L’amour en France – Guy Breton

Aux Histoires d’amour de Guy Breton, il manquait une chose et une seule : l’image. On en rêvait, Omnibus l’a fait en 216 pages et 65 illustrations. Ainsi le chef-d’oeuvre d’humour et de grivoiserie (mais aussi de connaissances historiques) qui régale les lecteurs français depuis soixante ans a-t-il maintenant des visages, des sourires, des costumes, des décors… Et quels décors ! Le parti-pris est le grand spectacle, et le résultat un festival de scènes chatoyantes, langoureuses ou licencieuses, toujours réjouissantes. On s’amuse autant à voir en pleine page Mazarin « butiner la corbeille » d’Anne d’autriche, qu’à lire comment le cardinal « très bel homme » réussit à donner « de bien douces satisfactions » à la reine. Un livre à lire autant qu’à regarder ! heart_4l-amour-en-france-guy-breton

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter aujourd’hui un beau livre édité par les éditions Omnibus et que j’ai eu le plaisir de recevoir. L’amour en France a été mon livre de chevet pendant plusieurs semaines, un rendez-vous du soir avec l’Histoire et avec des personnalités hors du commun, un moment que j’ai durer tant j’avais plaisir à parcourir ce beau livre.

Un livre d’histoires choisies qui brossent le portrait de vingt-huit femmes aimées de rois et d’hommes d’état, du Moyen-Age au 19è siècle, de Dagobert à Félix Faure, en passant par Henri IV, Louis XIV et Louis XIV.

Vous savez combien j’affectionne l’histoire des femmes et je vous avoue que tout comme les muses, je trouve le sujet des favorites tout à fait fascinant car elles révèlent les hommes qui les ont aimées dans l’intimité, avec leurs forces et leurs faiblesses.

Guy Breton nous confie en préambule que « les graves historiens qui rédigent les manuels scolaires font de l’histoire de notre pays un roman fort ennuyeux car ils en éliminent l’un des éléments déterminants : l’amour. (…) L’histoire de France est une histoire galante » et c’est ce que l’auteur nous propose ici, une histoire de France à travers le verrou de la serrure et ma foi c’est totalement passionnant.

Alors qui sont précisément ces femmes ? Il y a bien sûr les plus connues comme Diane de Poitiers, Louise de La Vallière, Gabrielle d’Estrées, Madame de Montespan, Madame de Pompadour, Madame du Barry, Joséphine de Beauharnais, Thérézia Tallien, Marie Walewska… ce qu’on pourrait reprocher à l’auteur mais en même temps on lui reprocherait tout autant de les oublier.

Mais Guy Breton ne s’arrête pas qu’aux plus connus et nous permet de faire connaissance avec les amours de Dagobert, de Charlemagne, Du Guesclin, Charles VII, François Ier, Adolphe Thiers, Louis-Napoléon, le général Boulanger ou Félix Faure.

Un livre qui ne manque pas d’intérêt donc mais aussi un livre magnifique qu’on ne se lasse pas de feuilleter avec une qualité de papier au top, une iconographie bien choisie, riche et abondante. Et il faut également saluer le travail de mise en page et de typographie réalisé par des éditions Omnibus, qui rendent cette lecture très agréable pour les yeux.

Vous l’aurez compris L’amour en France de Guy Breton est un beau livre à offrir ou à s’offrir si le sujet vous tente. Je suis quant à moi ravie de l’avoir dans ma bibliothèque et je remercie Anne et les éditions Omnibus pour cette lecture enrichissante !

Elles aussi ont fait la grande guerre – Pauline Raquillet & Valentine Del Moral

Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale  :

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Imaginez seulement… que vous puissiez partager le destin des héroïnes de la guerre de 14-18 ! C’est ce que vous propose ce livre à travers une galerie de 40 portraits de femmes célèbres ou inconnues, discrètes ou flamboyantes, héroïques par choix ou par hasard, qui ont participé à la Grande Guerre. Vous ferez connaissance avec chacune d’entre elles avant d’être entraîné dans un épisode marquant de leur vie et vous plongerez la tête la première dans l’histoire de la Première Guerre mondiale.

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Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les portraits de femme, aussi lorsque j’ai vu Elles aussi ont fait la grande guerre de Pauline Raquillet & Valentine Del Moral à la médiathèque, je suis aussitôt repartie avec.

