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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, au pays de Galles. 

Comté du Kent, Angleterre, 1934. Passer un smoking pour le dîner, utiliser une fourchette pour la viande, une autre pour le poisson… Franchement, quel intérêt à toutes ces simagrées ?

C’est pourtant bien ce à quoi va devoir se plier Jack Altringham, héritier du duc d’Eynsford fraîchement débarqué d’Australie.

Pour l’aider, une seule candidate, la charmante Georgie. Mais, dès son arrivée à Kingsdowne Place, dans le Kent, elle découvre que certains membres de la famille d’Eynsford se donnent beaucoup de mal pour mener la vie dure à son élève. Et quelques jours plus tard, le duc meurt poignardé.

Aux yeux de tous, Jack est le suspect parfait. Sauf pour Georgie qui va tout faire pour démêler le faux du vrai entre petits secrets, rancune de classe et vengeance à froid…

Son espionne royale et l’héritier australien est le septième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mysteries, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne, sans oublier Queenie, la bonne impayable de Georgie.

J’ai adoré l’ambiance de campagne anglaise de ce roman, découvrir le quotidien, les us et coutumes d’une famille aristocratique que l’autrice décrit si bien, on se croirait dans Downton Abbey et j’ai adoré cet aspect.

Il sera ici beaucoup question d’héritage mais aussi de la famille, des liens familiaux et aussi d’homosexualité, thème ô combien tabou à l’époque où est censée se passer cette histoire.

La plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, pleine d’humour, la galerie de personnages qu’elle nous brosse est bien intéressante, même si certains sont davantage dessinés que d’autres pour les besoins de l’enquête.

L’intrigue policière est bien ficelée avec des rebondissements et des fausses pistes et j’avoue que l’autrice m’a, une fois encore, bien eue : je n’ai pas été capable de trouver le coupable du meurtre de l’odieux duc même si le mobile, lui, était bien évident, et j’ai beaucoup apprécié de m’être fait menée par le bout du nez.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque ! En premier lieu notre héroïne et la duchesse, mère de la victime.

Vous l’aurez compris, ce tome a comblé toutes mes attentes : une bonne intrigue, de l’humour et une atmosphère cosy, autant d’atouts qui font de ce cosy crime un très bon moment de lecture.

Si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Derrière son éventail et ses hautes coiffes, Marie-Antoinette gère aussi les affaires sensibles du royaume. Quand un certain chevalier d’Eon se présente à la Cour, sa Majesté tombe sous le charme de ce curieux diplomate qui a pour habitude de revêtir des vêtements féminins.

Mais voilà que le chevalier est accusé de meurtre. Et la Reine a horreur des injustices ! Persuadée de son innocence, elle ordonne à Rose et Léonard, ses fidèles détectives, de l’aider à échapper à la police royale. Réussiront-ils à démasquer le véritable meurtrier ?

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Les fourberies d’escarpin tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

On y côtoie en sus Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, vendeur d’armes aux insurgés et bien dépité par l’interdiction du roi de faire jouer sa pièce Le mariage de Figaro ; et le chevalier d’Eon, espion du feu roi Louis XV qui entend ici faire chanter le gouvernement en échange de son silence sur le cabinet secret de Louis le Bien-Aimé, dissous par son petit-fils et successeur !

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard pleutre. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils savent aussi faire front commun pour mener à bien leur mission et retrouver l’assassin des anciens espions du roi Louis XV qui tombent comme des mouches dans le sillage du chevalier d’Eon.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! Je suis à jour dans cette série et j’attends le prochain tome à paraitre fin octobre pour retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Bienvenue dans la ville la plus déjantée de Belgique ! De passage à Liège pour une exposition de ses peintures, René Magritte se promène sur les quais avec son épouse Georgette et leur chienne Loulou. Soudain, ils reconnaissent un célèbre chanteur des rues, dans son habit de scène constellé de fleurs en plastique.

L’artiste est en train de pêcher. Attention, ça mord ! Mais voilà que sort de l’eau un pied de fillette dans un soulier doré ! Fini, les flâneries, René et Georgette partent percer ce mystère dans la Cité Ardente du grand Simenon…

Nom d’une pipe ! A Knokke-le-zoute ! et Les fantômes de Bruges s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur quatrième enquête, Liège en eaux troubles, qui a pour cadre la ville de Liège comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai désormais très envie de découvrir, notamment pour ses gourmandises.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller Liège, autour de la vie et des romans d’un grand auteur de romans policiers, Georges Simenon, le créateur du célèbre commissaire Jules Maigret.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte, adore le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Si j’avais trouvé le troisième opus un chouilla moins intéressant, celui-ci s’est révélé passionnant entre les clins d’œil à l’œuvre de Simenon et les personnages freaks à qui le tueur s’en prend, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette quatrième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Le peintre René Magritte et sa femme Georgette sont réveillés à la tombée de la nuit par Carmen, leur femme de ménage. Elle est dans tous ses états.

