Les crayons de couleur – Jean-Gabriel Causse

Du jour au lendemain, les couleurs disparaissent. Dans ce nouveau monde en noir et blanc, un drôle de duo se met en tête de sauver l’humanité de la dépression en partant à leur recherche. Lui, c’est Arthur, employé dans une fabrique de crayons de couleur, aussi paumé que séduisant. Elle, c’est Charlotte, aveugle de naissance et scientifique spécialiste de ces mêmes couleurs qu’elle n’a jamais vues. A leurs côtés, une petite fille au don mystérieux, un chauffeur de taxi new-yorkais, les résidents d’une maison de retraite qui ressemble à une colonie de vacances. A leurs trousses, une bande de bras cassés au service d’une triade chinoise…

Arthur Astorg pointe à Pôle Emploi depuis maintenant trois ans lorsqu’il décroche un job de commercial chez Gaston Cluzel, un fabricant réputé de crayons de couleur. Le patron, qui est sur le point de mettre la clé sous la porte, accepte de l’embaucher car son salaire est pris en charge par l’Etat. Il ne se fait pourtant guère d’illusion sur Arthur, à la mine débraillée et qui sent l’alcool à plein nez.

Face à son appartement vit Charlotte da Fonseca. Cette jeune femme docteur en neurosciences et spécialiste des couleurs reconnue mondialement, est chroniqueuse pour France Inter. Maman d’une petite Louise, Charlotte est aveugle de naissance et seule une poignée d’initiés est au courant car sinon comment continuer à être crédible ?

C’est une journée comme toutes les autres et pourtant, de façon très soudaine, toutes les couleurs se mettent à disparaître. Le monde n’est plus qu’un camaïeu de gris, de blanc et de noir. Au sein de la population, c’est la panique. Les marchés financiers s’écroulent, la déprime s’étend des basses couches de la société jusqu’à son sommet, chacun fait grise mine.

Spécialistes et scientifiques sont mobilisés afin de trouver la réponse qui angoisse tout le monde : pourquoi les couleurs ont disparu ?

C’est totalement par hasard que j’ai emprunté ce roman à la médiathèque, la couverture m’ayant sauté aux yeux dans les nouveautés ! Et je ne regrette pas d’avoir terminé l’année avec ce roman, charmant et intéressant à plus d’un titre.

L’histoire de cette disparition des couleurs est très originale et Jean-Gabriel Causse, designer coloriste de profession, qui signe avec Les crayons de couleur son premier roman, nous distrait tout en nous apprenant également une foule de choses sur les couleurs, ce que j’ai trouvé diablement intéressant.

L’idée de départ est farfelue à souhait et démarre plutôt lentement pour ensuite prendre une allure folle, avec parfois des rebondissements un peu trop tirés par les cheveux mais qu’importe, l’auteur arrive tout de même à nous proposer une trame crédible et haletante, portée un duo de personnages très attachant : Arthur et Charlotte.

Au-delà de l’histoire de disparition des couleurs, ce roman a le mérite de nous montrer l’importance des couleurs dans un monde devenu monochrome et où le noir, le gris et le blanc s’imposent dans la mode, le design, la technologie, la décoration…

Au fil du récit, on prend conscience de l’importance des couleurs, on découvre leur symbolique et leur influence sur le comportement des individus et sur l’ensemble de la société.

Un premier roman distrayant et enrichissant que je vous conseille si vous avez envie de vous divertir ou d’en apprendre plus sur les couleurs.

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L’élégance des veuves – Alice Ferney

« Le spectacle se donne sans fin. Car l’instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s’y refuse, jusqu’à tant qu’elle cède, s’affale, se colle à une autre, et que s’assure la pérennité des lignées amoureuses. » Cela se produit de multiples fois, sans relâche, cela s’enchaîne avec beaucoup de naturel et de grâce. Un cycle sans fin pousse les femmes à se marier, à enfanter, puis à mourir. Ainsi va le temps, secoué par le rythme des naissances et des morts, quand le besoin de transmettre l’emporte sur le désespoir de la perte d’un être cher. Un long fil de désir passe au travers des générations.

Fin du XIXè siècle. Valentine Bourgeois va s’unir à Jules, qui a du faire ses preuves avant de lui passer la bague aux doigts. Contrairement à ses soeurs ou à ses amies, elle a la chance de faire un mariage d’amour, qui va la combler vingt années durant, jusqu’au jour où Jules va fermer les yeux et laisser un vide immense autour de lui, condamnant son épouse bien-aimée à un très long veuvage.

