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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Auteure à succès, Mireille Calmel a publié plus d’une vingtaine de romans historiques aux éditions XO, qui figurent tous sur les listes de best-sellers en France comme à l’étranger (elle est traduite dans une douzaine de pays). Elle vit en Gironde (33).

Paris, 17 janvier 1671. C’est l’effervescence au théâtre royal des Tuileries ! On attend le roi d’un instant à l’autre car Psyché, une tragédie-ballet d’une durée de cinq heures, écrite par Molière aidé de Pierre Corneille et Quinault, avec des entrées de ballet et des intermèdes musicaux composés par Lully, est sur le point de commencer

Mais en coulisses, Catherine et Louis Lully, Esprit-Madeleine Poquelin et leurs amis ont tout autre chose en tête : retrouver les voleurs qui ont assommé et détroussé Charles de La Fontaine, le fils du fabuliste, en disgrâce depuis l’incarcération de son protecteur Nicolas Fouquet.

N’écoutant que leur courage, ils sont prêts à braver tous les dangers pour aider le jeune homme…  

Mystères au théâtre est la seconde incursion de Mireille Calmel dans la littérature jeunesse. Ce roman à destination des 8 ans et plus est très bien écrit et documenté, je n’en attendais pas moins de cette romancière spécialisée dans les récits historiques, et va plonger les enfants au coeur de la troupe du célèbre Molière.

Le quatuor d’héros est bien sympathique et attachant avec une mention spéciale pour Catherine Lully, intelligente et courageuse, qui mène ses camarades à la baguette !

Mireille Calmel propose à ses jeunes lecteurs une haletante course-poursuite dans les coulisses du château des Tuileries qui mettra leurs cellules grises au travail afin qu’ils découvrent l’auteur du vol et son mobile.

L’autrice met en scène des personnages de papier mais aussi des figures historiques. Les enfants vont ainsi découvrir Molière, La Fontaine, Lully ou Louis XIV.

Le travail éditorial est épatant et l’objet livre, sublime : la couverture tout d’abord avec ses dorures en relief mais aussi ses illustrations, parfois en pleine page, viennent ponctuer le récit.

Des illustrations signées Sophie Leullier, toutes mignonnes et en couleurs, ce qui est assez rare. La police de caractère bien ronde donne un réel confort de lecture d’autant que le papier est épais et agréable à manipuler.

Les chapitres sont courts et enlevés, impossible de s’ennuyer tout au long de la lecture car l’autrice malmène ses petits héros en parsemant son récit d’embûches et de nombreuses péripéties.

Une vraie réussite que ce petit roman d’aventures historiques qui propose aux enfants une histoire passionnante, au vocabulaire soutenu, bien écrite et bien documentée. En plus de passer un bon moment, ils apprendront une foule de choses sur cette époque, ce qui est un très bon point.

Un grand merci aux éditions Belin Jeunesse X.O et à Babelio pour m’avoir envoyé ce roman que je recommande !

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J.K. Rowling est l’autrice des sept livres de Harry Potter, initialement parus entre 1997 et 2007. C’est à bord d’un train en retard que l’idée de Harry Potter lui est venue pour la première fois. L’écriture de la saga s’étalera ensuite sur plusieurs années et dans plusieurs pays. Elle écrit également des romans pour adultes et, sous le nom de plume Robert Galbraith, a signé la série policière Les Enquêtes de Cormoran Strike, qui a été adaptée à la télévision. En 2020, pour rendre le confinement « plus léger », J.K. Rowling publie L’Ickabog, une histoire écrite 10 ans plus tôt pour ses enfants, entre les tomes de Harry Potter.

Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu’à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : Holly, la fille de son beau-père, jette le cochon par la fenêtre de la voiture !

Jack est littéralement désespéré. De rage, une fois revenu à la maison, il saccage sa chambre, et refuse de pardonner à Holly qui est allé acheté un cochon de Noël pour lui. Il ne veut pas de ce jouet flambant neuf et se met en tête de retrouver son cher L.C.

Mais la nuit de Noël n’est pas une nuit comme les autres : c’est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël, sa peluche de remplacement un peu agaçante, embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues. Jusqu’où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

Jack et la grande aventure du cochon de Noël scelle mes retrouvailles avec J.K Rowling. L’autrice est une formidable conteuse d’histoires et ce roman de Noël pour les enfants ne fait pas exception à la règle.

