Miss Dashwood nurse certifiée tome 2 Attention enfant fragile ! – Gwenaële Barussaud

Daisy Dashwood, nurse anglaise formée à la très réputée Perfect Children Academy, croyait avoir tout vu avec les enfants Godefroy et Charlotte de Grandville. Mais lorsqu’elle est appelée auprès de la Duchesse de Rochebelle pour s’occuper de la jeune Marie-Printemps, la voilà confrontée à des obstacles inattendus : l’enfant vit sous la férule d’une mère hantée par la peur des « microzoaires » et se croit constamment malade ou en danger.

Adieu jeux de plein air, jardinages et autres excursions champêtres pourtant recommandées par la célèbre pédagogue Mrs Stenford : désormais pour Daisy Dashwood ce sera sirop, pansements et broderies dans l’atmosphère confinée de la chambre. Heureusement, l’espiègle Léon, fils du gardien du domaine, vient mettre un peu d’animation au château. Mais d’animation à révolution, il n’y a qu’un pas que le duc et la duchesse de Rochebelle ne veulent surtout pas franchir. A moins qu’il en aille de la santé de Marie-Printemps…

Daisy Dashwood est une jeune nurse anglaise formée au sein de la prestigieuse école de nurses londonienne, la Perfect Children’s Academy. Ses vertus pédagogiques et ses prouesses auprès de Godefroy et Charlotte de Grandville ont fait le tour des châtelains normands.

C’est ainsi que le duc et la duchesse de Rochebelle font appel à ses services pour venir s’occuper de leur nièce Marie-Printemps, venue de Paris en convalescence. Voilà notre Miss Dashwood contrainte de quitter ses chers petits et Rodolphe Aiglefin, le professeur de piano de Charlotte pour lequel la nurse a le béguin.

Elle est accueillie par un colosse et son chien et conduite auprès de la duchesse, bavarde comme une pie et du duc, passionné de cactus. Elle fait ensuite la rencontre avec Marie-Printemps, assise dans son lit dans la pénombre la plus complète.

Prétendument de santé fragile, la jeune fille totalement hypocondriaque, ne doit pas voir le jour sous peine de migraines ni sortir de son lit de peur d’attraper microbes et maladies, abonnée à un régime à base de jus et de soupes en tous genre mitonnés par Arlette Lepic, sa cuisinière, qui suit à la lettre les préceptes du docteur Larivoisier.

Miss Dashwood va-t-elle convaincre Marie-Printemps de sortir faire des ricochets avec Léon Talbot, le fils du gardien, salir ses vêtements et essayer la nouvelle invention qui fait fureur à la cour de Napoléon III, le vélocipède ?

Comme vous le savez j’affectionne particulièrement la plume de Gwenaële Barussaud découverte à la lecture de sa série pour les adolescentes, Les lumières de Paris, une série pour laquelle j’ai eu un immense coup de cœur et dont j’attends avec impatience le quatrième tome.

J’étais donc ravie de retrouver sa série à destination des enfants entre 9 et 12 ans, Miss Dashwood nurse certifiée dont j’avais beaucoup aimé le premier opus, De si charmants bambins. Nous retrouvons donc dans ce deuxième volume notre nurse rousse so british, désormais épicurienne et grande amatrice de cuisine et de produits normands aux prises avec Marie-Printemps, une enfant intelligente et futée, très instruite en pharmacopée.

Attention enfant fragile ! est un vrai bonheur de lecture qui ravira les jeunes lectrices mais aussi celles qui ont gardé leur âme d’enfant et qui aimaient lire les charmants romans de la comtesse de Ségur dont Gwenaële Barussaud est sans aucun doute la digne héritière.

Ce second volume est tout aussi réussi que le premier, l’intrigue est menée tambour battant par Miss Dashwood avec des quiproquos linguistiques, de l’humour, des retournements de situation à la clé, impossible de s’ennuyer.

Un roman pertinent, joliment illustré, virevoltant et drôle, porté par des personnages ô combien attachants, avec pour toile de fond la Normandie de Napoléon III, comme toujours très bien restituée.

