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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

Timmy a un mauvais pressentiment… De retour chez lui, il découvre qu’un mystérieux lapin a investi sa garenne à la recherche de la carotte d’or, une carotte qui donnerait des pouvoirs spectaculaires à qui la possède.

Son frère et sa soeur aînée ont pris faite et cause pour ce lapin qui a tout l’air d’être un sacré margoulin. Et ils voient d’un mauvais oeil le retour de leur cadet qui les met en garde contre le gourou et les lapins d’or.

Et quand le danger pointe le bout de son nez, qui appeler à la rescousse ? Élémentaire, mon cher : les Lapins de la couronne d’Angleterre !

Après mon coup de coeur pour Le complotAir Force One et Bons baisers de Sibérie, premier, second et troisième opus de la série écrite à quatre mains par Santa et Simon Montefiore, il me tardait donc de retrouver ces lapins hors du commun, œuvrant pour le bien de la couronne d’Angleterre.

Et je dois dire que La carotte d’or a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série excellente pour les enfants dès 8 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-œil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce quatrième volume qui clôt en beauté cette chouette série avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit, bien rythmé avec des rebondissements, zéro temps mort et beaucoup d’humour.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy, bien aidés par les renards du 10 Downing Street !

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette quatrième aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

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Julia Golding a grandi sur le bord de la forêt d’Epping. Après avoir étudié l’anglais à Cambridge, elle a rejoint le Foreign Office et a servi en Pologne. Mariée et mère de trois enfants, Julia vit maintenant à Oxford et travaille comme journaliste pigiste.

Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Angleterre, 1789. Jane Austen est furieuse : son père a décidé de l’envoyer à l’abbaye de Southmoor pour tenir compagnie à Lady Cromwell pendant les festivités d’anniversaire de son fils Whickam. Sa soeur aînée Cassandra devait y aller mais elle ne le peut plus maintenant qu’elle a le bras cassé.

À treize ans, Jane se languit de découvrir le monde, et non de se plier aux exigences d’une vieille aristocrate ! Mais quand son frère aîné, Henry, proche du fils Cromwell, lui raconte la légende selon laquelle le fantôme d’un moine hante les ruines de l’abbaye et sème la terreur parmi ses occupants, la curiosité de Jane est piquée.

En élucidant ce mystère, elle pourra échapper à ses ennuyeuses responsabilités, et surtout, elle trouvera enfin de quoi alimenter sa passion pour l’écriture…

Le fantôme de l’abbaye de Julia Golding, premier tome des enquêtes de Jane Austen, ouvre le bal de mes lectures anglaises et on commence par un petit coup de coeur.

J’ai adoré ce cosy mystery pour la jeunesse, que je conseille à partir de 11 ans, mais en tant qu’adulte je me suis régalée à suivre l’adolescente Jane Austen, si vive, intelligente et pleine de piquant, exactement telle que je me l’imagine !

Notre héroïne allie courage et vivacité d’esprit, impertinence et malice et surtout, notre écrivaine en herbe se révèle une enquêtrice hors pair qui trouvera l’identité du fantôme mais aussi du voleur de chevaux, sauvant le fils de l’intendant de la potence par la même occasion.

Elle sera bien aidée par Luke, garçon d’écurie bien malmené par le valet et sir Charles, propriétaire du domaine, et par Deepti, la fille du cuisinier indien, qui manie à merveille le tir à l’arc, l’équitation et les sports de combat.

Les chapitres sont courts et bien rythmés, il y a des rebondissements et des fausses pistes comme dans tout bon roman policier qui se respecte et l’intrigue, bien ficelée, demandera aux enfants de faire fonctionner leurs petites cellules grises.

