Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Après des études littéraires, Emma Carroll a voyagé aux Etats-Unis et en Australie avant de devenir enseignante. Passionnée d’histoire, elle se consacre à l’écriture et est aujourd’hui l’auteure la plus vendue dans le genre du roman historique jeunesse dans sa Grande-Bretagne natale. Ses livres sont très appréciés par les jeunes lecteurs comme par les professeurs. Le secret de Toutânkhamon est son huitième roman, le premier traduit en français.

Louxor, 1922, les fouilles menées par Howard Carter et Lord Carnavon dans la Vallée des Rois passionnent le monde entier. Cette fois-ci c’est sûr, l’archéologue britannique a trouvé le tombeau de Toutânkhamon !

À Londres, alors que son grand-père Ezra tombe soudain très malade, la jeune Lil découvre chez lui un précieux vase égyptien.

À l’intérieur du vase canope, un message venu du passé ! Et si ce trésor était maudit ? Indices volés, voyage en bateau, tempête de sable et piqûres de scorpion, ce mystère va mener Lil et ses amis jusqu’au tombeau de Toutânkhamon.

J’avais acheté Les secrets de Toutânkhamon pour mon fils l’été dernier qui l’avait dévoré. Un an plus tard, je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman historique jeunesse, véritable petit bonbon pour les passionnés d’égyptologie.

Le récit prend un peu de temps pour démarrer véritablement, l’autrice plante le décor, introduit et développe ses personnages avant de nous emmener en voyage jusqu’à Louxor.

A partir de ce moment-là, que de péripéties attendent Lil, Tulipe et Oz. Car si nos jeunes héros embarquent direction l’Egypte c’est avant tout pour briser la malédiction qui a plongé le grand-père de Lil dans un état comateux dont il a peu de chance de réchapper.

Emma Carroll prend donc pour point de départ cette fameuse malédiction liée au désormais pharaon le plus célèbre : certains membres de l’équipe d’archéologues ayant exhumé la momie de Toutânkhamon seraient morts de cause surnaturelle à la suite d’une malédiction du souverain défunt. En effet, plusieurs membres de l’équipe sont décédés quelques années après la découverte de la momie et notamment, Lord Carnarvon, le commanditaire des fouilles.

Mais l’autrice ne se cantonne pas à cette malédiction, elle apprend à ses jeunes lecteurs une foule d’anecdotes concernant les traditions égyptiennes (momification, construction de la pyramide, funérailles, vases canopes…), sur le court règne de Toutânkhamon et sur son décès.

Outre cet aspect historique très bien documenté et restitué, Emma Carroll aborde des sujets très intéressants comme les conséquences de la première guerre mondiale (amnésie, séquelles psychologiques ou physiques sur les hommes, précarité économique…), l’égalité homme/femme, le racisme…

Il y a aussi une bonne dose de secrets de famille avec des révélations qui n’ont pas surprise l’adulte que je suis qui les a vus venir, elle ravira les jeunes lecteurs à partir de 10 ans qui seront à mon avis surpris par le dénouement.

En conclusion, un chouette roman historique à mettre entre les mains des enfants et des pré-ados qui s’intéressent à l’Egypte ou qui souhaitent découvrir un peu d’Histoire.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Read Full Post »

Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Marco connaît les mille secrets de Holland Island : les dunes où il aime jouer, les cachettes dans les arbres, et surtout les oiseaux, dont il sait imiter tous les cris. Il en connaît aussi les dangers. Les serpents qui se cachent dans les marais. Le vent qui souffle parfois très fort. Et la mer, qui peut être cruelle.

Cette année-là, en 1917, deux événements ébranlent le petit monde merveilleux de Marco : son grand frère Tom part pour la guerre en Europe, et une terrible tempête menace d’engloutir son île. Mais pas question de se rendre sans combattre !

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, la Sibérie orientale de Mission mammouth, L’île sous la mer, le quatrième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusque dans le Maryland, dans la baie de Chesapeake.

