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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), Violette Cabesos pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Milena, petite-fille de Russes blancs ayant fui la révolution bolchevick, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée.

Rien n’a été volé mais dans le lit de son père Anton, git le cadavre étêté de son chien et sur les murs, d’énigmatiques vers slaves peints en rouge, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Le grand-père de Milena suspecte les bolchéviks mais son père Anton, historien spécialiste de l’URSS ne semble pas du même avis.

Saint Pétersbourg, au début du vingtième siècle, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire et qu’elle a juré de protéger toute sa vie.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Le soleil rouge du Tsar signe mes retrouvailles avec Violette Cabesos que j’avais découverte avec Portrait de Groupe avec Parapluie, un polar sur le monde de l’art que je vous conseille au passage.

Au fil d’un suspense historique qui surprend jusqu’au bout, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB qui veulent mettre la main sur le soleil rouge du Tsar à la demande du chef du Kremlin.

Roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, Le soleil rouge du Tsar nous plonge au cœur de l’histoire russe et du règne du dernier des Romanov.

A travers le journal de Vera, on assiste aux bouleversements qui vont amener à la chute de Nicolas II : les attentats contre les tenants du régime, l’emprise du de Raspoutine sur le couple impérial, l’assassinat du starets sibérien, la révolution russe, l’arrivée des bolcheviks au pouvoir et la purge qui suivit…

De ce point de vue-là, c’est un roman vraiment intéressant et très bien documenté sur cette période comme sur les controverses entourant la mort d’Alexandre Ier car près de deux cents après son décès, on ne sait toujours pas si le tsar est bien mort à Taganrog en 1825 ? Le personnage de Vera, prise dans les tourments de l’histoire, est très attachant et j’avais hâte de la retrouver.

Roman à double temporalité oblige, la partie contemporaine prend autant de place que la trame historique et c’est là pour moi que le bât blesse, j’ai trouvé ce second récit nettement intéressant, notamment à cause du personnage de Milena qui m’est apparue assez antipathique et ce qui lui arrive ne m’a pas toujours paru très crédible.

L’autrice aborde pourtant dans cette partie contemporaine des thèmes intéressants comme les liens familiaux, le déracinement, la difficulté pour les émigrés de s’intégrer dans un nouveau pays, les croyances russes et il y a bien entendu de nombreux rebondissements amenés par les secrets de famille et la recherche du fameux soleil rouge du Tsar.

Le style de Violette Cabesos est fluide, la trame policière est bien ficelée, le récit est dense mais les pages se tournent toutes seules à condition d’être passionné(e)s par la Russie et notamment le règne de Nicolas II.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour autant car l’autrice rend l’Histoire très abordable mais comme l’ensemble du roman repose sur l’histoire russe, mieux vaut s’y intéresser sous peine de s’ennuyer à cette lecture.

Un bon page-turner que je vous recommande si, comme moi, la Russie est l’un de vos centres d’intérêt ! Belette est bien du même avis.

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Canadienne, Shari Lapenaa été avocate avant de devenir professeur d’anglais puis de se consacrer à l’écriture. Best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Le Couple d’à côté est son premier roman.

Le soir où Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, la baby-sitter leur fait faux bond au dernier moment. Après six mois de pouponnage et de dépression post-partum, ils avaient pourtant bien besoin de se divertir.

Si Anne ne veut pas laisser sa petite Cora, Marco insiste : les maisons sont mitoyennes, ils emporteront avec eux le babyphone et se relaieront toutes les demi-heures pour aller jeter un coup d’œil sur l’enfant.

Alors que la soirée s’étire, que la voisine agite sa plastique parfaite sous le nez de Marco, Anne tente de noyer ses complexes sous des rasades de vin. De retour à la maison un peu après une heure du matin, Anne et Marco découvrent la porte d’entrée ouverte, l’alarme débranchée et le berceau vide.

Victimes ou coupables, manipulateurs ou désespérés, soudés ou infidèles, héritiers ou au bord de la faillite : les contradictions pleuvent sur ce couple qui se retrouve en plein dans l’œil du cyclone, soupçonnés par les médias et la police d’avoir tué leur bébé…

Acquis par plus de trente éditeurs à travers le monde, bientôt adapté en série par Netflix, Le couple d’à côté est le premier roman de Shari Lapena dont j’avais lu l’an dernier son second titre L’étranger dans la maison qui m’avait plu avec quelques réserves tout de même.

