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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Katherine Rundell, née en 1987, a grandi entre l’Europe et l’Afrique. Elle a été nommée en 2008 membre du All Souls College à Oxford, l’un des plus grands honneurs universitaires au Royaume-Uni. Elle est l’auteur du très remarqué, Le Ciel nous appartient (Folio junior, 2016), son premier roman publié en France, qui s’inspire à la fois de ses nombreux étés passés à Paris et de ses errances sur les toits d’Oxford. Pour Cour de loup, Katherine Rundell a été acclamée par les plus grands écrivains de littérature de jeunesse.

Russie, début du XXè siècle. Féodora a grandi parmi les loups. Ils sont tout pour elle et, bientôt, elle deviendra maître-loup, comme sa mère. Leur fonction : ensauvager les loups domestiqués par les nobles qui se sont lassés de leur compagnie ou dont la nature sauvage s’est réveillée.

Mais ce destin extraordinaire est anéanti quand surgit l’armée du tsar, dévastant tout sur son passage. Alors que sa mère est faite prisonnière par le  général Rakov, un homme abject et affreux, qui a l’amitié du tsar, l’intrépide Féo part avec sa meute à travers les forêts enneigées de Sibérie.

Bravant l’ennemi, le froid, les tempêtes, elle est prête à tout pour la sauver…

Avec Coeur de loup, nous plongeons au coeur de l’hiver russe, au temps où Nicolas II régnait en maître absolu sur toute la Russie. Féo est une enfant de 12 ans qui vit avec sa maman et trois loups dans une petite maison perdue dans la forêt, loin des habitations.

C’est une héroïne courageuse, fougueuse et à l’âme sauvage qui va nous entraîner dans une envoûtante épopée où souffle le vent de la liberté.

Les seuls amis de Féo sont ses trois loups mais sur son chemin, elle va apprendre à faire confiance à Illya, qui a fui l’armée, et à Alexeï qui révère Lénine et qui n’a de cesse d’enjoindre sa famille et ses voisins de se dresser devant le tyran qu’est pour lui le tsar.

La révolution russe gronde dans les campagnes, elle est sur le point d’éclater et une bande d’enfants rebelles décide de suivre Féo jusqu’à St Pétersbourg où sa mère est retenue prisonnière, victime innocente du général Rakov.

Ce roman initiatique destiné aux 9/12 ans et abondamment illustré par Gelrev Ongbico est très bien écrit et nous plonge au coeur de ce grand pays.

Dès les premières pages, j’ai été embarquée, séduite par le caractère sauvage de Féo et de sa magnifique relation avec les loups, emprunte de respect envers ces animaux de grande beauté.

Le climat social et insurrectionnel qui va frapper la Russie de plein fouet est bien rendu. Celui que l’on va détester ici est bien sûr le général Rakov qui n’hésite pas à tuer pour le plaisir et qui se montre bien plus bestial que les animaux sauvages de Féo.

Katherine Rundell montre la brutalité du régime qui pille et incendie les villages mais aussi la belle solidarité, l’entraide, le partage dont font preuve les plus pauvres. Féo et ses amis vont se battre pour la justice, l’équité et ils vont se révéler aux autres mais aussi à eux-mêmes.

Bien que le roman soit très récent, il a vraiment tout d’un conte russe à l’ancienne, il va devenir un classique c’est certain et je le conseille chaudement aux enfants qui aiment retrouver les animaux dans leur lecture, ils apprécieront ce récit très prenant !

Audrey qui m’a accompagné dans cette lecture a beaucoup aimé également, retrouvez son avis éclairé ici !

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Autrice de romans jeunesse historiques, Évelyne Brisou-Pellen a reçu de nombreux prix dont celui des Incorruptibles en 2015 pour Liam et la Carte d’Éternité, le premier tome de la série Le Manoir, édité par Bayard. Elle vit à Rennes.

Paris, début du XVIIIe siècle. Par une nuit glaciale du coeur de l’hiver,Soeur Marie des Anges découvre un bébé abandonné sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Elle le ramène aussitôt à l’hôpital des Enfants Trouvés où sa communauté, celle des Filles de la Charité, recueille des nourrissons.