Dans ce roman, nous suivons Jack, un petit garçon, qui a perdu son doudou préféré et qui atterrit dans un monde imaginaire, où se trouvent les jouets et objets perdus par les enfants et adultes du monde entier.

Sous les yeux de Jack, ils prennent vie, parlent, expriment des sentiments. A l’instar de Toys story, je pense que suite à cette lecture, les enfants verront leurs jouets différemment. 

L’histoire mitonnée par J.K Rowling est très originale et parfaite pour se mettre dans l’ambiance de Noël. Chaque chapitre est assez court et permet au lecteur de s’arrêter facilement dans sa lecture, et cherry on the cake, le texte est émaillé d’illustrations très mignonnes signées Jim Field.

Au-delà du récit jeunesse, l’autrice propose un autre niveau de lecture où elle dénonce le consumérisme et le totalitarisme, et prône la solidarité, la générosité, l’espérance, de belles valeurs qui prennent tout leur sens à Noël.

Un conte de Noël qui nous plonge dans cet univers d’objets personnifiés où nos héros vont être malmenés, devoir déjouer les pièges tendus et faire face à des rebondissements jusqu’au point final.

Mais c’est aussi un roman très actuel qui traite du divorce, des familles recomposées et de la difficulté pour les enfants de trouver leur place.

Je me suis prise d’affection pour Jack et son cochon et j’ai passé un très bon moment dans cet univers magique. Si vous cherchez une chouette lecture de Noël pour l’an prochain, je vous le conseille !

Ma Belette qui a eu la gentillesse de m’accompagner dans cette lecture a beaucoup aimé aussi, son avis ici.

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Natacha Godeau est auteure et traductrice pour la Jeunesse. Elle écrit des scénarios de BD, des albums, contes jeunesse, notamment pour Hachette Jeunesse. Elle publie également des novélisations dont celles de la série « Fairies. Le monde secret de Clochette » de Walt Disney.

Elliot vit avec ses parents éleveurs de rennes à l’orée de la forêt. Pour les fêtes de Noël, sa cousine Flore vient lui rendre visite. En revenant de la gare, ils rencontrent un étrange vieil homme, fabricant de jouets, à la recherche de son animal égaré.

De retour à l’élevage, ils réalisent qu’un des rennes a un comportement bizarre… son pelage brille étonnamment, on dirait presque qu’il vole ! Serait-il magique ?

En ce jour de Noël, j’avais envie de revenir sur la lecture qui m’a accompagné du 1er décembre jusqu’à hier matin : Mon roman de l’Avent : Le renne mystérieux de Natacha Godeau.

Un roman pensé pour le temps de l’Avent et qui permet aux petits comme aux grands de patienter en attendant Noël. Et j’ai joué le jeu puisque j’ai découvert cette histoire à raison d’un chapitre par jour jusqu’à hier, 24 décembre, comme un calendrier de l’Avent.

L’objet livre est superbe et propose donc chaque jour du mois de décembre, un nouveau chapitre de l’histoire scellé. Il faut donc découper avec précaution chaque chapitre pour le lire, ainsi la surprise reste entière.

Le récit est conçu pour les jeunes lecteurs à partir de 7 ans qui peuvent le lire seuls ou accompagnés d’un.e adulte, de quoi vivre pleinement la magie de Noël tout au long du mois de décembre. Mais l’adulte que je suis et qui a largement dépassé cet âge n’a pas boudé pas son plaisir et j’étais ravie de découvrir chaque matin, en prenant mon petit-déjeuner, le chapitre du jour.

J’ai trouvé le concept absolument épatant et j’ai vraiment bien aimé cette histoire toute mignonne, pleine de rebondissements, de mystères et de magie. Des ingrédients idéaux pour tenir les enfants en haleine et pour qu’ils aient envie de découvrir ce qui attend Elliot et Tristan, les deux héros du roman.

Cerise sur le gâteau : les illustrations de Tristan Gion sont sublimes, comme vous le prouve cette belle couverture. Tous les en-têtes et fins de chapitres ont une illustration originale en couleur et mettent vraiment bien dans l’ambiance de Noël.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce roman pour décembre prochain et je remercie les éditions Auzou pour cette lecture féérique.

