Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘thriller’

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

La maison où Patrick a passé toute sa jeunesse n’est pas une demeure comme les autres. Quinze ans plus tôt, elle a été le théâtre d’un drame inconcevable : toute une famille y a été retrouvée, massacrée. Patrick garde pourtant des souvenirs irremplaçables dans ces lieux, comme seule l’enfance sait en créer. Il décide de la racheter. Sa femme, Sarah, et leurs deux enfants s’y installent à contrecœur. Le délabrement, l’atmosphère sinistre qui colle à la maison oppressent Sarah. Ses psychoses reprennent, de plus en plus sombres. Des voisins épient chacun de ses mouvements. La tension monte.

Sarah Walker vit avec son mari Patrick et ses deux ados Joe et Mia. Femme au foyer, elle peine à se remettre du décès de sa mère et vit sous antidépresseurs. Elle ne voit pas ses enfants partir à la dérive et vit dans l’angoisse que Joe ne découvre un jour qu’elle n’est pas sa mère.

Elle a en effet fait la connaissance de Patrick alors qu’il était déjà père d’un bébé qu’elle a immédiatement aimé, s’empressant de remplacer la mère défunte de l’enfant.

Après la tentative de suicide de Sarah, Patrick décide qu’ils leur faut déménager, un changement de cadre sera bénéfique à toute la famille, et il a jeté son dévolu sur la maison de son enfance, au grand dam de Sarah qui ne veut pas en entendre parler.

Il faut dire que la maison d’enfance de Patrick a été rebaptisée La maison du crime depuis qu’une famille s’y est fait sauvagement assassiner. Malgré ses appréhensions, Sarah cède mais dès leur entrée dans les lieux, elle ne reconnaît plus son mari…

La maison est le premier roman de Vanessa Savage qui devait paraître initialement l’an dernier et après près d’un an de retard sur la date prévue, j’ai enfin reçu le texte définitif et comme la 4è de couverture me titillait beaucoup, il n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL.

Ce thriller présenté comme le successeur Psychose et de Shinning, que je n’ai pas lus je ne peux donc pas comparer, ne m’a pas fait dresser les cheveux sur la tête mais il m’a malgré tout bien tenu en haleine jusqu’au point final, et c’est principalement cela que je demande à un thriller.

Cette thématique de la maison hantée ou maudite est à mon goût bien traité, elle devient peu à peu une entité, un élément d’angoisse, un personnage à part entière.

Le récit commence doucement, l’autrice prend son temps pour nous dévoiler les personnages, l’atmosphère dans laquelle ils évoluent, en s’attardant longuement sur Sarah, l’héroïne du roman. En proie à une grave dépression, elle n’arrive plus à distinguer le réel de l’imaginaire.

Sarah imagine-t-elle les signes étranges qui se multiplient et la plonge (et nous avec elle) peu à peu dans une atmosphère angoissante ? Ou bien quelqu’un tire-t-il les ficelles pour la rendre totalement paranoïaque ?

Dans ce roman tortueux et imprévisible, Vanessa Savage braque tour à tour la lumière sur chacun des personnages. Et avec son héroïne, on doute de tous : Patrick, Joe, Sarah, Caroline, Ben et Anna. Je ne savais plus ce qui était vrai ou faux, en qui Sarah pouvait avoir confiance ou pas ! L’angoisse monte crescendo, le suspens est bien mené jusqu’au bout et j’ai été totalement prise entre les mailles du filet.

Ce n’est pas le thriller de l’année mais il fait fort bien son job : l’histoire est complexe, la vérité, multiple. L’atmosphère devient par petites touches malsaine et glauque à souhait pour aboutir à un final que je n’avais pas vu venir, en tout cas, pas totalement.

Si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous conseiller La maison de Vanessa Savage et remercier l’agence Anne & Arnaud et les éditions La Martinière pour cette lecture angoissante !

