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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Élisabeth Rivoire a enseigné le français et animé des ateliers d’écriture en France, en Polynésie et en Afrique. Voyageant sur tous les continents, elle a partagé des anecdotes qui ont prit vie progressivement sur le papier. Ses voyages en Océanie lui ont fait rencontrer la figure de Barthélémy de Lesseps qui a inspiré Mission en Sibérie. Elle signe ici son premier roman chez Oskar.

Lorsque Lapérouse prépare son expédition pour faire le tour du monde, il prend à son bord le jeune Barthélemy de Lesseps pour une bonne raison : il parle russe.

Arrivé en Sibérie, l’explorateur missionné par Louis XVI confie à Lesseps la mission de rapporter une malle contenant les cartes, les lettres, les croquis, les spécimens collectés lors de son périple, à charge pour lui de les amener au roi de France à Versailles.

Pour cela, notre jeune héros va devoir parcourir les presque 12 000 kilomètres du Kamtchatka ! Barthélemy va devoir lutter contre les dangers les plus incroyables dans ce froid sibérien.

Il mettra plus d’un an pour relever ce défi dont il consigne chaque étape, chaque rencontre, chaque émotion dans son journal de bord…

Dans son premier roman, Mission Sibérie, Elisabeth Rivoire nous relate l’histoire vraie de Barthélemy de Lesseps, seul survivant de l’expédition Lapérouse.

L’expédition de La Pérouse est une expédition de découverte commandée à partir de 1785 par Jean-François de La Pérouse, et sous l’impulsion du roi de France Louis XVI, dans le but d’effectuer une exploration de l’océan Pacifique dans la lignée de James Cook.

Les navires de l’expédition, La Boussole et L’Astrolabe, s’échouèrent à Vanikoro ce qui mit un terme à l’expédition en 1788. Des survivants s’installèrent temporairement sur place avant de disparaître. Seul Barthélemy de Lesseps est revenu sain et sauf de cette expédition.

Elisabeth Rivoire a imaginé sous forme de journal intime l’incroyable et véritable épopée du jeune Barthelemy de Lesseps qui a mis six mois, de septembre 1787 à mars 1788, pour traverser la péninsule du Kamtchatka.

L’autrice s’est inspirée du journal qu’a tenu le diplomate pour bâtir son intrigue dans une forme remaniée et allégée pour le mettre à la portée du jeune public.

L’occasion pour les lecteurs de découvrir les nombreuses péripéties et avaries que Barthélémy de Lesseps va connaître tout au long de son voyage. Notre héros va rencontrer les nombreuses peuplades qui vivent dans ces contrées glacées, on découvre leurs traditions et leur sens de l’hospitalité.

Un bon roman historique pour la jeunesse, dépaysant, dynamique et plein d’intérêt même si je déplore que l’autrice aille trop vite, on effleure un peu trop le sujet à mon goût, j’aurai aimé en apprendre davantage sur les autochtones vivant en Sibérie. 

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Scénariste de bande dessinée adulte et jeunesse et auteur d’albums et de romans illustrés, Loïc Clément est un passionné du livre. Il a été libraire spécialisé, critique littéraire, bibliothécaire et formateur autour des Métiers du livre avant de se lancer lui-même dans l’écriture. Anne Montel est graphiste, illustratrice de livres pour enfants ou livres de cuisine et dessinatrice de bande dessinée.

Céleste, Prosper, Angus et Nocte doivent passer un samedi entier en retenue en compagnie de Caïus, la petite frappe du collège.

Intimidant et agressif, ce dernier est à lui seul une bonne raison pour qualifier cette journée de désagréable.

Quand ces élèves contraints de se supporter pendant les prochaines heures découvrent qu’ils sont prisonniers d’une bulle temporelle, le club des collés bascule dans le cauchemar…

Vingt ans avant Le Temps des Mitaines, la vallée était déjà le lieu d’événements fantastiques ! C’est ce que nous relate Loïc Clément dans ce prequel aux bandes dessinées, Le mystère de la chambre morne.

Car au lieu de romancer les histoires déjà parues, le duo Loïc Clément au texte et Anne Montel aux illustrations, à préféré remonter le temps et dévoiler l’enfance des héros que les enfants ne connaissent qu’adultes dans les albums.

Bloqués dans une bulle temporelle, les cinq jeunes adolescents que tout oppose vont devoir rivaliser d’ingéniosité pour sortir d’une salle de « colle éternelle ».

