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Posts Tagged ‘cosy murder’

Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

1778, À la Cour de Versailles, Necker, le ministre des Finances est au bord du burn-out. Le royaume doit resserrer les cordons de sa bourse mais les dépenses de la reine restent faramineuses. Heureusement, la reine attend un heureux évènement et tous espèrent ainsi qu’elle s’assagira.

C’est sans compter la nouvelle amie de Marie-Antoinette, Gabrielle de Polignac, qui ne cesse de quérir des faveurs pour elle et pour ses proches.

Pour Necker, c’en est trop surtout que son riche ami banquier, M. de Champsecret, a été assassiné ! Son ami protestant aurait-il été occis par un catholique ultra ?

Sur la scène du crime, un oiseau à bec jaune insulte la terre entière. Rose et Léonard, les intrépides détectives de sa Majesté, vont lui apprendre la courtoisie et à révéler le nom du meurtrier !

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Le facteur frise toujours deux fois tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond l’amitié entre la reine et la comtesse de Polignac qui fera couler beaucoup d’encre.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard pleutre. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver l’assassin du banquier genevois.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

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Lee Strauss est l’auteure de plusieurs séries de cosy mysteries. « Les enquêtes de Ginger Gold » (« Ginger Gold Mystery ») sont un immense succès et seize tomes ont été publiés à ce jour (depuis 2017). Née de parents canadiens, mère de quatre enfants, elle vit au Canada avec son mari et se consacre désormais à temps plein à l’écriture.

Après des années passées en Amérique, Ginger Gold, jeune veuve un peu excentrique, est de retour à Londres pour vendre sa maison d’enfance. Un séjour banal qui se complique quand Boss, son petit chien, découvre le corps momifié d’une femme dans le grenier. Shocking !

Qui est la victime ? Depuis combien de temps est-elle là ? À ses risques et périls, Lady Gold se lance dans une délicate enquête aux côtés de sa dynamique dame de compagnie et du séduisant inspecteur Basil Reed. Les indices semblent tous converger vers une soirée organisée dans la maison dix années plus tôt.

Ni une ni deux, pour enfin lever le voile du mystère, Ginger décide d’organiser une nouvelle soirée, en invitant les mêmes convives que dix ans auparavant. Une idée géniale ? Pas sûr, car avant la fin de la soirée, un nouveau meurtre est commis…

Un squelette dans le placard est le premier tome d’une toute nouvelle série de cosy mysteries consacrée à Ginger Gold, une lady de retour à Londres suite au décès de son père. Anglaise de naissance, elle vivait depuis plusieurs années à Boston. Son père lui ayant légué Hartigan House, la demeure familiale, elle débarque pour vendre la maison avant de regagner ses pénates. Mais ça, c’était avant la découverte d’un squelette dans le grenier !

Vous le savez, j’adore les cosy mysteries qui sont par ailleurs très à la mode. Les éditeurs l’ont bien compris et nous dénichent de nouvelles séries en veux-tu en voilà. Celle-ci, si elle est nouvelle chez nous, comprend déjà pas moins de 16 tomes en anglais, ce qui nous promet de chouettes heures de lecture.

Comme tous les premiers tomes qui se respectent, celui-ci nous sert d’introduction. Il pose les bases de la série, nous dévoile les différents protagonistes qui peupleront les tomes à venir, etc. Et of course, il contient tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : humour, enquête soft sans hémoglobine, héroïne attachante, ragots… seule manque l’ambiance campagne anglaise puisque ce tome a pour cadre Londres.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance années 20 qui n’est pas sans nous rappeler deux séries à succès : Son espionne royale de Rhys Bowen (que j’adore) et Les soeurs Mitford enquêtent de Jessica Fellowes (dont je n’ai lu que le tome 1). C’est une période historique que j’adore et en lisant cette histoire, j’avais l’impression de me retrouver dans un épisode de Miss Fisher enquête avec les tenues glamour et la voiture de sport.

Ginger est une jeune femme pétillante que j’ai aimé suivre de la première à la dernière page. Elle est représentative des garçonnes qui ont vu le jour au lendemain de la guerre : coiffée à la Louise Brooks, elle arbore les bijoux, robes et manteaux à la mode et entend mener une vie libre comme les femmes des Roaring Twenties. Elle aide l’inspecteur, n’hésite pas à prendre des risques et franchit les portes de la morgue grâce à son amie étudiante en médecine.