La plume de l’autrice est vive et Julia Golding montre qu’elle connaît bien Jane Austen mais aussi l’époque de son récit. En effet, j’ai apprécié qu’elle évoque certains sujets comme les conditions sociales, les relations entre les différentes strates de la bourgeoisie, le travail des enfants, le rôle de chacun au sein de la propriété, la délicate question du mariage et de l’héritage…

Ce cosy mystery bourré d’humour s’inspire de Northanger Abbey et cela s’est fortement ressenti avec Le Fantôme de l’Abbaye qui a des accents gothiques bien séduisants. Les courriers que Jane adresse à sa famille sont délicieux et je ressors véritablement enchantée de cette lecture. Je serai au rendez-vous du tome 2 à paraître en septembre.

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Après des études de psychologie, Mickaël BRUN-ARNAUD travaille à l’hôpital durant dix ans dans l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies neuro-évolutives avant d’entreprendre la création d’une librairie et de se consacrer à l’écriture. Passionné depuis son enfance par l’univers du manga, il fonde en 2018, à Paris, la librairie Le Renard Doré.

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté.

Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années.

Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

Les souvenirs de Ferdinand Taupe est le premier tome de la saga Mémoires de la forêt, merveilleusement écrit par Mickaël Brun-Arnaud et abondamment illustré par la talentueuse Sanoé. Publié dans la collection Neuf chez L’école des loisirs, ce roman à destination des 9 ans et plus, m’a absolument bouleversée et enchantée.

A la fois roman initiatique, fable animalière, conte, road-trip, il met en scène Archibald Renard, un libraire au grand coeur, et Ferdinand Taupe, atteint de la maladie de l’oublie-tout, qui lui fait perdre la mémoire. Tous deux vont partir à la recherche de Maude, l’épouse disparue de notre taupe.

Aidés de photographies, nos héros vont sillonner la forêt sur les traces de la taupe disparue et des souvenirs enfouis de Ferdinand. Ils vont rencontrer des témoins de l’amour passé de Ferdinand et Maude dans des lieux extraordinaires.

L’histoire est touchante, belle, tellement bienveillante, les personnages si attachants et solidaires que cette lecture fut un vrai bonheur, le temps d’un dimanche à l’ombre de mon jardin.

Le roman, bien qu’il aborde des thèmes graves comme la maladie d’Alzheimer et le deuil, est pleine d’émotions, j’ai même versé ma larme, mais paradoxalement, il fait du bien, tant l’auteur, qui connaît bien cette maladie, en parle avec beaucoup de délicatesse. Ferdinand a bien de la chance dans son malheur car il est entouré de personnes bienveillantes, c’est un beau message d’espoir.

Ce roman est une véritable ode à la tolérance, à la solidarité et à l’amour. La plume est l’auteure est sublime mais néanmoins abordable pour les enfants et les illustrations de Sanoé sont vraiment un gros plus, c’est un régal pour les yeux !

Ce que j’ai aimé ce livre !! C’est même un coup de coeur tant pour l’histoire, l’univers féérique de la forêt de Bellécorce, ses personnages, la plume de l’auteur et les illustrations en couleurs qui ponctuent le récit. Tout est tellement parfait que je recommande cette petite merveille à tous.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette pépite que j’ai absolument adoré !

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Gaël Aymon est écrivain pour la jeunesse et spécialiste des contes. Il a été acteur, scénariste, réalisateur, producteur et a enseigné le théâtre aux enfants et aux adolescents. Ses livres, qui malmènent les stéréotypes, ont obtenu de nombreuses récompenses et ont été traduits dans le monde entier. 

Pas facile d’être le fils du grand Charles Perrault ! A douze ans Pierre, est envoyé à la campagne, chez son oncle maternel, pour y écrire le recueil de poèmes qui le fera remarquer à Versailles.

Afin d’échapper à la corvée, le garçon se dit que collecter des contes auprès d’une vieille nourrice puis les retranscrire ne devrait pas lui demander trop d’efforts. Mais la première histoire, celle d’une petite fille croquée par un loup, n’a ni queue ni tête et tient en trois lignes !

