Les Koboltz tome 1 Mission Uluru – Benoît Grelaud

Les Koboltz ont pour véritable obsession de ne pas polluer la planète. Ils ne mangent aucun animal, cultivent leurs céréales, leurs fruits et légumes sans produits chimiques, et traitent absolument tous leurs déchets. Alors quand les hommes décident de créer un insecticide pouvant entraîner une véritable catastrophe écologique, le petit peuple vivant sous terre décide de mener une mission afin d’empêcher la création de ce poison. Mais pour cela, ils vont avoir besoin de l’aide de Rakiriko, un koboltz banni de son peuple plusieurs années auparavant, mais qui seul sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko va-t-il accepter de venir en aide à son peuple qui l’a rejeté ? Les Koboltz vont-ils arriver à temps pour stopper les humains et préserver la planète ? Entre aventure, maladresse et sentiments, Tammpo et ses compagnons vont devoir faire face à de nombreux obstacles.

Alors que la surface du globe est devenu invivable pour eux, les Koboltz, un peuple de très petite taille vivant sous terre, se battent pour préserver la Terre.

Véritables génies du recyclage et de la dépollution, ces petits personnages s’évertuent avec courage et détermination à protéger la planète mise à mal par les hommes.

Dotés d’un fugace don d’invisibilité et munis d’un équipement spécial les protégeant du soleil, ils sillonnent régulièrement la surface de la Terre, pour la sauver des graves dangers écologiques qui la menacent.

Et justement l’heure est grave à Karmah, l’une des cités souterraines dans laquelle vivent les Koboltz, l’annonce d’un futur désastre écologique est tombée comme un couperet : les hommes cherchent à mettre au point un insecticide ultra puissant et dévastateur pour la faune et la flore.

Les Koboltz décident alors de partir en mission sur la surface de la terre afin de tenter de convaincre Rakiriko, un koboltz banni de son peuple, le seul qui sait comment se rendre invisible aux yeux des humains…

Lorsque j’ai vu cette parution dans le catalogue des éditions Slalom, je me suis dit que ce roman allait plaire à mon Sami-Chameau, grand amoureux de la faune et de la flore et soucieux d’écologie.

Et ça n’a pas loupé, ce premier tome des Koboltz a été un quasi coup de cœur pour lui, il a adoré suivre les aventures de ce peuple miniature écologiste et végétarien. Il faut dire que ces Koboltz sont sympathiques en diable, ingénieux, intrépides et facétieux, avec une imagination fertile.

C’est un récit d’aventures semé d’embuches pour nos héros, illustré avec talent par Sylvain Even, plein de fantaisie et de fraicheur, qui parle d’écologie et de protection de la nature sur un ton résolument optimiste.

Les enfants apprennent beaucoup de choses de façon ludique et responsable sur l’écologie, le recyclage, la pollution… et de ce point de vue c’est très bien vu puisque les enfants se familiarisent avec l’écologie et apprennent à être respectueux de la Terre, de sa faune et de sa flore, sans en avoir l’air.

Quant à moi, j’ai trouvé ce premier volume intelligent et absolument adorable, l’univers est très plaisant et il y a beaucoup d’humour, impossible de s’ennuyer à cette lecture qui convient aux enfants dès 9 ans mais aussi aux plus grands.

Les Koboltz mission Uluru est un roman à mettre entre toutes les mains, afin que ces défenseurs de la planète de 8cm de haut fassent le plus d’adeptes possibles, notre planète en a bien besoin.

Un grand merci aux éditions Slalom pour cette lecture écologique, Sami-Chameau et moi-même attendons désormais le tome 2 !

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Les lettres volées – Silène Edgar

À l’époque des Précieuses en 1661, Mlle de Sévigné, fille de Madame et âgée de 16 ans, fait son entrée à la Cour. Françoise y vit nombre d’aventures – sans toutefois en parler à sa mère… notamment pour ce qui concerne l’enquête qu’elle mène afin de retrouver un papier compromettant qui prouverait l’existence d’une liaison entre sa mère et Fouquet.