Peu après la première guerre mondiale, il y a aura Henri, un de leurs fils, qui va unir son destin à celui de Mathilde et offrir dix petits-enfants à Valentine ; et Gabrielle, la cousine et meilleure amie de Mathilde, qui comme Valentine, va devenir une jeune veuve, après avoir enfanté six fois…

Au rythme des faire-part de naissance et de mort, Alice Ferney nous livre dans L’élégance des veuves, la chronique de trois destins féminins dans la société bourgeoise du début du XXè. Des jeunes femmes à qui l’on ne demande qu’une chose : procréer et perpétuer le nom de famille de leur époux.

Fiançailles, mariages, enfantements, décès, le cycle ne s’arrête jamais, car le ventre toujours fécond de Valentine, Mathilde et Gabriel sait combler la perte des êtres chers, en s’épanouissant dans une maternité abondante.

J’avais repéré ce titre lors de la sortie du film Eternité dont c’est l’adaptation. La bande annonce m’avait fait très envie mais je souhaitais lire d’abord le roman et j’ai bien fait car ce court récit est un petit bijou ciselé avec talent par Alice Ferney.

L’histoire se révèle assez triste puisqu’il est certes question d’amour et de naissances mais pas seulement, car la vie de ces trois femmes est émaillée de deuils. Veuvage bien sûr qui donne son titre au roman mais aussi perte d’enfants mort-nés, emportés par la maladie ou fauchés sur un champ de bataille.

Un roman qui va à l’essentiel et nous conte la vie de ces femmes élevées dans la foi catholique, leurs codes, leurs devoirs conjugaux, les contraintes imposées par leurs parents qui choisissent leurs époux, la place des hommes…

Porté par l’écriture élégante de Alice Ferney, ce roman est très prenant et un très bel hommage à ces mères d’autrefois, effacées, qui vivaient leur vie sans bruit, avalaient leur chagrin pour ne pas indisposer les autres.

Une très belle lecture toute en sensibilité et pudeur que je poursuivrais avec la suite consacrée à cette famille, Les Bourgeois, publiée cette année.

Pas si simple – Lucie Castel

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël. Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans tes toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au coeur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

En cette veille de Noël, Scarlett et sa sœur Mélie, attendent leur vol à l’aéroport d’Heathrow pour rejoindre la France et leur mère. C’est un Noël un peu particulier car ce sera le premier sans leur père, décédé d’une crise cardiaque quelques mois plus tôt.

Mais rien ne se passe comme prévu car les avions restent cloués au sol en raison d’une tempête de neige. Scarlett, particulièrement sur les nerfs, part se rafraichir aux toilettes mais se trompe de porte et entre par erreur dans les toilettes pour hommes. Elle tombe sur William, un britannique particulièrement cynique, qui attend lui aussi de rejoindre la France afin de fuir le réveillon familial.

Scarlett, Mélie et William font plus ample connaissance et lorsque les agents de l’aéroport annoncent qu’aucun avion ne décollera avant le lendemain, le jeune homme propose à ses nouvelles amies de les héberger dans son appartement londonien…

Voilà une romance de Noël que j’ai beaucoup vu passer dans les piles à lire du Cold Winter Challenge, c’est ce qui m’a donné envie de l’ajouter à la mienne, d’autant plus que je n’avais aucune romance de Noël sous la main et que ce genre de lecture est plaisante une fois dans l’année. Et je peux d’ores et déjà vous dire que Pas si simple fait le job même si Lucie Castel ne sort guère des sentiers battus et nous propose une intrigue plutôt convenue.

Comme bon nombre de romances, quelles soient de Noël ou non, l’auteure met en scène des personnages de catégorie CSP+, ce que je trouve vraiment dommage. William, dont la grand-mère est française, vient d’une famille très riche et possède sa propre galerie d’art, quant à Scarlett, elle est architecte pour un grand groupe hôtelier, autrement dit, nos héros ne connaissent pas de fins de mois difficile et font leurs emplettes chez le traiteur pour le repas de Noël. Difficile de se glisser dans la peau de nos héros, d’autant qu’ils sont beaux et sexy, bref ils sont parfaits.