A la croisée de la fiction et du documentaire, de l’aventure et de l’écologie, ces histoires presque vraies font la part belle à la nature tantôt violente, tantôt accueillante, et aujourd’hui menacée.

Comme dans les précédents opus, le héros de ce récit est une enfant et l’histoire pointe du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’érosion de Holland Isle, fondée dans les années 1600 et habitée principalement par des pêcheurs et des agriculteurs.

En 1910, l’île faisait 8 km de long et comptait environ 360 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes îles habitées de la baie de Chesapeake. La communauté insulaire comptait 70 maisons, magasins et autres bâtiments. Elle avait son propre bureau de poste, son école de deux classes avec deux professeurs, son église, son équipe de base-ball, son centre communautaire et un médecin. Les habitants de l’île vivaient principalement de la récolte des huîtres, de la pêche à l’alose et du crabe

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : le vent et la marée ont commencé à éroder sérieusement le côté ouest de l’île, où se trouvaient la plupart des maisons, en 1914. Cela a forcé les habitants à se déplacer vers le continent.

Beaucoup ont démonté leurs maisons et autres structures et les ont emmenées sur le continent, principalement à Crisfield. Les tentatives de protection de l’île en construisant des murs en pierre ont été infructueuses. Et la dernière famille a quitté l’île en 1918, lorsqu’un orage tropical a endommagé l’église de l’île.

Le récit est enlevé et relate tous ces faits, le propos est toujours intéressant et le jeune Marco, moqué par ses camarades à cause de son bégaiement et de son amour pour les oiseaux, est bien attachant. Un héros fort et courageux qui plaira aux lecteurs de 9 à 12 ans, l’histoire les dépaysera assurément et les instruira !

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs au coeur de cette petite île et du quotidien de ces habitants.

Une série que je recommande chaudement aux jeunes lecteurs jusqu’aux ados, les miens aiment beaucoup, comme moi, ces récits de Xavier-Laurent Petit si bien écrits et documentés.

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré. Je serai au rendez-vous du tome 5 cela va sans dire !

Read Full Post »

Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Alors qu’il commence à s’habituer à la compagnie de son nouveau maître, Arno se fait enlever. Son agresseur le ramène de force à la Cour des Miracles, devant un roi des voleurs furieux.

Face à Melchior, pour sauver sa peau, le garçon n’a d’autre choix que de mentir effrontément. Il affirme n’avoir fréquenté Nostradamus et le palais des Tournelles que dans une optique de repérage, afin de mieux les piller ensuite…

Cette déclaration séduit Melchior, qui élabore aussitôt un plan pour dérober les richesses royales. Cependant, de son côté, le célèbre médecin s’inquiète déjà de l’absence de son valet. Il est grand temps pour Arno de choisir son camp…

Arno le valet de Nostradamus est une série de romans historiques pour les enfants comprenant à ce jour six volumes.

Bien écrit et documenté, il mêle personnages de papier et personnages ayant réellement existé et plonge ses jeunes lecteurs à la cour du roi Henri II et de la reine Catherine.

Avec La cour des miracles, nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, menée tambour battant, est idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance et au sein de même de la cour des miracles, le célèbre repère de brigands. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’Arno.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un second tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Auteur et illustratrice née à Chicago, Mira Bartók a déjà été récompensée pour son autobiographie The Memory Palace, best-seller du New York Times, qui raconte sa douloureuse enfance. Elle a déjà écrit de nombreux essais primés, ainsi que vingt-huit livres pour enfants.

Mademoiselle Furonkle est une femme méchante et acariâtre, affublée d’une perruque orange, qui dirige le Foyer pour Créatures Ingérables et Bâtardes. Cette institution accueille les créatures fraîchement orphelines et dont personne ne veut !

La directrice considère que ses jeunes pensionnaires doivent vivre dans la peur et n’existent que pour souffrir et la servir. Hybrides mi-animaux, mi-humains, ces pupilles travaillent comme des forçats à l’école autant qu’à l’usine et ont l’interdiction de se livrer à des activités d’enfants de leur âge, et surtout de chanter ou de faire de la musique. 

