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Archive for the ‘Littérature française’ Category

Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu’à moitié, une fille de 12 ans bien plus mature qu’elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l’appelle chaton. Lorsqu’elle perd son job elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques aux assurances, de l’embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l’équipe de détectives à une condition : elle ne devra s’occuper que des affaires les plus simples. Bien entendu, Olympe n’est pas assez sage pour respecter les consignes. L’appel des commissions versées à chaque résolution d’affaire est trop fort pour qu’elle garde ses fesses confortablement posées sur le siège de sa voiture…
Mais que va-t-il se passer quand les cadavres commencent à s’accumuler et que l’on cherche à l’éliminer à son tour ?

Olympe Posteur est une parisienne de 38 ans, photographe culinaire de son état. Divorcée, elle est la mère de Aglaé, une ado de 12 ans, nettement plus mature qu’elle.

Alors qu’elle rejoint son boss Paul-Henri Foulque au Plazza Athénée pour un shooting photo, son chemin croise la route d’un homme sur le point de se jeter du pont Alexandre III.

N’écoutant que son bon cœur, elle empêche l’homme singulièrement dépressif de sauter mais se retrouve dans la scène, le tout sous les caméras d’une chaine d’info en continu.

Son patron, furieux qu’elle ne soit pas au rendez-vous, la licencie sur le champ. Sans job, elle supplie son meilleur ami Hugo de l’embaucher en tant qu’enquêtrice au sein de son agence de détectives spécialisée dans les arnaques à l’assurance.

Dès lors, le quotidien d’Olympe, ne sera plus du tout sous contrôle…

Tout n’est pas sous contrôle du tout est une comédie policière signée Sophie Henrionnet. Autant vous le dire d’emblée, j’ai préféré dans ce genre Les aventures improbables de Julie Dumont que j’avais trouvées vraiment hilarantes.

On va donc suivre pendant près de 400 pages la sympathique Olympe dans son quotidien de maman mais aussi dans ses filatures et ses enquêtes. Et si, au départ, ce job est purement alimentaire, elle va vite se prendre au jeu et se révéler plutôt futée et courageuse, même si elle est aussi un véritable paratonnerre à poisses !

Gaffeuse en diable, elle va tout de même mener sa barque comme une grande, se faire accepter des autres enquêteurs, en prenant pas mal de risques au passage.

C’est un récit pétillant, bourré d’humour, enlevé et sans temps mort, qui se lit tout seul et qui remplit formidablement bien son job de roman de détente.

Côté personnages, ils sont plutôt sympathiques et attachants, Olympe et Aglaé en tête qui forment un duo mère / fille assez extra, la grand-mère surnommée Barbara Cartland et le voisin policier au charme ravageur.

On pourrait néanmoins reprocher à l’auteure une intrigue cousue de fil blanc, une surenchère dans les aventures d’Olympe parfois tirées par les cheveux qui m’a fait lever les yeux au ciel, un humour un peu facile et pas mal de clichés.

Il n’en reste pas moins que si vous cherchez une lecture de vacances divertissante, Tout n’est pas sous contrôle du tout est fait pour vous !

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Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
Jane, une jeune Anglaise cachée dans l’appartement d’aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris… Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République.
Il ignore que certains d’entre eux souhaitent sa mort et qu’il ne lui reste plus que trois jours à vivre.

Le dernier bain, c’est celui de Jean-Paul Marat, ancien médecin, reconverti dans le journalisme depuis le début de la révolution, fondateur d’un journal politique L’Ami du peuple.

Marat, en ce très chaud mois de juillet 1793, vit cloitré, malade, affligé d’une terrible maladie de peau particulièrement nauséabonde, dans son appartement de la rue des Cordeliers, entouré de sa sœur et de sa maîtresse.

Orchestrant depuis sa baignoire la valse des dénonciations, il condamne à mort par ses signatures tous ceux qu’il soupçonne d’être hostiles à la révolution, sans preuve aucune.

Marat n’a plus que trois jours à vivre mais ça il ne le sait pas. Une jeune fille prénommée Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont, retenue par l’Histoire sous le nom de Charlotte Corday, vient d’arriver à Paris depuis sa Normandie natale avec un projet funeste en tête : tuer Marat qu’elle estime coupable de la Terreur et sauver grâce à son geste la Révolution…

Le dernier bain est le second roman de Gwenaële Robert après le très réussi Tu seras ma beauté. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je suis particulièrement friande de ses romans pour la jeunesse qu’elle signe sous le nom de Gwenaëlle Barussaud.