Serait-il le père secret de Mlle de Sévigné ?

1661, Françoise de Sévigné a 14 ans et passe la moitié de son temps dans le château familial breton, Les Rochers, et l’autre moitié dans l’hôtel particulier du Marais à Paris.

Elle est la fille de la marquise de Sévigné et la petite cousine de Bussy-Rabutin, l’auteur de L’histoire amoureuse des Gaules, présentement exilé en province sur ordre du cardinal de Mazarin.

Françoise, contrairement aux autres jeunes filles de la noblesse, est élevée par sa mère qui se charge non seulement de son éducation mais qui lui fait également la classe.

La marquise insiste beaucoup sur la lecture et l’écriture en l’entraînant à réaliser une correspondance fictive mais elle la prépare aussi à entrer dans le monde car elle arrive à un âge où il faut qu’elle fasse sa présentation à la cour.

Mais ne la jugeant pas encore prête, elle préfère pour sa première sortie, le salon de son amie Madame de La Fayette mais Françoise, trop naïve, va enchaîner les maladresses et la marquise en est mortifiée…

J’avais beaucoup aimé 14-14 et Adèle et les noces de la reine Margot, les précédents opus de Silène Edgar, des romans à la fois historiques et fantastiques, là j’avoue que le charme a moins opéré avec Les lettres volées, un titre purement historique.

C’est pourtant un récit historique de bonne facture qui permettra aux jeunes lecteurs de se familiariser avec le siècle de Louis XIV, la marquise de Sévigné et Fouquet que l’on vivre ici ces dernières heures de gloire et de toute-puissance avant sa chute.

Françoise de Sévigné est une jeune fille intelligente et attachante que l’on a plaisir à voir évoluer et à faire son entrée dans la cour des grands d’autant que Silène Edgar l’entoure de la marquise bien évidemment mais aussi de Madame de Lafayette, de Bussy-Rabutin, de Jean de La Fontaine, de Mademoiselle de Scudéry… et que l’on assiste même à des joutes verbales dans le salon de l’auteure de La princesse de Clèves, ce qui m’a rappelé le roman de Béatrice Nicodème, Eh bien dansez maintenant !, que je trouve mieux écrit et plus passionnant à lire.

Pour autant, Silène Edgar connaît cette période littéraire sur le bout des doigts : notre héroïne lit la littérature précieuse et notamment L’Astrée d’Honoré d’Urfé, roman fleuve de plus de 10 000 pages, best-seller de l’époque, où chaque lettré(e) se devait de connaître les amours des bergers Astrée et Céladon et j’ai eu plaisir à retrouver toutes les références littéraires qui parsèment le récit !

L’auteure nous donne à lire ici l’éducation donnée à une jeune fille de la noblesse et Silène Edgar entremêle son récit de lettres de la marquise de Sévigné, souvent légèrement modifiées pour coller à la trame du roman. Le récit a aussi un versant sociologique intéressant où l’on nous montre bien le fossé entre les nobles et leurs « gens » et la différence d’éducation entre les maitres et les valets.

Il y a quelques petites incohérences pour moi avec des passages que je trouve un peu trop modernes notamment liés à l’hygiène, à la médecine qui ont deux siècles d’avance mais ce n’est pas vraiment cela qui m’a dérangé.

Non ce qui m’a le plus dérangé c’est l’histoire des lettres volées qui donne son titre au roman et qui arrive bien trop tard dans le roman et un récit un peu trop plat à mon goût !

Vous l’aurez compris, j’ai été un peu déçue par Les lettres volées, je n’y ai pas trouvé le charme des autres récits de Silène Edgar ce roman a sans doute souffert de la comparaison avec le roman de Béatrice Nicodème, encore très frais dans ma mémoire…

Je le recommande toutefois aux jeunes collégiens et aux amateurs d’histoire et de Grand Siècle.