J’en profite pour vous souhaiter un merveilleux Noël et je vous donne rendez-vous demain pour une autre lecture noëlique à souhait !

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Carole Trébor est historienne, réalisatrice et écrivaine. Elle a enseigné à l’université avant de se tourner vers le théâtre, le cinéma, les documentaires, la BD et la littérature. 

Paris, 1924. Dans la pharmacie de l’oncle Léon et de la tante Lucienne, chaque nuit, des médicaments disparaissent. Alors que le couple remue ciel et terre pour retrouver les coupables, Jeanne, elle, s’inquiète de la santé des voleurs. Soucieuse de prendre les agents de police de vitesse, elle décide de mener sa propre enquête !

Commence alors une course contre la montre dans laquelle, d’indice en indice, la jeune fille arpentera les catacombes et le quartier des artistes, fera la connaissance de Kiki de Montparnasse et se liera d’amitié avec une bande d’enfants des rues…

Avec Le cadeau de Kiki de Montparnasse, premier tome de la saga Jeanne la fille du docteur Loiseau, Carole Trébor entraîne ses jeunes lecteurs dans le Paris des années folles. On y fait la connaissance de Jeanne, une adolescente qui combat les préjugés de son époque pour accomplir son rêve : devenir médecin !

Son père l’y encourage vivement même si une partie de sa famille ne comprend pas que ce médecin dont la femme est morte pendant l’épidémie de grippe espagnole, entretienne les rêves de sa remuante cadette.

Les femmes diplômées en médecine sont en effet peu nombreuses à cette époque et les filles étaient plutôt encouragées à devenir de futures maîtresses de maison.

On mesure le chemin parcouru en un siècle ! Jeanne est une collégienne attachante, qui se soucie d’autrui et en cela, elle marche dans les pas de son père qui n’hésite pas à soigner gratuitement les nécessités en plus de ses heures de garde à l’hôpital.

Dans ce premier volume, les jeunes lecteurs dès 9 ans, découvrent la famille Loiseau car Jeanne a aussi deux soeurs et un frère mais aussi Jacques Prévert et surtout Kiki de Montparnasse, le modèle le plus en vogue de l’époque qui fait preuve elle aussi d’un grand coeur.

Ils découvrent aussi les célébrités de l’époque telles que Mistinguett et Maurice Chevalier, parcourent les catacombes avec Jeanne, Antoine et la bande des enfants des rues qui multiplient les petits larcins pour améliorer leur ordinaire.

Un récit enlevé où les enfants ne s’ennuient pas une seconde, avec un message féministe fort, le tout dans un Paris historique bien reconstitué, voilà du bel ouvrage, comme toujours avec Carole Trébor. Pour ma part, je lirai la suite avec plaisir !

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Katia Delmas a toujours aimé les histoires pour enfants, aussi, elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle en écrit. Elle a aussi une passion pour ses 4 chats, qui lui mènent la vie dure, et vit dans une petite ville où, parait-il, l’eau a des pouvoirs un peu magiques. Après Papy Ronchon, elle signe, avec Les Cormignons, son deuxième roman chez Scrineo.

Samuel découvre que sa camarade de classe Sarah cache un secret, après avoir entendu de drôles de bruits provenant de son sac à dos.

Avec son grand frère, elle a découvert une nouvelle espèce d’animaux dans la forêt : les cromignons et la petite fille n’a pas résisté à la tentation et en a ramené un à l’école, caché dans son sac.

Quand il découvre cela, Samuel décide de lui aussi en adopter un en cachette. Les deux enfants sont si contents de leurs nouveaux compagnons, qu’ils proposent à leurs camarades d’en adopter aussi.

Mais petit à petit, les cromignons commencent à faire de plus en plus de bêtises…

Dans la droite lignée du film Gremlins, Katia Delmas propose avec Les cromignons, un roman tantôt drôle et décalé tantôt sombre pour expliquer aux enfants qu’adopter un animal est un vrai engagement !

C’est ce que vont apprendre Sarah, Samuel et les enfants de l’école de Credan qui voient leurs vies bouleversées depuis l’apparition de ces mignonnes boules de poils qu’ils appellent les cromignons. Ils sont très vite dépassés par les besoins et les bêtises de ces compagnons très inhabituels qui leur valent bien des réprimandes et des punitions.