Je n’ai jamais lu les bandes dessinées issues de cet univers, ce qui ne m’a nullement empêché d’apprécier ce roman dont je n’ai fait qu’une bouchée.

Dans ce court roman, l’auteur aborde des thématiques dures comme le deuil, la maltraitance envers les enfants, l’intolérance, etc, sans jamais tomber dans le pathos car l’accent est mis sur l’espoir, la résilience, l’amitié et la générosité.

Les jeunes héros de ce huit-clos teinté de fantastique ont des pouvoirs et vont devoir s’en servir pour espérer rompre le sort de la chambre morne qui les emprisonne.

Ils vont devoir aussi mettre leurs apriori de côté et faire preuve de solidarité pour se sortir du piège dans lequel ils se trouvent.

Dans ce roman chorale, Loïc Clément va donner tour à tour la parole à ses cinq héros, les mettant pareillement en valeur, et démontrer qu’en dépit de leurs parcours, ils ne sont pas aussi différents qu’ils en ont l’air.

Les illustrations d’Anne Montel en noir et blanc façon encre de Chine sont, comme toujours, sublimes et viennent ponctuer ce récit destiné aux 9 / 12 ans en apportant une touche de candeur bienvenue.

Le travail éditorial des éditions Little Urban est une fois encore très réussi, l’objet livre en hard back est de toute beauté et offre un merveilleux écrin à ce premier tome.

Si vous cherchez un roman bien écrit, avec des thèmes contemporains et de belles illustrations, Le mystère de la chambre morne est exactement qu’il vous faut.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Après des études de philosophie, Xavier-Laurent Petit devient instituteur puis directeur d’école, mais reste avant tout un passionné de lecture. Une passion qui le conduit à franchir le pas de l’écriture avec deux romans policiers en 1994 et, à l’école des loisirs en 1996, Colorbelle-ébène qui reçoit le prix Sorcières. Suivent d’autres romans pour la jeunesse, pour la plupart ancrés dans l’actualité.

Amouksan est la doyenne de l’humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu’on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu’elle a porté une seule fois, il y a très, très, très longtemps.

Plus d’un siècle auparavant, son père trappeur qui aurait voulu un garçon, décide de faire d’elle son héritier, lui rase la tête et décide de lui apprendre à chasser le renne l’hiver, et le saumon l’été. Alors, il élèvera Amouksan comme un garçon.

Mais cette année-là, en 1900, c’est un géant revenu du fond des âges qu’ils vont découvrir ensemble, sur les rives de la rivière Berezovska : un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

Après La Nouvelle Orléans d’Un temps de chien, la Tasmanie avec Les loups du clair de lune, Mission mammouth, le troisième volet d’Histoires Naturelles de Xavier-Laurent Petit nous entraîne jusqu’au fin fond de la Sibérie Orientale, sur les traces d’un animal disparu à la Préhistoire, le mammouth.

Comme dans les précédents opus, l’héroïne de ce récit est une enfant mais la ressemblance s’arrête là. Les deux premiers tomes pointaient du doigt le désastre écologique par la faute de l’Homme avec l’ouragan Katrina pour l’un et l’éradication des loups de Tasmanie pour l’autre.

Ici, l’histoire se conjugue dans un passé lointain, celui du tout début du XXè siècle et s’appuie sur des faits réels : la découverte d’une une carcasse de mammouth congelée sur les rives de la rivière Berezovska, en Sibérie orientale qui va amener Eugen Pfizenmayer et Otto Herz à quitter Saint-Pétersbourg en 1901 pour la récupérer.

Le récit relate la découverte de ce mastodonte et la venue des savants au coeur de la Sibérie pour ramener l’animal à St Petersbourg et le présenter au tsar Nicolas II et à son épouse la tsarine Alexandra.

Amouksan et son père seront du voyage vers la civilisation et l’académie des sciences, l’unique occasion pour la petite illettrée, de découvrir des paysages de Russie bien différents des siens, notamment les villes, ses immeubles et leur confort moderne.

Mais au-delà de cet épisode historique, l’auteur s’attache à nous raconter le quotidien d’Amouskan et de sa famille, la place des femmes dans cette partie du monde reculée, l’occasion pour les jeunes et moins jeunes lecteurs de découvrir la Sibérie, pays du froid et de la glace.

