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Archive for the ‘Histoire, Essais & Documents’ Category

Cléopâtre exigeait toujours une pluie de pétales de rose dans son bain, avant de se parer de parfums à base de jasmin, de myrrhe ou d’agrumes. A Versailles, Louis XIV aimait tant l’eau de fleur d’oranger qu’il n’hésitait pas à en verser dans les fontaines de ses jardins.  » J’attends de vous que vous mettiez Trianon dans un flacon « , avait confié Marie-Antoinette à son parfumeur, Jean-Louis Fargeon. Celui-ci était prêt à tous les sacrifices pour satisfaire cette reine amoureuse du parfum des roses et des violettes. Quant à Napoléon, il se frictionnait généreusement chaque jour d’eau de Cologne. Certains prétendaient même qu’il en buvait plusieurs gouttes avant de livrer bataille !

Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les parfums, L’eau de rose de Marie-Antoinette et autres parfums voluptueux de l’Histoire ne pouvait donc que rejoindre ma PAL !

A travers seize personnages célèbres de l’Histoire, Elisabeth de Feydeau, docteur en histoire et spécialiste de la parfumerie, retrace l’histoire des parfums et de l’hygiène à travers les siècles.

En mettant en lumière le goût des souverains pour les baumes et les parfums, l’auteure s’écarte des descriptions officielles et dresse une galerie de portraits intimistes et inattendus.

Des gants parfumés de Catherine de Médicis à L’Eau Impériale créée par Guerlain pour l’impératrice Eugénie, des bains de lait d’ânesse de Cléopâtre aux gants à la violette de la reine Victoria, de l’eau de rose de Marie-Antoinette à l’eau de Cologne de Napoléon, du musc de Joséphine à la fleur d’oranger de Louis XIV sont quelques-unes des fragrances abordées dans cet ouvrage très documenté.

Nous découvrons au fil de la lecture les secrets de beauté des rois, des reines et des princesses, mais aussi l’attachement des souverains à des parfums synonymes à la fois de séduction, de luxe et de pouvoir.

Une lecture intéressante qui permet de retracer le rapport au corps, l’histoire du parfum, l’évolution de son image et de son utilisation et celle de l’hygiène à travers les siècles. Réservé à une élite fortunée, le parfum est rare et précieux tout au long de notre histoire et tout d’abord dévolu aux dieux. Puis il fait son apparition à la cour de France grâce aux deux reines d’origine italienne du 16è et 17è siècles que furent Catherine et Marie de Médicis.

On apprend foule de choses sur les enseignes dévolues au parfum, le métier de parfumeur, tout d’abord gantier-parfumeur jusqu’à la Révolution mais c’est surtout au 19è siècle que les choses vont s’accélérer et que des empires vont naître : Penhaligon ou Crown en Angleterre, Roger & Gallet ou Guerlain en France qui ont su utiliser leur prestigieuse clientèle composée de têtes couronnées pour bâtir leur empire.

Si ce titre est dans l’ensemble plutôt intéressant, certains chapitres sont nettement moins pertinents et plutôt redondants car ils sont parfois centrés sur le personnage historique en question de façon anecdotique, se concentrant plutôt sur l’évolution de la société, la biographie du personnage ou l’engouement pour certaines fragrances et pas forcément sur le rapport de la personne au parfum. Le chapitre consacré à Sissi traite davantage de son rapport au corps qu’au parfum puisqu’elle n’en utilisait pas !

Un ouvrage qui instruira celles et ceux qui sont novices en la matière mais qui se révèlera davantage distrayant pour les experts qui n’apprendront rien de nouveau.

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Connaissez-vous Hypathia, mathématicienne et philosophe du IVe siècle ? Nicole Lepaute et Hélène Metzger dont les travaux ont révolutionné le monde de la science ? Avez-vous entendu parler de l’impératrice Théodora, de Catherine Sforza et de Victoria Woodhull, laquelle osa se présenter aux élections présidentielles américaines alors que les femmes n’avaient pas le droit de vote ? Et Marguerite-Julienne Le Pastour, la femme bourreau, « contrainte de se travestir en homme pour exercer son métier », ou encore Mary Read, la flibustière, vous sont-elles familières ?