Pas le tout d’adopter ces nouveaux animaux de compagnie, il faut aussi s’en occuper et lorsque l’on est à l’école toute la journée, ce n’est pas si facile ! Avec beaucoup d’humour, Katia Delmas propose aux 8 ans et plus, une aventure menée tambour battant où le mystère et la magie prennent toute leur place.

Et comme dans le film, l’humour et les passages nettement plus sombres alternent, histoire de faire réfléchir et frissonner les jeunes lecteurs.

Le texte est bien adapté au public visé, le travail éditorial de Scrinéo donne envie aux enfants de retrouver leur livre : les nombreuses illustrations de Sandrine Massuger, typographie en caractères gras, changements de police ou de taille de police sont autant d’éléments visuels qui font mouche auprès des enfants.

Au-delà de l’aspect purement aventure, l’autrice sensibilise les enfants aux méfaits de la mode des nac, ces nouveaux animaux de compagnie plébiscités mais qui ne sont pas adaptés à nos quotidiens d’occidentaux.

Une bonne manière de sensibiliser les plus jeunes à l’écologie et au respect de la nature. Les animaux, même si ils sont mignons, doivent être respectés et rester dans leur écosystème.

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Kara LaReau est née et a grandi dans le Connecticut. Elle est titulaire d’un Master de création littéraire et d’édition de l’université Emerson de Boston, et a occupé des fonctions éditoriales chez Candlewick Press et Scholastic Press. Elle est autrice de nombreux albums, illustrés par sa soeur, Jenna LaReau, Scott Magoon, et Lorelay Bové. Kara vit à Providence, dans l’état de Rhode Island, avec son mari, leur fils et leurs deux chats.

Revenues à leur confortable routine après une aventure effrénée en haute mer, les jumelles Aubépine et Clémentine apprécient le calme de Morneville.

Mais lorsqu’elles sont missionnées d’aller chercher une mystérieuse tante à la gare, les voilà embarquées à bord du Terminus Express en compagnie de voyageurs insolites : magicienne, détective, voleur de bijoux… ÇA DÉRAILLE !

Mais, alors que le train doit s’arrêter à cause d’un camion de guimauve sur les rails, tante Begonia est enlevée. Heureusement le plus célèbre détective de tous les temps, Howard Cheddar est à bord du train et va menre l’enquête aux côtés de Clémentine et Aubépine.

Après Hissez haut ! où nos jumelles se faisaient kidnapper par des pirates, avec Terminus !, les voilà embarquées, à leur grand dam, dans une nouvelle aventure à bord du Terminus Express, direction Insolite-en-Vallée où leur tante Bégonia, qui n’est autre que la célèbre illusionniste Madame Magie, veut qu’elles soient ses assistantes pour son spectacle !

Une fois n’est pas coutume commençons par la forme : un livre de poche en hard back abondamment illustré avec talent par Jen Hill, une typographie aérée et bien lisible, tout est bien pensé pour le confort et la prise en mains par des enfants dès 9 ans, bravo Little Urban.

Le fond maintenant : l’histoire policière est sympathique et dynamique. Kara Lareau rend hommage à la reine du crime, Agatha Christie, et à l’un de ses romans les plus célèbres : Le crime de l’Orient-Express. Howard Cheddar emprunte les initiales et le physique d’Hercule Poirot et sonde chacun des passagers avant de les convoquer au wagon restaurant pour livrer les fruits de son enquête.

Les deux héroïnes Aubépine et Clémentine sont épatantes, totalement à rebours des habituels héros de ce genre de roman : elles abhorrent l’aventure sous toutes ses formes et ne sont heureuses que dans leur petite maison de Morneville à manger leur sandwichs au fromage tout en reprisant des chaussettes !

L’histoire est drôle mais pas que ! Tante Bégonia, dont le père, illustre magicien a refusé qu’elle prenne sa suite sous prétexte qu’elle est une femme, est badasse et dame le pion à ses collègues masculins. Le propos est volontiers féministe et montre aux jeunes lectrices qu’elles peuvent exercer n’importe quel métier du moment qu’elles le veulent.