Les compagnons de la cigogne tome 1 Le lac des damnés – Sophie Humann

Strasbourg, 1825. Gaspard s’ennuie au Collège royal, et n’aime que le dessin. Il rêve de devenir sculpteur comme son père, et de veiller à son tour sur la cathédrale. Même si l’on raconte qu’un lac mystérieux se cache sous ses fondations et que des morts y seraient condamnés à ramer pour l’éternité ! Afin de susciter l’admiration de son père, et des élèves du collège qui l’ignorent, Gaspard décide de partir à la recherche du légendaire lac des Damnés avec l’aide de son ami Basile, un jeune batelier de l’Ill. Mais un curieux personnage encapuchonné rôde dans la capitale alsacienne et semble déterminé à voir les deux garçons échouer, au point d’enlever la jolie Margot, la sour de Basile.

Strasbourg, juin 1825. Gaspard Berg passe son temps libre à dessiner et il rêve de devenir sculpteur comme son père. Hélas pour lui, Herbert Berg rêve d’un autre destin pour son fils unique et tient à ce que son fils continue à suivre les cours du Collège Royal au grand dam de Gaspard qui s’y ennuie ferme.

Un dimanche alors qu’il s’est installé au bord de l’Ill avec son nécessaire pour dessiner, Gaspard découvre un cigogneau blessé mais comme il ne sait pas comment venir en aide à l’oiseau, il hèle un jeune batelier.

Il fait ainsi la connaissance de Basile Gessler qui emporte le cigogneau chez lui, sa sœur Margot aimant recueillir les animaux blessés. Quelques jours plus tard, il se rend chez les Gessler afin de prendre des nouvelles du petit blessé et se lie d’amitié avec Basile et Margot.

Fascinés par la légende du lac sous la cathédrale de Strasbourg, les deux garçons décident de découvrir si ce lac est un mythe ou une réalité et dans leurs recherches, ils tombent sur de dangereux contrebandiers…

J’avais découvert la jolie plume de Sophie Humann à l’occasion de ma lecture de l’un de ses précédents romans, Les serpents du Muséum dans lequel elle nous proposait une jolie balade dans le Paris du derniers tiers du 19è siècle, encore marqué par la fin de l’Empire et de la Commune et qui nous transportait au cœur du muséum d’histoire naturelle.

Avec Les compagnons de la cignogne, changement de décor avec une intrigue qui se déroule au cœur de la capitale alsacienne, Strasbourg, et d’époque puisque exit la fin du 19è siècle et place au début du siècle.

Une plongée une fois encore très bien documentée, avec un récit enlevé et rondement mené, où l’on ne s’ennuie pas une seconde, qui mêle histoire, contrebande et enquête policière. Des rebondissements en pagaille et aucun temps mort pour ce court roman, premier d’une série.

Ce premier volume Le lac des damnés se lit très bien, personnellement je l’ai dévoré en quelques heures, bien prise par l’histoire emmenée par un duo sympathique qui se déroule sans temps mort.

C’est à la fois son point fort et son point faible. En tant qu’adulte, j’ai trouvé qu’il était trop enlevé pour ma part, le récit est trop rapide, je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages ni à réfléchir au fin mot de l’histoire.

Il passionnera néanmoins sans aucun doute les jeunes enquêteurs en herbe qui trouveront dans ce roman une intrigue intéressante et plutôt captivante.

Cerise sur le gâteau, le roman est porté comme je le disais plus haut par la jolie plume de Sophie Humann, qui comme Gwënaelle Barussaud, se soucie de livrer à ses jeunes lecteurs, un vrai récit littéraire, avec un langage soutenu mais néanmoins à la portée du public visé, soit les 10 / 12 ans.

Une bonne pioche donc qui me donne envie de sortir le tome 2 Le fantôme des trois châteaux de ma PAL !