Roman d’apprentissage, Amouskan, va devoir gommer sa fémininité pour épauler son père, faute d’héritier mâle. Elle sera trappeur comme lui car nulle femme à cette époque n’ose s’opposer aux hommes, et loin de s’en plaindre ou de s’en insurger, elle va, au contraire, jouer son rôle à la perfection.

Les nombreuses illustrations d’Amandine Delaunay viennent merveilleusement bien ponctuer ce récit d’aventures et concourent à plonger les lecteurs dans le froid sibérien. Cette incursion dans ce froid polaire et dans l’existence de cette peuplade du bout du monde m’a beaucoup plu.

Le récit est enlevé, le propos intéressant et la petite Amouskan bien attachante, et, vous le savez, j’ai un vif intérêt pour la Russie, qui a été comblé, je le recommande aux 9 / 12 ans, l’histoire les dépaysera sassurément et les instruira !

Merci aux éditions L’école des loisirs pour cette lecture enrichissante, j’ai adoré.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Évelyne Brisou-Pellen est née en Bretagne et, hormis un petit détour par le Maroc, elle y a passé le plus clair de son existence. Elle a écrit beaucoup de contes et de romans, publiés chez divers éditeurs (Gallimard, Bayard, Hachette, Rageot, Nathan, Pocket, Milan, Casterman, Flammarion, Millefeuille, Belin…) Elle est notamment l’autrice de la série  » Le Manoir  » chez Bayard Jeunesse, dont les six tomes de la première saison se sont vendus à plus de 184 000 exemplaires à ce jour.

Téos, jeune garçon serviteur du crocodile sacré en Égypte antique, remarque un jour que celui-ci a quelque chose de coincé entre les dents : un diamant !

Ce diamant a-t-il à voir avec la disparition de son père et le vol de la statuette sacrée du temple du dieu Sobek ?

C’est accompagné de la jeune cuisinière Tiy que Téos va mettre à jour une manigance mettant en danger toute la vallée du Nil et le règne même du pharaon !

Avec Le diamant du dieu crocodile, Evelyne Brisou-Pellen plonge les jeunes lecteurs dans une enquête mêlant magie et histoire, au coeur de l’Egypte antique des pharaons.

Très bien documenté, ce court récit sans temps mort, fait la part belle au courage de ses jeunes héros : Téos et Tiy qui vont s’unir afin de sauver l’Egypte du terrible fléau qui les menace !

En effet, le dieu du désert Seth, a décidé que les règnes d’Horus et du pharaon devaient prendre fin, une catastrophe pour les égyptiens qui vénèrent le Nil, source de tous les bienfaits.

Cette courte enquête menée tambour battant permet à l’autrice de présenter les dieux égyptiens, leur bestiaire sacré et les us et coutumes qui régissent la vie des égyptiens de cette époque.

Abondamment illustré, il plaira sans conteste au public visé, les 8 / 10 ans qui apprendront une foule de choses grâce à ce récit d’aventures. Le duo est très attachant et les petits lecteurs pourront s’idenfier à eux.

Cerise sur le gâteau : à la fin de l’ouvrage, ils trouveront un cahier de jeux pour prolonger leur lecture et des pages explicatives sur les différents dieux et déesses, le Nil et les principaux monuments de la vallée des rois.

Un roman idéal pour une première immersion dans le registre historique, je vous le conseille.

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture toute mignonne !

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Nadine Debertolis vit à Letra (69). Elle a parfois les pieds sur terre, mais le plus souvent la tête dans les nuages. Curieuse de tout, elle adore apprendre et voyager, puis transformer ses découvertes en histoires. Si elle avait une baguette magique, elle mettrait le monde sens dessus-dessous avec des fleurs géantes, des pluies de sushis et des animaux chanteurs d’opéra.

C’est le début des vacances et Dimitri et Tessa partent à l’improviste avec leur mère dans la maison de l’oncle Eustache, décédé un an auparavant et dont elle a hérité. Son mari, anthropologue, est une fois de plus absent, en congrès au Brésil.

A peine arrivés, Dimitri et Tessa se retrouvent face à plein de portes fermées, un trousseau de 36 clés et autant de mystères à résoudre. Tandis que leur mère se plonge dans des rangements et des nettoyages insensés, et se mure dans un silence bougon, ensemble, ils décident d’ouvrir leurs premières serrures pour découvrir le secret de ce manoir démesuré.

