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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Katia Delmas a toujours aimé les histoires pour enfants, aussi, elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle en écrit. Elle a aussi une passion pour ses 4 chats, qui lui mènent la vie dure, et vit dans une petite ville où, parait-il, l’eau a des pouvoirs un peu magiques. Après Papy Ronchon, elle signe, avec Les Cormignons, son deuxième roman chez Scrineo.

Samuel découvre que sa camarade de classe Sarah cache un secret, après avoir entendu de drôles de bruits provenant de son sac à dos.

Avec son grand frère, elle a découvert une nouvelle espèce d’animaux dans la forêt : les cromignons et la petite fille n’a pas résisté à la tentation et en a ramené un à l’école, caché dans son sac.

Quand il découvre cela, Samuel décide de lui aussi en adopter un en cachette. Les deux enfants sont si contents de leurs nouveaux compagnons, qu’ils proposent à leurs camarades d’en adopter aussi.

Mais petit à petit, les cromignons commencent à faire de plus en plus de bêtises…

Dans la droite lignée du film Gremlins, Katia Delmas propose avec Les cromignons, un roman tantôt drôle et décalé tantôt sombre pour expliquer aux enfants qu’adopter un animal est un vrai engagement !

C’est ce que vont apprendre Sarah, Samuel et les enfants de l’école de Credan qui voient leurs vies bouleversées depuis l’apparition de ces mignonnes boules de poils qu’ils appellent les cromignons. Ils sont très vite dépassés par les besoins et les bêtises de ces compagnons très inhabituels qui leur valent bien des réprimandes et des punitions.

Pas le tout d’adopter ces nouveaux animaux de compagnie, il faut aussi s’en occuper et lorsque l’on est à l’école toute la journée, ce n’est pas si facile ! Avec beaucoup d’humour, Katia Delmas propose aux 8 ans et plus, une aventure menée tambour battant où le mystère et la magie prennent toute leur place.

Et comme dans le film, l’humour et les passages nettement plus sombres alternent, histoire de faire réfléchir et frissonner les jeunes lecteurs.

Le texte est bien adapté au public visé, le travail éditorial de Scrinéo donne envie aux enfants de retrouver leur livre : les nombreuses illustrations de Sandrine Massuger, typographie en caractères gras, changements de police ou de taille de police sont autant d’éléments visuels qui font mouche auprès des enfants.

Au-delà de l’aspect purement aventure, l’autrice sensibilise les enfants aux méfaits de la mode des nac, ces nouveaux animaux de compagnie plébiscités mais qui ne sont pas adaptés à nos quotidiens d’occidentaux.

Une bonne manière de sensibiliser les plus jeunes à l’écologie et au respect de la nature. Les animaux, même si ils sont mignons, doivent être respectés et rester dans leur écosystème.

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Kara LaReau est née et a grandi dans le Connecticut. Elle est titulaire d’un Master de création littéraire et d’édition de l’université Emerson de Boston, et a occupé des fonctions éditoriales chez Candlewick Press et Scholastic Press. Elle est autrice de nombreux albums, illustrés par sa soeur, Jenna LaReau, Scott Magoon, et Lorelay Bové. Kara vit à Providence, dans l’état de Rhode Island, avec son mari, leur fils et leurs deux chats.

Revenues à leur confortable routine après une aventure effrénée en haute mer, les jumelles Aubépine et Clémentine apprécient le calme de Morneville.

Mais lorsqu’elles sont missionnées d’aller chercher une mystérieuse tante à la gare, les voilà embarquées à bord du Terminus Express en compagnie de voyageurs insolites : magicienne, détective, voleur de bijoux… ÇA DÉRAILLE !

Mais, alors que le train doit s’arrêter à cause d’un camion de guimauve sur les rails, tante Begonia est enlevée. Heureusement le plus célèbre détective de tous les temps, Howard Cheddar est à bord du train et va menre l’enquête aux côtés de Clémentine et Aubépine.

Après Hissez haut ! où nos jumelles se faisaient kidnapper par des pirates, avec Terminus !, les voilà embarquées, à leur grand dam, dans une nouvelle aventure à bord du Terminus Express, direction Insolite-en-Vallée où leur tante Bégonia, qui n’est autre que la célèbre illusionniste Madame Magie, veut qu’elles soient ses assistantes pour son spectacle !