La plume de Kara Lareau est agréable à lire et bien adaptée au public visé avec un vocabulaire riche et plutôt soutenu. Elle véhicule de bons messages et propose aux enfants une histoire rondement menée, de chouettes personnages et une atmosphère très sympathique.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette pépite, j’ai adoré !

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Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Après avoir échappé au dangereux Melchior, roi de la cour des miracles, Arno et Nostradamus sont de retour au Palais des Tournelles.

Mais les astrologues Pastier et Moretti sont plus jaloux que jamais de l’ascendant du devin sur la reine, dont les prédictions sont meilleures que les leurs, entrent en lice contre lui de manière déloyale.

Ils chargent Baptiste, un ancien truand devenu maître d’armes, de lui régler son compte avec l’aide de Pattes d’ours… Heureusement, Arno est toujours sur ses gardes et il a l’oreille fine.

Avec ses amis Lucas, Léonor et Pernelle, devenue experte en filature, ils vont tout faire pour protéger Nostradamus ! 

La fiole d’or est le troisième opus de la série Arno le valet de Nostradamus écrite par Annie Jay pour les enfants. On reprend l’histoire où on l’avait laissé et nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, mêle personnes ayant réellement existé (Nostradamus, Catherine de Médicis, le roi Henri II…) et personnages de papier, est menée tambour battant, idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’un des protagonistes de la saga.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un troisième tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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Après des études littéraires, Emma Carroll a voyagé aux Etats-Unis et en Australie avant de devenir enseignante. Passionnée d’histoire, elle se consacre à l’écriture et est aujourd’hui l’auteure la plus vendue dans le genre du roman historique jeunesse dans sa Grande-Bretagne natale. Ses livres sont très appréciés par les jeunes lecteurs comme par les professeurs. Le secret de Toutânkhamon est son huitième roman, le premier traduit en français.

Louxor, 1922, les fouilles menées par Howard Carter et Lord Carnavon dans la Vallée des Rois passionnent le monde entier. Cette fois-ci c’est sûr, l’archéologue britannique a trouvé le tombeau de Toutânkhamon !

À Londres, alors que son grand-père Ezra tombe soudain très malade, la jeune Lil découvre chez lui un précieux vase égyptien.

À l’intérieur du vase canope, un message venu du passé ! Et si ce trésor était maudit ? Indices volés, voyage en bateau, tempête de sable et piqûres de scorpion, ce mystère va mener Lil et ses amis jusqu’au tombeau de Toutânkhamon.

J’avais acheté Les secrets de Toutânkhamon pour mon fils l’été dernier qui l’avait dévoré. Un an plus tard, je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman historique jeunesse, véritable petit bonbon pour les passionnés d’égyptologie.

Le récit prend un peu de temps pour démarrer véritablement, l’autrice plante le décor, introduit et développe ses personnages avant de nous emmener en voyage jusqu’à Louxor.

A partir de ce moment-là, que de péripéties attendent Lil, Tulipe et Oz. Car si nos jeunes héros embarquent direction l’Egypte c’est avant tout pour briser la malédiction qui a plongé le grand-père de Lil dans un état comateux dont il a peu de chance de réchapper.

Emma Carroll prend donc pour point de départ cette fameuse malédiction liée au désormais pharaon le plus célèbre : certains membres de l’équipe d’archéologues ayant exhumé la momie de Toutânkhamon seraient morts de cause surnaturelle à la suite d’une malédiction du souverain défunt. En effet, plusieurs membres de l’équipe sont décédés quelques années après la découverte de la momie et notamment, Lord Carnarvon, le commanditaire des fouilles.

Mais l’autrice ne se cantonne pas à cette malédiction, elle apprend à ses jeunes lecteurs une foule d’anecdotes concernant les traditions égyptiennes (momification, construction de la pyramide, funérailles, vases canopes…), sur le court règne de Toutânkhamon et sur son décès.

Outre cet aspect historique très bien documenté et restitué, Emma Carroll aborde des sujets très intéressants comme les conséquences de la première guerre mondiale (amnésie, séquelles psychologiques ou physiques sur les hommes, précarité économique…), l’égalité homme/femme, le racisme…

Il y a aussi une bonne dose de secrets de famille avec des révélations qui n’ont pas surprise l’adulte que je suis qui les a vus venir, elle ravira les jeunes lecteurs à partir de 10 ans qui seront à mon avis surpris par le dénouement.