Qui était vraiment ce grand-oncle mystérieux, mais surtout, que fabriquait-il dans sa grande maison ? De porte en porte, les enfants, bientôt rejoints par Daphné, une petite voisine, vont ouvrir les différentes pièces les unes après les autres et assembler les indices afin de reconstruire le puzzle. Grâce à leur perspicacité, la maison dévoile peu à peu son mystère si longtemps caché…

Avec La maison aux 36 clés, Nadine Debertolis nous fait pénétrer dans une maison aux alentours de Lyon, pleine de mystérieuses portes fermées que ses jeunes héros vont nous dévoiler tout au long du récit.

Un vieux manoir empli de babioles, de bibliothèques pleines de carnets, des machines et des énigmes, voilà de quoi réveiller l’enquêteur qui sommeille en nous, que l’on soit petit ou grand !

Une aubaine pour Dimitri et Tessa, mécontents d’avoir laissé leurs copains à Lyon, qui vont se lancer à l’assaut de ces portes fermées à clé et découvrir bien des secrets liés à la maison mais aussi à leur maman que l’oncle Eustache aimait beaucoup.

Cette maman, en apparence plutôt secrète et renfermée, va peu à peu se laisser déborder par ses émotions et ouvrir son coeur.

Cet escape-game plein de dynamisme et de mystères façon roman est l’occasion pour l’autrice d’aborder des thématiques comme le deuil, la fraternité, l’amitié, la maladie de façon subtile et réaliste. Des thématiques et un dénouement qui font réfléchir, un bon point.

Les chapitres sont courts, le rythme est enlevé et chaque mystère débouchant sur un autre, l’intérêt du lecteur est sans cesse renouvelé et on a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire !

Aucun temps mort donc même si le schéma narritif se répète puisque les enfants sont sans cesse à la recherche de clés disséminées dans toute la maison, qui leur permettra d’ouvrir des portes.

Le duo de héros est sympathique et attachant. Tessa, la cadette, est fonceuse, taquine et franche, Dimitri est plutôt timoré et émotif. Ils s’aiment beaucoup, se chamaillent, se donnent des surnoms rigolos et s’entraident bien volontiers. Les enfants de dix à treize ans se reconnaitront sans peine à travers eux.

Autre atout : ce récit est abondamment illustré en en-têtes de chapitres et tout au long du récit par Antonin Faure que je découvre ici. Ses dessins sont fins et jolis, une vraie valeur ajoutée au roman.

En bref, un chouette roman d’aventures et de suspens et des thématiques intéressantes font de ce récit, une bonne lecture pour la jeunesse.

Un grand merci à Babelio et à Magnard pour cette lecture pleine d’aventures et de suspens !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Malika Ferdjoukh a séché quelques films à la Cinémathèque pour suivre des cours à la Sorbonne. Elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse. Elle vit entre Paris, la Normandie… et Parci-Par-là.

Minuit-Cinq a dix ans. Tout le monde l’appelle Minuit-Cinq. Même lui a oublié son vrai prénom, Antonin. C’est pareil pour sa sœur Bretelle et leur meilleur ami Emil. Ils font partie d’une bande d’enfants misérables qui hantent les rues enneigées de Prague à la recherche d’un coin chaud et d’un peu de nourriture.

C’est la veille de Noël et une incroyable nouvelle vient de se répandre : le collier de diamants, d’or et de rubis de la princesse Daniela Danilova a disparu. Celui qui le retrouvera aura une grosse récompense. Bretelle, qui n’a pas l’oeil dans sa poche, a peut être une idée.

Et si le voleur n’était autre que le comte Orlok qui seprétend amoureux de la princesse ? Les orphelins sont prêts à mener l’enquête mais le chemin va se révéler parsemé d’embûches…

Avec Minuit-Cinq Malika Ferdjoukh nous propose un merveilleux conte de Noël. L’histoire est classique et écrite à la manière des auteurs du XIXè siècle qui ont marqué le genre : Charles Dickens, Selma Lagerlof, Hans-Christian Andersen et bien d’autres, et c’est ce qui m’a beaucoup plu ici.

Destiné aux jeunes lecteurs dès 8 ans, ce roman mettant en scène des orphelins dans une ville de Prague enneigée, offre un portrait sans concession de la pauvreté de cette époque qui côtoyait les plus grandes richesses sans que les nantis ne s’en préoccupent une seconde.