Pensez donc ! La pauvre, qui travaille aussi pour leur mystérieux voisin est tombée sur son cadavre en prenant son service. Ils préviennent aussitôt la police qui trouve la maison vide.

Et en effet, quand le trio déboule chez lui, le corps a disparu ! Mais plus étrange encore, le tableau de Magritte qui trônait dans le salon s’est volatilisé lui aussi.

Leur enquête va les mener à Bruges, la Venise du Nord, d’une étrange beauté avec ses canaux sur lesquels glissent de silencieux fantômes…

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! et A Knokke-le-zoute ! s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur troisième enquête, Les fantômes de Bruges, qui a pour cadre Bruges comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai très envie de découvrir.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la Venise du nord, autour d’une famille totalement barrée et antipathique à souhait ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Même si ce tome n’est pas mon préféré, je trouve qu’il y a quelques longueurs et un petit trou d’air en milieu de roman, je serai au rendez-vous du prochain tant j’aime l’atmosphère et les personnages de cette série.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette troisième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

5 novembre 1961  : la famille Hughes se prépare à célébrer la nuit de Guy Fawkes avec pétards et feux d’artifice. Tous sont rassemblés dans le jardin, quand le cabanon dans lequel sont entreposées les fusées s’embrase, causant la mort du patriarche, Thomas Hughes, enfermé à l’intérieur.

L’autopsie conclut rapidement à la mort par asphyxie et le coroner, Clement Ryder, classe l’affaire sans suite.

Mais le lendemain, Duncan Gillingham, un journaliste ambitieux, publie dans l’Oxford Tribune un article accusateur  : la justice aurait bâclé le dossier. Selon lui, la famille cacherait la vérité et le décès serait suspect.

Pour calmer l’opinion, l’inspecteur Jennings confie l’enquête à la jeune policière Trudy Loveday. Très vite, celle-ci se tourne vers Clement Ryder. Ils n’auront pas trop de leurs forces réunies pour tenter de percer les mystères du clan Hughes…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement que j’ai jeté mon dévolu sur le cinquième opus de cette saga : Feu d’artifice mortel.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1961 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné toute la famille qui haïssait le défunt et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat de l’abject Thomas Hughes, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité m’ont charmée une fois de plus.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Je trouve juste que le dénouement intervient un peu trop rapidement, je serai restée bien volontiers à Oxford quelques dizaines de pages supplémentaires. Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Née en Angleterre, Julia Chapman a exercé comme professeur d’anglais au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. Elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées avec son mari pendant six ans. Aujourd’hui, elle habite dans les vallons du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, dont les paysages si typiques lui ont inspiré sa série de romans, Les Détectives du Yorkshire.

Après un enlèvement qui l’a terrifiée, Delilah Metcalfe tente de retrouver ses esprits. Or les ennuis ne font que commencer : elle a découvert qu’une menace pesait aussi sur son coéquipier et prétendant Samson O’Brien.

Pour le protéger d’une mort certaine, elle va devoir prendre ses distances avec lui alors même qu’elle vient de propulser les émotions de son partenaire à des sommets étourdissants…

Et convaincre les habitants de Bruncliffe de l’aider ! Hélas, nombreux sont celles et ceux qui ont des griefs envers Samson. Car qui fait du tort à un seul en menace beaucoup…

Rendez-vous avec la menace est le septième tome des Détectives du Yorkshire et, vous le savez, c’est une de mes séries de cosy crimes préférées. J’adore retourner à Bruncliffe pour avoir le plaisir de retrouver le Yorkshire, sans oublier les protagonistes si attachants de cette saga que sont Samson, Delilah, Nathan, Lucy, Joseph, Arty et tous les autres.

J’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire, comme toujours si bien troussée par Julia Chapman !

L’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé est vraiment agréable. Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs et j’apprécie de retrouver Bruncliffe au fil des intrigues.

Et, tome après tome, la qualité est toujours au rendez-vous : le récit est de qualité, l’évolution des personnages est chouette et nous avons enfin des réponses à certaines de nos questions et ça c’est chouette.

Contrairement à d’habitude, point d’enquête sur un meurtre ou un vol. Ici, le récit se concentre, heure par heure, sur une seule journée : les habitants, ralliés par Delilah, vont tous se liguer pour sauver Samson d’une mort certaine, car un tueur à gages est à ses trousses, et en même temps le disculper des maux dont on l’accuse.