Notre héros, sorte de renard à une oreille et au cœur pur, qu’on appelle Numéro 13 (d’après le médaillon avec lequel on l’a trouvé) à défaut de véritable prénom, n’a jamais connu d’autre maison.

D’une timidité maladive, il prend pourtant la défense d’une jeune camarade oiseau sans ailes, Babiole, qui va lui faire deux dons en retour : un vrai prénom – Arthur – … et une amitié indéfectible…

Le wonderling traînait dans ma PAL depuis trois ans déjà, comme souvent les tomes 1 car j’ai une mémoire de poisson rouge et je préfère lire les trilogies d’un coup. Mais ne voyant pas les autres tomes pointer le bout de leur nez et trouvant cette couverture printanière, je me suis enfin décidée.

Cet épais roman d’apprentissage à destination des 9 / 12 ans, met en scène des êtres hybrides dans un univers steampunk. Notre jeune héros Arthur est harcelé par un trio emmené par un rat qui fait régner la terreur dans le foyer où les pensionnaires sont bien maltraités.

Les jeunes lecteurs apprécieront Arthur et ses amis Babiole, Pomme de pin et Peevil et leurs aventures qui connaissent moult péripéties. Par beaucoup d’aspects, il m’a fait penser à Oliver Twist de Charles Dickens car Arthur est maltraité, s’évade du foyer, s’allie à des voleurs, etc.

Mais l’univers de Mira Bartok est bien différent de l’auteur victorien et il est très chouette avec ses machines, ses inventions, ses décors. Il y a des méchants faits pour être détestés et des héros faits pour être aimés, c’est très manichéen comme souvent en littérature jeunesse mais ça ne m’a pas gêné.

Tout au long du récit, l’autrice aborde des thèmes importants tels que le harcèlement, la stigmatisation, le rejet des êtres différents, la maltraitance… et met en lumière de belles valeurs auxquelles j’ai été sensible comme l’amitié, l’entraide, la générosité, l’abnégation, etc.

Une lecture que je ne regrette pas d’avoir faite mais qui souffre pour moi d’un manque de rythme. La première partie traîne en longueurs et se révèle assez laborieuse, faut s’accrocher, heureusement ensuite, l’intrigue accélère et devient plus intéressante.

Attention toutefois, les jeunes lecteurs les plus sensibles doivent être accompagnés car nos héros croulent sous les avanies, les punitions et les mauvais traitements dans la première partie et cela pourrait sans doute les heurter.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont et à la collection R jeunesse pour cette découverte !

Read Full Post »

Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Paris, 15 août 1555. La première fois qu’Arno s’approche de Nostradamus, c’est pour le détrousser. Mais le médecin provençal ne se laisse pas faire, et, contre toute attente, l’engage comme valet.

Pour Arno, le petit voleur orphelin recueilli par le chef de la cour des Miracles, une nouvelle vie commence alors. Il emménage avec son maître au palais royal des Tournelles car Nostradamus a été mandé par la reine Catherine de Médecis pour établir les horoscopes royaux.

Arno découvre l’existence de mystérieuses prophéties dont l’une d’elles semble le concerner mais aussi que les deux autres astrologues de la cour, Pastier et Moretti, ont bien l’intention de faire chasser les nouveaux venus…

Arno le valet de Nostradamus est une série de romans historiques pour les enfants comprenant à ce jour six volumes.

Bien écrit et documenté, il mêle personnages de papier et personnages ayant réellement existé et plonge ses jeunes lecteurs à la cour du roi Henri II et de la reine Catherine.

Avec La prophétie, nous faisons la connaissance de notre jeune héros Arno, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche.

Reconnaissant envers son nouveau maître, il s’est juré de ne plus jamais voler et compte bien déjouer tous les plans de ses ennemis afin que Nostradamus brille à la cour.

L’histoire, menée tambour battant, est idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et il y a suffisamment de rebondissements pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’Arno.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un premier tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

Read Full Post »

Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

Après avoir brillamment sauvé la reine d’Angleterre, Timmy a intégré les lapins de la couronne même si il a du mal à y croire.