Gwenaële Barussaud montre bien à travers ce roman les différences entre Paris et la province dans les comportements et les us et coutumes, nous dévoilent les jeux en vogue sous Napoléon III ainsi que les avancées scientifiques de ce règne, de ce point de vue, c’est tout à fait passionnant et instructif pour les enfants.

Vous l’aurez compris Miss Dashwood est un roman délicieux et pétillant avec une vraie qualité littéraire et une jolie plume, je vous recommande cette série assurément.

Un grand merci à Flora et aux éditions Fleurus pour cette charmante lecture !

Pax tome 2 Le Grimm rôde – Asa Larsson & Ingela Korsell

Un loup-garou, l’esprit d’un enfant mort, des spectres… autant de combattants acharnés, tirés des plus sombres légendes nordiques, qui sont prêts à détruire Mariefred et ses habitants.

Il faudra toute l’ingéniosité et le courage d’Alrik et de son frère Viggo, deux enfants placés en famille d’accueil, pour défendre la petite ville. Guidés par Magnar et Estrid, Alrik et Viggo vont découvrir le sens du mot  » confiance  » et trouver petit à petit leur place, en se révélant à eux-mêmes.

Alrik et Viggo sont deux frères dont la mère n’est plus jugée apte à s’occuper d’eux par les services sociaux. Ils arrivent à Mariefred, une petite ville suédoise, dans une famille d’accueil. Désormais, ils vivront chez Anders et Laylah, un couple aimant et sans enfant, heureux de s’occuper d’eux.

La découverte à Mariefred du corps d’un vieux chercheur de trésor attaqué par une bête non identifiée plonge la petite ville dans la terreur. Quelques jours plus tard, c’est une adolescente qui est très sérieusement blessée par la même créature, qu’elle décrit comme une sorte de loup-garou. Avec l’aide d’Estrid et Magnar ainsi que celle de Damir, un sorcier venu chercher de l’aide dans les livres de la bibliothèque secrète, Alrik et Viggo découvrent qu’ils doivent créer une corde de Gleipnir.

Cette corde utilisée dans la mythologie nordique pour dompter les loups-garous est très difficile à réaliser puisque les garçons doivent récolter de l’haleine de poisson, de la salive d’oiseau, des pas de chats, de la barbe de femme, de la lave et des tendrons d’ours…

Ce second tome de la trilogie Pax, Le Grimm rôde, m’attendait dans ma PAL depuis sa parution cet automne. J’ai pourtant lu et bien aimé le premier volume en janvier, Les ténèbres avancent, il était donc grand temps que j’avance dans cette série et je regrette de ne pas m’y être plongé avant car j’ai adoré ce second opus, bien plus que le premier.

Il est vrai que le premier servait à poser le décor et nous présenter les personnages et que les auteurs se concentrent ici davantage sur l’action et de ce point de vue là, on est servi !

Aucun temps mort pendant près de deux cent pages, un rythme trépident et des héros malmenés par la vie avec une mère qui se désintéresse de leur sort et qui sèchera l’anniversaire d’Alrik, par le Grimm et par Simon et sa bande, leurs ennemis jurés !

Les deux frères sont plus soudés que jamais et ils se révèlent diablement sympathiques même si j’ai une nette préférence pour l’aîné Alrik, plus posé et réfléchi.

J’ai une fois de plus partagé cette lecture avec mon Sami-Chameau de fils qui vient d’avoir 10 ans et qui est pile la cible de ce roman écrit par Asa Larsson et Ingela Korsell, deux auteurs suédois confirmés que je découvre pour ma part à la lecture de cette série.

C’est un roman fantastique le disais-je pour les 9 / 12 ans qui a un rythme soutenu, avec des chapitres courts et abondement illustré en noir et blanc façon comics par Henrik Jonsson, ce qui ne manquera pas de séduire les amateurs de bandes dessinées mais aussi ceux qui ont du mal à lire de longues histoires.

Mon Sami-Chameau a un vrai coup de cœur pour cette série, il s’est aisément glissé dans la peau de Viggo, blond et cadet comme lui, aussi coléreux que lui aussi soit dit en passant et il est déjà plongé dans le troisième et dernier volume de la trilogie que je lirai à sa suite.