La classe de mer de monsieur Ganèche – Jérôme Bourgine

Lorsque Monsieur Ganèche, professeur remplaçant, se retrouve abandonné sur un îlot breton avec les six  » cas sociaux  » qui composent sa classe de mer, il s’attend au pire. Les garnements – Zlatan, Maïtiti, Tho, Fatima, Lucas et Céline – sont des piles électriques ! Bêtises, disputes… ils ne lui épargnent rien. Jusqu’à ce que l’instituteur craque : on ne la lui fait pas. Lui, sait qui ils sont, vraiment ! Il explique aux prétendus  » cancres  » que chacun d’eux possède un grand talent et qu’ensemble, ils peuvent réaliser des choses extraordinaires. C’est alors que l’îlot se révèle être le repaire de cruels trafiquants d’animaux exotiques…

Monsieur Ganèche, reconnaissable à ses grandes oreilles qui bougent toutes seules est professeur remplaçant chargé de prendre en charge six jeunes collégiens afin de les emmener dans un centre de vacances perdu au fin fond de la Bretagne.

Lorsqu’il découvre les perles qui lui ont été attribué, les bras lui en tombent : six cancres aux dossiers scolaires bien chargés. Il y a Fatima rêveuse patentée, Maïtiti l’élève plus que médiocre, Zlatan qui collectionne les punitions, Céline connue pour ses impertinences, Tho dernier en tout sauf en informatique,  et Lucas tout simplement un cas désespéré.

Les voilà partis en bateau rejoindre le centre de vacances et lorsqu’ils arrivent aux abords de l’île de Craouch, le navire de monsieur Braouzec tombe en panne. Les voilà échoués sur une île attendant des secours.

Et comme si ça ne suffisait pas, pas une âme sur l’ilôt ! Ils trouvent cependant abri dans une maison et découvrent des animaux exotiques en cages. Craouch est semble-t-il le repère de trafiquants d’animaux et ils ne seront pas trop de sept pour damer le pion aux malfaiteurs…

Voilà un livre qui nous attendait depuis quelques mois mon Sami-Chameau et moi et que nous avons dévoré en un rien de temps. Il faut dire que l’histoire avait tout pour nous plaire puisqu’elle réunissait à la fois de l’aventure, du suspens et de l’humour.

L’idée de regrouper sur une île un professeur et ses élèves, tous différents, est excellente. Tous des cas sociaux issus de familles défavorisées qui vont apprendre l’entraide et surtout réaliser avec l’aide de Monsieur Ganèche, qu’ils ont tous la capacité de s’élever et d’être intéressants, qu’ils ont des qualités précieuses et des dons et que personne ne doit les réduire à leurs mauvaises notes ou leurs réputations limites, personne ne doit les mettre dans des cases ou des carcans.

Jérôme Bourgine a aussi la bonne idée d’aborder le handicap avec beaucoup d’humour par l’entremise du personnage de Tho qui est en fauteuil roulant, cet enfant assez seul au départ, trouvera sa place au sein du groupe.

Le style de l’auteur est fluide et agréable à lire, les dialogues sont d’une manière générale assez drôles et rendent particulièrement vivant ce récit. Quant à l’intrigue, elle est bien pensée et à la portée des 9 / 12 ans.

Les illustrations de Maurèen Poignonnec sont charmantes, pleines d’humour et viennent aérer le texte, une bonne idée là aussi notamment pour les enfants qui ont encore un peu de mal à lire, ces respirations sont les bienvenues.

Il y a aussi tout un travail éditorial très intéressant avec des changement de police de caractère, des surlignements et des bonus, notamment la recette du Kouign Amann, et oui l’histoire se passe en Bretagne !

En bref, je ne peux que vous conseiller de glisser ce roman dans la valise de vos enfants cet été, ils vont aimer cette classe de mer.

Pax tome 3 Le myling frappe – Asa Larsson & Ingela Korsell

Alors que la fête d’Halloween bat son plein, l’esprit d’un enfant disparu erre dans les rues de Mariefred à la nuit tombée et se met à attaquer la population. Dans la mythologie nordique, on appelle Myling les incarnations spectrales d’enfants morts non baptisés, contraints de hanter la Terre jusqu’à ce qu’ils trouvent quelqu’un pour les enterrer dignement. Quelqu’un – une Sorcière maléfique ? – semble avoir réveillé ce Myling du royaume des morts pour réclamer vengeance. Alors qu’Alrik et Viggo enquêtent sur cet étrange fantôme qui terrorise la ville, Iris, une jeune fille mystérieuse débarque à Mariefred et fait battre le coeur d’Alrik un peu plus vite.
Mais celle-ci porte des secrets inavouables et semble beaucoup mieux connaître la magie qu’elle ne le laisse paraître.

