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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Pour Momo, l’été s’annonce interminable dans la triste cité des Bleuets. Du jour où il s’inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Assis sur son banc, il dévore Vendredi ou la vie sauvage, Mon ami Frédéric, Le Petit Prince, au point d’en oublier de manger. Et c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite, qui le sacre  » Petit Prince des Bleuets « . De leurs discussions autour des livres va naître une forte amitié. Mais Momo apprend que le vieil homme est atteint de la maladie d’Alzheimer et que ses jours sont comptés. Momo soutient son ami jusqu’au bout et se fait une promesse : plus tard, il sera écrivain, et même, écrivain français !

C’est l’été. Mohamed Beldaraoui le passe chez ses parents, cité des Bleuets. Comme il veut devenir écrivain, la directrice de son école primaire lui remet une liste de livres à lire et l’encourage à s’inscrire à la bibliothèque.

C’est ainsi que chaque matin, Momo file jusqu’à la butte et s’installe sur un banc pour lire jusqu’au soir. Il dévore Le petit prince, Vendredi ou la vie sauvage, La vie devant soi… C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un autre grand lecteur, monsieur Edouard, un instituteur à la retraite.

Ensemble, ils parlent littérature et repeignent un immeuble de la cité. L’été passe mais bientôt monsieur Edouard a des absences et Momo apprend qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer…

Momo, petit prince des Bleuets est la première lecture imposée dans le cadre du programme de 5ème de mon Sami-Chameau de fils. Je ne connaissais absolument pas ce roman mais comme j’ai jusqu’ici beaucoup aimé les romans de Yaël Hassan que j’ai lus, j’ai décidé d’accompagner fiston dans sa lecture.

Et nous ressortons de cette lecture très émus et enthousiastes. Sami-Chameau a très envie de lire les livres qui peuplent ce récit, y compris La vie devant soi de Romain Gary Emile Ajar comme il dit maintenant ! Quant à moi j’ai été séduite par les thématiques que l’autrice aborde dans ce court roman.

Grâce à Momo et à Yaël Hassan, on a vraiment envie de se jeter sur ces classiques que l’on ne connaît parfois que de nom, elle sait nous mettre l’eau à la bouche et franchement si chaque jeune lecteur est aussi bien ferré que le mien, la mission de l’autrice est remplie !

Dans ce court roman, on suit donc Momo qui veut devenir « écrivain français » et fait la fierté de sa mère. Ce jeune garçon, brillant élève, est bien attachant et l’amitié qu’il tisse avec monsieur Edouard est bien belle. Le vieil homme fait ici figure de pygmalion et encourage son petit prince des bleuets d’aller jusqu’au bout de ses rêves.

Cette amitié intergénérationnelle entre un petit gars des cités et un vieux monsieur atteint de la maladie d’Alzheimer fait chaud au cœur, ils s’apportent beaucoup de joie et d’amour et on lit avec le sourire aux lèvres bien qu’il y ait des passages un peu durs pour un coeur de lapin comme moi.

Yaël Hassan aborde un sujet grave sans lourdeur ou pathos : la déchéance de la vieillesse et cette maladie dévastatrice qui sépare les gens qu’est Alzheimer mais aussi la transmission de la culture et du savoir des anciens vers les plus jeunes, la réussite scolaire possible quelque soit son milieu.

Une très jolie histoire, très morale, même si elle est un peu triste, tendre et optimiste, qui touche au cœur jeunes et moins jeunes et que je vous recommande vivement.

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Tout le monde sait bien que les dragons crachent des flammes, enlèvent les princesses et sont très méchants. C’est aussi ce que croyait Kenny jusqu’à ce qu’il rencontre Grahame : un vrai dragon. Mais lui, il adore les couchers de soleil et la poésie ! Depuis les deux amis sont inséparables. Le problème : seul kenny connaît la vérité à propos de Grahame. Et bientôt, la chasse au dragon est lancée…

Kenneth Lapin, Kenny pour les intimes, est un jeune lapin très érudit, passionné de lecture et de sciences. Il vit avec ses parents dans une maison nichée à Rond-le-Ruisseau, un petit village peuplé de porcs épics, loirs… où son seul ami est Georges, le vieux libraire.