Un roman fantastique et une série à découvrir d’autant qu’elle met en valeur le courage et la solidarité, deux belles valeurs que les jeunes doivent cultiver à absolument.

Un grand merci aux éditions Slalom pour cette lecture palpitante, le tome 3 n’attendra pas aussi longtemps dans ma PAL !

Enola Holmes tome 1 La double disparition – Nancy Spinger

1888. Le jour où Enola Holmes découvre que sa mère a disparu, elle pressent qu’elle seule pourra la retrouver. Elle qui a grandi libre, est alors soumise par ses frères à l’apprentissage des bonnes manières d’une lady, puis expédiée droit vers un pensionnat de jeunes filles. Mais la chère enfant a du cran et de la ressource et elle échappe à son détective de frère, plongeant dans les bas-fonds de la capitale…

1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes découvre que sa mère a disparu. Vivant jusque là toutes les deux en compagnie de leurs domestiques dans un manoir de la campagne anglaise, sans contrainte et dans une grande liberté, elle est très surprise que sa mère soit partie sans crier gare.

Un jour passe puis deux et toujours pas de nouvelles de sa chère maman, persuadée que celle-ci est en danger, elle envoie un télégramme Londres à destination de ses frères Sherlock et Mycroft afin qu’il vienne à sa rescousse. Ceux-ci, fâchés avec leur mère depuis le décès de leur père, sont persuadés que cette disparition n’est qu’une lubie maternelle de plus, et ne s’inquiètent pas plus que çà de ne pas la retrouver.

Mais avant de retourner à leur vie londonienne, ils décident qu’il est temps que leur jeune sœur ait enfin une éducation convenable.

Mycroft, en temps que chef de famille, inscrit donc Enola dans une école de perfectionnement mais le jour du départ de la jeune fille, celle-ci s’enfuit, bien décidée à partir à la recherche de sa mère.

Dans le même temps, le jeune vicomte Tewksbury de Basilwether est porté disparu. Enola décide alors de mener l’enquête et comme elle ne peut pas devenir détective à visage découvert, elle s’invente une nouvelle identité…

Lire Sherlock, Lupin et moi La dame en noir m’a donné envie de sortir enfin le premier tome d’Enola Holmes de ma PAL dans lequel il croupissait depuis plusieurs années, depuis que j’avais découvert cette série chez ma copinaute Syl.

Et pas de surprises, ce premier opus m’a beaucoup plu même si j’ai trouvé l’enquête un peu légère, je n’oublie que nous sommes dans un univers jeunesse, il a sans doute un peu souffert de la comparaison avec Sherlock, Lupin et moi que j’ai trouvé plus réussi mais qu’importe, j’ai bien l’intention de poursuivre la série dès le mois de mai.

On fait donc la découverte de Enola, dernier rejeton de la famille Holmes, dont on dit que sa naissance est honteuse car ses parents étaient déjà fort âgés pour l’époque au moment de sa venue au monde. Elle grandit comme une herbe folle avec une mère qui se soucie peu d’elle et qui la laisse volontiers mener sa vie à sa guise, ce qui convient bien au caractère indépendant de Enola.

La jeune fille ne connaît pas le reste de sa famille et notamment ses frères aînés Mycroft et Sherlock qui ont coupé les ponts avec leur mère au moment du décès de leur père alors que Enola n’avait que quatre ans et qui vont découvrir horrifiés leur sauvageonne de soeur qui manque à leurs yeux sacrément d’élégance et d’éducation.

Cette première enquête montre une jeune héroïne qui ne manque pas d’intelligence, de débrouillardise et de courage, une jeune adolescente très attachante, qui va mener sa première enquête tambour battant en retrouvant le jeune vicomte en deux temps trois mouvements, une résolution un peu simple à mon goût mais qui ravira les détectives en herbe.

La double disparition est un bon roman policier, qui ne prend pas les enfants pour des imbéciles, avec une pointe d’humour et qui les plongera dans une ambiance victorienne réussie, une série à lire !