Autant vous le dire d’emblée, je comprends pourquoi les avis ont été assez unanimes sur ce thriller domestique car il est bien ficelé et très efficace. L’intrigue est en effet bien menée, les fausses pistes sont bien là, il y a des twists et des rebondissements bien amenés, Shari Lapena fait le job ça ne fait aucun doute.

Tout au long de notre lecture, les questions se bousculent : Bébé Cora est-elle en vie ? Qui l’a enlevée ? Pourquoi ? Si le mobile est financier, pourquoi le ravisseur ne demande pas d’argent ?

Pendant trois cent pages, Shari Lapena joue avec nos nerfs en mettant en scène des personnages attachants, d’autres agaçants, voire carrément antipathiques, mais tous cachent des secrets et sont de potentiels coupables.

Pour ma part, même si j’ai deviné au fil de ma lecture les tenants et les aboutissants de cette affaire, je n’ai pas boudé mon plaisir et tourné avec avidité les pages de ce roman.

Les chapitres sont courts, le style de Shari Lapena et fluide, l’histoire est menée tambour battant, sans temps mort, au point que j’en suis venue à bout en un peu plus d’une journée.

Au-delà de la trame policière à proprement parler, les sujets abordés par l’autrice sont intéressants : la maternité, la dépression post-partum, les dettes, les relations familiales et amicales et tous les bouleversements qui découlent d’une naissance au sein du couple.

Pour conclure, Le couple d’à côté est un thriller domestique avec enlèvement d’enfant réussi, je vous le recommande si vous êtes adepte du genre. Ma Belette est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Journaliste scientifique, producteur de nombreux documentaires, Fabrice Papillon est l’auteur de huit ouvrages de vulgarisation scientifique, avec d’éminents savants dont Axel Kahn. Pour son premier roman, Le Dernier Hyver (Belfond, 2017), il a reçu le prix du Meilleur Polar 2018 des lecteurs de Points.

Ils sont prêts. Ils reviennent d’un lointain passé, d’une époque glorieuse. Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d’or. Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l’être. Pour les autres, ils n’auront aucune pitié. L’heure du Grand Retour a sonné… et, pour le commandant Marc Brunier, celle de son ultime enquête. Une chasse à l’homme exceptionnelle à travers le monde et les âges.

36 000 ans avant Jésus-Christ. Une famille résiste au froid au fond d’une grotte de la péninsule Ibérique quand des hommes font irruption et massacrent les parents. Fascinés par la peau claire et les yeux bleutés du fils, les assaillants l’épargnent et l’enlèvent.

14 février 2020, Corse. Vannina Aquaviva, capitaine de gendarmerie à la section de recherche d’Ajaccio, découvre un charnier dans une grotte de Bonifacio. De son côté, la police retrouve un cœur en décomposition au pied d’un olivier millénaire du site préhistorique de Filitosa.

Des scènes de crime similaires apparaissent sur d’autres sites de la préhistoire en Espagne puis en Angleterre.

Les premières analyses de la police scientifique sont stupéfiantes. Quelle est cette créature meurtrière dotée de capacités sidérantes ? Aux confins de l’Europe et jusqu’à la Russie des goulags et de Tchernobyl, une chasse à l’homme exceptionnelle commence à travers le monde et les âges, où l’on croise Homère, Socrate et son disciple Platon, Jésus et l’apôtre Jean, mais aussi Rabelais, Nietzsche ou encore le terrifiant Heinrich Himmler.

Quel secret remontant à nos origines partagent tous ces hommes ? Après des millénaires de silence, une révélation est en passe de bouleverser l’équilibre même de l’espèce humaine…

Après Le dernier hyver que j’avais adoré, Fabrice Papillon revient avec Régression,un thriller scientifique particulièrement efficace qui m’a tenu en haleine du début jusqu’à la fin, jouant sur plusieurs temporalités.

Fabrice Papillon situe son récit principal à notre époque mais il nous emmène de temps à autre dans le passé et ses incursions-là sont particulièrement intéressantes.