Les autres personnages sont à l’avenant, à la fois bien dessinés et attachants, je me réjouis de les retrouver dans les prochains opus. La plume de l’autrice est agréable, fluide et enlevée et on tourne les pages avec beaucoup de plaisir.

Le contexte historique est bien rendu avec cette génération de femmes veuves ou orphelines, confrontées au manque d’hommes décimés par la guerre. Un sujet abordé avec brio par Tracy Chevalier dans La brodeuse de Winchester et qui est bien rendu ici.

Tout ceci est épatant mais j’ai trouvé l’enquête un peu trop légère à mon goût, j’ai deviné bien trop facilement les tenants et aboutissants du drame et l’auteur du crime. Dommage donc même si j’ai vraiment bien aimé cette lecture et que je compte poursuivre cette série au gré de ces parutions.

Vous l’aurez compris : une lecture divertissante et un sympathique cosy mystery qui plaira aux adeptes du genre !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites.

Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main.

Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! s’était révélé très divertissant et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes les pieds dans l’eau dans cette seconde enquête A Knokke-le-zoute ! que j’ai lu justement à la plage, histoire d’être raccord même si la Méditerranée n’a rien à voir avec la mer du Nord !

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la très chic station balnéaire de Knokke-le-zoute ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle m’a piquée avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft !

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un second tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, dimanche de Pâques 1961. A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village. Eddie Proctor, 11 ans, meilleur ami d’Emily de Lacey, disparaît.

Son corps est retrouvé dans un puit, après plusieurs heures de recherches par la police dépêchée sur place. Trudy, est en première ligne mais ne peut que constater le décès de l’enfant.

Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes car l’enfant réputé obéissant et sage, n’aurait, d’après ses parents, jamais mis sa vie en danger pour glaner quelques chocolats dont il ne raffolait pas.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire. C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement qu’après Le corbeau d’Oxford, Un pique-nique presque parfait et Meurtre en coulisse, j’ai jeté mon dévolu sur le quatrième opus : Le secret de Briar’s Hall.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1960 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné tout le monde et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat du petit Eddie, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Locmaria, tranquille petite station balnéaire ? Cathie Wald commence sérieusement à en douter quand elle découvre sur la plage proche de sa maison un cadavre rejeté par la mer.

Il n’en faut pas plus pour relancer les rumeurs les plus folles à propos de notre joyeuse quinquagénaire : après tout, avant l’arrivée de Cathie il n’y avait jamais eu de mort suspecte ici. De plus, n’est-il pas curieux que son arrivée coïncide avec un tout nouveau trafic de drogue ?

Et voilà la machine à ragots qui s’emballe. Quand les forces de l’ordre arrêtent Erwan, le cuistot de Cathie et qu’elle-même subit des menaces, elle n’a plus d’autre choix que d’enquêter.

Aidée par des amies enthousiastes et par Yann, le journaliste secrètement amoureux d’elle, elle va affronter des ennemis sans scrupule. Et leur montrer que rien ne peut faire plier une Alsacienne à la tête d’une troupe de Bretons !

Une pilule difficile à avaler est la suite directe d’Une enquête à Locmaria et le second tome de Bretzel et beurre salé, une série de cosy mysteries made in Breizh et rien que pour cela, j’ai plaisir à plonger dans ces petites enquêtes sentant bon la choucroute royale et le kouign-amann.

Dans ce second opus, nous suivons à nouveau Cathie, notre héroïne tout droit venue de son Alsace natale et qui a jeté son dévolu sur ce petit village finistérien pour implanter son restaurant de spécialités alsaciennes.

Si elle y a déjà noué de solides amitiés, elle a aussi ses détracteurs, fait aussi l’objet de rumeurs quant à sa fortune soudaine et d’une campagne de presse acharnée d’un journaliste parisien.

J’ai retrouvé avec plaisir Locmaria en cette période estivale car l’histoire se passe au mois d’août, j’étais raccord. Ses fêtes, son folklore, ses crêpes, son restaurant alsacien et ses potins font le charme de ces histoires policières douillettes.