Chefs tome 1 Gaufres, collège et mystère – Christelle Chatel

C’est la rentrée des sixièmes au collège Pantagruel. Asal, Mandoline et Suzette y vont à reculons, mais l’arrivée d’Honoré, un nouvel élève élève, va tout changer. Quand ce dernier découvre un étrange livre en forme de gaufre, les collégiens vont mener l’enquête jusque dans le grenier de l’établissement… Quel mystère plane sur le collège Pantagruel ? Qui sont les CHEFS ?

C’est la rentrée des classes au collège Pantagruel et les petits nouveaux qui y font leur entrée, autrement dit les élèves de sixième, y vont plutôt à reculons et la boule au ventre, comme partout ailleurs.

Asal, Suzette, Honoré vont donc connaître leur première rentrée au collège tandis que Mandoline, qui est dans leur classe, repique sa sixième. Dès la première journée, ces quatre-là vont devenir amis et découvrir qu’ils ont tous en commun la même passion : la cuisine.

Honoré est le spécialiste des expériences culinaires, Suzette n’a pas son pareil pour mitonner les plats traditionnels, Asal est un pâtissier hors pair et Mandoline est la pro du bio ! Et lorsqu’ils découvrent à la bibliothèque un vieux livre en forme de gaufre qui semble vierge, ils décident de mener l’enquête aux quatre coins du collège…

Je suis très bon public lorsqu’il s’agit de littérature jeunesse, et lorsqu’il s’agit de gourmandise et de mystère, mon intérêt est immédiatement éveillé d’autant que mon Empereur de fils qui va bientôt le lire adore manger et lire des enquêtes, c’est donc très confiante que j’ai entamé cette lecture.

Autant vous le dire d’emblée, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable et je ne suis pas sûre de lire le tome 2 et la suite des aventures de ces chefs en herbe même si le récit et la fine équipe sont plutôt sympathiques, cela reste un roman trop léger pour l’adulte que je suis.

Il plaira sans doute au public auquel il est destiné, les jeunes collégiens même si je doute qu’ils soient nombreux à s’intéresser à la gastronomie ! Christelle Chatel tente avec ce premier opus de Chefs Gaufres, collège et mystère de faire un mélange entre Harry Potter et Top Chef avec un groupe d’amis, un collège et une méchante, un mélange qui n’est pas forcément des plus réussis, n’est pas J.K Rowling qui veut.

Certes comme je le disais plus haut c’est un roman qui se lit très bien avec une galerie de personnages sympathique en diable mais l’histoire manque d’épaisseur et surtout l’intrigue avance bien trop vite pour qu’il y ait la moindre dose de suspens.

Un petit roman sympathique avec des aspects intéressants comme l’amitié et l’entraide mais que l’on oublie sitôt la lecture terminée, dommage.

Merci à Babelio et aux éditions Playbac pour cette lecture gourmande !

Sherlock, Lupin et moi tome 1 Le mystère de la dame en noir – Irene Adler

Lu dans le cadre de Ma PAL de printemps (3/10)

Été 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin leur a réservé une surprise. Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une silhouette fantomatique apparaît la nuit sur les toits de la ville. Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

Saint-Malo, 1870. L’été de ses douze ans, Irene Adler, une jeune américaine, fait la connaissance de Sherlock Holmes et d’Arsène Lupin, tous deux âgés de quatorze ans et en villégiature comme elle sur la côte Bretonne.

Entre eux, une grande amitié naît et au gré de leurs promenades dans la cité corsaire, ils trouvent un corps échoué sur la plage. L’homme, dont on ne connaît pas l’identité, a semble-t-il été victime d’un meurtre.

Au même moment, un collier de diamants d’une valeur inestimable est volé à Madame de Martigny, une amie de madame Holmes. Le voleur serait-il le mystérieux promeneur des toits que l’on aperçoit chaque nuit ? Ou le meurtrier et le voleur sont-ils la même personne ?

Sherlock, Arsène et Irene, en quête de sensations fortes et pour tromper leur ennui, décident d’enquêter sur ces deux affaires, d’autant que la police locale ne brille pas par son efficacité…

Lorsque mon regard a croisé Sherlock, Lupin et moi tome 1 Le mystère de la dame en noir en librairie, j’ai su que j’allais faire deux heureux : moi-même of course et surtout mon Empereur de fils, grand fan d’histoires policières et de Sherlock Holmes en particulier.

