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Archive for the ‘Littérature adolescente & young adult’ Category

Née à New York, fille d’immigrés dominicains, Elizabeth Acevedo est diplômée en arts de la scène et en création littéraire. Elle a ainsi remporté plusieurs concours de slam, dont le National Poetry Slam. Son premier roman, Signé Poète X, a connu un immense succès dès sa parution et a remporté des prix aussi prestigieux que le National Book Award aux Etats-Unis et la médaille Carnegie au Royaume-Uni. Elizabeth vit aujourd’hui à Washington.

Emoni a de l’or au bout des doigts. Entre ses mains, saveurs et épices composent des plats incomparables. Mais Emoni a aussi une petite fille de 2 ans, et elle jongle entre son rôle de jeune mère, les cours au lycée et le travail le soir pour aider sa grand-mère à payer les factures.

Emoni a 17 ans, et elle ne pense pas qu’elle pourra continuer ses études, ni devenir cheffe dans un restaurant. Dans sa vie faite de responsabilités, il n’y a pas de place pour rêver.

L’ouverture dans son lycée d’un nouveau cours d’arts culinaires pourrait bien lui permettre de déployer son talent et de trouver la force en elle d’accomplir son rêve…

J’avais repéré Sur le vif dès sa sortie et lorsque je l’ai vu à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seconde à l’emprunter. Ce roman, destiné aux adolescents dès 13 ans, nous raconte l’histoire d’Emoni, adolescente et maman d’une petite Emma.

Orpheline de mère dès sa naissance, Emoni a été élevée par sa grand-mère, Abuela, car son père a fui Philadelphie pour rejoindre son île natale de Puerto Rico, incapable de faire face à ses responsabilités. A l’âge de 14 ans, elle est charmée par Tyrone, de trois ans son ainé et elle tombe enceinte.

Extrêmement responsable et mûre, elle se révèle être une mère formidable pour sa fille mais elle doit aussi aider financièrement sa grand-mère dont la pension ne suffit pas à couvrir tous leurs frais. Alors, en plus de ses cours au lycée, Emoni travaille dans un fast-food.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui retrace la dernière année de lycée de la jeune fille. Emoni est une héroïne incroyable et inspirante : elle a une très grande maturité, une volonté de bien faire et une détermination à réussir sa vie.

Parfois, ce n’est pas très réaliste mais ça a le mérite de rassurer le public visé, à savoir les adolescents. Et les personnages secondaires comme Abuela, d’Angela et Malachi sont sympathiques et attachants.

C’est une histoire lumineuse, touchante et ultra bienveillante. L’autrice aborde des thèmes importants comme les mères adolescentes, l’amour maternel, la famille, la précarité, le racisme, l’homosexualité et le passage à l’âge adulte. Autant de sujets qui peuvent intéresser les adolescents mais aussi les lecteurs adultes.

La cerise sur le gâteau de ce roman ado réussi, ce sont les cours d’arts culinaires. La gourmande que je suis a régulièrement eu l’eau à la bouche.

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Lucie Pierrat-Pajot est née en 1986 à Nevers. La vie quotidienne lui semblant quelque peu étriquée, elle tombe très tôt dans l’addiction à la lecture afin de combler son appétit pour les voyages immobiles. Elle fait plusieurs détours dans diverses régions de France avant de s’installer dans l’Yonne avec son mari et sa fille, où elle travaille actuellement comme professeur-documentaliste dans un collège. Après avoir tenté sa chance lors de la première édition du concours, elle décide de participer à nouveau avec « Les Mystères de Larispem » et devient la grande lauréate de cette seconde édition.

La comtesse Vérité possède la formule du pouvoir ultime qui permet de contrôler les foules par la pensée. Elle est prête à régner sur un nouvel empire, au risque de déclencher une guerre qui embrasera toute l’Europe.

Après le décès de la présidente, Nathanaël parti retrouver son père en France en compagnie de Maxime Sévère. Alors que Liberté est emprisonnée à la petite Roquette, son amie Louchébem, Carmine, décide de la libérer coûte que coûte…

Après avoir beaucoup apprécié Le sang jamais n’oublie et Les jeux du siècle, j’avais hâte de retrouver Larispem et nos trois héros dans la suite et fin de leurs aventures, L’élixir ultime, dernier tome de cette uchronie mêlant historique et steampunk.