La bêtise des clans et les rancœurs sont tenaces… Mais pas que… La période estivale rime avec fête. Et qui dit fête, dit tentations. Hélas, Locmaria est soumis aux tentations illicites, un trafic de drogue venu de Marseille envahit le petit village et le passé d’Erwan ressurgit.

Comme le premier volet, l’intrigue est plutôt bien ficelée et tient en haleine. L’enquête est menée tambour battant, et Cathie et ses amis vont damer le pion à la gendarmerie locale, un peu à la ramasse sur ce coup-là !

L’histoire est bien construite, on a plaisir à suivre les protagonistes que l’on connait de mieux en mieux et le cercle des personnages s’élargit, mettant du piment dans l’histoire.

Une série bien sympathique qui rappelle beaucoup Agatha Raisin, elle ne détrône pas mes cosy mysteries préférés mais elle se lit ma foi fort bien et je serai au rendez-vous du tome 3 lorsqu’il paraîtra.

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Mais qui est le nouveau propriétaire mystère de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ? Tout Locmaria, un paisible village du Finistère, le guette depuis des semaines et voilà que débarque, en pleine tempête, Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise.

La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes.

La plupart des habitants l’accueillent à bras ouverts, ravis de ce petit vent de changement. Mais certains voient son installation d’un mauvais oeil. Et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable du village s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.

Une tentative de faire plier bagages à l’étrangère ? Quoi qu’il en soit, Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable !

Une enquête à Locmaria est le premier tome d’une nouvelle série de cosy mysteries made in France, que dis-je made in Breizh ! Un cosy crime qui a pour cadre un village breton, certes fictif, mais situé à quelques kilomètres de chez moi, ça ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Comme vous le savez, j’aime beaucoup ce genre dont je vous ai parlé ici et le duo d’auteurs, Jean et Margot Le Moal, respectent bien les codes des cosy murders : une enquête douillette dans un petit village avec une héroïne qui n’est pas enquêtrice professionnelle, une communauté réduite où les ragots vont bon train, un peu d’humour, un soupçon de romance et une intrigue policière plutôt bien ficelée.

Comme dans Agatha Raisin, Cathie change de vie et de région après un mariage malheureux et une vie professionnelle guère épanouissante, notre alsacienne prend ses quartiers dans une propriété sise en bord de mer, ce qui va faire grincer bien des dents.

L’histoire est sympathique, les chapitres sont courts et bien rythmés, la plume fluide et enlevée des auteurs font que je n’ai fait qu’une bouchée de ce premier volume.

Certes, l’intrigue met du temps à se mettre en place, normal pour un premier tome qui doit poser les bases de la série et certains personnages sont trop caricaturaux mais j’ai passé un chouette moment à Locmaria.

Une nouvelle série qui ne révolutionne pas le genre mais qui se révèle une lecture légère assez idéale pour l’été. Je compte bien lire le second tome, déjà dans ma PAL, dans les prochains jours.

Et vous, aimez-vous les cosy mysteries ? Avez-vous lu Bretzel et beurré salé ?

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, au pays de Galles.

Londres, janvier 1933. Il fait un froid de gueux en Angleterre et Binky, Fig et Podge comptent prendre leurs quartiers d’été à Nice, sur la Riviera, lieu favori de villégiature des aristocrates l’hiver venu.

Georgie doit rejoindre le domaine familial de Rannoch en Ecosse, lorsque sa cousine, la reine Mary la convoque à Buckingham Palace pour lui confier une nouvelle mission : partir à la recherche de sa précieuse tabatière, volée, le croit-elle, par sir Toby Tripoter

Georgie, déjà comblée par la confiance que lui accorde Sa Majesté, a l’heureuse surprise de voir Coco Chanel en personne lui proposer d’être son modèle pour ses dernières créations !

Toutefois, pendant le défilé, les choses se passent atrocement mal : le collier inestimable qu’elle porte, appartenant lui aussi à la reine, est subtilisé à son tour. Et, peu après, un homme est retrouvé assassiné !

Avec deux vols sur les bras et un meurtrier en liberté, Georgie n’a pas vraiment le loisir de profiter du casino même si le séduisant marquis Jean-Paul de Ronchard est prêt à lui enseigner la roulette…

Son espionne royale et le collier de la reine est le sixième opus de la série consacrée à lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch écrite par Rhys Bowen. Vous le savez Son espionne royale fait partie de mes cosy mysteries préférés et je m’étais gardée cet opus à la couverture estivale, pour le découvrir sous le soleil et comme j’ai bien fait !

