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Archive for the ‘Littérature écossaise’ Category

Le docteur Jekyll est un homme bon et loyal. M. Hyde, lui, est un individu étrange, capable des pires crimes. Pourquoi alors Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de Hyde ? Pourquoi le laisse-t-il venir chez lui à n’importe quelle heure ? Serait-il victime d’un chantage ? Le vieux docteur Lanyon aimerait bien savoir. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel, Jekyll et Hyde ?

Un monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d’allumettes. C’est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l’ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine.

A quoi, à qui ressemble-t-il ? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde ?

Je continue ma découverte de l’œuvre de Robert Louis Stevenson entamée il y a longtemps avec Le Maître de Ballantrae, Les gais lurons et Voyage avec un âne dans les Cévennes.

L’an dernier j’avais lu en compagnie de mon Empereur de fils L’île au trésor, il était grand temps pour moi de découvrir L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde que je vous propose en ce jour d’Halloween.

Cette longue nouvelle qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis quelques années est très célèbre et vous connaissez sans doute son histoire pour l’avoir déjà lue ou vue l’une des nombreuses adaptations qui en ont été faites. Mais saviez-vous que l’idée est venue à Robert Louis Stevenson lors d’un cauchemar ?

Présenté dès sa parution comme un roman policier en trompe-l’œil et salué par l’immense Henry James comme étant un « chef d’œuvre de concision », il a une bonne dose de suspens et tient en haleine jusqu’au point final.

Si il se lit volontiers d’une traite, la construction de ce court roman est singulière puisque que ce sont en fait des récits imbriqués les uns dans les autres teintés de fantastiques qui se terminent par les confessions du Dr Jekyll.

Formidablement bien écrit et concis comme le disait si bien Henry James, il est d’une grande efficacité mais aussi tout en retenue. Chaque lecteur peut s’imaginer Mr Hyde tel qu’il le souhaite, Stevenson n’en donne pas une description détaillée mais insiste plutôt sur la psychologie du personnage et surtout sur ses méfaits.

Bien qu’il ne soit pas descriptif, l’auteur nous plonge immédiatement dans l’ambiance sombre de la capitale anglaise sous le règne de Victoria et on comprend pourquoi cette œuvre a fait sensation lors de sa parution et surtout lors de son adaptation au théâtre, au point de soupçonner l’acteur jouant Jekyll et Hyde d’être Jack l’éventreur !

Mais quel est donc le lien entre l’ignoble Hyde et le gentil et généreux Docteur Jekyll ? Comment cet homme renommé peut-il couvrir les agissements d’un monstre pareil, l’inviter régulièrement à son domicile et en faire son héritier ?

Plus l’enquête avance, plus l’étau se resserre et plus Mr Hyde devient incontrôlable.

Si vous n’avez pas encore lu ce grand classique et que vous cherchez une lecture pour le mois de novembre à venir, je ne peux que vous conseiller L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, vous ne serez pas déçu(e)s.

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L’aventure fait irruption dans la vie de Jim Hawkins le jour où un vieux marin balafré vient s’installer à l’auberge de ses parents. Pourquoi l’homme a-t-il peur ? Qui veut lui faire la peau ? Le secret de l’île au trésor devient bientôt celui de Jim. Sur le navire qui les mène vers le trésor, Jim et ses amis sont en grand danger. Echapperont-ils aux pirates, prêts à verser le sang pour s’emparer de l’or ?heart_4l-ile-au-tresor-robert-louis-stevenson

Le jeune Jim Hawkins travaille avec ses parents dans l’auberge familiale, L’Amiral Benbow. Un jour, un vieux marin prénommé Billy Bones, débarque à l’auberge, mandant une chambre et remet une bourse avec quelques pièces au père de Jim pour son entretien.

Les semaines et les mois passent, la bourse est vide mais les parents de Jim ont tellement peur de Bones qui se révèle être un homme colérique et violent, qu’ils n’osent lui réclamer de l’or.

Il terrorise ainsi tout ceux qui viennent à l’auberge, le docteur Livesey excepté, jusqu’au jour où Pew, un vieux loup de mer aveugle, demande à voir Bones et lui donne la tache noire, annonciatrice de mort dans le monde des pirates.

Bones prend peur et meurt terrassé par une crise d’apoplexie quelques heures plus tard le jour même des funérailles de Mr Hawkins. Jim et sa mère fouillent alors  le coffre de Bones afin d’y prendre l’argent du pour sa pension. Jim récupère également un paquet qui va se révéler être une carte au trésor qui va l’emmener jusqu’à l’autre bout du monde, à bord du navire L’Hispaniola…

J’adore les romans d’aventure et pourtant j’en lis très rarement, aussi lorsque mon Empereur de fils est revenu du collège avec comme lecture imposée un roman d’aventure et qu’il m’a révélé qu’il avait choisi L’île au trésor de Robert Louis Stevenson car il adore les pirates et la « baston », je lui ai proposé de l’accompagner, ravie de retrouver cet auteur écossais dont j’avais beaucoup aimé il y a fort longtemps Le Maître de BallantraeLes gais lurons et Voyage avec un âne dans les Cévennes.

