Bilan de lecture : avril 2018

En ce jour du 1er mai où l’on s’offre traditionnel un brin de muguet, soit dit en passant l’une de mes fleurs préférées, je vous propose mon non moins traditionnel bilan de lecture !

Au menu de ce mois d’avril, pas moins de dix-neuf titres dont dix-sept issus de ma PAL : 4 achats, treize services presse et par conséquent deux emprunts. Un mois qui ne m’a pas permis, en dépit d’un bon rythme de lecture, de stabiliser ma PAL car les entrées ont été plus nombreuses que les sorties.

Avril m’a en revanche réservé de très belles lectures dont trois coups de coeur et m’a permis de sortir de ma PAL des titres qui s’y incrustaient parfois depuis longtemps, pourvu que ça dure.

On commence par la jeunesse et tout d’abord par le quatrième tome de la série consacrée à Astrid Bromure : Comment lyophiliser le monstre du Loch Ness de Fabrice Parme. Vous le savez c’est une de mes séries chouchous réussies autant sur la forme que sur le fond pour laquelle j’ai à chaque tome un coup de cœur et celui-ci n’a pas fait exception. On poursuit avec L’auberge entre les mondes tome 1 Péril en cuisine de Jean-Luc Marcastel, un roman fantaisy fort sympathique ma foi, qui ravira les adeptes du genre. Mon second coup de coeur du mois revient au tome 5 des Carnets de Cerise : Des premières neiges aux Perséides de Joris Chambain et Aurélie Neyret. Comme pour Astrid Bromure, j’ai un gros faible pour cette série que je suis un peu triste de quitter même si l’auteur a joliment bouclé la boucle dans ce dernier opus. Un roman historique maintenant signé Jacqueline Kelly, Calpurnia, que l’on m’avait conseillé à plusieurs reprises. C’est un récit charmant bien qu’un peu trop plat à mon goût et avec de trop nombreuses longueurs mais qui n’en demeure pas moins intéressant grâce à son héroïne et à sa famille. Enfin, comme chaque mois, je poursuis ma lecture de la guerre des Lulus avec le troisième tome : Le tas de briques de Régis Hautière et Hardoc qui confrontent cette fois-ci nos jeunes héros avec une guerre qu’ils avaient jusque là réussis à éviter. Un tome tout aussi réussi et dans la continuité des précédents.

On continue avec les romans policiers et thrillers au nombre de quatre ce mois-ci dont trois bonnes lectures et un gros flop ! Un polar historique resserré qui m’a beaucoup plu pour commencer : Les sanglots de pierre de Dominique Faget qui revient sur la rafle du Vel d’Hiv et la chasse aux juifs pendant la seconde guerre mondiale et qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout. Autre très bonne surprise : Là où rien ne meurt de Franck Calderon et Hervé de Moras, un roman qui mêle habilement suspens, ésotérisme et astronomie dans la ville de Nimes qui subit un déluge sans précédent. Flop en revanche pour Je sens ma peur grandir de Iain Reid, je n’ai pas compris ce roman et mis à part quelques moments d’angoisse, que d’ennui ! J’ai en revanche aimé le premier tome d’une nouvelle série Les détectives du Yorshire : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman. Un cozy mystery réussi qui met en scène un duo inédit d’un détective privé et d’une directrice d’agence matrimoniale, le tout dans la campagne anglaise. Rendez-vous dès demain pour mon avis complet !

On poursuit avec les romans avec pas moins de neuf titres ce mois-ci et tout d’abord Ce feu qui me dévore de Paul Couturiau, un roman triste, émouvant mais tellement réaliste que mon cœur s’est serré à de nombreuses reprises. L’auteur construit son récit à la manière d’un polar, distillant un vrai suspens, en bref un roman très réussi. Bonne pioche également pour La vie rêvée de Gabrielle de Lyliane Mosca qui retrace le portrait de la muse des Renoir père et fils : Gabrielle Renard. Une femme très attachante dont j’ai eu plaisir à découvrir la vie de la campagne champenoise à Hollywood. Biographie romancée également pour Femme de robe de Michèle Dassas qui met en lumière le parcours de la première femme avocate française, Jeanne Chauvin. Un récit au coeur du combat féministe de la fin du 19è siècle assez passionnant. Changement de registre avec Le bonheur arrive toujours sur la pointe des pieds de Tiphaine Hadet, une romance drôle, tendre et pleine de rebondissements qui m’a fait passer un très bon moment. Et maintenant mon troisième coup de coeur : La colline aux esclaves de Kathleen Grissom, un roman bouleversant qui traite de l’esclavagisme dans les plantations de coton du sud des Etats-Unis à la fin du XVIIIè siècle. L’auteure m’a complètement emportée et j’ai lu ce roman la boule au ventre, au bord des larmes. Un roman à lire absolument !