En conclusion, un chouette roman historique à mettre entre les mains des enfants et des pré-ados qui s’intéressent à l’Egypte ou qui souhaitent découvrir un peu d’Histoire.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Marco connaît les mille secrets de Holland Island : les dunes où il aime jouer, les cachettes dans les arbres, et surtout les oiseaux, dont il sait imiter tous les cris. Il en connaît aussi les dangers. Les serpents qui se cachent dans les marais. Le vent qui souffle parfois très fort. Et la mer, qui peut être cruelle.

Cette année-là, en 1917, deux événements ébranlent le petit monde merveilleux de Marco : son grand frère Tom part pour la guerre en Europe, et une terrible tempête menace d’engloutir son île. Mais pas question de se rendre sans combattre !

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, la Sibérie orientale de Mission mammouth, L’île sous la mer, le quatrième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusque dans le Maryland, dans la baie de Chesapeake.

A la croisée de la fiction et du documentaire, de l’aventure et de l’écologie, ces histoires presque vraies font la part belle à la nature tantôt violente, tantôt accueillante, et aujourd’hui menacée.

Comme dans les précédents opus, le héros de ce récit est une enfant et l’histoire pointe du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’érosion de Holland Isle, fondée dans les années 1600 et habitée principalement par des pêcheurs et des agriculteurs.

En 1910, l’île faisait 8 km de long et comptait environ 360 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes îles habitées de la baie de Chesapeake. La communauté insulaire comptait 70 maisons, magasins et autres bâtiments. Elle avait son propre bureau de poste, son école de deux classes avec deux professeurs, son église, son équipe de base-ball, son centre communautaire et un médecin. Les habitants de l’île vivaient principalement de la récolte des huîtres, de la pêche à l’alose et du crabe

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : le vent et la marée ont commencé à éroder sérieusement le côté ouest de l’île, où se trouvaient la plupart des maisons, en 1914. Cela a forcé les habitants à se déplacer vers le continent.

Beaucoup ont démonté leurs maisons et autres structures et les ont emmenées sur le continent, principalement à Crisfield. Les tentatives de protection de l’île en construisant des murs en pierre ont été infructueuses. Et la dernière famille a quitté l’île en 1918, lorsqu’un orage tropical a endommagé l’église de l’île.

Le récit est enlevé et relate tous ces faits, le propos est toujours intéressant et le jeune Marco, moqué par ses camarades à cause de son bégaiement et de son amour pour les oiseaux, est bien attachant. Un héros fort et courageux qui plaira aux lecteurs de 9 à 12 ans, l’histoire les dépaysera assurément et les instruira !

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs au coeur de cette petite île et du quotidien de ces habitants.

Une série que je recommande chaudement aux jeunes lecteurs jusqu’aux ados, les miens aiment beaucoup, comme moi, ces récits de Xavier-Laurent Petit si bien écrits et documentés.

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré. Je serai au rendez-vous du tome 5 cela va sans dire !

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Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Alors qu’il commence à s’habituer à la compagnie de son nouveau maître, Arno se fait enlever. Son agresseur le ramène de force à la Cour des Miracles, devant un roi des voleurs furieux.

Face à Melchior, pour sauver sa peau, le garçon n’a d’autre choix que de mentir effrontément. Il affirme n’avoir fréquenté Nostradamus et le palais des Tournelles que dans une optique de repérage, afin de mieux les piller ensuite…

Cette déclaration séduit Melchior, qui élabore aussitôt un plan pour dérober les richesses royales. Cependant, de son côté, le célèbre médecin s’inquiète déjà de l’absence de son valet. Il est grand temps pour Arno de choisir son camp…

Arno le valet de Nostradamus est une série de romans historiques pour les enfants comprenant à ce jour six volumes.

Bien écrit et documenté, il mêle personnages de papier et personnages ayant réellement existé et plonge ses jeunes lecteurs à la cour du roi Henri II et de la reine Catherine.

Avec La cour des miracles, nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, menée tambour battant, est idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance et au sein de même de la cour des miracles, le célèbre repère de brigands. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’Arno.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un second tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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