Dans les langes du bébé se cache une moitié de carte à jouer… Le morceau manquant permettra-t-il un jour d’identifier sa famille ? Incapable d’abandonner à son tour cet enfant en l’envoyant en nourrice à la campagne, soeur Marie décide de braver le règlement pour le garder avec elle et l’élever comme un fils. Elle lui donnera pour prénom Térence.

Treize ans plus tard, en arpentant les rues de la capitale, c’est à Térence devenu grand de découvrir un bébé, une petite fille laissée aux aléas d’un caniveau. Refusant à son tour qu’elle soit envoyée à la campagne, sort auquel peu d’enfants survivent, il lui trouve une nourrice sur place et décide d’élucider le mystère autour de son abandon.

Avec l’aide de Louise, une autre enfant trouvée, il entreprend de fouiller le Paris des Lumières pour découvrir la vérité, coûte que coûte…

La maison des Enfants Trouvés prouve, à ceux qui en doutaient encore, qu’Evelyne Brisou Pellen excelle dans les romans historiques pour la jeunesse. Ce récit que je conseille aux enfants dès 11 ans plonge les lecteurs au coeur du Paris de la Régence et propose une intrigue autour de la quête des origines de son héros, Térence, âgé de 13 ans, qui a aussi à coeur d’aider les bébés abandonnés comme lui.

L’histoire, très prenante se déroule dans un contexte historique intéressant et original. L’autrice ne se moque pas de ses lecteurs et propose un roman très bien écrit et documenté.

Dans les pas de de Terence et de Louyse, on se promène dans les lieux emblématiques du Paris de cette époque et notamment le Châtelet et le célèbre café Procope fréquenté par la fine fleur des lettres et des arts, on y voit Voltaire qui sort de la Bastille pour avoir déplu au Régent et son amoureuse, la comédienne Adrienne Lecouvreur.

Comme son titre l’indique, Evelyne Brisou Pellen met en lumière le sort des Enfants trouvés de la capitale, le rôle des religieuses dans le sauvetage des bébés abandonnés, les nourrices et les meneurs.

On croise également ceux qui occupent les petits métiers de Paris (rémouleurs, les allumeurs de lanternes, marchands…). Et on découvre la dureté de la vie des petites gens qui ne mangent pas toujours à leur fin. Tout ce décor historique de qualité concoure à rendre ce roman passionnant.

Térence et Louyse sont attachants et leur envie de connaitre leurs origines les rend sympathiques. Ce sera d’ailleurs le fil rouge de cette histoire pleine de péripéties et de rebondissements. Impossible de s’ennuyer car l’autrice insère une petite enquête qui permettra aux lecteurs de jouer les détectives.

Entre enquête, quête des origines, soif d’indépendance, romance, trame historique et rencontres hautes en couleurs, ce roman bien mené et bien rythmé avec des chapitres plutôt courts, est parfait pour faire découvrir le genre historique aux enfants. Seul petit bémol, le dénouement que j’ai trouvé bien trop expéditif !

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Qui n’a pas entendu parler de Nils Hazard, l’étruscologue-détective? Ou d’Émilien, le « Rambo des nurserys », dont on sait à peu près tout depuis Baby-Sitter Blues ? Après ces deux séries, Marie-Aude Murail a exploré de multiples veines, qu’elles soient politiques, réalistes ou fantastiques. Oh, boy !, publié en 2000, a enthousiasmé adolescents et adultes et remporté une trentaine de prix avant d’être porté à l’écran puis sur les planches. Docteur ès Lettres en Sorbonne à 25 ans, elle a reçu la Légion d’Honneur à 50 pour services rendus à la littérature et à l’éducation.

Inquiétude dans le petit royaume de Courcouronnes, les animaux doués de parole se font de plus en plus rares. Comment vont se comporter les familles s’il n’y a plus d’animaux parlants pour les conseiller ? Leur rareté les a rendus précieux et fortement convoités.

Le petit Gaston du Pont en sait quelque chose. Parti sur les routes pour chercher fortune, il doit veiller sur Pitsi-Mitsi, sa souris parlante que Joséfine du Rang, la petite voisine riche, propose de lui racheter.

Mais pas question de céder Pitsi-Mitsi ! La souris est son guide, mais aussi son amie. Même si Gaston ne comprend rien à ce qu’elle dit, il applique à la lettre tous ses conseils…

Il avait près de deux ans déjà que je n’avais pas lu Marie-Aude Murail, aussi lorsque j’ai reçu Pitsi Mitsi je l’ai aussitôt lu et je suis ressortie charmée par ce conte pour les plus jeunes qui rappelle ceux de Charles Perrault, auteur auquel l’autrice rend hommage à la toute fin de son récit avec un clin d’œil au Chat botté.

