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Posts Tagged ‘cosy mystery’

Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Derrière son éventail et ses hautes coiffes, Marie-Antoinette gère aussi les affaires sensibles du royaume. Quand un certain chevalier d’Eon se présente à la Cour, sa Majesté tombe sous le charme de ce curieux diplomate qui a pour habitude de revêtir des vêtements féminins.

Mais voilà que le chevalier est accusé de meurtre. Et la Reine a horreur des injustices ! Persuadée de son innocence, elle ordonne à Rose et Léonard, ses fidèles détectives, de l’aider à échapper à la police royale. Réussiront-ils à démasquer le véritable meurtrier ?

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Les fourberies d’escarpin tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

On y côtoie en sus Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, vendeur d’armes aux insurgés et bien dépité par l’interdiction du roi de faire jouer sa pièce Le mariage de Figaro ; et le chevalier d’Eon, espion du feu roi Louis XV qui entend ici faire chanter le gouvernement en échange de son silence sur le cabinet secret de Louis le Bien-Aimé, dissous par son petit-fils et successeur !

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard pleutre. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils savent aussi faire front commun pour mener à bien leur mission et retrouver l’assassin des anciens espions du roi Louis XV qui tombent comme des mouches dans le sillage du chevalier d’Eon.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! Je suis à jour dans cette série et j’attends le prochain tome à paraitre fin octobre pour retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Bienvenue dans la ville la plus déjantée de Belgique ! De passage à Liège pour une exposition de ses peintures, René Magritte se promène sur les quais avec son épouse Georgette et leur chienne Loulou. Soudain, ils reconnaissent un célèbre chanteur des rues, dans son habit de scène constellé de fleurs en plastique.

L’artiste est en train de pêcher. Attention, ça mord ! Mais voilà que sort de l’eau un pied de fillette dans un soulier doré ! Fini, les flâneries, René et Georgette partent percer ce mystère dans la Cité Ardente du grand Simenon…

Nom d’une pipe ! A Knokke-le-zoute ! et Les fantômes de Bruges s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur quatrième enquête, Liège en eaux troubles, qui a pour cadre la ville de Liège comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai désormais très envie de découvrir, notamment pour ses gourmandises.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller Liège, autour de la vie et des romans d’un grand auteur de romans policiers, Georges Simenon, le créateur du célèbre commissaire Jules Maigret.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte, adore le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Si j’avais trouvé le troisième opus un chouilla moins intéressant, celui-ci s’est révélé passionnant entre les clins d’œil à l’œuvre de Simenon et les personnages freaks à qui le tueur s’en prend, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette quatrième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Julia Golding a grandi sur le bord de la forêt d’Epping. Après avoir étudié l’anglais à Cambridge, elle a rejoint le Foreign Office et a servi en Pologne. Mariée et mère de trois enfants, Julia vit maintenant à Oxford et travaille comme journaliste pigiste.

Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Angleterre, 1789. Jane Austen est furieuse : son père a décidé de l’envoyer à l’abbaye de Southmoor pour tenir compagnie à Lady Cromwell pendant les festivités d’anniversaire de son fils Whickam. Sa soeur aînée Cassandra devait y aller mais elle ne le peut plus maintenant qu’elle a le bras cassé.

À treize ans, Jane se languit de découvrir le monde, et non de se plier aux exigences d’une vieille aristocrate ! Mais quand son frère aîné, Henry, proche du fils Cromwell, lui raconte la légende selon laquelle le fantôme d’un moine hante les ruines de l’abbaye et sème la terreur parmi ses occupants, la curiosité de Jane est piquée.

En élucidant ce mystère, elle pourra échapper à ses ennuyeuses responsabilités, et surtout, elle trouvera enfin de quoi alimenter sa passion pour l’écriture…

Le fantôme de l’abbaye de Julia Golding, premier tome des enquêtes de Jane Austen, ouvre le bal de mes lectures anglaises et on commence par un petit coup de coeur.

J’ai adoré ce cosy mystery pour la jeunesse, que je conseille à partir de 11 ans, mais en tant qu’adulte je me suis régalée à suivre l’adolescente Jane Austen, si vive, intelligente et pleine de piquant, exactement telle que je me l’imagine !

Notre héroïne allie courage et vivacité d’esprit, impertinence et malice et surtout, notre écrivaine en herbe se révèle une enquêtrice hors pair qui trouvera l’identité du fantôme mais aussi du voleur de chevaux, sauvant le fils de l’intendant de la potence par la même occasion.

Elle sera bien aidée par Luke, garçon d’écurie bien malmené par le valet et sir Charles, propriétaire du domaine, et par Deepti, la fille du cuisinier indien, qui manie à merveille le tir à l’arc, l’équitation et les sports de combat.