Un classique maintenant, La peur de Stefan Zweig, une longue nouvelle sur une femme adultère poursuivie par une maître-chanteuse très moderne, construite comme un thriller et brillamment écrite par l’immense écrivain autrichien. On poursuit avec un autre roman biographique consacré à la comtesse du Barry : La bourbonnaise de Catherine Hermary-Vieille qui a le mérite de tracer un portrait nuancé de la dernière favorite de Louis XV qui a une très mauvaise réputation dans l’Histoire de France. Changement de pays et d’époque avec La chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan qui nous entraîne dans un petit village anglais en 1940. Un roman historique qui mêle échanges épistolaires et journaux intimes qui m’a également beaucoup plu. Enfin, petite déception pour Ça peut pas rater de Gilles Legardinier que j’ai trouvé un peu trop plat à mon goût mais je ne reviens pas en détail dessus puisque vous avez lu mon avis complet hier.

Et pour finir, un seul roman graphique en avril : Tamara de Lempicka de Virginie Greiner et Delphine Collignon, la biographie dessinée d’une peintre et d’une femme libre qui a connu son heure de gloire durant les Années Folles. L’auteure et la dessinatrice nous plongent avec talent dans l’effervescence de cette époque et le sillage de cette femme moderne.

Et vous, quels sont les titres qui vous ont fait vibrer ou déçus en avril ?

Publicités

Bilan de lecture : mars 2018

Mars s’achève dans quelques heures et il est temps pour moi de revenir sur mes lectures de ces quatre dernières semaines. Un mois avec de très belles lectures dans l’ensemble et même deux coups de coeur, qui viennent gommer deux lectures très décevantes.

Au menu de ce mois de mars, pas moins de dix-huit titres dont seize issus de ma PAL : 4 achats, douze services presse et par conséquent deux emprunts. Un mois qui m’a permis de stabiliser ma PAL car les entrées ont été très nombreuses une fois de plus mais les lectures aussi. Et cerise sur le gâteau, j’ai pu sortir deux romans qui croupissaient dans ma PAL depuis six ans !

On commence par la jeunesse et tout d’abord par La guerre des Lulus tome 2 Hans de Régis Hautière et Hardoc, un second opus très réussi et particulièrement émouvant qui fait que je poursuivrai ma découverte de cette série en avril. Fin de saga pour Quatre soeurs par Cati Baur avec le quatrième tome de la saga : Geneviève. Un clap de fin lumineux et optimiste qui m’a beaucoup plu. On poursuit avec un court roman historique très bien documenté qui nous emmène dans le sillage de l’immense Molière : Louison et Monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson et qui familiarise les jeunes collégiens à l’art théâtral du 17è siècle.

Suite de série toujours avec le second tome de Yin et le dragon, Les écailles d’or, de Richard Marazano et Xu Yao, qui a pour toile de fond la guerre sino-japonaise de la fin des années 30, une histoire très intéressante à suivre pour son contexte historique mais aussi pour la mythologie chinoise qui est abordée, portée par une jeune héroïne très attachante. Fin de saga pour Sauveur et fils qui nous dit au revoir à l’occasion de la Saison 4, superbement écrit par Marie-Aude Murail. Une série coup de coeur que je suis triste de quitter tant j’ai aimé les personnages et la façon dont l’auteure aborde ses sujets. Et pour finir, j’ai retrouvé Ken Follett cette fois-ci dans un format court : Le mystère du gang masqué. Un roman policier mené tambour battant qui ravira les apprentis détectives.

On passe aux policiers maintenant et tout d’abord Le dernier hyver de Fabrice Papillon, un thriller mêlant science, histoire et clonage absolument palpitant que je vous conseille vivement si vous êtes adepte du genre, j’ai adoré. J’ai retrouvé avec grand plaisir cette chère Agatha Raisin au mieux de sa forme dans sa huitième enquête : Coiffeur pour dames. Un nouvel opus réussi avec une intrigue policière soutenue et toujours beaucoup d’humour, je me réjouis de poursuivre cette série en avril. Et enfin, je me suis décidée à sortir Glacé de Bernard Minier qui croupissait dans ma PAL depuis des lustres. Un bon thriller qui m’a bien tenu en haleine et dont je vous reparle très vite.