Cette fois-ci l’auteure nous entraîne dans un passionnant roman historique au cœur de la Terreur et au plus près d’un épisode les plus marquants de cette période : l’assassinat de Jean-Paul Marat. Une période sinistre où chacun vit dans la peur de se faire dénoncer et de finir comme les aristocrates : à la lanterne.

A travers le regard d’une poignée de protagonistes réels ou fictifs qui gravitent autour de Marat, l’auteure retrace les jours qui ont précédé et suivi son assassinat : le peintre David et grand ami de Marat, Théodose, un moine défroqué reconverti en écrivain public, son père perruquier de son état, Marthe la lingère de Marie-Antoinette, Jane une jeune anglaise en soif de vengeance et Charlotte Corday.

Beaucoup de ces personnages auront une bonne raison de vouloir la mort de Marat, une seule aura le courage d’aller jusqu’au bout de son dessein et en paiera le prix fort, en montrant un courage et une détermination sans faille jusqu’à la guillotine, forçant le respect de Fouquier-Tinville, l’accusateur public.

Que vous dire à part que j’ai eu un coup de cœur pour ce roman d’un grande qualité littéraire comme toujours avec Gwenaële Robert, j’adore son écriture qui manie une vocabulaire soutenu et particulièrement ciselé, tout en étant fluide, vif et haletant.

J’ai adoré les personnages qu’elle met en scène en particulier les figures féminines que sont Marthe, Jane et Charlotte. Je m’attendais à suivre Charlotte Corday et en fait, elle n’est qu’une des protagonistes de cette histoire et intervient finalement assez tard dans l’intrigue, j’ai été agréablement surprise par cet aspect et par le talent de l’auteure car tous les éléments du récit apportés par chaque personnage s’imbriquent et convergent vers l’assassinat. Tous vont se retrouver au plus près de l’événement qui va bouleverser le cours de leurs existences.

J’ai tout autant apprécié la forme de ce roman, proche du roman policier qui démarre par une analyse du célèbre tableau de Marat. Comme dans tout polar, il y a la victime, particulièrement antipathique qu’on ne plaint pas, les protagonistes qui ont tous un mobile et si je ne connaissais pas déjà la fin, je me serai demandé tout au long du récit, lequel d’entre eux était finalement le coupable.

Gwenaële Robert rend aussi ici un bel hommage aux femmes fortes, qui osent malgré la peur, faire quelque chose, à travers la lingère, l’anglaise et Charlotte Corday, et montre à l’inverse la couardise de certains hommes qui préfèrent fuir et se terrer pour garder la vie sauve.

Vous l’aurez compris, Le dernier bain est une réussite, un très très beau roman bien documenté que je vous conseille vraiment de lire à votre tour pour cette rentrée littéraire.

Un grand merci à Gwenaële Robert pour sa délicate dédicace, à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette magnifique lecture !

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La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le  » Versailles des mers « , situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.

On l’appelle le paradis des enfers. Pour Gabrielle, marquée à jamais par la mort de sa mère Léa lors d’un naufrage une dizaine d’années plus tôt, le phare de Cordouan est un refuge, l’endroit où elle se sent le plus proche de la disparue.

Nommée auxiliaire, elle tombe amoureuse d’Alexis son tuteur, déjà fiancé à une autre. Elle tait son amour pour lui bien qu’elle ait l’impression que ses sentiments sont partagés. C’est alors que la déclaration de guerre arrive. Les hommes sont mobilisés et bientôt Alexis disparaît, suite au suicide de sa promise.

Gabrielle se met à dépérir et ni son père ni sa grand-mère n’arrivent à lui changer les idées. La région est bientôt occupée, le phare pris par les allemands. Les lois antijuives commencent à faire peur à Denis, son père, qui craint plus que jamais pour sa fille unique et l’incite vivement à ne plus quitter Cordouan…

Il y a deux ans déjà, j’avais découvert la plume de Madeleine Mansiet-Bertahaud avec Les nuits blanches de Lena qui dépeignait la chute du régime tsariste et que j’avais beaucoup aimé.

Changement de lieu et d’époque avec La valse des mouettes qui nous emmène du côté de Royan, une région que j’affectionne particulièrement, pendant la seconde guerre mondiale.

Avec ce roman, Madeleine Mansiet-Berthaud signe le portrait d’une femme déterminée qui, au-delà des conventions, a choisi un métier d’homme au quotidien rude mais exaltant. Un roman d’apprentissage et d’émancipation qui se révèle agréable à lire et plein de rebondissements.