Read Full Post »

Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire
jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

Tom rejoint son épouse à la maison avec retard et pressent un drame lorsqu’il trouve la porte d’entrée ouverte et Karen volatilisée. La préparation inachevée du dîner est sur plan de travail, son sac à main et son portable en évidence. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Aussitôt inquiet, il téléphone aux amis et collègues de la jeune femme mais personne ne sait où elle est. Il appelle le 911 et quelques minutes plus tard, des policiers frappent à sa porte.

Karen a été victime d’un accident de voiture dans un quartier malfamé à l’autre bout de la ville et elle a été transportée dans un état grave. Pour Tom, la situation est impensable, que faisait sa femme là-bas ?

C’est bien ce que se demandent aussi les forces de l’ordre, surtout que l’on retrouve une victime d’assassinat à quelques pas de l’accident et la jeune femme devient vite le suspect n°1…

Après l’immense succès du Couple d’à côté (toujours dans ma PAL !), Shari Lapena revient avec L’étranger dans la maison. Dans ce nouveau thriller domestique, l’autrice explore la vie conjugale, ses faux-semblants (connaît-on vraiment la femme ou l’homme que l’on a épouse ?) et ses vicissitudes.

De petits secrets en grands mensonges, de manipulations en non-dits, on découvre que le couple formé par Tom et Karen n’est pas forcément celui qu’on croit et on assiste au délitement de de bonheur de façade, leur union qui vole peu à peu en éclats.

Comme toujours les apparences sont trompeuses, le dénouement est en cela réussi car il se révèle très surprenant alors que le reste de l’intrigue, non. Si j’ai bien apprécié ma lecture qui s’est révélée prenante car l’intrigue resserrée est menée tambour battant, je ne ressors pas époustouflée ou épatée non plus mais tout de même satisfaite.

C’est un bon page turner avec des chapitres courts, des twists et des rebondissements nombreux même si certains sont assez prévisibles lorsque l’on est lecteur ou lectrice assidu(e) de thriller, on ne s’ennuie pas une seconde, Shari Lapena va droit au but sans se perdre dans des digressions à n’en plus finir, ce que j’apprécie toujours dans un thriller.

J’ai aimé aussi tout l’aspect judiciaire abordé par Shari Lapena qui connaît son affaire puisqu’elle est avocate de formation. Le système judiciaire américain est décidément surprenant car il suffit d’un doute raisonnable et d’un bon paquet de dollars pour que le coupable passe entre les mailles du filet !

Un thriller domestique qui se lit tout seul, Shari Lapena sème ses petits cailloux au fil du récit et si on devine un certain nombre de choses, elle surprend tout de même par son twist final. Une bonne surprise en ce qui me concerne, je lirai donc avec plaisir Le couple d’à côté qui est déjà dans ma PAL.

Si vous aimez les polars conjugaux, vous devriez apprécier L’étranger dans la maison.

Un grand merci Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture prenante !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Dimanche 24 octobre, New York. Anna, pédopsychiatre, est séparée de son mari Ed et de sa fille Olivia et vit seule dans sa maison de Harlem. Depuis dix mois, elle souffre d’agoraphobie sévère et suit un lourd traitement à base de bêtabloquants que lui a prescrit le Dr Fielding, chargé de sa psychothérapie.

Constamment en pyjama, avec une hygiène corporelle douteuse, elle s’abreuve de merlot et de vieux fils noirs à longueur de journée, quand elle ne s’adonne pas à sa passion des échecs sur internet ou joue les psy de service sur un forum pour les agoraphobes.

Anna trompe aussi son ennui en espionnant ses voisins à l’aide de son appareil photo mais aussi en faisant des recherches sur internet. Sa nouvelle cible est la famille Russel qui vient juste d’emménager en face d’elle : le père, la mère et un ado adorable.