Les deux cadets de nos personnages principaux, pas assez développés hélas, sont plus intéressants. Mélie est sexologue et les conversations téléphoniques avec ses clientes et les interventions pas piqués des hannetons de notre thérapeute font mouche et sont souvent très drôles. Quant à Thomas, il travaille avec son frère et cache son homosexualité à sa famille, seul William connaît la vie privée de son frère.

Le jour de Noël donne lieu à véritable règlement de compte entre les deux frères et leur mère, particulièrement castratrice, mais aussi entre la grand-mère fantasque et sa fille, nettement plus collet monté et pudibonde. Comme le titre l’indique, la vie de nos héros n’est pas si simple : William connaît des relations plus que difficiles avec sa mère, il a perdu sa femme six ans auparavant et il n’arrive pas à surmonter ce deuil. Quant à Scarlett, elle aussi peine à se remettre de la mort de son père et vit mal le fait que sa mère se retrouve seule.

Les sujets (deuil, homosexualité, mère castratrice) qu’aborde Lucie Castel apporte du souffle à une histoire d’amour mignonne mais trop évidente, qui elle, ne sort guère des sentiers battus. Sa plume est néanmoins addictive car j’ai dévoré ce roman en quelques heures et passé un très bon moment avec Scarlett, Mélie et William.

Une romance de Noël bien sympathique, tantôt drôle, tantôt émouvante et même si elle est plutôt convenue, on passe un bon moment de détente, ce qui est avant tout ce qu’on lui demande et ce n’est déjà pas si mal !

Joyeux suicide et bonne année ! – Sophie de Villenoisy

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

« Tu fais quoi à Noël ?
― Moi je me suicide, et toi ? »
Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais, à quarante-cinq ans, c’est ma meilleure option. Ce n’est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j’abandonnais mari et enfants. Je n’ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer.
Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi. Deux mois c’est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait.

A 45 ans, Sylvie Chabert vient d’enterrer son père, décédé d’une longue maladie. Après des mois à s’être occupé de lui, son existence lui paraît bien vide et vaine. Il faut dire que Sylvie est célibataire, n’a qu’une amie, Véronique, plaquée après 20 ans de mariage, et qu’elle a consacré tout son temps à son job.

Sylvie est persuadée que sa vie ne mène à rien et veut mettre fin à ses jours. Sa meilleure amie, ne connaît pas son plan, mais voit bien que Sylvie est très mal. Elle lui demande d’aller voir un psy afin de surmonter le deuil de son père.

Sylvie choisit un psychothérapeute dans son quartier prénommé Franck, qui va lui donner une série de choses à faire avant le 25 décembre, date à laquelle Sylvie a choisi de mettre fin à ses jours.

Les exercices pratiques de Franck vont bouleverser le quotidien bien plan-plan de notre quadragénaire et peut-être lui ôter toute envie de suicide…

J’avais repéré ce titre lors du dernier cold winter car il figurait dans de nombreuses piles à lire, je me l’étais noté afin de le lire lors de l’édition 2017 / 2018 et c’est exactement ce que j’ai fait !

Voilà un court roman que j’ai dévoré en une après-midi, le pitch peut paraître très triste à lire pendant la période des fêtes mais Véronique de Villenoisy sait bien doser son propos entre situations navrantes et drôles.

L’auteure met en scène un personnage féminin que l’on prend tout de suite en sympathie, je pense que beaucoup de femmes vivant seules dans une grande ville, quadra ou non, peuvent se reconnaître plus ou moins en Sylvie, qui souffre d’une très grande solitude.

Je trouve un peu dommage toutefois que notre héroïne soit riche, qu’elle puisse dépenser de l’argent sans compter, ce qui est une facilité de la part de l’auteure dans laquelle tombe beaucoup de romancières hélas.

Ceci mis à part, Joyeux suicide et bonne année ! est un récit vraiment agréable à lire, certes un peu convenu et sortant peu des sentiers battus, mais je trouve que Sophie de Villenoisy aborde avec justesse la solitude et le fait de vivre un célibat non choisi mais subi.

Cette trop grande solitude qui peut mener au suicide, c’est le vrai sujet du livre mais abordé de façon totalement décalée. Forcément, lorsqu’un roman fait moins de 170 pages, tout est survolé et va très vite.

Tout s’enchaîne fort bien pour Sylvie qui va vite retrouver l’envie de vivre et surtout l’estime de soi, ce qui lui faisait cruellement défaut au début du roman, elle qui se voyait terne et sans intérêt.