C’est donc en sa compagnie que j’ai lu ce roman policier grâce auquel il a découvert l’un des héros de mon enfance : Arsène Lupin ! Dans ce récit à la première personne, Irene nous relate leur première aventure ensemble et sa rencontre avec Holmes et Lupin.

Autant vous le dire d’emblée, nous avons passé un excellent moment de lecture. Le récit est rythmé, drôle et passionnant, bien écrit et il contient suffisamment de rebondissements et de suspens pour plaire aux enfants dès 10 ans mais aussi aux adultes car c’est un vrai roman policier avec plusieurs enquêtes à la clé : d’un côté un meurtre et de l’autre un vol de bijoux, sans compter l’enquête pour découvrir l’identité du défunt.

Notre trio d’amis va se retrouver au mauvais endroit et au mauvais moment et aura besoin de toute sa sagacité pour se sortir des pièges que l’on va leur tendre.

Pendant près de 300 pages, on ne s’ennuie pas une seconde à suivre cette folle aventure, pleine de péripéties et qui est aussi très bien ancrée dans son époque et ses technologies, l’idéal pour familiariser le jeune public à cette fin du 19è siècle et leur faire découvrir ces deux personnages emblématiques de la littérature que sont Sherlock Holmes et Arsène Lupin.

L’auteur, dont on ne connaît pas l’identité, a la bonne idée de réunir ces deux héros de la littérature policière classique comme l’avait fait Maurice Leblanc lui-même dans son recueil Arsène Lupin contre Herlock Sholmès.

Mention spéciale pour le travail éditorial d’Albin Michel jeunesse qui a soigné la couverture avec un rabat, inséré des gravures d’époque et dont chaque en-tête de chapitre a sa propre illustration, un véritable plaisir pour les yeux et une réelle invitation à la lecture, bravo !

Vous l’aurez compris, je suis séduite par ce premier tome, mon Empereur de fils aussi et nous attendons avec impatience la suite des aventures de nos trois héros.

Winston tome 1 Un chat en mission secrète – Frauke Scheunemann

Winston est un chat de luxe à l’humour caustique, pantouflard et délicat, qui n’a jamais mis les pattes dehors. Sa vie est bouleversée quand Kira, la fille de la domestique de son maître, vient habiter l’appartement. Promenades, rencontre avec les chats de gouttières du voisinage, Winston est contraint de changer de quotidien. Les ennuis arrivent pour les deux héros… Un jour d’orage, ils sont tous deux frappés par la foudre et se retrouvent chacun dans le corps de l’autre… et trouvent à le moyen de réussir à résoudre tous les deux leurs problèmes… en s’entraidant.

Winston Churchill est un British Shorthair pur race d’origine anglaise qui vit en colocation avec Werner Hagedorn, un professeur de physique quantique. Ils habitent un bel appartement au numéro 106A de la très chic Allée-Haute à Hambourg en Allemagne.

La vie de Winston est un vrai paradis terrestre : choyé par son maître et par Olga, l’employée de maison du professeur qui lui mitonne de bons petits plats, il paresse toute la journée sur le canapé du salon et ne met jamais le nez dehors car nom d’une sardine à l’huile il déteste les enfants et sa propre compagnie lui suffit.

Winston est un chat snob mais comblé jusqu’au jour où Olga remet sa démission pour se marier et que sa sœur Anna fait son entrée dans leur vie, affublée d’une grande fille de 12 ans prénommée Kira.

Si Werner avait demandé son avis à Winston, mère et fille n’auraient jamais franchi le seuil de l’appartement mais hélas, ce n’est pas le cas. Il vit très mal l’arrivée de ses intruses dans son quotidien feutré d’autant plus que Anna est accusé par son ancien compagnon de trafic de cigarettes !