Ma première lecture du mois fut une très bonne surprise avec ce roman de science-fiction que j’ai adoré : Un monde après l’autre, le premier tome de la série Les chroniques de St Mary signé Jodi Taylor, qui a pour sujet principal l’Histoire et les voyages dans le temps qui m’a emmené à l’ère du Jurassique et à Alexandrie au moment où la bibliothèque a brûlé. Un récit que je vous recommande. Petite déception en revanche pour Un mari idéal de Leah McLaren qui décortique la fin d’un mariage et le divorce à l’américaine que j’ai trouvé plutôt intéressant mais qui ne m’a guère passionné. Bonne surprise également pour La chambre des merveilles de Julien Sandrel, un roman à la fois drôle et émouvant qui emprunte à plusieurs genres et qui a bien marché avec moi puisque je l’ai lu d’une traite. J’ai également beaucoup aimé le roman consacré à la physicienne Mileva Maric qui fut la première épouse d’Albert Einstein : Madame Einstein de Marie Benedict. Je ne peux que vous recommander chaudement de découvrir à votre tour cette femme passionnante oubliée par l’histoire qui a sacrifié ses ambitions scientifiques à son mariage.

On poursuit avec l’énorme déception du mois : Le treizième conte de Diane Setterfeld. Un roman qui sur le papier avait tout pour me plaire (l’atmosphère gothique, les fantômes omni présents, les histoires à tiroirs et des secrets de famille) et que j’ai trouvé terriblement long et ennuyeux à mourir ! Déception également pour Là où la vie t’emmène… de Alban Gallée dont j’ai bien aimé la première partie mais dont la seconde m’a laissé de marbre avec ce syndrome improbable dont est atteinte l’héroïne, l’auteur aurait pu faire quelque chose de vraiment drôle, dommage ! Bonne pioche en revanche pour La petite copiste de Diderot signé Danielle Digne. Un court récit formidablement documenté qui m’a fait marcher dans les pas de mon philosophe préféré, aux prises avec la censure et le pouvoir royal qui veut empêcher la parution de son grand œuvre : L’Encyclopédie. J’ai aussi beaucoup aimé Possédées de Frédéric Gros qui revient sur l’affaire des possédées de Loudun qui avait fait grand bruit sous le règne de Louis XIII. Un roman exigeant là aussi très bien documenté qui décortique toute l’affaire et que j’ai trouvé à la fois passionnant et émouvant même si le début est un peu aride je le concède.

Et on conclut avec mon second coup de coeur : Emma G. de Zidrou et Edith. Un roman graphique de toute beauté, porté par un personnage de femme libre, à la fois douce et rebelle, d’une beauté et d’une sensualité folles, qui décide par amour, de rejoindre la Laponie. Un scénario très romantique certes mais qui pointe du doigt la place des femmes dans la société très patriarcale du début du 20è siècle.

Et vous, quels sont les titres qui vous ont fait vibrer ou déçus en mars ?

Bilan de lecture : février 2018

Le tout petit mois de février s’achève ce soir, c’est donc l’heure du traditionnel bilan de lecture mensuel. Un mois plus court de 3 jours par rapport au précédent mais productif tout de même grâce au mauvais temps qui nous à obliger à rester à la maison quasiment tout le mois !

Au menu de ce second mois de l’année, pas moins de seize titres dont treize issus de ma PAL : 6 achats, 7 services presse et par conséquent 3 emprunts. Un mois qui ne m’a pas permis de faire baisser ma PAL puisque les entrées ont été bien plus importantes que les sorties. Mais bonne nouvelle tout de même j’ai pu enfin sortir deux romans qui croupissaient dans ma PAL depuis cinq ans !

On commence par la jeunesse et tout d’abord par La guerre des Lulus tome 1 1914 La maison des enfants trouvés de Régis Hautière et Hardoc qui nous conte la première guerre mondiale vue par des enfants livrés à eux-mêmes. Ce premier opus plante le décor et nous présente ses jeunes héros, qui se révèlent bien attachants, et j’ai hâte de les retrouver dans la suite de leurs aventures, probablement en mars. On poursuit avec un coup de cœur : Le musée imaginaire de Jane Austen signé Fabrice Colin et Nathalie Novi qui nous immerge dans l’univers de la romancière et de son œuvre. Un ouvrage magnifique et passionnant ! Place à l’Égypte et ses dieux avec Gaspard et la malédiction du prince-fantôme de Isabelle Dethan, une bande dessinée pleine d’aventures et de mystères au cœur du musée du Louvre. Et, Journal d’un enfant de lune de Joris Chamblain et Anne-Lise Narlin qui nous raconte le quotidien des malades XP, cette maladie génétique rare qui oblige ceux qui en sont atteints à vivre la nuit. Enfin, j’ai retrouvé avec plaisir les jeunes Sherlock et Arsène dans le second tome de la série Sherlock, Lupin et moi Dernier acte à l’opéra signé Irène Adler, tout aussi réussi que le premier, c’est donc sans surprise que je vais continuer cette excellente série, je ne vous en dis pas plus mais vous donne rendez-vous demain pour mon avis complet !