Les deux auteures nous proposent en un peu moins de 100 pages 40 portraits de femmes qui ont fait la guerre 14 – 18. On en connaît quelques-unes comme Colette, Marie Curie, Gabrielle Chanel, Rosa Luxembourg, Mata Hari ou Sarah Bernhardt mais l’ouvrage destiné à la jeunesse, fait la part belle aux inconnues du grand public comme Edith Cavell, Christina Broom, Anna Coleman Ladd ou Marie Marvingt pour ne citer qu’elles.

Scientifiques, médecins, infirmières, peintres, photographes, poétesses, pilotes, paysannes, écrivains, suffragettes, postières, religieuses… toutes ces femmes ont fait preuve de courage, ont bravé les interdits de leur époque pour se mettre au service de leur pays et de leurs semblables et ont aussi trouvé ainsi un moyen de s’affranchir du rôle que l’on réservait habituellement aux femmes.

Françaises, anglaises, néo-zélandaises, belges, australiennes, canadiennes, serbes… Pauline Raquillet et Valentine Del Moral nous proposent un large panorama de femmes aux trajectoires différentes et issues de milieux divers.

Qu’elles soient discrètes ou flamboyantes, ces quarante femmes se sont révélées avant tout intrépides, téméraires, endurantes, audacieuses, casse-cou, ingénieuses, en un mot : épatantes !

Chaque portrait court sur deux pages : sur la page de gauche, un court résumé de la vie de l’héroïne avant la guerre et sa photo, sur la page de droite, ses faits de guerre.

Et comme ce document est réservé aux jeunes collégiens, les auteurs proposent des définitions, reviennent sur des faits ou des termes importants pour la bonne compréhension de cette période de notre histoire.

Si vos enfants ou vous-mêmes vous intéressez à cette époque ou si comme moi vous êtes passionnées par les destinées de femmes hors du commun, plongez vous dans ce court document Elles aussi ont fait la grande guerre, qui leur rend un bel hommage !

 

Victor Hugo vient de mourir – Judith Perrignon

« La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L’homme qui leur a tendu un miroir n’est plus là. Tout s’amplifie, tout s’accélère. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville… »
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d’État qui s’annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre. heart_3auteur-editeur-pagesvictor-hugo-vient-de-mourir-judith-perrignon

Mai 1885, depuis quelques jours déjà la rumeur enfle, Victor Hugo, le grand homme, l’immense poète est à l’agonie, terrassé par un mauvais rhume, il se meurt.

1er juin 1885, Victor Hugo a les honneurs de funérailles nationales. Il a donné son corps à la patrie, la patrie lui rend hommage et lui ouvre les portes du Panthéon.

J’avais découvert ce titre cet auteur chez ma copinaute Céline qui m’avait encouragé à le lire et que je remercie au passage !

Judith Perrignon nous raconte ici les jours précédent la mort du poète et ceux après son décès, jusqu’à son enterrement. Des jours où les tensions vont s’exacerber entre peuple et bourgeoisie, dans un contexte déjà surchauffé par les grèves.

Les politiques et la police craignent des échauffourées, alors on enterre Hugo un lundi, au grand dam du petit peuple qui a réclamé qu’on enterre leur poète un dimanche ou que l’on fasse du jour de ses funérailles un jour férié, en vain. Et surtout, le cortège qui mène de la maison d’Hugo au Panthéon, ne passera pas dans les quartiers populaires.

Ce livre est très intéressant car il m’a appris beaucoup de choses sur le contexte politique et social de cette année-là. Judith Perrignon retrace fidèlement les frémissements qui ont précédés la mort d’Hugo et l’onde de choc qui a suivi. Je ne m’imaginais pas que la mort d’Hugo avait été un tel cataclysme pour les petites gens.

Elle décrit chronologiquement tout ce qui se passe : les dépêches décrivant la santé d’Hugo au jour le jour, la réaction des badauds, des grands hommes, des confrères, des anciens camarades, des politiques, de ses proches… Puis la mort et l’organisation des funérailles et les funérailles elles-mêmes.

L’auteure nous raconte donc par le menu les syndicats, les anciens de la Commune, le monde des « travailleurs » qui veulent lui rendre hommage, voire frapper un grand coup en ce lundi où le patronat n’accorde aucune largesse, où les politiques refusent de faire de ce jour un jour de deuil national…

Mais Victor Hugo vient de mourir aborde aussi le Hugo intime à travers ses relations avec ses petits-enfants Jeanne Georges, sa belle-fille Alice remariée avec l’ami de toujours de ses fils, le député Lockroyd, et ses amis Meurice et Vacquerie qui seront ses exécuteurs testamentaires.