L’objet livre est très joli et parfait comme cadeau pour les enfants, pourquoi pas le glisser sous le sapin à Noël ? Les éditions L’école des loisirs ont fait un fort joli travail en proposant un hard back avec une typographie facilitant la lecture des enfants et des illustrations naïves et enfantines signées Régis Lejonc qui ponctuent le récit tantôt en pleine page, tantôt en vignettes ou en en-têtes de chapitres.

La lauréate du prestigieux prix Hans Christian Andersen 2022 propose ici une histoire tenant du roman d’aventures et du conte, dans lequel nos héros sont en quête, l’un de la fortune, car il est pauvre, l’autre d’un animal parlant, car toutes les familles prestigieuses du royaume de Courcouronnes se doivent d’en avoir un.

L’histoire est toute mignonne et plaira beaucoup aux enfants qui pourront le lire seuls dès 7 ans ou plus jeunes si on le leur lit à la veillée. Nos héros sont pris dans une chouette aventure et rencontreront bien des péripéties qui ponctuent cette courte histoire pleine de charme.

Gaston est tendre et débrouillard  et va devoir se défendre de Joséfine, qui a tout d’une méchante, du moins en apparence, car en bravant les dangers et embûches semés sur leur route, nos deux héros vont devoir s’allier si ils veulent réussir.

Marie-Aude Murail a bien respecté les codes du genre que ce soit dans sa narration, le traitement des personnages ou l’histoire proprement dite et son récit rend un bel hommage aux contes classiques des 17è aux 19è siècles. Je le conseille aux enfants et à leurs parents !

Un grand merci à l’école des loisirs pour cette lecture enfantine dont je n’ai fait qu’une bouchée.

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Scénariste de bande dessinée adulte et jeunesse et auteur d’albums et de romans illustrés, Loïc Clément est un passionné du livre. Il a été libraire spécialisé, critique littéraire, bibliothécaire et formateur autour des Métiers du livre avant de se lancer lui-même dans l’écriture. Anne Montel est graphiste, illustratrice de livres pour enfants ou livres de cuisine et dessinatrice de bande dessinée.

Céleste, Prosper, Angus, Nocte et Caïus sont devenus inséparables. Amis, c’est certain… mais lorsque l’amour se mêle à cette nouvelle amitié, les relations de la bande se compliquent !

Et ce n’est pas leur prochain voyage scolaire qui va apaiser les cœurs : les voici échoués sur une île perdue particulièrement hostile avec des disparitions en série…

Vingt ans avant Le Temps des Mitaines, la vallée était déjà le lieu d’événements fantastiques ! C’est ce que nous relate Loïc Clément dans ce prequel aux bandes dessinées, Sa majesté des escarmouches, suite directe du premier opus Le mystère de la chambre morne.

Car au lieu de romancer les histoires déjà parues, le duo Loïc Clément au texte et Anne Montel aux illustrations, a préféré remonter le temps et dévoiler l’adolescence des héros que les enfants ne connaissent qu’adultes dans les albums.

Loïc Clément s’est inspiré du roman de William Golding, Sa majesté des mouches, Les annales du Disque-Monde de Terry Pratchett et de la série Lost pour proposer aux enfants une aventure trépidante et angoissante.

Tout commence par le crash de l’engin dans lequel nos héros avaient pris place avec leurs professeurs pour un voyage scolaire. Ils s’écrasent sur une île déserte particulièrement hostile, envahie par d’énormes vers carnassiers qui vont leur faire vivre bien des frayeurs.

Dès les premiers chapitres, les enfants sont plongés dans une histoire stressante où la vie de nos héros est en péril. Comme dans toute situation angoissante, les multiples péripéties et dangers auxquels Angus, Céleste et les autres sont confrontés, les caractères des uns et des autres se révèlent, leurs bons et leurs mauvais travers aussi !

Les amours et les rancœurs se dévoilent et ce qui est chouette ici c’est que garçons comme filles sont dans l’action et se révèlent complémentaires, montrant que l’héroïsme se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin.