Deux romans policiers sont venus ponctuer ces quatre dernières semaines, et on commence par le thriller contemporain, Sous son toit, de Nicole Neubauer. Une petite déception car si ce roman se lit très bien, je l’ai trouvé assez confus car l’auteure aborde trop de thèmes au détriment de l’intrigue policière. La vierge blanche de Brière de Véronique Verney est un polar historique qui sur le papier avait vraiment tout pour me plaire car il a pour cadre une région proche de chez moi que je connais bien, les environs de Guérande, et le XVIIIè siècle, une époque qui me passionne. Si d’un point de vue historique, il ne manque pas d’intérêt, l’auteure s’attarde trop sur la vie de son commissaire au détriment de l’enquête à proprement parler et comme il est très court, je suis un peu restée sur ma faim.

On poursuit avec les romans qui sont au nombre de sept et un document. Tout d’abord, une romance signée Carrie Elks avec laquelle j’ai passé un très chouette moment : Une minute d’attraction. L’auteure ne révolutionne pas le genre mais l’histoire est bien agréable à lire et avec beaucoup de rebondissements. Changement de registre et d’époque avec La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne d’Orves, un roman historique passionnant qui nous plonge au cœur du monde littéraire de l’après seconde guerre mondiale. Grosse déception en revanche pour L’année du flamant rose de Anne de Kinkelin qui n’a a aucun moment su me toucher et que j’ai trouvé très plat, vite lu et vite oublié. Bonne pioche en revanche avec Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates signé Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, un roman épistolaire qui nous conte le martyre de l’ile de Guernesey pendant l’occupation allemande. Une histoire émouvante mais aussi pleine d’humour, portée par deux héroïnes très attachantes.

On change d’époque et de style avec Entrez dans la danse de Jean Teulé qui a pour cadre Strasbourg au début de la Renaissance. Avec son talent de conteur, il met en lumière une épidémie de danse mortelle qui a fait de nombreuses victimes. Un document maintenant consacré à l’histoire de Paris : Métronome 2 Paris intime au fil de ses rues de Lorànt Deutch grâce auquel j’ai appris une foule d’anecdotes sur Paris, ses rues, monuments et habitants. J’ai enfin sorti de ma PAL une énorme briquasse de plus de 1000 pages qui croupissait depuis cinq ans : Le siècle tome 1 La chute des géants de Ken Follett, une lecture fleuve qui m’a accompagnée une bonne partie du mois et que j’ai dans l’ensemble beaucoup apprécié même si tout ne m’a pas intéressé et notamment les coulisses politiques, je continuerai cette trilogie c’est sûr car je me suis attachée à certains personnages ! Et pour finir, une lecture plus légère, celle de Rêver n’est pas un vilain défaut de Carole Cerruti. Une romance qui ne sort pas des sentiers battus de la romance mais que j’ai trouvé très plaisante à lire, notamment parce qu’elle est très drôle.

On termine avec les bandes dessinées et les romans graphiques, seulement une ce mois-ci car plusieurs me sont littéralement tombées des mains : L’air de rien de Aude Picault. L’auteure croque avec ironie et humour ces contemporains et notre société urbaine en une centaine de strips, sympathique mais pas ouf non plus !

Et vous, quels sont les livres qui vous ont fait vibré ou au contraire déçus en février ?

Bilan de lecture : Janvier 2018

Janvier tire sa révérence ce soir, l’heure du premier bilan de lecture de l’année est donc venue ! Un mois productif grâce à un emploi du temps un peu allégé et de longs week-ends sous la pluie qui m’ont permis de m’adonner à mon loisir favori : la lecture !

Au menu de ce premier mois de l’année 2018, pas moins de dix-sept titres dont quatorze issus de ma PAL : 6 achats, 8 services presse et par conséquent 3 emprunts. Un mois qui m’a permis de faire baisser ma PAL puisque, une fois n’est pas coutume, les entrées sont moins importantes que les sorties.