Et en tournant la dernière page de cette trilogie, je me félicite vraiment d’avoir sauté le pas car Lucie Pierrat-Pajot propose aux adolescents, une histoire hyper intéressante, très bien écrite, avec des personnages bien dessinés, des thèmes intéressants et un univers très accrocheur.

Si après ça, je ne vous ai pas donné envie de découvrir à votre tour cette saga, je ne sais pas ce que je peux vous dire d’autre pour vous inciter à la dévorer toute crue, lerdemuche !

Ce troisième tome est tout aussi addictif et passionnant que ces prédécesseurs, le niveau des trois tomes est vraiment bon et ne faiblit jamais. L’aventure est menée tambour battant et l’on suit nos héros en parallèle : Liberté et Carmine à Larispem et Nathanaël en France avec Maxime Sévère, son père Félix dont il fait la connaissance et Isabella, l’une des héritières.

Bon sang de taureau, on ne s’ennuie pas une seule seconde de la première à la dernière page, avec moult actions, rebondissements et combats. Impossible en effet de s’ennuyer tout au long des 400 pages de ce tome, le plus épais de la trilogie, mais aussi sans doute le plus passionnant même si je n’avais fait qu’une bouchée du tome 1 qui était surtout introductif.

Les personnages en bavent des ronds de chapeau, l’autrice ne les épargne pas et n’hésite pas à en sacrifier quelques-uns tout au long de la saga. Nos héros sont attachants et on a plaisir à les suivre dans leurs aventures, ils se révèlent, unissent leurs forces pour damner le pion à la comtesse Vérité, sauver Larispem et l’Europe d’une guerre et renouer avec la démocratie.

Ils sont bien aidés dans cette mission par le chef de la sécurité Maxime Sévère que l’on découvre réellement ici et pour lequel on tremble tant il est pris pour cible par les français et les larispemois et Félix, le père de Nathan, qui avait fui la cité-état par lâcheté et qui va bien se rattraper dans cet ultime tome.

Vous le savez, l’univers créé par l’autrice me plait beaucoup : ce Paris qui ne s’appelle plus Paris depuis que la Commune a vaincu les Versaillais est assez fascinant. Cité indépendante rétrofuturiste qui a tout de même des relations privilégiées avec la France, Larispem a expulsé ou éliminé les monarchistes et les classes dirigeantes et mis au pouvoir une présidente assistée de Jules Verne en personne.

L’autrice nous livre une fois encore une intrigue de qualité plutôt complexe, dans un univers riche, les personnages sont bien travaillés, ils se révèlent davantage dans ce troisième opus et on a plaisir à suivre leur évolution.

L’écriture de Lucie Pierrat-Pajot est fluide,  le jargon louchébem qui saupoudre les dialogues (et ne gêne en rien la lecture) apporte un joli plus au style de l’autrice qui tend plutôt vers la simplicité. 

Autre bon point : les thématiques choisies par l’autrice. Les parallèles sont nombreux avec notre époque et c’est très intéressant : le terrorisme, la corruption, les complots, les dissentions internes… tout est bien traité et amène à réfléchir.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller cette saga passionnante. Et ce n’est pas Audrey qui a lu cette trilogie avec moi qui vous dira le contraire, retrouvez son avis éclairé ici !

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Lucie Pierrat-Pajot est née en 1986 à Nevers. La vie quotidienne lui semblant quelque peu étriquée, elle tombe très tôt dans l’addiction à la lecture afin de combler son appétit pour les voyages immobiles. Elle fait plusieurs détours dans diverses régions de France avant de s’installer dans l’Yonne avec son mari et sa fille, où elle travaille actuellement comme professeur-documentaliste dans un collège. Après avoir tenté sa chance lors de la première édition du concours, elle décide de participer à nouveau avec « Les Mystères de Larispem » et devient la grande lauréate de cette seconde édition.

À l’aube du XXe siècle, les jeux de Larispem sont lancés ! Carmine, la fougueuse louchébem, Nathanaël, nouvellement apprenti au Cochon Volant, et Liberté, méchanicienne à la tour Verne, forment l’une des six équipes de ce Jeu de l’oie à échelle humaine.

Pendant ce temps, la comtesse Vérité de Maugardin œuvre dans l’ombre pour s’emparer de la Cité-État avec l’aide du président français qui rêve de réintégrer l’ancienne capitale dans l’Hexagone.

