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Archive for the ‘Histoire, Essais & Documents’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Lucie Tesnière a 39 ans et vit à Bruxelles. Après avoir travaillé dans le domaine des énergies renouvelables, Lucie accompagne maintenant des gens dans l écriture de leurs vies.

En 2012, Lucie Tesnière découvre les lettres de son arrière-grand-père, Paul Cabouat, médecin dans les tranchées pendant la Grande Guerre. Alors qu’elle est employée dans une association environnementale à Bruxelles, elle commence, pendant son temps libre, une enquête sur cet aïeul.

De fil en aiguille, elle va se passionner pour l’histoire de sa famille et va prendre un congé sabbatique afin de rédiger la généalogie de sa famille. Ses recherches vont la mener à retracer l’histoire de sa famille à travers les deux guerres mondiales et changer le cours de sa vie.

En fouillant dans les archives et en interrogeant les descendants, elle met au jour des histoires incroyables, mêlant Résistance, collaboration, amours, amitiés et trahisons.

À travers le récit captivant de cette famille, agrémenté de photos, dessins, lettres et de nombreux témoignages d’époque, c’est une histoire de la France au XXè siècle qui se dessine au fil des pages.

Si Madame, vous allez m’émouvoir, est une enquête généalogique, il se lit comme un roman grâce à la plume de Lucie Tesnière est fluide.

Le récit qu’elle fait de ses recherches se révèle très vivant car elle inclut des retranscriptions d‘interviews, de conversations qu’elle a avec les témoins encore vivants, des professeurs, des membres de sa famille…

Comme son auteure, on se passionne au fil des pages pour cette enquête généalogique hors norme qui nous donne à lire une saga familiale hors du commun, qui fait qu’on ne lâche plus ce livre une fois qu’on l’a dans les mains.

Lucie Tesnière n’est pas une historienne mais elle va avoir une démarche d’historienne en collectant tous les documents qu’elle peut, en allant à la rencontre de témoins de l’histoire familiale et en étant impartiale de bout en bout, quitte à fâcher certains membres de sa famille.

A travers Paul et quelques-uns de ses descendants, l’autrice nous donne à lire, des pans entiers de l’histoire de France, durant les deux guerres mondiales pendant lesquelles s’est illustrée cette famille : des tranchées de 14-18 à la résistance de 39-45, écrits sous un angle original.

Un livre passionnant de la première à la dernière page que je vous recommande chaudement !

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Marie-José Tulard, haut fonctionnaire, puis avocate, a enseigné l’histoire des institutions à l’Université et publié plusieurs ouvrages juridiques. Jean Tulard, membre de l’Institut, professeur émérite à la Sorbonne, est spécialiste de l’histoire de la Révolution et de l’Empire, période à laquelle il a consacré de nombreux livres. Ensemble, ils ont aussi écrit Napoléon et quarante millions de sujets.

Séduire au risque d’en mourir : tel fut le sort de plusieurs héroïnes de ce livre dont le rôle politique sous la Révolution s’acheva sur l’échafaud. Ainsi d’Olympe de Gouges ou de Mme Roland…

On l’a oublié ou négligé : de grandes figures féminines tentèrent d’infléchir le cours de la Révolution dans un sens ou dans un autre. La plupart s’efforcèrent d’influencer des hommes politiques du temps – de là leur nom d' » égéries  » – faute de pouvoir se faire entendre à la tribune et participer aux grandes décisions. Une revendication que les révolutionnaires ne cessèrent d’étouffer.

Et pourtant, n’étaient-ce pas les femmes qui avaient ramené le roi de Versailles à Paris ou contribué à la chute de la monarchie ?

Voici l’histoire de la Révolution vue sous un autre jour, expliquant, entre autres, le renoncement du duc d’Orléans à la régence après la fuite du roi ou la chute inattendue de Robespierre le 9 Thermidor. Dans les coulisses de la scène politique, ne fallait-il pas chercher l’égérie ?

Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les portraits de femmes, aussi Les égéries de la Révolution de Jean & Marie-José Tulard, ne pouvait qu’éveiller mon attention !