Si les Lapins de la Couronne impressionnent Timmy, ce n’est rien à côté des lapins de la Maison-Blanche. L’annonce de la visite des cousins américains met le tout Londres en ébullition.

À commencer par Papa Ratzi et son armée de méga-rats super-numériques, prêts à semer le chaos et à déclencher une crise mondiale car, grâce à un espion au terrier, ils savent que le président des Etats-Unis a une frousse bleue des rats !

Après mon coup de coeur pour Le complot, premier opus de la série écrite à quatre mains par Santa et Simon Montefiore, il me tardait de retrouver ces lapins hors du commun, œuvrant pour le bien de la couronne d’Angleterre.

Et je dois dire que Air force one a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série excellente pour les enfants dès 8 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-oeil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce second volume avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins, j’en ai un moi-même, et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit, bien rythmé avec des rebondissements, zéro temps mort et beaucoup d’humour.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy, tout comme leurs cousins américains, dignes successeurs des agents de Men in black.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette seconde aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Élisabeth Rivoire a enseigné le français et animé des ateliers d’écriture en France, en Polynésie et en Afrique. Voyageant sur tous les continents, elle a partagé des anecdotes qui ont prit vie progressivement sur le papier. Ses voyages en Océanie lui ont fait rencontrer la figure de Barthélémy de Lesseps qui a inspiré Mission en Sibérie. Elle signe ici son premier roman chez Oskar.

Lorsque Lapérouse prépare son expédition pour faire le tour du monde, il prend à son bord le jeune Barthélemy de Lesseps pour une bonne raison : il parle russe.

Arrivé en Sibérie, l’explorateur missionné par Louis XVI confie à Lesseps la mission de rapporter une malle contenant les cartes, les lettres, les croquis, les spécimens collectés lors de son périple, à charge pour lui de les amener au roi de France à Versailles.

Pour cela, notre jeune héros va devoir parcourir les presque 12 000 kilomètres du Kamtchatka ! Barthélemy va devoir lutter contre les dangers les plus incroyables dans ce froid sibérien.

Il mettra plus d’un an pour relever ce défi dont il consigne chaque étape, chaque rencontre, chaque émotion dans son journal de bord…

Dans son premier roman, Mission Sibérie, Elisabeth Rivoire nous relate l’histoire vraie de Barthélemy de Lesseps, seul survivant de l’expédition Lapérouse.

L’expédition de La Pérouse est une expédition de découverte commandée à partir de 1785 par Jean-François de La Pérouse, et sous l’impulsion du roi de France Louis XVI, dans le but d’effectuer une exploration de l’océan Pacifique dans la lignée de James Cook.

Les navires de l’expédition, La Boussole et L’Astrolabe, s’échouèrent à Vanikoro ce qui mit un terme à l’expédition en 1788. Des survivants s’installèrent temporairement sur place avant de disparaître. Seul Barthélemy de Lesseps est revenu sain et sauf de cette expédition.

Elisabeth Rivoire a imaginé sous forme de journal intime l’incroyable et véritable épopée du jeune Barthelemy de Lesseps qui a mis six mois, de septembre 1787 à mars 1788, pour traverser la péninsule du Kamtchatka.

L’autrice s’est inspirée du journal qu’a tenu le diplomate pour bâtir son intrigue dans une forme remaniée et allégée pour le mettre à la portée du jeune public.

L’occasion pour les lecteurs de découvrir les nombreuses péripéties et avaries que Barthélémy de Lesseps va connaître tout au long de son voyage. Notre héros va rencontrer les nombreuses peuplades qui vivent dans ces contrées glacées, on découvre leurs traditions et leur sens de l’hospitalité.

Un bon roman historique pour la jeunesse, dépaysant, dynamique et plein d’intérêt même si je déplore que l’autrice aille trop vite, on effleure un peu trop le sujet à mon goût, j’aurai aimé en apprendre davantage sur les autochtones vivant en Sibérie. 