Un jour en rentrant chez lui, Kenny fait une drôle de rencontre, celle de Grahame, un dragon ! Et les dragons comme chacun le sait, se régalent de chevaliers et de princesses au petit-déjeuner, adorent raser les châteaux et pourchasser tous les humains qui y vivent !

Seulement Grahame est bien différent : il est comme lui un passionné de lecture et surtout il est loin d’être belliqueux ! Grahame préfère les fruits et légumes à la viande, et la poésie au combat. Kenny l’étourdi et Grahame le philosophe deviennent aussitôt amis et le dragon est régulièrement invité à la table de madame Lapin, experte des fourneaux.

Mais que se passera-t-il si les villageois découvrent Grahame ?

Voilà une très jolie histoire d’amitié pour les 9 / 12 ans qui seront, comme moi, sous le charme de ces deux héros, d’autant plus que Tony DiTerlizzi nous propose de très belles illustrations rétros pour accompagner ce récit.

Dans ce roman, l’auteur par ailleurs l’un des créateurs des Chroniques de Spiderwick, combat les préjugés et met à l’honneur l’amitié, l’imagination et le pouvoir des mots. C’est une petite parenthèse de douceur qui plaira aux jeunes lecteurs mais aussi aux adultes car j’ai été totalement charmée par les personnages, l’univers intemporel, les illustrations.

Le jeune Kenny est un lapin épris de contes de fées et de sciences, naïf et plein de gentillesse pour son prochain à l’instar de l’ensemble des protagonistes de cette histoire. Cette parenthèse dans ce monde si tendre et bienveillant m’a fait un bien fou, elle m’a mis du baume au cœur et de temps en temps, qu’est-ce que c’est agréable !

J’ai trouvé cette histoire parfaite pour les enfants dès 9 ans mais aussi pour de plus jeunes dès 6 / 7 ans qui pourraient découvrir Kenny et le dragon à l’occasion de la fameuse lecture du soir avec papa ou maman, nul doute qu’elle les aiderait à faire de beaux rêves aussitôt leurs yeux clos.

Mon Sami-Chameau, bientôt 12 ans, a aussi beaucoup aimé cette histoire animalière, un genre dont il raffole, et il n’a fait, comme moi, qu’une bouchée de ce petit roman.

On sort de ce livre avec un sourire de bonheur collé aux lèvres, dommage que cette histoire n’ait pas de suite car l’univers comme les personnages se prêteraient très bien à une série.

Cette présente édition en hardback, ce qui est plutôt rare en France, signée Pocket Jeunesse est un vrai plaisir pour les yeux, dommage qu’on ne le trouve plus qu’en occasion alors si je vous ai donné envie, courez vite l’acheter !

Vous l’aurez compris, Kenny et le dragon, est un roman très réussi, aussi bien sous le fond que sous la forme, je vous le recommande vivement.

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Si votre appartement sent inexplicablement le muguet, et éventuellement la violette, et que cette odeur vous submerge pour disparaître totalement l’instant d’après. Si chez vous des objets changent de place mystérieusement. Si vous ne pouvez en accuser personne. Si vous découvrez sur votre bureau ou dans votre chambre des objets qui ne vous ont jamais appartenu. Si le voisin du dessous vient vous voir et vous explique qu’il a perdu son elfe. Si vous êtes déprimé(e). Si vous pensez que la raison vous quitte. Alors, que vous croyiez ou non aux choses de l’au-delà, vous pouvez être certaine que votre vie va changer.

24 janvier. Madeleine est documentaliste au CDI du collège de sa ville dans lequel est scolarisé son fils unique Constantin dans la classe de 5è 4 de Monsieur Logé-Dangerre.

Leur vie est totalement bouleversée depuis que Madeleine a reçu une lettre anonyme l’avertissant que José, son mari, la trompe avec sa secrétaire. Devant son secret éventé, José n’a pas nié et en a profité pour quitter le domicile familial. Depuis lors, mère et fils n’ont aucune nouvelle.

Et, cerise sur le gâteau, depuis quelques jours l’appartement familial embaume le muguet, les objets changent sans cesse de place et tous ses appareils ménagers tombent en panne les uns après les autres.