Quant à Kira, elle est bien gentille mais elle s’est mise en tête de sortir Winston hors de son nid douillet et c’est alors qu’un orage transmute Kira dans le corps de Winston et Winston dans le corps de Kira…

J’avais reçu ce roman cet été et je m’étais promis de le lire rapidement car cette couverture très réussie est une véritable invitation à la lecture. Hélas, trois fois hélas, comme toujours j’ai traîné mais je me suis finalement décidée à le sortir de ma PAL et je l’ai dévoré en deux jours !

Winston est un roman drôle, piquant, fantastique, envoûtant, original, prenant, mignon… bref j’ai adoré ce premier tome très réussi mêlant habilement fantastique, policier, le tout saupoudré de beaucoup d’humour et de causticité.

Cerise sur le gâteau, c’est un récit de grande qualité qui plaira aux 9 / 12 ans, public auquel il est destiné mais aussi aux adultes car comme je vous le disais je l’ai lu quasi d’une traite tant Frauke Scheunemann m’a bien ferré dans ses filets.

Le duo formé par Winston, le narrateur, un chat certes snob et gourmand mais intelligent et avec un grand cœur et Kira, une jeune pré-ado confrontée aux élèves snobs de son nouveau collège intelligente elle aussi, fonctionne bien et se révèle complémentaire.

Ce premier tome est un vrai roman feel-good pour les enfants plein de tendresse, d’amitié, d’entraide, de drôlerie et de péripéties que je ne peux que vous recommander de mettre dans les mains de vos enfants et des vôtres si, comme moi, vous aimez lire de la jeunesse, cette petite perle vous plaira sans aucun doute.

Pour ma part, je lirai le tome 2 avec grand plaisir dès qu’il sera paru. Un grand merci à Flora et aux éditions Fleurus pour cette charmante lecture !

La vallée des mammouths – Olivier May

Dans la toundra enneigée, Airelle et son cousin Petit-Nez partent chasser avec leurs loups apprivoisés. Mais les proies se font rares et la famine menace la tribu.
Pour survivre, les chasseurs de la horde de la Louve vont devoir s’enfoncer dans une nature dangereuse, peuplée d’animaux sauvages.

C’est l’hiver et il est fort rude cette année dans la toundra. Les enfants de la Louve connaissent la faim et plusieurs des leurs, bébés ou vieillards, sont déjà morts de faim. Il faut absolument que la tribu tue un mammouth, histoire de lui donner quelques jours de nourriture.

Pour Airelle et son cousin Petit-Nez, pas question de rester les bras croisés, ils partent avec leurs loups apprivoisés chasser du petit gibier pendant que les hommes de la horde de la Louve se mettent en quête d’un mastodonte, encouragé par l’homme-sage du village qui, lors d’une de ses visions, a vu que les jours de famine allaient prendre fin.

Je ne suis pas une inconditionnelle de la Préhistoire, je pense que vous l’avez déjà remarqué, mais mon Sami-Chameau de fils, si. Aussi, lorsque j’ai vu La vallée des mammouths dans le catalogue de Castor Poche je n’ai pas hésité à le demander, pensant que ce court roman destiné aux 9 / 12 ans allait l’intéresser.

Et bien sûr, j’ai mis dans le mille, il a adoré cette aventure au temps de la Préhistoire et aimé suivre Airelle, Petit-Nez et la horde de la Louve dans le troisième opus de la série écrite par Olivier May, je vais donc de ce pas acheter les deux premiers volumes qu’il me réclame depuis la fin de sa lecture !

C’est un petit roman sympathique qui plaira au jeune public car il est dépaysant de par son époque, très bien documenté, l’auteur sème ça et là, ses connaissances sur les peuples de la fin de la Préhistoire et c’est passionnant pour les enfants comme pour les adultes, en tout cas ceux qui comme moi ne connaissent absolument rien de cette époque lointaine.

Que ce soit sur la chasse, la pratique du chamanisme, les rites funéraires… les enfants ressortiront de cette lecture charmés par cette aventure pleine de bons sentiments et avec quelques connaissances historiques à la clé, que demander de plus ?

Si votre enfant aime la Préhistoire, mettez-lui dans les mains La vallée des mammouths, il ne sera pas déçu !

Un grand merci à Brigitte et aux éditions Flammarion jeunesse pour cette lecture instructive !