Il faut bien davantage pour captiver des lecteurs. Fort heureusement, Pierre a une imagination débordante et de quoi l’alimenter. Chaque nuit, il fait d’étranges rencontres : une petite Mariette habillée d’un chaperon rouge, un Messire Leloup qui porte une barbe aux reflets bleutés, sept petites ogresses… De quoi donner des idées à l’apprenti-conteur.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous n’êtes pas sans savoir que j’aime beaucoup les contes de fées classiques, aussi j’étais très curieuse de découvrir L’apprenti conteur et je ressors de ma lecture, enchantée !

Ce roman à destination des 9 ans et plus fait (re)découvrir aux jeunes lecteurs et aux moins jeunes Les contes de ma mère l’oye écrits par Charles Perrault à la fin du XVIIè siècle : Peau d’âne, La belle au bois dormant, Cendrillon, Riquet à la houppe, Le chat botté, Le petit chaperon rouge, Les fées et Le petit poucet. Ils y sont tous !

Sous la plume de Gaël Aymon, c’est son plus jeune fils Pierre, qui est l’auteur de ces contes très en vogue au moment de leur parution. Charles Perrault, vieux monsieur respectable de soixante ans, a en effet préféré faire publier ce recueil de contes sous le nom de son fils Pierre Darmencour, plutôt que sous le sien.

Ce dernier, notre héros, né en 1678, aspire à devenir secrétaire de « Mademoiselle », nièce de Louis XIV, à qui est dédicacé l’ouvrage et ce recueil va l’y aider.

Perrault ne souhaitait pas non plus raviver la querelle des Anciens et des Modernes et ce genre littéraire était, à l’époque, exclusivement écrit par des femmes : Catherine Bernard, Madame d’Aulnoye, Marie-Jeanne L’Héritier…

Mais revenons à nos moutons et à ce roman qui fera gentiment frissonner ses jeunes lecteurs par ses contes qui donnent parfois la chair de poule et par les illustrations merveilleusement sombres de Siegfried de Turkheim qui concourent à donner une ambiance à l’ouvrage, d’autant que tout le récit se passe la nuit, entre rêves et cauchemars.

Comme je le disais plus tôt, tous les contes sont savamment mêlés à l’intrigue et donnent une touche particulière à ce roman. Un bon moyen pour les jeunes lecteurs de se frotter à la fois aux classiques et au fantastique à travers l’histoire de Pierre.

Gaël Aymon s’est très bien documenté : il connaît bien la vie de Charles Perrault et de son fils, la genèse de ses contes de fées et les contes en eux-mêmes.

Une très bonne surprise que je recommande aux enfants et aux adultes qui redécouvriront ces histoires sous un oeil nouveau !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture pleine de frissons.

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Jolan Bertrand est né un jour d’été de l’année 1994. Ses parents lui ont donné un prénom féminin d’origine grecque qui signifie « petite herbe fraiche », et l’ont entouré de livres et d’amour. Tout comme Ragnar, Jolan n’a jamais trouvé sa place parmi les demoiselles aux boucliers. Un jour, il a annoncé à tout le village qu’il était en réalité un homme et s’est choisi un nouveau prénom, emprunté à un Viking de son enfance. Il a laissé le bouclier pour prendre la plume et, quand il n’écrit pas des histoires, il parcourt le monde avec un vieux sac à dos.

Il y a très longtemps, il y avait deux hivers : la Grande, avec ses froids polaires et ses blizzards, et la Petite, avec ses glissades joyeuses et ses batailles de boules de neige.

Mais depuis que la Petite a disparu, tout est détraqué au village de Brume ! Les adultes sont inquiets, plus personne ne rit aux bonnes farces d’Alfred et, surtout, les trolls passent leur temps à voler des objets, qu’ils emportent à tout jamais dans la taïga.