Jean Tulard, grand spécialiste de Napoléon, et son épouse, Marie-José, nous brossent le portrait de femmes, pour certaines passées à la postérité, qui ont joué un rôle lors de ces années 1789 à 1799, qu’elles soient révolutionnaires ou monarchistes convaincues.

L’ouvrage est découpé en quatre parties : aux origines de la Révolution, l’échec d’une monarchie constitutionnelle, la Terreur, les égéries du Directoire et enrichi d’une chronologie détaillée et d’une abondante bibliographie.

Jean et Marie-José Tulard nous invitent à découvrir mesdames Necker, de Condorcet, de Lamballe, de Polignac, de Genlis, Roland, de Gouges, Charlotte Corday, Théroigne de Méricourt, pour les plus connues mais ce sont en tout pas moins de trente-quatre femmes qui sont ici passées au crible.

Parisiennes ou provinciales, de noble ou de basse extraction, bleues ou blanches, les auteurs nous proposent des trajectoires différentes des prémisses de la Révolution au Directoire.

Plusieurs d’entre elles finiront sur l’échafaud, affrontant la mort avec grand courage en plein cœur de la Terreur. L’ouvrage est dans l’ensemble très intéressant car les auteurs prennent le temps d’approfondir chaque portrait, le tout de façon très clair.

Le style est fluide, la chronologie compréhensible et si parfois l’égérie sert à présenter l’homme qui l’accompagne, on ne peut que saluer le travail de ces deux historiens qui abordent de façon limpide cette période troublée de notre histoire et notamment les différents camps en présence : royalistes, girondins, montagnards… ce qui n’était pas une mince affaire !

Avec ce livre, les auteurs veulent aussi redonner une place aux femmes qui n’ont pas vu leurs conditions s’améliorer lors de la Révolution, peu d’entre elles pouvait prendre la plume, participer aux clubs et aux débats d’idées.

Les révolutionnaires étaient-ils misogynes ? C’est ce qu’on lit sous la plume de Jean et Marie-José Tulard, je ne connais pas assez cette époque pour confirmer ou non leurs dires mais je salue la volonté de mettre en lumière des femmes qui restent souvent dans l’ombre de l’Histoire.

Un livre qui se lit bien et qui intéressera celles et ceux qui veulent découvrir ces destins de femmes.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Avez-vous déjà rêvé d’embarquer dans une machine à remonter dans le temps pour vivre l’Histoire de France de l’intérieur ?

Vincent Boqueho, passionné d’histoire, et chroniqueur pour le site Herodote.net nous propose avec L’histoire de France comme si vous y étiez ! de se glisser successivement dans la peau d’un homme de Néanderthal qui se gèle dans sa caverne, d’un marin gaulois luttant contre la flotte de Jules César, d’un écolier sous Louis XIV, d’un chevalier dans l’armée de Charles Martel, d’un conseiller au Parlement de Paris pendant la Fronde, d’un négrier sans scrupule, d’un ouvrier des ateliers de Perrache fabriquant une locomotive d’un nouveau genre, d’un moine de Bourgogne du Moyen-Age, d’un maréchal ferrant nantais, d’un mousquetaire de Louis XIII…

Au gré des pages et des scènes de vies proposées par l’auteur, le lecteur parcourt l’intégralité de l’Histoire de France depuis le Paléolithique à nos jours. Témoins des grandes pages de notre Histoire nationale, nous assistons aux guerres, aux révolutions et évolutions politiques et culturelles qui ont traversé notre Hexagone au cours de ces deux derniers millénaires principalement.

Un peu à la manière des livres dont on est le héros, on incarne aussi des personnages célèbres tels que Jules César, Charles Martel, Aliénor d’Aquitaine, Jeanne d’Arc, Victor Hugo, Claude Monet, François Rabelais, Napoléon Bonaparte, Grégoire de Tours, René Descartes…

Une approche ludique qui permet aux passionnés de se mettre dans les pas des différents héros qui parsèment les chapitres et aux néophytes de piocher dans les évènements qui les intéressent le plus.