Une fois n’est pas coutume commençons par la forme : un livre de poche en hard back abondamment illustré avec talent par Jen Hill, une typographie aérée et bien lisible, tout est bien pensé pour le confort et la prise en mains par des enfants dès 9 ans, bravo Little Urban.

Le fond maintenant : l’histoire policière est sympathique et dynamique. Kara Lareau rend hommage à la reine du crime, Agatha Christie, et à l’un de ses romans les plus célèbres : Le crime de l’Orient-Express. Howard Cheddar emprunte les initiales et le physique d’Hercule Poirot et sonde chacun des passagers avant de les convoquer au wagon restaurant pour livrer les fruits de son enquête.

Les deux héroïnes Aubépine et Clémentine sont épatantes, totalement à rebours des habituels héros de ce genre de roman : elles abhorrent l’aventure sous toutes ses formes et ne sont heureuses que dans leur petite maison de Morneville à manger leur sandwichs au fromage tout en reprisant des chaussettes !

L’histoire est drôle mais pas que ! Tante Bégonia, dont le père, illustre magicien a refusé qu’elle prenne sa suite sous prétexte qu’elle est une femme, est badasse et dame le pion à ses collègues masculins. Le propos est volontiers féministe et montre aux jeunes lectrices qu’elles peuvent exercer n’importe quel métier du moment qu’elles le veulent.

La plume de Kara Lareau est agréable à lire et bien adaptée au public visé avec un vocabulaire riche et plutôt soutenu. Elle véhicule de bons messages et propose aux enfants une histoire rondement menée, de chouettes personnages et une atmosphère très sympathique.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette pépite, j’ai adoré !

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Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Après avoir échappé au dangereux Melchior, roi de la cour des miracles, Arno et Nostradamus sont de retour au Palais des Tournelles.

Mais les astrologues Pastier et Moretti sont plus jaloux que jamais de l’ascendant du devin sur la reine, dont les prédictions sont meilleures que les leurs, entrent en lice contre lui de manière déloyale.

Ils chargent Baptiste, un ancien truand devenu maître d’armes, de lui régler son compte avec l’aide de Pattes d’ours… Heureusement, Arno est toujours sur ses gardes et il a l’oreille fine.

Avec ses amis Lucas, Léonor et Pernelle, devenue experte en filature, ils vont tout faire pour protéger Nostradamus ! 

La fiole d’or est le troisième opus de la série Arno le valet de Nostradamus écrite par Annie Jay pour les enfants. On reprend l’histoire où on l’avait laissé et nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, mêle personnes ayant réellement existé (Nostradamus, Catherine de Médicis, le roi Henri II…) et personnages de papier, est menée tambour battant, idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’un des protagonistes de la saga.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un troisième tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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Après des études littéraires, Emma Carroll a voyagé aux Etats-Unis et en Australie avant de devenir enseignante. Passionnée d’histoire, elle se consacre à l’écriture et est aujourd’hui l’auteure la plus vendue dans le genre du roman historique jeunesse dans sa Grande-Bretagne natale. Ses livres sont très appréciés par les jeunes lecteurs comme par les professeurs. Le secret de Toutânkhamon est son huitième roman, le premier traduit en français.

Louxor, 1922, les fouilles menées par Howard Carter et Lord Carnavon dans la Vallée des Rois passionnent le monde entier. Cette fois-ci c’est sûr, l’archéologue britannique a trouvé le tombeau de Toutânkhamon !

À Londres, alors que son grand-père Ezra tombe soudain très malade, la jeune Lil découvre chez lui un précieux vase égyptien.

À l’intérieur du vase canope, un message venu du passé ! Et si ce trésor était maudit ? Indices volés, voyage en bateau, tempête de sable et piqûres de scorpion, ce mystère va mener Lil et ses amis jusqu’au tombeau de Toutânkhamon.

J’avais acheté Les secrets de Toutânkhamon pour mon fils l’été dernier qui l’avait dévoré. Un an plus tard, je n’ai fait qu’une bouchée de ce roman historique jeunesse, véritable petit bonbon pour les passionnés d’égyptologie.

Le récit prend un peu de temps pour démarrer véritablement, l’autrice plante le décor, introduit et développe ses personnages avant de nous emmener en voyage jusqu’à Louxor.

A partir de ce moment-là, que de péripéties attendent Lil, Tulipe et Oz. Car si nos jeunes héros embarquent direction l’Egypte c’est avant tout pour briser la malédiction qui a plongé le grand-père de Lil dans un état comateux dont il a peu de chance de réchapper.