L’intrépide trio parviendra-t-il à déjouer ses plans ? Et sauront-ils décoder le Livre de Louis d’Ombreville, qui suscite tant de convoitises ?

Après avoir beaucoup apprécié Le sang jamais n’oublie, j’avais hâte de retrouver Larispem et nos trois héros dans la suite de leurs aventures, Les jeux du siècle.

L’univers créé par l’autrice me plait beaucoup : ce Paris qui ne s’appelle plus Paris depuis que la Commune a vaincu les Versaillais est assez fascinant. Cité indépendante rétrofuturiste qui a tout de même des relations privilégiées avec la France, Larispem a expulsé ou éliminé les monarchistes et les classes dirigeantes et mis au pouvoir une présidente assistée de Jules Verne en personne.

L’histoire telle qu’on la connait a été transformée, et en 1899 les choses sont bien différentes. Les bouchers règnent en maîtres, tout le monde se tutoie et s’appelle « Citoyen » et l’égalité est la valeur la plus importante pour cette Cité-Etat.

Dans ce second tome, Lucie Pierrat-Pajot, nous propose un récit plus rythmé, avec beaucoup d’action, impossible de s’ennuyer avec autant de péripéties, de mystères et de révélations qui ponctuent les chapitres.

C’est une histoire pleine de rebondissements, de suspens qui implique trois adolescents attachants et touchants chacun dans leur genre, avec leurs forces et leurs faiblesses, cernés par un monde d’adultes ambitieux, et prêts à tout pour parvenir à leurs fins.

L’autrice nous livre une intrigue de qualité plutôt complexe, dans un univers riche, les personnages sont bien travaillés, ils se révèlent davantage dans ce second opus et on a plaisir à suivre leur évolution.

L’écriture de Lucie Pierrat-Pajot est fluide,  le jargon louchébem qui saupoudre les dialogues (et ne gêne en rien la lecture) apporte un joli plus au style de l’autrice qui tend plutôt vers la simplicité. 

Autre bon point : les thématiques choisies par l’autrice. Les parallèles sont nombreux avec notre époque et c’est très intéressant : le terrorisme, la corruption, les complots, les dissentions internes… tout est bien traité et amène à réfléchir.

Vous l’aurez compris, cette suite, très addictive, tient toutes ses promesses et au vu du dénouement, j’ai hâte de lire le tome 3 en mars avec Audrey qui m’a accompagné dans cette lecture, son avis ici !

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Ingénieur agricole de formation, diplômé du conservatoire de théâtre, Jean-Laurent Del Socorro a d’abord été un gros lecteur de science-fiction, de fantasy et de littérature générale avant de se lancer dans l’écriture. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des maîtres de la fantasy historique française, avec plusieurs romans publiés aux éditions ActuSF. Lorsqu’il a découvert Julie Maupin, il a su que cette femme exceptionnelle du XVIIe siècle avait tout pour plaire aux lectrices et lecteurs d’aujourd’hui.

Julie Maupin court les duels et dégaine à tout va. Elle se produit également sur les plus grandes scènes d’opéra. Elle aime se travestir, collectionner les amants et séduire les jolies femmes.

Par amour, elle peut se lancer dans de folles aventures, quitte à mettre sa vie en jeu. Elle combat les préjugés de son temps et conquiert sa liberté pied à pied.

Cette femme hors du commun a grandi à la cour de Versailles et traversé le XVIIe siècle telle une comète. Sa vie est un roman !

Une pour toutes m’a enfin donné l’occasion de découvrir la plume de Jean-Laurent Del Socorro tant vantée par ses lecteurs et lectrices, et après la lecture de ce roman, je suis on ne peut plus d’accord !

L’auteur, considéré comme l’un des maîtres de la fantasy historique française, nous propose ici un pur roman historique terriblement bien écrit, à la manière des auteurs du XVIIè siècle, avec le vocabulaire de l’époque (un pur régal !), et nous raconte la vie de Julie Maupin qui a réellement existé.

Cette jeune femme a eu une existence très romanesque puisqu’elle a joui du privilège de recevoir une éducation alors réservée aux garçons, notamment en prenant part aux leçons d’escrime, devenant ainsi une fine lame.

Habillée comme un garçon, aimant les deux sexes, Julie d’Aubigny épouse Maupin s’affranchit de son mari, des convenances de son époque, pour mener une vie très libre qui lui fera parcourir la France, l’Italie et la Belgique. Elle deviendra actrice et cantatrice reconnue, notamment pour le grand Lully himself !