Un roman à l’écriture fluide où il est aussi question d’amour, d’amitié aussi, d’entraide, de soutien et d’écoute. Des passages tantôt drôles, cocasses voire salaces et tantôt très émouvants. Une petite parenthèse bien agréable que je vous recommande si ces thématiques vous intéressent.

Le goût de Noël

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Pour François Villon, « Tant crie l’on Noël qu’il vient ». De cette fête traditionnelle dont les us varient selon les pays et les époques, la littérature a tiré des inspirations contrastées.

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! Il y a deux ans, mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, l’an dernier ce fut Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin, cette année j’ai déniché un autre recueil : Le goût de Noël édité au Mercure de France.

Découpé en trois parties : Mon beau sapin, Ita Missa Est et Minuit chrétiens : l’heure du crime, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers pour la plupart classiques même si quelques auteurs contemporains ont été sélectionnés aussi.

Joyeuse pour certains, avec ses réminiscences de réveillons lumineux en famille, la fête de Noël est une convention réductrice pour d’autres, qui lui opposent la gravité du témoignage social ou les désastres des temps de guerre.

Certains auteurs se libèrent de la tradition par l’absurde, lâchant la bride à un imaginaire qui ouvre les festivités à tous les possibles, des plus fantasques aux plus inattendus tandis que d’autres restent dans le traditionnel.

Au menu des réjouissances, entre douceur du cérémonial, plénitude mystique et heure du crime se dégustent les textes de trente-deux auteurs : Pierre-Jakez Hélias, Truman Capote, Isaac Asimov, Alphonse Allais, Charles Dickens, Guillaumr Apollinaire, Hans Christian Andersen, Thomas Mann, E.T.A Hoffmann, Selma Lagerlöf, Victor Hugo, Theodor Kröger, Henry Murger, Armistead Maupin, Clément Marot, Roland Dorgelès, Louis Barthas, Bernard Alexandre, Paul Claudel, Jean Giono, Alexandre Daudet, Michel Tremblay, Ernst Jünger, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Anne Perry, Alphonse Allais, Agatha Christie, John Cheever, Feodor Dostoïevski, Pierre Alexis de Ponson du Terrail, Nicolaï Vassilievitch Gogol et Eugène Scribe.

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle un peu décevant car ces textes manquent dans l’ensemble cruellement de la magie de Noël et surtout ce recueil ne propose, exception faite des poésies, que de courts extraits d’œuvres plus longues.

Certes l’idée est bonne puisque le recueil met en lumière des auteurs très classiques mais aussi d’autres parfois oubliés, j’ai donc pu découvrir des auteurs que je n’avais jamais lus comme Thomas Mann, Roland Dorgelès, Ernst Jünger ou Paul Bourget pour ne citer qu’eux mais de façon tellement brève, que je suis restée sur ma fin.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant.

Une promesse – Sorj Chalandon

Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.

Dans un petit village de Mayenne, le temps s’écoule lentement, le quotidien se répète inlassablement. Sept amis se relaient chaque jour pour franchir le seuil de Ker Ael, une petite maison aux volets clos, appartenant à Etienne et à Fauvette Pradon.

Chacun d’entre eux, lorsque vient son jour, ouvre les volets, aère la maison, change les draps et les fleurs du vase du salon.

Les sept amis se retrouvent ensuite dans le café du village car ils sont liés à une promesse faite au patron surnommé Bosco. Quelle est cette promesse tenue fidèlement depuis dix mois déjà ? Et surtout les sept amis vont-ils continuer à tenir cette promesse ?

Je ne vais pas aller plus loin sinon je vais éventer toute l’histoire et ce serait dommage que vous ne découvriez pas à votre tour cette histoire d’amitié, pleine d’émotion.

Je dois vous avouer qu’avant de participer au Grand prix des lectrices ELLE 2014, je n’avais jamais entendu parler de Sorj Chalandon ! Mes co-jurées étaient quasi toutes en adoration devant ce romancier, je me disais que je devais louper quelque chose et qu’il fallait que je remédie au plus vite à cette bévue, d’autant que j’avais Une promesse dans ma PAL !

Pour autant, ce roman auréolé du prix Médicis aura pourtant croupi dans ma PAL plus de cinq ans avant que je l’en sorte grâce à ma copinaute Céline qui venait de l’acheter, je me suis dis que c’était le signe qu’il était temps que je découvre enfin cet auteur.