Vous aimez l’action, les pirates, les combats, les trésors et le rhum ? Ne cherchez plus L’île au trésor doit absolument rejoindre votre PAL. Impossible de s’ennuyer une seconde à la lecture des aventures de Jim Hawkins et de Long John Silver car Robert Louis Stevenson sait à merveille écrire un roman d’aventures qui offre moult péripéties et rebondissements, tisse sa trame sans laisser de temps mort, propose des pleines pages de bagarres, du suspens avec cette quête du trésor et sait doser à la perfection les moments dramatiques et l’humour.

Mon fils a adoré ce roman et j’avoue que même si ce n’est pas le coup de cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce classique, à mettre mes pas dans ceux de Jim et des flibustiers, de monter à bord de l’Hispaniola et d’enfin mettre la main sur le butin !

Si vous n’avez pas encore lu ce grand classique et que vous aimez l’aventure et les pirates, je ne peux que vous conseiller L’île au trésor, vous passerez un très bon moment en sa compagnie.

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Wendy, John et Michael n’auraient jamais imaginé qu’ils pouvaient voler. Ni qu’ils s’en iraient au Pays Imaginaire, affronter les Indiens et les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie bien tranquille…

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En ce début de soirée londonienne, il règne une grande agitation dans la nursery des Darling. Wendy, John et Michael, sous la bonne garde de la dog nounou, Nana, sont sur le point de se coucher.

Mr Darling ne trouve pas convenable que la nounou de ses rejetons soit une chienne mais comme il est aussi assez pingre, il s’en accommode tant bien que mal, à l’exception de cette soirée où pressé d’aller rejoindre des amis, il oblige Nana à regagner sa niche.

Quelques minutes après leur départ, Peter Pan, l’enfant qui ne veut pas grandir et le héros de Wendy, John et Michael qui connaissent toutes ses aventures, et la fée Clochette font irruption dans la chambrée. Le garçon leur propose illico de l’accompagner au pays imaginaire, sous le regard furieux de la fée, amoureuse et très jalouse.

Ni une ni deux, grâce à la poussière de fée, voilà les trois enfants volants vers cet Eden où les enfants sont rois mais où le terrible capitaine Crochet et ses pirates font aussi la loi…

Depuis toujours, j’ai été fascinée par l’univers et le personnage de Peter Pan, à travers le merveilleux long-métrage des studios Disney. Il était donc grand temps pour moi de découvrir le Peter Pan imaginé par James Barrie il y a un peu plus d’un siècle.

Un personnage qui lui a été inspiré par les garçons de la famille Llewelyn Davies, et notamment de Peter, dont il s’occupa une fois ceux-ci orphelins, sujet du très beau film de Marc Forster, Neverland, avec les excellents Johnny Depp et Kate Winslet que je vous conseille au passage.

Le conte imaginé par J.M Barrie est toutefois plus sombre que l’adaptation faite par Walt Disney, qui a aussi beaucoup édulcoré Pinocchio, je ne suis donc pas étonnée et je comprends d’ailleurs pourquoi car le récit de Barrie est loin d’être angélique.

Peter Pan, l’enfant qui ne voulait pas grandir, refuse certes le monde des adultes mais se bat comme un homme, n’hésite pas à tuer, et le monde dans lequel il évolue est très violent,  c’est ce qui m’a vraiment surpris.

Notre héros est aussi très égoïste, retors, buté et joue volontiers les tyrans envers les pauvres garçons perdus, oubliés de leurs mamans. Ce qui m’a le plus séduite dans ce roman, c’est l’hommage fait aux mères, ces mères aimantes qui lisent des histoires et qui sont tellement importantes dans le cœur de leurs enfants.

La pauvre Wendy se retrouve donc à la tête d’une marmaille pour laquelle elle joue le rôle de maman et où Peter, qui se veut le chef de famille, n’assume pas son rôle et entend être traité en enfant par Wendy ! Hommage à la mère certes mais la place de la femme selon Barrie est à la maison et pas aux affaires, de ce point de vue l’auteur est conforme à la mentalité de son époque et on ne peut que plaindre Wendy.

Peter Pan est un conte de fées mais aussi une invitation à un voyage cruel et fantasque jusqu’au pays imaginaire avec une Clochette, teigneuse à souhait, et plein de poudre de fées.

heart_4Lu dans le cadre du Mois anglais et des challenges Les 100 livres à avoir lu , Il était une fois… les contes de fées !! :

challenge-il-etait-une-fois-les-contes-de-fees   mois-anglais   challenge-des-100-livres-chez-bianca

  

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