Les chapitres sont courts et bien rythmés, il y a des rebondissements et des fausses pistes comme dans tout bon roman policier qui se respecte et l’intrigue, bien ficelée, demandera aux enfants de faire fonctionner leurs petites cellules grises.

La plume de l’autrice est vive et Julia Golding montre qu’elle connaît bien Jane Austen mais aussi l’époque de son récit. En effet, j’ai apprécié qu’elle évoque certains sujets comme les conditions sociales, les relations entre les différentes strates de la bourgeoisie, le travail des enfants, le rôle de chacun au sein de la propriété, la délicate question du mariage et de l’héritage…

Ce cosy mystery bourré d’humour s’inspire de Northanger Abbey et cela s’est fortement ressenti avec Le Fantôme de l’Abbaye qui a des accents gothiques bien séduisants. Les courriers que Jane adresse à sa famille sont délicieux et je ressors véritablement enchantée de cette lecture. Je serai au rendez-vous du tome 2 à paraître en septembre.

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Le peintre René Magritte et sa femme Georgette sont réveillés à la tombée de la nuit par Carmen, leur femme de ménage. Elle est dans tous ses états.

Pensez donc ! La pauvre, qui travaille aussi pour leur mystérieux voisin est tombée sur son cadavre en prenant son service. Ils préviennent aussitôt la police qui trouve la maison vide.

Et en effet, quand le trio déboule chez lui, le corps a disparu ! Mais plus étrange encore, le tableau de Magritte qui trônait dans le salon s’est volatilisé lui aussi.

Leur enquête va les mener à Bruges, la Venise du Nord, d’une étrange beauté avec ses canaux sur lesquels glissent de silencieux fantômes…

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! et A Knokke-le-zoute ! s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur troisième enquête, Les fantômes de Bruges, qui a pour cadre Bruges comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai très envie de découvrir.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la Venise du nord, autour d’une famille totalement barrée et antipathique à souhait ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Même si ce tome n’est pas mon préféré, je trouve qu’il y a quelques longueurs et un petit trou d’air en milieu de roman, je serai au rendez-vous du prochain tant j’aime l’atmosphère et les personnages de cette série.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette troisième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

5 novembre 1961  : la famille Hughes se prépare à célébrer la nuit de Guy Fawkes avec pétards et feux d’artifice. Tous sont rassemblés dans le jardin, quand le cabanon dans lequel sont entreposées les fusées s’embrase, causant la mort du patriarche, Thomas Hughes, enfermé à l’intérieur.

L’autopsie conclut rapidement à la mort par asphyxie et le coroner, Clement Ryder, classe l’affaire sans suite.

Mais le lendemain, Duncan Gillingham, un journaliste ambitieux, publie dans l’Oxford Tribune un article accusateur  : la justice aurait bâclé le dossier. Selon lui, la famille cacherait la vérité et le décès serait suspect.

Pour calmer l’opinion, l’inspecteur Jennings confie l’enquête à la jeune policière Trudy Loveday. Très vite, celle-ci se tourne vers Clement Ryder. Ils n’auront pas trop de leurs forces réunies pour tenter de percer les mystères du clan Hughes…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement que j’ai jeté mon dévolu sur le cinquième opus de cette saga : Feu d’artifice mortel.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1961 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné toute la famille qui haïssait le défunt et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat de l’abject Thomas Hughes, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité m’ont charmée une fois de plus.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Je trouve juste que le dénouement intervient un peu trop rapidement, je serai restée bien volontiers à Oxford quelques dizaines de pages supplémentaires. Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Lee Strauss est l’auteure de plusieurs séries de cosy mysteries. « Les enquêtes de Ginger Gold » (« Ginger Gold Mystery ») sont un immense succès et seize tomes ont été publiés à ce jour (depuis 2017). Née de parents canadiens, mère de quatre enfants, elle vit au Canada avec son mari et se consacre désormais à temps plein à l’écriture.

Après des années passées en Amérique, Ginger Gold, jeune veuve un peu excentrique, est de retour à Londres pour vendre sa maison d’enfance. Un séjour banal qui se complique quand Boss, son petit chien, découvre le corps momifié d’une femme dans le grenier. Shocking !

Qui est la victime ? Depuis combien de temps est-elle là ? À ses risques et périls, Lady Gold se lance dans une délicate enquête aux côtés de sa dynamique dame de compagnie et du séduisant inspecteur Basil Reed. Les indices semblent tous converger vers une soirée organisée dans la maison dix années plus tôt.