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Scénariste de bande dessinée adulte et jeunesse et auteur d’albums et de romans illustrés, Loïc Clément est un passionné du livre. Il a été libraire spécialisé, critique littéraire, bibliothécaire et formateur autour des Métiers du livre avant de se lancer lui-même dans l’écriture. Anne Montel est graphiste, illustratrice de livres pour enfants ou livres de cuisine et dessinatrice de bande dessinée.

Céleste, Prosper, Angus et Nocte doivent passer un samedi entier en retenue en compagnie de Caïus, la petite frappe du collège.

Intimidant et agressif, ce dernier est à lui seul une bonne raison pour qualifier cette journée de désagréable.

Quand ces élèves contraints de se supporter pendant les prochaines heures découvrent qu’ils sont prisonniers d’une bulle temporelle, le club des collés bascule dans le cauchemar…

Vingt ans avant Le Temps des Mitaines, la vallée était déjà le lieu d’événements fantastiques ! C’est ce que nous relate Loïc Clément dans ce prequel aux bandes dessinées, Le mystère de la chambre morne.

Car au lieu de romancer les histoires déjà parues, le duo Loïc Clément au texte et Anne Montel aux illustrations, à préféré remonter le temps et dévoiler l’enfance des héros que les enfants ne connaissent qu’adultes dans les albums.

Bloqués dans une bulle temporelle, les cinq jeunes adolescents que tout oppose vont devoir rivaliser d’ingéniosité pour sortir d’une salle de « colle éternelle ».

Je n’ai jamais lu les bandes dessinées issues de cet univers, ce qui ne m’a nullement empêché d’apprécier ce roman dont je n’ai fait qu’une bouchée.

Dans ce court roman, l’auteur aborde des thématiques dures comme le deuil, la maltraitance envers les enfants, l’intolérance, etc, sans jamais tomber dans le pathos car l’accent est mis sur l’espoir, la résilience, l’amitié et la générosité.

Les jeunes héros de ce huit-clos teinté de fantastique ont des pouvoirs et vont devoir s’en servir pour espérer rompre le sort de la chambre morne qui les emprisonne.

Ils vont devoir aussi mettre leurs apriori de côté et faire preuve de solidarité pour se sortir du piège dans lequel ils se trouvent.

Dans ce roman chorale, Loïc Clément va donner tour à tour la parole à ses cinq héros, les mettant pareillement en valeur, et démontrer qu’en dépit de leurs parcours, ils ne sont pas aussi différents qu’ils en ont l’air.

Les illustrations d’Anne Montel en noir et blanc façon encre de Chine sont, comme toujours, sublimes et viennent ponctuer ce récit destiné aux 9 / 12 ans en apportant une touche de candeur bienvenue.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois encore très réussi, l’objet livre en hard back est de toute beauté et offre un merveilleux écrin à ce premier tome.

Si vous cherchez un roman bien écrit, avec des thèmes contemporains et de belles illustrations, Le mystère de la chambre morne est exactement qu’il vous faut.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Amouksan est la doyenne de l’humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu’on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu’elle a porté une seule fois, il y a très, très, très longtemps.

Plus d’un siècle auparavant, son père trappeur qui aurait voulu un garçon, décide de faire d’elle son héritier, lui rase la tête et décide de lui apprendre à chasser le renne l’hiver, et le saumon l’été. Alors, il élèvera Amouksan comme un garçon.

Mais cette année-là, en 1900, c’est un géant revenu du fond des âges qu’ils vont découvrir ensemble, sur les rives de la rivière Berezovska : un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, Mission mammouth, le troisième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusqu’au fin fond de la Sibérie Orientale, sur les traces d’un animal disparu à la Préhistoire, le mammouth.

Comme dans les précédents opus, l’héroïne de ce récit est une enfant mais la ressemblance s’arrête là. Les deux premiers tomes pointaient du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’ouragan Katrina pour l’un et l’éradication des loups de Tasmanie pour l’autre.

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du tout début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : la découverte d’une une carcasse de mammouth congelée sur les rives de la rivière Berezovska, en Sibérie orientale qui va amener Eugen Pfizenmayer et Otto Herz à quitter Saint-Pétersbourg en 1901 pour la récupérer.