L’ouvrage est découpé en cinq tableaux : la France avant Jules César (-1,6 millions d’années à 58 avant J-C), la Gaule romaine (de 58 avant J-C à 476 apr J-C), le haut Moyen-Âge (de 476 à 987), le renouveau médiéval (de 987 à 1492) et l’âge d’or de l’Europe (de 1492 à nos jours) et agrémenté de tableaux récapitulatifs et agrémenté de cartes et de tableaux des différents rois de France qui se sont succédés au cours d’une dizaine de siècles.

L’ouvrage est propice au picorage et c’est ainsi que je l’ai abordé, piochant déci delà dans les époques que je préfère. Le fait que l’auteur nous propose d’endosser l’identité de quelqu’un rend la lecture très vivante et offre une autre approche de l’Histoire de France, loin des ouvrages érudits mais aussi parfois très ennuyeux !

Ce livre de vulgarisation de l’Histoire de France présente un éventail de temps très large, de -1,6 million d’années à 2019, Vincent Boqueho brasse large et effleure les évènements de manière très exhaustive car chaque chapitre est court, d’une à trois pages, idéal pour nous donner envie d’aller plus loin mais trop léger pour ceux qui sont à la recherche d’un ouvrage très complet.

Pour ma part, j’ai apprécié cette démarche, cette volonté de dépoussiérer l’Histoire et notamment de faire commencer l’ouvrage sous le Paléolithique, une période très lointaine et souvent oubliée de ce genre de titre.

Un bémol toutefois : le Moyen-Age est la période la plus représentée au détriment des époques modernes et contemporaines (de la Renaissance à nos jours), ce que je trouve dommage. Un exemple : la seconde guerre mondiale est expédiée en 8 pages, un peu court en somme !

Des illustrations auraient également été les bienvenues, notamment pour les néophytes et les plus jeunes qui pourraient s’immerger encore davantage dans notre Histoire mais ceci mis à part, je conseille cet ouvrage que j’ai trouvé vraiment très intéressant !

Un grand merci aux éditions Armand Colin et à Babelio pour cette lecture instructive !

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Cléopâtre exigeait toujours une pluie de pétales de rose dans son bain, avant de se parer de parfums à base de jasmin, de myrrhe ou d’agrumes. A Versailles, Louis XIV aimait tant l’eau de fleur d’oranger qu’il n’hésitait pas à en verser dans les fontaines de ses jardins.  » J’attends de vous que vous mettiez Trianon dans un flacon « , avait confié Marie-Antoinette à son parfumeur, Jean-Louis Fargeon. Celui-ci était prêt à tous les sacrifices pour satisfaire cette reine amoureuse du parfum des roses et des violettes. Quant à Napoléon, il se frictionnait généreusement chaque jour d’eau de Cologne. Certains prétendaient même qu’il en buvait plusieurs gouttes avant de livrer bataille !

Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les parfums, L’eau de rose de Marie-Antoinette et autres parfums voluptueux de l’Histoire ne pouvait donc que rejoindre ma PAL !

A travers seize personnages célèbres de l’Histoire, Elisabeth de Feydeau, docteur en histoire et spécialiste de la parfumerie, retrace l’histoire des parfums et de l’hygiène à travers les siècles.

En mettant en lumière le goût des souverains pour les baumes et les parfums, l’auteure s’écarte des descriptions officielles et dresse une galerie de portraits intimistes et inattendus.

Des gants parfumés de Catherine de Médicis à L’Eau Impériale créée par Guerlain pour l’impératrice Eugénie, des bains de lait d’ânesse de Cléopâtre aux gants à la violette de la reine Victoria, de l’eau de rose de Marie-Antoinette à l’eau de Cologne de Napoléon, du musc de Joséphine à la fleur d’oranger de Louis XIV sont quelques-unes des fragrances abordées dans cet ouvrage très documenté.

Nous découvrons au fil de la lecture les secrets de beauté des rois, des reines et des princesses, mais aussi l’attachement des souverains à des parfums synonymes à la fois de séduction, de luxe et de pouvoir.

Une lecture intéressante qui permet de retracer le rapport au corps, l’histoire du parfum, l’évolution de son image et de son utilisation et celle de l’hygiène à travers les siècles. Réservé à une élite fortunée, le parfum est rare et précieux tout au long de notre histoire et tout d’abord dévolu aux dieux. Puis il fait son apparition à la cour de France grâce aux deux reines d’origine italienne du 16è et 17è siècles que furent Catherine et Marie de Médicis.