L’auteure nous raconte donc le destin de Gabrielle qui a une belle complicité avec son père et sa grand-mère, qui n’a de cesse de découvrir les secrets de sa famille, les raisons pour lesquelles sa mère l’a abandonnée et les circonstances dans lesquelles Léa a perdu la vie. Une absence qui la marque encore, une dizaine d’années après sa disparition.

Gabrielle est une héroïne atypique à l’allure plutôt masculine qui se passionne par un métier jusqu’alors occupé uniquement par les hommes, qui vit entre le phare et le café Le Mascaret de son père.

Si l’intrigue est très longue à démarrer, l’auteure prend en effet son temps pour planter son décor et nous dévoiler les protagonistes de son histoire, jusqu’à ce que la guerre éclate mettant en place les événements qui rendront intéressante l’histoire de Gabrielle et d’Alexis.

Car si l’histoire de Gabrielle peut paraître banale, dès que l’Occupations s’installe, sa vie prend un tournant. Les drames, les secrets de famille, les révélations sur le passé de sa mère et ses propres amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente de la guerre et très loin des siens, jusqu’au camp d’Auschwitz Birkenau et nous tenir en haleine pendant plus de trois cents pages.

Le contexte historique est bien rendu et j’ai aimé retrouver une région chère à mon cœur et suivre Gabrielle au sein de son phare.

La jeune femme se révèle courageuse et l’ensemble des personnages sont assez attachants, Gabrielle bien sûr mais aussi Denis son père, sa grand-mère, Charles et Alexis.

Bien documenté, porté par une héroïne non conventionnelle, La valse des mouettes est un bon roman du terroir, à réserver aux adeptes du genre.

Un grand merci à Laëtitia et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture !

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Elle vient d avoir quarante ans. Elle est journaliste et sillonne la France pour ses enquêtes. Elle a deux adorables petites filles. Et un mari qui, bien heureusement, ne travaille pas et s’occupe de leurs enfants. Enfin, « bien heureusement », c’est ce qu’elle se raconte à elle-même, parce qu’au fond elle est au bord du burn-out.
« Mais comment ça ? lui clame son entourage. Tu as tout pour être heureuse ! Des enfants fabuleux, un mari attentionné, un travail passionnant ! »
Oui, mais voilà. Shiva en a plein les bras. De ce mari adorable mais glandeur. De sa culpabilité abyssale de mère qui travaille. De la pression qu’elle se met sur les épaules pour faire bouillir la marmite. Sans compter les mille et une choses du quotidien qui incombent toujours aux femmes…

Parisienne et journaliste de près de 40 ans, Elle est mariée depuis 20 ans avec son mari de 10 ans son aîné, qui vit à ses crochets, a deux petites filles, Esther et Rachel.

Elle est une battante et tient son petit monde à bout de bras, elle gère tout mais son mari, qui n’en fiche pas une rame, ne cesse de lui faire des reproches. Son entourage et son psy lui disent qu’il faut qu’elle sorte de ce cercle vicieux, que son mari abuse de sa culpabilité et fait exprès de rater ses concours afin qu’elle ne le quitte pas.

Elle n’en peut plus et rêve d’une nouvelle vie. Sous le regard attentif de son psy à l’érudition désuète, de son meilleur ami homosexuel rosse et drôle, de sa tante sexagénaire gentiment indigne et d’une copine un peu loufoque, elle met tout en oeuvre et souvent le pire pour s’en sortir.

Elle se cogne contre tous les murs et rêve d’un être miraculeux seul capable, croit-elle, de la sauver…

Dans ce premier roman, Isabelle Saporta, journaliste connue pour ses enquêtes (Le livre noir de l’agriculture ; Vino Business ; Foutez-nous la paix ! ; Du courage !), met en scène une femme qui ressemble à chacune d’entre nous : en tout cas celles qui sont mamans.

Notre héroïne est dynamique mais épuisée, opiniâtre mais découragée… Tout son entourage assiste impuissant à sa descente aux enfers et nous on s’amuse, avec cette comédie certes très parisienne (notre journaliste n’a que des amis gais ou CSP+, elle s’habille fashion, se parfume avec Chanel n°5, travaille à la télé et a l’air d’avoir un compte en banque bien rempli).

Le prince charmant, c’est vous ! est un roman de pure détente, même si il n’est pas toujours très crédible, on lit avec plaisir ce récit mené tambour battant, à la fois drôle et doux-amer, qui nous fait relativiser un certain nombre de choses car franchement je n’aimerai pas être à la place de Elle pour rien au monde !