Entre références modernes et classiques, Loïc Clément propose une aventure menée tambour battant, mystérieuse et fantastique dans laquelle nos héros brillent. Les lecteurs ont leur lot d’émotions et tremblent tout au long du récit les naufragés.

Les dessins d’Anne Montel qui parsèment le récit sont toujours un gros plus pour contribuer à immerger les enfants au coeur de cette histoire bien racontée.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture fantastique !

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Johan Heliot, de son vrai nom Stéphane Boillot-Cousin, est un écrivain français de science-fiction et de fantasy. Après ces incursions dans le territoire de l’uchronie et du steampunk, il séduit tour à tour les professionnels, la critique puis les amateurs de romanesque authentique, avec aujourd’hui plusieurs titres à son actif, aussi bien pour adultes que pour les plus jeunes lecteurs.

La Terre, 10 000 après le départ des humains, les ours dominent la Terre. Grysard mène une vie digne de la caste des savants, jusqu’à ce que la reine des Purs le somme d’enquêter sur une mystérieuse lumière qui vient de s’écraser sur le territoire Fer-Crocs.

Mais le Mords-Lune comprend rapidement que la mission scientifique n’est qu’un prétexte. Divisés en clans et en castes, les ursiniens sont sur le point d’entrer en guerre.

C’est là qu’arrive une nef interstellaire contenant les derniers représentants des humains, après l’échec de la colonisation d’une exoplanète. Trois d’entre eux, Ka-rel, Shi-Ma et Onésine, sont sortis de leur hibernation par Celki, l’IA du vaisseau, qui les envoie en éclaireur sur cette planète dont ils ne connaissent plus rien.

Une fois sur Terre, coupés du vaisseau-mère, ils vont devoir naviguer entre les clans des ours qui veulent les utiliser, eux et leur technologie, dans leurs luttes, et essayer de comprendre ce qui s’est passé sur Terre depuis leur départ, pour permettre le retour des hommes et la survie de leur espèce…

Retour sur terre est le premier opus de la nouvelle saga de Johan Heliot, Ours. La science-fiction n’est pas ma tasse de thé mais celle de mes garçons, raison pour laquelle ce roman a atterrit dans ma PAL. Je l’ai lu avec mon cadet et nous n’en avons fait qu’une bouchée !

La trame de base est assez classique pour de la science-fiction et n’est pas sans rappeler La planète des singes : une catastrophe naturelle de grande ampleur, la fuite des hommes à bord de vaisseaux et leur retour sur Terre, suffisamment longtemps après pour découvrir une nouvelle espèce dominante, les ours.

Classique certes mais ça marche incroyablement bien grâce aux différents protagonistes que l’on a plaisir à suivre de la première à la dernière page, aux clans bien dessinés avec les guerriers, les savants, les marchands, les écologistes et la caste dirigeante et à l’intrigue pleine de rebondissements.

L’histoire est bien développée et le style de l’auteur est fluide et agréable. Même si le roman est destiné aux enfants dès 9 ans, les différentes thématiques abordées plairont bien au-delà de cet âge avec une trame politique intéressante qui n’est pas sans rappeler certains épisodes du XXè siècle, bien joué Johan Heliot !

Le découpage du livre est destiné à un jeune public, dès 9 ans, mais ça marche aussi avec les ados et moi : des chapitres courts (3 à 5 pages maximum), des en-têtes de pages illustrés, une écriture bien ronde et lisible, qui aident à la lecture.

Pour conclure, je dirai que c’est un livre de grand pour les plus jeunes. L’anticipation est peu présente dans les livres pour jeunes lecteurs, ce qui fait aussi son atout. Pour une première immersion dans cette littérature, c’est parfait.

Un grand merci aux éditions Auzou pour cette chouette lecture qui a plu autant à mon ado qu’à moi !

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Phil Earle est né, a grandi et a été scolarisé à Hull. Son premier emploi a été celui de soignant dans un foyer pour enfants, une expérience qui l’a influencé. Il a ensuite suivi une formation de thérapeute dramatique et a travaillé dans une communauté thérapeutique du sud de Londres, s’occupant d’adolescents traumatisés et maltraités. Après quelques années dans le secteur des soins, Phil a choisi le style de vie plus calme d’un libraire et travaille maintenant dans l’édition pour enfants. 