C’est ainsi que nous côtoyons Socrate et Platon, Jésus de Nazareth et son fidèle apôtre Jean, Michel-Ange et Rabelais, Jean-Baptiste de Lamarck, Friedrich Nietzsche ou Heinrich Himmler.

Ce thriller mêle l’histoire et la science pour nous proposer une enquête palpitante. Un récit très bien documenté, particulièrement dense et qui demande une certaine attention si l’on est comme moi, assez novice en matière d’hominidé et en préhistoire d’une manière générale.

Et si Le dernier hyver a ma préférence, Régression m’a beaucoup intéressé, m’a appris une foule de choses dont j’ignorais l’existence, et j’adore lorsque mes lectures me permettent non seulement de passer un bon moment mais de m’enrichir avec de nouvelles connaissances.

Fabrice Papillon est journaliste scientifique et on sent bien qu’il maîtrise totalement les sujets qu’il aborde et en premier lieu l’ADN, une thématique déjà bien exploitée dans son précédent roman.

Il arrive à nous transmettre son intérêt pour tous ces sujets sans nous noyer sous un langage abscons et sans que ce roman se transforme en vitrine de ses connaissances, il est abordable de bout en bout même lorsque l’on a mon niveau en sciences, c’est-à-dire proche de zéro.

Ce roman m’a vraiment passionné et pourtant ça n’était pas gagné d’avance car je n’ai pas l’âme scientifique ni le goût pour les sciences en général et pourtant Régression est un thriller prenant mais abordable, qui fait voyager entre les époques, découvrir des personnalités hors du commun, nous interroger sur notre monde, notre impact sur la nature et je me suis vraiment régalé avec cette lecture que je vous conseille vivement.

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Professeur de géographie à l’université de Rouen, Michel Bussi est le 2e auteur français le plus lu en 2019 (Palmarès Le Figaro: GFK). Il est l’auteur aux Presses de la Cité de Nymphéas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar Michel Lebrun, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Polar méditerranéen, Prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne, 2011…), Un avion sans elle (Prix Maison de la Presse et Prix du Roman populaire, 2012), Ne lâche pas ma main (Prix du roman insulaire, 2013), N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2014), Maman a tort (2015), Le temps est assassin (2016), On la trouvait plutôt jolie (2017), T’en souviens-tu, mon Anaïs ? (Pocket, 2018), J’ai dû rêver trop fort (2019) et Tout ce qui est sur terre doit périr (Pocket, 2019), Au soleil redouté (2020).

Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, Clémence, Martine, Farène, Marie-Ambre et Eloïse sont cinq lectrices participant à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers, Pierre-Yves François, communément appelé PYF.

Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ? Au plus profond de la forêt tropicale, d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur serial killer, rôde.

Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique, la disparition de PYF transforme le séjour en jeu meurtrier car bientôt les participantes deviennent la proie d’un assassin.

Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir… et mourir.

Yann, flic déboussolé, et Maïma, adolescente futée de seize ans, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté… est venu pour tuer ?

Au soleil redouté est ma huitième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille, Ne lâche pas ma main, J’ai dû rêver trop fort et Nymphéas noirs.

Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone, Jakarta et Giverny, direction Les Marquises, une destination paradisiaque, pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à une petite île de la Polynésie française, Hiva Oa, où sont enterrés Jacques Brel et Paul Gauguin.

Aller en Polynésie est l’un de mes rêves et avec cette lecture, j’ai été plongée dans l’atmosphère de ces îles, découvert leur folklore, appris aussi hélas le massacre dont ils ont été victimes et le rôle du colonisateur français qui a voulu exterminer la culture, les traditions et la langue polynésienne.

Michel Bussi nous propose avec ce titre un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître par cet auteur de talent. Un roman policier aussi bien documenté qu’efficace, comme toujours d’ailleurs car jusqu’à présent, ce romancier ne m’a jamais déçue et plutôt bluffée, je dois le dire.

L’intrigue pleine de rebondissements, de secrets et de mystères savamment distillés, est bien rythmée, très bien développée. En effet, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, emportée par une histoire qui va à vive allure. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez jusqu’au final inattendu.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue et comme d’habitude, je me suis fait avoir dans les grandes largeurs : je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bâti des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Hiva Oa, ses traditions (tiki, manna, perle, tatouage) qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment Yann, le capitaine de gendarmerie et Maïma, l’adolescente qui lui sert d’adjoint et le jeu de pistes que nous propose l’auteur, un peu à la façon d’une murder party.