Ni une ni deux, pour enfin lever le voile du mystère, Ginger décide d’organiser une nouvelle soirée, en invitant les mêmes convives que dix ans auparavant. Une idée géniale ? Pas sûr, car avant la fin de la soirée, un nouveau meurtre est commis…

Un squelette dans le placard est le premier tome d’une toute nouvelle série de cosy mysteries consacrée à Ginger Gold, une lady de retour à Londres suite au décès de son père. Anglaise de naissance, elle vivait depuis plusieurs années à Boston. Son père lui ayant légué Hartigan House, la demeure familiale, elle débarque pour vendre la maison avant de regagner ses pénates. Mais ça, c’était avant la découverte d’un squelette dans le grenier !

Vous le savez, j’adore les cosy mysteries qui sont par ailleurs très à la mode. Les éditeurs l’ont bien compris et nous dénichent de nouvelles séries en veux-tu en voilà. Celle-ci, si elle est nouvelle chez nous, comprend déjà pas moins de 16 tomes en anglais, ce qui nous promet de chouettes heures de lecture.

Comme tous les premiers tomes qui se respectent, celui-ci nous sert d’introduction. Il pose les bases de la série, nous dévoile les différents protagonistes qui peupleront les tomes à venir, etc. Et of course, il contient tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : humour, enquête soft sans hémoglobine, héroïne attachante, ragots… seule manque l’ambiance campagne anglaise puisque ce tome a pour cadre Londres.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance années 20 qui n’est pas sans nous rappeler deux séries à succès : Son espionne royale de Rhys Bowen (que j’adore) et Les soeurs Mitford enquêtent de Jessica Fellowes (dont je n’ai lu que le tome 1). C’est une période historique que j’adore et en lisant cette histoire, j’avais l’impression de me retrouver dans un épisode de Miss Fisher enquête avec les tenues glamour et la voiture de sport.

Ginger est une jeune femme pétillante que j’ai aimé suivre de la première à la dernière page. Elle est représentative des garçonnes qui ont vu le jour au lendemain de la guerre : coiffée à la Louise Brooks, elle arbore les bijoux, robes et manteaux à la mode et entend mener une vie libre comme les femmes des Roaring Twenties. Elle aide l’inspecteur, n’hésite pas à prendre des risques et franchit les portes de la morgue grâce à son amie étudiante en médecine.

Les autres personnages sont à l’avenant, à la fois bien dessinés et attachants, je me réjouis de les retrouver dans les prochains opus. La plume de l’autrice est agréable, fluide et enlevée et on tourne les pages avec beaucoup de plaisir.

Le contexte historique est bien rendu avec cette génération de femmes veuves ou orphelines, confrontées au manque d’hommes décimés par la guerre. Un sujet abordé avec brio par Tracy Chevalier dans La brodeuse de Winchester et qui est bien rendu ici.

Tout ceci est épatant mais j’ai trouvé l’enquête un peu trop légère à mon goût, j’ai deviné bien trop facilement les tenants et aboutissants du drame et l’auteur du crime. Dommage donc même si j’ai vraiment bien aimé cette lecture et que je compte poursuivre cette série au gré de ces parutions.

Vous l’aurez compris : une lecture divertissante et un sympathique cosy mystery qui plaira aux adeptes du genre !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites.

Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main.

Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! s’était révélé très divertissant et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes les pieds dans l’eau dans cette seconde enquête A Knokke-le-zoute ! que j’ai lu justement à la plage, histoire d’être raccord même si la Méditerranée n’a rien à voir avec la mer du Nord !

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la très chic station balnéaire de Knokke-le-zoute ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle m’a piquée avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft !

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un second tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, dimanche de Pâques 1961. A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village. Eddie Proctor, 11 ans, meilleur ami d’Emily de Lacey, disparaît.

Son corps est retrouvé dans un puit, après plusieurs heures de recherches par la police dépêchée sur place. Trudy, est en première ligne mais ne peut que constater le décès de l’enfant.

Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes car l’enfant réputé obéissant et sage, n’aurait, d’après ses parents, jamais mis sa vie en danger pour glaner quelques chocolats dont il ne raffolait pas.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire. C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement qu’après Le corbeau d’Oxford, Un pique-nique presque parfait et Meurtre en coulisse, j’ai jeté mon dévolu sur le quatrième opus : Le secret de Briar’s Hall.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1960 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné tout le monde et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat du petit Eddie, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Locmaria, tranquille petite station balnéaire ? Cathie Wald commence sérieusement à en douter quand elle découvre sur la plage proche de sa maison un cadavre rejeté par la mer.