Un soir, alors qu’elle les espionne, Anna est témoin du meurtre de la mère de famille et assiste impuissante à sa mort. Elle prévient néanmoins les secours mais lorsque la police arrive, personne ne manque à l’appel chez ses voisins. Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

La femme à la fenêtre est le premier roman de A.J Finn qui fait une entrée retentissante dans le monde du thriller psychologique ! Vendu dans 38 pays, encensé par Val McDermid, Gillian Flinn, Stephen King et Louise Penny, il va être adapté sur grand écran par la Fox.

Véritable page turner, ce roman se referme comme un piège sur son lecteur qui a bien du mal à le lâcher tant que la dernière page n’est pas tournée. Les chapitres, courts, sont bien rythmés, les rebondissements sont nombreux, le suspens monte crescendo, un twist bien vu (que j’avais deviné) et un dénouement inattendu, font que ce thriller bien ficelé, tient en haleine jusqu’au bout.

Outre l’intrigue policière, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman : l’enfermement physique et psychologique est bien mené tout au long du récit et on ressent formidablement bien tout ce que vit Anna, sa détresse, ses inquiétudes, ses angoisses, son agoraphobie, de ce point de vue je trouve ce thriller vraiment bien fichu.

J’ai également beaucoup aimé toutes les références à Hitchcock (mon réalisateur préféré) et aux vieux films noirs que l’héroïne se met en boucle, et notamment Vertigo, mon film préféré.

La femme à la fenêtre est un thriller psychologique addictif réussi, l’histoire n’est pas forcément innovante ou inoubliable mais elle est suffisamment efficace pour nous happer et nous faire passer un excellent moment. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, je pense qu’il vous plaira autant qu’à moi !

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour cette lecture palpitante.

Read Full Post »

Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu’une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre pour vous assurer d’être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l’affût du moindre bruit dans la cage d’escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu’il pleuve.

2003, Lancaster. Cathy est une jeune femme extravertie, multipliant les amants et les sorties arrosées avec ses amis. Lorsqu’elle rencontre le séduisant Lee, elle est convaincue d’avoir trouvé l’homme parfait.

Il est beau, intelligent, attentionné et il n’a pas son pareil pour l’emmener au septième ciel. Pourtant, Cathy ne parvient pas à être parfaitement sereine avec lui. Et lorsqu’elle parle de ses doutes à ses amies, toutes sous le charme, elle ne trouve aucun réconfort.

2007, Londres. Cathy a 28 ans mais paraît dix ans de plus. Paranoïaque, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs qui font de sa vie un enfer. Elle refuse toute relation sociale, n’a plus de petit ami et se contente de sortir de chez elle uniquement pour aller travailler et faire ses courses.

Toutefois, lorsque Stuart, son nouveau voisin, emménage, elle parvient à lier connaissance. Psychologue de profession, il se met en tête d’aider Cathy à se débarrasser de ses TOC…

Comme ton ombre attendait bien sagement dans ma PAL depuis près de 3 ans, c’est une fois de plus grâce à ma copinaute Belette que je l’ai lu et je dois dire que cette lecture m’a tenue en haleine jusqu’au point final et m’a bien bernée.

Dans son premier roman, Elizabeth Haynes décrit de manière particulièrement minutieuse tous les rouages du harcèlement, des violences conjugales et de leurs conséquences sur les victimes.

On suit Cathy à deux époques, à travers des chapitres courts, tantôt celle de sa rencontre avec son bourreau et l’évolution de leur relation, tantôt dans son présent.