La plume de Isabelle Saporta est vive et enlevée, les chapitres sont courts, l’histoire sans temps mort, les répliques font mouche et on suit avec plaisir le quotidien de notre narratrice, qui essaie de mener de front sa vie professionnelle et sa vie personnelle.

On connaît toutes la charge mentale dont souffrent les femmes qui préfèrent faire elles-mêmes plutôt que déléguer, surtout lorsqu’elles sont dotées d’un mari comme celui de l’héroïne, qui passe son temps à faire des reproches et à dire à sa femme qu’elle est castratrice, alors qu’elle aimerait bien pouvoir se reposer sur lui.

Une situation que connaissent aussi les mamans solos, dont je fais partie, qui ne peuvent jamais déléguer de toute façon !

Bien que, comme je le disais plus haut, le contexte n’est pas toujours crédible, on se reconnaît volontiers dans ce portrait de femme, engluée dans son quotidien et on dévore sans peine les pages truffées d’humour, de situations cocasses et de personnages tous plus toxiques que jamais pour notre héroïne.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Dévastée par une récente rupture, Alma quitte Londres pour passer l’été chez sa grand-mère dans un petit village, au bord de la mer. C’est là, dans la bibliothèque familiale, qu’elle découvre entre les pages d’un livre une ancienne lettre.
Le courrier est adressé à l’arrière-grand-mère d’Alma, employée autrefois chez les Wilson, une famille habitant dans une grande maison battue par les embruns. Qui est cette femme noyée dont la lettre parle avec tant de douleur ? Quel rôle a joué par sa propre famille dans ce drame ?
Alma se lance sur les traces de Selina Wilson, une jeune femme qui a vécu dans les années 1910. Une femme éprise de liberté et refusant de se plier à un mariage arrangé. Dans les méandres d’une histoire familiale dévastée, Julia va découvrir un secret bouleversant…

Juin 2011. Alma est une jeune londonienne de 29 ans qui s’est fait plaquer au bout de 10 ans de vie commune. Depuis, elle est tombée dans une grave dépression au point de perdre son job et n’arrive pas à tourner la plage.

Sa mère l’envoie passer l’été chez sa grand-mère Mina, quasi centenaire, qui a une santé de fer et un moral d’acier. La vieille femme vit dans une bourgade perdue à côté de la mer, cela devrait changer les idées d’Alma.

Alma n’a plus goût à rien mais un jour où elle s’ennuie ferme, elle décide d’emprunter un livre à Mina et tombe sur une lettre destinée à son arrière grand-mère, Helen. Son interlocutrice parle d’une femme noyée et semble visiblement mal à l’aise avec la situation dont il est question.

Il n’en faut pas plus pour éveiller l’intérêt d’Alma qui questionne aussitôt sa grand-mère : qui est la femme noyée ? Est-elle morte accidentellement, assassinée ou s’est-elle suicidée ? Qui est la mystérieuse expéditrice de cette lettre à Helen ?

Alma va mener l’enquête et plonger dans l’histoire de Selina Wilson, une jeune femme éprise de liberté, pour qui Helen travaillait….

Vous savez combien j’aime les secrets de famille, les romans chorals, les récits à double temporalité et plus généralement les sagas familiales, La maison de la falaise, le premier roman de Audrey Perri avait donc sur le papier tout pour me plaire.

Et ce roman m’a plu en partie : j’ai beaucoup aimé tous les passages qui ont pour décor le début du 20è. Le récit s’ouvre d’ailleurs dans le passé puisqu’il nous offre les derniers instants d’une femme dont on ne connait pas l’identité, qui est en train de se noyer.

Puis, le récit se partage entre deux époques : tout en suivant Alma en 2011, nous découvrons en parallèle l’histoire des familles Wilson et Clark entre 1909 et 1914.

Ces deux familles voisines ont chacune une demeure surplombant l’océan et des liens d’amitié vont se nouer entre les enfants, en particulier chez les cadettes Selina et Laura, deux jeunes filles qui veulent s’émanciper.

Les deux aînés, Matthew et Sibyl, on va vouloir les marier. Les Wilson sont très endettés et la dote promise par les Clark, les effaceraient. Mais tout ne va pas se passer exactement comme prévu et un certain nombre d’évènements vont chambouler le quotidien et l’avenir des deux familles.

