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Posts Tagged ‘roman noël’

Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Ancien professeur de Lettres modernes, né à Saint-Quentin en 1948, Jean-Pierre Croquet, est scénariste de bandes dessinées (avec Boucq et pour 5 albums avec Benoît Bonte), nouvelliste et membre de l’Oulipopo (Ouvroir de littérature policière potentielle). Passionné de mystère, d’énigmes et de fantastique, il est l’auteur d’aventures apocryphes de Sherlock Holmes. Il a réalisé nombre d’anthologies policières, telles Y aura-t-il un crime à Noël ? (Le Masque, 2002). On lui doit Fromental et l’Androgyne, roman coécrit avec Demouzon (Fayard, 2007), La Loge noire (l’Archipel, 2017).

Convier spectres et assassins au traditionnel festin de Noël ? Se réunir autour du pied du sapin pour entendre une histoire à dresser les cheveux sur la tête ? Pourquoi donc mêler, à ces moments de bonheur familial, tant de récits effrayants ?

C’est un fait, depuis Charles Dickens, le conte horrifique de Noël est devenu presque aussi rituel que la bûche et les cadeaux. Il traduit la noirceur des nuits les plus longues de l’année, traversées de vents hurleurs que les ombres projetées par les flammes dans l’âtre rendent plus inquiétantes encore… Il est si bon de se faire peur, au coin d’un feu de bois !

Crimes et fantômes de Noël est une anthologie de douze nouvelles des écrites de 1836 à 1930 composée par Jean-Pierre Croquet, romancier et spécialiste de littérature fantastique. C’est un recueil qui me faisait de l’œil depuis sa parution en 2018 et que j’ai eu l’occasion de lire au fil du mois de décembre.

Si les recueils de contes autour de Noël sont souvent décevants pour moi, je dois dire qu’ici ce ne fut pas le cas et que j’ai été séduite par ces douze histoires angoissantes signées Charles Dickens, Arthur Conan Doyle, Erckmann-Chatrian, Robert Louis Stevenson, Sheridan Le Fanu, Gaston Leroux ou Thomas Hardy. D’autres nouvelles criminelles, issues de la plume de Saki, W.W. Jacobs ou Edith Nesbit.

Si je connaissais tous les auteurs du XIXè siècle, j’ai en revanche découvert ceux du XXè que sont Edith Nesbit, W.W. Jacobs, Hugh Walpole et Ethel Lina White.

J’ai eu plaisir à tourner les pages et découvrir ces histoires de Noël fantastiques : Le voile (Dickens), La montre du Doyen (Erckmann-Chatrian), Le défunt sonneur de cloches (Sheridan Le Fanu), Sous le regard du berger (Thomas Hardy), Markheim (Robert Louis Stevenson), L’escarboucle bleue (Arthur Conan Doyle), Jerry Bundler (W.W. Jacobs), L’ombre (Edith Nesbit), Les loups de Cernogradz (Saki), Le Noël du petit Vincent-Vincent (Gaston Leroux), Le Tarnhelm (Hugh Walpole) et Figures de cire (Ethel Lina White).

J’ai beaucoup aimé l’ambiance gothique de toutes ces nouvelles, certaines histoires sont bien réelles avec des meurtres et des assassins, d’autres sont plus fantastiques avec des phénomènes étranges voire surnaturels.

Même si elles ont en commun de se dérouler à Noël, elles se révèlent toutes très différentes et prenantes à lire. J’ai bien sûr mes préférées : Le voile, L’escarboucle bleue et Le Noël du petit Vincent-Vincent, mais j’ai vraiment passé un bon moment avec toutes les autres.

La préface de Jean-Pierre Croquet est aussi très intéressante à lire, l’auteur nous explique le choix des nouvelles et pourquoi ces auteurs ont décidé d’associer Noël à des meurtres. Jean-Pierre Croquet a eu aussi la bonne idée de nous proposer en fin d’ouvrage une notice sur chacun des auteurs et une bibliographie.