Madeleine croit qu’elle devient folle jusqu’à ce que Monsieur Tibère, son voisin du dessous, vienne sonner à la porte, à la recherche de son elfe…

Avec Ma vie a changé, je poursuis ma découverte de l’œuvre de Marie-Aude Murail après Oh, Boy ! ; La fille du docteur Baudoin ; 22 ! ; Sauveur et fils saison 1 ; Sauveur et fils saison 2 ; Sauveur et fils saison 3 ; Sauveur et fils saison 4 et Maïté coiffure et je suis, une fois de plus, sous le charme de sa plume et des histoires qu’elle tricote.

Dans ce récit, Marie-Aude Murail aborde la vie d’une maman et de son fils unique après le départ du mari et père, parti sans laisser d’adresse faire sa vie avec une autre.

Avec cette base de départ somme toute banale, l’auteure met une touche de fantastique en intégrant un elfe à son récit, ce qui apporte tout le sel à cette histoire puisque l’apparition de Timothée entraine une série d’évènements bouleversant l’existence bien tranquille de Madeleine et de Constantin.

Après un début de roman assez triste, on est rapidement happé par l’aspect fantastique du récit qui donne beaucoup de rythme et qui insuffle beaucoup d’humour à l’histoire. Les passages avec l’elfe et les gobelins sont très drôles et les dialogues entre Madeleine et son elfe vont permettre à la jeune femme de voir sa vie sous un autre angle, arrêter d’espérer le retour de son mari infidèle au sein du foyer mais au contraire reprendre enfin les rênes de sa vie et pourquoi pas tomber amoureuse à nouveau.

C’est un roman jeunesse mais comme toujours avec Marie-Aude Murail, les adultes y trouvent leur compte notamment parce qu’ici l’héroïne est la maman et non l’enfant, et que son quotidien ressemble bien au nôtre, en tout cas lorsque l’on est comme moi maman solo !

J’ai beaucoup aimé ce personnage et ses réflexions pleines d’humour et d’autodérision. Quant aux enfants, ils s’identifieront facilement à Constantin, un préado bien sympathique, lecteur assidu de Vaudou, le magazine du paranormal, qui aidera beaucoup sa maman à s’y retrouver dans le monde des Elémentals.

Nul besoin d’être accro à la littérature fantastique pour apprécier Ma vie a changé, la dose de fantastique est légère et somme toute imaginable si on a l’esprit un peu ouvert, et on quitte à regret ce roman le sourire aux lèvres, désolée d’être arrivée si vite au point final.

Une fois encore, Marie-Aude Murail propose un roman de qualité dans lequel les jeunes lecteurs et leurs parents peuvent se retrouver. Un roman à la fois drôle et sensible qui donne de l’espoir, montrant que même après un divorce, la vie peut être belle à nouveau.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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Musicien et poète, Orphée charme les dieux, les hommes et les bêtes sauvages grâce à sa lyre reçue d’Apollon. Passionnément amoureux d’Eurydice, il combat les pires dangers pour sauver celle qu’il aime. Voici son histoire…

Orphée est l’un des héros de la mythologie grecque les plus connus. Fils du roi de Thrace Œagre et de Calliope, l’une des neuf muses. A la fois poète et musicien, il était considéré comme un prophète.

Grace à sa lyre, il pouvait charmer les animaux sauvages et parvenait à émouvoir les êtres inanimés. Comblé de dons multiples par Apollon, on dit qu’il ajouta deux cordes à la traditionnelle lyre à sept cordes que lui donna le dieu, en hommage aux neuf muses, auxquelles appartenait sa mère.

Voyageur, il participe à l’expédition de Jason et des Argonautes, partis conquérir la toison d’or. Il y faisait office de chef de nage : il donnait par son chant la cadence aux coups de rame des autres héros. Son chant permit également à l’expédition de résister au danger du chant des sirènes, dont il parvint à surpasser le pouvoir de séduction.

Sa femme, Eurydice, l’une des Dryades, fut mordue au pied par un serpent. Elle mourut et descendit au royaume des Enfers. Orphée y descendit et put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère, le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l’entrée, et les terribles Euménides, approcher le dieu Hadès.