Un intérêt historique certain donc, mais qui ne m’a pour autant pas passionné. En clair, ma lecture de ce court document m’a pris une bonne semaine, je l’ai vraiment lu à petites doses car il a beau porter la mention « roman », il n’y a rien de romanesque ici.

Il a néanmoins eu le mérite de m’apprendre des choses, ce qui est déjà bien, et surtout il m’a conforté dans mon envie de lire Les misérables, moi qui n’ai jamais lu Hugo !

Je m’appelle livre et je vais vous raconter mon histoire – John Agard

Lu dans le cadre du challenge A year in England :

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Des tablettes sumériennes à l’arrivée de l’e-book, Livre présente avec beaucoup d’humour son autobiographie. Et sa vie se lit comme un roman ! Les 20 petits chapitres se savourent comme des friandises : Livre nous apprend qu’il a eu sa période rock and roll pendant des siècles, que grâce aux Romains il a eu un dos en bois, que les moines l’ont enluminé au Moyen Âge, qu’il a un faible pour la lettre « P » -celle qui « évoque tant de bons moments de sa vie » : papyrus, parchemin, papier, presse d’imprimerie, poche, publication… et aussi qu’il a une capacité de résistance et un vrai sens de la famille avec son frère, e-book ! heart_4auteur-editeur-pagesje-m-appelle-livre-et-je-vais-vous-raconter-mon-histoire

Je m’appelle Livre et je vais vous raconter mon histoire, est comme son nom l’indique, l’histoire du livre et de l’écriture de sa naissance sur des tablettes sumériennes en argile il y a environ 5000 ans avant notre ère au livre numérique.

Un document qui propose une histoire accélérée du livre en une centaine de pages et qui s’adresse à tous à partir de 12 ans. Racontée sous une forme romanesque, à la première personne du singulier, par le Livre lui-même, cet ouvrage petit par sa taille, est pourtant riche d’enseignements, pour ma part j’ai découvert beaucoup de choses.

La forme romancée et ludique voulue par l’auteur, accompagnée de nombreuses illustrations en noir et blanc signées Neil Packer, est très bien vue car elle nous permet d’apprendre tout en s’amusant et offre une bonne introduction à celles et ceux qui souhaitent ensuite aller plus loin puisqu’elle un panorama très complet en surface mais n’a pas le temps d’aller en profondeur.

L’auteur parsème son récit de traits d’humour, de phrases d’auteur et d’anecdotes qui ne manqueront pas d’amuser les enfants et elles ont aussi le mérite de faire des petites pauses dans le récit. Je pense que ceux qui connaissent déjà très bien l’histoire du livre n’apprendront rien de plus ici mais pour ceux qui comme moi ne sont pas calés sur la question, il représente une bonne vulgarisation, à la fois sérieuse mais ne se prenant pas au sérieux !

Récit chronologique depuis la voix aux e-book, en passant par l’invention de l’alphabet, de l’imprimerie, etc, mêlant graphisme, calligraphie et typographie Je m’appelle Livre et je vais vous raconter mon histoire s’adresse bien évidemment avant tout aux amoureux des livres mais aussi à ceux qui aiment les belles histoires poétiques.

C’est aussi un bel hommage aux lecteurs, aux auteurs et à tous les métiers du livre, notamment les bibliothécaires.

En ce qui me concerne, je ne peux que vous conseiller ce titre que je ne manquerai pas de le feuilleter et le lire à nouveau, picorant de ça et là, quelques passages, encore et encore !

L’affaire des poisons – Jean-Christian Petitfils

En 1679, à l’apogée du règne de Louis XIV, éclate l’une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l’affaire des Poisons, aux ramifications gigantesques, dans laquelle se trouvent mêlées des centaines de personnes, dont les plus grands noms de la cour de France, notamment la favorite Mme de Montespan. De l’officine des alchimistes au repaire des sorcières, des marchands de philtres d’amour aux fabricants de poisons, en passant par le cabinet du magistrat instructeur, La Reynie, c’est l’enquête policière complète sur l’une des plus ténébreuses énigmes de l’Histoire qui est ici offerte au lecteur.

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Comme vous le savez sans doute, j’aime beaucoup les romans historiques et je ne boude pas de temps les biographies ou les essais, aussi lorsque cet été je suis tombée sur L’affaire des poisons de Jean-Christian Petitfils en occasion je n’ai pas hésité, poussée par ma copinaute Claire et heureux hasard ma copinaute Céline l’achetait au même moment, nous avons donc décidé de le lire ensemble et de ne pas le faire traîner dans notre PAL.