Vous n’êtes pas sans savoir que les femmes ont beaucoup été rayées de l’Histoire puisqu’elle est écrite par les hommes. Or j’adore les destins de femmes, l’histoire des femmes m’intéresse beaucoup et ce recueil m’a permis de découvrir des femmes hors du commun par leur intelligence, leur courage.

Jean Haechler nous présente donc tour à tour dix-huit femmes qui ont existé à différentes époques, de la fin de l’Antiquité au début du 20è siècle : femmes de lettres, femmes politiques, aventurières, scientifiques, pionnières, religieuses, grecques, italiennes, allemandes, françaises ou américaines : elles ont toutes en commun une détermination et une volonté de fer.

Stupéfiantes pour certaines, admirables pour d’autres, suspectes quelquefois, mais toujours fascinantes, ces femmes nous font découvrir une époque ou un lieu, un combat ou une aventure. Toutes nous montrent qu’être femme dans une société souvent misogyne nécessite courage et opiniâtreté pour parvenir à ses fins, choisir son mode de vie… ou simplement pour avoir le droit d’exister.

Dix-huit portraits présentés de manière très synthétiques mais enrichis d’extraits de correspondance ou de témoignages d’époque qui mettent en lumière Hypathia d’Alexandrie mathématicienne et philosophe, Théodora impératrice byzantine, Catherine Sforza femme politique italienne, Louise Labbé femme de lettres engagée et inventrice des salons littéraires, Catherine de Partenay femme de lettres, Marie de Gournay femme de lettres et fille spirituelle de Montaigne, Mademoiselle Maupin cantatrice, Mary Read aventurière anglaise, Susanne-Marie de Vivans féministe du 18è siècle, Marguerite-Julienne Le Pastour bourreau du 18è siècle, Nicole-Reine Lepaute mathématicienne et astronaute, Sophie Germain mathématicienne, Anne-Marie Javouhey missionnaire et adversaire farouche de l’esclavagisme, Victoria Woodhull femme politique, Marie de Régnier femme de lettres, Helène Metzger chimiste victime de la barbarie nazie, Joséfina Lehnart religieuse allemande et enfin Maryse Hilsz aviatrice.

Ces femmes ont le disais-je eu des destins assez incroyables même si elles ne sont pas forcément rentrées dans l’Histoire, elles ont souvent marqué les esprits de leurs contemporains ou fait avancer la cause des femmes et elles démontrent surtout l’adage que lorsque l’on veut on peut car toutes ces femmes n’en ont fait qu’à leur tête, au mépris des conventions sociales de leurs temps !

Jean Haechler est historien spécialiste du XVIIIe siècle, il ne s’est pourtant pas cantonné à son siècle de prédilection même si cinq femmes de cette époque sont présentes dans cet essai. Comment l’auteur a d’ailleurs fait son choix ? Il s’en explique en préface : deux exigences l’ont dicté : des personnalités très fortes et, aujourd’hui, leur absence de notoriété. Il a donc systématiquement laissé de côté celles ayant acquis la célébrité, comme Hildegarde de Bingen au Moyen Age, Emilie du Châtelet, Alexandrine de Tencin, Marie du Deffand, Suzanne Necker, Manon Roland au XVIIIe siècle ou, plus récemment, Marie Curie pour n’en citer que quelques-unes.

Et il a bien fait car de nombreux ouvrages leur sont déjà consacrés et que celui-ci fait la part belle à des personnalités nettement plus obscures. Je dois bien avouer qu’à part Hypathia, Théodora, Louise Labbé et Marie de Gournay dont je connais l’existence mais pas forcément la vie en détail, je n’avais jamais entendu parler des autres.

L’auteur rappelle également que certaines époques ont été plus favorables aux femmes que d’autre, j’ai donc appris que jusqu’au XIIIe siècle les femmes pratiquaient la médecine et qu’il a fallu qu’elles attendent la fin du 19è siècle pour avoir le droit d’entreprise des études dans cette matière. Les femmes pouvaient avoir des fonctions dans l’Etat jusqu’en 1593 !