Il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir, et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu’elle le suive et qu’il ne se retourne ni ne lui parle tant qu’ils ne seraient pas revenus tous deux dans le monde des vivants. Alors qu’Orphée s’apprêtait à sortir des Enfers, n’entendant plus les pas de sa bien aimée, impatient de la voir et ayant peur que son amour lui échappe, il se retourna, perdant à jamais Eurydice.

Vous n’êtes pas sans savoir que mon Empereur et mon Sami-Chameau de fils sont férus de mythologie grecque, Orphée l’enchanteur ne pouvait que rejoindre notre bibliothèque familiale !

Ce titre fait partie de la collection Mythologie éditée par les éditions Flammarion jeunesse qui permet aux enfants dès 10 ans de découvrir les plus grands dieux et héros de la mythologie grecque à travers des récits d’aventures peuplés de monstres, tels que Ulysse, Antigone, Poséidon, Déméter, Achille, Héraclès et Orphée.

Martine Laffon conte ici aux jeunes lecteurs l’histoire d’Orphée, à travers ses deux épopées les plus célèbres : en tant que compagnon des argonautes puis lorsqu’il est allé chercher sa bien-aimée Eurydice aux enfers. Comme Orphée l’ensorceleur s’est lié d’amitié avec Circos, c’est ce dernier qui raconte ses deux épisodes au lecteur.

L’auteure ne prend pas les enfants pour des pommes et leur propose une histoire pleine de détermination et de courage, racontée telle une veillée au coin de feu, ce qui donne une aura mystérieuse aux récits qui peuplent ce roman, revenant en détail sur la conquête de la toison d’or et sur la traversée des enfers.

Le décor mythologique est très riche puisque Martine Laffon revient sur un épisode célèbre avec la Toison d’or, la trahison de Médée, le chant des sirènes, la descente aux enfers mais aussi sur des personnages et créatures célèbres comme Hadès, Cerbère, Dyonisos, les Euménides…

Un récit bien servi par un vocabulaire soutenu juste ce qu’il faut pour que les collégiens y trouvent leur compte. Mon fils de 11 ans qui l’a lu avec moi a adoré cette histoire et compte bien continuer à découvrir les titres de la collection qu’il n’a pas encore découvert.

Cerise sur le gâteau : les connaissances mythologiques sont astucieusement intégrées au récit afin que même les novices en mythologie grecque ne soient pas perdus.

Un roman idéal pour les élèves de 6è et de 5è qui vient en complément de leurs programmes d’histoire et de français et à tous ceux qui s’ y intéressent ou veulent s’y intéresser.

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture instructive !

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Lorsque Romain, un habitant du village, rencontre Léo, une jeune zombie, il n’en croit pas ses yeux. Le cimetière de Noirsant abrite des morts-vivants ! Seulement, celui-ci est menacé de démolition : Romain pourra-t-il aider les zombies zarbis ?

31 octobre, nuit d’Halloween. Dans le petit village de Noirsant, à la nuit tombée, les zombies du vieux cimetière se réveillent, discutent et jouent aux osselets. Tout le monde ignore leur existence puisqu’ils fuient les humains et vivent cachés jusqu’à ce que la route de Léocale, jeune zombie à l’œil baladeur décédée depuis plus d’un siècle, ne croise celle de Romain, bien vivant.

Le vieux cimetière, lieu de dernière sépulture, ainsi que l’église attenante, sont menacées de démolition afin de faire place nette pour le futur supermarché. Mais les morts n’ont pas dit leur dernier mot et Romain est bien décidé à leur donner un coup de main…

Les zombies ne sont clairement pas ma tasse de thé mais je n’ai pas boudé mon plaisir en lisant le premier tome de Zombies zarbis : panique au cimetière ! écrit à quatre mains par les deux pointures de la littérature jeunesse que sont Marie Pavlenko et Carole Trébor.

A l’approche d’Halloween, quelle bonne idée de proposer aux enfants cette histoire de zombies pleine d’humour et d’amitié. La galerie de personnages proposée par les autrices est très attachante, à commencer par les enfants : Romain du clan des vivants et Lécale et Marcel, bel et bien morts mais aussi Victorine, Ingonde et Clodomir.