A Mariefred, une petite ville suédoise, c’est l’heure de fêter Halloween. Les enfants et les adolescents sont déguisés en sorciers, loups-garous, squelettes, fantômes…

Alors que les festivités aux quatre coins de la cité battent leur plein, un fantôme vient semer la zizanie chez Martin et s’en prend à Loke et Tove, ses enfants, camarades de classe de Alrik et Viggo.

Estrid et Magnar demandent l’aide des deux jeunes garçons pour enquêter sur ce fantôme. Dans un livre de la bibliothèque magique, Alrik découvre qu’il s’agit d’un Myling, un enfant assassiné qui n’a pas reçu de sépulture et qui revient s’en prendre aux descendants de son meurtrier.

Après enquête auprès de Martin, Viggo et Alrik se rendent compte que le fantôme en question serait celui d’une petite fille placée dans la maison de Martin qui servait après la guerre d’orphelinat…

Ce troisième tome de la série Pax, Le myling frappe, est à la hauteur des deux précédents quoique nettement plus sombre et angoissant ! Je croyais qu’il s’agissait d’une trilogie mais le quatrième opus sortira en octobre et il semblerait qu’il y ait au moins sept tomes de parus en Suède, de belles heures de lecture en perspective pour mon Sami-Chameau qui adore cette atmosphère et moi-même.

Après Les ténèbres avancent et Le grimm rôde, place au Myling frappeur ! Une ambiance beaucoup plus sombre comme je le disais plus haut, parfaite au moment d’Halloween mais qui fait quand même son petit effet en juin car l’angoisse monte crescendo tout au long du récit, de façon habile et bien dosée.

Aucun temps mort une fois de plus pendant plus de deux cent pages, un rythme trépidant et des héros toujours aussi malmenés par les créatures étranges qui viennent errer dans ce coin perdu de Suède.

Les deux frères sont plus soudés que jamais et ils se révèlent diablement sympathiques même si j’ai une nette préférence pour l’aîné Alrik, plus posé et réfléchi.

J’ai une fois de plus partagé cette lecture avec mon Sami-Chameau de fils qui a 10 ans et qui est pile la cible de ce roman écrit par Asa Larsson et Ingela Korsell, deux auteurs suédois confirmés que je découvre pour ma part à la lecture de cette série.

C’est un roman fantastique le disais-je pour les 9 / 12 ans avec un rythme soutenu, des chapitres courts et de nombreuses illustrations en noir et blanc façon comics signées Henrik Jonsson, qui concourent à rendre ce nouveau tome macabre à souhait, à l’instar de la couverture.

Mon Sami-Chameau a un vrai coup de cœur pour cette série, il s’est aisément glissé dans la peau de Viggo, blond et cadet comme lui, aussi coléreux que lui aussi soit dit en passant et il est a hâte que le quatrième volume paraisse en octobre.

Un roman fantastique et une série à découvrir d’autant qu’elle met en valeur le courage et la solidarité, deux belles valeurs que les jeunes doivent cultiver à absolument.

Un grand merci aux éditions Slalom pour cette lecture palpitante !

Les enquêtes d’Alfred et Agatha tome 3 L’extraordinaire invention du docteur Sorenson – Ana Campoy

Lu dans le cadre du mois anglais :

Agatha reçoit un mystérieux paquet par la poste avec une lettre de son oncle qui lui recommande de veiller sur ce colis avec interdiction de l’ouvrir. Le lendemain, elle reçoit des instructions : elle doit remettre le précieux paquet à un inconnu. Mais on le lui vole. Avec Alfred, son fidèle complice, ils se lancent à la poursuite de l’homme, à leurs risques et péril.