Michel Bussi fait aussi de gros clins d’œil à la reine du crime, Agatha Christie, avec un bel hommage à l’un de ses chefs d’œuvre : Dix petits nègres dont il s’empare pour nous proposer un développement et une ambiance que n’aurait pas renié la romancière anglaise.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Au soleil redouté si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Lara Dearman a grandi à Guernesey avant de s’installer au Royaume-Uni pour étudier à l’université les relations internationales et le français. Après une brève carrière dans la finance et trois ans passés à Singapour, elle se consacre à l’écriture. Son premier roman, La Griffe du diable, combine son amour pour Guernesey, et ses nombreux mythes, et sa passion pour le polar et les serial killers.

Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance chez sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter pour le journal local.

Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort. Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la police penche pour un suicide. Mais la journaliste découvre que les suicides d’adolescence semblent un peu trop nombreux sur cette île.

Guernesey, qui semble si paisible, abrite-t-elle un tueur en série ? Malgré les interdictions du patron du journal, Jennifer mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années.

Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : la griffe du diable, dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même…

La griffe du diable est le premier thriller de Laura Dearman, originaire de Guernesey. Je pensais beaucoup aimer cette histoire mais elle s’est révélée finalement assez décevante.

Et pourtant, ce roman a des qualités : le côté huis clos et la quasi personnification de l’île, l’ambiance pesante qui se dégage du récit, l’atmosphère qui va frôler la paranoïa, les petits secrets gardés par chacun des protagonistes, tout ça est bien amené et construit.

Seulement voilà, il y a un hic : l’intrigue s’enlise et on finit par s’ennuyer car les longueurs sont nombreuses et bon nombre de passages s’avèrent inintéressants et surtout inutiles, et au final, on ne s’intéresse plus tellement à cette affaire de tueur en série.

Roman à trois voix porté par des personnages assez fades et plats : Jennifer, l’inspecteur chargé de l’enquête, et le tueur lui-même, on peine à s’intéresser à eux et à leur passé pour le moins chargé.

Autre point négatif : j’aurai aimé en apprendre davantage sur l’île de Guernesey, ses légendes et son folklore. Je suis restée sur ma faim car l’autrice y fait bien allusion mais un peu trop brièvement à mon goût, sans doute parce que l’autrice veut bâtir une série et dévoiler un élément à chaque roman.

Et enfin, l’autrice ne nous donne pas les clés pour que l’on découvre l’identité de l’assassin, alors que j’adore mener moi-même l’enquête. Ici, le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe et là aussi j’ai été déçue.

En bref, La griffe du diable est un roman d’ambiance qui n’aura pas su me charmer ni me convaincre tout à fait, je ne poursuivrai pas avec le second tome d’ores et déjà paru. Belette est sur la même longueur d’ondes, un peu déçue elle aussi, vous pouvez aller voir son avis ici.

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Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, et Jeremiah, sont les deux premières enquêtes de Joseph Laflamme.

Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis à Montréal. Leur but : planifier une éventuelle reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires américaines.

Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux, une clé qui lui permettra de disposer d’une forte somme d’argent. Avant de partir à Washington, il la confie à sa maitresse Lola qui se la fait dérober.

Février 1892. Des Noirs montréalais sont sauvagement torturés et assassinés à la manière caractéristique de l’organisation sudiste américaine du Ku Klux Klan. Les victimes sont lynchées et pendues haut et court.

Le journaliste Joseph Laflamme, désormais célèbre et publié, va mettre son grain de sel dans cette affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand, chargé officiellement de l’enquête.

Avec la sœur de Laflamme, Emma, et le retraité de Scotland Yard, George MCCreary, ils vont se lancer sur la trace de Booth, l’assassin de Lincoln et sur les fondateurs du KKK et croiseront la route d’un personnage légendaire que l’on croit mort depuis 1882 et qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal…

Jeremiah d’Hervé Gagnon est le second volet de la série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle. J’avais beaucoup aimé au Printemps La légende de Jack et très hâte de découvrir sa suite que j’espérais toute aussi intéressante et addictive.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série, à ce jour il en reste encore quatre, car j’ai adoré cet opus tout autant que le premier.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! Jeremiah est un formidable polar historique qui nous entraine au cœur de Québec en 1892, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province, même si comme moi vous n’êtes guère intéressée par l’ésotérisme ou les loges, l’auteur n’est jamais ennuyeux.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet, le Ku Klux Klan est une organisation monstrueuse et ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on assiste aux sévices infligés à leurs victimes.