Lorsque l’oncle d’Alfred se porte volontaire pour rapporter les objets volés et qu’il disparait sous ses yeux, avalé par la tempête, c’en est trop : il faut partir à sa recherche, coûte que coûte, braver les dangers de la forêt boréale, et affronter la Grande Hiver…

L’hiver touche à sa fin et pour moi, impossible de lire un récit qui se passe en cette saison, à un autre moment. Aussi lorsque Les soeurs Hiver est arrivé à la maison, il n’a pas eu le temps de passer par la case pal car je l’ai aussitôt lu et aussi parce que mon fils cadet, passionné de mythologie nordique et de viking, l’avait aussi dans le viseur !

C’est un roman à destination des 9/12 ans qui plonge ses lecteurs au coeur du village viking de Brume, on y rencontre des trolls, Loki le dieu de la malice, de la discorde et des illusions qui a le don de métamorphose. C’est un dieu aussi impulsif et irresponsable que malin et rusé, et il va jouer ici un vilain tour aux soeurs Hiver.

Jolan Bertrand nous propose ici un très chouette récit d’aventures, avec une ambiance de grand nord, des personnages attachants, du folklore et de la mythologie nordique.

L’auteur amène aussi avec beaucoup de naturel des thèmes que l’on ne voit pas assez en littérature jeunesse comme la transidentité, la non-binarité, le féminisme : le village est dirigé par une cheffe, il y a une forgeronne, des guerrières, etc, sans oublier les trolls qui ne sont pas genrés. Un combo réussi que je tiens vraiment à souligner.

Nos héros le jeune Alfred, particulièrement farceur et grand admirateur de Loki, et son oncle Ragnar, née femme mais qui s’est toujours sentie homme au point qu’elle l’est devenue avec l’aide des dieux, partent reprendre aux trolls les objets que ceux-ci n’arrêtent pas de voler aux villageois.

Les pieds dans la neige, bravant le vent que fait souffler la grande hiver, ils vont se retrouver aux prises avec le dieu Loki et vont permettre aux soeurs Hiver de se retrouver après quinze années sans se voir, faute au dieu de la malice !

Si l’histoire est réussie, l’objet livre l’est tout autant. Les illustrations de Tristan Gion, décidément très talentueux, sont un gros plus pour intéresser les enfants à la lecture de ce roman.

Les entêtes de chapitres, les illustrations en pleine page voire en double page et en couleurs concourent à plonger les enfants dans l’univers imaginé et raconté par Jolan Bertrand.

Vous l’aurez compris c’est une pépite que je conseille sans réserve aux jeunes lecteurs, aux ados et à leurs parents et je remercie L’école des loisirs pour leur confiance sans cesse renouvelée et qui me permet de faire de très belles lectures !

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Tout comme son héroïne, Elle McNicoll a été diagnostiquée autiste lorsqu’elle avait une dizaine d’années. Depuis, cette jeune écossaise n’a cessé de militer pour les droits et la reconnaissance des personnes ‘’neuroatypiques » . Après avoir présenté un mémoire de recherche sur la quasi- absence de héros autistes en littérature, elle a décidé d’écrire elle-même un roman dans lequel elle se reconnaîtrait. Les étincelles invisibles a remporté plusieurs prix au Royaume-Uni.

Addie a 10 ans et elle est autiste, comme l’une de ses soeurs aînée. Lorsqu’elle apprend en cours d’histoire que sa petite ville de Jupiner a persécuté, torturé et exécuté au Moyen Âge des dizaines de sorcières, elle est bouleversée.

Ces femmes accusées de sorcelleries n’étaient-elles pas autistes ou neuroatypiques comme elle ? Victime de brimades en classe de la part de ses camarades et de son institutrice qui la déteste clairement, Addie se sent particulièrement concernée par leur sort.

Elle décide de mener campagne pour que la ville de Jupiner rende hommage à ces sorcières injustement traitées.

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, l’autisme est un sujet qui me touche beaucoup et un roman qui l’aborde ne pouvait que m’intéresser, c’est ainsi que Les étincelles invisibles est tout naturellement entré dans ma PAL.