Jean-Laurent Del Socorro nous relate ses coups d’éclat dans un récit virevoltant, sans aucun temps mort, dont le style m’a éblouie. J’ai bien évidemment adoré l’histoire et surtout Julie Maupin, une femme libre et moderne, à une époque très corsetée, où il était très dangereux de l’être.

L’auteur connaît bien le règne de Louis XIV et s’est très bien documenté sur la pratique de l’escrime, les coups, parades et ripostes, les positions de garde… n’ont aucun secret pour lui et en tant que lecteur, on s’y croirait !

L’histoire est racontée en actes et en scènes et chaque acte s’ouvre sur des tirades, comme dans une pièce de théâtre de Molière. L’héroïne croise la route de Méphisto en personne, qui l’accompagne au gré de ses aventures car il souhaite signer un pacte avec elle. Signera ? Signera pas ? Vous le saurez en lisant ce roman !

Pour ma part, vous l’aurez compris, j’ai eu un joli coup de coeur pour l’histoire, l’héroïne et la plume de Jean-Laurent Del Socorro, et je ne peux que vous inciter à découvrir ce roman à votre tour.

Un grand merci aux éditions Ecole des Loisirs pour cette pépite, j’ai adoré !

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Lucie Pierrat-Pajot est née en 1986 à Nevers. La vie quotidienne lui semblant quelque peu étriquée, elle tombe très tôt dans l’addiction à la lecture afin de combler son appétit pour les voyages immobiles. Elle fait plusieurs détours dans diverses régions de France avant de s’installer dans l’Yonne avec son mari et sa fille, où elle travaille actuellement comme professeur-documentaliste dans un collège. Après avoir tenté sa chance lors de la première édition du concours, elle décide de participer à nouveau avec « Les Mystères de Larispem » et devient la grande lauréate de cette seconde édition.

Larispem, 1899. Dans cette Cité-État indépendante depuis 1870, où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent : Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux.

Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

Voilà une série qui me tentait depuis sa parution en grand format il y a quelques années de cela déjà ! Si je n’aime pas la science fiction, mes incursions dans l’uchronie furent à chaque fois de bonnes surprises.

Je me réjouissais donc de découvrir Le sang n’oublie jamais, premier tome d’une trilogie signée Lucie Pierrat-Pajot, Les mystères de Larispem.

Et j’avoue que je sors de cette lecture totalement emballée au point d’avoir acheté le tome 2 dans la foulée et l’avoir déjà prévu dans mes lectures de février.

L’univers créé par l’autrice m’a beaucoup plu : ce Paris qui ne s’appelle plus Paris depuis que la Commune a vaincu les Versaillais est assez fascinant. Cité indépendante rétrofuturiste qui a tout de même des relations privilégiées avec la France, Larispem a expulsé ou éliminé les monarchistes et les classes dirigeantes et mis au pouvoir une présidente assistée de Jules Verne en personne.

L’histoire telle qu’on la connait a été transformée, et en 1899 les choses sont bien différentes. Les bouchers règnent en maîtres, tout le monde se tutoie et s’appelle « Citoyen » et l’égalité est la valeur la plus importante pour cette Cité-Etat.

Je pense que c’est ce que j’ai préféré dans cette histoire : son univers à la fois historique et un peu steampunk. L’auteur mélange réalité et imaginaire et ça fonctionne très bien. Son intrigue peut paraître complexe au premier abord, mais il n’en est rien, et on se laisse prendre malgré nous dans les rouages politiques de Larispem, où beaucoup de secrets demeurent.

Maraudeuses, sabotages d’automates, livre indéchiffrable, société secrète, transmutation sont au coeur de ce premier volume. L’écriture de Lucie Pierrat-Pajot est fluide,  le jargon louchébem qui saupoudre les dialogues (et ne gêne en rien la lecture) apporte un joli plus au style de l’autrice qui tend plutôt vers la simplicité. les personnages sont attachants et il y a suffisamment de mystères pour accrocher le lecteur.

En bref, j’ai hâte de lire la suite des aventures de Nathanaël, Liberté et Carmine !

Audrey qui m’a accompagné dans cette lecture a beaucoup aimé aussi, son avis ici !