Jean-Christian Petitfils est un spécialiste des 17è et 18è siècle, vous l’avez sûrement déjà vu dans Secrets d’histoire de Stéphane Bern dans lequel il intervient régulièrement. Il connaît ses deux siècles sur le bout des doigts, aussi j’étais sûre de lire un ouvrage sérieux et précis sur le sujet, ce qui s’est avéré juste.

L’historien revient ici sur l’affaire criminelle la plus retentissante du règne de Louis XIV : L’affaire des poisons. Elle éclate en 1679 lorsque La Voisin et ses complices sont arrêtés par le lieutenant général de police, l’incorruptible La Reynie (personnage fort intéressant soit dit en passant) mais tout commence réellement le 16 juillet 1676, le jour où la marquise de Brinvilliers est brûlée pour sorcellerie et pour avoir accélérer la succession familiale en tuant tous les mâles de sa maison !

Lorsqu’éclate L’affaire des poisons, l’heure est aux soupçons les plus fous. Madame, la belle-sœur de Louis XIV est morte brusquement et les rumeurs vont bon train. Aussi, le roi soleil prend cette affaire très au sérieux d’autant que certains accusés affirment avoir été mandatés par Mademoiselle des Œillets et Madame de Montespan pour empoisonner Mademoiselle de Fontanges, emportée elle aussi brusquement, et le roi lui-même !

Louis XIV va donc créer une chambre ardente et suivre le dossier personnellement tout en prenant garde d’éliminer les témoignages à charge contre son ex favorite, mère de ses enfants légitimés. La Reynie, en charge de L’affaire, devra rendre personnellement compte au roi et à Louvois des avancées de l’enquête et ses rapports seront expurgés pour ne pas nuire à la belle Athénaïs car si l’on prouvait l’implication de cette dernière, le scandale rejaillirait sur le roi et ses enfants !

Jean-Christian Petitfils rappelle les faits, reprend les témoignages et l’enquête du lieutenant général de police La Reynie, revient sur les différents procès et essaie de donner des interprétations historiques à ces événements. Ce qui n’est pas facile car Louis XIV a fait détruire après la mort de La Reynie toutes les pièces juridiques qui auraient pu éclairer l’implication ou non de Mme de Montespan.

Pour l’historien, malgré tout, il ne fait pas de doute que l’ancienne favorite était innocente des crimes qu’on l’accuse, il a vraiment fait des recherches approfondies et on peut légitimement croire qu’il a raison.

Vous l’aurez compris, ce livre est très intéressant à plus d’un titre, notamment sur le système judiciaire et pénitentiaire de cette époque.

Il est par contre très aride à lire, le style de l’autre, purement universitaire, m’a ennuyée par moments, car il se perd dans des digressions parfois sans fin qui n’apportent pas toujours grand chose.

J’aurai aimé en connaître plus sur La Voisin et surtout sur le contexte historique, sur les croyances populaires, sur le « hors cour de Versailles », car Jean-Christian Petitfils s’attache beaucoup à la cour, à Louis XIV et à Mme de Montespan, et pas assez au reste.

Je vous le recommande malgré tout si le sujet vous intéresse.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Céline

Ces belles inconnues de la Révolution – Juliette Benzoni

Reine des merveilleuses, du théâtre ou de la galanterie, maîtresse d’un prince, avocate par passion, femme sacrifiée, aventurière prête à aller en prison par amour… toutes les belles inconnues réunies par Juliette Benzoni ont vécu la période de la Révolution française entre drames et passions. L’auteur propose vingt portraits de femmes au destin hors du commun parmi lesquelles Mme Tallien, l’amie de Joséphine, Mme de Genlis,  » gouverneur  » d’un roi, Mme Roland et ses amoureux, lady Eliott, la belle Pamela, Gabrielle et Louise, les deux amours de Danton, la passionnée Sophie de Monnier, Emilie Chalgrin et le peintre David…

ces-belles-inconnues-de-la-revolution-juliette-benzoniauteur-editeur-pagesVous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les portraits de femme, aussi lorsque j’ai vu Ces belles inconnues de la Révolution de Juliette Benzoni à la médiathèque, je suis aussitôt repartie avec.

Je sais que l’auteure est abonnée aux romances historiques et aux gros tirages, c’est ce qui m’a fait un peu hésité je l’avoue mais dans l’ensemble j’ai bien aimé ce livre même si j’ai des reproches à lui faire.