Snouty Jones, l’adorable chienne à deux queues d’Agatha s’est blessée une patte en cachant un os dans le jardin de la propriété des Miller. Heureusement Miller & Jones, l’agence de filature d’Agatha et d’Alfred Hitchcock n’a aucune affaire sur le feu.

Mais ce calme plat ne dure pas car le célèbre explorateur Monty Bohermer envoie un mystérieux colis à sa nièce Agatha. Elle doit veiller dessus et ne l’ouvrir sous aucun prétexte.

Craignant que sa mère, grande curieuse devant l’éternel, ne veuille ouvrir le paquet, Agatha le confie à Alfred en attendant le retour de son oncle. Quelques jours plus tard, elle reçoit un télégramme de Monty lui demandant de remettre le mystérieux colis à un inconnu dans les jardins du Parlement. Mais on le lui dérobe !

Alfred avoue alors à Agatha avoir regardé à l’intérieur du colis et découvert un appareil de cinématographe en 3 dimensions. Agatha, Snouty et leur fidèle complice Alfred se lancent à sa recherche et découvrent que cette invention prodigieuse est l’œuvre du Dr Sorenson, assassiné à Bruxelles, en marge de l’Exposition Universelle, le jour même où le colis a été posté par Monty…

A l’occasion du mois anglais 2015 j’avais lu et adoré le premier tome des enquêtes d’Alfred et Agatha, L’affaire des oiseaux et lu le tome 2, Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ?, lors du mois anglais 2016, il était donc évident que j’allais sortir le tome 3 de ma PAL au cours du mois anglais 2017 !

J’avais pris beaucoup de plaisir à la lecture des deux premiers opus, et je dois le confesser, je me suis régalée à la lecture de L’extraordinaire invention du Dr Sorenson.

Certes, je suis une grande admiratrice d’Alfred Hitchcock et d’Agatha Christie, je suis donc de parti pris, n’empêche que je trouve cette série vraiment bien fichue mêlant humour et suspens  et qu’à chaque nouvelle lecture, c’est un vrai bonheur que de suivre leurs aventures.

Ana Compoy rend un bel hommage à ces deux maîtres incontestés du suspens qu’étaient Agatha Christie et Alfred Hitchcok et sait formidablement bien intéresser les 10 / 12 ans au genre policier tout en prenant garde à leur bâtir une solide toile de fond historique.

Cette fois-ci il sera beaucoup question du cinématographe qui en 1910 reste une attraction qui séduit beaucoup les enfants. Nous découvrons un Alfred passionné de sciences et d’invention, contrairement à Agatha qui reste assez hermétique à ces domaines, et un futur réalisateur déjà intéressé par le cinéma.

Était-ce le cas du jeune Alfred à l’âge de 10 ans, je ne le sais pas, mais l’auteure met sur sa route Alma Reville qui deviendra sa scénariste et son assistante de réalisation mais également son épouse. Ce nouveau personnage, dont j’ignore si nous le retrouverons dans le 4è volume déjà paru et accessoirement dans ma PAL depuis peu, éveille un sentiment qu’Agatha ne connaissait pas : la jalousie !

On croisera aussi Thomas Edison, l’inventeur de l’ampoule électrique, du phonographe et des piles alcalines, qui n’hésitait pas s’approprier des inventions qui n’étaient pas les siennes et qui nous est dépeint ici sous des traits particulièrement antipathiques.

Quant à l’intrigue policière, elle est bien ficelée, pleine de rebondissements et de fausses pistes, très amusante à suivre pour les adultes et palpitantes pour les jeunes lecteurs.

Vous l’aurez compris aisément, je conseille ce titre et toute la série aux nostalgiques d’Agatha et d’Alfred mais aussi aux apprentis détectives à partir de 10 ans.

Enola Holmes tome 2 L’affaire Lady Alistair – Nancy Springer

Lu dans le cadre du mois anglais :

Londres, 1889. Enola Holmes, sœur du célèbre Sherlock, ayant échappé à la vigilance de ses frères, a ouvert sous une fausse identité un cabinet de  » Spécialiste en recherches, toutes disparitions « . Son premier client : le Dr. Watson en personne !  Il cherche précisément à retrouver la piste d’Enola, qu’il ne reconnaît pas .