Une fois de plus Mrs Chapman sait y faire ! Les rebondissements et les fausses pistes sont nombreuses, les suspects potentiels sont légion et, of course, je me suis totalement fait berner car une fois de plus, je n’ai pas trouvé qui tirait les ficelles.

Le style de Julia Chapman est toujours aussi agréable et fluide et si vous aimez les cosy crimes, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Ma copinaute Belette est sur la même longueur d’ondes, retrouvez son avis ici !

Un grand merci à la collection La bête noire des éditions Robert Laffont pour cette lecture, comme toujours, très réussie.

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T.E. Kinsey a été journaliste en Angleterre pendant plusieurs années. Il a ensuite décidé de vivre pour ses passions et s’est lancé dans la plongée sous-marine, la guitare et la mandoline ! Désormais, il écrit à plein temps, notamment Les enquêtes de Lady Hardcastle qui connaissent un immense succès international.

Veuve excentrique au passé secret, Lady Hardcastle quitte Londres pour s’installer à la campagne. Accompagnée de Florence, sa femme de chambre qui pratique avec assiduité les arts martiaux, elle compte y trouver le repos, loin de la vie trépidante menée dans les colonies de l’empire britannique.

Mais la campagne peut vite se révéler pleine de surprises, notamment lorsque les deux compères découvrent un cadavre pendu à un arbre. Suicide  ? Lady Hardcastle, curieuse de nature, n’y croit pas et elle décide de prendre les choses en main. D’autant que les policiers locaux n’ont pas l’air très futés.

Lady Hardcastle et Florence plongent dans les nombreuses rivalités et les intrigues de leur village d’adoption. Et tout se complique lorsqu’un autre meurtre est commis… Pour les deux détectives amateurs, le tea time attendra, car une chose est certaine  : la vie à la campagne n’a rien d’un long fleuve tranquille  !

Vous connaissez mon intérêt pour le cosy mystery, le féminisme et la Belle-Epoque et une série qui réunit tout ça ne pouvait qu’atterrir dans ma PAL un jour ou l’autre. C’est ainsi que j’ai jeté mon dévolu sur Petits meurtres en campagne, premier tome des Enquêtes de lady Hardcastle signé T.E. Kinsey.

Et comme j’ai bien fait ! J’ai passé un très bon moment avec lady Hardcastle et Florence, sa dame de compagnie qu’elle traite d’égal à égal. Un duo détonnant en 1908 que ces deux femmes complices qui rivalisent d’humour et de piquant.

Les deux protagonistes sont très attachantes et il me tarde de poursuivre leurs aventures, heureusement pour moi quatre tomes sont parus à ce jour, le cinquième est prévu pour avril, de quoi me promettre de chouettes heures de lectures, si ils sont tous de cet acabit.

Ce premier tome contient tout ce que j’attends du genre : un roman policier douillet avec une intrigue à la campagne, au sein d’une communauté réduite, d’un village où les ragots vont bon train et mettent en scène des enquêteurs attachants. Une histoire à déguster avec une tasse de thé et quelques scones, of course my dear. 

L’intrigue policière est bien construite avec des meurtres et des cambriolages, des fausses pistes et des suspects à foison, bien malin qui saura démêler l’écheveau !

Pas moi en tout cas, je me suis bien fait bernée : je n’ai rien vu venir, bravo T.E. Kinsey ! Le décor historique est bien planté avec des clins d’oeil aux suffragettes, au ragtime, aux voitures et à la mode de ce début du XXè siècle.

Vous l’aurez compris : un bon cosy mystery avec du rythme, une plume fluide et agréable, de l’humour, des personnages attachants et une intrigue policière qui tient la route, moi je dis bonne pioche !

Ce n’est pas Belette qui va me contredire, elle a bien apprécié ce premier volume aussi, son avis ici.

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

1778, À la Cour de Versailles, Necker, le ministre des Finances est au bord du burn-out. Le royaume doit resserrer les cordons de sa bourse mais les dépenses de la reine restent faramineuses. Heureusement, la reine attend un heureux évènement et tous espèrent ainsi qu’elle s’assagira.

C’est sans compter la nouvelle amie de Marie-Antoinette, Gabrielle de Polignac, qui ne cesse de quérir des faveurs pour elle et pour ses proches.

Pour Necker, c’en est trop surtout que son riche ami banquier, M. de Champsecret, a été assassiné ! Son ami protestant aurait-il été occis par un catholique ultra ?

Sur la scène du crime, un oiseau à bec jaune insulte la terre entière. Rose et Léonard, les intrépides détectives de sa Majesté, vont lui apprendre la courtoisie et à révéler le nom du meurtrier !