L’histoire fait la part belle à l’amitié, à la solidarité et aux bons sentiments, de belles valeurs toujours utiles à prôner auprès du jeune public. Elle propose aussi de l’aventure, des rebondissements, du suspens et un dénouement plein d’espoir.

Très bien écrit, ce court récit propose des personnages très marqués : de gentils orphelins, un méchant comte, une princesse désinvolte, des souris savantes, des saltimbanques au grand coeur et des retrouvailles familiales.

Notre trio de héros est attachant, bien dessiné sans être idéalisé pour autant et on a plaisir à les suivre tout au long du récit. Le roman est trop court pour l’adulte que je suis qui serait restée volontiers avec nos protagonistes, mais idéal pour les enfants, j’aurai, pour ma part, adoré le lire à 8 ou 9 ans.

J’ai malgré tout pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire et je ne peux que vous inciter à la glisser au pied du sapin si vous avez dans votre entourage des lecteurs de cet âge, ils vont se régaler, c’est certain.

Merci aux éditions L’école des Loisirs pour cette belle lecture !

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Lucy Maud Montgomery [1874-1942], est l’autrice canadienne la plus lue au monde. Tout n’était pourtant pas bien parti. Une mère emportée par la tuberculose et un père qui l’abandonne à des grands-parents peu aimants à Cavendish, sur l’Île-du-Prince-Édouard. Elle réagit en laissant libre cours à son imagination, qu’elle nourrit en s’adonnant à la lecture et à l’écriture. En 1905, elle achève son premier roman, Anne de Green Gables. Elle l’abandonne plusieurs années dans une boîte à chapeaux après qu’il ait été rejeté par tous les éditeurs auxquels elle l’ait soumis, avant de retenter sa chance et parvenir à le faire publier en 1908.

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute.

Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme.

Féministe, romantique, poète, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ».

Anne a aussi un immense besoin d’amour, une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, et qui va se faire aimer de tous…

Vendu à 60 millions d’exemplaires à travers le monde, adapté des dizaines de fois, aimé par des générations de lecteurs, Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie et au pouvoir de l’imagination que les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont eu la bonne idée de réimprimer dans une magnifique édition que je vous encourage vivement à vous procurer.

Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite à l’imagination débordante, féministe involontaire et romantique impénitente, terriblement attachante, ce roman empreint de poésie et d’humour nous raconte bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer.

Il nous raconte un autre monde, fait d’une nature enchanteresse et féérique, de naïveté et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de la virevoltante et bavarde Anne. Un grand classique que je suis ravie d’avoir enfin découvert car je ne connaissais d’Anne que le trio de téléfilms Le bonheur au bout du chemin, vus sur M6, il y a de nombreuses années de cela.

Et mon Dieu, quelle pépite que cette petite Anne de Green Gables : un roman unique, solaire et intemporel, qui offre une véritable parenthèse magique, une petite bulle de bonheur pendant 400 pages, et que ça fait du bien !

Tout au long de ma lecture, je me suis sentie si bien à Avonlea, ce petit village de l’Île-du-Prince-Édouard où tout le monde se connait, où les secrets sont certes impossibles mais où la solidarité règne en maître, que j’ai été bien peinée de quitter.

Heureusement, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont prévu d’éditer l’intégralité des huit tomes qui composent la saga, je sais donc d’ores et déjà que je retournerai à Avonlea car, bien sûr, j’ai très envie de savoir ce que réserve l’avenir à Anne et à Marilla.

Une histoire pleine d’humour mais aussi d’émotion qui m’a enchantée, j’ai ri, j’ai versé ma petite larme et j’ai été très touchée par ce récit bien que j’ai quitté le monde de l’enfance depuis bien longtemps déjà, c’est la force des classiques merveilleusement écrits, qui savent vous happer dès la première ligne pour ne plus vous lâcher.

Une pépite, un bijou, une magnifique incursion au coeur du Canada du XIXè siècle qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, surtout dans cette édition si soignée et élégante qui offre un écrin magnifique à ce texte enchanteur.

Un grand merci à Babelio et Monsieur Toussaint Louverture pour ce coup de coeur !

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Auteure à succès, Mireille Calmel a publié plus d’une vingtaine de romans historiques aux éditions XO, qui figurent tous sur les listes de best-sellers en France comme à l’étranger (elle est traduite dans une douzaine de pays). Elle vit en Gironde (33). Romain Mennetrier illustre des albums et des romans, notamment chez Auzou (Ester Aranax, Les Malheurs de Sophie), Nathan, Le Père Castor ou Milan, et travaille régulièrement pour Bayard Presse. C’est aussi un passionné de musique. Il vit à Grenoble.