Un ouvrage, vous l’aurez compris, intéressant et passionnant, qui m’a permis de découvrir des femmes extraordinaires et que je vous recommande vivement si vous êtes sensibles aux destins de femmes.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Nouveau Monde pour cette lecture enrichissante !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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C’est tout le passé des Parisiens qui se déroule au fil de nos pas jusqu’à nous projeter dans notre réalité d’aujourd’hui.

Tout a commencé rue Saint-Jacques. Puis, à chaque siècle, une nouvelle voie fondatrice a matérialisé le développement de la ville, s’éparpillant bientôt en un maillage de rues, carrefours et ruelles où le temps nous échappe dans un flot de souvenirs…

La chambre de François Villon à l’arrière de la Sorbonne, les marchandes d’oublies, Ravaillac qui attend le carrosse du bon roi Henri rue de la Ferronnerie, l’Elysée de la Pompadour, la cour des miracles, les fripes du Carreau du Temple, le marché du lendit, la taverne où fut arrêté Cartouche, des homosexuels brûlés vifs place de Grève, la prise de la Bastille, l’invention des champignons de Paris, du baba au rhum et des godillots !

Des mots naissent sur le trottoir : guillemet, argot, bistro, restaurant… Paris résonne des cris des petits métiers aujourd’hui disparus : chiffonniers, premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots.

Après Métronome qui racontait l’histoire de France par l’entremise des stations de métro parisien, Lorànt Deutsch, fou de la capitale, s’attache à nous raconter mille anecdotes sur la formation de la ville mais aussi sur le quotidien des parisiens d’autrefois.

J’avais beaucoup aimé Métronome lu en 2012 et dont mon avis avait inauguré le blog il y a de cela près de six ans, il était donc temps que je lise Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues qui, une fois n’est pas coutume, fut acheté et lu dans la foulée.

Comme je vous le disais dans mon bilan de lecture de janvier, j’ai très envie en 2018 de renouer avec les ouvrages historiques qu’ils soient biographies, essais ou comme ici ouvrages de vulgarisation.

Lorànt Deutsch est très critiqué, je trouve pour ma part que ce comédien a un vrai talent de conteur et que ces deux ouvrages qui fourmillent d’anecdotes très intéressantes, sont très agréables à lire.

A la fois drôle, pertinent, intelligent, ce Métronome 2 se révèle être un guide de Paris plein d’intérêt. J’y ai appris une foule de choses sur l’histoire de la capitale et des parisiens et j’ai apprécié la construction de l’ouvrage.

Découpé en 21 chapitres qui reviennent sur différents quartiers de Paris et comment le village des parisii est devenu la première ville de France en dépit du désintérêt de la plupart des rois français qui se méfiaient souvent à juste titre de cette population toujours prompte à la révolte.

Bon point également pour les entêtes de chapitre illustrés et pour les encadrés qui proposent pour chaque chapitre le mot du quartier, le petit métier du coin et la légende des lieux, une vraie bonne idée.

Si vous vous intéressez à l’histoire de Paris et que vous souhaitez en apprendre davantage sur la capitale sans passer par un ouvrage d’historien, souvent plus ardu, laissez-vous tenter par Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues, vous apprendrez comme moi une foule de choses tout en vous amusant.

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Paris comme vous ne l’avez jamais vu, à travers le quotidien des Parisiens du XVIIIe siècle !

Vous connaissez mon amour pour le siècle des Lumières, ce tout nouveau livre signé Arlette Farge ne pouvait que m’intéresser et je remercie Babelio et les éditions Le Robert pour m’avoir permis de le lire.

Arlette Farge est une historienne spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS, autant dire qu’elle connaît le siècle des Lumières comme personne et plus particulièrement la vie du petit peuple et celle de la capitale ainsi que les rapports hommes-femmes sous l’Ancien Régime.