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Adolescent, Éric Pessan aimait beaucoup lire. C’est alors qu’il a commencé, tout naturellement, à écrire ses propres histoires. L’un ne va pas sans l’autre : celui qui aime le foot a envie de shooter dans un ballon, celui qui aime le rock a envie de s’emparer d’une guitare. Un jour, bien plus tard, un éditeur s’est intéressé à ses textes. De la même façon qu’il était un lecteur curieux, il est devenu un écrivain curieux : la trentaine d’ouvrages qu’il a publiés mêle plusieurs genres, romans pour adultes et romans pour la jeunesse, nouvelles, pièces de théâtre, poésies, textes écrits en compagnie d’artistes ou de photographes, recueils de croquis. La littérature est un bonheur qu’il partage aussi en animant, ça et là, des ateliers d’écriture.

La première vague du coronavirus touche la France et le président l’a annoncé, le pays va entamer un confinement qui pourrait être long.

Rester confiné dans leur appartement à Nantes ? Impensable pour Jo, 16 ans, son petit frère de 7 ans et sa mère. Ils laissent le père de famille, infirmier aux urgences de l’hôpital, donc en première ligne et Ils s’en vont à La Gueule-du-Loup, dans la maison d’enfance de leur maman.

La maison est en fait celle des grands-parents que Jo n’a pas connus, leur mère ayant coupé les ponts avec eux dès majorité, et elle est inoccupée depuis leur décès, deux ans auparavant.

Et il n’y a pas que des inconvénients : Jo peut faire du sport, profiter de la forêt toute proche, et jeter sur un cahier ses essais de poèmes.

Mais bientôt, des phénomènes étranges se produisent. Des bruits inexpliqués. Une peluche qui disparaît. Un animal ensanglanté dans la maison. Qu’est-ce qui hante La Gueule-du-Loup ? Et pourquoi leur mère n’est plus la même ?

La gueule-du-loup m’a permis de renouer avec la plume d’Eric Pessan découverte avec Dans la forêt de Hokkaido, un auteur qui aime aborder des thématiques graves qui touchent particulièrement les adolescents si j’en crois mes deux lectures. La première traitait du suicide, et pour connaître la seconde, il faudra lire ce roman !

C’est un récit âpre et angoissant de part sa thématique que je préfère vous taire et par son ancrage au coeur du confinement, si douloureux pour certaines personnes dix-huit mois après. Son atmosphère creepy et gothique, avec cette maison en apparence si paisible et personnage à part entière du récit, se prêtent fort bien à l’automne et concourent à mettre dans l’ambiance.

La tension monte crescendo au gré des chapitres et on découvre au fil des découvertes de Jo, des secrets de famille ô combien difficiles et les conséquences qui peuvent planer sur une vie entière. L’auteur le fait de façon intelligente, ce qui permet d’engager des réflexions avec les ados, cibles du roman.

La psychologie des personnages est bien travaillée, les réactions des uns et des autres crédibles même si je trouve que l’attitude du petit garçon est bien trop mature pour son âge. En tout cas, les adolescents qui le liront ne pourront qu’être marqués par cette lecture dans l’air du temps.

L’auteur a tellement bien fait son travail que ce récit m’a beaucoup angoissée et mise terriblement mal à l’aise, pour tout vous dire, j’avais du mal à retourner à ma lecture et j’ai mis près d’une semaine à venir à bout de ce roman de moins de 200 pages tant l’idée de retrouver le confinement et cette thématique me pesaient.

C’est néanmoins une lecture que je recommande, elle est nécessaire, mais doit être accompagnée car si une adulte comme moi en a été perturbée, un.e ado le sera encore davantage.

Un grand merci à L’école des loisirs pour cette lecture dérangeante mais nécessaire.

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Frances Hardinge est née en Angleterre en 1973. Elle écrit et rêve de devenir écrivain depuis sa plus tendre enfance. Alors qu’elle étudie la littérature anglaise à Oxford, elle participe à un atelier d’écriture et décide, après avoir gagné un concours de nouvelles, de se consacrer à sa passion.

1860 en Angleterre. Faith Sunderly est la fille d’un pasteur et éminent naturaliste, Erasmus Sunderly, un homme austère entièrement dédié à la fois et à la science. Reconnu dans le monde scientifique, il est connu pour s’être opposé à Darwin et sa théorie de l’évolution des espèces grâce à la découverte de fossiles de Nephilim. 