Elle McNicoll est elle-même autiste, autant dire qu’elle connaît bien la question, même si on dit qu’il y a autant d’autismes que de personnes autistes, l’autrice en parle si bien que j’ai été très touchée.

Dans cette histoire, on suit Addie, une petite fille très attachante, en but à l’incompréhension de ses camarades et de son institutrice. Seuls sa soeur aînée, elle-même autiste, et le bibliothécaire de l’école la comprennent et la soutiennent.

Le quotidien d’Addie est compliqué, elle ressent les choses puissance mille et lorsqu’elle apprend que des femmes ont été persécutées et assassinées par les villageois qui les pensait être des sorcières, elle prend fait et cause pour ces femmes incomprises.

Ce roman parle donc d’autisme mais aussi de harcèlement scolaire, de sorcières, de tolérance, de droit à la différence, autant de sujets très bien traités et mis en parallèle par l’autrice de façon habile et intelligente.

Et oui, si celles qu’on appelait des sorcières étaient des autistes ? Après tout, on sait que la sorcellerie n’existe pas et que les femmes pourchassées pendant des siècles étaient des femme seules, indépendantes et célibataires pour la grande majorité d’entre elles et que leur comportement était parfois incompréhensible pour leurs semblables.

On ne le saura jamais cependant le parallèle entre Addie et les sorcières est intéressant et très bien trouvé, cela permet à l’autrice d’aborder une variété de thèmes et de mettre des nuances dans son récit.

Nos ancêtres n’étaient guère tolérants, englués qu’ils étaient dans la religion et le puritanisme mais je trouve que bien des siècles plus tard, les mentalités ont peu évolué et je continue à déplorer que les personnes handicapées restent stigmatisées.

Les étincelles invisibles est un roman touchant, bouleversant, éclairant sur l’autisme. Une lecture pleine d’émotions sur la différence et la harcèlement à mettre entre toutes les mains, et en premier lieu celles des 9 / 12 ans !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette très belle lecture qui flirte avec le coup de coeur !

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Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

Le Diamant de Sibérie, le plus gros et le plus beau diamant du monde a été dérobé au palais de Buckingham ! La reine est inconsolable et bientôt les rumeurs s’étendent sur la planète : ce sont les russes qui ont fait le coup !

Timmy et les courageux Lapins de la Couronne sont déjà sur l’affaire. Mais ils ne sont pas les seuls : des agents russes pourraient bien perturber la mission et les Ratzi veulent profiter de la situation pour déclencher une guerre mondiale…

Après mon coup de coeur pour Le complot et Air Force One, premier et second opus de la série écrite à quatre mains par Santa et Simon Montefiore, il me tardait de retrouver ces lapins hors du commun, œuvrant pour le bien de la couronne d’Angleterre.

Et je dois dire que Bons baisers de Sibérie a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série excellente pour les enfants dès 8 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-oeil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce troisième volume avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit, bien rythmé avec des rebondissements, zéro temps mort et beaucoup d’humour.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy, tout comme leurs cousins américains, dignes successeurs des agents de Men in black.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette troisième aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus ! Quant à moi, je retrouverai avec plaisir tous les protagonistes à l’occasion du dernier volume qui vient de paraître.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

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Auteure à succès, Mireille Calmel a publié plus d’une vingtaine de romans historiques aux éditions XO, qui figurent tous sur les listes de best-sellers en France comme à l’étranger (elle est traduite dans une douzaine de pays). Elle vit en Gironde (33).

Paris, 17 janvier 1671. C’est l’effervescence au théâtre royal des Tuileries ! On attend le roi d’un instant à l’autre car Psyché, une tragédie-ballet d’une durée de cinq heures, écrite par Molière aidé de Pierre Corneille et Quinault, avec des entrées de ballet et des intermèdes musicaux composés par Lully, est sur le point de commencer

Mais en coulisses, Catherine et Louis Lully, Esprit-Madeleine Poquelin et leurs amis ont tout autre chose en tête : retrouver les voleurs qui ont assommé et détroussé Charles de La Fontaine, le fils du fabuliste, en disgrâce depuis l’incarcération de son protecteur Nicolas Fouquet.