Un recueil que je vous conseille vivement si vous souhaitez sortir des sentiers battus pour vos lectures de Noël ou si vous aimez le fantastique !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. »

19 décembre 2017. Léna, son frère aîné Tom et sa nièce Violette débarquent chez leur grand-mère Jacotte pour Noël. Et à leur arrivée, Léna n’en revient pas : sa mère leur a posé un lapin !

Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin : « Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » ?

La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur !

Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer…

Avec La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard nous propose une histoire de Noël faisant la part belle à la famille. Il y a certes une petite romance, mais c’est la cerise sur le gâteau et en aucun cas la trame principale.

Autant vous le dire d’emblée, on pourrait reprocher à l’autrice d’avoir eu recours à quelques facilités : l’héroïne déteste Noël, comme dans bon nombre de romances de Noël même si ici la raison pour laquelle Léna déteste Noël est compréhensive, le dénouement est un peu trop prévisible et les personnages hauts en couleur parfois à la limite du cliché mais je n’ai pas boudé mon plaisir pendant trois cent pages et j’ai quitté cette histoire le sourire aux lèvres.

Dans ce roman Clarisse Sabard privilégie les secrets de famille, les liens intergénérationnels et les relations familiales, parfois conflictuelles, ce qui est sa marque de fabrique, on peut le dire.

Les personnages qu’elle nous propose sont bien travaillés et l’ambiance noëlique et cocooning que l’on attend dans tout roman ayant pour décor Noël et les fêtes de fin d’années sont bel et bien là : la décoration du sapin, un beau village enneigé, des chants de Noël, des feux de cheminée, des petits gâteaux, du lait de poule, rien ne manque.

L’écriture de l’auteure est fluide et ne manque pas d’humour, les chapitres sont courts et l’histoire suffisamment intéressante et bien menée pour que l’on passe un bon moment de lecture et c’est tout ce que j’attends d’un roman de Noël : des personnages attachants, des secrets, un peu de suspens, une ambiance noëlique et une pointe de romance.

Une comédie de Noël réussie, pleine d’amour, d’espoir et de douceur avec des secrets de famille qui connaissent leur dénouement lors du réveillon entre la dinde et la bûche.

Une lecture que je vous conseille si vous aimez les histoires feel-good et les secrets de famille, La vie est belle et drôle à la fois devrait vous plaire.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Si vous êtes de ceux persuadés que certaines choses ne sont pas possibles, autant refermer ce livre tout de suite. Il n’est pas pour vous. Car ce livre est plein de choses impossibles. Vous êtes toujours là ? Bravo. (Les lutins seraient fiers de vous). Alors, commençons…

Nicolas, dix ans, vit seul avec son père Joël, bûcheron. Sa maman est morte après être tombée dans un puits et ils sont très pauvres. Un jour de juin, un chasseur nommé Anders, propose à Joël de se joindre à lui pour une expédition. Ils ont pour but de trouver Lutinbourg et prouver au roi que les lutins existent.

En retour, le monarque a promis au groupe d’hommes une forte récompense, qui mettrait Joël et Nicolas à l’abri du besoin. Mais comme il est impossible pour Joël de laisser son fils seul pendant des mois, il demande à sa sœur Carlotta de venir prendre soin de Nicolas.

Malheureusement pour le jeune garçon, Carlotta est loin d’être une tante aimante et elle le fiche à la porte de sa propre maison, lui intimant l’ordre de désormais dormir dans le jardin.

Affamé, triste et terriblement seul, Nicolas décide, au bout de plusieurs semaines, de rejoindre son père. Sur son parcours, il tombe sur un renne blessé qu’il va soigner, et ensemble, ils vont vivre une formidable aventure…

S’il y a bien un roman que je souhaitais absolument lire pendant l’Avent, c’est celui-là ! Je me suis donc empressée de l’acheter en novembre afin de pouvoir le lire à quelques jours de Noël et je n’ai pas été déçue par ma lecture.