Emma Carroll prend donc pour point de départ cette fameuse malédiction liée au désormais pharaon le plus célèbre : certains membres de l’équipe d’archéologues ayant exhumé la momie de Toutânkhamon seraient morts de cause surnaturelle à la suite d’une malédiction du souverain défunt. En effet, plusieurs membres de l’équipe sont décédés quelques années après la découverte de la momie et notamment, Lord Carnarvon, le commanditaire des fouilles.

Mais l’autrice ne se cantonne pas à cette malédiction, elle apprend à ses jeunes lecteurs une foule d’anecdotes concernant les traditions égyptiennes (momification, construction de la pyramide, funérailles, vases canopes…), sur le court règne de Toutânkhamon et sur son décès.

Outre cet aspect historique très bien documenté et restitué, Emma Carroll aborde des sujets très intéressants comme les conséquences de la première guerre mondiale (amnésie, séquelles psychologiques ou physiques sur les hommes, précarité économique…), l’égalité homme/femme, le racisme…

Il y a aussi une bonne dose de secrets de famille avec des révélations qui n’ont pas surprise l’adulte que je suis qui les a vus venir, elle ravira les jeunes lecteurs à partir de 10 ans qui seront à mon avis surpris par le dénouement.

En conclusion, un chouette roman historique à mettre entre les mains des enfants et des pré-ados qui s’intéressent à l’Egypte ou qui souhaitent découvrir un peu d’Histoire.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Marco connaît les mille secrets de Holland Island : les dunes où il aime jouer, les cachettes dans les arbres, et surtout les oiseaux, dont il sait imiter tous les cris. Il en connaît aussi les dangers. Les serpents qui se cachent dans les marais. Le vent qui souffle parfois très fort. Et la mer, qui peut être cruelle.

Cette année-là, en 1917, deux événements ébranlent le petit monde merveilleux de Marco : son grand frère Tom part pour la guerre en Europe, et une terrible tempête menace d’engloutir son île. Mais pas question de se rendre sans combattre !

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, la Sibérie orientale de Mission mammouth, L’île sous la mer, le quatrième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusque dans le Maryland, dans la baie de Chesapeake.

A la croisée de la fiction et du documentaire, de l’aventure et de l’écologie, ces histoires presque vraies font la part belle à la nature tantôt violente, tantôt accueillante, et aujourd’hui menacée.

Comme dans les précédents opus, le héros de ce récit est une enfant et l’histoire pointe du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’érosion de Holland Isle, fondée dans les années 1600 et habitée principalement par des pêcheurs et des agriculteurs.

En 1910, l’île faisait 8 km de long et comptait environ 360 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes îles habitées de la baie de Chesapeake. La communauté insulaire comptait 70 maisons, magasins et autres bâtiments. Elle avait son propre bureau de poste, son école de deux classes avec deux professeurs, son église, son équipe de base-ball, son centre communautaire et un médecin. Les habitants de l’île vivaient principalement de la récolte des huîtres, de la pêche à l’alose et du crabe

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : le vent et la marée ont commencé à éroder sérieusement le côté ouest de l’île, où se trouvaient la plupart des maisons, en 1914. Cela a forcé les habitants à se déplacer vers le continent.

Beaucoup ont démonté leurs maisons et autres structures et les ont emmenées sur le continent, principalement à Crisfield. Les tentatives de protection de l’île en construisant des murs en pierre ont été infructueuses. Et la dernière famille a quitté l’île en 1918, lorsqu’un orage tropical a endommagé l’église de l’île.

Le récit est enlevé et relate tous ces faits, le propos est toujours intéressant et le jeune Marco, moqué par ses camarades à cause de son bégaiement et de son amour pour les oiseaux, est bien attachant. Un héros fort et courageux qui plaira aux lecteurs de 9 à 12 ans, l’histoire les dépaysera assurément et les instruira !

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs au coeur de cette petite île et du quotidien de ces habitants.

Une série que je recommande chaudement aux jeunes lecteurs jusqu’aux ados, les miens aiment beaucoup, comme moi, ces récits de Xavier-Laurent Petit si bien écrits et documentés.

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré. Je serai au rendez-vous du tome 5 cela va sans dire !

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Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Alors qu’il commence à s’habituer à la compagnie de son nouveau maître, Arno se fait enlever. Son agresseur le ramène de force à la Cour des Miracles, devant un roi des voleurs furieux.