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Le facteur frise toujours deux fois tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond l’amitié entre la reine et la comtesse de Polignac qui fera couler beaucoup d’encre.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard pleutre. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver l’assassin du banquier genevois.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

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Lee Strauss est l’auteure de plusieurs séries de cosy mysteries. « Les enquêtes de Ginger Gold » (« Ginger Gold Mystery ») sont un immense succès et seize tomes ont été publiés à ce jour (depuis 2017). Née de parents canadiens, mère de quatre enfants, elle vit au Canada avec son mari et se consacre désormais à temps plein à l’écriture.

Après des années passées en Amérique, Ginger Gold, jeune veuve un peu excentrique, est de retour à Londres pour vendre sa maison d’enfance. Un séjour banal qui se complique quand Boss, son petit chien, découvre le corps momifié d’une femme dans le grenier. Shocking !

Qui est la victime ? Depuis combien de temps est-elle là ? À ses risques et périls, Lady Gold se lance dans une délicate enquête aux côtés de sa dynamique dame de compagnie et du séduisant inspecteur Basil Reed. Les indices semblent tous converger vers une soirée organisée dans la maison dix années plus tôt.

Ni une ni deux, pour enfin lever le voile du mystère, Ginger décide d’organiser une nouvelle soirée, en invitant les mêmes convives que dix ans auparavant. Une idée géniale ? Pas sûr, car avant la fin de la soirée, un nouveau meurtre est commis…

Un squelette dans le placard est le premier tome d’une toute nouvelle série de cosy mysteries consacrée à Ginger Gold, une lady de retour à Londres suite au décès de son père. Anglaise de naissance, elle vivait depuis plusieurs années à Boston. Son père lui ayant légué Hartigan House, la demeure familiale, elle débarque pour vendre la maison avant de regagner ses pénates. Mais ça, c’était avant la découverte d’un squelette dans le grenier !

Vous le savez, j’adore les cosy mysteries qui sont par ailleurs très à la mode. Les éditeurs l’ont bien compris et nous dénichent de nouvelles séries en veux-tu en voilà. Celle-ci, si elle est nouvelle chez nous, comprend déjà pas moins de 16 tomes en anglais, ce qui nous promet de chouettes heures de lecture.

Comme tous les premiers tomes qui se respectent, celui-ci nous sert d’introduction. Il pose les bases de la série, nous dévoile les différents protagonistes qui peupleront les tomes à venir, etc. Et of course, il contient tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : humour, enquête soft sans hémoglobine, héroïne attachante, ragots… seule manque l’ambiance campagne anglaise puisque ce tome a pour cadre Londres.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance années 20 qui n’est pas sans nous rappeler deux séries à succès : Son espionne royale de Rhys Bowen (que j’adore) et Les soeurs Mitford enquêtent de Jessica Fellowes (dont je n’ai lu que le tome 1). C’est une période historique que j’adore et en lisant cette histoire, j’avais l’impression de me retrouver dans un épisode de Miss Fisher enquête avec les tenues glamour et la voiture de sport.

Ginger est une jeune femme pétillante que j’ai aimé suivre de la première à la dernière page. Elle est représentative des garçonnes qui ont vu le jour au lendemain de la guerre : coiffée à la Louise Brooks, elle arbore les bijoux, robes et manteaux à la mode et entend mener une vie libre comme les femmes des Roaring Twenties. Elle aide l’inspecteur, n’hésite pas à prendre des risques et franchit les portes de la morgue grâce à son amie étudiante en médecine.

Les autres personnages sont à l’avenant, à la fois bien dessinés et attachants, je me réjouis de les retrouver dans les prochains opus. La plume de l’autrice est agréable, fluide et enlevée et on tourne les pages avec beaucoup de plaisir.

Le contexte historique est bien rendu avec cette génération de femmes veuves ou orphelines, confrontées au manque d’hommes décimés par la guerre. Un sujet abordé avec brio par Tracy Chevalier dans La brodeuse de Winchester et qui est bien rendu ici.

Tout ceci est épatant mais j’ai trouvé l’enquête un peu trop légère à mon goût, j’ai deviné bien trop facilement les tenants et aboutissants du drame et l’auteur du crime. Dommage donc même si j’ai vraiment bien aimé cette lecture et que je compte poursuivre cette série au gré de ces parutions.

Vous l’aurez compris : une lecture divertissante et un sympathique cosy mystery qui plaira aux adeptes du genre !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites.

Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main.

Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! s’était révélé très divertissant et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes les pieds dans l’eau dans cette seconde enquête A Knokke-le-zoute ! que j’ai lu justement à la plage, histoire d’être raccord même si la Méditerranée n’a rien à voir avec la mer du Nord !

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la très chic station balnéaire de Knokke-le-zoute ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle m’a piquée avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft !

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un second tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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