Si j’ai mis plus de cinq ans à sortir Une promesse de ma PAL, il ne m’aura fallu pas plus d’une après-midi pour le lire, car une fois les premières lignes lues, impossible pour moi de reposer ce roman avant le point final, ce qui m’arrive très rarement.

Cette lecture n’est pour autant pas un coup de cœur et ne me restera sans doute pas en mémoire car il ne se passe pas grand chose pendant ces 200 pages, si ce n’est que ce roman écrit par Sorj Chalandon à la manière d’un conte, m’a emporté au cœur de ce petit village de Mayenne, avec des personnages très attachants et une histoire assez triste mais belle.

L’auteur a beaucoup de talent, ça ne fait aucun doute, ce roman est très bien écrit et il nous conte à merveille l’histoire d’amour et la tendresse qui lie Etienne et Fauvette, et la belle amitié tissée entre les sept personnages.

J’ai ressenti à ma lecture beaucoup d’émotion, de tristesse, d’espoir aussi. C’est un roman court, qui ennuiera celles et ceux qui ont besoin d’action, mais qui ravira les lecteurs et lectrices en quête d’une belle histoire d’amour et d’amitié, sur le temps qui passe.

Un grand merci à Céline pour m’avoir accompagné dans cette lecture, vous pouvez retrouver son avis ici.

Y aura-t-il trop de neige à Noël ? – #TeamRomCom

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa soeur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie !

Douze nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique ! Telle est la promesse de la Team RomCom, un collectif d’auteures de comédies romantiques à la française composé de Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille.

Ce sont 6 auteures de comédies romantiques françaises qui à elles toutes comptabilisent « 23 romans, 14 éditeurs, 8 blogs, 1 site féminin, 15 cocktails préférés, un nombre inavouable de héros irrésistibles et 68 scènes de sexe et demie… Elles livrent ici leur interprétation de la comédie romantique de Noël » (c’est elles qui le disent !).

Toutes très différentes les unes des autres, ces nouvelles de Noël ont cependant un point commun, celui de faire vivre un réveillon du 24 décembre pas comme les autres à leurs héros et héroïnes. L’originalité de ce recueil c’est de nous proposer six nouvelles se déroulant au réveillon (Crush et crash, Y aura-t-il trop de neife à Noël ?, Le marché de Noël, La théorie du pingouin, Keep calm & love Christmas, Cap ?) et de retrouver ensuite nos protagonistes dans six autres nouvelles ayant pour cadre le même réveillon mais un an après (Une partie de plaisir, Le réveillon était presque parfait, Le brie de Noël, Tu bluffes Martoni, Christmas Thérapie, Christmas latte).

Alors la promesse est-elle tenue ? Dans l’ensemble oui même si j’ai préféré certaines histoires à d’autres et que les nouvelles de conclusion m’ont semblé pour la plupart, moins réussies que celles qui les précédaient.

Romantiques à souhait, parfois un peu trop conventionnelles, ces histoires mettent en scène des poissards de l’amour, qui se retrouvent dans des situations parfois très drôles et qui ont un coup de coeur le soir de Noël. Mais au-delà du romantisme, il y aussi beaucoup d‘humour et de pep’s, ce que j’ai trouvé très sympa.

Jusqu’à la lecture de Y aura-t-il trop de neige à Noël ? je ne connaissais que la plume de Marie Vareille dont j’avais beaucoup aimé Je peux très bien me passer de toi, un roman drôle et pétillant, ce recueil m’a donc permis de découvrir les cinq autres romancières du collectif TeamRomCom.

Je ne vais pas faire un classement de ces nouvelles mais vous confier toutefois que mes préférées sont signées Adèle Bréau, vraiment emplies de la magie de Noël avec une conclusion très belle et émouvante. Et que celles de Isabelle Alexis sont aussi très réussies notamment grâce à Audrey, activiste animalière et féministe, qui détonne dans ce recueil et que j’ai adoré.

Première lecture pour le Challenge Challenge Winter, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? m’a mis dans l’ambiance de Noël et fut un sympathique moment de lecture, que je conseille volontiers à celles et ceux qui affectionnent les romances de Noël même si je peux bien vous avouer que m’attendais à être davantage charmée que je ne le suis au final.

Une lecture néanmoins drôle, romantique et doudou à lire au coin du feu ou au pied du sapin si vous êtes adeptes des comédies romantiques !