On commence par la jeunesse et tout d’abord par L’appel des étoiles de Ken Follett, un court roman de science fiction pour les 9/12 ans que l’auteur gallois a écrit pour ses enfants il y a de cela une quarantaine d’années ! Une lecture pleine d’aventures et de rebondissements que j’ai trouvé très réussi et que mon Sami-Chameau de fils est en train de lire et pour l’instant, ce roman lui plaît beaucoup ! On poursuit avec un album à double lecture qui amusera à la fois petits et grands mais avec de belles lectures à la clé : Le loup en slip se les gèle méchamment de Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz. On reste au rayon album avec une bande dessinée historique et steampunk, joyeusement barrée signée Régis Hautière et Arnaud Poitevin, La divine amante, le second tome des aventures des Spectaculaires, un quatuor pas piqué des hannetons qui doivent sauver la grande Sarah Bernhardt d’une mort certaine. Enfin, j’ai retrouvé avec grand plaisir le leader des irréductibles de Baker Street dans une nouvelle enquête mitonnée par Béatrice Nicodème : Wiggins chez les Johnnies. Une série policière pour les 9/12 ans que j’affectionne et dont je partage les lectures avec mon Empereur de fils, grand admirateur de Sherlock Holmes !

Quatre romans policiers sont venus ponctuer ces quatre dernières semaines et dans l’ensemble ce furent de bonnes pioches, une fois n’est pas coutume. Agatha Raisin, bien que dépressive, se montre plus acerbe que jamais dans A la claire fontaine, le septième opus de ses enquêtes signées M.C. Beaton. J’aime toujours autant retrouver Carsely et Agatha même si ce jeu du chat et de la souris avec James me lasse. Changement de registre avec Hortense de Jacques Expert, un thriller psychologique que j’ai eu du mal à lâcher mais donc le dénouement m’a terriblement déçue hélas, ce qui ne m’empêchera pas de lire cet auteur à nouveau. Enfin, un polar venu du froid mettant en scène un tueur en série qui décide d’exterminer ses anciens camarades de classe qui croupissait dans ma PAL depuis sa parution, shame on me, car ce fut une excellente lecture, prenante de la première la dernière ligne : Hors cadre de Stefan Ahnhem. Un polar historique pour finir, De mal à personne de Odile Bouhier, une lecture fluide et rapide intéressante d’un point de vue historique mais dont le volet policier se révèle sans surprise hélas.

On poursuit avec les romans qui sont au nombre de cinq et un essai. Tout d’abord, un roman historique qui a pour cadre la Provence du 19è siècle et la culture de la garance : Les chemins de Garance de Françoise Bourdon, bien documenté, mêlant à la fois terroir et politique, une lecture bien agréable en somme. J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Eve de Castro dans La femme qui tuait les hommes même si ce roman ne m’a pas autant plu que je l’espérais, ce fut une lecture intéressante à plus d’un titre, grâce à ses deux héroïnes notamment, bien malmenées par la vie. Roman historique toujours avec La part de l’aube de Eric Marchal, une sacrée brique bien documentée que j’ai dévoré, il faut dire qu’un roman qui se passe au 18è siècle avec des encyclopédistes, il y avait de grandes chances que ça me passionne, et ce fut le cas même si il m’a manqué un petit quelque chose pour être un coup de coeur, c’est une lecture que je vous recommande chaudement. Roman passionnant mais révoltant aussi, celui de Anna Hope : La salle de bal, qui nous plonge dans le quotidien d’un asile d’aliénés du début du 20è siècle, un roman édifiant qui prend aux tripes, là aussi je ne peux que vous conseiller de lire ce roman inspiré de son histoire familiale. On reste au rayon historique encore avec Les souffleurs de rêves de Mireille Pluchard, une saga familiale qui nous emmène dans le Languedoc du 17è siècle, secoué par les guerres de religion, chez les Villette, verriers depuis les croisades, un roman du terroir très intéressant et agréable à lire, dont vous pourrez lire mon avis dès demain. Enfin, j’ai décidé en 2018 de renouer avec les essais et les biographies, des genres que j’aime beaucoup et que j’ai trop longtemps délaissés. J’ai donc lu Ces dames au salon, féminisme et fêtes galantes au 18è siècle de l’historienne Anne-Marie Lugan Dardigna, un document qui couvre en fait les 17è et 18è siècles, Révolution incluse. Si je connais très bien les salons des siècles de Louis XIV et des Lumières, j’ai de grosses lacunes concernant les quinze dernières années du 18è siècle, une période hélas trop brièvement abordée par l’auteure mais qui m’a permis d’engranger tout de même quelques informations.