Autant dire que lire un ouvrage d’Arlette Farge c’est l’assurance de lire quelque chose de très documenté, fiable et sérieux. J’avais déjà lu sa plume il y a fort longtemps avec Vivre dans la rue à Paris au XVIIIe siècle que je vous recommande au passage si le sujet vous intéresse tout comme je vous invite à lire Paris au siècle des Lumières, un livre passionnant et surtout à la portée de tous.

Arlette Farge a beau être une historienne très sérieuse, ses essais ne sont pas assommants pour autant bien au contraire, elle fait revivre à la perfection le Paris de Louis XV et Louis XVI en s’appuyant sur les archives, la presse et les écrits de l’époque, le tout abondamment illustré, et le tout concourt à rendre notre lecture facilitée et très vivante !

A travers toutes ces bribes du passé, on a l’impression de vivre à Paris au 18è le temps de notre lecture. Arlette Farge nous transporte dans un Paris oublié agrémenté de nombreux témoignages : ici, une lavandière des bords de Seine frappe son linge avec un battoir, là un cabaretier propose une chopine de vin pour trois sols…

Une plongée réussie dans le dédale des rues de la capitale, ses lieux de vie bruyants, encombrés et envahis par les animaux, entrecoupés de majestueuses promenades : le Palais-Royal, les Tuileries, les Champs-Élysées, où se croisent alors toutes les classes sociales.

Le livre est découpé en quatre parties (Paris comme décor, Le quotidien des parisiens, La vie en société, Parler et se parler) et aborde dans l’ordre suivant : la nature omniprésente, les bords de Seine, un déluge d’animaux battant le pavé, migrer, se loger, se nourrir, travailler, s’unir, avoir des enfants, s’informer, montrer sa dévotion, être malade et se soigner, surveiller et punir, s’habiller ou l’art de la toilette, se promener, badiner, se réunir et converser, jouer, boire et s’amuser au cabaret, assister à des spectacles, le langage de la rue et celui des salons, le mélange des patois.

A travers tous ces points présentés de façon synthétique, Arlette Farge nous offre un beau panorama de ce qu’était la vie au sein de la capitale d’autant qu’elle brasse toutes les couches sociales, des plus démunis aux plus riches et nous livre une vision intime et humaine du XVIIIe siècle.

Un ouvrage de vulgarisation idéal pour les néophytes qui apprendront une foule de choses en un peu plus de 200 pages, qui leur donneront peut-être envie d’aller plus loin en lisant d’autres essais consacrés aux différents sujets qui sont ici survolés et une piqure de rappel pour les initiés qui se rafraichiront la mémoire et glaneront une multitude d’anecdotes.

Un coup de cœur en ce qui me concerne et un ouvrage que je suis ravie d’avoir dans ma bibliothèque car je pourrai ainsi régulièrement le feuilleter et en relire des passages.

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Aux Histoires d’amour de Guy Breton, il manquait une chose et une seule : l’image. On en rêvait, Omnibus l’a fait en 216 pages et 65 illustrations. Ainsi le chef-d’oeuvre d’humour et de grivoiserie (mais aussi de connaissances historiques) qui régale les lecteurs français depuis soixante ans a-t-il maintenant des visages, des sourires, des costumes, des décors… Et quels décors ! Le parti-pris est le grand spectacle, et le résultat un festival de scènes chatoyantes, langoureuses ou licencieuses, toujours réjouissantes. On s’amuse autant à voir en pleine page Mazarin « butiner la corbeille » d’Anne d’autriche, qu’à lire comment le cardinal « très bel homme » réussit à donner « de bien douces satisfactions » à la reine. Un livre à lire autant qu’à regarder ! heart_4l-amour-en-france-guy-breton

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter aujourd’hui un beau livre édité par les éditions Omnibus et que j’ai eu le plaisir de recevoir. L’amour en France a été mon livre de chevet pendant plusieurs semaines, un rendez-vous du soir avec l’Histoire et avec des personnalités hors du commun, un moment que j’ai durer tant j’avais plaisir à parcourir ce beau livre.