On apprend foule de choses sur les enseignes dévolues au parfum, le métier de parfumeur, tout d’abord gantier-parfumeur jusqu’à la Révolution mais c’est surtout au 19è siècle que les choses vont s’accélérer et que des empires vont naître : Penhaligon ou Crown en Angleterre, Roger & Gallet ou Guerlain en France qui ont su utiliser leur prestigieuse clientèle composée de têtes couronnées pour bâtir leur empire.

Si ce titre est dans l’ensemble plutôt intéressant, certains chapitres sont nettement moins pertinents et plutôt redondants car ils sont parfois centrés sur le personnage historique en question de façon anecdotique, se concentrant plutôt sur l’évolution de la société, la biographie du personnage ou l’engouement pour certaines fragrances et pas forcément sur le rapport de la personne au parfum. Le chapitre consacré à Sissi traite davantage de son rapport au corps qu’au parfum puisqu’elle n’en utilisait pas !

Un ouvrage qui instruira celles et ceux qui sont novices en la matière mais qui se révèlera davantage distrayant pour les experts qui n’apprendront rien de nouveau.

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Connaissez-vous Hypathia, mathématicienne et philosophe du IVe siècle ? Nicole Lepaute et Hélène Metzger dont les travaux ont révolutionné le monde de la science ? Avez-vous entendu parler de l’impératrice Théodora, de Catherine Sforza et de Victoria Woodhull, laquelle osa se présenter aux élections présidentielles américaines alors que les femmes n’avaient pas le droit de vote ? Et Marguerite-Julienne Le Pastour, la femme bourreau, « contrainte de se travestir en homme pour exercer son métier », ou encore Mary Read, la flibustière, vous sont-elles familières ?

Vous n’êtes pas sans savoir que les femmes ont beaucoup été rayées de l’Histoire puisqu’elle est écrite par les hommes. Or j’adore les destins de femmes, l’histoire des femmes m’intéresse beaucoup et ce recueil m’a permis de découvrir des femmes hors du commun par leur intelligence, leur courage.

Jean Haechler nous présente donc tour à tour dix-huit femmes qui ont existé à différentes époques, de la fin de l’Antiquité au début du 20è siècle : femmes de lettres, femmes politiques, aventurières, scientifiques, pionnières, religieuses, grecques, italiennes, allemandes, françaises ou américaines : elles ont toutes en commun une détermination et une volonté de fer.

Stupéfiantes pour certaines, admirables pour d’autres, suspectes quelquefois, mais toujours fascinantes, ces femmes nous font découvrir une époque ou un lieu, un combat ou une aventure. Toutes nous montrent qu’être femme dans une société souvent misogyne nécessite courage et opiniâtreté pour parvenir à ses fins, choisir son mode de vie… ou simplement pour avoir le droit d’exister.

Dix-huit portraits présentés de manière très synthétiques mais enrichis d’extraits de correspondance ou de témoignages d’époque qui mettent en lumière Hypathia d’Alexandrie mathématicienne et philosophe, Théodora impératrice byzantine, Catherine Sforza femme politique italienne, Louise Labbé femme de lettres engagée et inventrice des salons littéraires, Catherine de Partenay femme de lettres, Marie de Gournay femme de lettres et fille spirituelle de Montaigne, Mademoiselle Maupin cantatrice, Mary Read aventurière anglaise, Susanne-Marie de Vivans féministe du 18è siècle, Marguerite-Julienne Le Pastour bourreau du 18è siècle, Nicole-Reine Lepaute mathématicienne et astronaute, Sophie Germain mathématicienne, Anne-Marie Javouhey missionnaire et adversaire farouche de l’esclavagisme, Victoria Woodhull femme politique, Marie de Régnier femme de lettres, Helène Metzger chimiste victime de la barbarie nazie, Joséfina Lehnart religieuse allemande et enfin Maryse Hilsz aviatrice.

Ces femmes ont le disais-je eu des destins assez incroyables même si elles ne sont pas forcément rentrées dans l’Histoire, elles ont souvent marqué les esprits de leurs contemporains ou fait avancer la cause des femmes et elles démontrent surtout l’adage que lorsque l’on veut on peut car toutes ces femmes n’en ont fait qu’à leur tête, au mépris des conventions sociales de leurs temps !