Comme je le disais plus haut, la partie historique est passionnante, pleine de secrets et de rebondissements, j’ai été transportée au cœur de ces familles et j’ai beaucoup aimé suivre Selina et Laura. J’ai été captivée par les mystères qui les entourent et notamment l’identité de la noyée et ce qui avait bien pu se passer ce terrible jour de 1912 où elle a trouvé la mort.

J’ai apprécié la plume fluide d’Audrey Perri qui nous embarque dans cette histoire du passé. Il y a plusieurs rebondissements, des fausses pistes, des secrets en veux-tu en voilà et comme dans un polar, j’ai échafaudé des théories qui se sont révélées parfois vraies et à d’autres moments totalement fausses.

Tout n’était pas prévisible, loin de là, et j’ai vraiment apprécié d’autant plus que l’auteure ancre bien son récit dans son époque : les mariages arrangés, les dots, l’éducation des jeunes filles reposant uniquement sur ses futurs devoirs de femme de maison, pas de place pour l’émancipation ni les études, etc.

Hélas pour moi, la partie contemporaine, qui représente tout de même un chapitre sur deux, m’a bien ennuyée. Alma ne fait que ressasser sa rupture à longueurs de pages et à l’exception des moments où elle est enquête ce qui s’est passé entre 1909 et 1912, il ne se passe rien ou presque.

Et si je me suis attachée aux héroïnes du passé, celle du présent m’a vraiment tapé sur les nerfs, dommage car cela aurait pu être un coup de cœur dans la présence d’Alma. Si vous aimez les sagas familiales, La maison de la falaise devrait combler vos attentes, en dépit de mes bémols, car peut-être qu’Alma vous plaira davantage qu’à moi !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture et pour leur confiance.

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Fraîchement débarquée de son île bretonne à Antibes pour devenir la dame de compagnie de Gilonne, Kim est frappée par la complicité qui unit cette ancienne actrice à son fils unique. Aussi, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle apprend que celui-ci aurait disparu des années plus tôt… Gilonne est-elle victime d’un imposteur ? Guidée par son désir de protéger celle qui pourrait être sa grand-mère, Kim va tenter de percer le secret de cette mystérieuse famille.

Kim, une habitante de l’île de Groix, est orpheline de naissance. Sa mère, Lénaïg, est morte en la mettant au monde, et son père est inconnu au bataillon. Elle a été élevée par sa grand-mère, surnommée Le Chat, et elle file le parfait bonheur avec Clovis, avec qui elle tient la maison de la presse.

Le jour de ses 26 ans, elle a acheté un test de grossesse, elle a du retard et espère bien être enceinte. Le Chat, part sur le continent pour la journée, mais le soir venu, au lieu de prendre le bateau pour rentrer, elle appelle Kim pour lui annoncer qu’elle est à Bale afin de mettre fin à ses jours.

Pour Kim, c’est l’incompréhension. Sa grand-mère, la seule famille qu’elle n’ait jamais eu, ne lui a jamais fait part de ses intentions. Seulement âgée de 74 ans, elle avait encore de belles années devant elle.

Après ses funérailles, Kim ressent le besoin de prendre le large. Elle accepte de descendre jusqu’à Antibes afin de s’occuper pendant un mois de Gilonne de Kerjean, une ancienne actrice octogénaire, totalement égocentrique mais dont l’esprit bat la campagne.

Accueillie par son fils, Côme, elle est aussitôt engagée grâce à sa chevelure rousse. Mais elle apprend quelques jours plus tard que le dit Côme est mort deux ans auparavant…

Aussitôt acheté, aussitôt lu, c’est assez rare pour être souligné ! Il faut dire que cette couverture estivale est un véritable appel à la lecture et que je ne me voyais pas lire Les couleurs de la vie en plein hiver.

Cette lecture m’a permis de retrouver Lorraine Fouchet que j’avais découverte dans L’agence, médecin généraliste de profession, auteure d’une dizaine de romans, ayant parfois pour cadre la Bretagne et notamment l’île de Groix, qu’elle aime tant.

L’auteure nous propose ici un très joli roman plein d’amour et de tendresse sur le bonheur, les relations intergénérationnelles, les liens parents / enfants, la vieillesse et le refus de la vieillesse en solitaire, l’amitié, la maternité, les violences conjugales, et le pardon.