Angleterre, 1941. Joseph est envoyé à Londres pour pour vivre chez Mrs F., une amie de sa grand-mère car cette dernière est dépassé par son petit-fils.

Mais entre l’école, le rationnement, les dures conditions de logement et les bombardements, la vie dans la capitale est encore plus difficile que celle dans le nord de l’Angleterre. D’autant que Mrs F. est propriétaire d’un zoo, et que Joseph est obligé de nettoyer les cages et de s’occuper des animaux…

Tout change quand il rencontre Adonis, un magnifique gorille argenté. D’abord effrayé, il finit par se lier d’amitié avec l’animal, malgré une sombre découverte : en temps de guerre, la vie des animaux ne vaut pas cher par rapport à celle des humains…

Quand le ciel gronde, premier roman de l’anglais Phil Earle, a reçu le prix 2021 du livre jeunesse de Times et comme c’est mérité ! Cette histoire m’a tenue en haleine et bouleversée de la première à la dernière page.

Vous le savez, j’adore les romans historiques mais j’en lis peu du rayon jeunesse. Et celui-ci est une vraie pépite que je recommande chaudement aux enfants dès douze ans mais adultes, ne boudez pas cette histoire portée par Joseph.

D’un point de vue historique, c’est très bien documenté. Avec Joseph et Mrs F., on tremble sous les bombes, on vit les privations et les attaques nocturnes qui terrorisaient les londoniens pendant le blitz.

L’auteur montre aux jeunes lecteurs les difficultés au quotidien et combien cette période était atroce pour les enfants, les adultes et les animaux. Les enfants étaient souvent privés de leurs parents pour leur sécurité et la faim tenaillait les estomacs.

Mais il aborde aussi des thématiques très importantes comme le harcèlement scolaire, le féminisme, la dyslexie, le deuil, l’abandon, l’amitié et la condition animale, le tout dans un cadre très original puisque l’intrigue se déroule au sein d’un zoo.

Joseph a douze ans et porte une grande colère en lui et il a des raisons pour cela : sa mère l’a abandonné, son père est parti à la guerre et il a l’impression que sa grand-mère le déteste. Et, cerise sur le gâteau, il n’arrive pas à lire à cause de sa dyslexie, à une époque où c’était très méconnu, et il a l’impression d’être le plus bête de sa classe.

Petit à petit, sa carapace va se fendre et une belle amitié va naître entre Adonis et lui. L’histoire est vraiment touchante et réaliste. Certains passages sont durs et très poignants et cette histoire ne peut laisser personne insensible.

Un excellent roman d’apprentissage que je vous recommande chaudement et j’en profite pour remercier les éditions Auzou pour ce coup de coeur, cette histoire me restera longtemps en mémoire !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Joanne Kathleen Rowling a grandi en Angleterre où elle est née en 1965. Elle commence à imaginer la saga Harry Potter dès la fin des années 90, après ses études de lettres. Si J.K. Rowling achève le premier tome de la série en 1993, Harry Potter à l’école des sorciers n’est publié qu’en 1997 par Bloomsburry en Angleterre, puis en 1999 par Gallimard en France. Les prix littéraires remis aux premiers tomes, et surtout le formidable bouche à oreille des cours de récréation font de Harry Potter un sorcier mondialement connu. Le septième et dernier volume de la série est paru en 2007. Auteur d’un phénomène éditorial inédit qui bouleverse tous les repères de la littérature jeunesse, JK Rowling a vu son œuvre récompensée par le Prix Andersen en 2010.

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry, après avoir passé tout l’été chez les Dursley, se prépare à retrouver Ron et Hermione chez les Weasley.

Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au coeur de la mémoire va-t-il l’entraîner ?

Après Harry Potter à l’école des sorciers, Harry Potter et la chambre des secrets, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, Harry Potter et la coupe de feu et Harry Potter et l’ordre du phénix, je continue à découvrir la saga consacré au jeune sorcier avec Harry Potter et le prince de Sang-Mêlé, lu avec ma copinaute Belette qui souhaitait la relire et qui m’accompagne dans ce qui est ma première lecture de cette série qui a tellement influencé de lecteurs.

Le cinquième tome m’ayant beaucoup ennuyé, j’ai laissé passer deux ans et demi avant de retrouver les sorciers de Poudlard, heureusement cet opus m’a bien plu, je lirai donc l’ultime volume avec plaisir.