Face à Melchior, pour sauver sa peau, le garçon n’a d’autre choix que de mentir effrontément. Il affirme n’avoir fréquenté Nostradamus et le palais des Tournelles que dans une optique de repérage, afin de mieux les piller ensuite…

Cette déclaration séduit Melchior, qui élabore aussitôt un plan pour dérober les richesses royales. Cependant, de son côté, le célèbre médecin s’inquiète déjà de l’absence de son valet. Il est grand temps pour Arno de choisir son camp…

Arno le valet de Nostradamus est une série de romans historiques pour les enfants comprenant à ce jour six volumes.

Bien écrit et documenté, il mêle personnages de papier et personnages ayant réellement existé et plonge ses jeunes lecteurs à la cour du roi Henri II et de la reine Catherine.

Avec La cour des miracles, nous retrouvons les différents protagonistes de cette saga : Arno, le nouveau valet de Nostradamus, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche. Son amie Pernelle, fille de voleurs, qui vit dans la Cour des Miracles.

Nostradamus, le célèbre médecin et astrologue de la Renaissance, dont les Prophéties font encore tant parler. Et Lucas, valet du roi, qui va prêter main-forte à Nostradamus.

L’histoire, menée tambour battant, est idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance et au sein de même de la cour des miracles, le célèbre repère de brigands. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et emprunte aussi à l’époque quelques mots, il y a suffisamment de rebondissements, de courses poursuites, de bagarres pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’Arno.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un second tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Auteur et illustratrice née à Chicago, Mira Bartók a déjà été récompensée pour son autobiographie The Memory Palace, best-seller du New York Times, qui raconte sa douloureuse enfance. Elle a déjà écrit de nombreux essais primés, ainsi que vingt-huit livres pour enfants.

Mademoiselle Furonkle est une femme méchante et acariâtre, affublée d’une perruque orange, qui dirige le Foyer pour Créatures Ingérables et Bâtardes. Cette institution accueille les créatures fraîchement orphelines et dont personne ne veut !

La directrice considère que ses jeunes pensionnaires doivent vivre dans la peur et n’existent que pour souffrir et la servir. Hybrides mi-animaux, mi-humains, ces pupilles travaillent comme des forçats à l’école autant qu’à l’usine et ont l’interdiction de se livrer à des activités d’enfants de leur âge, et surtout de chanter ou de faire de la musique. 

Notre héros, sorte de renard à une oreille et au cœur pur, qu’on appelle Numéro 13 (d’après le médaillon avec lequel on l’a trouvé) à défaut de véritable prénom, n’a jamais connu d’autre maison.

D’une timidité maladive, il prend pourtant la défense d’une jeune camarade oiseau sans ailes, Babiole, qui va lui faire deux dons en retour : un vrai prénom – Arthur – … et une amitié indéfectible…

Le wonderling traînait dans ma PAL depuis trois ans déjà, comme souvent les tomes 1 car j’ai une mémoire de poisson rouge et je préfère lire les trilogies d’un coup. Mais ne voyant pas les autres tomes pointer le bout de leur nez et trouvant cette couverture printanière, je me suis enfin décidée.

Cet épais roman d’apprentissage à destination des 9 / 12 ans, met en scène des êtres hybrides dans un univers steampunk. Notre jeune héros Arthur est harcelé par un trio emmené par un rat qui fait régner la terreur dans le foyer où les pensionnaires sont bien maltraités.

Les jeunes lecteurs apprécieront Arthur et ses amis Babiole, Pomme de pin et Peevil et leurs aventures qui connaissent moult péripéties. Par beaucoup d’aspects, il m’a fait penser à Oliver Twist de Charles Dickens car Arthur est maltraité, s’évade du foyer, s’allie à des voleurs, etc.

Mais l’univers de Mira Bartok est bien différent de l’auteur victorien et il est très chouette avec ses machines, ses inventions, ses décors. Il y a des méchants faits pour être détestés et des héros faits pour être aimés, c’est très manichéen comme souvent en littérature jeunesse mais ça ne m’a pas gêné.

Tout au long du récit, l’autrice aborde des thèmes importants tels que le harcèlement, la stigmatisation, le rejet des êtres différents, la maltraitance… et met en lumière de belles valeurs auxquelles j’ai été sensible comme l’amitié, l’entraide, la générosité, l’abnégation, etc.