J’ai trouvé l’histoire très originale, les zombies sont inexistants dans la littérature enfantine (enfin il me semble) et les proposer comme héros pour les enfants dès 9 ans c’est culotté d’autant que le cadre de l’histoire est un cimetière !

Pari réussi pour ma part, je suis sûre que les jeunes lecteurs dès 9 ans vont adorer cette histoire d’Halloween qui est là non pas pour leur faire peur mais pour les faire rire et réfléchir sur notre société et notre rapport à la consommation. Le roman est plein d’humour, d’aventure, de solidarité et fait la part belle aux héroïnes, bien plus courageuses que les hommes, vivants ou morts !

Ce premier tome (le second paraîtra en novembre) est certes introductif, il sert bien sûr à nous présenter les personnages récurrents de cette nouvelle saga, mais n’en oublie pas de nous proposer une vraie histoire pleine de rebondissements, de batailles et de péripéties en tous genres.

Le texte met également en avant la diversité : en effet les zombies sont tous de conditions sociales différentes, avec des personnalités divergentes et des physiques pour le moins singulier, il n’empêche qu’ils savent être solidaires lorsque les circonstances l’exigent.

Les chapitres sont courts, les textes aérés et régulièrement interrompus par des illustrations signées Marc Lizano, un procédé idéal pour donner du rythme et pour permettre aux enfants qui ne seraient pas encore de très bons lecteurs, d’être découragés par un récit trop long.

Je vous conseille sans réserve ce premier tome addictif et drôle et je remercie Brigitte et les éditions Flammarion jeunesse pour cette si sympathique lecture !

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Sur une île déserte, un vieillard raconte l’histoire du dieu Poséidon, roi des mers et des océans. De sa rivalité avec sa soeur Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est le dieu protecteur des navigateurs, mais il peut aussi être redoutable… Voici son histoire…

Le dieu Poséidon, roi des mers et des océans, conté par des navigateurs grecs échoués sur une île déserte.

Véritable épopée tragique, de sa rivalité avec sa nièce Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est un dieu puissant, redoutable, mais aussi protecteur des navigateurs…

Vous n’êtes pas sans savoir que mon Empereur et mon Sami-Chameau de fils sont férus de mythologie grecque, Poséidon le terrible ne pouvait que rejoindre notre bibliothèque familiale !

Ce titre fait partie de la collection Mythologie éditée par les éditions Flammarion jeunesse qui permet aux enfants dès 10 ans de découvrir les plus grands dieux et héros de la mythologie grecque à travers des récits d’aventures peuplés de monstres, tels que Ulysse le voyageur, Antigone la courageuse, Poséidon le terrible, Déméter la généreuse, Achille l’invicible, Héraclès le valeureux et Orphée l’ensorceleur.

Martine Laffon conte ici aux jeunes lecteurs l’histoire de Poséidon, frère de Zeus et Hadès, qui règne sur les mers et les océans, à contre-courant de ce qui nous est parvenu par l’entremise de l’Odyssée d’Homère.

Grâce à Noétios, le conteur choisi par le Dieu lui-même pour nous raconter son histoire, on retrouve Polyphème, Ulysse, le minotaure, Méduse, Pégase, Triton et Amphitrite et on découvre le royaume du dieu sis dans les profondeurs de la mer.

L’auteure ne prend pas les enfants pour des pommes et leur propose une histoire qui sort des sentiers battus, racontée telle une veillée au coin de feu, ce qui donne une aura mystérieuse aux différents récits qui peuplent ce roman.

Le décor mythologique est très riche avec la guerre de Troie, la construction de la muraille de Troie, l’origine de sa haine pour Ulysse, le combat entre Ulysse et Polyphème, l’amour de Poséidon pour Méduse, son lien avec le Minotaure… et surtout bon nombre de personnages passés à la postérité que j’ai déjà cités plus haut.

Un récit bien servi par un vocabulaire soutenu juste ce qu’il faut pour que les collégiens y trouvent leur compte. Mon fils de 11 ans qui l’a lu avec moi a adoré cette histoire et compte bien continuer à découvrir les titres de la collection qu’il n’a pas encore découvert.