L’histoire de Cathy donne à la fois des frissons et la nausée, difficile en effet de rester insensible au calvaire que vit la jeune femme lorsqu’elle rencontre Lee, le harcèlement qu’elle subit ainsi que les violences. Peu à peu, celui qui ressemble trait pour trait à l’homme idéal, coupe la jeune femme de ses amis, la prive de ses sorties, la suit dans le moindre de ses déplacements, vient en cachette dans son appartement…

L’auteure, comme je le disais plus haut, nous immerge au cœur des séquelles de Cathy, victimes de TOCS sévères comme par exemple refaire un nombre infini de fois les mêmes gestes afin d’être sûre que la porte d’entrée de l’immeuble est bien fermée ou de tourner la poignée de la porte de l’appartement six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre et lorsqu’elle est interrompue, doit tout reprendre de zéro. On voit combien les traumatismes que l’héroïne a subi ont saccagé sa vie, son obsession à l’idée que Lee la retrouve, l’épie, lui fasse mal à nouveau est palpable à chaque page.

Outre cet aspect, Elizabeth Haynes parvient à mettre le lecteur sous tension et comme les amies de Cathy, on doute d’elle. A-t-elle vraiment subi ce harcèlement ou simule-t-elle ? Stuart est-il bien l’homme qu’il paraît être ou un complice de Lee, chargé d’achever Cathy ?

Le suspense, l’angoisse qui monte crescendo, l’habileté machiavélique du manipulateur et la paranoïa de la victime, tous les ingrédients sont là pour nous montrer et démontrer les mécanismes pervers de cette escalade. Et comment le piège se referme sur les victimes…

Un thriller très réussi, un plaidoyer pour toutes les femmes battues, violées ou harcelées que je vous recommande !

Belette a beaucoup aimé aussi, vous pouvez aller lire son avis ici.

Read Full Post »

Sur les terres de légendes et de mystères du Limousin, lors d’une procession religieuse, un pénitent s’effondre. Le prêtre qui accompagnait sa démarche de repentance est également retrouvé poignardé et crucifié.
Archéologues et francs-maçons, Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec réalisent rapidement qu’il s’agit de crimes rituels aux racines ancestrales. Leur enquête les conduit sur les traces de L’Aube Dorée, une société secrète très ancienne… et particulièrement dangereuse.
De la Grèce antique aux rues de Londres hantées par Jack l’Éventreur, en passant par l’Allemagne nazie, toutes les époques troublées semblent porter la marque de L’Aube Dorée. Un ordre de plus en plus puissant qu’il faut absolument arrêter avant qu’il ne soit trop tard…
Un ordre secret et sanguinaire. Un complot pour le pouvoir absolu.

Londres, 1888. Lorsque le secrétaire d’une loge maçonnique est assassiné dans une maison close de Whitechapel, le vénérable Woodcock demande à Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling et Oscar Wilde d’enquêter discrètement.

Leur piste les mène jusqu’à une étrange obédience secrète, l’Aube dorée, qui rassemble des francs-maçons, des militantes féministes, et surtout, des occultistes racistes et dangereux.

Au même moment, l’horreur se déchaine à Whitechapel : un meurtrier exécute des prostituées avec une sauvagerie peu commune, signant ses crimes du pseudonyme de Jack l’Eventreur. Le quartier est au bord de l’insurrection, et si c’était justement le but des adeptes de l’Aube dorée ?

2002, près de Limoges. Les archéologues Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec assistent à une procession où un pénitent est assassiné ainsi qu’un prêtre, retrouvé crucifié.

Ils commencent alors à enquêter sur une série de meurtres qui touchent de près la famille de la défunte femme de Pierre et se retrouvent sur la piste de l’Aube dorée, censée être dissoute depuis 1892…

Avec Le complot de l’aube dorée Jean-Luc Aubarbier nous propose un thriller maçonnique. Romancier et historien des religions, l’auteur est membre d’une obédience maçonnique française de rite écossaise, dont il sera beaucoup question ici.

Je vous avoue que la franc-maçonnerie n’est pas ma tasse de thé mais c’est la promesse d’un récit à double temporalité qui m’intéressait ici. L’enquête policière est bien construite et foisonnante, on alterne sans cesse entre présent et passé et vous vous doutez que c’est bien évidemment les passages ayant pour cadre la capitale anglaise au temps des crimes de Jack l’Eventreur qui m’a surtout séduite, d’autant que je pouvais mettre mes pas dans ceux de Arthur Conan Doyle et d’Oscar Wilde.