Vous le savez sans doute mais j’adore les romans qui proposent de nous raconter la naissance du père Noël et chaque année, je lis un roman dans ce genre. Il y a eu Une seconde avant Noël et Sauver Noël de Romain Sardou, L’elfe du Père Noël de Lucy Daniel Raby et bien sûr La véritable histoire de Noël de Marko Laino. A chaque année, son histoire et cette fois-ci j’ai jeté mon dévolu sur Un garçon nommé Noël de Matt Haig illustré par Chris Mould.

Un garçon nommé Noël n’est donc pas le seul à nous proposer la genèse du jeune orphelin devenu le Père Noël. L’histoire n’est pas toujours gaie car il arrive pas mal de mésaventures à notre héros et tout n’est pas rose dans ce roman jeunesse, il est cependant moins triste que La véritable histoire de Noël pour lequel j’avais versé ma petite larme.

Dans ce roman destiné aux 9 / 12 ans, Matt haig nous conte donc l’histoire de Nicolas, petit orphelin de Finlande, qui devient le Père Noël, une fois recueilli par les lutins de Lutinland, à qui il redonne la joie de vivre et l’envie de faire le bonheur autour d’eux.

L’auteure met au cœur de son récit de belles valeurs comme l’entraide, l’amitié, la solidarité… des valeurs qui font chaud au cœur et qui sont toujours utiles à prôner auprès des plus jeunes et qui sont au cœur même de l’esprit de Noël : la générosité, le désintéressement, donner sans rien attendre en retour.

On assiste donc à la genèse du Père Noël : de la transformation physique de Nicolas qui fait pousser ses cheveux et sa barbe, revêt des habits rouges, au vol des rennes, en passant par à la première distribution de jouets.

Mon petit bémol vient que cette transformation de Nicolas en père Noël arrive un peu tard dans le récit, Matt Haig se concentre sur l’aventure qui mène Nicolas à Lutinland et aux péripéties multiples qui l’amèneront à se faire adopter par les lutins et vivre auprès d’eux.

Reste que l’histoire est jolie, les illustrations abondantes de Chris Mould apportent de chouettes respirations au récit et permettront aux lecteurs confirmés comme à ceux qui ont encore quelques difficultés à prendre du plaisir à lire cette histoire de Noël.

Entre réalisme et fantasy, Un garçon nommé Noël, insuffle la magie de Noël que j’aime tant et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures mouvementées de Nicolas au pays des lutins et si vous aimez ce genre d’histoire, je ne peux que vous la recommander.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

Pour François Villon, « Tant crie l’on Noël qu’il vient ». De cette fête traditionnelle dont les us varient selon les pays et les époques, la littérature a tiré des inspirations contrastées.

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! Il y a deux ans, mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, l’an dernier ce fut Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin, cette année j’ai déniché un autre recueil : Le goût de Noël édité au Mercure de France.

Découpé en trois parties : Mon beau sapin, Ita Missa Est et Minuit chrétiens : l’heure du crime, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers pour la plupart classiques même si quelques auteurs contemporains ont été sélectionnés aussi.

Joyeuse pour certains, avec ses réminiscences de réveillons lumineux en famille, la fête de Noël est une convention réductrice pour d’autres, qui lui opposent la gravité du témoignage social ou les désastres des temps de guerre.

Certains auteurs se libèrent de la tradition par l’absurde, lâchant la bride à un imaginaire qui ouvre les festivités à tous les possibles, des plus fantasques aux plus inattendus tandis que d’autres restent dans le traditionnel.