Jean Haechler est historien spécialiste du XVIIIe siècle, il ne s’est pourtant pas cantonné à son siècle de prédilection même si cinq femmes de cette époque sont présentes dans cet essai. Comment l’auteur a d’ailleurs fait son choix ? Il s’en explique en préface : deux exigences l’ont dicté : des personnalités très fortes et, aujourd’hui, leur absence de notoriété. Il a donc systématiquement laissé de côté celles ayant acquis la célébrité, comme Hildegarde de Bingen au Moyen Age, Emilie du Châtelet, Alexandrine de Tencin, Marie du Deffand, Suzanne Necker, Manon Roland au XVIIIe siècle ou, plus récemment, Marie Curie pour n’en citer que quelques-unes.

Et il a bien fait car de nombreux ouvrages leur sont déjà consacrés et que celui-ci fait la part belle à des personnalités nettement plus obscures. Je dois bien avouer qu’à part Hypathia, Théodora, Louise Labbé et Marie de Gournay dont je connais l’existence mais pas forcément la vie en détail, je n’avais jamais entendu parler des autres.

L’auteur rappelle également que certaines époques ont été plus favorables aux femmes que d’autre, j’ai donc appris que jusqu’au XIIIe siècle les femmes pratiquaient la médecine et qu’il a fallu qu’elles attendent la fin du 19è siècle pour avoir le droit d’entreprise des études dans cette matière. Les femmes pouvaient avoir des fonctions dans l’Etat jusqu’en 1593 !

Un ouvrage, vous l’aurez compris, intéressant et passionnant, qui m’a permis de découvrir des femmes extraordinaires et que je vous recommande vivement si vous êtes sensibles aux destins de femmes.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Nouveau Monde pour cette lecture enrichissante !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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C’est tout le passé des Parisiens qui se déroule au fil de nos pas jusqu’à nous projeter dans notre réalité d’aujourd’hui.

Tout a commencé rue Saint-Jacques. Puis, à chaque siècle, une nouvelle voie fondatrice a matérialisé le développement de la ville, s’éparpillant bientôt en un maillage de rues, carrefours et ruelles où le temps nous échappe dans un flot de souvenirs…

La chambre de François Villon à l’arrière de la Sorbonne, les marchandes d’oublies, Ravaillac qui attend le carrosse du bon roi Henri rue de la Ferronnerie, l’Elysée de la Pompadour, la cour des miracles, les fripes du Carreau du Temple, le marché du lendit, la taverne où fut arrêté Cartouche, des homosexuels brûlés vifs place de Grève, la prise de la Bastille, l’invention des champignons de Paris, du baba au rhum et des godillots !

Des mots naissent sur le trottoir : guillemet, argot, bistro, restaurant… Paris résonne des cris des petits métiers aujourd’hui disparus : chiffonniers, premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots.

Après Métronome qui racontait l’histoire de France par l’entremise des stations de métro parisien, Lorànt Deutsch, fou de la capitale, s’attache à nous raconter mille anecdotes sur la formation de la ville mais aussi sur le quotidien des parisiens d’autrefois.

J’avais beaucoup aimé Métronome lu en 2012 et dont mon avis avait inauguré le blog il y a de cela près de six ans, il était donc temps que je lise Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues qui, une fois n’est pas coutume, fut acheté et lu dans la foulée.

Comme je vous le disais dans mon bilan de lecture de janvier, j’ai très envie en 2018 de renouer avec les ouvrages historiques qu’ils soient biographies, essais ou comme ici ouvrages de vulgarisation.

Lorànt Deutsch est très critiqué, je trouve pour ma part que ce comédien a un vrai talent de conteur et que ces deux ouvrages qui fourmillent d’anecdotes très intéressantes, sont très agréables à lire.

A la fois drôle, pertinent, intelligent, ce Métronome 2 se révèle être un guide de Paris plein d’intérêt. J’y ai appris une foule de choses sur l’histoire de la capitale et des parisiens et j’ai apprécié la construction de l’ouvrage.