Deux histoires parallèles haletantes et plutôt passionnantes donc avec dans le présent, une mise en lumière des mythes, du folklore et des légendes du sud-ouest et dans le passé un course contre la montre afin de mettre la main sur le tueur en série le plus célèbre de l’Histoire.

Au-delà de l’aspect thriller du récit, l’auteur s’est servi de deux ouvrages du XIXè siècle pour bâtir son intrigue : Dracula de Bram Stoker et La race à venir d’Edward Bulwer-Lytton. Jean-Luc Aubarbier jette un pont entre le célèbre vampire Dracula et Jack l’Éventreur. A l’en croire, le romancier irlandais connaissait la véritable identité du tueur et le roman serait truffé d’indices permettant de découvrir qui se cachait sous ce pseudonyme.

Ainsi, les personnages du Dracula ne seraient autre que Arthur Conan Doyle, Rudy Kipling ou Oscar Wilde ! N’ayant jamais lu ce grand classique de l’épouvante, je me suis sentie un peu perdue par moment mais cela a attisé mon envie de le découvrir un jour prochain.

Vous l’aurez compris, si j’ai beaucoup apprécié mon immersion en 1888, la partie contemporaine m’a nettement moins intéressée, trop plate et un peu trop tirée par les cheveux à mon goût même si elle se lit sans aucune difficulté.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

Read Full Post »

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Comme chaque week-end, Nora quitte Londres pour retrouver sa sœur installée dans la campagne anglaise. A son arrivée, un peu plus tardive que d’habitude, elle est surprise de ne pas découvrir sa sœur qui l’attend sur le quai et se rend chez elle.

Là, elle trouve Rachel gisant dans une mare de sang, attachée à son lit. Près d’elle se trouve le corps sans vie de son chien dressé à l’attaque. En état de choc, elle est incapable de retourner à sa vie d’avant et décide de rester afin de mener sa propre enquête.

Totalement à la dérive, elle pense en effet que l’assassin de sa sœur est l’homme qui l’avait attaqué plusieurs années auparavant, une agression demeurée impunie et elle est persuadée qu’il habite dans ce petit village.

Mais connaissait-elle réellement sa sœur ? Cette quête va la mener près de l’abime…

L’assassin de ma soeur est le premier roman de Flynn Berry, couronné du prestigieux prix Edgar du premier roman et optionné par la Paramount pour être adapté.

Je vous avoue que je ressors mitigée de cette lecture même si j’ai été totalement surprise par le dénouement de cette histoire dont je pensais tenir les tenants et aboutissants, au point de le penser cousu de fil blanc, ce qui s’est avéré faux.

Tendu de bout en bout, riche en retournements de situations et fausses pistes, ce roman psychologique est porté par une héroïne que je n’ai pas aimée du tout, c’est là où le bât blesse car on suit ses raisonnements et son enquête sans la lâcher une seconde, de la première à la dernière page, forcément comme j’avais du mal à la supporter, cela m’a posé problème.

C’est bien dommage car l’autrice aborde avec ce récit des thématiques très intéressantes comme le deuil, le poids des traumatismes et la puissance des liens du sang. Le meurtre de Rachel va faire vaciller la vie et la raison de Nora au point de l’amener à harceler l’homme qu’elle croit coupable et détruire son existence.

L’intrigue proposée par Flynn Berry est bien construite et efficace, son dénouement est surprenant, pour autant je n’ai pas réussi à m’impliquer ni à me passionner pour cette histoire au demeurant assez banale. C’est véritablement la personnalité de l’héroïne qui m’a posé problème, je n’ai eu aucune empathie envers elle, c’est sans doute ce que cherchait l’autrice mais cela m’a déstabilisée.