Au menu des réjouissances, entre douceur du cérémonial, plénitude mystique et heure du crime se dégustent les textes de trente-deux auteurs : Pierre-Jakez Hélias, Truman Capote, Isaac Asimov, Alphonse Allais, Charles Dickens, Guillaumr Apollinaire, Hans Christian Andersen, Thomas Mann, E.T.A Hoffmann, Selma Lagerlöf, Victor Hugo, Theodor Kröger, Henry Murger, Armistead Maupin, Clément Marot, Roland Dorgelès, Louis Barthas, Bernard Alexandre, Paul Claudel, Jean Giono, Alexandre Daudet, Michel Tremblay, Ernst Jünger, Guy de Maupassant, Paul Bourget, Anne Perry, Alphonse Allais, Agatha Christie, John Cheever, Feodor Dostoïevski, Pierre Alexis de Ponson du Terrail, Nicolaï Vassilievitch Gogol et Eugène Scribe.

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle un peu décevant car ces textes manquent dans l’ensemble cruellement de la magie de Noël et surtout ce recueil ne propose, exception faite des poésies, que de courts extraits d’œuvres plus longues.

Certes l’idée est bonne puisque le recueil met en lumière des auteurs très classiques mais aussi d’autres parfois oubliés, j’ai donc pu découvrir des auteurs que je n’avais jamais lus comme Thomas Mann, Roland Dorgelès, Ernst Jünger ou Paul Bourget pour ne citer qu’eux mais de façon tellement brève, que je suis restée sur ma fin.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Au cœur de la Laponie, le pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël. Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement dans cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.heart_5la-veritable-histoire-de-noel-marko-leino

Veille de Noël en Laponie. Nicolas a 5 ans et vit avec ses parents Einari et Alexandra qui vivent de la pêche sur leur petite île. Leur fille Aada, un an, est brûlante de fièvre et le couple décide de rejoindre Korvajoki, un village distant de plusieurs kilomètres, afin de soigner le bébé.

Ils laissent Nicolas au chalet, le chargeant d’entretenir le feu afin que la maison ne se refroidisse pas en leur absence. Einari confie à Nicolas sa montre et son couteau afin qu’il termine le jouet d’Aada.

Les heures passent lorsque Nicolas, qui commence à être inquiet, voit Hannes et Heino franchir le seuil de la maison. Ils lui apprennent qu’il doit les suivre car il est arrivé un malheur : la barque de ses parents s’est échouée et ils ont perdu la vie mais Aada reste introuvable.

Nicolas les suit avec l’espoir que sa sœur est vivante quelque part mais arrivé à destination, il doit se rendre à l’évidence, il ne reverra jamais Aada. Désespéré, il est néanmoins recueilli par un couple qui accepte de l’héberger et de le nourrir pendant un an, jusqu’au prochain Noël où un autre couple prendra le relai et ainsi de suite…

S’il y a bien un roman que je souhaitais absolument lire pendant l’Avent, c’est celui-là ! Je me suis donc empressée de l’acheter dès sa sortie en poche afin de découvrir enfin La véritable histoire de Noël de Marko Leino que l’on voit fleurir sur les blogs depuis deux ans déjà à l’approche de Noël.

Ce roman jeunesse publié en 2006 est devenu un classique en Finlande et a même été adapté au cinéma. Il n’est pourtant pas le seul roman qui nous propose la genèse du jeune orphelin devenu le Père Noël.

Il y a Harold, un orphelin anglais chez Romain Sardou dans Une seconde avant Noël et Sauver Noël mais aussi Nickolaï dans L’elfe du Père Noël de Lucy Daniel Raby, j’ai beaucoup aimé les romans victoriens de Sardou et nettement moins la version elfique proposée par Raby.

Qu’en est-il de La véritable histoire de Noël dont j’attendais beaucoup à force de lire les coups de cœur des lectrices ? Et bien, j’ai adoré moi aussi cette histoire, j’ai été complètement embarquée par la vie de Nicolas, émouvante à plus d’un titre, et passé un excellent moment en Laponie en compagnie de Nicolas et des habitants pauvres mais dotés d’un grand cœur de cette vallée perdue.