La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices, déchiffrer les codes imaginés par Booth, suivre le fil de cette chasse au trésor, enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa sœur.

Au-delà de l’intrigue et de la reconstitution historique de qualité, j’aime beaucoup les protagonistes de cette série : Joseph bien sûr mais aussi sa sœur Emma et son amoureux McCreary sans oublier Marcel Arcand, le très droit et honnête policier. On s’attache facilement à eux et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller Jeremiah et cette saga Joseph Laflamme. Si vous aimez le Québec et les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’onde, son avis ici !

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« Un récit passionnant où émotions et sentiments de chacun vont entraîner le lecteur au-delà des apparences  »

Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa sœur adolescente, Valérie, et leur mère. Cette dernière arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, occupant un job ingrat qui lui prend tout son temps et toute son énergie.

Une dispute de trop avec sa fille, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère : elle accuse son petit garçon d’avoir blessé sa sœur. Elle sera condamnée à cinq de prison.

Des années plus tard, alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue, Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires… Mais de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients annoncent le retour funeste des voix du passé…

Fais-le pour maman avait éveillé mon attention dès sa parution et lorsque je l’avais trouvé en boite à livres, je n’avais pas hésité à l’ajouter à ma PAL. Grâce à ma copinaute Belette, je l’ai enfin lu et si elle a beaucoup apprécié sa lecture (son avis ici), pour ma part je ressors grandement déçue.

Si l’histoire se lit vite et bien grâce à la plume fluide et dynamique de François-Xavier Dillard, elle ne m’a passionnée, pire, je n’y ai pas cru ! J’ai trouvé ce thriller psychologique très fouillis et invraisemblable.

Tour à tour, l’histoire nous est contée par Sébastien, qui est l’homme le plus droit et honnête du monde, qui a su se reconstruire formidablement bien après tous les traumatismes qu’il a subi : indifférence de sa mère qui l’accuse d’avoir voulu tuer sa sœur, passage en famille d’accueil, etc.

Sa fille Léa âgée de 12 ans intervient aussi régulièrement dans l’intrigue, elle s’exprime et a le recul d’un adulte, ce qui est totalement invraisemblable pour moi.

Et enfin, certains chapitres en italique reviennent sur l’enfance de Sébastien et le drame qui est arrivé à Valérie.

Au-delà du personnage de Léa, j’ai trouvé bon nombre d’incohérences dans ce roman : qu’un simple médecin généraliste donne des cours à l’université, suive ses patients à l’hôpital en se conduisant comme un praticien hospitalier, anime des groupes de parole, fait des tonnes de visites à domicile (dans les quartiers en difficulté, là où les pompiers se font caillasser) et qui en plus à les moyens de payer le séjour permanent de Valérie dans un établissement en Suisse : ce n’est pas crédible du tout du tout.

D’autres incohérences encore plus flagrantes m’ont sauté aux yeux mais je ne peux vous les dévoiler sous peine de vous spoiler, ce qui serait dommage si vous avez l’intention de le lire !

Enfin la psychologie des personnages n’est pas très bien travaillée, certains personnages devraient être davantage développés au détriment de certains qui le sont sans apporter grand chose à l’intrigue.

Heureusement la plume de l’auteur est agréable à suivre, les chapitres sont courts et bien rythmés, les pages se tournent toutes seules et la montée en tension est plutôt bien maîtrisée, sauf que le final est pour moi totalement raté, dans une surenchère de violence qui là aussi n’apporte rien au récit.

En conclusion, ce n’est vraiment pas le thriller du siècle, et c’est bien dommage car l’idée de départ était prometteuse mais rapidement les incohérences, la superficialité des personnages, les invraisemblances desservent l’histoire et ce manque de crédibilité au fil des pages donne une impression de travail bâclé.

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