J’ai beaucoup aimé les différentes intrigues qui s’entremêlent dans ce tome : le passé de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, le mystère autour du livre des potions du prince de sang-mêlé dont on ignore l’identité, les soupçons de Harry vis à vis de Malefoy, les séances de pensine avec Dumbledore et le début de l’idylle entre Harry et Ginnie.

Harry se retrouve bien seul dans ce tome, Hermione et Ron ne sont qu’accessoires, tout comme Hagrid et Rogue (enfin presque !). Cela permet de se recentrer sur l’histoire, d’approfondir les personnages de Harry, de Dumbledore et de Voldemort. Le personnage de Ginny est aussi plus présent et bien mis en valeur.

Ayant vu le film il y a un moment déjà, je me souvenais de certaines choses mais pas de tout et j’ai pris pris plaisir à redécouvrir ce récit émaillé de rebondissements et de mystères. L’action est peu présente mais cela ne m’a vraiment pas gênée, j’ai bien aimé retrouver Poudlard, les cours, les personnages et les lieux emblématiques de cette saga.

Et of course le final du livre est dingue lorsque l’on ne connaît pas l’histoire, ce qui n’était pas mon cas mais je devine qu’il a laissé K.O bon nombre de lecteurs à l’instar de nos jeunes héros que l’on laisse dévastés par les derniers évènements du roman.

Petit bémol pour les redondances liées aux affres de l’amour et de la jalousie venant de Hermione, Ron et Harry qui a bien agacée l’adulte que je suis mais qui plait au public visé et c’est bien là le principal. Ma copinaute Belette a enfourché son balai et a lu plus vite que son ombre, son avis ici !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

Timmy a un mauvais pressentiment… De retour chez lui, il découvre qu’un mystérieux lapin a investi sa garenne à la recherche de la carotte d’or, une carotte qui donnerait des pouvoirs spectaculaires à qui la possède.

Son frère et sa soeur aînée ont pris faite et cause pour ce lapin qui a tout l’air d’être un sacré margoulin. Et ils voient d’un mauvais oeil le retour de leur cadet qui les met en garde contre le gourou et les lapins d’or.

Et quand le danger pointe le bout de son nez, qui appeler à la rescousse ? Élémentaire, mon cher : les Lapins de la couronne d’Angleterre !

Après mon coup de coeur pour Le complotAir Force One et Bons baisers de Sibérie, premier, second et troisième opus de la série écrite à quatre mains par Santa et Simon Montefiore, il me tardait donc de retrouver ces lapins hors du commun, œuvrant pour le bien de la couronne d’Angleterre.

Et je dois dire que La carotte d’or a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série excellente pour les enfants dès 8 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-œil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce quatrième volume qui clôt en beauté cette chouette série avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit, bien rythmé avec des rebondissements, zéro temps mort et beaucoup d’humour.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy, bien aidés par les renards du 10 Downing Street !

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette quatrième aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

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Julia Golding a grandi sur le bord de la forêt d’Epping. Après avoir étudié l’anglais à Cambridge, elle a rejoint le Foreign Office et a servi en Pologne. Mariée et mère de trois enfants, Julia vit maintenant à Oxford et travaille comme journaliste pigiste.

Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Angleterre, 1789. Jane Austen est furieuse : son père a décidé de l’envoyer à l’abbaye de Southmoor pour tenir compagnie à Lady Cromwell pendant les festivités d’anniversaire de son fils Whickam. Sa soeur aînée Cassandra devait y aller mais elle ne le peut plus maintenant qu’elle a le bras cassé.

À treize ans, Jane se languit de découvrir le monde, et non de se plier aux exigences d’une vieille aristocrate ! Mais quand son frère aîné, Henry, proche du fils Cromwell, lui raconte la légende selon laquelle le fantôme d’un moine hante les ruines de l’abbaye et sème la terreur parmi ses occupants, la curiosité de Jane est piquée.

En élucidant ce mystère, elle pourra échapper à ses ennuyeuses responsabilités, et surtout, elle trouvera enfin de quoi alimenter sa passion pour l’écriture…

Le fantôme de l’abbaye de Julia Golding, premier tome des enquêtes de Jane Austen, ouvre le bal de mes lectures anglaises et on commence par un petit coup de coeur.