Dans ce nouvel opus, nous quittons l’Angleterre et sa campagne, direction la côte d’azur, ses villas et son casino, et si j’avais trouvé le tome précédent en-deça des autres, celui-ci s’est révélé excellent, avec une enquête bien ficelée, pleine de rebondissements, et une Coco Chanel et son associée Vera Bate Lombardi, en guests.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne, sans oublier Queenie, la bonne impayable de Georgie.

La plume de Rhys Bowen est toujours aussi fluide et enlevée, pleine d’humour, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, même si certains sont davantage dessinés que d’autres pour les besoins de l’enquête.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque ! En premier lieu notre héroïne et sa mère.

Tome après tome, je reste fan de cette série que je vous recommande si vous aimez les cosy mysteries, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

C’était au temps où Bruxelles bruxellait… À l’arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps !

Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme prénommée Madeleine est retrouvée assassinée, avec une lettre d’amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe.

Magritte et Georgette décident d’enquêter car si Magritte et la police, penchent pour la culpabilité de Roger Dutilleul, le mari de la défunte, Georgette pense que la vérité est ailleurs.

Entre deux séances de peinture, Magritte sillonne Bruxelles en tram et joue les enquêteurs comme son idole de jeunesse Nick Carter et pour le plus grand plaisir de Georgette.

Nom d’une pipe ! est le premier tome de la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par l’excellente collection La Bête noire : Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette !

On oublie la verte campagne anglaise et sa petite communauté où tout le monde se connait et où les ragots vont bon train, pour Bruxelles et l’une de ses figures les plus emblématiques : René Magritte.

Aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme Georgette, l’autrice de polars belge Nadine Monfils, passionnée du peintre surréaliste.

Pour être franche, ma seule lecture de cette romancière ne fut pas une réussite et j’avais peur de ne pas adhérer mais heureusement ce ne fut pas le cas, je suis totalement sous le charme et je n’ai qu’une hâte : être en vacances pour lire le tome 2 les pieds dans l’eau !

Au-delà de l’intrigue policière bien ficelée, truffée de références à Jacques Brel et au cinéma, l’une des passions du peintre, cette lecture fut avant tout dé-pay-sante ! Si j’ai été à Bruxelles deux fois, je suis loin de connaître cette ville et j’ai adoré sillonné la capitale belge aux côtés de Magritte, loin des sentiers touristiques.

Les personnages principaux, Magritte et Georgette sans oublier Loulou, le loulou de Poméranie et Carmen leur femme de ménage qui fait tout sauf le ménage, sont épatants. Là encore, ce fut très dépaysant dans leur façon de parler car Nadine Monfils esseime tout au long du récit, du vocabulaire belge totalement inconnu pour moi.

Heureusement ma copinaute Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est bruxelloise et a joué les interprètes mais n’ayez crainte, si les mots ne vous sont pas familiers, ils n’empêchent aucunement la compréhension de l’histoire, ça apporte juste une touche truculente et authentique vraiment sympathique.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Une fois n’est pas coutume, j’ai facilement deviné le mobile des meurtres et l’identité du coupable, mais cela n’a rien ôté à mon plaisir de lecture.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un premier tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cette découverte, j’ai adoré cette pépite !

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Robert Thorogood est le créateur et scénariste de la série TV à succès Meurtres au paradis, suivie par 5 millions de téléspectateurs en France. Pour Les Dames de Marlow, il s’inspire de sa mère et de ses amies, qui se retrouvent le soir autour de mots-croisés en buvant du whisky. Avec une femme au foyer, une mère célibataire et une veuve de près de 80 ans, Thorogood met en lumière des femmes indépendantes, courageuses et pleines d’esprit, prêtes à tout pour résoudre des crimes.

Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !

Un soir, alors qu’elle fait trempette dans la Tamise dans le plus simple appareil, elle entend, provenant de la maison de son voisin, Stephen, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis.

Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow.

Et elles ne sont pas au bout de leur surprise car bientôt d’autres meurtres vont secouer la petite ville anglaise et faire de nos trois héroïnes, des apprenties détectives redoutables. Vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre thé ?