Une lecture que je ne regrette pas d’avoir faite mais qui souffre pour moi d’un manque de rythme. La première partie traîne en longueurs et se révèle assez laborieuse, faut s’accrocher, heureusement ensuite, l’intrigue accélère et devient plus intéressante.

Attention toutefois, les jeunes lecteurs les plus sensibles doivent être accompagnés car nos héros croulent sous les avanies, les punitions et les mauvais traitements dans la première partie et cela pourrait sans doute les heurter.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont et à la collection R jeunesse pour cette découverte !

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Annie Jay est une autrice de romans historiques. Elle a reçu de nombreux prix et trois de ses romans sont recommandés par l’Éducation nationale. Marine Gosselin a réalisé les couvertures de nombreux romans et albums, dont dernièrement celles de la série Les Orphelins de métal chez Lumen.

Paris, 15 août 1555. La première fois qu’Arno s’approche de Nostradamus, c’est pour le détrousser. Mais le médecin provençal ne se laisse pas faire, et, contre toute attente, l’engage comme valet.

Pour Arno, le petit voleur orphelin recueilli par le chef de la cour des Miracles, une nouvelle vie commence alors. Il emménage avec son maître au palais royal des Tournelles car Nostradamus a été mandé par la reine Catherine de Médecis pour établir les horoscopes royaux.

Arno découvre l’existence de mystérieuses prophéties dont l’une d’elles semble le concerner mais aussi que les deux autres astrologues de la cour, Pastier et Moretti, ont bien l’intention de faire chasser les nouveaux venus…

Arno le valet de Nostradamus est une série de romans historiques pour les enfants comprenant à ce jour six volumes.

Bien écrit et documenté, il mêle personnages de papier et personnages ayant réellement existé et plonge ses jeunes lecteurs à la cour du roi Henri II et de la reine Catherine.

Avec La prophétie, nous faisons la connaissance de notre jeune héros Arno, un enfant plein de ressources, qui connaît Paris comme sa poche.

Reconnaissant envers son nouveau maître, il s’est juré de ne plus jamais voler et compte bien déjouer tous les plans de ses ennemis afin que Nostradamus brille à la cour.

L’histoire, menée tambour battant, est idéale pour les enfants dès 8 / 9 ans qui trouveront dans cette intrigue de l’aventure, du mystère et des secrets, le tout dans le Paris de la Renaissance. Autant de chouettes ingrédients pour passer un bon moment de lecture.

Le contexte historique est de qualité, le vocabulaire est riche et il y a suffisamment de rebondissements pour que les lecteurs ne s’ennuient pas une seconde et apprennent une foule de choses sans s’en rendre compte.

Albin Michel a fait un chouette travail éditorial : l’objet livre est très joli, la police de caractère est bien ronde, offrant un vrai confort de lecture et les enfants ont à leur disposition un super marque-page : la silhouette découpée d’Arno.

Cerise sur le gâteau : les nombreuses illustrations en couleurs de Marine Gosselin, vraiment très jolies, sont un vrai plus car elles permettent une aération du texte, rendant la lecture plus aisée, notamment pour ceux qui ont plus de difficultés à lire.

Vous l’aurez compris, un premier tome très réussi tant sur le fond que sur la forme, je retrouverai avec grand plaisir les protagonistes de cette série dans la suite de leurs aventures déjà dans ma PAL !

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Née en Angleterre en 1970, Santa Montefiore est une écrivaine britannique qui a longtemps vécu à Buenos Aires. Elle est mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore.

Simon Sebag Montefiore est un grand spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux.

Après avoir brillamment sauvé la reine d’Angleterre, Timmy a intégré les lapins de la couronne même si il a du mal à y croire.

Si les Lapins de la Couronne impressionnent Timmy, ce n’est rien à côté des lapins de la Maison-Blanche. L’annonce de la visite des cousins américains met le tout Londres en ébullition.

À commencer par Papa Ratzi et son armée de méga-rats super-numériques, prêts à semer le chaos et à déclencher une crise mondiale car, grâce à un espion au terrier, ils savent que le président des Etats-Unis a une frousse bleue des rats !

Après mon coup de coeur pour Le complot, premier opus de la série écrite à quatre mains par Santa et Simon Montefiore, il me tardait de retrouver ces lapins hors du commun, œuvrant pour le bien de la couronne d’Angleterre.

Et je dois dire que Air force one a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série excellente pour les enfants dès 8 ans.