Un livre d’histoires choisies qui brossent le portrait de vingt-huit femmes aimées de rois et d’hommes d’état, du Moyen-Age au 19è siècle, de Dagobert à Félix Faure, en passant par Henri IV, Louis XIV et Louis XIV.

Vous savez combien j’affectionne l’histoire des femmes et je vous avoue que tout comme les muses, je trouve le sujet des favorites tout à fait fascinant car elles révèlent les hommes qui les ont aimées dans l’intimité, avec leurs forces et leurs faiblesses.

Guy Breton nous confie en préambule que « les graves historiens qui rédigent les manuels scolaires font de l’histoire de notre pays un roman fort ennuyeux car ils en éliminent l’un des éléments déterminants : l’amour. (…) L’histoire de France est une histoire galante » et c’est ce que l’auteur nous propose ici, une histoire de France à travers le verrou de la serrure et ma foi c’est totalement passionnant.

Alors qui sont précisément ces femmes ? Il y a bien sûr les plus connues comme Diane de Poitiers, Louise de La Vallière, Gabrielle d’Estrées, Madame de Montespan, Madame de Pompadour, Madame du Barry, Joséphine de Beauharnais, Thérézia Tallien, Marie Walewska… ce qu’on pourrait reprocher à l’auteur mais en même temps on lui reprocherait tout autant de les oublier.

Mais Guy Breton ne s’arrête pas qu’aux plus connus et nous permet de faire connaissance avec les amours de Dagobert, de Charlemagne, Du Guesclin, Charles VII, François Ier, Adolphe Thiers, Louis-Napoléon, le général Boulanger ou Félix Faure.

Un livre qui ne manque pas d’intérêt donc mais aussi un livre magnifique qu’on ne se lasse pas de feuilleter avec une qualité de papier au top, une iconographie bien choisie, riche et abondante. Et il faut également saluer le travail de mise en page et de typographie réalisé par des éditions Omnibus, qui rendent cette lecture très agréable pour les yeux.

Vous l’aurez compris L’amour en France de Guy Breton est un beau livre à offrir ou à s’offrir si le sujet vous tente. Je suis quant à moi ravie de l’avoir dans ma bibliothèque et je remercie Anne et les éditions Omnibus pour cette lecture enrichissante !

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Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Imaginez seulement… que vous puissiez partager le destin des héroïnes de la guerre de 14-18 ! C’est ce que vous propose ce livre à travers une galerie de 40 portraits de femmes célèbres ou inconnues, discrètes ou flamboyantes, héroïques par choix ou par hasard, qui ont participé à la Grande Guerre. Vous ferez connaissance avec chacune d’entre elles avant d’être entraîné dans un épisode marquant de leur vie et vous plongerez la tête la première dans l’histoire de la Première Guerre mondiale.

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Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les portraits de femme, aussi lorsque j’ai vu Elles aussi ont fait la grande guerre de Pauline Raquillet & Valentine Del Moral à la médiathèque, je suis aussitôt repartie avec.

Les deux auteures nous proposent en un peu moins de 100 pages 40 portraits de femmes qui ont fait la guerre 14 – 18. On en connaît quelques-unes comme Colette, Marie Curie, Gabrielle Chanel, Rosa Luxembourg, Mata Hari ou Sarah Bernhardt mais l’ouvrage destiné à la jeunesse, fait la part belle aux inconnues du grand public comme Edith Cavell, Christina Broom, Anna Coleman Ladd ou Marie Marvingt pour ne citer qu’elles.

Scientifiques, médecins, infirmières, peintres, photographes, poétesses, pilotes, paysannes, écrivains, suffragettes, postières, religieuses… toutes ces femmes ont fait preuve de courage, ont bravé les interdits de leur époque pour se mettre au service de leur pays et de leurs semblables et ont aussi trouvé ainsi un moyen de s’affranchir du rôle que l’on réservait habituellement aux femmes.

Françaises, anglaises, néo-zélandaises, belges, australiennes, canadiennes, serbes… Pauline Raquillet et Valentine Del Moral nous proposent un large panorama de femmes aux trajectoires différentes et issues de milieux divers.