Juliette Benzoni est une passionnée d’Histoire et elle la met ici à la portée de tous et de toutes. De la vulgarisation plutôt bien faite, intéressante même si j’ai trouvé le livre dans l’ensemble pas très bien écrit et plusieurs coquilles piquent un peu les yeux, ce n’est pas très sérieux tout de même.

En vingt chapitres et autant de portraits, la romancière nous fait découvrir des femmes aux destinées étonnantes, j’en connaissais certaines mais plusieurs m’étaient en effet inconnues.

Parisiennes ou provinciales, de noble ou de basse extraction, bleues ou blanches, Juliette Benzoni nous propose des trajectoires différentes en plein coeur de la Terreur même si beaucoup d’entre elles subissent leur destin plus qu’elles n’agissent.

Juliette Benzoni nous brosse le portrait de femmes amoureuses, prises dans la tourmente, des inconnues comme l’indique si bien le titre de l’ouvrage puisqu’il ne sera question d’aucune femme célèbre si l’on excepte Joséphine de Beauharnais, Madame de Genlis ou Madame Roland !

Le livre dans est l’ensemble plutôt intéressant comme je le disais un peu plus haut, certaines histoires sont même assez fascinantes mais je regrette tout de même certaines platitudes et redondances qui nuisent un peu à la lecture.

Dommage aussi que l’auteure se soit cantonnée à nous narrer des femmes aux prises de l’histoire certes mais surtout aux prises de leurs histoires d’amour, certaines à mon avis valaient mieux.

Des inconnues parfois amoureuses de figures célèbres de la Révolution comme Robespierre, David ou Danton qui nous plongent avec un certain effroi au coeur de cette période tourmentée et sanglante que fut la bien-nommée Terreur.

Un livre qui se lit bien et qui intéressera celle qui veulent découvrir quelques-unes des histoires tragiques de cette époque.

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Les secrets des grands crimes de l’histoire – Philippe Charlier

Les Médicis sont-ils véritablement morts empoisonnés aux « poudres de succession » ? Que révèle le procès verbal d’autopsie de Zola sur les causes mystérieuses de sa mort ? Les circonstances de l’assassinat de Jaurès ou du suicide de Nerval peuvent-elles encore être éclaircies aujourd’hui ? Crime… ou pas crime ? Cette obsédante question surgit inévitablement au lendemain de la mort, violente ou suspecte, des grands personnages qui ont marqué leur temps. Et il n’est pas rare qu’elle reste non élucidée aujourd’hui ! C’est là que la science, avec les techniques modernes, peut intervenir. Qu’a-t-elle à nous apprendre dans le cas de ces crimes célèbres ?

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Philippe Charlier, éminent paléopathologiste à qui l’on doit l’authentification de la tête d’Henri IV, nous propose dans ce livre de vulgarisation, une relecture scientifico-policière des grands crimes de notre histoire. D’Henri IV à Trotski, de Jean Sans-Peur à Jean Jaurès, de la Brinvilliers à Emile Zola, de Gérard de Nerval à Henri III, il reprend par le menu les circonstances des décès de ces personnalités bien connues.

Il y avait bien longtemps qu’un livre d’histoire ne m’était pas passé entre les mains et mes retrouvailles avec l’Histoire par l’entreprise de Philippe Charlier, ne sont malheureusement pas à la hauteur ni du titre ni de la quatrième de couverture.

On nous promet des éclaircissements sur des crimes célèbres, il n’en est rien ! Tout d’abord tous ces crimes n’en sont pas, certains protagonistes sont morts de leur belle mort, d’autres se sont homicidés, comme le dirait notre cher Nicolas Le Floch.

Ensuite, l’auteur se contente de nous livrer des recopies d’archives anciennes sur des pages et des pages, donnant par le menu les résultats d’autopsie, se contentant de les accompagner parfois de quelques lignes médico-légales mais sans apporter un véritable éclairage.

Tout au long de l’ouvrage et au fil des chapitres, on se rend compte que l’on n’apprendra rien de plus que ce que l’on sait déjà de ces morts célèbres, on nous donne simplement à lire de longs comptes-rendus d’autopsies littéralement ennuyeux !

Le seul chapitre qui m’a réellement captivé est celui consacré à Gérard de Nerval dont je ne connaissais pas les circonstances de sa mort, pour le reste, un ouvrage qui n’apprend rien à ceux qui connaissent déjà un tant soi peu ces morts fameuses.

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