J’ai adoré ce cosy mystery pour la jeunesse, que je conseille à partir de 11 ans, mais en tant qu’adulte je me suis régalée à suivre l’adolescente Jane Austen, si vive, intelligente et pleine de piquant, exactement telle que je me l’imagine !

Notre héroïne allie courage et vivacité d’esprit, impertinence et malice et surtout, notre écrivaine en herbe se révèle une enquêtrice hors pair qui trouvera l’identité du fantôme mais aussi du voleur de chevaux, sauvant le fils de l’intendant de la potence par la même occasion.

Elle sera bien aidée par Luke, garçon d’écurie bien malmené par le valet et sir Charles, propriétaire du domaine, et par Deepti, la fille du cuisinier indien, qui manie à merveille le tir à l’arc, l’équitation et les sports de combat.

Les chapitres sont courts et bien rythmés, il y a des rebondissements et des fausses pistes comme dans tout bon roman policier qui se respecte et l’intrigue, bien ficelée, demandera aux enfants de faire fonctionner leurs petites cellules grises.

La plume de l’autrice est vive et Julia Golding montre qu’elle connaît bien Jane Austen mais aussi l’époque de son récit. En effet, j’ai apprécié qu’elle évoque certains sujets comme les conditions sociales, les relations entre les différentes strates de la bourgeoisie, le travail des enfants, le rôle de chacun au sein de la propriété, la délicate question du mariage et de l’héritage…

Ce cosy mystery bourré d’humour s’inspire de Northanger Abbey et cela s’est fortement ressenti avec Le Fantôme de l’Abbaye qui a des accents gothiques bien séduisants. Les courriers que Jane adresse à sa famille sont délicieux et je ressors véritablement enchantée de cette lecture. Je serai au rendez-vous du tome 2 à paraître en septembre.

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Après des études de psychologie, Mickaël BRUN-ARNAUD travaille à l’hôpital durant dix ans dans l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies neuro-évolutives avant d’entreprendre la création d’une librairie et de se consacrer à l’écriture. Passionné depuis son enfance par l’univers du manga, il fonde en 2018, à Paris, la librairie Le Renard Doré.

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté.

Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années.

Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

Les souvenirs de Ferdinand Taupe est le premier tome de la saga Mémoires de la forêt, merveilleusement écrit par Mickaël Brun-Arnaud et abondamment illustré par la talentueuse Sanoé. Publié dans la collection Neuf chez L’école des loisirs, ce roman à destination des 9 ans et plus, m’a absolument bouleversée et enchantée.

A la fois roman initiatique, fable animalière, conte, road-trip, il met en scène Archibald Renard, un libraire au grand coeur, et Ferdinand Taupe, atteint de la maladie de l’oublie-tout, qui lui fait perdre la mémoire. Tous deux vont partir à la recherche de Maude, l’épouse disparue de notre taupe.

Aidés de photographies, nos héros vont sillonner la forêt sur les traces de la taupe disparue et des souvenirs enfouis de Ferdinand. Ils vont rencontrer des témoins de l’amour passé de Ferdinand et Maude dans des lieux extraordinaires.

L’histoire est touchante, belle, tellement bienveillante, les personnages si attachants et solidaires que cette lecture fut un vrai bonheur, le temps d’un dimanche à l’ombre de mon jardin.

Le roman, bien qu’il aborde des thèmes graves comme la maladie d’Alzheimer et le deuil, est pleine d’émotions, j’ai même versé ma larme, mais paradoxalement, il fait du bien, tant l’auteur, qui connaît bien cette maladie, en parle avec beaucoup de délicatesse. Ferdinand a bien de la chance dans son malheur car il est entouré de personnes bienveillantes, c’est un beau message d’espoir.

Ce roman est une véritable ode à la tolérance, à la solidarité et à l’amour. La plume est l’auteure est sublime mais néanmoins abordable pour les enfants et les illustrations de Sanoé sont vraiment un gros plus, c’est un régal pour les yeux !

Ce que j’ai aimé ce livre !! C’est même un coup de coeur tant pour l’histoire, l’univers féérique de la forêt de Bellécorce, ses personnages, la plume de l’auteur et les illustrations en couleurs qui ponctuent le récit. Tout est tellement parfait que je recommande cette petite merveille à tous.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette pépite que j’ai absolument adoré !

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