On termine avec les bandes dessinées et les romans graphiques et tout d’abord par le meilleur, à savoir le quatrième des vieux fourneaux : La magicienne de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet. Quel bonheur de retrouver une fois encore ces papys anars dans une nouvelle aventure toujours haute en couleur et des dialogues ciselés aux petits oignons, vivement le tome 5 ! Une biographie graphique maintenant, celle de la féministe et communarde Nathalie Lemel, retracée par Roland Michel et Laëtitia Rouxel dans Des graines sous la neige. Si je n’ai pas aimé les dessins, j’ai néanmoins trouvé ce roman graphique très intéressant, d’autant qu’il met en lumière une femme tombée dans l’oubli, qui s’est battue pour améliorer la condition des femmes toute sa vie. Enfin, j’ai eu l’occasion de lire la dernière aventure du plus célèbre gaulois de la bande dessinée : Astérix et la Transilatique. Un dernier opus sympathique mais je préfère de loin les anciens volumes, nettement plus piquants et drôles !

Et vous, quels sont les livres qui vous ont fait vibré ou au contraire déçus en janvier ?

Bilan de lecture 2017

On se retrouve aujourd’hui pour mon bilan annuel, un rendez-vous que j’avais zappé en 2015 et 2016 mais j’avais envie d’y revenir en 2017. Je tenais, avant de vous donner quelques chiffres, à vous remercier d’être toujours un peu plus nombreux chaque jour à venir me lire, sans vous ce blog n’aurait pas d’âme, il se nourrit de mes lectures mais aussi de nos échanges, alors un grand merci à celles et ceux qui viennent commenter ici fidèlement, à ceux qui le font plus rarement mais aussi aux silencieux, ceux qui n’osent peut être pas. Grâce à vous tous et toutes, je me sens de mieux en mieux dans mon blog et je n’imagine plus ma vie sans lui ni sans vous.

Parlons un peu chiffres maintenant : mon objectif 2017 était de lire 180 livres, objectif atteint puisque j’affiche 185 livres au compteur, toutes lectures confondues. Malgré tout, ma PAL culmine désormais à 340 livres, soit 74 de plus qu’en 2016.

Dans le détail j’ai lu 82 services presse, 53 achats et 50 emprunts. Ma PAL a enflé tout au long de l’année puisqu’elle a vu 213 titres rejoindre ses étagères et seuls 104 ont été lus, soit un peu moins de la moitié.

Tout au long de l’année, j’ai eu quelques flops et déceptions mais surtout de très belles lectures que je vais vous présenter dans un autre billet où je reviendrai sur 12 romans représentatifs de mon année et surtout vous inciter à les lire votre tour, si ce n’est pas déjà fait.

Cette année, comme les précédentes, pas de bonnes résolutions livresques, je ne les tiens jamais mais je l’espère de très belles lectures pour vous comme pour moi !

Bilan de lecture : Décembre 2017

On se retrouve aujourd’hui pour mon bilan de lecture de décembre 2017, j’en profite pour vous souhaiter une très belle année 2018, beaucoup de bonheur et de très belles lectures tout au long de l’année.

Un mois une nouvelle fois riche en belles lectures, avec un coup de coeur, beaucoup de lectures sur les thèmes de Noël ou de l’hiver et quelques qui traînaient dans ma PAL depuis de nombreuses années.

Au menu du mois de décembre pas moins de 19 titres dont 15 issus de ma PAL : 11 achats, 4 services presse et par conséquent 4 emprunts. Je finis néanmoins l’année 2017 avec une PAL qui ne fait que grossir mois après mois mais si je veux réellement la faire baisser, il faudra que j’emprunte moins à la médiathèque et surtout que j’achète moins de livres mais ça c’est une autre histoire.

On commence par la jeunesse avec cinq titres et on commence par le premier tome de la série Tom O’Clock mettant en scène des détectives du temps : Le prisonnier de la Bastille de sir Steve Stevenson. Un petit roman réussi entre histoire policière, voyage dans le temps et trame historique. Mon coup de cœur du mois revient à un merveilleux album pour les tout-petits : La longue marche des doudous de Claire Clément et Geneviève Godbout qui nous raconte le périple des doudous la nuit de Noël pour aller retrouver le père Noël. Un récit qui fait mouche auprès des 3 / 6 ans ! Un autre récit de Noël maintenant mais totalement décalé : Fais-moi peur de Malika Ferdjouhk, un thriller pour les 13 ans et plus. Un roman qui m’a surpris de par le thème traité : le racisme et l’antisémitisme. On poursuit avec un roman proposant la genèse du père Noël : Un garçon nommé Noël de Matt Haig, un récit pour les 9 / 12 ans plutôt réussi qui nous entraine au pôle nord et surtout au pays des lutins. Et enfin, un joli album signé Isabelle Arsenault, L’oiseau de Colette, trop court pour vous faire un avis détaillé sans vous spoiler, mais si vous aimez le travail de cette illustratrice, il vous plaira.