La jeune fille est passionnée de sciences et souhaite devenir naturaliste comme son père. Mais pour ses parents, il n’en est pas question, elle devra se conformer à ce que la société victorienne attend d’elle : être une épouse et une mère, comme Myrtle, sa propre mère lui en donne l’exemple. C’est Howard, son petit frère, qui le moment venu, fera des études.

Accusé d’avoir trompé la communauté scientifique, Erasmus Sunderly part s’exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais des menaces se propagent, jusqu’au drame. Que son père lui a-t-il caché ?

Défiant les convenances sociales, avec toute la fougue de ses quatorze ans, Faith osera-t-elle faire surgir la vérité ? Une vérité qui pourrait se révéler fort dangereuse…

Voilà trois automnes que L’île aux mensonges attendait bien sagement dans ma pal et quelle erreur de ne pas l’avoir lu plus tôt ! Ce roman gothique féministe classé ado (mais pour moi il a sa place aussi chez les adultes) est une véritable pépite.

Ce thriller victorien, empli de suspens et de révélations, m’a tenue en haleine jusqu’au point final. Frances Hardinge met en scène une héroïne passionnée, follement audacieuse et féministe avant l’heure dont j’ai adoré suivre le cheminement.

La plume de l’autrice est très belle et nous embarque dès les premières pages dans une intrigue captivante qu’il est bien difficile de lâcher. L’atmosphère est sombres et mystérieuse, l’histoire, très bien documentée, nous offre une peinture sociale très réaliste de l’époque victorienne puritaine où les apparences sont plus importantes que tout et où les femmes n’ont pas droit à la parole, encore moins à l’instruction.

Frances Hardinge nous parle donc de la loyauté familiale, de la place des femmes dans la société et leurs manigances pour être considérées ou conserver ce qu’elles ont via le veuvage. 

L’intrigue féministe dénonce le peu de place faite aux femmes qui sont condamnées à rester dans l’ombre. Faith ne l’entend pas de cette oreille et compte bien se libérer de cette société corsetée.

Malgré sa peur, elle va se révéler courageuse, intrépide et audacieuse pour découvrir l’origine du scandale qui entoure son père et découvrir les circonstances exactes de son décès. Car au-delà du féminisme, il y a aussi un thriller sous tension au coeur de cette île nimbée par la brume.

L’autrice aborde aussi d’autres thèmes comme la science, la connaissance, la foi et le doute. Il est intéressant de voir comment Frances Hardinge montre la découverte de la science face aux certitudes théologiques et le refus des théories de Darwin. Est abordé également le thème du suicide et les conséquences matérielles pour les proches lorsque quelqu’un s’est donné la mort.

Un roman très réussi dont je veux vous révéler le moins possible sur l’intrigue qui m’a beaucoup surprise par son développement, ses thèmes et par son dénouement que je vous recommande vivement.

Audrey, qui m’a accompagné dans cette lecture à beaucoup apprécié aussi, filez lire son avis ici.

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Jean-Michel Payet est né un 1er mai à Paris, en 1955. Après des études d’architecture, il a illustré une trentaine de romans, d’albums et de documentaires avant de se tourner vers l’écriture en 2004. Depuis, il a publié des romans pour la jeunesse et les jeunes adultes aux éditions des Grandes Personnes, Milan, Rageot, Bayard… Enfant, il ne se voyait pas devenir « auteur », mais plutôt « héros ». En attendant, il continue à écrire. Et à dessiner.

Paris, 1921. Marcel, un vieux copain de Balto, se fait assassiner sous ses yeux, alors qu’il se livre à un tour de magie sous le chapiteau du cirque qui a fait halte dans la Zone.

Qui a pu commettre ce crime sans pitié ? En vrai gars de la Zone, Balto jure de venger son ami et se lance dans une enquête qui va le mener dans le monde du cinéma naissant, dans les salons de la haute couture parisienne, les réceptions de l’aristocratie russe en exil, et même les ruines d’un orphelinat.

Coup de chance : il retrouve Émilienne Robinson, l’époustouflante journaliste lancée sur la même enquête. Mais les morts se multiplient, et l’étau se resserre autour de lui.

Rattrapé par les Gardiens de Nulle-Part, Balto va se retrouver confronté à la Grande Histoire et au massacre de la dernière famille impériale de Russie, les Romanov…

Avec Les gardiens de Nulle-Part, nous retrouvons Balthazar là où nous l’avions laissé à la fin du tome 1, Le dernier des valets de coeur. Quel bonheur de renouer avec ce jeune héros si sympathique créé par Jean-Michel Payet dans cette seconde aventure très réussie.