Dans ce roman destiné aux 9 / 12 ans, l’auteur conte l’histoire de Nicolas, petit orphelin de Laponie, qui devient le Père Noël, mettant au cœur de son récit de belles valeurs comme l’entraide, l’amitié, la solidarité, des valeurs qui font chaud au cœur et qui sont toujours utiles à prôner auprès des plus jeunes et qui sont au cœur même de l’esprit de Noël : la générosité, le désintéressement, donner sans rien attendre en retour.

On assiste donc à la genèse du Père Noël : de la fabrication des jouets à leur distribution rudimentaire au départ et de plus en plus « professionnelle » au fur et à mesure que se développe le village avec l’abandon de la luge au profit du traîneau et des rennes. Mais aussi la transformation physique de Nicolas qui fait pousser ses cheveux et sa barbe, revêt des habits rouges…

Marko Leino nous propose ici une belle histoire comme je les aime tant à cette période de l’année, emplie de la magie de Noël même si on peut regretter que l’histoire avance trop vite par moment, le livre est court, un peu plus de 300 pages et 24 chapitres soit autant de jours que de chapitres sur le calendrier de l’Avent, et que l’on serait bien resté pendant plusieurs centaines de pages en compagnie de Nicolas, un personnage très attachant et que l’on a plaisir à suivre dans son parcours loin d’être simple.

Je ne peux que vous recommander ce roman si vous affectionnez comme moi les récits de Noël, vous ne serez pas déçus par celui-là ! Pour ma part, le coup de coeur est là.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Le soir de Noël, Marie s’endort, entourée de ses cadeaux. Elle a couché Casse-Noisette, le pantin de bois, dans un lit de poupée. Mais, lorsque sonne le douzième coup de minuit, les jouets s’animent ! Casse-Noisette se prépare à affronter le terrible Roi des Rats pour sauver une princesse victime d’une affreuse malédiction. Marie, qui assiste au combat, se retrouve entraînée dans une aventure fantastique et périlleuse…heart_4casse-noisette-et-le-roi-des-rats-hoffmann

En ce soir de Noël, les enfants du Conseiller de Médecine Stahlbaum, Fritz et Marie, attendent impatiemment l’ouverture de leurs cadeaux lorsqu’arrive leur parrain Drosselmeier.

Ce dernier, dont les doigts de fée sont capables de réparer des mécanismes d’horlogerie complexes et délicats, sait aussi fabriquer des jouets merveilleux. Il offre à Fritz un régiment de hussards et à Marie des robes et des poupées. Il leur fait également un présent très particulier : un Casse-Noisette que chaque enfant pourra utiliser mais qui restera sous la protection de Marie, veillée de charger sur lui.

Le soir venu, Marie emmène son précieux jouet que Fritz a voulu détruire dans la vitrine de jouets et le couche dans le lit de sa poupée préférée. C’est alors que Casse-Noisette s’anime et confie à Marie qu’il reprend de ce pas sa guerre contre le roi des rats…

Avant d’être un merveilleux ballet signé Tchaïkovsky créé en 1892, Casse-Noisette et le roi des rats est un conte publié en 1816 que l’on doit à un auteur romantique allemand, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann mort en 1822, mort dans le dénuement le plus total.

Ce grand classique que je n’avais encore jamais lu m’a permis de renouer avec Hoffmann dont j’ai déjà lu l’intégralité des contes fantastiques dont les plus célèbres sont L’homme au sable, La femme vampire, La princesse Brambilla ou Le chat Murr, pour ne citer qu’eux et que je vous encourage à découvrir si vous ne les connaissez pas.

Mais revenons à Casse-Noisette et le roi des rats qui est un très joli conte de Noël à la fois fantastique et onirique, qui fait la part belle à l’amour, aux rêves et au monde de l’enfance.