2 mai 1519, Château royal d’Amboise. Léonard de Vinci vient de rendre son dernier soupir. Mais passé le choc de la disparition du maître qui leur a appris à lire et à écrire, pour Flore, Raphaël, Louis et Pierre, il n’y a plus une minute à perdre : ils doivent retrouver le dessin de L’aile volante, l’une des plus grandes inventions du maître.

Léonard leur avait confié la mission de découvrir qui l’avait dérobé et pourquoi ? Le roi François Ier qui aimait l’inventeur comme un fils, compte bien faire construire l’aile volante pour lui rendre hommage mais il ignore que les plans ont disparu.

Le compte à rebours est lancé, car le roi François Ier ne doit pas s’apercevoir de sa disparition…

Le secret de Léonard est la première incursion de Mireille Calmel dans la littérature jeunesse. Ce roman à destination des 8 ans et plus est très bien documenté, je n’en attendais pas moins de cette romancière spécialisée dans les récits historiques, et va plonger les enfants au coeur d’un château de la Renaissance.

Le quatuor d’héros est bien sympathique et attachant avec une mention spéciale pour Flore, intelligente et courageuse, qui mène ses camarades à la baguette et qui maudit ses robes trop longues, rêvant de porter des chausses pour courir plus aisément !

Mireille Calmel propose à ses jeunes lecteurs une haletante course-poursuite dans les souterrains du château d’Amboise qui mettra leurs cellules grises au travail afin qu’ils découvrent l’auteur du vol et son mobile.

Le travail éditorial est épatant et l’objet livre, sublime : la couverture tout d’abord avec ses dorures en relief mais aussi ses illustrations, parfois en pleine page, tout au long du récit signées Romain Mennetrier.

Des illustrations toutes mignonnes et en couleurs, ce qui est assez rare. La police de caractère bien ronde donne un réel confort de lecture d’autant que le papier est épais et agréable à manipuler.

Les chapitres sont courts et enlevés, impossible de s’ennuyer tout au long de la lecture car l’autrice malmène ses petits héros en parsemant son récit d’embûches et de nombreuses péripéties.

Une vraie réussite que ce petit roman d’aventures historiques qui propose aux enfants une histoire passionnante, au vocabulaire soutenu, bien écrite et bien documentée. En plus de passer un bon moment, ils apprendront une foule de choses sur cette époque, ce qui est un très bon point.

Un grand merci aux éditions Belin Jeunesse X.O et à Babelio pour m’avoir envoyé ce roman que je recommande !

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Vashti Hardy est une auteure jeunesse. Elle a enseigné pendant de nombreuses années à l’école primaire. Après avoir quitté l’enseignement pour se consacrer davantage à l’écriture, elle devient conceptrice-rédactrice et cadre dans le marketing numérique.

Lontown dans le premier continent. Quand les jumeaux Arthur et Maudie apprennent que leur père, l’explorateur Ernest Brightstorm, est décédé lors d’une expédition pour Polaris Sud, ils ne veulent pas y croire.

D’autant qu’il est accusé par Eudora Vane, l’une des concurrentes de la course, d’avoir trahi le code des explorateurs en volant la poix de son embarcation, l’empêchant ainsi de rallier le troisième continent. Pour ses enfants, un tel comportement est tout bonnement et simplement impossible.

Les créanciers d’Ernest prennent possession de la maison familiale et les jumeaux se retrouvent dans les bas-fonds de Lontown. Heureusement pour eux, Harriet Coriander les embarque à bord de son dirigeable l’Aurora pour rallier Polaris, ce que personne n’a jamais réussi à faire.

Leur périple est ponctué par des événements fantastiques et la rencontre avec des animaux doués de grands pouvoirs, les lucides. C’est loin de toute civilisation que se trouve la vérité sur Ernest Brightstorm, et Arthur et Maudie sont bien décidés à la découvrir…

L’expédition fantastique est le premier tome de la saga Aurora signée Vashti Hardy. Dans ce roman mêlant aventure et fantastique, nous suivons Arthur et Maudie âgés d’une dizaine d’années, orphelins de mère et confrontés à la mort de leur père qu’ils vénéraient.