Trois romans policiers ce mois-ci et on commence par mon flop du mois : Les visages de Jesse Kellerman, un faux thriller mais qui m’a ennuyé comme rarement avec zéro suspens et un héros qui m’a bien tapé sur les nerfs, un roman que je vais m’empresser d’oublier. Heureusement, les deux lectures suivantes ont été bien meilleures. Tout d’abord, j’ai eu le bonheur de retrouver la plume de Frédéric Lenormand dans Seules les femmes sont éternelles, le premier volume de sa nouvelle série consacrée à Loulou Chandeleur, un policier qui se travesti en femme afin d’échapper aux tranchées. Et le premier tome là aussi d’une série mettant en scène Beth Huntly : L’inconnue de Queen’s Gate de Anne Beddingfeld que j’ai beaucoup aimé tant au niveau de l’intrigue policière que du contexte historique.

Neuf recueils de nouvelles ou romans sont venus ponctuer mon mois de décembre très moyennes voire décevantes dans l’ensemble et tout d’abord Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de la #TeamRomCom, des nouvelles de Noël plus ou moins intéressantes et qui ne me resteront pas longtemps en mémoire, une lecture agréable sans plus. On poursuit avec un conte qui s’incrustait dans ma PAL depuis cinq années : La vierge des glaces de Hans Christian Andersen, une lecture sympathique mais qui sera vite oubliée elle aussi. Une lecture qui s’oubliera vite également : Une promesse de Sorj Chalandon, une jolie histoire tendre et émouvante sur le deuil mais où il ne se passe quasiment rien. Un autre recueil maintenant plutôt décevant lui aussi : Le goût de Noël qui nous propose de courts extraits d’œuvres d’auteurs et horizons très divers pour la plupart classiques mais qui sont bien loin de la magie de Noël. Deux lectures qui m’ont enfin plu après cette série de lectures mitigées : Joyeux suicide et bonne année ! de Sophie de Villenoisy, un court roman que j’ai dévoré le temps d’une après-midi tantôt drôle tantôt émouvant que je vous recommande. Et enfin, une romance de Noël toute mignonne : Pas si simple de Lucie Castel, un roman pétillant et léger qui m’a fait passer un très bon moment même si l’intrigue ne sort pas des sentiers battus, le roman fait son job et ce n’est déjà pas si mal. Après toutes ces lectures consacrées à Noël, j’ai sorti de ma PAL Brooklyn de Colm Toibin, un roman d’apprentissage qui ne manque pas d’intérêt mais que j’ai trouvé bourré de longueurs hélas. Je lui ai nettement préféré L’élégance des veuves de Alice Ferney, un très joli roman sur la maternité et le veuvage qui m’a beaucoup plu, je vous donne mon avis très vite. Et ma dernière lecture de l’année 2017 fut Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse, un roman singulier sur les couleurs, très plaisant à lire et surtout rempli d’anecdotes sur les couleurs.

Et pour finir, deux bandes dessinées et tout d’abord J’aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin, j’aime beaucoup son coup de crayon mais n’adhère que moyennement à son humour souvent graveleux voire vulgaire, je pense que je ne suis vraiment pas le lectorat approprié à ce genre de bande dessinée. J’ai beaucoup aimé en revanche Edelweiss de Cédric Mayen et Lucie Mazel, l’histoire qui lie Olympe et Edmond sur fond de montagne est très jolie et émouvante.

Et vous, quels sont les livres qui vous ont fait vibré ou au contraire déçus en décembre ?

Bilan de lecture : Novembre 2017

Novembre va tirer sa révérence d’ici quelques mois et en ce dernier jour du mois, je vous propose de revenir sur mes quatre dernières semaines de lecture en dressant le bilan du onzième mois de l’année.

Un mois une nouvelle fois riche en belles lectures, avec un coup de coeur, je suis particulièrement gâtée depuis quelques temps, pourvu que ça dure ! Et cerise sur le gâteau, j’ai réussi à extraire de nouveau plusieurs pavés de ma PAL et même une relique qui traînait sur mes étagères depuis de nombreuses années.