Il n’en faut pas plus pour relancer les rumeurs les plus folles à propos de notre joyeuse quinquagénaire : après tout, avant l’arrivée de Cathie il n’y avait jamais eu de mort suspecte ici. De plus, n’est-il pas curieux que son arrivée coïncide avec un tout nouveau trafic de drogue ?

Et voilà la machine à ragots qui s’emballe. Quand les forces de l’ordre arrêtent Erwan, le cuistot de Cathie et qu’elle-même subit des menaces, elle n’a plus d’autre choix que d’enquêter.

Aidée par des amies enthousiastes et par Yann, le journaliste secrètement amoureux d’elle, elle va affronter des ennemis sans scrupule. Et leur montrer que rien ne peut faire plier une Alsacienne à la tête d’une troupe de Bretons !

Une pilule difficile à avaler est la suite directe d’Une enquête à Locmaria et le second tome de Bretzel et beurre salé, une série de cosy mysteries made in Breizh et rien que pour cela, j’ai plaisir à plonger dans ces petites enquêtes sentant bon la choucroute royale et le kouign-amann.

Dans ce second opus, nous suivons à nouveau Cathie, notre héroïne tout droit venue de son Alsace natale et qui a jeté son dévolu sur ce petit village finistérien pour implanter son restaurant de spécialités alsaciennes.

Si elle y a déjà noué de solides amitiés, elle a aussi ses détracteurs, fait aussi l’objet de rumeurs quant à sa fortune soudaine et d’une campagne de presse acharnée d’un journaliste parisien.

J’ai retrouvé avec plaisir Locmaria en cette période estivale car l’histoire se passe au mois d’août, j’étais raccord. Ses fêtes, son folklore, ses crêpes, son restaurant alsacien et ses potins font le charme de ces histoires policières douillettes.

La bêtise des clans et les rancœurs sont tenaces… Mais pas que… La période estivale rime avec fête. Et qui dit fête, dit tentations. Hélas, Locmaria est soumis aux tentations illicites, un trafic de drogue venu de Marseille envahit le petit village et le passé d’Erwan ressurgit.

Comme le premier volet, l’intrigue est plutôt bien ficelée et tient en haleine. L’enquête est menée tambour battant, et Cathie et ses amis vont damer le pion à la gendarmerie locale, un peu à la ramasse sur ce coup-là !

L’histoire est bien construite, on a plaisir à suivre les protagonistes que l’on connait de mieux en mieux et le cercle des personnages s’élargit, mettant du piment dans l’histoire.

Une série bien sympathique qui rappelle beaucoup Agatha Raisin, elle ne détrône pas mes cosy mysteries préférés mais elle se lit ma foi fort bien et je serai au rendez-vous du tome 3 lorsqu’il paraîtra.

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Mais qui est le nouveau propriétaire mystère de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ? Tout Locmaria, un paisible village du Finistère, le guette depuis des semaines et voilà que débarque, en pleine tempête, Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise.

La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes.

La plupart des habitants l’accueillent à bras ouverts, ravis de ce petit vent de changement. Mais certains voient son installation d’un mauvais oeil. Et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable du village s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.

Une tentative de faire plier bagages à l’étrangère ? Quoi qu’il en soit, Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable !

Une enquête à Locmaria est le premier tome d’une nouvelle série de cosy mysteries made in France, que dis-je made in Breizh ! Un cosy crime qui a pour cadre un village breton, certes fictif, mais situé à quelques kilomètres de chez moi, ça ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Comme vous le savez, j’aime beaucoup ce genre dont je vous ai parlé ici et le duo d’auteurs, Jean et Margot Le Moal, respectent bien les codes des cosy murders : une enquête douillette dans un petit village avec une héroïne qui n’est pas enquêtrice professionnelle, une communauté réduite où les ragots vont bon train, un peu d’humour, un soupçon de romance et une intrigue policière plutôt bien ficelée.

Comme dans Agatha Raisin, Cathie change de vie et de région après un mariage malheureux et une vie professionnelle guère épanouissante, notre alsacienne prend ses quartiers dans une propriété sise en bord de mer, ce qui va faire grincer bien des dents.

L’histoire est sympathique, les chapitres sont courts et bien rythmés, la plume fluide et enlevée des auteurs font que je n’ai fait qu’une bouchée de ce premier volume.

Certes, l’intrigue met du temps à se mettre en place, normal pour un premier tome qui doit poser les bases de la série et certains personnages sont trop caricaturaux mais j’ai passé un chouette moment à Locmaria.

Une nouvelle série qui ne révolutionne pas le genre mais qui se révèle une lecture légère assez idéale pour l’été. Je compte bien lire le second tome, déjà dans ma PAL, dans les prochains jours.

Et vous, aimez-vous les cosy mysteries ? Avez-vous lu Bretzel et beurré salé ?

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