Dans un premier temps, ils ne croient pas à son décès car son oiseau lucide, qui ne le quittait jamais, est revenu à la maison, porteur du médaillon d’Ernest mais ils n’ont pas le temps de se remettre qu’ils sont expulsés de leur maison et vendus par leur gouvernante à un couple des bas-fonds dont ils vont devenir les domestiques.

Tout au long du roman, assez épais, on a plaisir à suivre leurs aventures dans cet univers fantastique qui s’étend sur trois continents. Du mystère, de la magie, des créatures fantastiques émaillent le récit et on ne s’ennuie pas une seconde de la première à la dernière page.

Nos deux héros sont attachants tout comme Harriet et Felicity qui vont prendre Arthur et Maudi sous leur aile, les aider dans leur quête et découvrir ce qui est arrivé à Ernest. La plume de l’autrice est vive et fluide, le récit est mené tambour battant et rappelle les romans d’aventures de Jules Verne.

Un premier tome que j’ai trouvé très réussi pour les 9 / 12 ans et que j’ai pris plaisir à lire. Il ne se contente pas d’être introductif mais il offre un vrai dénouement qui plus est réellement surprenant. Je compte donc bien découvrir le second opus très rapidement car il est déjà dans ma PAL.

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Lu dans le cadre du Mois américain

Kara LaReau est née et a grandi dans le Connecticut. Elle est titulaire d’un Master de création littéraire et d’édition de l’université Emerson de Boston, et a occupé des fonctions éditoriales chez Candlewick Press et Scholastic Press. Elle est autrice de nombreux albums, illustrés par sa soeur, Jenna LaReau, Scott Magoon, et Lorelay Bové. Kara vit à Providence, dans l’état de Rhode Island, avec son mari, leur fils et leurs deux chats.

Délaissées par leurs parents, les deux jumelles Aubépine et Clémentine vivent dans leur maison de Morneville. Elles adorent leur petite routine faite de raccomodage de chaussettes, de la lecture du Dictionnaire junior illustré du Professeur Nathaniel Snobinard et de flacons d’avoine.

Ce quotidien bien morne et insipide est brutalement interrompu le jour de leur kidnapping par Marie Mordeuil qui leur apprend qu’elle a abandonné leurs parents sur une ile déserte.

A leur grand dam, les voici embarquées en haute mer, prisonnières d’un équipage impitoyable de femmes pirates formé de Gaucheline, Brume, Princesse, Grâce, Millie Gadoue et Debois…

Hissez haut ! est le premier tome de la trilogie Les aventures involontaires des soeurs Mouais de Kara Lareau. J’ai trouvé ce premier opus très réussi tant sur le fond que sur la forme.

Une fois n’est pas coutume commençons par la forme : un livre de poche en hard back abondamment illustré avec talent par Jen Hill, une typographie aérée et bien lisible, tout est bien pensé pour le confort et la prise en mains par des enfants dès 9 ans, bravo Little Urban.

Le fond maintenant : cette histoire de piraterie est dynamique, pleine de péripéties et sort sacrément des sentiers battus car elle ne repose que sur des personnages féminins.

Les deux héroïnes Aubépine et Clémentine sont épatantes, totalement à rebours des habituels héros de ce genre de roman : elles abhorrent l’aventure sous toutes ces formes et ne sont heureuses que dans leur petite maison de Morneville à manger des flocons d’avoines tout en reprisant des chaussettes !

Les autres personnages sont des pirates femmes et reprennent les stéréotypes du genre, ce que je n’ai encore jamais vu dans les romans d’aventures alors qu’il y a eu quelques femmes versées dans la piraterie, peu nombreuses il est vrai. En toute fin de roman, Kara Lareau a glissé des notices sur ces pirates passées à la postérité ainsi que le vocabulaire inhérent à ce genre de récit.

L’histoire est drôle mais pas que ! Les pirates sont badasses et dament le pion à leurs collègues masculins et l’autrice en profite pour dénoncer la grossophobie. La plume de Kara Lareau est agréable à lire et bien adaptée au public visé avec un vocabulaire riche et plutôt soutenu.

De bons messages donc, une histoire rondement menée et une atmosphère très sympathique sont les points forts de ce premier opus des soeurs Mouais que je vous recommande vivement. Pour ma part, je lirai la suite avec grand plaisir.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette pépite, j’ai adoré !

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