à une grave dépression, elle n’arrive plus à distinguer le réel de l’imaginaire.

Sarah imagine-t-elle les signes étranges qui se multiplient et la plonge (et nous avec elle) peu à peu dans une atmosphère angoissante ? Ou bien quelqu’un tire-t-il les ficelles pour la rendre totalement paranoïaque ?

Dans ce roman tortueux et imprévisible, Vanessa Savage braque tour à tour la lumière sur chacun des personnages. Et avec son héroïne, on doute de tous : Patrick, Joe, Sarah, Caroline, Ben et Anna. Je ne savais plus ce qui était vrai ou faux, en qui Sarah pouvait avoir confiance ou pas ! L’angoisse monte crescendo, le suspens est bien mené jusqu’au bout et j’ai été totalement prise entre les mailles du filet.

Ce n’est pas le thriller de l’année mais il fait fort bien son job : l’histoire est complexe, la vérité, multiple. L’atmosphère devient par petites touches malsaine et glauque à souhait pour aboutir à un final que je n’avais pas vu venir, en tout cas, pas totalement.

Si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous conseiller La maison de Vanessa Savage et remercier l’agence Anne & Arnaud et les éditions La Martinière pour cette lecture angoissante !

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Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire
jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

Tom rejoint son épouse à la maison avec retard et pressent un drame lorsqu’il trouve la porte d’entrée ouverte et Karen volatilisée. La préparation inachevée du dîner est sur plan de travail, son sac à main et son portable en évidence. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Aussitôt inquiet, il téléphone aux amis et collègues de la jeune femme mais personne ne sait où elle est. Il appelle le 911 et quelques minutes plus tard, des policiers frappent à sa porte.

Karen a été victime d’un accident de voiture dans un quartier malfamé à l’autre bout de la ville et elle a été transportée dans un état grave. Pour Tom, la situation est impensable, que faisait sa femme là-bas ?

C’est bien ce que se demandent aussi les forces de l’ordre, surtout que l’on retrouve une victime d’assassinat à quelques pas de l’accident et la jeune femme devient vite le suspect n°1…

Après l’immense succès du Couple d’à côté (toujours dans ma PAL !), Shari Lapena revient avec L’étranger dans la maison. Dans ce nouveau thriller domestique, l’autrice explore la vie conjugale, ses faux-semblants (connaît-on vraiment la femme ou l’homme que l’on a épouse ?) et ses vicissitudes.

De petits secrets en grands mensonges, de manipulations en non-dits, on découvre que le couple formé par Tom et Karen n’est pas forcément celui qu’on croit et on assiste au délitement de de bonheur de façade, leur union qui vole peu à peu en éclats.

Comme toujours les apparences sont trompeuses, le dénouement est en cela réussi car il se révèle très surprenant alors que le reste de l’intrigue, non. Si j’ai bien apprécié ma lecture qui s’est révélée prenante car l’intrigue resserrée est menée tambour battant, je ne ressors pas époustouflée ou épatée non plus mais tout de même satisfaite.

C’est un bon page turner avec des chapitres courts, des twists et des rebondissements nombreux même si certains sont assez prévisibles lorsque l’on est lecteur ou lectrice assidu(e) de thriller, on ne s’ennuie pas une seconde, Shari Lapena va droit au but sans se perdre dans des digressions à n’en plus finir, ce que j’apprécie toujours dans un thriller.

J’ai aimé aussi tout l’aspect judiciaire abordé par Shari Lapena qui connaît son affaire puisqu’elle est avocate de formation. Le système judiciaire américain est décidément surprenant car il suffit d’un doute raisonnable et d’un bon paquet de dollars pour que le coupable passe entre les mailles du filet !

Un thriller domestique qui se lit tout seul, Shari Lapena sème ses petits cailloux au fil du récit et si on devine un certain nombre de choses, elle surprend tout de même par son twist final. Une bonne surprise en ce qui me concerne, je lirai donc avec plaisir Le couple d’à côté qui est déjà dans ma PAL.

Si vous aimez les polars conjugaux, vous devriez apprécier L’étranger dans la maison.

Un grand merci Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture prenante !

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