Agents secrets, carottes fraîches et humour so british rythment cette folle aventure de Timmy Poil-Fauve, petit lapin maigrichon avec un cache-oeil souffre-douleur de ses frères et soeurs et protégé d’Horatio, ancien lapin de la couronne.

J’ai adoré ce second volume avec une histoire menée tambour battant, porté par un héros bien attachant et attendrissant, il montre aux enfants que la force ne fait pas tout, l’intelligence et la débrouillardise comptent aussi.

J’adore les lapins, j’en ai un moi-même, et un roman qui mêle ces charmants rongeurs et les légendes arthuriennes, ne pouvait que m’enthousiasmer d’autant qu’il est réussi : bien écrit, bien rythmé avec des rebondissements, zéro temps mort et beaucoup d’humour.

Ces lapins d’élite loyaux, intelligents et cultivés valent le détour : Clooney, Zéno, Nelson, Horatio, Belle de patte et Laser épauleront de leur mieux Timmy, tout comme leurs cousins américains, dignes successeurs des agents de Men in black.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois de plus à souligner : l’objet livre est superbe avec ses dorures en relief, sa couverture en hardback, les en-têtes de chapitres sont illustrés et il y a de nombreuses illustrations pleine page signées Kate Hindley, toutes très jolies.

Je ne peux que vous recommander cette seconde aventure de Timmy Poile-Fauve et ses amis, vous ne devriez pas être déçus !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture lapinesque, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Élisabeth Rivoire a enseigné le français et animé des ateliers d’écriture en France, en Polynésie et en Afrique. Voyageant sur tous les continents, elle a partagé des anecdotes qui ont prit vie progressivement sur le papier. Ses voyages en Océanie lui ont fait rencontrer la figure de Barthélémy de Lesseps qui a inspiré Mission en Sibérie. Elle signe ici son premier roman chez Oskar.

Lorsque Lapérouse prépare son expédition pour faire le tour du monde, il prend à son bord le jeune Barthélemy de Lesseps pour une bonne raison : il parle russe.

Arrivé en Sibérie, l’explorateur missionné par Louis XVI confie à Lesseps la mission de rapporter une malle contenant les cartes, les lettres, les croquis, les spécimens collectés lors de son périple, à charge pour lui de les amener au roi de France à Versailles.

Pour cela, notre jeune héros va devoir parcourir les presque 12 000 kilomètres du Kamtchatka ! Barthélemy va devoir lutter contre les dangers les plus incroyables dans ce froid sibérien.

Il mettra plus d’un an pour relever ce défi dont il consigne chaque étape, chaque rencontre, chaque émotion dans son journal de bord…

Dans son premier roman, Mission Sibérie, Elisabeth Rivoire nous relate l’histoire vraie de Barthélemy de Lesseps, seul survivant de l’expédition Lapérouse.

L’expédition de La Pérouse est une expédition de découverte commandée à partir de 1785 par Jean-François de La Pérouse, et sous l’impulsion du roi de France Louis XVI, dans le but d’effectuer une exploration de l’océan Pacifique dans la lignée de James Cook.

Les navires de l’expédition, La Boussole et L’Astrolabe, s’échouèrent à Vanikoro ce qui mit un terme à l’expédition en 1788. Des survivants s’installèrent temporairement sur place avant de disparaître. Seul Barthélemy de Lesseps est revenu sain et sauf de cette expédition.

Elisabeth Rivoire a imaginé sous forme de journal intime l’incroyable et véritable épopée du jeune Barthelemy de Lesseps qui a mis six mois, de septembre 1787 à mars 1788, pour traverser la péninsule du Kamtchatka.

L’autrice s’est inspirée du journal qu’a tenu le diplomate pour bâtir son intrigue dans une forme remaniée et allégée pour le mettre à la portée du jeune public.

L’occasion pour les lecteurs de découvrir les nombreuses péripéties et avaries que Barthélémy de Lesseps va connaître tout au long de son voyage. Notre héros va rencontrer les nombreuses peuplades qui vivent dans ces contrées glacées, on découvre leurs traditions et leur sens de l’hospitalité.

Un bon roman historique pour la jeunesse, dépaysant, dynamique et plein d’intérêt même si je déplore que l’autrice aille trop vite, on effleure un peu trop le sujet à mon goût, j’aurai aimé en apprendre davantage sur les autochtones vivant en Sibérie. 

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