L’auteur, spécialiste des romans historiques pour adolescents, propose à ses lecteurs, une histoire menée tambour battant mêlant aventures, enquête, meurtres et secrets dans le Paris de l’après première guerre mondiale.

Comme toujours, l’auteur s’est très bien documenté et nous propose un formidable récit pour les quatorze ans et plus qui sait également séduire les adultes. Balto est le narrateur très attachant et gouailleur de cette histoire.

Gamin de la Zone et orphelin, il est resté peu de temps sur les bancs de l’école, fabrique des paniers mais se rend coupable aussi de quelques rapines pour améliorer le quotidien.

Pour coller au plus près de la réalité, Jean-Michel Payet, a fait le choix de l’argot, un très bon choix, qui rend le récit très vivant d’autant qu’il est entrecoupé de nombreux dialogues, de beaucoup de péripéties, de révélations en cascades et de suspens.

Impossible de s’ennuyer avec Balto et Emilienne tant l’intrigue, très bien construite, nous happe dès les premières pages. Pour ma part, j’en suis venue à bout en 24 heures tant j’avais envie d’avoir le fin mot de l’histoire.

La gouaille de Balto, le contexte historique très bien développé par l’auteur avec l’émancipation féminine, ces gardiens de Nulle-Part chargés de retrouver le dernier des Romanov alors que les bolcheviks sont au pouvoir.

Ajoutez une bonne trame policière avec du suspens, de l’humour et de l’émotion, vous obtenez un roman historique de qualité pour les ados et pour les adultes ! Les personnages sont intéressants et bien dessinés, j’ai aimé les suivre jusqu’au dénouement et j’espère bien que Jean-Michel Payet va continuer à nous raconter les aventures de Balto et d’Emilienne.

Bravo à L’école des Loisirs pour le très beau travail éditorial : l’objet livre est superbe avec ses dorures et ses décors qui se poursuivent de la couverture à la quatrième en passant par le dos. Je les remercie pour l’envoi de cette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, est l’une des figures de proue de la littérature française de l’imaginaire (Animale, Cogito, Extincta, ainsi que les sagas Phobos et Vampyria). Écrivain nomade, il a vécu à Paris, à Dublin, à Singapour et à New York, puisant son inspiration aussi bien dans les promesses du futur que dans les fantômes du passé.

Aux yeux de Versailles, Diane de Gastefriche a la faveur de Louis XIV l’Immuable, le vampyre suprême qui depuis trois cents ans impose son joug sanglant à la France et à l’Europe. En réalité, elle se nomme Jeanne Froidelac : elle appartient à la Fronde, organisation secrète œuvrant au démantèlement de l’empire du Roy des Ténèbres.

Dans le ventre de Paris, apparaît une mystérieuse vampyre renégate, régnant sur une cour souterraine peuplée de goules et d’abominations. Louis charge ses meilleures lames de capturer cette rivale insaisissable et de s’approprier son armée : celle-ci le rendrait plus puissant que jamais. Jeanne parviendra-t-elle à éliminer la Dame des Miracles avant que le Roy des Ténèbres la capture ?

À travers ce nouveau tome de la saga Vampyria, La cour des miracles, Victor Dixen s’empare de la figure du vampire et entraîne les lecteurs dans une aventure fantastique et frissonnante, menée tambour battant. Une plongée palpitante dans les ombres d’un Grand Siècle éternel. Une épopée de fantasy baroque aux confins du temps.

Si vous me lisez régulièrement, vous avez du remarquer que je ne suis guère versée dans les vampires, la fantaisy ou l’uchronie mais j’ai tellement aimé La cour des Ténèbres l’an dernier que j’étais très curieuse de découvrir la suite des aventures de Jeanne dans les ténèbres de Versailles.

Et je dois bien admettre que, pour moi, le pari est tenu. Je ne sais pas si celles et ceux qui sont des adeptes de l’horrifique et du vampirisme ont été séduits mais moi, oui. J’ai adoré l’ambiance de ce récit et les trouvailles (Notre Damne, Sang Michel…) de l’auteur pour bâtir le décor de cette cour de Versailles et de ce Paris vampyriques.