N’écoutant que leur courage, ils sont prêts à braver tous les dangers pour aider le jeune homme…  

Mystères au théâtre est la seconde incursion de Mireille Calmel dans la littérature jeunesse. Ce roman à destination des 8 ans et plus est très bien écrit et documenté, je n’en attendais pas moins de cette romancière spécialisée dans les récits historiques, et va plonger les enfants au coeur de la troupe du célèbre Molière.

Le quatuor d’héros est bien sympathique et attachant avec une mention spéciale pour Catherine Lully, intelligente et courageuse, qui mène ses camarades à la baguette !

Mireille Calmel propose à ses jeunes lecteurs une haletante course-poursuite dans les coulisses du château des Tuileries qui mettra leurs cellules grises au travail afin qu’ils découvrent l’auteur du vol et son mobile.

L’autrice met en scène des personnages de papier mais aussi des figures historiques. Les enfants vont ainsi découvrir Molière, La Fontaine, Lully ou Louis XIV.

Le travail éditorial est épatant et l’objet livre, sublime : la couverture tout d’abord avec ses dorures en relief mais aussi ses illustrations, parfois en pleine page, viennent ponctuer le récit.

Des illustrations signées Sophie Leullier, toutes mignonnes et en couleurs, ce qui est assez rare. La police de caractère bien ronde donne un réel confort de lecture d’autant que le papier est épais et agréable à manipuler.

Les chapitres sont courts et enlevés, impossible de s’ennuyer tout au long de la lecture car l’autrice malmène ses petits héros en parsemant son récit d’embûches et de nombreuses péripéties.

Une vraie réussite que ce petit roman d’aventures historiques qui propose aux enfants une histoire passionnante, au vocabulaire soutenu, bien écrite et bien documentée. En plus de passer un bon moment, ils apprendront une foule de choses sur cette époque, ce qui est un très bon point.

Un grand merci aux éditions Belin Jeunesse X.O et à Babelio pour m’avoir envoyé ce roman que je recommande !

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J.K. Rowling est l’autrice des sept livres de Harry Potter, initialement parus entre 1997 et 2007. C’est à bord d’un train en retard que l’idée de Harry Potter lui est venue pour la première fois. L’écriture de la saga s’étalera ensuite sur plusieurs années et dans plusieurs pays. Elle écrit également des romans pour adultes et, sous le nom de plume Robert Galbraith, a signé la série policière Les Enquêtes de Cormoran Strike, qui a été adaptée à la télévision. En 2020, pour rendre le confinement « plus léger », J.K. Rowling publie L’Ickabog, une histoire écrite 10 ans plus tôt pour ses enfants, entre les tomes de Harry Potter.

Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu’à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : Holly, la fille de son beau-père, jette le cochon par la fenêtre de la voiture !

Jack est littéralement désespéré. De rage, une fois revenu à la maison, il saccage sa chambre, et refuse de pardonner à Holly qui est allé acheté un cochon de Noël pour lui. Il ne veut pas de ce jouet flambant neuf et se met en tête de retrouver son cher L.C.

Mais la nuit de Noël n’est pas une nuit comme les autres : c’est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël, sa peluche de remplacement un peu agaçante, embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues. Jusqu’où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

Jack et la grande aventure du cochon de Noël scelle mes retrouvailles avec J.K Rowling. L’autrice est une formidable conteuse d’histoires et ce roman de Noël pour les enfants ne fait pas exception à la règle.

Dans ce roman, nous suivons Jack, un petit garçon, qui a perdu son doudou préféré et qui atterrit dans un monde imaginaire, où se trouvent les jouets et objets perdus par les enfants et adultes du monde entier.

Sous les yeux de Jack, ils prennent vie, parlent, expriment des sentiments. A l’instar de Toys story, je pense que suite à cette lecture, les enfants verront leurs jouets différemment. 

