Cosy mysteries, romans policiers et thrillers

Le Murder Club du jeudi – Richard Osman

Richard Thomas Osman est un animateur, producteur, réalisateur de télévision et auteur anglais. Le Murder club du jeudi est son premier roman.

Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron frisent peut-être les quatre-vingts ans, mais ils en ont encore sous le capot. Leur passe-temps favori : s’atteler, tous les jeudis, à de vieilles affaires de meurtre, pour en découvrir le fin mot là où la police a échoué.

Aussi, lorsque l’associé du directeur de leur maison de retraite est retrouvé assassiné dans sa cuisine, les quatre acolytes y voient l’occasion d’exercer leurs talents sur une affaire toute fraîche. En faisant jouer leurs relations, ils parviennent à inclure dans l’enquête une policière dont ils ont récemment fait la connaissance, Donna De Freitas, par l’entremise de laquelle ils restent au courant de l’évolution du dossier.

Bien décidé à résoudre le meurtre, ce gang d’enquêteurs plutôt atypique table sur ses méninges bien entraînées et les moyens – pas toujours très orthodoxes – à sa disposition pour découvrir l’identité du tueur.

Succès absolu au Royaume-Uni, Le Murder Club du jeudi est un cosy mystery comme je les aime car il reprend les codes du genre en instillant une petite dose d’originalité.

Il y a bien sûr l’atmosphère de campagne anglaise que j’aime tant, une communauté avec ses secrets et ses commérages, ici un village de retraités, une poignée de personnages qui mène l’enquête entre rires et larmes, ici quatre apprentis détectives de quatre-vingt ans.

Richard Osman dépeint avec brio les liens tissés au crépuscule d’une vie. Ici nos héros ne se connaissent et ne se côtoient que par leur proximité géographique puisqu’ils habitent tous une résidence sénior et sont, pour la majorité d’entre eux, veufs.

Pour autant, ils sont loin de perdre la tête et utilisent à merveille leurs petites cellules grises si chères à Hercule Poirot, bien mieux que moi puisqu’ils ont su démêler l’écheveau bien emmêlé que constitue cette enquête aux multiples ramifications ! Car lorsqu’il s’agit de tromper l’ennui et de doubler la police, il ne faut jamais sous-estimer les personnes âgées.

Des secrets, des fausses pistes, des rebondissements émaillent le récit dont le tempo est plutôt lent et un dénouement qui m’a totalement surprise sont les atouts de ce premier tome ! Si vous cherchez une histoire bien rythmée, passez votre chemin, si, en revanche, vous aimez bien prendre votre temps, cette première enquête du Murder Club devrait vous donner satisfaction.

Outre l’enquête, j’ai beaucoup aimé les différents protagonistes de ce récit que dépeint fort bien l’auteur. Il y a bien sûr les quatre piliers du Murder Club (Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron) mais aussi les deux policiers à qui ils dament le pion : Donna qui rêve d’intégrer la police criminelle et qui est pour l’instant cantonnée aux missions sans intérêt (comme Trudy Loveday chez Faith Martin) et Chris, l’inspecteur chef complexé par ses bourrelets et qui rêve de trouver enfin l’amour.

Un cosy crime à la plume raffinée et à l’humour mordant, où l’on discute meurtres entre deux tasses de thé et quelques scones. Les amateurs.trices du genre vont apprécier !

Ma copinaute Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est d’un tout autre avis, aux antipodes du mien car elle n’a pas du tout aimé !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

15 commentaires sur “Le Murder Club du jeudi – Richard Osman

  1. Le charme de ces enquêtes anglaises ! Toujours étonnant de voir comment dans des coins où ils ne se passent rien on trouve des meurtres et des indices… Ce ne sont pas mes polars préférés mais un de temps en temps ça me va.

Laisser un commentaire