Lorraine Fouchet, vous l’aurez compris, aborde plusieurs thématiques tout au long du récit et met en scène des personnages très touchants : Kim bien sûr, qui a toujours souffert du manque d’une mère même si elle a su tisser des liens très forts avec sa grand-mère ; Côme, dont les relations difficiles avec sa mère, ont gâché sa vie ; Gilonne, monstre d’égocentricité, qui n’a eu de cesse d’être tyrannique avec son fils, le prenant et le jetant à son gré ; Jules, l’ancien majordome de Gilonne, tout dévoué à son employeure au point d’avoir oublié de mener sa propre vie.

La construction du récit est très originale, faite de feed backs dans le passé, mêlant les voix de Kim et Côme mais aussi celles des objets du quotidien (miroir, frigo, piano…) qui viennent apporter leur point de vue au récit.

Lorraine Fouchet s’attarde bien évidemment davantage sur Kim et Côme dont elle nous raconte la vie passée et présente, l’intrigue se met en place lentement mais cela ne m’a pas gênée, bien au contraire puisque cela m’a permis de me familiariser avec les différents protagonistes, avant que l’intrigue démarre vraiment.

L’auteure manie à la fois l’humour et l’émotion tout au long de son roman, nous donne aussi matière à réflexion et j’ai été bien triste de quitter l’île de Groix une fois la dernière page tournée.

Un roman qui, bien que traversé par des thématiques sombres, est résolument optimiste et qui se révèle être un vrai bonheur de lecture. Je vous le recommande !

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Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.

Marie a bientôt 40 ans, un mari qui la trompe à tour de bras et deux grandes filles étudiantes. Elle ne s’épanouit plus dans son rôle de femme au foyer d’autant plus que Rodolphe est de plus en plus absent, que ses jumelles ont quitté le nid et que ses rêves d’ailleurs restent inassouvis.

Poussée par ses filles qui voient combien elle est malheureuse, elle quitte son mari le jour des 40 ans de celui-ci, non sans avoir au préalable préparé une grandiose fête d’anniversaire à laquelle elle a convié tous leurs proches et ses nombreuses maîtresses.

Marie prend le large et embarque pour une croisière autour du monde de trois mois spéciale célibataire. A bord, elle fait la rencontre de Anne, séparée de l’homme qu’elle aime passionnément depuis plusieurs décennies et Camille, ex-grosse qui n’arrive pas à avoir une vie amoureuse et qui a décidé de se taper un mec à chaque escale…

J’avais lu l’été dernier Tu comprendras quand tu seras plus grande que j’avais beaucoup aimé, j’ai donc eu envie cet été de retrouver Virginie Grimaldi, qui s’est d’abord fait connaître en tant que blogueuse, avec son premier roman : Le premier jour du reste de ma vie.

Véritable carton en librairie, ce titre ne me tentait à priori pas, car il ne me semblait pas sortir des sentiers battus mais sa couverture estivale et les bons avis m’ont tout de même donné envie de le glisser dans ma PAL d’été et j’ai bien fait de me laisser tenter car j’ai passé un très bon moment avec les héroïnes de ce roman que sont Marie, Anne et Camille.

Car le point fort de ce roman c’est bien évidemment ces trois femmes et l’amitié très forte qui va naître entre elles. Entre Marie, qui fait la croisière pour se retrouver, Anne pour oublier l’absence de Dominique et Camille pour acquérir de l’expérience amoureuse en vue de séduire son collège Julien, peu de points communs mais si loin de chez elles, elles vont former un trio très uni, s’épaulant dans les moments durs.

Avec ce titre, Virginie Grimaldi nous fait voyager, j’ai beaucoup aimé cet aspect du récit, elle nous rêver et nous donne envie d’embarquer pour cette croisière avec Anne, Marie et Camille, faire de la plonger, nager avec les dauphins…

Bien sûr l’histoire est calibrée pour plaire au plus grand nombre, les chapitres sont courts, le ton enjoué, les réparties pleines d’humour, les personnages pleins de bons sentiments mais Virginie Grimaldi sait y faire et sa plume fluide récit m’a littéralement ferré et ensuite, difficile de le lâcher, un vrai page turner !

Le roman fait sourire et rire, l’ensemble des protagonistes, chacun avec leur parcours différents, sont attachants, et même si tous les problèmes qui arrivent à nos héroïnes se résolvent comme par magie, on passe un très bon moment à bord du Félicità.

Il est aussi beaucoup question de tendresse, de résilience, de sagesse, d’amitié, d’humanisme, d’amour et on en tire une belle leçon de vie : carpe diem !

Un roman que je vous conseille d’emmener dans votre valise de vacances car je l’ai trouvé très prenant et agréable à lire ! Un feel-good book qui met du baume au coeur et ça fait tellement de bien.

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