Le récit relate la découverte de ce mastodonte et la venue des savants au coeur de la Sibérie pour ramener l’animal à St Petersbourg et le présenter au tsar Nicolas II et à son épouse la tsarine Alexandra.

Amouksan et son père seront du voyage vers la civilisation et l’académie des sciences, l’unique occasion pour la petite illettrée, de découvrir des paysages de Russie bien différents des siens, notamment les villes, ses immeubles et leur confort moderne.

Mais au-delà de cet épisode historique, l’auteur s’attache à nous raconter le quotidien d’Amouskan et de sa famille, la place des femmes dans cette partie du monde reculée, l’occasion pour les jeunes et moins jeunes lecteurs de découvrir la Sibérie, pays du froid et de la glace.

Roman d’apprentissage, Amouskan, va devoir gommer sa fémininité pour épauler son père, faute d’héritier mâle. Elle sera trappeur comme lui car nulle femme à cette époque n’ose s’opposer aux hommes, et loin de s’en plaindre ou de s’en insurger, elle va, au contraire, jouer son rôle à la perfection.

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs dans le froid sibérien. Cette incursion dans ce froid polaire et dans l’existence de cette peuplade du bout du monde m’a beaucoup plu.

Le récit est enlevé, le propos intéressant et la petite Amouskan bien attachante, et, vous le savez, j’ai un vif intérêt pour la Russie, qui a été comblé, je le recommande aux 9 / 12 ans, l’histoire les dépaysera sassurément et les instruira !

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Évelyne Brisou-Pellen est née en Bretagne et, hormis un petit détour par le Maroc, elle y a passé le plus clair de son existence. Elle a écrit beaucoup de contes et de romans, publiés chez divers éditeurs (Gallimard, Bayard, Hachette, Rageot, Nathan, Pocket, Milan, Casterman, Flammarion, Millefeuille, Belin…) Elle est notamment l’autrice de la série  » Le Manoir  » chez Bayard Jeunesse, dont les six tomes de la première saison se sont vendus à plus de 184 000 exemplaires à ce jour.

Téos, jeune garçon serviteur du crocodile sacré en Égypte antique, remarque un jour que celui-ci a quelque chose de coincé entre les dents : un diamant !

Ce diamant a-t-il à voir avec la disparition de son père et le vol de la statuette sacrée du temple du dieu Sobek ?

C’est accompagné de la jeune cuisinière Tiy que Téos va mettre à jour une manigance mettant en danger toute la vallée du Nil et le règne même du pharaon !

Avec Le diamant du dieu crocodile, Evelyne Brisou-Pellen plonge les jeunes lecteurs dans une enquête mêlant magie et histoire, au coeur de l’Egypte antique des pharaons.

Très bien documenté, ce court récit sans temps mort, fait la part belle au courage de ses jeunes héros : Téos et Tiy qui vont s’unir afin de sauver l’Egypte du terrible fléau qui les menace !

En effet, le dieu du désert Seth, a décidé que les règnes d’Horus et du pharaon devaient prendre fin, une catastrophe pour les égyptiens qui vénèrent le Nil, source de tous les bienfaits.

Cette courte enquête menée tambour battant permet à l’autrice de présenter les dieux égyptiens, leur bestiaire sacré et les us et coutumes qui régissent la vie des égyptiens de cette époque.

Abondamment illustré, il plaira sans conteste au public visé, les 8 / 10 ans qui apprendront une foule de choses grâce à ce récit d’aventures. Le duo est très attachant et les petits lecteurs pourront s’idenfier à eux.

Cerise sur le gâteau : à la fin de l’ouvrage, ils trouveront un cahier de jeux pour prolonger leur lecture et des pages explicatives sur les différents dieux et déesses, le Nil et les principaux monuments de la vallée des rois.

Un roman idéal pour une première immersion dans le registre historique, je vous le conseille.

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture toute mignonne !

Read Full Post »

Older Posts »