Victor Dixen s’est documenté sur l’époque de Louis XIV et sa cour et il y fait de subtils clins d’œil tout au long du récit (les perruques, le maquillage, les talons rouges, les courtisans…), j’ai beaucoup apprécié et j’ai trouvé cette uchronie finalement très plausible, si bien sûr, Louis XIV s’était transmuté en vampyre !

L’histoire, menée tambour battant, est pleine de rebondissements et se révèle très addictive grâce à la plume fluide de l’auteur, bien que je ne me sois pas vraiment attachée aux différents protagonistes de l’histoire, c’est bien là mon seul bémol, sinon quel plaisir de lecture, c’est bien simple je n’ai pas vu passer les 500 pages et suis arrivée au point final à regret car je serai volontiers restée dans cette cour des ténèbres.

Dans ce panier de crabes où les complots vont bon train, notre héroïne Jeanne devra se servir de toute sa sagacité pour aider au mieux La Fronde et empêcher le Roy de s’emparer de la dame des Miracles qui a le pouvoir de contrôler les goules. Elle va trouver des alliés sur son chemin en l’ambassadeur d’Angleterre ou d’Orféo mais devra se sortir aussi toute seule de chausse-trappes que d’autres vont mettre en travers de sa route.

Un très bon second tome que ce roman pour les grands ados, il y a certes parfois des longueurs mais l’univers est tellement riche et intéressant, que je ne vois pas le temps passer. Il me tarde de retourner à la cour des ténèbres, j’espère que le troisième tome ne se fera pas trop attendre.

Un grand merci à la Collection R pour cette lecture, j’ai adoré !

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Après avoir travaillé pour le jeu vidéo et le cinéma, Ariel Holzl se consacre à l’écriture. Inspiré par les littératures de l’imaginaire, il a publié chez Mnémos Les Sœurs Carmines (prix Imaginales jeunesse 2018, Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubers 2018) et Fingus Malister chez Rageot. Ariel Holzl vit à Marseille.

Léo a 17 ans. Atteint de la maladie de Huttington, il vient de perdre ses parents dans un accident de voiture et se rend à Paris chez son tuteur, son grand-oncle Théobald.

Dans ce vieil hôtel particulier où les miroirs sont voilés, il mène une vie très libre jusqu’au jour où il bascule dans une fontaine des catacombes et se retrouve projeté dans une réplique négative de Paris, le Périmonde.

Auréolé d’un soleil noir, le Périmonde est un territoire où le temps n’a pas de prise et où règnent des clans aux pouvoirs puissants.

Pour sauver Théo, prisonnier, Léo n’a d’autre choix que de les affronter lors de la Chasse Sauvage, une course contre la montre où tous les coups sont permis. Heureusement, l’énigmatique Alma est là pour l’aider… mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Avec Temps mort, Ariel Holzl propose aux adolescents un roman fantastique et horrifique qui les plonge dans les ténèbres de la ville lumière.

Le héros, très courageux et sympathique, plaira aux lectorat visé et les entraînera dans une course folle dans cette réplique de Paris en négatif, où la vie éternelle est figée.

L’histoire est très rythmée et l’univers développé par Ariel Holzl est riche, peuplé de dynastes, de goules, de vampires… une histoire idéale pour la période d’Halloween tant l’univers s’y prête.

La plume de l’auteur est rythmée, pleine de suspense, l’écriture est fluide et facile à lire avec de nombreux rebondissements tout au long du récit.

Vous le savez, je n’ai pas l’habitude de lire de l’urban fantaisy, encore moins de l’horrifique, mais j’ai apprécié ma lecture que j’ai fait à mon rythme à raison de quelques pages par jour.

J’ai trouvé l’univers plutôt approfondi, peut-être pas assez pour les amateurs du genre, mais pour une novice telle que moi, c’était suffisamment complexe pour parfois me perdre totalement entre les différentes créatures, les maisons et les lieux du Périmonde.

L’auteur en profite pour aborder des thèmes comme la maladie de Huttington, le deuil, la vie, la mort et l’euthanasie, des sujets qui intéressent souvent les ados.

Une atmosphère sombre et gothique et un roman que je conseille aux ados à partir de 13 ans. Les miens me l’ont d’ores et déjà chipé pour se faire leur propre avis.

Un grand merci aux éditions Slalom pour cette lecture qui m’a sorti de ma zone de confort.

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