Cerise sur le gâteau : les connaissances mythologiques sont astucieusement intégrées au récit afin que même les novices en mythologie grecque ne soient pas perdus.

Un roman idéal pour les élèves de 6è qui ont la mythologie à leur programme d’histoire et de français et à tous ceux qui s’ y intéressent ou veulent s’y intéresser.

Orphée l’ensorceleur nous attend dans notre PAL commune, parions qu’il ne va pas attendre très longtemps son tour.

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture instructive !

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Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Londres, décembre 1870. Sherlock, grand amateur d’énigmes et de mystères en tous genres, va découvrir dans une édition du Times une annonce intitulée Problème d’échecs.

Elle tient en trois lignes composées de séquences de lettres et de chiffres suivies de la phrase Echec et mat en trois coups, le tout signé Le frère noir. L’apprenti détective va rapidement comprendre que cette suite de lettres et de chiffres correspondant à des rues du plan de Londres et que les résidents de ces adresses sont en grand danger.

Epaulé par Irene et Lupin, il va tenter de prévenir Scotland Yard mais leurs agents prennent de haut nos adolescents et ne croient pas un mot à leur histoire. Le détective privé Field, ancien de la maison, va pourtant faire équipe avec eux.

Pour Sherlock, Lupin et Irene, c’est le début d’une nouvelle aventure…

Souvenez-vous mon Empereur de fils, grand fan d’histoires policières et de Sherlock Holmes en particulier, et moi-même avions été emballés par Le mystère de la dame en noir et Dernier acte à l’opéra, il était donc tout naturel pour nous de poursuivre cette excellente série avec le troisième tome : L’énigme de la rose écarlate.

Dans ce récit à la première personne, Irene nous relate leur seconde aventure londonienne et le moins que l’on puisse dire c’est que enquête, émaillée de nombreux rebondissements, va occasionner une belle frayeur à Irene et leur donner du fil à retordre.

Grâce à eux, nous sillonnons la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, des beaux quartiers jusqu’aux grandes artères commerciales, courses de Noël oblige, en passant par le quartier dédié aux organes de presse.

Autant vous le dire d’emblée, nous avons eu une fois encore un excellent moment de lecture. Le récit est rythmé, drôle et passionnant, bien écrit et il contient suffisamment de rebondissements et de suspens pour plaire aux enfants dès 10 ans mais aussi aux adultes car c’est un vrai roman policier avec plusieurs enquêtes à la clé : d’un côté des meurtres et de l’autre la bande de la rose écarlate qui a sévi dans la capitale vingt ans auparavant.

Notre trio d’amis va se démener comme jamais pour résoudre ces deux énigmes et on voit se dessiner peu à peu la personnalité de chaque protagoniste : Sherlock l’ombrageux, Lupin le facétieux et Irene la mystérieuse.

Pendant près de 300 pages, on ne s’ennuie pas une seconde à suivre cette folle aventure, pleine de péripéties et qui est aussi très bien ancrée dans son époque et ses technologies, l’idéal pour familiariser le jeune public à cette fin du 19è siècle et leur faire découvrir ces deux personnages emblématiques de la littérature que sont Sherlock Holmes et Arsène Lupin.

Pierdomenico Baccalario et Alessandro Gatti ont vraiment eu une bonne idée en réunissant ces deux héros de la littérature policière classique et font de nombreux clins d’œil aux œuvres originelles de Maurice Leblanc et de sir Arthur Conan Doyle.

Il est amusant de voir Sherlock faire des erreurs, tâtonner même si il est déjà très doué en déductions et dans l’art du déguisement !

Mention spéciale pour le travail éditorial d’Albin Michel jeunesse qui a soigné la couverture avec un rabat, inséré des gravures d’époque et dont chaque en-tête de chapitre a sa propre illustration signée Iacopo Bruno , un véritable plaisir pour les yeux et une réelle invitation à la lecture, bravo !

Vous l’aurez compris, je suis séduite par ce troisième volume, mon Empereur de fils aussi et nous continuerons avec grand plaisir de suivre les aventures de nos trois héros avec le tomes 4 déjà dans ma PAL.

Un grand merci à Audrey et aux éditions Albin Michel jeunesse pour cette lecture, nous avons adoré !

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