Qu’elles soient discrètes ou flamboyantes, ces quarante femmes se sont révélées avant tout intrépides, téméraires, endurantes, audacieuses, casse-cou, ingénieuses, en un mot : épatantes !

Chaque portrait court sur deux pages : sur la page de gauche, un court résumé de la vie de l’héroïne avant la guerre et sa photo, sur la page de droite, ses faits de guerre.

Et comme ce document est réservé aux jeunes collégiens, les auteurs proposent des définitions, reviennent sur des faits ou des termes importants pour la bonne compréhension de cette période de notre histoire.

Si vos enfants ou vous-mêmes vous intéressez à cette époque ou si comme moi vous êtes passionnées par les destinées de femmes hors du commun, plongez vous dans ce court document Elles aussi ont fait la grande guerre, qui leur rend un bel hommage !

 

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« La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L’homme qui leur a tendu un miroir n’est plus là. Tout s’amplifie, tout s’accélère. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville… »
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d’État qui s’annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre. heart_3auteur-editeur-pagesvictor-hugo-vient-de-mourir-judith-perrignon

Mai 1885, depuis quelques jours déjà la rumeur enfle, Victor Hugo, le grand homme, l’immense poète est à l’agonie, terrassé par un mauvais rhume, il se meurt.

1er juin 1885, Victor Hugo a les honneurs de funérailles nationales. Il a donné son corps à la patrie, la patrie lui rend hommage et lui ouvre les portes du Panthéon.

J’avais découvert ce titre cet auteur chez ma copinaute Céline qui m’avait encouragé à le lire et que je remercie au passage !

Judith Perrignon nous raconte ici les jours précédent la mort du poète et ceux après son décès, jusqu’à son enterrement. Des jours où les tensions vont s’exacerber entre peuple et bourgeoisie, dans un contexte déjà surchauffé par les grèves.

Les politiques et la police craignent des échauffourées, alors on enterre Hugo un lundi, au grand dam du petit peuple qui a réclamé qu’on enterre leur poète un dimanche ou que l’on fasse du jour de ses funérailles un jour férié, en vain. Et surtout, le cortège qui mène de la maison d’Hugo au Panthéon, ne passera pas dans les quartiers populaires.

Ce livre est très intéressant car il m’a appris beaucoup de choses sur le contexte politique et social de cette année-là. Judith Perrignon retrace fidèlement les frémissements qui ont précédés la mort d’Hugo et l’onde de choc qui a suivi. Je ne m’imaginais pas que la mort d’Hugo avait été un tel cataclysme pour les petites gens.

Elle décrit chronologiquement tout ce qui se passe : les dépêches décrivant la santé d’Hugo au jour le jour, la réaction des badauds, des grands hommes, des confrères, des anciens camarades, des politiques, de ses proches… Puis la mort et l’organisation des funérailles et les funérailles elles-mêmes.

L’auteure nous raconte donc par le menu les syndicats, les anciens de la Commune, le monde des « travailleurs » qui veulent lui rendre hommage, voire frapper un grand coup en ce lundi où le patronat n’accorde aucune largesse, où les politiques refusent de faire de ce jour un jour de deuil national…

Mais Victor Hugo vient de mourir aborde aussi le Hugo intime à travers ses relations avec ses petits-enfants Jeanne Georges, sa belle-fille Alice remariée avec l’ami de toujours de ses fils, le député Lockroyd, et ses amis Meurice et Vacquerie qui seront ses exécuteurs testamentaires.

Un intérêt historique certain donc, mais qui ne m’a pour autant pas passionné. En clair, ma lecture de ce court document m’a pris une bonne semaine, je l’ai vraiment lu à petites doses car il a beau porter la mention « roman », il n’y a rien de romanesque ici.

Il a néanmoins eu le mérite de m’apprendre des choses, ce qui est déjà bien, et surtout il m’a conforté dans mon envie de lire Les misérables, moi qui n’ai jamais lu Hugo !

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