Comme je vous le disais ici, les cosy mysteries ont le vent en poupe et comme j’aime beaucoup ce genre, je n’ai pu résister à la sortie d’une toute nouvelle série Les dames de Marlow enquêtent signé Robert Thorogood, le créateur d’une série télévisée que j’aime bien, Meurtres au paradis.

Dans ce premier tome, Mort compte triple, l’auteur plante son décor, nous présente les différents protagonistes de ses prochaines histoires et bien évidemment ses héroïnes Judith, Becks et Suzie.

Trois femmes d’âge différent qui permettent aux lectrices, car ce sont les femmes qui plébiscitent les cosy crimes, de pouvoir se reconnaître au moins dans l’une d’elles, bien vu !

Même si ce tome 1 est introductif, il nous propose une histoire sympathique et bien ficelée avec une enquête qui tient toutes ses promesses avec des secrets, des fausses pistes et des rebondissements.

Et même si j’avais deviné, bien avant nos enquêtrices en herbe, le fin de mot de l’histoire, j’ai passé un agréable moment à Marlow, charmante petite bourgade anglaise au bord de la Tamise.

Comme le veut le genre auquel il appartient, Les dames de Marlow, cochent toutes les cases du cosy murder : de l’humour, une intrigue qui fleure bon à la campagne, au sein d’une communauté réduite, ici un village où les ragots vont bon train et des enquêtrices attachantes. Une histoire à déguster avec une tasse de thé et quelques scones, of course my dear. 

Robert Thogorood introduit tout de même quelques éléments un peu plus originaux car point de solo ou de duo ici mais un trio de femmes, trois grilles de mots croisées bien corsées (les amateurs.trices apprécieront) en rapport avec l’histoire.

Un premier tome prometteur qui me donne envie de découvrir la suite des aventures de Judith, Becks et Suzie. Et vous, avez-vous succombé aux dames de Marlow ?

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois 

Née en Angleterre, Julia Chapman a exercé comme professeur d’anglais au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. Elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées avec son mari pendant six ans. Aujourd’hui, elle habite dans les vallons du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, dont les paysages si typiques lui ont inspiré sa série de romans, Les Détectives du Yorkshire.

À la suite d’un accident mortel survenu à la foire aux bestiaux de Bruncliffe, le commissaire-priseur Harry Furness engage Samson et Delilah pour mener l’enquête car ce décès qui a tout l’air d’être accidentel pourrait avoir été provoqué par quelqu’un qui en voulait au défunt.

Mais ce qui semblait n’être qu’une simple vérification de routine prend vite un tour plus sombre quand les détectives découvrent que cet accident a probablement été provoqué…

Ajoutez à cela des vols de moutons, un dangereux chantage et un fermier amoureux, et vous aurez la recette parfaite pour une enquête explosive !

Rendez-vous avec le danger est le cinquième tome des Détectives du Yorshire, après Rendez-vous avec le crime et Rendez-vous avec le mal, Rendez-vous avec le mystère et Rendez-vous avec le poison.

Vous le savez, c’est une de mes séries préférées en matière de cosy crimes et j’adore retourner à Bruncliffe pour avoir le plaisir de retrouver le Yorkshire, Samson, Delilah, Nathan, Lucy, Joseph, Arty et tous les autres.

J’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

L’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé est vraiment agréable. Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs et j’apprécie d’y retrouver les différents personnages présents au fil des intrigues.

Et je suis loin d’être déçue : le récit est de qualité, l’évolution des personnages est chouette et nos héros sont toujours aussi attachants.

On suit, comme toujours, parallèlement plusieurs intrigues : l’enquête sur la mort de Ron à la salle des ventes, les vols de mouton, le chantage sur le maire et sur le promoteur immobilier Rick Procter.

Une fois de plus Mrs Chapman sait y faire ! Les rebondissements et les fausses pistes sont nombreuses, les suspects potentiels sont légion et, or course, je me suis totalement fait berner car j’ai suspecté les innocents et innocenté les coupables.

Le style de Julia Chapman est toujours aussi agréable et fluide et si vous aimez les cosy crimes, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Ma copinaute Belette est sur la même longueur d’ondes, retrouvez son avis ici !

Un grand merci à la collection La bête noire des éditions Robert Laffont pour cette lecture comme toujours très réussie.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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