Au menu du mois de novembre pas moins de 16 titres dont 10 issus de ma PAL : 3 achats, 7 services presse et par conséquent 6 emprunts. Par conséquent, il est évident que ma PAL continue d’enfler inexorablement car mois après mois, les entrées sont plus élevées que les sorties.

On commence par la jeunesse avec quatre titres et tout d’abord un roman en vers libre qui a pour héroïne deux soeurs siamoises : Inséparables de Sarah Crossan, un roman très touchant, oscillant entre rires et larmes. On poursuit avec un roman historique très bien documenté qui retrace les années de jeunesse et de formation de la future Marie Curie et sa soeur Bronia : Marie et Bronia le pacte des soeurs de Natacha Henry que j’ai trouvé réellement passionnant et que je vous recommande. On continue avec un album un album pour les adolescents qui traite du harcèlement scolaire à travers le personnage de Hélène, qui, pour oublier sa souffrance, s’évade dans Jane Eyre de Charlotte Brontë et que j’ai trouvé très habile : Jane, le renard & moi de Fanny Britt et Isabelle Arsenault. Enfin, un court roman pour les 10 / 12 ans qui dédramatise l’entrée au collège et le manque de popularité : Ma vie de bolosse de Dominique Souton.

Deux polars ce mois-ci et la découverte d’un auteur reconnu du genre, Puzzle de Franck Thilliez, un roman anxiogène que j’ai dévoré même si j’avais découvert la clé de l’énigme bien avant le point final. Je relirai cet auteur c’est certain ! Et un polar historique, qui pour moi tient davantage du roman d’aventures que du roman policier : Maharajah de M.J Carter qui m’a immergé au coeur de l’Inde dans les années 1830. Un roman intéressant mais qui pour moi souffre de longueurs et d’une certaine surenchère de descriptions et de péripéties.

Six romans sont venus ponctuer mon mois de novembre et tout d’abord un roman historique qui m’a beaucoup plu, avec de la vengeance et des secrets de famille dans le Londres des années 20 : L’autre héritière de Lauren Willig. Toujours au rayon historique une petite déception maintenant avec Underground Railroad de Colson Whitehead, un roman coup de poing qui dénonce le système esclavagiste mais dont j’ai déploré les longueurs et les tournures de phrase très lourdes. On continue avec un grand classique qui croupissait dans ma PAL : Northanger Abbey de Jane Austen, à la fois roman d’apprentissage et pastiche du roman gothique que j’ai trouvé très divertissant même si il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Un roman feel-good maintenant qui traite du deuil et de la reconstruction mais sans pathos et avec au contraire beaucoup d’humour : Les coeurs brisés ont la main verte de Abbi Waxman que je vous conseille si vous aimez les lectures réconfortantes et doudous. Et si vous lisiez du bonheur en barre ? Mais oui avouez que vous avez envie de lire à votre tour mon coup de coeur du mois qui a pour héroïne une femme de 90 ans absolument adorable : Un clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure. Un roman émouvant, drôle et nostalgique, l’une de mes plus belles lectures de 2017 tout simplement ! Enfin, un roman qui m’a fait sortir de ma zone de confort : Feuillets de cuivre de Fabien Clavel. Un roman steampunk à suspens composé de nouvelles, qui reliées entre elles, forment un tout. J’ai beaucoup aimé la première partie, un peu moins la seconde mais l’ensemble s’est lu tout seul, preuve qu’il s’est révélé addictif.

On poursuit avec une biographie, un genre que je lis trop rarement hélas, celle du roi anglais francophile Edouard VII par Stephen Clarke : Edouard VII un roi anglais made in France, que j’ai trouvé très intéressante et enrichissante à bien des égards et dont je vous reparle très vite.

Et pour finir, trois bandes dessinées et tout d’abord l’adaptation d’une nouvelle d’Emile Zola dont j’ai beaucoup aimé le scénario mais nettement moins les dessins : Jacques Damour de Vincent Henry et Gaël Henry, l’histoire d’un homme qui a tout perdu pendant la Commune et son impossible réadaptation après le bagne. Une grosse déception ensuite : Le jour où elle a pris son envol de Beka, Marko et Maëlla Cosson, qui n’est pour moi qu’un copié / collé du premier tome qui m’avait très agréablement surprise. Enfin, j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le duo formé par Zidrou et Arnaud Monin dans L’adoption tome 2 La garua, un second volume très différent du premier qui met toujours en scène Gabriel, le grand-père bourru, venu à Lima pour retrouver sa petite-fille Qinaya.

Et vous, quels sont les livres qui vous ont fait vibré ou au contraire déçus en novembre ?