L’histoire mitonnée par J.K Rowling est très originale et parfaite pour se mettre dans l’ambiance de Noël. Chaque chapitre est assez court et permet au lecteur de s’arrêter facilement dans sa lecture, et cherry on the cake, le texte est émaillé d’illustrations très mignonnes signées Jim Field.

Au-delà du récit jeunesse, l’autrice propose un autre niveau de lecture où elle dénonce le consumérisme et le totalitarisme, et prône la solidarité, la générosité, l’espérance, de belles valeurs qui prennent tout leur sens à Noël.

Un conte de Noël qui nous plonge dans cet univers d’objets personnifiés où nos héros vont être malmenés, devoir déjouer les pièges tendus et faire face à des rebondissements jusqu’au point final.

Mais c’est aussi un roman très actuel qui traite du divorce, des familles recomposées et de la difficulté pour les enfants de trouver leur place.

Je me suis prise d’affection pour Jack et son cochon et j’ai passé un très bon moment dans cet univers magique. Si vous cherchez une chouette lecture de Noël pour l’an prochain, je vous le conseille !

Ma Belette qui a eu la gentillesse de m’accompagner dans cette lecture a beaucoup aimé aussi, son avis ici.

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Natacha Godeau est auteure et traductrice pour la Jeunesse. Elle écrit des scénarios de BD, des albums, contes jeunesse, notamment pour Hachette Jeunesse. Elle publie également des novélisations dont celles de la série « Fairies. Le monde secret de Clochette » de Walt Disney.

Elliot vit avec ses parents éleveurs de rennes à l’orée de la forêt. Pour les fêtes de Noël, sa cousine Flore vient lui rendre visite. En revenant de la gare, ils rencontrent un étrange vieil homme, fabricant de jouets, à la recherche de son animal égaré.

De retour à l’élevage, ils réalisent qu’un des rennes a un comportement bizarre… son pelage brille étonnamment, on dirait presque qu’il vole ! Serait-il magique ?

En ce jour de Noël, j’avais envie de revenir sur la lecture qui m’a accompagné du 1er décembre jusqu’à hier matin : Mon roman de l’Avent : Le renne mystérieux de Natacha Godeau.

Un roman pensé pour le temps de l’Avent et qui permet aux petits comme aux grands de patienter en attendant Noël. Et j’ai joué le jeu puisque j’ai découvert cette histoire à raison d’un chapitre par jour jusqu’à hier, 24 décembre, comme un calendrier de l’Avent.

L’objet livre est superbe et propose donc chaque jour du mois de décembre, un nouveau chapitre de l’histoire scellé. Il faut donc découper avec précaution chaque chapitre pour le lire, ainsi la surprise reste entière.

Le récit est conçu pour les jeunes lecteurs à partir de 7 ans qui peuvent le lire seuls ou accompagnés d’un.e adulte, de quoi vivre pleinement la magie de Noël tout au long du mois de décembre. Mais l’adulte que je suis et qui a largement dépassé cet âge n’a pas boudé pas son plaisir et j’étais ravie de découvrir chaque matin, en prenant mon petit-déjeuner, le chapitre du jour.

J’ai trouvé le concept absolument épatant et j’ai vraiment bien aimé cette histoire toute mignonne, pleine de rebondissements, de mystères et de magie. Des ingrédients idéaux pour tenir les enfants en haleine et pour qu’ils aient envie de découvrir ce qui attend Elliot et Tristan, les deux héros du roman.

Cerise sur le gâteau : les illustrations de Tristan Gion sont sublimes, comme vous le prouve cette belle couverture. Tous les en-têtes et fins de chapitres ont une illustration originale en couleur et mettent vraiment bien dans l’ambiance de Noël.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce roman pour décembre prochain et je remercie les éditions Auzou pour cette lecture féérique.

J’en profite pour vous souhaiter un merveilleux Noël et je vous donne rendez-vous demain pour une autre lecture noëlique à souhait !

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