Si Enola ne peut aider Watson, elle s’intéresse à un autre cas qu’il lui mentionne : la disparition de la jeune fille d’un baronet, Lady Cecily Alistair, une adolescente loin d’être bien comme il faut…

1889, Enola Holmes s’est installée seule à Londres. Sans nouvelle de sa mère et cachée de ses frères Mycroft et Sherlock qui rêvent de la voir devenir une jeune fille accomplie de la société victorienne, Enola se sent bien seule.

A l’aide de postiches, elle est le jour Ivy Meshle, vivant dans un modeste meublé d’un quartier de la classe moyenne, secrétaire dévouée du Dr Ragostin et de son agence de spécialiste en recherches – Toutes disparitions. Et la nuit, grimée en religieuse muette, elle secourt les plus démunis de l’East End.

Un matin, le docteur Watson en personne vient frapper à la porte du docteur Ragostin, absent comme de bien entendu puisque le cher docteur n’existe pas. Enola alia Ivy le reçoit et découvre que son aîné Sherlock est très préoccupé par sa disparition.

Le bon Watson vient donc requérir l’aide de son confrère le docteur Ragostin en cachette de Holmes. Enola apprend alors à cette occasion que non seulement son frère est abattu par sa fuite et qu’il se soucie vraiment d’elle mais qu’il a aussi refusé une affaire de disparition, celle de lady Cecily Alistair, fille d’un baronnet, qui s’est semble-t-il enfuie par la fenêtre de sa chambre à l’aide d’une grande échelle.

Enola sent que cette affaire est pour elle et décide de retrouver la jeune fille coûte que coûte…

Après La double disparition dans laquelle nous faisions connaissance du dernier rejeton de la famille Holmes, la jeune et futée Enola, aussi douée en grimage et déguisement que Sherlock, nous retrouvons la jeune fille désormais installée dans la capitale anglaise.

Cette seconde enquête me confirme tout le bien que je pensais de cette héroïne diablement courageuse, qui se retrouve seule et livrée à elle-même après la désertion de sa mère, et qui a du fuir les projets de Mycroft et Sherlock à son rencontre.

Élevée très librement, Enola a épousé les idées féministes de sa mère et trouve bien étriqué le carcan dans lequel ses frères voudraient l’enfermer. Et bien qu’à la tête d’un pécule confortable, elle décide de prendre une nouvelle identité et d’ouvrir elle aussi une agence de détective mais en se cachant derrière un homme, le docteur Ragostin, qui n’existe pas, puisqu’il est impensable en cette fin du 19è qu’une femme puisse mener des enquêtes !

Comme dans le premier opus, Enola enquête une fois de plus sur une disparition, celle d’une héritière de l’aristocratie anglaise et ce qu’elle découvre au cours de son enquête ne cesse pas de la surprendre.

En compagnie d’Enola, nous sillonnons les rues londoniennes à la recherche de la jeune disparue et nous sommes témoins à travers elle de la grande pauvreté de certains quartiers de la capitale britannique pourtant florissante. L’enquête va l’amener aussi à découvrir le marxisme et la révolution prolétarienne qui couve dans les quartiers ouvriers.

Nancy Springer nous confirme avec cet opus qu’elle connaît bien cette période et la condition d’existence des petites gens et nous propose une enquête bien menée, riche en fausses pistes et rebondissements, avec pas mal de dangers à la clé pour notre jeune héroïne qui va échapper de peu plusieurs fois à la mort. Petit bémol tout de même pour la fin un peu précipitée et brouillonne mais qui n’enlève rien au plaisir que j’ai eu à lire L’affaire Lady Alistair.

En bref, un bon roman policier pour les jeunes lecteurs, avec une pointe d’humour, qui les plongera dans une ambiance victorienne réussie, une série à lire et que je compte poursuivre en juillet !