Tout comme le rythme du récit bien trop lent à mon goût. L’autrice prend tellement de temps à mettre en place son intrigue qu’elle a du mal à décoller et il faut vraiment prendre son mal en patience avant de s’intéresser réellement à l’histoire.

Je pense que j’attendais trop de ce roman, d’où ma petite déception même si le dénouement comme je le disais surprenant relève ma note, il ne restera pas dans mes annales.

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour leur confiance.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

L’orage gronde sur Marsac. Oliver Winshaw écrit un poème lorsqu’il aperçoit dans son champ de vision, la collection de poupées de sa voisine dans l’eau de la piscine, et près d’elles, un jeune homme assis.

Jugeant la situation anormale, il prévient les forces de l’ordre. Les gendarmes, une fois sur place, découvrent la propriétaire de la maison, Claire Diemar, ligottée et décédée dans sa baignoire et Hugo, qui attend près de la piscine, hébété.

Au même moment, Servaz reçoit l’appel de Marianne, la mère de Hugo, son amour de jeunesse dont il était sans nouvelle depuis vingt ans. Persuadée de l’innocence de son fils, elle le supplie de venir à Marsac.

Les circonstances sont contre le jeune homme, surtout lorsqu’il révèle qu’il était non seulement l’élève de Claire mais aussi son amant…

Le cercle m’a permis de retrouver Servaz et son équipe que j’avais découverts il y a quelques mois déjà dans Glacé. Cette seconde enquête est toute aussi bien développée que la première dans laquelle on va suivre essentiellement Martin Servaz, bien aidé par son adjoint Espérandieu et par la gendarme irène Ziegler.

Le commandant, bien qu’obnubilé par Julian Hirtmann, échappé de l’Institut Wargnier, viendra à bout de ce mystère ayant ses racines dans le passé. La petite ville de Marsac a, en effet, été le théâtre d’un drame bien des années auparavant et il faudra toute leur sagacité aux enquêteurs pour faire le lien entre le cercle et leur affaire.

Pour le bien de l‘enquête, Servaz va être amené à renouer avec deux personnes importantes de son passé : Marianne, qu’il aimait passionnément et qui lui avait brisé le cœur et son ex meilleur ami Francis Van Acker, devenu le professeur de littérature de sa fille Margot.

Contrairement à Glacé, l’intrigue ne repose pas sur deux temporalités mais pour résoudre les crimes commis, les enquêteurs devront néanmoins, comme je le disais plus haut, se replonger dans le passé du collège de Marsac afin de retrouver les membres du cercle qui donne son titre au second opus de Bernard Minier.

Si j’ai beaucoup aimé le volet policier que j’ai trouvé très addictif, je déplore néanmoins les nombreuses descriptions et digressions dont nous abreuve l’auteur et dont on aurait pu se passer, je trouve dans l’ensemble que ce récit a pas mal de longueurs, ce que je n’aime guère comme vous le savez. Une histoire un peu plus resserrée d’une centaine pages aurait été encore plus efficace à mon avis.

Heureusement, l’histoire est prenante, crédible et les nombreux rebondissements permettent de passer un très bon moment ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on propose un polar de 800 pages !

L’intrigue est bien ficelée, le suspens maintenu, la galerie de personnages intéressante et surtout on en sait davantage sur le passé de notre héros et les raisons qui l’ont poussé à abandonner ses études de lettres au profit de la police.

Et, cerise sur le gâteau, le dénouement m’a totalement surprise, ce qui n’est pas si courant il faut bien le dire. Bernard Minier m’a mené par le bout du nez et j’ai adoré ça !

Vous l’aurez compris Le cercle fut un excellent moment de lecture avec tous les ingrédients qui font les bons thrillers et je serai curieuse de retrouver Servaz dans sa troisième enquête.

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de mes partners in crime Belette et Stelfique dont les avis sont tout aussi positifs que le mien !

Read Full Post »

Older Posts »