Découpé en 21 chapitres qui reviennent sur différents quartiers de Paris et comment le village des parisii est devenu la première ville de France en dépit du désintérêt de la plupart des rois français qui se méfiaient souvent à juste titre de cette population toujours prompte à la révolte.

Bon point également pour les entêtes de chapitre illustrés et pour les encadrés qui proposent pour chaque chapitre le mot du quartier, le petit métier du coin et la légende des lieux, une vraie bonne idée.

Si vous vous intéressez à l’histoire de Paris et que vous souhaitez en apprendre davantage sur la capitale sans passer par un ouvrage d’historien, souvent plus ardu, laissez-vous tenter par Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues, vous apprendrez comme moi une foule de choses tout en vous amusant.

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Paris comme vous ne l’avez jamais vu, à travers le quotidien des Parisiens du XVIIIe siècle !

Vous connaissez mon amour pour le siècle des Lumières, ce tout nouveau livre signé Arlette Farge ne pouvait que m’intéresser et je remercie Babelio et les éditions Le Robert pour m’avoir permis de le lire.

Arlette Farge est une historienne spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS, autant dire qu’elle connaît le siècle des Lumières comme personne et plus particulièrement la vie du petit peuple et celle de la capitale ainsi que les rapports hommes-femmes sous l’Ancien Régime.

Autant dire que lire un ouvrage d’Arlette Farge c’est l’assurance de lire quelque chose de très documenté, fiable et sérieux. J’avais déjà lu sa plume il y a fort longtemps avec Vivre dans la rue à Paris au XVIIIe siècle que je vous recommande au passage si le sujet vous intéresse tout comme je vous invite à lire Paris au siècle des Lumières, un livre passionnant et surtout à la portée de tous.

Arlette Farge a beau être une historienne très sérieuse, ses essais ne sont pas assommants pour autant bien au contraire, elle fait revivre à la perfection le Paris de Louis XV et Louis XVI en s’appuyant sur les archives, la presse et les écrits de l’époque, le tout abondamment illustré, et le tout concourt à rendre notre lecture facilitée et très vivante !

A travers toutes ces bribes du passé, on a l’impression de vivre à Paris au 18è le temps de notre lecture. Arlette Farge nous transporte dans un Paris oublié agrémenté de nombreux témoignages : ici, une lavandière des bords de Seine frappe son linge avec un battoir, là un cabaretier propose une chopine de vin pour trois sols…

Une plongée réussie dans le dédale des rues de la capitale, ses lieux de vie bruyants, encombrés et envahis par les animaux, entrecoupés de majestueuses promenades : le Palais-Royal, les Tuileries, les Champs-Élysées, où se croisent alors toutes les classes sociales.

Le livre est découpé en quatre parties (Paris comme décor, Le quotidien des parisiens, La vie en société, Parler et se parler) et aborde dans l’ordre suivant : la nature omniprésente, les bords de Seine, un déluge d’animaux battant le pavé, migrer, se loger, se nourrir, travailler, s’unir, avoir des enfants, s’informer, montrer sa dévotion, être malade et se soigner, surveiller et punir, s’habiller ou l’art de la toilette, se promener, badiner, se réunir et converser, jouer, boire et s’amuser au cabaret, assister à des spectacles, le langage de la rue et celui des salons, le mélange des patois.

A travers tous ces points présentés de façon synthétique, Arlette Farge nous offre un beau panorama de ce qu’était la vie au sein de la capitale d’autant qu’elle brasse toutes les couches sociales, des plus démunis aux plus riches et nous livre une vision intime et humaine du XVIIIe siècle.

Un ouvrage de vulgarisation idéal pour les néophytes qui apprendront une foule de choses en un peu plus de 200 pages, qui leur donneront peut-être envie d’aller plus loin en lisant d’autres essais consacrés aux différents sujets qui sont ici survolés et une piqure de rappel pour les initiés qui se rafraichiront la mémoire et glaneront une multitude d’anecdotes.

Un coup de cœur en ce qui me concerne et un ouvrage que je suis ravie d’avoir dans ma bibliothèque car je pourrai ainsi régulièrement le feuilleter et en relire des passages.

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