Un conte très classique, comme je les aime, dans la même veine que Le livre de Noël de Selma Lagerlöf, à la fois emprunt de la magie de Noël qui me charme tant et suranné avec des enfants sages et obéissants, qui s’émerveillent devant leurs beaux joujoux.

Le récit nous propose sans cesse des allers et retours entre l’imaginaire et le réel, les rêves et le quotidien, et que j’ai trouvé si facile à appréhender pour les enfants, je le réserverai plutôt pour des lecteurs confirmés, qui ont un vocabulaire élaboré.

Une merveilleuse histoire à découvrir dès 9 ans à condition d’avoir un vocabulaire soutenu car le texte est très littéraire et donc forcément très agréable à lire pour les adultes aussi, à condition qu’ils aient gardé leur âme d’enfant.

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Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Ce soir, c’est Noël : oubliés intempéries et tracas, place aux réjouissances ! Réveillonner à Rio avec Blaise Cendrars, croire en l’impossible avec FS Fitzgerald, le voir se réaliser avec Sylvain Tesson : d’Apollinaire à Truman Capote en passant par Marcel Aymé et Maupassant, les plus grands auteurs nous le rappellent, chacun à leur façon : à Noël, tout est possible, tout est différent, alors joyeux Noël ! Pour célébrer la magie de Noël et se souvenir que la vie est un beau cadeau !heart_3joyeux-noel-histoires-a-lire-au-pied-du-sapin

Impossible pour moi en cette période de l’Avent de faire l’impasse sur les contes de Noël que j’aime tant ! L’an dernier mon choix s’était porté sur Au pied du sapin, et cette année, c’est un autre court recueil collectif, toujours publié chez Folio, et qui attendait bien sagement son tour dans ma PAL depuis plus d’un an déjà, que j’ai décide de lire enfin : Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin.

Découpé en trois parties : C’est le soir de Noël…, C’est Noël, tout de même !, Un souvenir de Noël ?, il regroupe les poésies et les contes d’auteurs et horizons très divers mais néanmoins classiques à l’exception d’un contemporain, tels que Clément Marot (Du jour de Noël), Charles Dickens (Un arbre de Noël), Sylvain Tesson (Les fées), Jules Laforgues (Noël sceptique), F.S Fitzgerald (Pat Hobby croit au Père Noël), Anton Tchekhov (A Noël), Marcel Aymé (Conte de Noël), Guillaume Apollinaire (Les sapins), Guy de Maupassant (Conte de Noël), Truman Capote (Un souvenir de Noël), Noël à Rio (Blaise Cendrars).

Un recueil charmant sur le papier mais qui après lecture, se révèle manquant cruellement de la magie de Noël. En effet, le conte signé Charles Dickens excepté, les autres se passent certes à Noël mais sont très éloignés de l’atmosphère noëllique !

Trois poèmes et huit contes nous sont donc proposés ici, j’ai bien aimé plusieurs d’entre eux, tous signés il faut le dire d’auteurs que j’affectionne, Tesson mis en part que je découvre ici et dont le conte qui a pour cadre la Bretagne m’a séduite, les autres sont des écrivains qui me sont familiers comme Dickens, Fitzgerald, Tchekhov, Aymé ou Maupassant et que j’ai apprécié retrouver.

Même si ces contes m’ont plu, j’aurai préféré des histoires plus charmantes et surtout emplies de magie, sur lesquelles aurait soufflé l’esprit de Noël.

Les deux derniers contes m’ont en revanche bien déçus mais je dois admettre que je n’aime pas Cendrars et que j’apprécie très modérément Capote et les choix de l’éditeur m’ont renforcé dans mes impressions plutôt négatives de ces deux auteurs du 20è siècle.

Une petite déception donc même si j’ai aimé plusieurs de ces contes, il manque pour moi l’atmosphère de Noël que j’aime tant. Il m’a en revanche donné envie de (re)lire les auteurs cités plus haut.

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